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vendredi 13 mars 2015

Taza : Un marchand ambulant « met en vente » ses filles !





 Aufait, 12/3/2015


Ce n’est pas un scénario de film, mais une histoire vraie qui s’est déroulée cette semaine à Taza. La vidéo dont nous vous parlons date de mercredi. En effet, un homme et sa petite famille squatte l’un des artères principales de la ville de Taza, avec une pancarte indiquant que ses deux petites filles sont à vendre.
  Mais, l’homme en question n’a aucune envie de vendre réellement ses deux enfants, il s’agit selon sa femme et son entourage, d’une manière pour lui de dénoncer ses conditions de vie ainsi que les agressions des forces auxiliaires dont il se dit victime.

Travaillant comme marchand ambulant, cet homme s’est vu confisquer sa marchandise et dit être victime d’une agression de la part d’un caïd.
Sa femme affirme que la petite famille a vendu la moitié de ses meubles pour subvenir aux besoins des enfants.

vendredi 17 mai 2013

Maroc, quel avenir ? une Jeunesse pauvre poussée à s'immoler, et une jeunesse dorée arrogante qui gaspille son trop-plein d'opulence ...

Les Marocains issus de la classe populaire devenue prolétaire par la force de la dictature économique s'immolent. 
Une pratique que l'on pensait estompée. Non elle est toujours menaçante. Ces pauvres individus contraints à se déplacer à travers les quartiers et les rues, fuyant les autorités et évitant les intempéries, souffrent sous le poids de la dureté de la vie. Ils s'immolent non car ils sont simplement en colère mais ils ledit parce qu'ils ne voient aucune issue à leur misère. Pauvreté, insuffisance de revenus, famille à charge, problème de logement...soit, la misère profonde ! Comment les gouvernants peuvent encore dormir dans la quiétude après 3 immolations en moins d'une semaine !
L'Université AL AKHAWAYNE (Ifrane -Maroc) est une université (en théorie) privée. Mais l'Etat s'y investit beaucoup. Elle est réservée aux enfants issus des couches supérieures de la société marocaine. Même si vos pouvez dépenser plus de 10 000dh par mois, votre rejeton n'est pas sûr d'y être accepté.
 Il y a d'autres critères socio/économico/politiques qui interviennent. L'embauche est assurée. L'ascension aussi. Des "imminents" prof,viennent de France, des USA...

Il y a de ça plus de 5 ans , j'étais en famille à Ifrane, au cœur du Moyen Atlas. Nous étions installés dans un hôtel du centre. C'était le premier mouharram. L'alcool était interdit. Le salon était presque vide. On regardait un match où le Raja était opposé au CODM.
 Vers 21h, une bande (des dizaines) d'étudiantEs de l’Université d'AL AKHWAYNE firent irruption, s’installèrent partout. Plusieurs sur les tapis, d'autres sur le comptoir. La télé était pratiquement invisible. Les garçons du bar distribuèrent des bières, du whisky, de la vodka... les joints apparurent...c'était un véritable bordel !. On s'embrassait...On se sentit hors du bled. 
Je demandai des explications au personnel.Ce sont des étudiants et étudiantes d'AL Akhwayane. Ils/elles ont la carte blanche. Nous, exécutons les instructions. 
Mes enfants rejoignirent la chambre, moi j'en profitai pour me rafraîchir ce jour saint.
Ali Fkir qui n'a rien exagéré.


 

dimanche 16 septembre 2012

Hypocrisie mortelle...

Par Abdellah Tourabi, Goud, 10/9/2012


Hypocrisie mortelle La photo est choquante et insupportable. Elle heurte, bouleverse et révolte. Mais, passés l'effroi, l'embarras et le choc, essayez de bien regarder cette photo, fixez-la et ne la quittez pas des yeux : vous verrez dans le corps de ce nourrisson plus qu'un fait divers, un crime et une image abominable et répugnante, vous y apercevrez surtout la lâcheté d'un pays, l'hypocrisie d'une société entière et une misère sociale sombre et violente. Le corps de cet enfant est un parchemin sur lequel on peut déchiffrer notre duplicité, notre intolérance et nos sentences morales, rigides et intransigeantes, qui poussent au désespoir et à la plus horrible violence qu’une mère, un être humain, peut s’affliger : se débarrasser de la chair de sa chair et la jeter à la poubelle.
 
De combien de photos comme celle-ci avons-nous besoin pour comprendre et admettre que nous vivons au Maroc dans la tartufferie la plus grotesque et la plus absurde? Combien faut-il de drames et d'horreurs  pour accepter la réalité  et oser la regarder en face?
 Quand est-ce qu'on va se rendre compte qu'une loi qui réglemente l'avortement est une nécessité humaine et sociale pour sortir, enfin, du mensonge et du déni de réalité?
Tout le monde sait que l'avortement est un fait, une réalité existante au Maroc: plus de 600 opérations sont réalisées quotidiennement dans la clandestinité et l'illégalité totale, selon les chiffres fournis par des médecins et des associations. Des milliers de femmes mettent leurs vies et santés en danger, en  préférant avorter dans des conditions périlleuses et insalubres, pour ne pas avoir à  subir la honte et l'opprobre de donner naissance à  un « Hrami », un enfant né en dehors du mariage. Les discours moralisateurs, les sermons hautains et arrogants, et les prêches déconnectés de la réalité, qui s'adressent à des anges asexués sans désir et sans pulsions charnelles, participent à cet aveuglement général qui frappe notre société. Dans un pays où les Marocains et les Marocaines se marient de plus en plus tard, par choix ou par contrainte, il est absurde et saugrenu de ne pas admettre que les gens ont des rapports sexuels libres et consentis, et que les femmes ont le droit de ne pas subir une grossesse qu'elles ne souhaitent pas et qu'elle ne peuvent pas assumer. Il est irresponsable de proposer comme unique solution et remède à cette situation, des appels à la chasteté et à la vertu, et des homélies sans effets et sans impact réel.
   
