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vendredi 9 janvier 2015

Daech recrute dans les prisons


Par Hicham Alaoui le 8/1/2015 
 
daech
© Copyright : capture d'écran youtube
 
Kiosque360. La nébuleuse terroriste Daech ne se contente plus du monde virtuel pour l’embrigadement de nouveaux combattants destinés à renforcer ses rangs, mais va au-delà en recrutant dans les prisons.
Dans son numéro du jeudi 8 janvier, le quotidien Al Ahdath Al Maghribia avance que la lettre de la famille d’un pensionnaire de la prison de Tétouan a révélé l’existence d’un réseau spécialisé dans le recrutement de prisonniers destinés à rejoindre le groupe terroriste pour être envoyés dans les régions de conflits, notamment en Irak et en Syrie.

Le journal ajoute que la famille du pensionnaire en question a constaté des changements dans son comportement, ses propos et ses aspirations après sa sortie de prison. Les parents réaliseront, au fil des discussions, que leur fils avait été endoctriné. Il partageait son quotidien à la prison avec des individus appartenant au réseau terroriste de Daech, dont l’un se chargeait des opérations d’embrigadement au sein du pénitencier, profitant en cela des conditions des pensionnaires, notamment les jeunes en état de désespoir.

Les parents n’ont pas caché leurs appréhensions quant au sort de leur fils, qui selon eux, a été condamné dans des conditions entachées d’ambigüité, le verdict prononcé à son encontre ne correspondant pas aux délits qu’il avait commis, chose qui a attisé sa haine et facilité du coup son endoctrinement, poursuit la publication. Ceci a poussé la famille à demander que son fils soit éloigné de cette «zone de danger», fait savoir le journal, ajoutant qu’elle a sollicité les services concernés d’intervenir d’urgence pour préserver nombre de prisonniers qui pourraient tomber dans les filets des groupes extrémistes.

Des enrôleurs au sein de la prison
Selon Al Ahdath Al Maghrbia, les services concernés avaient déjà diligenté des enquêtes qui ont conclu à l’existence, dans la prison de Tétouan et d’autres pénitenciers, de certains individus s'activant à embrigader les jeunes pour le compte de l’organisation de "l’Etat islamique" ou d'autres groupes intégristes et terroristes. Et d’ajouter que la brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) mène ces derniers jours des investigations et enquêtes portant sur certains suspects, dont le dirigeant d’un réseau qui a été transféré récemment de la prison de Tétouan au siège de la BNPJ.

Une nouvelle méthode, donc, pour recruter d’éventuels combattants dans les rangs de Daech. Après les rencontres directes, les séances religieuses d’endoctrinement et les réseaux sociaux, les prisons entrent en scène en tant que plateforme idéale pour dénicher des personnes désespérées faciles à transformer en «combattants».

http://www.le360.ma/fr/societe/daech-recrute-dans-les-prisons-29143

Selon le Français Abdel Aziz Redaouia, en prison à Tanger, Daech recrute aussi dans cette prison.
( lire aussi :http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/affaire-trois-franco-maghrebins-pa-858.html)
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L’approvisionnement en armes de l’Etat Islamique depuis la Turquie (reportage)

Publié par Wikistrike .com,  3/1/2015


Par la chaine allemande WD
La chaine allemande Deutsche Welle (DW) a publié un reportage vidéo d’une importance capitale

jeudi 10 octobre 2013

Prisons du Maroc. 115 condamnés à mort


Prisons. Au cimetière des vivants

  • Par : Mohammed Boudarham, 5/10/2013
Prisons. Au cimetière des vivants Les prisons marocaines abritent 115 condamnés à mort. Et ils vont mal, très mal. Selon une enquête de terrain, conduite par l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH), plus des deux tiers (67%) de ces détenus sont atteints de troubles mentaux. Et 50% en souffraient bien avant de commettre les crimes qui leur ont valu la peine capitale.  
Autre conclusion choc de cette étude intitulée “Voyage au cimetière des vivants”, 53% des locataires des couloirs de la mort pensent au suicide ou émettent le souhait d’être exécutés pour mettre fin à leur calvaire. Alors que 15% sont persuadés que leur sentence sera exécutée bien que le Maroc observe un moratoire de fait depuis 1993. 
Cette étude, menée par trois avocats et deux médecins, ne s’arrête pas au stade du constat. Elle recommande une intervention royale, par le biais de la grâce, pour commuer la peine de mort en peine de prison. Et surtout demande à l’Etat de respecter  l’article 20 de la Constitution, institutionnalisant le droit à la vie, en abrogeant la peine de mort. 
 L’étude de l’OMDH et ses partenaires (l’ONG Ensemble contre la peine de mort et la Coalition marocaine contre la peine de mort) a été réalisée en janvier et février 2013, via des rencontres directes avec 52 condamnés à mort. 

samedi 6 avril 2013

Prisons au Maroc : 1000 nouveaux détenus par mois

La population carcérale ne cesse d’augmenter, 1000 nouveaux détenus arrivent chaque mois. C’est le principal constat du rapport de l’Observatoire Marocain des Prisons. Hafid Benhachem, le patron de l’administration des centres pénitenciers, renvoie la balle au gouvernement Benkirane qui n’a pas répondu favorablement à sa demande de renforcer son équipe de 1600 nouvelles recrues en 2013.
 
