Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Saint-Etienne du Rouvray. Un nom supplémentaire sur la liste des lieux d’attentats. Et comme à chaque fois, la classe politique s’illustre par son indécence politicienne.
L’opposition crie, vitupère et dénonce, non pas parce qu’elle a le souci réel de contribuer au débat et à l’élaboration de solutions mais juste parce qu’elle pense à l’élection présidentielle de 2017. La communication politique ne s’embarrasse pas de nuances ni de retenue.
A chacun sa démagogie : rendre illégal le salafisme (attaquons-nous plutôt à la bêtise, ça rendra service à l’humanité !), enfermer
toutes les personnes faisant l’objet d’une fiche S dans des camps
d’internement (l’étape suivante c’est d’enfermer tous les musulmans ou
de leur faireporter un croissant jaune sur le revers de la veste ?)…
Toute invasion militaire commence par un bain de sang. Au Sahara
Occidental, les nombreuses fosses communes découvertes dénocent une
véritable politique de génocide pratiquée contre le peuple sahraoui.
Emprisonnements, enlèvements, disparitions, tortures, était le quotidien
de la population sahraouie dans les villes occupées par le Maroc.
Dans cette barbarie, Rabat était soutenu et encouragé par la France et
les Etats-Unis au nom de la lutte contre l'hégémonie de l'URSS et de la
doctrine socialiste. Un faux prétexte visant à cacher les véritables
raisons de la position de la France qui convoitait les ressources
naturelles du Sahara Occidental. La preuve ? 25 ans après la fin de la
guerre froide, Paris continue de soutenir l'occupation marocaine et
offre son parapluie pour protéger le Maroc au Conseil de Sécurité contre
toute tentative d'appliquer la légalité internationale et les
résolutions des Nations Unies.
En tee-shirt et en jean, elle parle vite, une cigarette à la main. Sa voix dit son exaspération. "C'est
une souffrance, au quotidien, de vouloir vivre sa liberté au Maroc,
surtout pour une femme. Le ramadan est un concentré d'intolérance et de
religiosité. Il révèle chaque année une face de la société marocaine qui
fait peur et qui ne nous ressemble pas", lâche-t-elle entre deux bouffées nerveuses.Personne, au Maroc, n'a oublié le nom et le visage de cette étudiante
en sociologie de 27 ans. Le 13 septembre 2009, Zineb El-Rhazoui
provoque stupeur et tremblements dans tout le royaume. Avec une amie,
Ibtissam Lachgar, psychothérapeute de 34 ans, et quatre compères
rencontrés sur Internet, elle organise un pique-nique, en public et en
plein jour, en plein mois sacré de ramadan. Le lieu du délit ? La forêt
de Mohammedia, entre Rabat et Casablanca. En bravant – avec des sandwiches – la loi marocaine qui punit de un à
six mois d'emprisonnement un musulman qui rompt ostensiblement le
carême, ces six jeunes ont un objectif : dénoncer "le poids de la morale" et de "l'inquisition sociale" au Maroc. Mais l'espoir des "dé-jeûneurs" d'amener les intellectuels à "sortir de leur silence" est vite déçu. A quelques exceptions près, il n'y a ni débat ni solidarité. En
revanche, un beau scandale. Une condamnation presque unanime des partis
politiques et des dignitaires religieux. Et la prison, l'espace de
quelques jours, pour cinq des jeunes, tandis que Zineb El-Rhazoui plonge
dans la clandestinité. Une dizaine de jours plus tard, l'affaire se dégonfle. Les "dé-jeûneurs" retrouvent leur liberté et l'Etat renonce à engager des poursuites.
