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samedi 21 juin 2014

Le Maroc sape les efforts de Christopher Ross, Ahmed Boukhari dénonce l’obstruction au référendum

Le représentant du Front Polisario à l’Onu, Ahmed Boukhari, a dénoncé à New York, l’obstruction à la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental, occupé par le Maroc, appelant le Conseil de sécurité à assumer toute sa responsabilité pour régler la question sahraouie.
M. Boukhari s’exprimait, lundi, à la réunion du comité spécial de l’ONU chargé de la décolonisation, ou comité des 24, qui a été consacrée au dossier du Sahara occidental. Dans son intervention, le représentant sahraoui a rappelé que le Sahara occidental est la dernière colonie africaine qui attend toujours sa décolonisation totale. « C’est un affront pour l’Afrique », s’est-il indigné, en précisant que le Sahara occidental est un « dossier colonial » qui se trouve sur un sol (l’Afrique) dont la lutte pour la liberté a inspiré, dans une large mesure, la résolution 1514 de l’Assemblée générale portant création du comité de décolonisation. Dans ce sens, il a cité l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, qui a qualifié la situation au Sahara occidental de « source de honte pour nous les Africains ».

Le Maroc a choisi de remplacer le colonisateur européen

M. Boukhari a pointé du doigt «l’immense responsabilité de l’ONU et donc du comité, brutalement paralysés par le coup de force perpétré en octobre 1975, à savoir l’invasion puis l’occupation militaire du Maroc, comme le reconnaissent les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale de l’ONU». Le Maroc «a choisi de remplacer le colonisateur européen face à un peuple qui résiste et lutte pour son droit d’exister», a-t-il affirmé. A ce propos, il a observé que «si l’ONU a fini par convaincre le Maroc d’organiser un référendum, qui était prévu pour 1992, et d’accepter avec le Front Polisario les différentes options d’autodétermination, les autorités marocaines n’ont pas hésité, finalement, à proclamer unilatéralement le Sahara occidental comme partie intégrante de leur territoire». 
M. Boukhari a, ainsi, dénoncé l’obstruction à la tenue du référendum d’autodétermination, arguant que le statu quo est «l’option préférée du Maroc qui peut ainsi s’adonner à la répression brutale de la population sahraouie et à l’exploitation des ressources naturelles, en particulier la pêche et le phosphate ». Dans ce sillage, il a dénoncé le lancement par le Maroc d’opérations pour les explorations pétrolières sur les côtes sahraouies, ce qui complique les efforts de décolonisation de l’ONU. Tout cela a été rendu possible, a-t-il déploré, par « une sorte d’abdication des organes de l’ONU impliqués dans le processus de décolonisation ». Pourtant, le Front Polisario «n’a cessé de coopérer pour en finir avec une situation qui entache la crédibilité de l’ONU», a-t-il affirmé, appelant le Conseil de sécurité à assumer «toute sa responsabilité».

