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samedi 21 décembre 2013

Titres des articles parus sur http://blogspot.com du 8 au15/12/2013.


Joie parmi les militants des droits humains au Maroc , ovation à Khadija pour son prestigieux prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme.
Consternation à la nouvelle de la ratification du nouvel accord sur la pêche par le PE. Nombreuses protestations contre cette violation des droits de l’Homme.
Arrestations, procès reportés, situation alarmants de prisonniers grévistes de la faim.

vendredi 13 décembre 2013

Mandela le Maroc et le FLN

Par Liberation.ma, 7/12/2013

Madiba et le Maroc


Symbole de la résistance face à l’oppression, héros de la lutte anti-apartheid et prix Nobel de la paix, Nelson Mandela s’est éteint à l’âge de 95 ans à son domicile de Johannesburg des suites d’une longue maladie. 

Les faits d’armes et les qualités humaines du premier président noir d’Afrique du Sud ne sont un secret pour personne. Sa résilience que 27 ans d’incarcération dans les tristement célèbres prisons de Robben Island et de Pollsmoor n’ont jamais altéré sa lutte constante contre tous les dénis de justice, ses principes chevillés au corps et sa détermination inébranlable pour les défendre en ont fait l’une des icônes incontournables des XXème et XXIème siècles.
Né le 18 juillet 1918, Rolihlahla Mandela a voué toute sa vie au combat pour une Afrique du Sud multiraciale, dessinée aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Celui que tous les Sud-Africains appelaient affectueusement Madiba avait souvent pris son bâton de pèlerin en quête de soutien à sa cause. De 1960 à 1962, il avait séjourné à Oujda où il avait réussi à s’attirer de très fortes sympathies et convaincu nombre de personnalités marocaines de premier plan à sa cause.
En 1961, il y avait également noué de solides relations avec le GPRA (Gouvernement provisoire de la révolution algérienne) et avec l’ALN dont le Maroc accueillait les troupes en lutte contre la colonisation française. L’ex-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Saâd-Eddine El Othmani en avait évoqué le souvenir devant un parterre de diplomates africains réunis à Rabat. Entre autres révélations qu’il avait faites à ce propos, il avait rappelé le rôle important que le Maroc avait joué dans la lutte de ce dernier contre la politique de ségrégation raciale pratiquée alors en  Afrique du Sud. Il avait ainsi affirmé que feu Abdelkrim Al Khatib, patron du défunt MPDC (Mouvement populaire démocratique constitutionnel), n’avait eu besoin que de 24 heures pour convaincre S.M Hassan II de fournir des armes, des munitions ainsi que des aides financières au Congrès national africain (ANC, parti fondé par Mandela). “Le Maroc a ainsi été le premier pays à soutenir logistiquement l’ANC”, avait précisé El Othmani, en rappelant la grande amitié qui liait Mandela au docteur Al Khatib. Ce dernier avait d’ailleurs reçu un grand hommage à Johannesburg en 1995 et Mandela avait  insisté pour signer la préface de son autobiographie, «Parcours d’une vie», parue en 1997.
L’ancien président sud-africain avait, en outre, effectué quelques visites au Maroc dont une, privée, pour essayer de désamorcer la profonde crise qui avait marqué les relations bilatérales depuis 2004 à cause du soutien de Pretoria aux ennemis de notre intégrité territoriale et de sa reconnaissance de la prétendue Rasd. Ce fut peine perdue. L’Afrique du Sud qui a fait passer par pertes et profits le soutien du Royaume à sa lutte ne déviera plus jamais de sa voie hostile à notre cause nationale. 
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Ceci n'empêche pas le roi du Maroc de dire que Mandela a soutenu l'intégrité territoriale du Maroc :
Enfin, le Roi Mohammed VI a rappelé que « durant son exercice de la plus haute charge de l'Etat, le défunt a respecté la légitimité du Maroc dans son Sahara et n'a jamais voulu reconnaître ni soutenir la division ou la partition de Mon pays », conclut le Souverain.NDLR
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Mandela et le FLN : 
un épisode peu connu de la vie de Madiba

C'est un épisode très peu connu de la carrière militante de Nelson Mandela : la courte, mais très intensive, formation militaire que reçut, en mars 1962, le chef de file de l'ANC dans un camp du Front de libération nationale (FLN) algérien au Maroc. Un contact qui vaudra à l'ANC le qualificatif d"organisation terroriste". Il pèsera lourd dans le verdict qui frappera Madiba après son arrestation, en août 1962. Un document exclusif TV5MONDE.

