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jeudi 2 mars 2017

L'UE interpellée par la Cimade sur le respect des droits et de la dignité des migrants


Société Publié Le 1/3/2017 


C’est par une lettre ouverte, adressée au président François Hollande et aux responsables européens, que la Cimade a décidé d’interpeller l’Union européenne quant à la situation des migrants, et notamment en se focalisant sur le respect des droits et de la dignité de cette catégorie de la population.
Pour l'ONG, l’UE fait certainement erreur concernant la question migratoire. Et pour cause, le 25 janvier dernier, des responsables parlaient dans la communication de la Commission européenne sur la Méditerranée centrale de «l’orientation de la politique de coopération entre l’UE et la Libye visant à arrêter les mouvements migratoires à travers la Libye». 



Société Publié Le 01/03/2017 à 17h30

L'UE interpellée par la Cimade sur le respect des droits et de la dignité des migrants

C’est par une lettre ouverte, adressée au président François Hollande et aux responsables européens, que la Cimade a décidé d’interpeller l’Union européenne quant à la situation des migrants, et notamment en se focalisant sur le respect des droits et de la dignité de cette catégorie de la population.
Pour l'ONG, l’UE fait certainement erreur concernant la question migratoire. Et pour cause, le 25 janvier dernier, des responsables parlaient dans la communication de la Commission européenne sur la Méditerranée centrale de «l’orientation de la politique de coopération entre l’UE et la Libye visant à arrêter les mouvements migratoires à travers la Libye». Un point qui ne rassure aucunement l’organisation, qui d’après elle, «la gestion des mouvements migratoires le long de la route de la Méditerranée centrale à la Libye ne permettra ni de réduire les violations des droits humains ni de mettre fin à l’entreprise des passeurs». Cela ne fera qu’augmenter l’atteinte aux droits humains et surtout la souffrance déjà grande des migrants.
En découle en premier lieu des différentes décisions qui ont été prises par l’Union européenne dans le but de «renforcer» la coopération avec la Libye. Bien sûr, ces mesures se voulaient un empêchement des départs de ce pays et ce «malgré la situation géopolitique très préoccupante qui y règne et les risques évidents de violations des droits des migrants», poursuit la lettre ouverte.
La Cimade n’est pas seule dans sa révolte, puisque ce sont «plus de 70 organisations et réseaux européens» qui sont mobilisés «afin de dénoncer ce pas de plus dans l’externalisation des politiques migratoires». Des ONG qui estiment que «les décisions de l’UE vont augmenter le nombre d’arrestations et le recours à la détention des migrants en Libye, ainsi que les risques de graves violations des droits humains».


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/51467/l-ue-interpellee-cimade-respect-droits.html
Société Publié Le 01/03/2017 à 17h30

L'UE interpellée par la Cimade sur le respect des droits et de la dignité des migrants

C’est par une lettre ouverte, adressée au président François Hollande et aux responsables européens, que la Cimade a décidé d’interpeller l’Union européenne quant à la situation des migrants, et notamment en se focalisant sur le respect des droits et de la dignité de cette catégorie de la population.
Pour l'ONG, l’UE fait certainement erreur concernant la question migratoire. Et pour cause, le 25 janvier dernier, des responsables parlaient dans la communication de la Commission européenne sur la Méditerranée centrale de «l’orientation de la politique de coopération entre l’UE et la Libye visant à arrêter les mouvements migratoires à travers la Libye». Un point qui ne rassure aucunement l’organisation, qui d’après elle, «la gestion des mouvements migratoires le long de la route de la Méditerranée centrale à la Libye ne permettra ni de réduire les violations des droits humains ni de mettre fin à l’entreprise des passeurs». Cela ne fera qu’augmenter l’atteinte aux droits humains et surtout la souffrance déjà grande des migrants.
En découle en premier lieu des différentes décisions qui ont été prises par l’Union européenne dans le but de «renforcer» la coopération avec la Libye. Bien sûr, ces mesures se voulaient un empêchement des départs de ce pays et ce «malgré la situation géopolitique très préoccupante qui y règne et les risques évidents de violations des droits des migrants», poursuit la lettre ouverte.
La Cimade n’est pas seule dans sa révolte, puisque ce sont «plus de 70 organisations et réseaux européens» qui sont mobilisés «afin de dénoncer ce pas de plus dans l’externalisation des politiques migratoires». Des ONG qui estiment que «les décisions de l’UE vont augmenter le nombre d’arrestations et le recours à la détention des migrants en Libye, ainsi que les risques de graves violations des droits humains».


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/51467/l-ue-interpellee-cimade-respect-droits.html

lundi 20 juin 2016

Journée Mondiale des Réfugiés, aidons les dans la reconstruction de leur vie !



Nourrir une politique de l'accueil,
un enjeu éthique et politique

En méditerranée, plus de 10 000 migrants sont morts noyés
depuis 2014
(*l’ONU).

Parallèlement, nous assistons à la mise en place de centres de tri des
personnes étrangères, à une démission morale de l'Europe.

La France accueille. Mais trop peu au regard de la solidarité
dont font preuve d'autres pays.

