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mardi 17 novembre 2015

Ramid renforce la législation sur l’atteinte au roi, à la religion et à l’intégrité territoriale

Crédit : Yassine Toumi Ramid renforce la législation sur l’atteinte au roi, à la religion et à l’intégrité territoriale

Des peines allant de six mois à deux ans pour les personnes qui portent atteinte à la religion, à la monarchie et à l’intégrité territoriale.

Le ministre de la Justice, Mustapha Ramid a apporté de nouveaux amendements à la mouture du code pénal qui va être présenté dans les semaines qui viennent au Conseil du gouvernement. Les amendements proposés concernent l’atteinte aux constantes du royaume, à la monarchie, à l’islam et à l’intégrité territoriale.
Il a apporté des modification sur l’article 179 portant sur ce sujet «afin d’être plus précis sur la notion d’outrage pour la qualification du délit». Le deuxième paragraphe de cet article indique des peines de prison ferme de trois mois à une année et une amende de 10 000 à 100 000 dirhams, ou une de ces deux sanctions, pour toute personne outrageant les membres de la famille royale.

samedi 27 décembre 2014

Maroc : Le ministère de l’Intérieur accuse l’AMDH de « porter atteinte à l’intégrité territoriale du royaume »

 Mohammed Jaabouk, 24.12.2014  
Les tensions entre le département de Mohamed Hassad et l’AMDH montent d’un cran. Le ministère de l’intérieur accuse l’association de défense des droits de l’homme de « servir un agenda obscur » et de « porter atteinte à l'intégrité territoriale du royaume ». Et du coup il menace de lui retirer le statut d’utilité publique qu'elle a depuis 2000.
Les services du ministère de l’Intérieur haussent le ton contre l’AMDH. L’ONG a révélé, mardi 23 décembre, avoir reçu une lettre très particulière de la wilaya de Rabat, enjoignant les camardes d’Ahmed El Hayej à se conformer « à l’article 3 du règlement interne de l’association ». Un texte qui, pourtant, précise que l'AMDH «  œuvre pour la préservation de la dignité humaine, le respect de tous les droits humains dans leur universalité et globalité et pour la protection, la défense et la promotion de ces droits ». Des objectifs partagés par un large éventail de la société civile marocaine.
« Atteinte à l’intégrité territoriale du royaume »
La wilaya de la capitale estime, dans son avertissement, que les activités et les positions de l’AMDH obéissent à des considérations « politiques », visant à « porter atteinte à l’intégrité territoriale du royaume et les intérêts des institutions de l’Etat », une allusion claire au un soutien de l'association aux thèses du Polisario. La missive accuse ensuite l’AMDH de vouloir « déstabiliser l’ordre général » et de « mettre en doute toutes les initiatives de l’Etat dans le domaine des droits de l’Homme ». La suite du réquisitoire accuse ouvertement l’ONG de servir « un agenda obscur » par l’ « encadrement des mouvements de protestations ». 
Compte tenu de toutes ces accusations, le ministère menace de retirer « le statut d’utilité publique » octroyé à l’AMDH le 24 avril 2000. Et pourtant, c’est le premier ministre qui est habilité à accorder un tel titre et non le département de l’Intérieur, comme l’indique le décret n° 2-04-969 du 28 du 10 janvier 2005portant la signature de Driss Jettou.

vendredi 13 décembre 2013

Mandela le Maroc et le FLN

Par Liberation.ma, 7/12/2013

Madiba et le Maroc


Symbole de la résistance face à l’oppression, héros de la lutte anti-apartheid et prix Nobel de la paix, Nelson Mandela s’est éteint à l’âge de 95 ans à son domicile de Johannesburg des suites d’une longue maladie. 