Le Maroc sape les efforts de Christopher Ross

M. Boukhari a également dénoncé l’attitude du Maroc « qui continue à saper les efforts » de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, qui n’a pas pu entamer les visites dans la région, alors qu’elles étaient prévues pour les mois de mai et juin en cours. Il a également appelé l’Union africaine à renouveler sa volonté d’œuvrer de concert avec l’ONU pour mettre fin au « dernier conflit colonial » sur la terre d’Afrique. Le représentant sahraoui a, en outre, exhorté le comité onusien de décolonisation de sortir de sa «longue hibernation» à travers des visites sur le terrain pour être «plus proche de la réalité». Selon lui, « ne rien faire, c’est aller dans le sens des voix et des intérêts de ceux qui veulent liquider ce comité spécial » en invitant ce dernier à dépêcher une mission sur place. «La paix et la stabilité dans la région, ainsi que la crédibilité du comité l’exigent », a-t-il soutenu.
Lors de cette réunion de travail du comité de décolonisation, le représentant de l’Equateur a regretté, pour sa part, qu’en plein XXIe siècle, le monde doit encore «traiter d’un anachronisme qu’est le colonialisme».
Il a appuyé «sans réserve» les efforts de M. Christopher Ross et le rétablissement du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, ainsi que le travail de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) tout en appelant à la mise en place d’un mécanisme de surveillance de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. En avril dernier, le Conseil de sécurité a adopté une résolution sur le Sahara occidental dans laquelle il a appelé à une solution qui «permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental» et s’est clairement prononcé contre la situation de statu quo tout en relevant l’importance d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. Préalablement à l’élaboration et à l’adoption de cette résolution, cet organe de décision de l’ONU a pris connaissance du dernier rapport annuel du secrétaire général de l’ONU sur la question sahraouie dans lequel M. Ban Ki-moon a rappelé au Conseil que le dossier du Sahara occidental est un problème de décolonisation. Le chef de l’ONU a invité les deux parties au conflit (Maroc et Front Polisario) à reconnaître la nécessité urgente de progresser et à dialoguer sérieusement sur deux questions clefs : le contenu d’une solution politique et la forme de l’autodétermination, mais s’il n’y aura aucun progrès avant avril 2015, a-t-il avisé, le moment sera alors venu pour le Conseil de sécurité de revoir totalement le cadre qu’il a fixé en avril 2007 pour le processus de négociation.

Le Front Polisario demande l’envoi d’une commission d’enquête onusienne
Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies, Ahmed Boukhari, a demandé à la commission de décolonisation l’envoi d’une commission d’enquête au Sahara occidental. M. Boukhari a réitéré, dans son intervention, lors de la réunion de juin de la commission de décolonisation, la demande du Front Polisario relative à l’envoi d’une commission d’enquête au Sahara occidental, a indiqué l’Agence de presse sahraouie (SPS).
Le représentant du Polisario a précisé que « le meilleur moyen de concrétiser cette démarche est d’aller directement sur le terrain », assurant que l’Assemblée générale et la commission de décolonisation sont comptables de son aboutissement. M. Boukhari a estimé, par ailleurs, que le rapport de la commission d’enquête publié le 14 octobre 1975 était « le premier rapport détaillé reçu par l’Assemblée générale depuis que la cause sahraouie a été intégrée dans l’agenda de décolonisation en 1963 », ajoutant que les recommandations contenues dans ce document « ont été consolidées par l’avis consultatif de la Cour internationale de justice le 16 octobre 1975 ».

samedi 12 avril 2014

La question de la RASD connaîtra une «phase décisive» en 2015

 Conseil de sécurité

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Al Watan, 12/4/2014

 
La question du Sahara occidental pourrait entrer  dans une «phase décisive» au Conseil de sécurité en 2015, a déclaré, hier, à l'APS, le représentant du Front Polisario à l’ONU, Ahmed Boukhari, en réaction au nouveau rapport du secrétaire général de l’ONU sur la question sahraouie.

Dans ce rapport qu'il présentera jeudi prochain au Conseil de sécurité,  le chef de l’ONU a indiqué que le Conseil devrait se réunir en octobre 2014 pour une première évaluation de la démarche de l'envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross, entreprise dans le cadre du processus de négociations, basé sur des consultations bilatérales et des navettes diplomatiques, comme il a invité les deux parties au conflit à «s'engager sérieusement» sur deux questions fondamentales que sont «le contenu de la solution politique et la  forme de l'autodétermination» pour le dossier sahraoui.
Mais si aucun progrès ne se réalisera avant avril 2015, Ban Ki-moon  a avancé que les membres du Conseil de sécurité devraient alors procéder à une «révision totale» du cadre du processus des négociations entre le Front Polisario  et le Maroc. Selon M. Boukhari, cela signifierait que «le chef de l’ONU ferait assumer au Conseil de sécurité à une lourde responsabilité, et ce, soit pour aller de  l'avant et á résoudre définitivement le dossier sahraoui, dernier cas de colonialisme  en Afrique, soit jeter l’éponge et ouvrir, par conséquent, les portes à l'inconnu  dans une région qui a besoin de paix, de stabilité et de certitude pour son  avenir». «Ban Ki-moon a dit, d'une manière explicite, qu'il pourrait alors engager  le Conseil de sécurité à réviser le cadre des négociations que cet organe de  décision de l’ONU avait défini en 2007 à travers sa résolution 1754»,  selon  le représentant sahraoui. En conséquence, commente M. Boukhari, la question du Sahara occidental pourrait alors entrer dans une «phase décisive» au Conseil de sécurité dès avril 2015.

