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mercredi 19 juin 2013

Migration : Accords sur la mobilité: quand l’Europe joue les « Ponce Pilate »

 


UNE IGNOMINIE DE PLUS : On connaissait le Maroc rempart contre le « Péril rouge » et ses parachutistes sautant sur Kolwezi, au Zaïre, pour protéger le régime du prédato-dictateur de Mobutu. On connaissait notre pays (Maroc) rempart contre la «Peste noire » et ses prisons secrètes, infligeant d'abominables tortures à de soi-disant terroristes qui n'avaient à se reprocher que leur foi inébranlable en l'Islam.

Voila que le Maroc s'improvise, à présent, rempart contre l'immigration clandestine vers une Europe qui ambitionne de laver plus blanc que blanc. Une façon pour le vieux continent, de « croquer de l'ail, avec la bouche d'autrui », comme dit le vieil adage marocain.

  Accords sur la mobilité: quand l’Europe joue les « Ponce Pilate »

Saad Dine El Otmani, et Cécilia Malmsstrom, Commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, après la signature de la déclaration conjointe sur la mobilité.

Rien ne réconcilie jamais les régimes autoritaires avec la raison et encore moins avec un minimum d’humanité ! L’histoire vient une fois de plus de démontrer combien cette affirmation se vérifie, en ce qui concerne notre pays.
Pompeusement baptisée « partenariat pour la mobilité », le Maroc et l’Union européenne ont signé, vendredi 7juin, une déclaration commune, en vertu de laquelle, ils s’engagent à ouvrir des négociations pour des accord sur l’immigration.
 En échange d’une prétendue facilitation des visas pour ses hommes d’affaires et ses étudiants et d’une aide financière, notre pays reprendrait sur son territoire, ses propres citoyens, expulsés de l’Union européenne, ainsi que tous les migrants clandestins ayant transité par son territoire.
Cécilia Malmsstrom, la Commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, peut sourire de toutes ses dents. Elle a réussi à entraîner notre pays là aucun des riverains du sud de la méditerranée ne se serait aventuré. Une première, se vante-t-on, au siège de l’Union européenne. Une première qui confirme, si besoin est, que rien ne dérange jamais Rabat, lorsqu’il s’agit de foncer, en premier, dans les pires ignominies concoctées, par un « Ponce Pilate » à Bruxelles ou à Washington, comme lorsqu’il s’était agi de torturer, pour le compte de l’administration américaine, de prétendus Talibans.
Un marché de dupes, tant notre pays n’a rien à gagner et beaucoup à perdre et tant l’Europe qui n’ignore pas à quel point le Maroc est fragilisé, semble lui avoir forcé la main, et enfoncé un coin, dans ce round de négociations qui traînaient en longueur, depuis les accords de statut avancé en 2008.
Une majorité gouvernementale qui part à vaut l’eau, des responsables politiques qui qualifient leurs alter ego des pires noms d’oiseau, désaveu cinglant infligé au PJD, par l’annulation in-extremis, d’accords économico-stratégiques maroco-turques, accroissement de la répression et des procès politiques, crise économique menaçant d’amplifier la contestation sociale, crise du Sahara qui fait perdre à Rabat ses derniers soutiens et enfin, absentéisme royal qui jette une lumière bien crue sur l’ampleur des pouvoirs régaliens de Mohamed VI et sur sa drôle de conception de la conduite des affaires de l’Etat, sont autant d’éléments qui portent à croire que l’Europe a tordu le bras au Maroc, comme on le ferait à celui qui n’aurait pas tout-à-fait la conscience tranquille