A L'ENCONTRE DES IDÉES REÇUES Alors, un coup pour rien ? Neuf mois plus tard, on pourrait le
croire, à entendre les commentaires critiques, un peu partout au Maroc, y
compris dans les salons huppés de Rabat et Casablanca où les jeunes
rebelles sont qualifiés d'"irresponsables".En réalité, l'action de Zineb El-Rhazoui et de ses amis s'inscrit dans un long processus de sécularisation du Maroc. En Occident, peu d'observateurs ont conscience de ce mouvement car il
est souterrain, chaotique et, surtout, il va à l'encontre des idées
reçues. Pourtant, il s'accélère. Il touche également l'Algérie voisine et même, d'après les
sociologues des religions, l'ensemble du monde musulman, avec des
dynamiques diverses. Si cette marche vers la laïcité est perceptible
dans une région comme le Maghreb, tournée vers l'Europe, elle est plus
lente dans un pays comme l'Egypte dont 90 % des travailleurs qui ont
émigré s'installent dans les pays du Golfe. Face à ce phénomène, les pouvoirs en place naviguent à vue. Un jour,
ils accompagnent cette évolution, un autre ils la freinent et même
surfent sur la religiosité populaire, dans l'espoir de garder le
contrôle de la situation. Quand ils l'ont amené au commissariat de Mohammedia pour
l'interroger, à la suite du fameux pique-nique, les policiers n'en sont
pas revenus : Nizar Bennamate, 24 ans, faisait le ramadan ! C'était à
n'y rien comprendre... Cet étudiant en journalisme était le seul du
groupe rebelle à observer le jeûne. Un vrai laïc. Quinze jours plus tôt, ce jeune, d'une famille conservatrice de
Marrakech, avait découvert sur Facebook l'initiative de Zineb
El-Rhazoui. "Cette idée d'un acte de désobéissance civile m'a plu", se souvient-il. Pendant plusieurs jours, il a des échanges virtuels avec le groupe en
gestation. Et, le jour du pique-nique, il prend le train pour
Mohammedia, sans en avertir sa famille. "Je suis croyant et
pratiquant, mais aussi pour les libertés individuelles. Beaucoup de mes
amis ne faisant pas le carême, je connais la souffrance d'être
marginalisé. C'est pour cela que j'ai tenu à participer à cette action", explique-t-il tranquillement.
REJETER L'"HYPOCRISIE OBLIGATOIRE" Difficilement traduisible en arabe, le mot laïcité fait peur au
Maghreb. Bien peu font la différence entre laïc, agnostique et athée.
Comme le résume Abdesslam, 40 ans, croyant mais non pratiquant, "un
laïc, c'est quelqu'un qui n'a pas de religion. Il est sorti de la route
et n'appartient plus à la communauté musulmane. Je n'ai donc pas de
temps à lui accorder". Une opinion largement partagée dans les milieux populaires. Dans les foyers privilégiés, en revanche, chacun mène sa vie comme il l'entend, en partant du principe qu'il ne sert à rien de "faire de la provocation gratuite", et que "si on ne veut pas respecter les principes de l'islam, c'est possible, mais chez soi". C'est précisément cette schizophrénie que refusent de plus en plus de jeunes. "Ils ne rejettent pas la religion mais l'hypocrisie obligatoire", souligne Ahmed Reda Benchemsi, le directeur du groupe de presse TelQuel, à la pointe du combat pour la laïcité au Maroc. Pour lui, "on ne naît pas musulman". On choisit "de le devenir, ou de ne pas le devenir".
Le festival de musiques alternatives L'Boulevard – qui draine à
Casablanca chaque année depuis dix ans quelque 160000 personnes venues
de tout le Maroc – est une excellente illustration de cette laïcité
émergente. "Il existe aujourd'hui un 'esprit Boulevard', une 'communauté
Boulevard' d'artistes de toutes les disciplines. Ni riches ni pauvres,
non politisés, ils veulent s'amuser, rien d'autre, et partagent les
mêmes valeurs de liberté et de mixité", explique Mohamed Merhari, codirecteur de ce festival. En mars 2003, l'incarcération de quatorze musiciens de hard-rock,
accusés de "satanisme", va jouer un rôle fédérateur. 10000 personnes
manifestent dans les rues de Casablanca. L'Etat recule et libère les
rockeurs. D'autres incidents vont suivre et permettre au camp naissant des
laïcs de faire entendre sa voix, notamment lors des poursuites engagées
contre l'hebdomadaire arabophone Nichane, après qu'il eut publié des
blagues "offensantes" pour l'islam, ou après les émeutes
homophobes de Ksar El-Kébir, petite ville du nord du royaume, à la suite
d'un prétendu mariage gay. "Ces happenings ne sont ni idéologiques ni maîtrisés. Ils
provoquent des chocs successifs qui font évoluer la société marocaine
par à-coups. Il y en aura beaucoup d'autres" , prévoit Ahmed Reda Benchemsi. Abdallah Taïa a été à l'origine de l'un de ces "chocs". Ce jeune
écrivain talentueux est le premier Marocain à avoir assumé publiquement
son homosexualité. Un geste d'une audace folle en pays musulman. Il l'a
fait, en 2006, dans la presse marocaine.