samedi 9 novembre 2013

Sahara-Occidental: Le Front Polisario continuera à mettre sa confiance en l’ONU

Le Front Polisario continuera ''à mettre sa confiance en l’ONU'' pour mettre fin au conflit de la question du Sahara occidental occupé qui reste la dernière colonie en Afrique, a déclaré mercredi soir à l'APS le représentant du Front Polisario à l’ONU, M. Ahmed Boukhari.

Le représentant sahraoui s'exprimait après la présentation par l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, de son compte-rendu au Conseil de sécurité suite à sa récente tournée dans la région.
M. Boukhari a tenu à rappeler que les voies et moyens préconisés par l’ONU pour mettre fin à ce conflit ont porté, tout d'abord, sur la tenue d'un référendum d’autodétermination prévu par le plan onusien pour le règlement de la question sahraouie, ce qui a, d'ailleurs, justifié la création de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
L’ONU a également prôné des négociations pour trouver une solution qui puisse garantir le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, a-t-il encore rappelé. Néanmoins, a-t-il observé, toutes ces solutions requises par l’ONU pour mettre fin au conflit ont été ''bloquées et sabordées'' par le Maroc, et ce, de la même manière qu'''il entrave les démarches et recommandations'' de plusieurs pays et des ONG internationales pour introduire le mécanisme de surveillance des droits de l'homme au sein de la MINURSO. Pour le représentant sahraoui à l’ONU, ''le Maroc est coupable et responsable de l’échec actuel des démarches de l’ONU''. Dans ce sens, il a émis l'espoir que l’ONU puisse relever le défi qui, selon lui, met en cause ''sa crédibilité et son prestige international''.
Il est à rappeler que M. Ross, qui retournera dans la région dans les prochaines semaines, a suggéré, devant le Conseil de sécurité, le lancement de négociations basées sur des ''échanges bilatéraux discrets et séparés'' entre lui et chacune des deux parties au conflit (Maroc et Front Polisario). Il est à rappeler que la 4ème commission de l’ONU chargée des questions de décolonisation avait adopté, il y a quelques jours, un projet de résolution sur la question du Sahara Occidental par lequel elle recommande à l’Assemblée générale de l’ONU d’appuyer le processus de négociation en vue de parvenir à une ''solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination'' du peuple du Sahara occidental.
Le Sahara occidental, considéré depuis 1964 par l’ONU comme un territoire non-autonome, est la dernière colonie en Afrique que le Maroc, soutenu par la France, occupe depuis 1975.
 http://www.dknews-dz.com/cms/monde/maghreb/33081-sahara-occidental-le-front-polisario-continuera-a-mettre-sa-confiance-en-l-onu

samedi 15 juin 2013

ONU-Comité de décolonisation: plusieurs pays appellent au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui



