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samedi 28 juin 2014

PJD, du compagnonnage avec la tyrannie, à l’enfer de la compromission


Fin de non-recevoir
Comme il fallait s’y attendre, la justice espagnole a débouté le Maroc, dans sa plainte contre El Pais, pour sa publication de la vidéo intitulée "Maroc, Royaume de la corruption et du despotisme".
On se souvient qu’entre le déclenchement de ce qu’il est désormais convenu d’appeler "l’affaire Ali Anouzla", le 17 septembre 2013 et la plainte du Maroc, le 20 décembre 2013, déposée au titre du deuxième paragraphe de l’article 579.1 du code pénal espagnol, relatif au délit “d’apologie du terrorisme”, il se sera écoulé plus de trois mois. Un sombre trimestre au cours duquel le Maroc a essuyé la campagne de critiques la plus violente et la plus sévère, depuis l’accession au trône de Mohammed VI. Plus de cinquante organisations et associations avaient alors dénoncé l’arrestation du journaliste et s’étaient solidarisées avec lui, suite à son inculpation pour les crimes d’assistance à une entreprise terroriste, de fourniture de logistique à la perpétration d’actes terroristes et d’apologie d’actes de terrorisme.
Le pays ne s’en est toujours pas remis, au vu des dénonciations qui continuent de pleuvoir, à ce jour, comme celles récentes émanant du Washington Post, du New-York Times et du The Economist.
Le journaliste lui, y a d’abord gagné en notoriété internationale, comme nombre de ses confrères qui l’ont précédé dans la tragédie. Il a ensuite été honoré, en même temps qu’Aboubakr Jamaï, le Directeur de la publication francophone de Lakome, du Prix "Leader pour la Démocratie" décerné par l’ONG américaine "Project on Middle East Democracy " (POMED)
Le régime marocain aura donc pris le temps de la réflexion, avant de passer à l’action devant les tribunaux espagnols. Rabat aurait mieux fait de s’abstenir tout court, la justice espagnole étant très peu encline à la compromission avec les dictatures, comme le régime de Mohammed VI, dont le monde entier connaît à présent, la sordide réalité et les travers, sinon les crimes.
Ironie du sort, une seule personne tire son épingle du jeu, l’avocat du Maroc, José Luiz Sanz Arribas, qui, sans le moindre effet de manche se sera vu gratifié d’une avance d’un million de dirhams sur les trois promis en guise d’honoraires. Le tout facturé au contribuable marocain, bien entendu. Mais, n’allez surtout pas espérer de nos responsables qui se sont tant fourvoyés, de s’en tenir là, lorsqu’ils sont rappelés à l’ordre par les réalités des démocraties, avec lesquelles ils sont appelés à traiter. Aux dernières nouvelles, le Maroc aurait fait appel de la décision de la justice espagnole. Les misérables barbus ayant décidé de boire le calice jusqu’à la lie.  Perseverare diabolicum est !!!!!
A l’origine de cette misérable plainte, il y a les déclarations indignes des responsables du PJD, avec à leur tête le chef du gouvernement, son ministre de la justice et celui de la communication. Dans leur acharnement vengeur à enfoncer Ali Anouzla et alors que l’affaire n’avait même pas encore été examinée par un juge d’instruction, le trio s’était fait menaçant et avait promis de s’en prendre à tous ceux qui s’étaient fait l’écho de la vidéo de propagande, dont le quotidien espagnol. Vaste programme. Des dizaines d’autres journaux et sites Internet et des centaines de milliers d’internautes, à travers le monde en avaient fait de même. Difficile de se dédire après ça, sans perdre le peu de crédit qui reste encore au PJD, d’autant que nombreux étaient ceux qui ne manquaient pas de rappeler régulièrement et avec force sarcasmes sur les réseaux sociaux et dans la rue, sa promesse à Benkirane. En plus d’y laisser du crédit, les islamistes de Sa Majesté auront, une fois de plus, fait perdre la face au pays, la justice espagnole n’ayant même pas accepté d’entrer en matière.
La diarrhée verbale à tout bout de champ
En politique, il faut savoir se taire ou à tout le moins ne s’exprimer qu’à bon escient. Au PJD, où l’on ignore tout de la politique, de l’intelligence, de la retenue ou encore du bon sens, on ne sait tout simplement pas se taire. On a la diarrhée verbale facile. La logorrhée irrépressible. De celle qui vient aux désœuvrés. Car au parti, on se trouve fort désœuvré, vidé de toute substance par le diabolique Makhzen. Alors, lorsqu’on a tout perdu, il vous reste la langue, pour donner le change et faire illusion. Bien pendue, et bien fourchue, particulièrement lorsqu’il s’agit de vouer aux gémonies, les contestataires des méthodes du régime ou de simples citoyens révoltés par leurs conditions de vies. Mais un organe bien taiseux, lorsqu’il s’agit de s’en prendre aux corrompus et aux salauds.