Un témoin exceptionnel, une exclusivité TV5MONDE

21.06.2013 - Durée : 6'07Slimane Zeghidour
 Grâce à un témoin exceptionnel rencontré par Slimane Zeghidour, TV5MONDE revient sur ce tournant peu connu du parcours de Mandela. Nourreddine Djoudi est l'officier instructeur du FLN qui avait accueilli Nelson Mandela, et qui lui avait dispensé une formation accélérée à la lutte armée et à la clandestinité. Un épisode aussi peu connu que décisif de la longue vie de combat que mena le chef de file de l'ANC.

mercredi 11 décembre 2013

L'incroyable hommage musical à Mandela

Quand Mandela était un «terroriste» pour l’Occident

Le passé rattrape les hommages d’aujourd’hui

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le 08.12.13 
 

Nelson Mandela, symbole et mythe de son vivat, est honoré de par le monde depuis l’annonce de sa mort.

Des hommages fusent de tous les coins de la planète ; chefs d’Etat, personnalités et opinions publiques sont unanimes à reconnaître les qualités de l’homme et la valeur du leader. 
Certains hommages sonnent toutefois mal aujourd’hui et confirment cette hypocrite attitude de ne reconnaître l’effort qu’après que le verdict de l’histoire ait prouvé qu’il est encore plus grand que les basses manœuvres politiciennes et les intérêts mercantilistes de quelques puissants. Où se trouvaient ces puissants lorsque Mandela luttait contre l’apartheid ? Où était l’Occident lorsque Madiba et ses compagnons se battaient contre un régime raciste et répressif ? Le soutien de l’Occident aurait été d’un grand secours pour éviter à Mandela 27 longues années de détention. Il aurait été le bienvenu pour mettre fin le plus tôt à la condition de sous-citoyens dans laquelle vivaient les Noirs sous le pire des régimes. Ce même Occident, héritier d’une longue histoire colonialiste, se trouvait du côté de ce régime. Il s’émeut aujourd’hui et verse des larmes de tristesse après la mort de celui qui a donné au monde entier une leçon de justice et de grandeur d’âme. Un homme qui, faut-il encore le rappeler, était considéré, avec ses compagnons du Congrès national africain (ANC), comme un terroriste.
Il n’y a pas si longtemps, Mandela, leader charismatique de la lutte contre l’apartheid, prix Nobel de la paix, héros de la réconciliation entre les Noirs et les Blancs, premier président de l’Afrique du Sud après la fin de l’apartheid, figurait encore sur la liste noire du terrorisme établie par les Etats-Unis. L’ancien président américain, Ronald Reagan, avait, dans les années 1980, introduit une législation classant l’ANC et tous ses membres dans la case «terroristes». Le pire est que le leader sud-africain a continué à figurer sur cette liste jusqu’en 2008, c’est-à-dire 18 ans après sa libération et 14 ans après son élection à la présidence de l’Afrique du Sud.  Simple oubli ou sceau de la compromission avec les vieux démons de l’apartheid ? Ce maintien de la mention de l’ANC comme groupe terroriste par les Etats-Unis renseigne sur la notion très approximative et opportuniste du mot «terroriste». Comment le combat juste de l’ANC pour la liberté et l’égalité peut-il être considéré comme du terrorisme ? La Grande-Bretagne considérait aussi l’ANC comme un mouvement terroriste et s’opposait fortement aux sanctions contre le régime de l’apartheid.
Le terrorisme devenant une accusation dont on affuble ceux qui sont dans le camp ennemi. Si la France n’a pas usé de ce qualificatif, elle a toutefois adopté une position ambiguë en soutenant l’embargo contre l’apartheid et en le dotant d’un autre côté de la puissance nucléaire, comme le souligne Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques cité par le journal Le Point. Jean-Luc Mélenchon, président du Front de gauche en France, s’est élevé contre des hommages hypocrites. «Des milliers de bonnes paroles vont se déverser sur la mémoire de Nelson Mandela par ceux qui, le reste du temps, n’hésitent pas à pourchasser les enfants Roms. Ils trouvent magnifique le combat qui a été mené autrefois, il y a très loin», dit-il pour dénoncer la montée du racisme en France. Et d’ajouter : «Dans un pays où des enfants mal élevés jettent des bananes à un ministre qui n’a pas la bonne couleur, il y a quelque chose de surprenant à voir cette unanimité se construire.»  Après sa libération, l’aura et la reconnaissance planétaire dont il a fait l’objet ne l’ont pas fait dévier de la défense de la justice et les droits de l’homme partout dans le monde. Il a autant dénoncé les attaques du 11 Septembre, que l’invasion de l’Irak et la guerre en Afghanistan. Il eut cette parole cinglante sur les Etats-Unis : «S’il y a bien un pays qui a commis les atrocités les plus innommables dans le monde, ce sont les Etats-Unis. Et ils ne s’en soucient guère.»
N. B.
 http://plan-paix-onu.blogspot.fr/2013/12/lelysee-defend-la-france-afrique-said.htmlhttp://www.elwatan.com//international/quand-mandela-etait-un-terroriste-pour-l-occident-08-12-2013-237743_112.php