New York, 13 juin 2013 (SPS) Le Comité de l'ONU chargé de la décolonisation, ou Comité des 24, a entamé mercredi l'examen de la situation prévalant au Sahara occidental avec les auditions des pétitionnaires durant lesquelles les délégations des Etats membres de l'ONU qui sont intervenues ont toutes exprimé leur soutien continu au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Dans son intervention durant cette première journée d'audition, la représentante du Venezuela à l'ONU, Arline Diaz Mendoza, a déclaré que son pays soutenait le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, rappelant que le Venezuela avait reconnu la République arabe sahraouie démocratique depuis 1983.
''Le Venezuela souhaite que l’on concrétise au plus vite et de manière pacifique la volonté du peuple sahraoui'', a insisté la représentante.
Pour sa part, le représentant de l'Equateur, Xavier Lasso, a réaffirmé l’appui de son pays ''aux aspirations légitimes du peuple sahraoui'' et a exhorté que soit mis fin ''à la situation d’occupation militaire de ce territoire non autonome''.
Il a, notamment, appelé toutes les parties et l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Christopher Ross, à faire tout leur possible pour assurer la tenue d’un référendum au Sahara occidental et permettre au peuple sahraoui d’exprimer sa volonté à travers l’exercice de son droit à l’autodétermination, conformément aux objectifs de la Charte de l’ONU et des résolutions pertinentes.
Le représentant a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de procéder à un examen attentif de la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés étant donné, a-t-il souligné, que cela n’a pas été inclus dans le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
Il a, aussi, estimé qu’une ''solution rapide'' à la situation du Sahara occidental était ''urgente'' dans le contexte régional actuel.
Le Comité de décolonisation a également entendu la représentante de Cuba, Yessika Comesana Perdomo, qui a fait observer que la lutte pour l’indépendance et pour la reconnaissance du droit à la fondation d’un Etat sahraoui sur le territoire du Sahara occidental remontait à plus de 40 ans.
''Le peuple sahraoui vit une situation humanitaire dramatique'', a-t-elle déploré, rappelant que le Comité des 24 avait un rôle central dans l’examen de cette question en vue de permettre au peuple sahraoui de déterminer lui-même son avenir.
La représentante cubaine s’est dite préoccupée par l’exploitation des richesses des territoires sahraouis occupés et par la situation humanitaire des Sahraouis qui s’aggrave, en particulier avec la diminution de l’aide internationale en raison des conséquences de la situation économique et financière de nombreux pays.
Notant qu’aucun progrès remarquable n’avait été réalisé sur la question du Sahara occidental, elle a considéré qu’il était urgent de trouver une issue à ce conflit ''conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies et au respect du droit du peuple sahraoui à vivre librement et en paix sur son territoire''.
La représentante a précisé que Cuba avait contribué au développement du peuple sahraoui, en particulier dans le domaine de l’éducation: Plus de 300 jeunes Sahraouis étudient actuellement à Cuba, tandis qu'a la fin de l’année 2012, un nombre de 1.825 étudiants Sahraouis avaient obtenu un diplôme cubain, a-t-elle précisé.
De son côté, le représentant du Nicaragua, Jasser Jimenez, a rappelé l’engagement et la solidarité de son pays avec la lutte du peuple sahraoui pour qu’il puisse jouir de son droit à l’autodétermination.
''Il est impératif que le peuple sahraoui obtienne son indépendance'', a-t-il clamé.
Dans cet esprit, a-t-il poursuivi, le Nicaragua a reconnu depuis septembre 1979 la République arabe sahraouie démocratique et ''continue d’appuyer la lutte de ce peuple''.
En attendant un règlement définitif de cette question, a-t-il ajouté, la communauté internationale devrait assurer la défense des droits de l’homme des Sahraouis dans les territoires occupés par le Maroc.
Présent à cette réunion, le représentant du Front Polisario à l'ONU, Ahmed Boukhari, a affirmé que la communauté internationale tentait de résoudre ce conflit du Sahara occidental depuis une quarantaine d’années sur la base des principes des résolutions des Nations Unies et de l’Union africaine (UA).
''En 1975, avec l’invasion et l’occupation du territoire sahraoui par les forces de sécurité marocaines, qui ont remplacé les forces coloniales espagnoles, nous avons assisté à un précédent dangereux pour la sécurité et la stabilité des pays africains, des pays qui émergeaient de leur lutte contre la longue nuit coloniale'', a-t-il souligné.
Dans ce contexte, il a observé que tous les efforts de l’ONU et de l’UA, en particulier depuis 1991, et l’approbation d’un plan de règlement de la question du Sahara occidental par le Conseil de sécurité, se sont heurtés à l’opposition du Maroc.
A ce propos, il a rappelé que le Maroc s’est opposé à la mise en œuvre de ce plan, qu’il avait pourtant accepté, après avoir réalisé que ce référendum allait mener à l’indépendance des Sahraouis.
''Le refus du Maroc de voir appliquer les mesures approuvées par la communauté internationale, au centre desquelles figure l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination à travers la tenue d’un référendum, est dû au fait que le Maroc s’est rapidement rendu compte que lors du référendum, les Sahraouis choisiraient, sans faille, l’indépendance'', a déclaré le représentant du Front Polisario.
M. Boukhari a également affirmé qu’il existait ''une volonté délibérée du Maroc de saper tous les efforts déployés par la communauté internationale qui visent à trouver une solution juste et durable au conflit du Sahara occidental''.
Par ailleurs, il a fait remarquer que l’ONU et le Conseil de sécurité n’avaient pas encore adopté des décisions et des mesures qui permettraient de convaincre le Maroc de son obligation de coopérer à la décolonisation de la dernière colonie située en Afrique inscrite à l’ordre du jour du Comité des 24.
Selon lui, le Front Polisario estime que ''l’ONU, si elle n’agit pas, court le risque de se retrouver face à une situation qui nuit à sa crédibilité, et ce, dans une espèce de statu quo, de situation de ni guerre, ni paix, où se poursuivent des violations des droits de l’homme et le pillage de ressources naturelles d’un territoire non autonome occupé par la force''.
Dans ce contexte, M. Boukhari a insisté pour que le Comité de décolonisation assume sa responsabilité ''face à la poursuite de cette longue injustice commise contre le peuple sahraoui''.
Soulignant que la mission confiée à la MINURSO est ''entravée par les manœuvres d’obstruction du Maroc'', il a émis le souhait que le Comité spécial reprenne de manière décisive son rôle de ''décolonisateur''. (SPS)       