Contrairement à son titre, Much Loved, le dernier
film du cinéaste marocain Nabil Ayouch présenté à la Quinzaine des
réalisateurs à Cannes, suscite, au Maroc, un véritable déchaînement de
haine. La raison tient au sujet mis en scène : quatre prostituées
filmées avec un réalisme cru, dans des hôtels, clubs et appartements
dédiés au commerce de la chair.Tout se passe à Marrakech, de la
nuit à l’aube, sous un ciel bas et lourd qui accentue le sordide de
certains lieux et situations. Un Marrakech sans le soleil éclatant et
les clichés enchanteurs qui présentent cette ville comme un paradis
exotique. Un enfer plutôt, peuplé de filles qui n’existent que pour la
jouissance tarifée du client. Elles ont des aventures mais elles n’ont
pas d’histoire puisque leur seul avenir est celui de la nuit suivante
qui ne fait que répéter la précédente. Pour elles, aucune figure de
« père » respectable, à la loi duquel se fier ; seuls des hommes
libidineux, que ce soit de riches Saoudiens, des Occidentaux ou encore,
faute de mieux, des Marocains moins fortunés. A cela, vient s’ajouter
une chaîne d’individus : mère maquerelle, chauffeur de taxi, flic,
garçon de café, videur de boîte de nuit, « amant de cœur », parents : bref, tout un système où chacun trouve son compte.
« Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire »
Nabil Ayouch n’a pas fait un film sur le Maroc et encore moins sur un Maroc de carte postale : « J’avais
envie de dire cette réalité, loin des mythes. Dire c’est montrer. Tout.
Sans retenue, sans concession ni fausse pudeur. Lever le voile sur
cette industrie, c’est mettre chacun face à ses responsabilités… »
Après les enfants des rues dans Ali Zoua, les bidonvilles comme fabrique de djihadistes dans Les Chevaux de Dieu, il s’est attaché dans Much Loved
à représenter une autre forme de marginalité : la prostitution. Si
celle-ci n’a rien d’une spécificité marocaine, le Maroc n’y échappe pas,
loin de là. Il y a quelques années, la presse marocaine - dont le magazine Tel Quel
- avait osé aborder la question. Mais à l’écran, voilà que la réalité
crève les yeux. On peut comprendre alors que ce long-métrage, qui pointe
un tabou de taille, provoque une sorte de blessure narcissique
collective. Il blesse en ce qu’il donne à voir. Il est insupportable au
regard d’un conformisme social dominant, qui fait sienne la devise des
trois petits singes : « Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire ». Il a suffi de quelques extraits diffusés sur la Toile pour que les
réseaux sociaux bruissent de fureur contre ce qui est perçu comme une
atteinte à l’image du Maroc, et aux valeurs de l’islam que tiennent à
donner les Marocains.
« Fils de… », « sioniste », les insultes fusent
Pour
cette trahison, voire ce crime de lèse-majesté, Nabil Ayouch a fait
l’objet d’une véritable fatwa, fulminée par le cheikh salafiste Hammad
Al- Kabbaj sur sa page Facebook, et disparue au bout de 24 heures : « J’appelle
en ma qualité de citoyen marocain à traduire en justice cet homme parce
qu’il porte gravement atteinte aux mœurs et à l’intégrité morale des
Marocains. J’appelle aussi au lancement d’une vaste campagne nationale
pour réclamer au gouvernement l’interdiction de ce film ordurier ». Hammad
Al- Kabbaj qui est un proche du très rigoriste cheikh Al- Maghraoui
(auteur notamment d’une fatwa autorisant le mariage des filles de 9
ans), ne se contente pas de condamner et d’appeler à la mobilisation, il
inscrit Much Loved dans le cadre d’un « plan savamment étudié pour faire de la société marocaine régie par la chasteté et la vertu une société dépravée et décadente ».