mardi 10 décembre 2013

Hollande l’Africain, comme au bon vieux temps des colonies


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Par Noël Mamère, Député de Gironde,  10/12/2013
Trois évènements concomitants mais de nature différente, la disparition de Nelson Mandela, le sommet de l’Elysée, l’intervention des forces françaises en Centrafrique, ont permis de braquer les projecteurs sur le continent de toutes les ambigüités.
Le bal des hypocrites autour de la dépouille du militant intraitable, fondateur de l’ANC, qui fut emprisonné 27 ans durant dans les geôles de l’apartheid a atteint des sommets à Paris.
L’hommage de François Hollande, le nouveau parrain des guerres préventives contre le « terrorisme », rendu à Madiba au milieu d’une brochette de dictateurs africains, frisait l’indécence. Il y avait en effet de quoi être mal à l’aise à entendre le Président exalter un « tous ensemble » qui cachait mal la défense des intérêts stratégiques de la France dans cette partie du monde.

Nos amis les dictateurs

Nos amis les dictateurs torturent, emprisonnent et assassinent leurs opposants avec notre approbation, volent leurs peuples avec notre consentement muet, tandis que nous leur déployons le tapis rouge. Nous leur tissons des couronnes de lauriers pendant qu’ils vont se pavaner dans leurs « biens mal acquis », ces hôtels particuliers où, eux et leurs familles planifient leurs mauvais coups dans le dos de leurs peuples.
Il ne manquait plus que Jacques Foccart et Jean Christophe Mitterrand pour nous rappeler que la Françafrique continue de plus belle, contrairement à ce que veut faire croire la propagande du Quai d’Orsay. Loin de l’avoir reléguée aux oubliettes de notre histoire coloniale, François Hollande l’Africain lui a donné un nouveau souffle en ripolinant l’armée française et en requinquant les dictateurs.
Nous ne serions donc plus là pour soutenir les régimes corrompus, mais pour « sauver » les populations en détresse.

