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jeudi 23 février 2017

AFRIQUE / Sahara occidental : comment le Maroc utilise l’immigration comme moyen de pression sur l’UE



Date de publication sur Tlaxcala : 22/02/2017
Traductions disponibles : English 


Leslie Carretero




Depuis vendredi, plusieurs centaines de migrants ont franchi la frontière entre l’Espagne et le Maroc. Ce dernier avait menacé l'UE de relâcher le contrôle exercé sur les migrants, pour mettre l'accent sur la question du Sahara occidental.


Depuis vendredi, plus de 800 migrants ont forcé la frontière entre le Maroc et l'Espagne. Photo Antonio Sempere, AFP

En quatre jours, plus de 850 migrants venus d’Afrique ont réussi à forcer la frontière entre le Maroc et l’Espagne dans l’enclave espagnole de Ceuta, et sont ainsi entrés dans l’Union européenne (UE). La surveillance de la seule frontière terrestre entre le continent africain et l’UE relève de la responsabilité de l’Espagne et du Maroc, mais ce dernier, en froid avec Bruxelles au sujet d’un accord de libre-échange, a récemment menacé à demi-mots de relâcher son contrôle.

 Conflit au Sahara occidental
Le différend qui oppose le Maroc et l’UE porte sur l’interprétation d’un accord de libre-échange signé en 2012 sur les produits de l’agriculture et de la pêche.

Depuis l’annexion du Sahara en 1975 [revendiqué par le Front Polisario dès 1976, NDLR], le royaume chérifien exploite les ressources naturelles de ce territoire : ses nappes phréatiques indispensables pour l’agriculture, mais aussi ses eaux considérées comme les plus poissonneuses du continent africain. Les produits issus de la pêche et de l’agriculture sont ainsi exportés vers l’UE.

vendredi 24 juin 2016

Brexit et après: bye bye EU, bye bye UK, bienvenue aux peuples !








Maintenant que les électeurs britanniques ont dit bye bye à Bruxelles, le scénario logique devrait être le suivant :

1-Un nouveau référendum devrait être organisé pour demander aux électeurs s’ils veulent rester dans le Royaume « uni ». Pas seulement aux Écossais, mais aussi aux Irlandais du Nord, aux Gallois, aux Cornouaillais et aux Anglais proprement dits. À terme, la « Grande-Bretagne » devrait disparaître, au profit d’une confédération à laquelle les électeurs devraient choisir de s’associer ou non. L’Écosse indépendante, puis l’Irlande du nord indépendante, suivies du Pays de Galles, des Cornouailles et de l’Angleterre avec Londres, auraient à choisir entre plusieurs scénarios : faire partie soit d’une confédération des pays « britanniques », soit de l’Union européenne, soit des deux. L’Irlande du Nord aurait à choisir entre une indépendance pure et simple, le rattachement à la République d’Irlande, au nouveau Commonwealth et/ou à l’Union européenne.

2-La première mesure à prendre par le gouvernement PSOE-Unidos Podemos qui sortira des élections espagnoles du 26 juin, devrait être l’organisation d’un référendum demandant aux électeurs : « Voulez-vous rester dans l’Espagne telle qu’elle est et faire partie de l’UE à ce titre ? Voulez-vous devenir indépendants et faire partie de l’UE ? »

3-Les électeurs du Royaume de Belgique, des républiques italienne et française et des autres États-nations devraient suivre le même chemin. Wallons et Flamands, Bretons, Corses, Alsaciens, Occitans, Savoyards, Basques et Catalans, Andalous et Cantabriens, Castillans et Valenciens, Sardes, Siciliens, Lombards, Piémontais, Toscans et Vénitiens devraient pouvoir se prononcer sur l’avenir qu’ils veulent, tout comme les Bavarois, les Carinthiens, les Tyroliens, les Sames ou les Rroms.

Les populistes de la perfide Albion ont réussi là où la gauche grecque avait échoué : remettre en cause le « machin » de Bruxelles. Ils ont ouvert une voie royale aux peuples du vieux continent pour imposer à la caste eurocratique des banquiers et politiciens une autre Europe, celle des peuples. Reste à savoir si les gauches du continent sauront tirer des conclusions de l’échec des travaillistes britanniques à imposer la fausse équation établissant une équivalence entre UE et progrès social.
L’ Europe verticale des 28/27 est mourante, qu’elle crève ! Et vive l’Europe horizontale des 100 !



dimanche 8 mai 2016

Appel à occuper les places publiques le 15 mai 2016 partout dans le monde pour un #GLOBALDEBOUT





Appel Call Llamado Appello Apelo نداء دولي : #GlobalDebout, 15/5/2016

le
Global ND

  #GLOBALDEBOUT

Depuis le 31 mars 2016, les participants aux Nuits Debout occupent les places publiques et les transforment en lieu d’échange, d’apprentissage et de création citoyenne. Né des vagues de protestation contre la réforme du travail en France, cette ré-appropriation de l’espace public a permis de créer un lieu de réflexion collective où chacun a droit à la parole et peut se ré-approprier la politique.

Nous sommes conscients d’appartenir à une mobilisation qui devient Globale. Des liens qui existaient déjà entre les mouvements, qui s’activent aujourd’hui, s’intensifient dans le monde entier. Toutes les luttes qui convergent vers les places répondent à une même logique de défense des droits les plus fondamentaux : droit du travail, droit au logement, droits de l’environnement, liberté d’expression, droit de rassemblement…

Nuit Debout s’est fixé comme but premier la création d’un espace de convergence des luttes privilégiant le débat citoyen où tout un chacun peut venir partager ses expériences, ses réflexions et ses alternatives.
Si le 15 mai prochain, des dizaines, des centaines, des milliers de citoyens et citoyennes s’emparent des places publiques dans le monde entier, ce sera le jour qui marquera le passage du processus de convergence à un niveau international.

Face à l’évasion fiscale, à la destruction de notre environnement ou encore aux creusements des inégalités à l’échelle mondiale, notre réponse doit être globale et doit défendre les droits fondamentaux.
Pour mettre fin à toutes leurs guerres !
Pour mettre fin à l’exploitation des travailleurs, partout !
Pour mettre fin à la corruption, à l’évasion fiscale, aux mesures d’austérité et aux dettes !
Pour stopper la destruction de notre environnement !
Le 15 mai, agissons ! Dans nos quartiers, nos villes, nos villages.
Le moment de se connecter, de se mettre Debout toutes et tous ensemble est arrivé.
Le 15 mai, occupons les places partout dans le monde pour un GlobalDebout

Nous vous invitons à converger à Paris les 7 et 8 mai pour une rencontre internationale de préparation de la journée du 15 mai