Ce thème complotiste est repris à l’unisson par une meute
d’internautes dont les mots élégamment choisis ne sont pas assez
violents pour insulter Nabil Ayouch : « Fils de pute » quand ça n’est pas « fils de pédé », « fils de juive » ou encore « sioniste ». Selon
le site d’information Actu Maroc, un auditeur s’exprimant sur une radio
privée aurait promis d’engager un avocat pour le traduire en justice et
appelé à la mobilisation de l’opinion publique pour organiser une
grande marche nationale contre ce film jugé scandaleux et infamant.
Un film pornographique, au sens littéral du terme
Dans le même registre, une autre page Facebook, ornée de portraits de Nabil Ayouch barrés d’une croix rouge, invite à dire « Non à la pornographie dans le cinéma marocain ». Pornographie, le terme est lancé. Much Loved
n’a rien d’un film pornographique au sens vulgaire du terme, désignant
ces films achetés ou piratés sur les « sex-shop » qui fleurissent sur
Internet. En revanche, il est bien un film pornographique au sens
littéral du mot, dont l’étymologie grecque est composée de « pórnê »
signifiant « prostituée » et gráphô, « peindre » ou « décrire ». Nabil
Ayouch ne fait donc rien d’autre que cela, mais dans une visée qui n’a
rien de graveleux. Dans ce concert d’anathèmes vertueux, quelques voix discordantes tout de même, telle celle de cette jeune femme : « Franchement,
vous méritez tous de passer devant un tribunal, bande d’hypocrites. Je
suis une femme marocaine et je suis plus qu’honorée qu’un réalisateur
marocain montre au monde entier ce que la femme marocaine endure, et si
ça vous déplaît, personne ne vous oblige à regarder Much Loved » Si la fièvre continuait à monter, les autorités marocaines se trouveraient face à cette alternative :
Céder
à la pression de la rue et de la Toile, et refuser d’accorder le visa
d’exploitation permettant au film d’être diffusé au Maroc.
Refuser de céder à la vindicte populaire et prouver leur attachement déclaré à la liberté d’expression artistique.
De quel côté penchera la balance ? Les paris sont ouverts.
Ruth Grosrichard, professeure agrégée de langue arabe et de civilisation arabo-islamique à Sciences Po Paris.
Une vidéo à voir et à partager largement : Fatou Diome, l'écrivaine franco-sénégalaise, auteur du Ventre de l'Atlantique,
prend position sur le naufrage des migrants et dit ses quatre vérités
aux européens. Elle cite Schiller : "La dignité de l'homme est
remise entre vos mains : gardez-la !"
Fatou Diome est de nationalité franco-sénégalaise. Elle arrive en
France en 1994 et vit depuis à Strasbourg. Après des études de lettres à
Strasbourg, elle a enseigné à l’université Marc Bloch de Strasbourg et à
l’Institut supérieur de pédagogie de Karlsruhe, en Allemagne. Elle est
l'auteur de huit livres, dont un recueil de nouvelles La Préférence nationale (Présence Africaine, 2001) ainsi que de cinq romans : Le Ventre de l'Atlantique (Anne Carrière, 2003), et, aux éditions Flammarion, Kétala (2006),Inassouvies nos vies(2008)Celles qui attendent (2010) et Impossible de grandir (2013). Elle a été cette année la marraine du Prix Louise Weiss de Littérature de
l’Université de Strasbourg, organisé en collaboration avec EUROBABEL.
En septembre dernier elle livrait à Arte un récit en cinq volets de son
expérience dans un camp de réfugiés au Népal, une expérience qui résonne encore plus fortement aujourd'hui, après le drame du tremblement de terre. Ce texte est en ligne ici. Fatou Diome est également l'auteur d'un poème écrit après les événements de janvier, publié ici, et d'un texte de réflexion paru dans l'Edition des invités de Mediapart.
Addendum du 27 avril à 12h : France Télévision a bloqué le contenu
de cette vidéo qui consistait en un montage des interventions de Fatou
Diome. Des millions de personnes qui en France, en Europe et en Afrique
ont partagé cette vidéo sur les réseaux sociaux, n'y ont plus accès
désormais. Le seul moyen d'entendre Fatou Diome est de se rendre sur le
site de France 2. C'est ici.
