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vendredi 4 novembre 2016

Les leçons d’Al Hoceïma



Edito. Les leçons d’Al Hoceïma

4/11/2016

Edito. Les leçons d’Al Hoceïma
Crédit : TelQuel

Il y a un peu plus de cinq ans à Al Hoceïma, Jamal, Nabil, Jaouad, Sami et Imad sont retrouvés morts dans une agence bancaire. Ils avaient entre 17 et 26 ans. A cette époque, la rue marocaine était en ébullition, et un mouvement de contestation soufflait un vent de révolte sur le royaume. Ces cinq cadavres calcinés, découverts le lendemain du 20-Février 2011, ont vivement ému les habitants d’Al Hoceïma. Dans la rue, occupée par les forces de l’ordre après les débordements et la casse, l’injustice était dénoncée. Les familles des victimes réclamaient la vérité. Ils l’attendent encore. Pire, beaucoup d’informations sur la mort de leur fils, mari et frère leur ont été distillées via les médias, jamais par une autorité soucieuse de leur peine. Dans ce bout du Rif fier et combatif, la méfiance vis-à-vis du Makhzen n’est pas nouvelle, elle est légitime. 

vendredi 13 novembre 2015

Maroc : Un patient meurt ligoté dans l'incendie de sa chambre de clinique à Casablanca


Admis samedi midi dans une clinique casablancaise car faisant une dépression, un architecte de plus de 70 ans s’est retrouvé brûlé vif dans sa chambre d’hospitalisation le même soir, sans que personne n’ait pu le secourir. L’affaire est aux mains du procureur du roi et les premiers éléments de l’enquête préliminaire pointe du doigt la responsabilité de la clinique.

Entrée de la clinique Notre Dame / Archive - DR

La clinique se trouve dans un immeuble de l'avenue Mers Sultan à Casablanca / Archive - DR
Il est environ 12 heures, samedi 7 novembre, lorsque les enfants de Rachid Joundy l’emmènent de toute urgence à la clinique Notre-Dame (ex Catala) à Casablanca. Le septuagénaire fait alors une dépression depuis un certain temps et il devient difficile de lui administrer son traitement à domicile. « Il était un peu agité. Son fils s’est dit que ce serait mieux qu’il soit hospitalisé pour que les médecins prennent soin de lui », explique à Yabiladi l’épouse d’Aziz Joundy, frère de Rachid.
C’est Aziz qui devait normalement s’adresser à la presse mais il est encore sous le choc. Ce même samedi en pleine nuit, Rachid Joundy, architecte, a perdu la vie dans un incendie survenu dans sa chambre d’hospitalisation. Chose curieuse, le feu s’est déclenché sans que personne ne vole à son secours. « Nous avons été contactés par la police vers 4h40 du matin dimanche. Ce sont eux qui nous ont appris le décès de Rachid », explique notre source. Mais que s’est-il passé ? La question reste pour l’heure sans réponse précise.

Tentative de camouflage ?
Selon le témoignage de la famille, le défunt avait été ligoté lors de son admission à la clinique pour être maîtrisé. « Quand ils ont constaté le décès, ils ont déplacé le corps, l’ont mis dans une ambulance pour le transporter vers l’hôpital Ibn Rochd », raconte un membre de la famille. « Ils ont dit que le défunt n’est pas mort à la clinique, alors que les médecins et infirmiers à qui nous avons parlé sur place ont bien dit qu’il a été découvert mort », poursuit-il.
D’autre part, la clinique se serait empressée de faire disparaître toute trace d’incendie. « C’est le comble ! A 5h de l’après-midi dimanche, la chambre était repeinte comme s’il n’y avait rien eu et tout le mobilier avait disparu », s’épouvante une avocate proche de la famille.
Jusqu’à ce jour, la famille assure n’avoir eu aucun échange avec les responsables de la clinique depuis le drame. « Ils se refusent à tout commentaire », souligne une proche. La famille du défunt a saisi le procureur du roi qui a ordonné une autopsie avant son enterrement. « Les premiers résultats ont confirmé que le défunt était bel et bien attaché lorsque l’incendie s’est déclenché. Des traces de liens retrouvées au niveau de ses poignets montrent qu’il s’est débattu » explique la même source.
Du côté de la clinique, c’est le silence radio. « Je ne peux rien vous dire. Le directeur est en train de s’occuper de ses malades. Je ne sais pas à quelle heure il va se libérer », répond à Yabiladi « une responsable » de la clinique en fin de matinée ce mardi. Relancé par nos soins en fin d’après-midi, le médecin était à son cabinet entrain de « s’occuper de ses patients », d’après son assistant.