jeudi 29 avril 2010

Déclaration/Statement/Declaración: La France bloque la surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental

français-english-español

Déclaration d’Ahmed Boukhari représentant du Front POLISARIO aux Nations Unies, New York, 28/4/2010
Le conseil de sécurité s’apprête à examiner demain une nouvelle résolution destinée à prolonger le mandat de la MINURSO – la Mission des Nations Unies pour le Referendum au Sahara Occidental – Le front POLISARIO dénonce fermement les efforts faits par la France pour bloquer les propositions visant à établir un mécanisme de vigilance et de protection des droits de l’Homme au Sahara Occidental.
La France a œuvré activement pour protéger le Maroc de tout contrôle international sur ses abus graves et répétés des droits de l’homme en territoires occupés du Sahara Occidental. La première vice-présidente de l’Espagne, María Teresa Fernández de la Vega, a confirmé lundi dernier à l’ONU que l’Espagne est en faveur de l’inclusion de la surveillance des droits de l’homme au mandat de la MINURSO.
Le rejet par la France des droits de l’homme au Sahara Occidental est en contradiction absolue avec le statut affiché d’État fondateur du mouvement moderne des droits de l’homme. La position de la France est méprisante de l’avis soutenu d’un grand nombre de membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de la nécessité de répondre aux préoccupations sur la question des Droits de l’Homme au Sahara Occidental de façon substantielle.
Les atteintes aux droits de l’homme par le Maroc se sont intensifiées à un point tel que c’est maintenant la principal pierre d’achoppement dans les négociations entre les deux parties, le Front POLISARIO et le Royaume du Maroc.
Les actions de la France sont un vote contre les droits de l’homme et un vote contre la résolution pacifique du conflit qui dure depuis 35 ans pour la décolonisation du Sahara Occidental.
La MINURSO est la seule mission actuelle des Nations Unies, dont le mandat ne comprend pas la surveillance des droits de l’homme. Dans un rapport de 2006, gardé secret par la France et le Maroc, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme lui-même a recommandé d’établir d’une surveillance internationale des droits de l’homme au Sahara Occidental.
Pour tout commentaire :
Ahmed Boukhari représentant du Front POLISARIO aux Nations Unies
Phone: +1 212 661 8193
(Traduction non officielle wsrw France)