Tristesse de façade, regrets hypocrites ! Le Makhzen pleure aujourd’hui la disparition de Mahdi El Manjra, éminent
écrivain et universitaire marocain de renommée internationale, décédé
suite à une longue maladie. Le Makhzen est triste de manger ses
victimes …alors qu’en fait,c’est lui, qui avec ses glandes salivaires a
fini par achever Mahdi El Manjra ! Dans l’antiquité,la légende
disait que les crocodiles charmaient leurs proies par des gémissements à
fendre l’âme des naïfs qui passaient à proximité et venaient
s'enquérir, un peu trop près, de ce qui pouvait provoquer leur perte …et
une fois attirés,ils se faisaient prendre….dans les mâchoires des
crocodiles …!
Aujourd'hui le Makhzen marocain est à l’image du
crocodile qui pleure pour s’approprier l’héritage de Mahdi El Manjra,
après l’avoir combattu, harcelé et marginalisé,tout au long de sa vie !
Écoutez le message de condoléances adressé à la famille de Mahdi El Manjra par « Le Président du Makhzen Marocain » : «Nous avons appris avec une profonde peine et une sincère compassion,
la nouvelle du décès de Mahdi El Manjra, que Dieu l’ait en Sa Sainte
miséricorde. Avec sa mort, le Maroc aura perdu l’un de ses hommes de
pensée et de ses fidèles militants des droits de l’homme qui ont
contribué à la formation des générations marocaines…Le défunt était
l’exemple du penseur engagé et du chercheur futuriste sérieux qui a
consacré ses œuvres au service de la défense des droits des peuples des
pays en développement pour l’acquisition des fondements du développement
global, basée sur la science et le savoir…». Comme si le Makhzen
au Maroc partageait le combat de Mahdi El Manjra pour les droits de
l’homme et l’acquisition des fondements du développement des peuples ! Mahdi El Manjra a été interdit dans les médias publics au Maroc
lorsqu’il a commencé à contester l’excès du pouvoir Makhzenien, dénoncer
la corruption et la violation des droits de l’homme, et remettre en
cause « l’occidentalisation » ou la « colonisation culturelle à outrance
», contraires aux valeurs et aux intérêts du peuple du Maroc ! Cela
lui a valu une mise en garde en forme d’ultimatum adressé publiquement
par Driss Basri,l’ancien homme fort d’Hassan II en 1988…pour finir
d’être interdit ,délaissé, marginalisé et oublié…par pratiquement tous
les médias publics au Maroc ! Combien de Marocains connaissent
aujourd’hui les positions de Mahdi El Manjra ,et ses ouvrages dans les
domaines des sciences humaines et sociales ? * Maghreb et Francophonie, 1988. * Première Guerre civilisationnelle, 1991. * Rétrospective des Futurs, 1992. * Nord-Sud, prélude à l’ère post coloniale, 1993. * La Décolonisation culturelle, défi majeur du XXIe siècle, 1996. * Dé-globalisation de la globalisation, 1999 ? Décidément l’hypocrisie et le double langage est la marque de fabrique du Makhzen et tous les courtisans qui l’entourent ! Mahdi El Manjra n’a cessé de dénoncer la monstrueuse voracité et le vol
des richesses du pays par des prédateurs, qui aujourd’hui (après sa
disparition) s’ingénient et s’évertuent à célébrer sa mémoire !
Mahdi El Manjra était contre l’illettrisme et l’ignorance heureuse…dont
tire profit les carnassiers du royaume du soleil couchant ! Mahdi El Manjra était contre l’inertie Contre le Makhzen Contre l’Elite silencieuse et traître ! Paix à Mahdi El Manjra Paix à l’esprit d’imagination D'Innovation Et d'auto dépendance.
Nelson Mandela, symbole et mythe de son vivat, est honoré de par le monde depuis l’annonce de sa mort.
Des hommages fusent de tous les coins de la planète ; chefs d’Etat,
personnalités et opinions publiques sont unanimes à reconnaître les
qualités de l’homme et la valeur du leader. Certains hommages sonnent
toutefois mal aujourd’hui et confirment cette hypocrite attitude de ne
reconnaître l’effort qu’après que le verdict de l’histoire ait prouvé
qu’il est encore plus grand que les basses manœuvres politiciennes et
les intérêts mercantilistes de quelques puissants. Où se trouvaient ces
puissants lorsque Mandela luttait contre l’apartheid ? Où était
l’Occident lorsque Madiba et ses compagnons se battaient contre un
régime raciste et répressif ? Le soutien de l’Occident aurait été d’un
grand secours pour éviter à Mandela 27 longues années de détention. Il
aurait été le bienvenu pour mettre fin le plus tôt à la condition de
sous-citoyens dans laquelle vivaient les Noirs sous le pire des régimes.