On connaissait le Maroc rempart contre le « Péril rouge » et ses parachutistes sautant sur Kolwezi, au zaïre, pour protéger le régime du prédato-dictateur de Mobutu.
On connaissait notre pays rempart contre la «Peste noire » et ses prisons secrètes, infligeant d’abominables tortures à de soi-disant terroristes qui n’avaient à se reprocher que leur foi inébranlable en l’Islam.
Voila que le Maroc s’improvise, à présent, rempart contre l’immigration clandestine vers une Europe qui ambitionne de laver plus blanc que blanc. Une façon pour le vieux continent, de « croquer de l’ail, avec la bouche d’autrui », comme dit le vieil adage marocain.
C’est, un peu vite, oublier que le Maroc est un drôle de gendarme. Brutal et cruel, envers ses propres citoyens et dont nos voisins du nord espèrent, en toute hypocrisie, qu’il traitera avec humanité les migrants subsahariens qu’ils planifient de lui renvoyer, manu militari, alors que journaux et organisations de défense des Droits de l’homme, se font chaque semaine, les échos de brutalités policières insoutenables, envers les clandestins africains, échoués cheznous.
Ironie de l’histoire, comme par un juste retour de bâton, l’Europe qui est, elle-même, en proie à une crise économique sans précédent, depuis celle de 1929, se trouve confrontée au phénomène inverse. Nombre de ses ressortissants en proie au chômage et à la précarité économique, n’hésitent plus à chercher leur salut ailleurs, quitte à le faire en clandestins. Un juste retour de bâton, pour ces pays qui se gavent des richesses du continent africain et refusent sur leur sol, ses ressortissants qu’ils ont, ce faisant, contribué à précipiter dans la misère.
A qui profite donc cet accord qui choque à plus d’un titre?
Certainement pas au Maroc. La contrepartie offerte par l’Europe n’engagera pas celle-ci au-delà de ce qu’elle a toujours daigné accorder, « à bien plaire », à ses partenaires du sud de la Méditerranée.
Les visas resteront tributaires de la démonstration, documents à l’appui, de la solvabilité et de la crédibilité du requérant. Un assouplissement de la procédure en vigueur, se révélerait dangereux politiquement et interprété comme laxiste et difficilement défendable, en ces temps de crise. Les partis de l’extrême-droite, qui surfent sur les questions de l’immigration, ne manqueraient pas d’en tirer profit, lors des prochaines échéances électorales.
Aucune  raison, non plus, d’espérer de quelconque retombées sur le niveau de vie du citoyen marocain lambda. Tout au plus, quelques fonds supplémentaires viendront-ils garnir l’escarcelle déjà bien rebondie des ministères de souveraineté et des services de sécurité du royaume. Des fonds qui serviront à mieux armer les polices et à sophistiquer les moyens de surveillance et de répression par le régime de ses opposants.
Quant aux Droits de l’homme, inutile d’attendre du Maroc qui se complaît dans leur transgression qu’il se résolve à les respecter.
On ne le dira jamais assez, chaque fois que ce genre d’accord est passé, il l’est au bénéfice exclusif des dictateurs, avec, à la clé, quelques années de répit supplémentaire pour leurs régimes exécrables. Et qu’il s’agisse d’accords portant sur la pêche, l’agriculture, le train à grande vitesse, l’immigration ou je ne sais quelle autre énormité, le dindon de la farce en est toujours le petit peuple.
Les européens préfèrent s’en laver les mains. Une fois de plus !
 URL: http://wp.me/p1Qm0m-h2
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 Le Maroc lance la chasse aux immigrés clandestins... enfin de manière très courtoise pour les Européens

