La
présidente de la Cimade, Geneviève Jacques, revient sur le rapport “Les
droits fondamentaux des étrangers en France” qui étrille
l’administration et la société sur les pratiques discriminatoires
réservées aux non-Français.
Le rapport rendu par le Défenseur des
droits Jacques Toubon sur les droits des étrangers en France est loin
d’être tendre avec l’administration publique, les préfectures et l’Etat.
Il pointe aussi du doigt des préjugés tenaces. Avec, en filigrane des
305 pages qui composent le document, l’application, de facto, d’une sorte de préférence nationale concernant l’accès aux droits fondamentaux. «
L’idée de traiter différemment les personnes n’ayant pas la nationalité
française, de leur accorder moins de droits qu’aux nationaux est si
usuelle et convenue qu’elle laisserait croire que la question de la
légitimité d’une telle distinction est dépourvue de toute utilité et de
tout intérêt », explique Jacques Toubon en introduction.