Ce même Occident, héritier d’une longue histoire colonialiste, se
trouvait du côté de ce régime. Il s’émeut aujourd’hui et verse des
larmes de tristesse après la mort de celui qui a donné au monde entier
une leçon de justice et de grandeur d’âme. Un homme qui, faut-il encore
le rappeler, était considéré, avec ses compagnons du Congrès national
africain (ANC), comme un terroriste. Il n’y a pas si longtemps, Mandela, leader charismatique de la lutte
contre l’apartheid, prix Nobel de la paix, héros de la réconciliation
entre les Noirs et les Blancs, premier président de l’Afrique du Sud
après la fin de l’apartheid, figurait encore sur la liste noire du
terrorisme établie par les Etats-Unis. L’ancien président américain,
Ronald Reagan, avait, dans les années 1980, introduit une législation
classant l’ANC et tous ses membres dans la case «terroristes». Le pire
est que le leader sud-africain a continué à figurer sur cette liste
jusqu’en 2008, c’est-à-dire 18 ans après sa libération et 14 ans après
son élection à la présidence de l’Afrique du Sud. Simple oubli ou sceau
de la compromission avec les vieux démons de l’apartheid ? Ce maintien
de la mention de l’ANC comme groupe terroriste par les Etats-Unis
renseigne sur la notion très approximative et opportuniste du mot
«terroriste». Comment le combat juste de l’ANC pour la liberté et
l’égalité peut-il être considéré comme du terrorisme ? La
Grande-Bretagne considérait aussi l’ANC comme un mouvement terroriste et
s’opposait fortement aux sanctions contre le régime de l’apartheid. Le terrorisme devenant une accusation dont on affuble ceux qui sont
dans le camp ennemi. Si la France n’a pas usé de ce qualificatif, elle a
toutefois adopté une position ambiguë en soutenant l’embargo contre
l’apartheid et en le dotant d’un autre côté de la puissance nucléaire,
comme le souligne Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut
des relations internationales et stratégiques cité par le journal Le
Point. Jean-Luc Mélenchon, président du Front de gauche en France, s’est
élevé contre des hommages hypocrites. «Des milliers de bonnes paroles
vont se déverser sur la mémoire de Nelson Mandela par ceux qui, le reste
du temps, n’hésitent pas à pourchasser les enfants Roms. Ils trouvent
magnifique le combat qui a été mené autrefois, il y a très loin», dit-il
pour dénoncer la montée du racisme en France. Et d’ajouter : «Dans un
pays où des enfants mal élevés jettent des bananes à un ministre qui n’a
pas la bonne couleur, il y a quelque chose de surprenant à voir cette
unanimité se construire.» Après sa libération, l’aura et la
reconnaissance planétaire dont il a fait l’objet ne l’ont pas fait
dévier de la défense de la justice et les droits de l’homme partout dans
le monde. Il a autant dénoncé les attaques du 11 Septembre, que
l’invasion de l’Irak et la guerre en Afghanistan. Il eut cette parole
cinglante sur les Etats-Unis : «S’il y a bien un pays qui a commis les
atrocités les plus innommables dans le monde, ce sont les Etats-Unis. Et
ils ne s’en soucient guère.»
Une partie des Marocains décident chaque année
de ne pas suivre le troisième pilier de l'islam, le jeûne, par
conviction ou à cause d’une maladie... Une infime partie, seulement 2%
de la population selon des statistiques officielles, ose braver la loi
et le courroux familial ou sociétal même si, fait révélateur du tabou,
aucune des personnes ayant témoigné n’a voulu dévoiler son identité.
(voir aussi : “C'est l'islam ou rien, c'est de l'inquisition”).
Certains Marocains qui n'observent pas le jeûne, ont tout
le mal du monde pour manger, de peur du jugement des autres./K.Alaoui
Voir aussi:
“Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à
la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu
public pendant le temps du Ramadan, sans motif admis par cette religion,
est puni de l'emprisonnement d'un à six mois”, dit l'article 222 du
Code pénal marocain.