Par Mohammed Jaabouk, 17/6/2013
 
L’an dernier, le Maroc exigeait aux demandeurs de titre de séjour de fournir un casier judiciaire et un certificat médical. Cette année, le ministère de l’Intérieur recommande, dans des termes très courtois, aux Européens ayant dépassé les trois mois de séjour accordés aux touristes de régulariser leur situation.

La crise qui sévit en Europe a contraint de nombreux Européens à jeter l’ancre au Maroc. Un phénomène qui, apparemment, commence à inquiéter le gouvernement Benkirane. Vendredi 14 juin, le ministère de l’Intérieur publie un communiqué dans lequel il dit avoir « constaté que de plus en plus de ressortissants de pays européens, espagnols, français et autres, qui visitent ou séjournent au Royaume du Maroc, y occupent, à titre temporaire ou permanent, des emplois ou y créent des entreprises ».

Contrairement aux Subsahariens, le département de Mohand Laenser s’adresse à ces sans papiers d’un autre genre dans des termes très courtois. Preuve en est la suite du texte : « fidèle à sa tradition de pays hospitalier, ouvert et accueillant, le Maroc se réjouit de cette nouvelle marque de confiance dans sa politique de développement (…) il leur est recommandé de remplir auprès des services concernés, les formalités relatives à leur séjour et à leurs occupations professionnelles ».

Difficile de contrôler les Européens
A l’exception de diffuser un communiqué, force est de constater que le ministère de l’Intérieur n’a pas les moyens de contrôler le séjour de ces immigrés en provenance du Vieux continent, une seule journée passée à Sebta ou à Mélilla et le problème de la résidence au Maroc est réglé. De nouveau l’employé est considéré comme un touriste pendant une durée de trois mois. La méthode rencontre un franc succès auprès de certains patrons marocains qui n’hésitent pas à l’utiliser pour échapper à la régularisation de leurs salariés français ou espagnols et à payer les cotisations à la CNSS.

Cette recommandation du département Laenser aux Européens de régulariser leurs situations au Maroc intervient, une année, après la publication dans le bulletin officiel du 13 janvier 2012 de nouvelles dispositions pour les demandeurs de carte de séjour. Un arrêté du ministère de l’Intérieur exigeait d’eux de fournir un casier judiciaire et un certificat médical. A ces mesures, s’ajoute le paiement de 100 dh en espèce, le timbre du même montant n’est plus demandé.

Environ 6000 étrangers travaillent légalement au Maroc

Le 1er janvier dernier, le groupe parlementaire du PJD interpellait, lors de la séance des questions hebdomadaires, le ministre de l’Emploi, Abdelouahed Souhail, sur le nombre des Européens qui travaillent légalement au Maroc. Dans sa réponse, il a tenu à préciser que les recrutements de ces profils obéissent à une procédure juridique bien définie dans laquelle l’autorisation de l’ANAPEC (Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences) y est indispensable. Souhail a précisé que se sont pas moins de 5800 étrangers, y compris les Européens, qui travaillent légalement dans le royaume. Un chiffre bien en deçà des réalités du terrain.


samedi 20 avril 2013

Sahara : Le Maroc se mobilise

  Le Maroc se mobilise diplomatiquement contre les USA


Par Adam Sfali - Lemag - 17/4/2013

Lemag : C’est un déploiement diplomatique de haut niveau qu’opère Rabat depuis hier Mardi 16 avril, vers les plus grandes capitales mondiales, pour contrer le projet américain de s’aligner sur la position du régime algérien concernant la question du Sahara.





Sahara : Le Maroc se mobilise diplomatiquement contre les USA Le Maroc est en mobilisation générale politique, civile et diplomatique, depuis l’annonce lundi dernier à New York, d’un projet de résolution présentée par l’administration Obama, acquise désormais aux thèses polisariennes et avides des deniers algériens, laquelle résolution visant à élargir le Mandat de la MINURSO de manière à réduire la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud.
Selon le quotidien Londonien Al Quds Al Arabi, le Roi Mohammed VI et le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane ont convenu de déployer dans le monde un dispositif diplomatique composé de ministres, de conseillers royaux et de leaders de certains partis politiques de gauche.

Ainsi vers Washington, pour y rencontrer, ce qui reste de responsables encore respectables à l’administration américaine, s’est envolé le conseiller du Roi chargé des questions sécuritaires Fouad Ali El Himma.

En Chine, s’est rendu le ministre délégué aux affaires étrangères, l’istiqlalien Youssef Amrani.

En Angleterre se retrouve aujourd’hui le numéro 1 de la diplomatie marocaine, le ministre des affaires étrangères l’islamiste Saad Dine El Otmani, il y sera rejoint par l’autre conseiller du Roi, Taïb Fassi Fihri après avoir visiter Madrid.

Enfin vers Moscou s’est rendu Ismail Alaoui l’un des leaders politiques du parti du progrès et du socialisme (PPS ), pour des contacts express avec le pouvoir russe.

A noter que le gouvernement d’Abdelilah Benkirane a dit mardi 16 avril, son rejet le plus catégorique de ce projet américain.