Et les progrès annoncés par la réforme de l'asile ont été freinés par la
lourdeur des obstacles bureaucratiques et législatifs. Dans les faits, cela
entraine la mise à la rue des personnes, l'émergence de camps de
fortune et de personnes en attente de protection.

La France accueille, mais mal. L’insuffisance de moyens et
l'incohérence des politiques conduisent à engorger
des dispositifs d’urgence.


Quand 86% des réfugiés sont accueillis majoritairement
dans des pays en développement, pouvons-nous
accepter que notre pays ignore ses engagements ?

Pouvons-nous accepter que La France soit de plus en plus
perçue comme un pays inhospitalier quand 82% de sa population
affiche sa volonté d'accueillir
Avec La Cimade, dites oui à l'accueil, oui au vivre ensemble,
oui au faire ensemble.


Pour les aider dans l’accompagnement de leurs démarches et de leurs droits,
nous avons besoin de votre soutien financier.

À l’occasion de la Journée Mondiale des Réfugiés, aidez-nous
dans la reconstruction de leur vie !


Véronique Linares
Responsable nationale
de la communication
& développement
des ressources privées.

PS: un don de 150€ permet de financer une ligne d’urgence pendant 1 an
dans une permanence de La Cimade.
Après déduction fiscale, ce don vous revient à 51€.




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Photo de Carlos Cristobal.
 
Barbara Weingartner

 De Bachir A Senia, réfugié sahraoui, né en exil : "Aujourd'hui est la journée mondiale des réfugiés. Les réfugiés sont des gens comme tout le monde . Nous avons été contraints  de laisser derrière nous notre vie, nos propres réalités, de fuir  notre patrie . Mais nous sommes aussi des gens avec des rêves, des espoirs, des désirs et des fantaisies. Le plus important est que nous avons  d'immenses capacités et une détermination énorme ! Nous méritons de vivre et d'être soutenus dans la dignité et un accueil digne."
 




jeudi 26 mai 2016

Migration : morts, murs, tri et troc, jusqu’où ira la démission morale d’une Europe en crise ?


9 mai 2016
Dénués de volonté politique et de courage collectif pour apporter une réponse à la hauteur des enjeux des migrations actuelles, les pays européens ne savent plus quoi inventer pour éviter d’accueillir et de secourir les milliers de personnes qui espèrent encore un endroit pour vivre dans la sécurité et la dignité.
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Pas une semaine sans que de nouvelles informations sur le sort réservé aux personnes exilées aux portes et au sein de l’Europe ne provoquent l’indignation et la colère des défenseurs des droits humains. À la dernière tragédie de 500 morts en Méditerranée du mois d’avril, se sont ajoutées des dizaines de disparitions supplémentaires.
Dénués de volonté politique et de courage collectif pour apporter une réponse à la hauteur des enjeux des migrations actuelles, les pays européens ne savent plus quoi inventer pour éviter d’accueillir et de secourir les milliers de personnes qui espèrent encore un endroit pour vivre dans la sécurité et la dignité. Alors que la seule véritable question devrait être : comment assurer un accueil humanitaire et une protection à tous ceux qui le demandent et qui en ont besoin, nos pays semblent ne s’accorder que sur un point : comment éloigner le problème, comment s’en débarrasser au plus vite !

samedi 14 mai 2016

Rapport du Défenseur des droits : “On parle à des étrangers avant de parler à des êtres humains”

Des droits que possèdent toute personne humaine ne sont pas respectés : éloignement des famille, placement en centre de rétention de gens qui n’ont rien à y faire (familles, mineurs, personnes malades…).
La présidente de la Cimade, Geneviève Jacques, revient sur le rapport “Les droits fondamentaux des étrangers en France” qui étrille l’administration et la société sur les pratiques discriminatoires réservées aux non-Français.
Le rapport rendu par le Défenseur des droits Jacques Toubon sur les droits des étrangers en France est loin d’être tendre avec l’administration publique, les préfectures et l’Etat. Il pointe aussi du doigt des préjugés tenaces. Avec, en filigrane des 305 pages qui composent le document, l’application, de facto, d’une sorte de préférence nationale concernant l’accès aux droits fondamentaux. « L’idée de traiter différemment les personnes n’ayant pas la nationalité française, de leur accorder moins de droits qu’aux nationaux est si usuelle et convenue qu’elle laisserait croire que la question de la légitimité d’une telle distinction est dépourvue de toute utilité et de tout intérêt », explique Jacques Toubon en introduction.

dimanche 8 mai 2016

Soutien à une famille arménienne menacée d'expulsion à Gap








La famille Vardanyan, d'origine arménienne, est en France depuis trois ans et demi. Une petite fille est née à Gap il y a presque 3 ans et le fils, Bagrat, est aujourd'hui parfaitement francophone, après avoir effectué toute sa scolarité en France.