Loin d’entrer dans l’interprétation de cette
loi qui revient au goût du jour à chaque Ramadan au Maroc, la parole est
ici donnée à des Marocains, qui n’observent tout simplement pas le
jeûne. Pourquoi ne jeûnent-ils pas ? Comment font-ils pour ne pas
heurter leur famille, leurs collègues et tout simplement la société ? “Je
ne jeûne plus depuis l’université”, soutient ce journaliste arabophone
de 46 ans. La raison : il est croyant mais ne s’acquitte même pas du
deuxième pilier de l’islam, la prière, alors il se demande “à quoi bon
faire le jeûne pendant le Ramadan, qui en le troisième”?
Des raisons aussi diverses que les dé-jeûneurs
“Ramadan
est la période typique où la relation avec la religion, que je
considère comme relevant de la vie strictement privée, est totalement
dévoyée. Ne pas jeûner à mes yeux, c’est surtout rejeter toute
l’hypocrisie qui, dans notre société, entoure de plus en plus un mois
sensé être dédié à la piété, à la solidarité avec ceux qui souffrent de
malnutrition, et pendant lequel on évite le gaspillage… Le spectacle
autour de nous est aux antipodes de ces recommandations. Aucune envie de
faire partie de ce cirque,” conclut cette Casablancaise décidément bien
remontée contre Ramadan. Pour ce jeune cadre de Fès, son refus de
jeûner durant le Ramadan découle de son éducation “sans contraintes
religieuses”. “Mon père n'est pas très attaché à ses obligations
religieuses. Il nous a appris à prier, à aller vers les pauvres, mais
les contraintes, ce n’était pas pour nous. Au final, j'ai gardé cette
philosophie. Je ne m'en porte pas plus mal, tant que je suis en osmose
avec moi-même et Dieu. Mes amis le comprennent facilement. Ils savent
que je ne suis pas mauvais”, explique-t-il.
Jeûneur le week-end, dé-jeûneur le reste de la semaine
Si
ce jeune cadre a été éduqué de manière religieuse mais sans
contraintes, d’autres n’échappent au regard de la famille et des
voisins. Ils se retrouvent obligés de cacher leur jeu.
“Je
fais un effort quand je rentre chez moi à El Jadida, le week-end, car
Ramadan est synonyme de regroupement familial. Mais le reste de la
semaine, je n'en ai aucune envie. Là où je travaille, peu de gens le
font. Mais comme moi, la plupart des Marocains qui ne respectent pas le
jeûne, se cachent de leur famille et de leurs voisins. On entretient
l'hypocrisie ambiante du Ramadan.”
Une jeune femme habitant à Casablanca.
Pour
manger, certains sont obligés de jouer à cache-cache ou de se terrer
chez eux. “Durant le Ramadan, je mange chez moi où dans mon lieu de
travail si les conditions le permettent”, dixit le journaliste
arabophone. Ce dernier précise cependant qu'il n'est pas pour autant
contre l'article 222 interdisant aux musulmans de manger en public
durant le Ramadan.
“Je trouve qu’avec la loi
interdisant de manger dans un lieu public durant le Ramadan, l’État a
bien raison. Les gens ont tendance à croire qu’il défend la religion
alors qu’il y est question d’ordre public.”
Un journaliste arabophone de 46 ans.
Idem
pour ce jeune entrepreneur malade, à qui son médecin a conseillé de ne
pas observer le jeûne. “Durant le Ramadan, je vais chez ma grand-mère
trois fois par jour, pour grignoter, prendre un café et fumer. Je ne
mange pas un repas complet pour ne pas heurter les gens qui sont dans la
maison et qui jeûnent”, précise-t-il. Pour lui, il n’est pas question
de manger en public, ni même sur son lieu de travail.
Au-delà donc de l’article 222 du code pénal, c'est bien le regard des autres qui dérange. Ce
qui ne devrait pas être le cas, selon Abdelbari Zemzami, membre du
conseil des oulémas de Marrakech, qui demande aux musulmans sur le site goud.ma
de rompre le jeûne s’ils ne peuvent pas résister à la forte chaleur.
Interrogé sur ce que pourrait penser la société marocaine de cela,
Zemzami répond: “la société n’a rien à faire dans cette question. Le
jeûne est une question entre l’individu et Dieu à laquelle personne ne
devrait interférer…” Voilà qui est dit !
Et chez les autres ?