De cette photo suinte aussi une misère noire, une détresse et un désespoir qui nous informent sur l'ampleur des inégalités sociales au Maroc. Car même sur la question de l'avortement et de la contraception, ces sont les pauvres et les démunis qui payent le prix fort de leur chair et de leur humanité. Beaucoup d'entre nous ont jugé la femme qui a jeté son nourrisson à la poubelle, en y voyant une criminelle, une mère indigne, un monstre, car, selon ces juges implacables,  même les animaux ne tuent pas leurs petits et ne leur réservent pas un tel sort. Mais avait-elle d'autres choix et possibilités pour éviter cet acte violent? Les femmes aisées ou bénéficiant d'un revenu confortable peuvent éviter le cauchemar et le scandale de porter un enfant en dehors du mariage, en recourant à l'avortement chez un médecin. Mais pour cela, il faut débourser de 3000 à 5000 dirhams, et il faut surtout être suffisamment informée pour s'adresser à un praticien qui accepte de le faire. 
Mais dans nos quartiers populaires, nos bidonvilles, nos douars, combien de femmes peuvent trouver cette somme? Par quel réseau ou par quel miracle dénicheront-elles l'adresse d'un médecin qui consentira à les aider et les accompagner dans cet avortement? La misère, l'ignorance et la peur du regard inquisiteur d'une société impitoyable avec les faibles poussent souvent ces femmes à attendre, déployer mille ruses pour dissimuler leurs grossesses, et quand elles accouchent, il ne leur reste que la honte ou le crime, dont elles sont les auteurs et les victimes.  Même la pilule du lendemain, vendue au Maroc, après maintes tergiversations, reste inaccessible par son prix ( 94 dirhams) à beaucoup de femmes et demeure mal connue à cause d'une éducation sexuelle défectueuse et d'une culture faite d'interdits, de tabous et de silence. Si d'autres nourrissons sont jetés à la poubelle ou dans des ruelles sombres de nos villes, il ne faut pas lancer la pierre à leurs mères, car nous sommes tous coupables et complices par notre hypocrisie, notre aveuglement et notre médiocrité collective, qui privent ces femmes d'un autre choix que le crime

jeudi 31 mai 2012

Mohammed VI, un roi généreux en France, prédateur au Maroc ...

par Slate Afrique , 3O/5/2012

 L’association musulmane Vivre Ensemble a reçu un chèque de 787.000 € de la part du Roi du Maroc. Un don qui lui permettra de parachever la construction de la mosquée de Blois, entamée il y a deux ans. Ce genre de chèque ne voyage pas par La Poste, un membre du cabinet royal serait venu jusqu’à Blois pour remettre en main propre le chèque aux heureux bénéficiaires. «L'association a déjà réuni près de 600.000 euros de dons qui ont permis de lancer le gros œuvre du bâtiment, mais cette belle somme ne représente que la moitié du budget nécessaire à la réalisation de l'édifice religieux, estimé à 1,2 million d'euros. Le don du roi du Maroc représente donc à lui seul l'autre moitié de ce financement» explique La Nouvelle République. 
 Le futur centre cultuel et culturel Bilal de Blois offrira une surface de 1.500 m2 répartis sur deux niveaux, avec notamment une salle de prières de 420 m2 pouvant accueillir près de mille personnes, et un minaret de 9,20 m. «Au moment où les universités marocaines n’ont pas de quoi payer leurs fournisseurs et n’ont même pas de papier d’impression pour imprimer les diplômes des lauréats, c’est vraiment très généreux de la part de "Sidna" (Notre Seigneur) d’offrir des cadeaux de ce genre aux musulmans d’un pays riche» commente le webzine satirique Demain Online. Mohammed VI n’est pas uniquement généreux en faveur de ses coreligionnaires en France. L’empathie du souverain marocain avait profité en 2011 à un tenancier de bar d’un petit village de l’Oise, là où le roi possède le château de Betz, hérité de son père Hassan II, comme le révélait Le Courrier Picard. Plus récemment, c’est en faveur des arts que le roi avait délié sa bourse en accordant un don exceptionnel de 15 millions d’euros au musée du Louvre. Il est destiné au pavillon des arts islamiques qui devrait ouvrir ses portes à l'été 2012 et aura coûté près de 100 millions d'euros au total. 

 Lu dans La Nouvelle République, Demain Online, Le Courrier Picard

Sur facebook :

Salah Elayoubi
‎"Predator" a émis un chèque de 787 000 € pour aider à la construction de la mosquée de Blois.
Les rois passent, les méthodes restent: on pille le Maroc d'une main, pour distribuer de l'autre à l'Etranger. Ça s'appelle noyer le poisson et s'acheter l'estime à moindre frais. Allah in3al li ma kayahcham !
 
 Othmane Blaknya 

.Des Marocains vivent avec moins de 10 dh par jour!!!  Ça reste une broutille pour lui comparé au fric qu'il dilapide, il ne sait pas la valeur de l'argent, ce dictateur ainsi que sa famille ne voudront décidément jamais lâcher le pouvoir et useront de tous les moyens