La famille s'est exilée car la vie de Hayk, le père, était menacée par des mafias locales qui l'avaient déjà persécuté et tabassé, aggravant une surdité pour laquelle il a pu être appareillé en France.
La majorité de la famille vit en France et il est impensable que certains de ses membres soient contraints de retourner dans un pays en guerre depuis le 1er avril 2016, dans un pays où les enfants n'ont jamais vécu.
Aujourd'hui, ils ont besoin de notre soutien car, malgré les risques encourus en cas de retour au pays, la préfecture a décidé de les expulser.
Cette situation est inédite dans les Hautes-Alpes puisque jamais aucune famille avec enfants scolarisés, n'avait eu à subir ce sort inhumain.
En signant cette pétition vous dites votre désaccord avec cette décision préfectorale et vous donnez une chance à Bagrat de poursuivre sa scolarité avec sérénité.
Cette pétition sera remise à:
  • Cimade


Signer :



 https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=8912489601817808232#editor/target=post;postID=8840327138427759326;onPublishedMenu=posts;onClosedMenu=posts;postNum=1;src=postname

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Lundi 18 avril 2016, une famille est mise à la rue.

En réponse à cette situation intolérable, le collectif de personnes"Un toit, un Droit !" s'est créé, soutenu par plusieurs organisations. Face à la nécessité de lui apporter un toit, un lieu appartenant à la ville de Gap, ouvert et vacant depuis 10ans, est occupé par solidarité active.

Le collectif agira à chaque fois que de telles situations intolérables se présenteront et exigeront une réponse humaine.
Le collectif est au côté des familles, pour interpeller l'opinion publique, dénoncer la violation des Droits de l'Homme et s'assurer que des solutions rapides d'hébergement dignes soient proposées.

Nous témoignons de la détresse de ces familles.
Nous témoignons de l'existence de nombreux logements vacants sur notre territoire.
Nous témoignons du désengagement des autorités compétentes.

Par cet acte symbolique et visible, nous revendiquons :

• un logement digne pour toutes et tous, quelque soit leur origine et leur situation administrative
• le respect des droits humains fondamentaux
• le droit de vivre sans être inquiété

L'action du collectif "Un toit, un droit !" rend possible un hébergement solidaire, mais se voulant transitoire. Il n'a pas vocation à pallier les carences des dispositifs existants et appelle les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités.

jeudi 17 décembre 2015

Migrer, souvent une obligation pour qui veut survivre


« La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec ceux qui souffrent, qui sont opprimés et exploités et d'assurer leur défense, quelles que soient leur nationalité, leur position politique ou religieuse. » Pour voir cet email dans votre navigateur, cliquez ici



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Migrer, souvent une obligation pour qui veut survivre

Originaires de République Démocratique du Congo, Joseph et Francis ont tous deux connu les affres de la prison en raison de leur engagement politique. Cachés, aidés par leur proches, ils ont réussi à fuir.

Ils ont connu les déchirements de l'exil, contraints de laisser derrière eux familles et proches.


Aujourd'hui, ils tentent de se reconstruire. Une épreuve qu'ils relèvent avec courage.

Comme Francis, Joseph nous livre son histoire.

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VOIR SON TÉMOIGNAGE>

L'écoute, l'accompagnement juridique et l'hébergement proposés par les équipes de La Cimade à Francis, Joseph ou Céry concernent chaque année près de 100 000 personnes, toutes confrontées à des situations complexes et différentes. 
Les bénévoles de La Cimade consacrent le temps nécessaire à chacune de ces vies.


Soyez à nos côtés. Votre don est l'assurance de notre liberté d'actions et de leur autonomie.




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Geneviève Jacques
Présidente de La Cimade

mercredi 16 septembre 2015

LE POINT DE DÉPART D’UNE NOUVELLE PRISE DE CONSCIENCE (La Cimade)

« La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec ceux qui souffrent, qui sont opprimés et exploités et d’assurer leur défense, quelles que soient leur nationalité, leur position politique ou religieuse. »
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L’élan de solidarité citoyenne pour un accueil plus généreux en France des personnes qui prennent les chemins périlleux de l’exode vers l’Europe pour échapper aux situations invivables dans leurs pays se confirme. Il est et doit rester l’aiguillon qui demande aux pouvoirs publics de prendre des mesures exceptionnelles et durables à la hauteur de la situation. 
Vous êtes très nombreux à nous avoir manifesté votre souhait de contribuer concrètement à cette solidarité et nous vous en remercions.
Alors que vont se mettre en place des plans d’action pour réaliser cet accueil dans toute la France, La Cimade se prépare à apporter ses compétences pour un accompagnement responsable et durable des personnes dans les différents lieux où elle est présente.
Pour les personnes qui vont arriver, comme pour celles qui sont déjà sur notre territoire, nous poursuivrons nos engagements pour la défense et l’accès aux droits de tous
Afin que cet élan de solidarité ne retombe pas, mais soit au contraire le point de départ d’une nouvelle prise de conscience sur la réalité des mouvements migratoires et sur le devoir d’hospitalité qui nous incombe, nous intensifierons nos actions pédagogiques pour faire tomber les peurs et les préjugés sur « l’étranger » et pour lutter contre toutes les formes de discrimination et de stigmatisation. Nous voyons combien ces risques sont réels aujourd’hui.