• En
Turquie, la laïcité prévaut malgré un gouvernement islamiste assez
strict sur le respect des piliers de l'islam. À Istanbul, à la
différence de chez nous, restaurants et cafés restent ouverts durant la
journée et servent les clients qui le désirent. Le mois sacré correspond
aussi à une période encore plus animée qu'à l'accoutumée, pendant
laquelle la grande ville touristique turque bouillonne. • Au Niger,
pays qui annonce une population composée à 97% de musulmans, Ramadan
est, comme ici, l'occasion pour beaucoup de revenir dans le droit chemin
de la spiritualité. Les mosquées sont pleines, le jeûne est très
respecté, pourtant les bars et restaurants restent ouverts. Le soir,
l'alcool coule à flots et certains se permettent une ou deux cigarettes
dans la journée... pour couper la faim. Idem pour le Sénégal.
Voici un petit extrait de l'article dans "Marianne" sur Ali Aarrass.
Interpellées par Marianne au sujet du courrier du rapporteur spécial de
l’ONU, les Affaires étrangères ont répondu qu’elles excluaient, encore
et toujours, la moindre intervention dans ce dossier, malgré cette
preuve formelle de faits de torture sur la personne d’Ali Aarrass. Les
raisons avancées par le porte-parole du ministère, Michel Malherbe ? «
D’une part, si l’on intervenait pour Monsieur Aarrass, nous serions
contraints de faire de même pour tous les Belgo-Marocains présents au
Maroc et qui pourraient, un jour, se trouver en difficulté. D’autre
part, le Maroc serait alors susceptible de vouloir exercer ce même droit
d’intervention pour les Belgo-Marocains séjournant en Belgique. » Et le
porte-parole de conclure en invoquant, une nouvelle fois, la convention
de 1930, précisant que celle-ci était appliquée par la Belgique pour
tous les binationaux, quelle que soit leur origine. « Faux !, rétorque
Zoé Genot. Les Affaires étrangères belges ont déjà offert la protection
consulaire à un Belgo-Congolais aux prises avec la justice de la RDC.
L’application de la convention de La Haye est donc totalement à
géométrie variable. »
Dès demain dansMarianne Belgique: un article sur Ali Aarrass, un Belge emprisonné au Maroc pour des faits qu'il n'a pas commis. Il est aujourd'hui prouvé que ces aveux ont été obtenus sous la torture. Malgré cela, les Affaires étrangères belges se refusent toujours à lui porter assistance. Un scandale qui pose bien des questions sur l'attitude de la Belgique vis-à-vis de ses citoyens d'origine étrangère.
"La
virginité ne devrait plus être remise en question au Maroc, au moment
où celle-ci peut être recouvrée à seulement 500 ou 1000 dh. C’est une
idée archaïque et dépassée qui touche à la vie privée des femmes
marocaines". C’est ce qu’a déclaré Charafat Afilal, députée
parlementaire du Parti du Progrès et du Socialisme(PPS), lors d’une
réunion de la commission de la justice et de la législation, mercredi au
Parlement.
En réponse aux propos de Charafat, le Ministre de la Justice, Mustapha Ramid, a souligné le caractère religieux de la virginité en Islam
et l’importance qu’elle revêt au sein de la société marocaine. Selon
lui, le législateur ne peut émettre des lois contraires aux croyances
des Marocains.
Depuis quelques années, il est devenu possible au Maroc de reconstituer l’hymen par la chirurgie plastique (hyménoplastie). Une société chinoise a développé un hymen artificiel
constitué d’une fine poche contenant un liquide semblable au sang.
Vendu à moins de 300 dirhams au Maroc, il fait un tabac dans le quartier
commerçant de Derb Omar à Casablanca.
Les nouvelles mariées, "coupables" d’avoir perdu leur virginité
avant le mariage, et craignant la "chouha" (scandale) doivent placer
l’hymen à l’intérieur du vagin, une vingtaine de minutes avant le début
de la nuit de noces, les unissant pour "la première fois" à leur mari.
Dans la plupart des cas, les maris ne se doutent absolument de rien et
l’honneur est sauf.
Certains curieux utilisent cet hymen artificiel pour le simple plaisir de simuler la nuit de noces avec leurs femmes ou leurs maitresses.
Solidarité Maroc, Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA) solidmar05[at]gmail.com 17 rue Jean Eymar 05000 Gap France
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