Le Conseil régional de l'Ordre des architectes veut se porter partie civile
L’affaire fâche au plus haut point au Conseil régional de l’Ordre des architectes qui entend se porter partie civile. « Les circonstances du décès ne sont pas du tout claires. Nous n’avons pas encore tous les éléments, mais nous attendons de nous concerter avec les avocats », confie le président Karim Sbai. Une concertation qui devrait avoir lieu ce soir ou demain matin.
Ce drame vient à nouveau entacher le secteur médical au Maroc. Joint par nos soins, le ministère de la Santé n’a fait aucun commentaire. Le directeur de la communication dit ne pas connaitre cet établissement, nous renvoyant vers le directeur régional. Ce dernier, après avoir pris connaissance des raisons de notre appel, nous dira qu’il est en réunion. Et il y est visiblement resté toute l’après-midi, puisqu’il n’a plus répondu à nos sollicitations.
La dépouille du défunt a été inhumée cet après-midi et la famille n’a qu’un seul vœu, que les véritables circonstances de ce drame soient élucidées. Elle place tous ses espoirs en le procureur du roi et compte déposer une plainte très prochainement.
Ristel Tchounand
Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/40074/maroc-patient-meurt-ligote-dans.htm

vendredi 13 mars 2015

Taza : Un marchand ambulant « met en vente » ses filles !





 Aufait, 12/3/2015


Ce n’est pas un scénario de film, mais une histoire vraie qui s’est déroulée cette semaine à Taza. La vidéo dont nous vous parlons date de mercredi. En effet, un homme et sa petite famille squatte l’un des artères principales de la ville de Taza, avec une pancarte indiquant que ses deux petites filles sont à vendre.
  Mais, l’homme en question n’a aucune envie de vendre réellement ses deux enfants, il s’agit selon sa femme et son entourage, d’une manière pour lui de dénoncer ses conditions de vie ainsi que les agressions des forces auxiliaires dont il se dit victime.

Travaillant comme marchand ambulant, cet homme s’est vu confisquer sa marchandise et dit être victime d’une agression de la part d’un caïd.
Sa femme affirme que la petite famille a vendu la moitié de ses meubles pour subvenir aux besoins des enfants.

jeudi 26 février 2015

Spoliation immobilière à Casablanca : Trois autres familles risquent l’expulsion

aufait, 25/02/2015 
 Après l’expulsion de son appartement d’une famille de confession juive, à Casablanca, trois autres familles risquent de subir le même sort.

Une autre famille marocaine de confession juive, qui loue un appartement situé au boulevard de Bordeaux à Casablanca depuis 51 ans, est victime de la même mafia immobilière que le couple juif ayant rejoint dernièrement Israël, à en croire nos confrères de Yabiladi. Idem pour deux autres familles de confession musulmane. Ces dernières ont lancé un dernier cri de détresse face à la mafia immobilière. Le propriétaire de l’immeuble où habitent ces trois familles a en effet vendu son bien sans prendre la peine d’avertir les locataires.

Cités par Yabiladi, les membres de ces trois familles affirment que trois hommes se sont présentés à eux « en tant que associés d’une société immobilière et nouveaux propriétaires de l’immeuble » et leur ont demandé de libérer leurs logements.

L’affaire est en appel depuis novembre dernier, devant la justice à Casablanca, après un échec en première instance, selon la même source.

Il s’agit, selon plusieurs sources concordantes, d’une seule et même mafia immobilière, dont certains membres purgent actuellement des peines de prison pour spoliation d’immeubles datant du protectorat français.

Rappelons qu’il y a quelques mois, une vidéo très émouvante de Shalom Abdelhak a été postée sur YouTube, dans laquelle le Marocain demandait une protection contre une « mafia immobilière » qui tentait de l’expulser de l’appartement qu’il louait depuis près de 50 ans.

Une vidéo relayée à grande échelle par les médias électroniques marocains et sur les réseaux sociaux. La réaction tardive des autorités n’a pas pu finalement empêcher l’expulsion du couple marocain et les solutions proposées n’ont jamais dépassé le stade de « promesses ».

Finalement, même après l’intervention du ministre de l’Intérieur, Mohammed Hassad sur instruction royales, Shalom Abdelhak et sa femme avaient quitté le Maroc vers Israël…

Aujourd’hui, ce sont trois familles qui risquent de se retrouver dans la rue.

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samedi 15 novembre 2014

Marrakech : Une mineure défigurée par son mari violeur




Mariée de force à son violeur, la jeune fille voulait se séparer de lui. Et pour que plus personne ne veuille d’elle, il la roua de coups de rasoir.
Terrible ce que continuent de vivre certaines jeunes filles, malgré la grande mobilisation suite au décès d'Amina Filali et qui a donné lieu à la révision de l'article 475...Les mentalités ont du mal à évoluer pour ne plus donner à assister à ce genre de drame