 La situation des prisons du royaume est toujours si préoccupante. Les ONG des droits de l’Homme sont unanimes à sonner le tocsin. Le rapport présenté, hier, par l’Observatoire marocain des prisons n’a point dérogé à cette règle. L’OMP pointe du doigt le surpeuplement dans les 73 centres pénitenciers que compte le pays. Fin septembre 2012, le nombre des détenus a atteint les 70.675 contre 64.833 une année auparavant. L’association estime que la population carcérale se renforce mensuellement par l’arrivée de 1000 personnes.
Selon le document de l’Observatoire, cette promiscuité n’épargne aucune prison. L’OMP a établi un classement des centres qui connaissent un surpeuplement : le haut du podium est occupée par le pénitencier de Marrakech avec 168,14% de plus de sa capacité autorisée, la seconde position est revenue  au centre de Tiznit et ses 121,43% alors que la troisième place est attribuée au tristement célèbre prison d’Ain Kadouss de Fès avec 103,20%. L’OMP constate, également, que 68% des détenus sont âgés entre 21 et 50 ans, 8% entre 13 et 20 ans et 6% ont dépassé la cinquantaine.

Les propositions de l’OMP
Le surpeuplement est un fait. En vue de limiter son impact, l’Observatoire marocain des prisons proposent quelques solutions, en voici quelques exemples : la réduction de l'année carcérale à dix mois seulement, au calcul de l'incarcération nocturne en tant que demi-journée d'emprisonnement, la rationalisation de la détention provisoire (plus de 46% des détenus), réduire sa durée, de mettre en œuvre le contrôle judiciaire, d'œuvrer à abolir les peines d'emprisonnement pour certains délits dont notamment les petits et de les remplacer, comme cela est en vigueur sous d’autres cieux, par des travaux d’intérêt général pour la société, également une sanction pénale.

La réponse de Benhachem
Au Salon du Livre de Casablanca, le patron de la délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, , a profité d’un point presse pour répondre aux critiques de l’Observatoire marocain des prisons. Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte que Hafid Benhachem a porté la responsabilité du surpeuplement au gouvernement Benkirane. Selon cet ancien collaborateur de Driss Basri, le personnel actuel dont il dispose n'est pas suffisant. Et de rappeler que sa Délégation avait demandé 1.500 postes budgétaires au titre de l'exercice 2013, mais elle n'en a obtenu que 600. Dans sa plaidoirie, Benhachem a invité le ministère de la justice et des libertés à une révision du procédé de détention provisoire.
La délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion est placée sous la tutelle du chef de gouvernement.
URL Source : http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/04/que-peut-hollande
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Prisons : 1/3 des détenus condamnés à de longues peines sont des malades mentaux


"Dortoir" de prison marocaine


Le président de l'OMDH a fait ce constat lors d'un colloque organisé ce vendredi sur la justice et la santé mentale.

Mohamed Nachnach, président de l'OMDH (Organisation Marocaine des Droits de l'Homme) a affirmé qu'au Maroc, le tiers des prisonniers condamnés à de longues peines ainsi que les condamnés à mort souffrent de déséquilibres psychologiques et mentaux. Il estime nécessaire que les organes de la justice soient assistés par un médecin spécialisé en expertises médicales, lors des différents stades de la poursuite pénale, dès les premières heures chez la police judiciaire jusqu'à l'emprisonnement, en passant par la détention provisoire et les séances au tribunal.
Lors de son intervention à un colloque sur le thème «Responsabilité pénale,  expertise médicale et psychologique et procès équitable », tenu ce vendredi, Mohamed Nachnach a déclaré : "Nous aspirons à la création d'une future commission indépendante, avec le pouvoir d'effectuer des visites aux lieux de détention, pour assurer la prévention contre la torture et s'assurer du respect du droit des prisonniers et des détenus », tout en rappelant que l'organisation qu'il préside a contribué aux ateliers organisés par le Ministère de la justice et des libertés pour réformer le système judiciaire.
Pour sa part, le secrétaire général du Conseil national pour les droits de l'homme, Mohammed Sebbar, a évoqué les rapports thématiques, dont une étude sur l'état de la médecine légale au Maroc, qui sera publiée dans les prochains jours.
Sebbar a rappelé que le CNDH a publié les résultats d'une étude sur le terrain, dont un chapitre a concerné la question de la relation entre la justice et la santé mentale, qui a révélé la situation désastreuse des malades mentaux qui sont exemptés de toute responsabilité pénale, et a noté que l'on continue à emprisonner les malades mentaux auteurs de crimes. Le CNDH a observé également que les périodes passées en cours de traitement n'étaient pas déduites de la durée d'emprisonnement dans les cas de la responsabilité partielle de l'auteur du crime.
URL Source : http://fr.lakome.com/index.php/societe/607-prisons-1-3-des-detenus-condamnes-a-de-longues-peines-sont-des-malades-mentaux