Les faits d’armes et les qualités humaines du premier président noir d’Afrique du Sud ne sont un secret pour personne. Sa résilience que 27 ans d’incarcération dans les tristement célèbres prisons de Robben Island et de Pollsmoor n’ont jamais altéré sa lutte constante contre tous les dénis de justice, ses principes chevillés au corps et sa détermination inébranlable pour les défendre en ont fait l’une des icônes incontournables des XXème et XXIème siècles.
Né le 18 juillet 1918, Rolihlahla Mandela a voué toute sa vie au combat pour une Afrique du Sud multiraciale, dessinée aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Celui que tous les Sud-Africains appelaient affectueusement Madiba avait souvent pris son bâton de pèlerin en quête de soutien à sa cause. De 1960 à 1962, il avait séjourné à Oujda où il avait réussi à s’attirer de très fortes sympathies et convaincu nombre de personnalités marocaines de premier plan à sa cause.
En 1961, il y avait également noué de solides relations avec le GPRA (Gouvernement provisoire de la révolution algérienne) et avec l’ALN dont le Maroc accueillait les troupes en lutte contre la colonisation française. L’ex-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Saâd-Eddine El Othmani en avait évoqué le souvenir devant un parterre de diplomates africains réunis à Rabat. Entre autres révélations qu’il avait faites à ce propos, il avait rappelé le rôle important que le Maroc avait joué dans la lutte de ce dernier contre la politique de ségrégation raciale pratiquée alors en  Afrique du Sud. Il avait ainsi affirmé que feu Abdelkrim Al Khatib, patron du défunt MPDC (Mouvement populaire démocratique constitutionnel), n’avait eu besoin que de 24 heures pour convaincre S.M Hassan II de fournir des armes, des munitions ainsi que des aides financières au Congrès national africain (ANC, parti fondé par Mandela). “Le Maroc a ainsi été le premier pays à soutenir logistiquement l’ANC”, avait précisé El Othmani, en rappelant la grande amitié qui liait Mandela au docteur Al Khatib. Ce dernier avait d’ailleurs reçu un grand hommage à Johannesburg en 1995 et Mandela avait  insisté pour signer la préface de son autobiographie, «Parcours d’une vie», parue en 1997.
L’ancien président sud-africain avait, en outre, effectué quelques visites au Maroc dont une, privée, pour essayer de désamorcer la profonde crise qui avait marqué les relations bilatérales depuis 2004 à cause du soutien de Pretoria aux ennemis de notre intégrité territoriale et de sa reconnaissance de la prétendue Rasd. Ce fut peine perdue. L’Afrique du Sud qui a fait passer par pertes et profits le soutien du Royaume à sa lutte ne déviera plus jamais de sa voie hostile à notre cause nationale. 
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Ceci n'empêche pas le roi du Maroc de dire que Mandela a soutenu l'intégrité territoriale du Maroc :
Enfin, le Roi Mohammed VI a rappelé que « durant son exercice de la plus haute charge de l'Etat, le défunt a respecté la légitimité du Maroc dans son Sahara et n'a jamais voulu reconnaître ni soutenir la division ou la partition de Mon pays », conclut le Souverain.NDLR
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Mandela et le FLN : 
un épisode peu connu de la vie de Madiba

C'est un épisode très peu connu de la carrière militante de Nelson Mandela : la courte, mais très intensive, formation militaire que reçut, en mars 1962, le chef de file de l'ANC dans un camp du Front de libération nationale (FLN) algérien au Maroc. Un contact qui vaudra à l'ANC le qualificatif d"organisation terroriste". Il pèsera lourd dans le verdict qui frappera Madiba après son arrestation, en août 1962. Un document exclusif TV5MONDE.

Un témoin exceptionnel, une exclusivité TV5MONDE

21.06.2013 - Durée : 6'07Slimane Zeghidour
 Grâce à un témoin exceptionnel rencontré par Slimane Zeghidour, TV5MONDE revient sur ce tournant peu connu du parcours de Mandela. Nourreddine Djoudi est l'officier instructeur du FLN qui avait accueilli Nelson Mandela, et qui lui avait dispensé une formation accélérée à la lutte armée et à la clandestinité. Un épisode aussi peu connu que décisif de la longue vie de combat que mena le chef de file de l'ANC.

jeudi 31 janvier 2013

HRW :Maroc/Sahara Occidental : les promesses de réforme démenties par la réalité de la répression


Dans son dernier rapport pour 2013, l'ONG des droits de l'homme déplore le manque de volonté politique pour mettre en œuvre les promesses de la nouvelle constitution.


La répression est toujours à l'ordre du jour du régime politique marocain, rappelle Human Rights Watch (HRW). Dans son rapport 2013, l'ONG rappelle que les dissidents continuent d'être malmenés sur le territoire marocain, à la fois par la violence policière et aussi suite à des procès inéquitables aboutissant à des peines de prison.
« Si on en juge par le texte de la constitution adoptée en 2011, les dirigeants du Maroc reconnaissent qu'il est crucial de mieux respecter les droits humains pour satisfaire les aspirations populaires, a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. Mais à en juger par les pratiques sur le terrain, ils doivent comprendre que les paroles, à elles seules, ne suffisent pas. »

Une grande partie du rapport de HRW sur le Maroc traite de la Justice, secteur loin d'être indépendant selon l'ONG et qui est un instrument politique pour faire taire les opposants. "En janvier 2013, une cour d'appel a prononcé des peines de prison contre cinq manifestants soutenant le Mouvement du 20-Février, lancé en 2011 à l'époque des manifestations pour les réformes, en se basant sur des aveux que les inculpés ont dénoncés comme extorqués sous les coups, et sans que soit présenté au tribunal aucun témoignage ni autre preuve susceptibles de les relier aux délits dont on les accusait."
Par ailleurs, HRW rapporte que les atteintes aux droits de l'homme se poursuivent dans la région du Sahara. "Le Maroc refuse de laisser manifester les activistes indépendantistes au Sahara occidental ou de reconnaître légalement les associations dont les leaders sont connus comme partisans de l'indépendance". 

HRW a invité, enfin, le Maroc, a mettre fin à sa politique des sacralités et des trois lignes rouges : l'Islam, la monarchie et l'intégrité territoriale, souvent utilisés comme prétextes à la restrictions des droits et des libertés. "L'abolition de telles lois devrait être une priorité au moment où le Maroc entreprend d'accorder sa législation à la constitution de 2011" a conclu HRW.