 
Surtout laisser somnoler Pharaon Alors tels des mégères, Benkirane et ses acolytes font dans le commérage. Pour rien. Pour le fun. Pour épater la galerie. Ou simplement pour exister. On glose, on plaisante, on expectore des glaires douteux, on ricane de tout, y compris des sujets les plus graves. Un jour, sur le suicide d’un diplômé chômeur, fatigué de sa condition de misérable. Le lendemain sur les détenus politiques dont on nie jusqu’à l’existence, alors que plus de trois cents d’entre eux hantent les geôles du Makhzen et y subissent les affres de la torture. On s’attaque aux sujets les plus futiles, ceux qui ne prêtent pas à conséquence, les "petits murets", comme les surnomment le marocain, ceux qui ne risquent pas d’empêcher Pharaon de somnoler, comme l’affaire Danone, curieusement devenue sujet d’actualité brûlante, depuis que Mohammed VI s’est dessaisi de ses parts dans la compagnie. Le Chef du gouvernement, fidèle à sa légendaire propension à l’épanchement s’en est même pris aux femmes actives, les accusant, en termes à peine voilés, de participer du délitement de la vie de la famille.
Et lorsque les sujets se font plus sérieux et les questions plus embarrassantes, l’homme botte en touche et fait appel au Créateur ou plutôt aux calendes grecques. La démocratie ? « In chaa Allah », en 2891, question de tempo ! La lutte contre la corruption ? « Bi haouli Allah », en 2672, il faut savoir laisser du temps au temps !
On ne peut s’empêcher de compatir avec le militant de base qui rêvait du Paradis du Pouvoir pour son parti et qui vit l’enfer à voir les élites de ce dernier se compromettre allègrement avec la dictature du Makhzen.

Les idiots utiles de la dictature
L’affaire El País confirme ce que l’on suspectait déjà. On aurait du se méfier de ce parti qui arbore en guise d’armoiries cette lanterne antédiluvienne, instrument du passé. Il n’a pas une once de lumière à dispenser à ses propres troupes. A fortiori au reste du monde. Il est devenu, en quelques mois, l’idiot utile de la dictature marocaine. Ces islamistes-là, dont on se doutait qu’ils ne valaient pas tripette, avant leur investiture, en sont à "compagnonner" avec la tyrannie, lui prêtant aide et assistance, dans les moindres de ses coups fourrés ou complots. Mieux que n’importe quelle juridiction, c’est l’Histoire qui se chargera un jour, de rendre justice aux marocains et de faire renaître à la lumière, la Mère Patrie.


Sahara occidental : Droit à l’autodétermination du peuple sahraoui .

  Le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui fortement réaffirmé à Alger




                                                                                        Le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental a été fortement réaffirmé, jeudi à Alger, à l’occasion d’une conférence de soutien et de solidarité initiée par l’Organisation nationale pour la Solidarité associative (ONSA). 

“La cause du peuple sahraoui mérite une mobilisation plus large et plus effective, et ce conformément au droit international”, a plaidé, dans son intervention inaugurale des travaux de cette rencontre, le président de l’ONSA, Karoun Tahar, appelant à l’occasion à la libération “immédiate et inconditionnelle” de tous les prisonniers politiques sahraouis détenus dans les geôles marocaines. 

Insistant sur le rôle “important” des Organisations non gouvernementales (ONG) internationales pour la défense et la promotion de la question du Sahara Occidental, l’intervenant a convié celles qui ont des “réticences” en raison d’informations “douteuses” à “incarner les valeurs de démocratie” et à “infléchir” le cours des événements en faveur des Sahraouis.

Le président de l’ONSA a particulièrement relevé la dimension liée aux droits de l’homme, eu égard aux multiples “violations” commises par les forces marocaines contre les populations sahraouies des territoires occupés. “Le peuple sahraoui est colonisé, dominé et opprimé”, a-t-il martelé, avant de se référer aux témoignages attestant constat et établis par les militants des droits de l’homme sahraouis, ainsi que par des observateurs étrangers. 

De son côté, le consul de la république arabe sahraouie et démocratique (RASD) à Alger, Mohamed Echeikh, a déploré que “le peuple sahraoui n’a pu se prononcer sur son devenir, car il a été trahi par le Maroc”, relevant les “endurances quotidiennes” des Sahraouis conséquemment à la situation de colonisation. Il a cité, entre autres “injustices commises par le colonisateur marocain, “l’emprisonnement de ses compatriotes, les quelques 5 millions de mines antipersonnel qui “continuent de faucher des vies”, le mur de la “honte” qui divise les Sahraouis et la spoliation des ressources naturelles de ce territoire. 

Déplorant le soutien de certains pays, dont la France, profitant au Maroc, le diplomate a estimé que le makhzen “ne fait même pas confiance à ses citoyens”, allusion à son refus d’accepter le vote des Marocains dans le cadre du référendum d’autodétermination. Il a réitéré, à ce propos, que le référendum en question est la “seule solution” acceptée par les Sahraouis, pour régler le conflit, considérant que “nul ne peut se prononcer sur son avenir” à sa place, et qu’il était temps pour appliquer la légalité internationale dans ce dossier, qui figure parmi les 16 cas de décolonisation dans le monde en suspens et l’ultime dans le continent africain. 