Cannibalisme

Mais qui continue à piller les ressources, qui exploite les mines d’uranium, qui rachète les terres, qui contrôle les ports et le transit des marchandises ? Qui a des bases militaires pour intervenir sur tout le continent ? Les patrons de Bolloré, Bouygues, Total, Areva et autres se frottent les mains. Sommes-nous obligés de défendre des entreprises comme Areva qui paient au Niger, un des pays les plus pauvres du monde, 70 millions d’euros par an de redevance alors que l’essentiel de l’uranium importé par la France provient de son sol ? Grâce à la Françafrique, nos parts de marchés peuvent être sauvegardées face aux Chinois ou aux Américains. Business as usual.
Le cas de la Centrafrique est de ce point de vue emblématique. Valery Giscard d’Estaing chassait avec Bokassa 1er, qui le récompensait en diamants. Comme le cannibalisme de ce dernier était trop voyant, on envoya quelques régiments s’en défaire en transportant dans un Transall, David Dacko, le gérant choisi par la France. Il fut renversé et, après quelques péripéties, François Bozizé, le nouvel élu de l’Elysée, prit sa place.

Montrer ses muscles

Celui ci ne fut pas le moins corrompu et répressif, mais il se heurta bien vite à Idriss Deby, notre ami tchadien, qui l’avait installé avec notre bénédiction. Incapable de réprimer les rebellions et les dissidents tchadiens arrivés sur son sol, Bozizé se heurta à Deby, qui arma des milices du Nord du pays regroupées sous l’étiquette politique de la Seleka.
Comme François Hollande préparait à cette époque l’envoi de troupes au Mali, il laissa Deby, dont il avait besoin pour repousser les groupes djihadistes, renverser l’autocrate centrafricain par Seleka interposée. Le chaos s’installa, milices du Nord et défenseurs de Bozizé s’affrontant dans une guerre de basse intensité où les massacres ethniques succédaient aux pogroms…
Une nouvelle fois, nous allons « libérer » la Centrafrique et dégager son Président, comme François Hollande l’a déclaré au sommet de l’Elysée.
Comment gèrerons nous un Etat en déliquescence totale, alors que pas un de nos partenaires européens ne veut nous suivre dans cette galère ? Quel pays est prêt à payer la reconstruction d’Etats que nous avons contribué à affaiblir par notre politique de prédateur depuis le temps des indépendances ? Quels sont les adversaires ? Quels sont les buts de guerre ? Une fois de plus, la France s’engage en Afrique, comme si elle était devenue un terrain de manœuvres militaires où l’on montre ses muscles sans définir les objectifs.

Comme au bon vieux temps des colonies

Nous ne faisons que perpétuer un mécanisme propre à l’Afrique de l’Ouest, avec le maintien du franc CFA, l’entretien des bases militaires permanentes et des réseaux d’obligés et de barbouzes. On pratique comme au bon vieux temps des colonies :
  • le lundi on vote les subventions de la PAC aux gros agriculteurs, qui revendent leurs stocks sur les marchés africains ;
  • le mardi les prix des produits alimentaires flambent, tandis que le bas coût des produits manufacturés, textiles ou autres, détruit la production locale ;
  • le mercredi, on met en place un mécanisme de la dette qui entraîne le paiement à l’infini de ses intérêts ;
  • le jeudi, on fait pression sur les États sous perfusion pour qu’ils privatisent les services publics afin de rembourser les intérêts de cette dette ;
  • le vendredi, le démantèlement de ces États, la baisse du pouvoir d’achat des paysans et des fonctionnaires mis au chômage par la hausse du prix des denrées alimentaires, provoque crises alimentaires et famines ;
  • le samedi, des émeutes éclatent, aussitôt suivies par des crises identitaires que renforce l’affrontement entre les partisans d’un islam financé par nos « amis » du Qatar et de l’Arabie Saoudite et les catholiques ou les évangélistes protestants contrôlés par les églises américaines ;
  • le dimanche, l’armée française, appelée à l’aide par des dirigeants aux abois, intervient pour remettre de l’ordre et repousser les milices un peu plus loin, étendant la crise qu’elle prétendait juguler.

Fallait-il intervenir dans ces conditions ?