“FRANCE BLOCKING HUMAN RIGHTS MONITORING IN WESTERN SAHARA”
Statement by Ahmed Boukhari, Representative of the Frente POLISARIO to the United Nations, New York, 28 April 2010 
As the Security Council prepares for tomorrow’s consideration of a new resolution to extend the mandate of MINURSO – the UN Mission for the Referendum in the Western Sahara – the Frente POLISARIO strongly denounces ongoing efforts by France to block proposals to establish a mechanism to monitor and protect human rights in Western Sahara.
France has worked actively to shield Morocco from any international scrutiny of its serious and repeated human rights abuses in the occupied territory of Western Sahara. Spain’s Deputy Prime Minister Maria Teresa Fernández de la Vega confirmed at the UN on Monday that Spain supports human rights monitoring as part of MINURSO’s mandate.
France’s rejection of human rights for Western Sahara is in direct contradiction to its self-proclaimed status as a founder of the modern human rights movement. France’s position is also dismissive of strong views from a number of members of the Security Council that the UN must address human rights concerns in Western Sahara in a substantive way.
Morocco’s human rights abuses have escalated to such an extent that they are now the major stumbling block in the negotiations between the two parties, the Frente POLISARIO and the Kingdom of Morocco.
France’s actions are a vote against human rights and a vote against the peaceful resolution of the 35-year-long conflict over the decolonization of Western Sahara.
MINURSO is the only contemporary UN Mission without human rights monitoring as part of its mandate. In a 2006 report kept secret by France and Morocco, the UN’s own High Commissioner for Human Rights recommended that international human rights monitoring be established in Western Sahara.
Available for comment:
Ahmed Boukhari, POLISARIO Representative to the UN
Phone: +1 212 661 8193
Email: Ahmbk@aol.com 
More info : http://www.wsahara.org.uk/ 

FRANCIA BLOQUEA LA SUPERVISIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS EN EL SÁHARA OCCIDENTAL
Declaración de Ahmed Boukhari, Representante del Frente POLISARIO ante las Naciones Unidas , New York, 28 de Abril de 2010

Dado que el Consejo de Seguridad llevará mañana a examen una nueva resolución para prorrogar el mandato de la MINURSO - la Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum en el Sáhara Occidental -, el Frente POLISARIO denuncia firmemente los esfuerzos llevados a cabo por parte de Francia para bloquear las propuestas que permitan establecer un mecanismo  de vigilancia y protección de los derechos humanos en el Sáhara Occidental.Francia ha trabajado activamente para proteger a Marruecos de cualquier escrutinio internacional sobre sus graves y reiterados abusos de los derechos humanos en el territorio ocupado del Sáhara Occidental. La Vicepresidenta Primera del Gobierno de España, María Teresa Fernández de la Vega, confirmó el lunes pasado en la ONU, que España apoya la vigilancia de los derechos humanos como parte del mandato de la MINURSO.
El rechazo de Francia a los derechos humanos en el Sáhara Occidental está en directa contradicción a su condición de estado considerado como uno de los fundadores del movimiento moderno de los derechos humanos. La posición de Francia es también desdeñosa y despectiva con un gran número de miembros del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas, que consideran que se deben abordar las cuestiones de los Derechos Humanos en el Sáhara Occidental. 

Los abusos de los derechos humanos por parte de Marruecos se han intensificado hasta tal punto que se han convertido en el principal obstáculo en las negociaciones entre las dos partes, el Frente POLISARIO y el Reino de Marruecos.   

Las acciones de Francia son un voto en contra de los derechos humanos y un voto en contra de la resolución pacífica del conflicto que dura ya 35 años, sobre la descolonización del Sáhara Occidental.

La MINURSO es la única Misión de las Naciones Unidas en la actualidad, que no contempla la vigilancia de los derechos humanos como parte de su mandato. En un informe de 2006, que se mantiene en secreto por Francia y Marruecos, el Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos, recomendó que se estableciera un seguimiento internacional de los derechos humanos en el Sáhara Occidental.

Ahmed Boukhari, representante del Frente Polisario ante la ONU
Tel.: +1 212 661 8193
(Traducción de Salka Embarek)