Anthropologue et député du Front de libération nationale (FLN) à l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Taibi s’est attardé sur la dimension identitaire du peuple sahraoui pour soutenir que celui-ci n’est pas “issu du néant, comme tend à l’avancer le protagoniste marocain”, a-t-il précisé. Il a averti, au passage, contre “les agissements du Maroc, à l’origine du blocage du processus d’édification de l’Union du Maghreb arabe (UMA)”. 

La question sahraouie est “complexe”, mais, sur le plan du droit, elle ne souffre aucun doute, a poursuivi M. Taibi, appelant à l’application du droit international. Abondant dans le même sens, le représentant du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Ismaïl Debeche, a assuré que le droit des Sahraouis sur leur territoire est reconnu, “y compris de la part du Maroc”, et a averti contre les risques de “se concentrer sur les questions identitaires”. “Le plus important est de respecter les limites géographiques héritées du colonialisme”, a-t-il dit, déplorant que la question sahraouie demeure “prisonnière de la décision du makhzen”.



samedi 21 juin 2014

Regrets hypocrites ! Le Makhzen pleure la disparition de Mahdi El Manjra

Tristesse de façade, regrets hypocrites !
Le Makhzen pleure aujourd’hui la disparition de Mahdi El Manjra, éminent écrivain et universitaire marocain de renommée internationale, décédé suite à une longue maladie.
Le Makhzen est triste de manger ses victimes …alors qu’en fait,c’est lui, qui avec ses glandes salivaires a fini par achever Mahdi El Manjra !
Dans l’antiquité,la légende disait que les crocodiles charmaient leurs proies par des gémissements à fendre l’âme des naïfs qui passaient à proximité et venaient s'enquérir, un peu trop près, de ce qui pouvait provoquer leur perte …et une fois attirés,ils se faisaient prendre….dans les mâchoires des crocodiles …!

Aujourd'hui le Makhzen marocain est à l’image du crocodile qui pleure pour s’approprier l’héritage de Mahdi El Manjra, après l’avoir combattu, harcelé et marginalisé,tout au long de sa vie !

Écoutez le message de condoléances adressé à la famille de Mahdi El Manjra par « Le Président du Makhzen Marocain » :
«Nous avons appris avec une profonde peine et une sincère compassion, la nouvelle du décès de Mahdi El Manjra, que Dieu l’ait en Sa Sainte miséricorde. Avec sa mort, le Maroc aura perdu l’un de ses hommes de pensée et de ses fidèles militants des droits de l’homme qui ont contribué à la formation des générations marocaines…Le défunt était l’exemple du penseur engagé et du chercheur futuriste sérieux qui a consacré ses œuvres au service de la défense des droits des peuples des pays en développement pour l’acquisition des fondements du développement global, basée sur la science et le savoir…».
Comme si le Makhzen au Maroc partageait le combat de Mahdi El Manjra pour les droits de l’homme et l’acquisition des fondements du développement des peuples !
Mahdi El Manjra a été interdit dans les médias publics au Maroc lorsqu’il a commencé à contester l’excès du pouvoir Makhzenien, dénoncer la corruption et la violation des droits de l’homme, et remettre en cause « l’occidentalisation » ou la « colonisation culturelle à outrance », contraires aux valeurs et aux intérêts du peuple du Maroc !
Cela lui a valu une mise en garde en forme d’ultimatum adressé publiquement par Driss Basri,l’ancien homme fort d’Hassan II en 1988…pour finir d’être interdit ,délaissé, marginalisé et oublié…par pratiquement tous les médias publics au Maroc !
Combien de Marocains connaissent aujourd’hui les positions de Mahdi El Manjra ,et ses ouvrages dans les domaines des sciences humaines et sociales ?
* Maghreb et Francophonie, 1988.
* Première Guerre civilisationnelle, 1991.
* Rétrospective des Futurs, 1992.
* Nord-Sud, prélude à l’ère post coloniale, 1993.
* La Décolonisation culturelle, défi majeur du XXIe siècle, 1996.
* Dé-globalisation de la globalisation, 1999 ?
Photo de Said Karaoui.
Décidément l’hypocrisie et le double langage est la marque de fabrique du Makhzen et tous les courtisans qui l’entourent !
Mahdi El Manjra n’a cessé de dénoncer la monstrueuse voracité et le vol des richesses du pays par des prédateurs, qui aujourd’hui (après sa disparition) s’ingénient et s’évertuent à célébrer sa mémoire !

Mahdi El Manjra était contre l’illettrisme et l’ignorance heureuse…dont tire profit les carnassiers du royaume du soleil couchant !
Mahdi El Manjra était contre l’inertie
Photo de Said Karaoui.Contre le Makhzen
Contre l’Elite silencieuse et traître !
Paix à Mahdi El Manjra
Paix à l’esprit d’imagination
D'Innovation
Et d'auto dépendance.