Sarkozy avait créé un précédent avec la Libye : les groupes mercenaires touaregs ont essaimé au Mali. Chassés du Mali, ils se répandent dans tout le Sahel et, au-delà, dans l’Afrique centrale, du Cameroun au Nigeria. En Centrafrique les mêmes causes produiront les mêmes effets.
Fallait-il intervenir dans ces conditions ? Il peut paraître cynique de répondre non devant le consensus suscité par l’émotion que chacun a pu ressentir devant les images de la souffrance du peuple centrafricain.
Il faudra quand même un jour sortir de cette logique où l’on considère que notre devoir d’assistance et nos intérêts bien compris l’emportent toujours sur la souveraineté des peuples africains. Sommes-nous condamnés à jouer le rôle de pompier pyromane et de gendarme en Afrique ? Ce continent et ses peuples valent mieux que notre hypocrisie post-coloniale.
 http://blogs.rue89.com/chez-noel-mamere/2013/12/10/hollande-lafricain-comme-au-bon-vieux-temps-des-colonies-231892

samedi 7 décembre 2013

Nelson Mandela / Hommage à mon frère

Par Mohammed Belmaïzi, 3/10/2013

Mon si cher et si noble Madiba, tu m'as appris tant !

L’Apartheid, en connivence avec la CIA t'ont mis en prison, lorsque j'étais presque môme. Je ne savais ce qui était le moteur qui régente ce monde où il m'était donné de vivre! Et lorsque j'ai ouvert les yeux sur la lâcheté et la méchanceté qui m'entoure, j'ai choisi le camp de la contestation et du combat. Et surtout, j'ai compris comme il était beau et délicieux de vivre et de mériter cette offrande! Et je me sens heureux d'avoir été de toutes les manifestations et sit-in de soutien à la cause que tu défendais. L'Apartheid tuait aussi bien en Afrique du Sud qu'en Europe ou ailleurs. Toute conscience qui réfutait cette honte était exposée aux assassinats et le "monde libre" laissait faire en silence. Et ce même "monde libre" autorise aujourd'hui une autre monstruosité, celle d'Israël, à sévir à sa guise en toute impunité... et tu l'avais dit en toutes les occasions, en comparant l'Apartheid au Sionisme!

L'Apartheid qui n'avait aucun avenir, tu le savais de grande certitude, t'a libéré et tu étais sorti de ton calvaire, beau et triomphant, serein et confiant. Et qu'elle était ma joie d'appartenir à toute une communauté humaine qui a fait pression pour que le scandale cesse. Pour l'abolition de l'Apartheid!

Mon si cher et si noble Madiba,

Libre, tu as su abolir l'Apartheid sans violence ni vengeance. Tu as pardonné les monstres qui croyaient briser ta vie et anéantir tout un peuple avec. Une éthique nouvelle est née avec toi. Tu nous a appris la dignité en toutes circonstances. Tu nous a appris de nous éloigner de la rancune, de la haine et de la stérile vengeance. Tu nous a appris surtout à ne jamais sacraliser le pouvoir, ni aspirer à la folie des grandeurs. C'est que même vis-à-vis du pouvoir, tu avais une méfiance alerte pour ne pas te laisser végéter dedans, dodu et salement repu... comme certains sous nos yeux, nouveaux venus aux hautes instances ! Résistance est ton mot d'ordre! 

Mon si cher et si noble Madiba,

Malade, tu t'es battu pour te mettre debout. Ou plutôt, tu as choisi de quitter l'institution hospitalière pour revenir chez toi, et mourir dans la chaleur de ton cocon, en paix!

Je ne dis pas que tu as résolu les problèmes de l'Afrique du Sud, mais tu as posé les jalons d'un comportement nouveau vis-à-vis de la politique et du pouvoir. La révolution et le travail de la grande libération sont permanents. Espérons toutefois que l'Afrique du Sud ne sera pas dessus-dessous, à feu et à sang ! Mais qu'il n'en sortira que du meilleur...

Je m'incline d'admiration et de bonheur me permettant de dire : " Oui les hommes libres et intègres existent, je les ai rencontrés en toi !".