L'administration Obama a laissé voir son alignement intéressé, sur la position de l'Algérie, la grande promotrice du chaos et de l'insécurité en Afrique du nord. 
 http://www.lemag.ma/Sahara-Le-Maroc-se-mobilise-diplomatiquement-contre-les-USA_a69924.html
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La mobilisation s’intensifie

Les chioukhs et les élus des provinces du Sud, les ONG nationales, comme les acteurs politiques, expriment tous leur rejet de toute proposition visant à dénaturer la mission de la Minurso au Sahara marocain.
Pour les ONG, l’élargissement du mandat de la Minurso pour inclure la surveillance de la situation des droit de l’Homme pourrait nuire à l’indépendance de l’action pour la défense des droits humains.
Pour les ONG, l’élargissement du mandat de la Minurso pour inclure la surveillance de la situation des droit de l’Homme pourrait nuire à l’indépendance de l’action pour la défense des droits humains.

Les élus des provinces du Sud et chioukhs des tribus sahraouies ont exprimé leur rejet de toute proposition dénaturant le mandat de la Minurso dans le Sahara marocain, réitérant leur attachement à l’initiative d’autonomie comme seule solution au conflit artificiel autour du Sahara. Dans une déclaration à la MAP, Hamdi Ould Rchid, président du Conseil de la ville de Laâyoune et l’un des chioukhs des tribus sahraouies, a affirmé que les élus et représentants de la population locale refusent la proposition visant à élargir les compétences de la Minurso dans le Sahara marocain. Cette proposition, qui émane des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume, vise à nuire au processus de développement politique, économique et social engagé par le Maroc, notamment en matière de renforcement des droits de l’Homme, des libertés et de la démocratie, un processus exemplaire sur le plan régional, a-t-il indiqué. Les manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc n’ébranleront pas l’attachement des habitants des provinces du Sud à l’initiative d’autonomie comme solution réaliste qui a reçu un écho favorable auprès de la communauté internationale, a-t-il noté, soulignant que la proposition marocaine garantit la dignité, la liberté et les droits des habitants de cette région, contrairement au quotidien des Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, victimes des formes les plus graves de maltraitance et d’oppression.

Les notables reviennent sur les vérités de l’Histoire
De son côté, Abdellah Salhi, l’un des chioukhs des tribus saharaouies, a relevé que les parties à l’origine de la proposition voulant dénaturer la mission de la Minurso auraient mieux fait de mettre fin aux atteintes aux droits de l’Homme perpétrées dans les camps de Tindouf sur le territoire algérien. Le Maroc s’est engagé depuis des années en faveur d’une solution politique définitive à ce problème et a entamé une dynamique positive et constructive à travers l’initiative d’autonomie dans les provinces du Sud dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de l’intégrité de son territoire, a-t-il mis en exergue, ajoutant que cette initiative est porteuse d’un avenir meilleur pour les habitants du Sahara marocain et permettra en plus de mettre fin aux souffrances des séquestrés dans les camps de Tindouf.
Pour sa part, Brahim El Ghzal, acteur associatif et membre du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), a mis l’accent sur le rejet catégorique exprimé par les habitants du Sahara marocain à la proposition d’élargissement des compétences de la Minurso. 
Au moment où la communauté internationale salue les réformes politiques, économiques et sociales du Maroc et exprime son soutien à la proposition marocaine d’autonomie dans les provinces du Sud, en tant que solution la plus crédible à ce conflit artificiel, les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume continuent d’instrumentaliser la question des droits de l’Homme pour dissimuler les graves violations de ces droits dans les camps de Tindouf, a-t-il ajouté. Mohamed Saleh Ould Sidi El Alem Idrissi, l’un des chioukhs de la province de Smara a, quant à lui, exprimé son refus de toute proposition portant atteinte à la souveraineté du Royaume du Maroc sur son Sahara. Idrissi a noté que cette proposition ne fera que compliquer davantage la situation, au moment où l’on attendait une pression sur les autres parties pour parvenir à une solution à ce conflit artificiel . Il a aussi rappelé que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la Minurso, Wolfgang Weisbrod-Weber, avait souligné, lors d’une rencontre de communication avec les acteurs locaux à Smara tenue au début de ce mois, que la mission de la Minurso est définie par les Nations unies et se limite à l’observation du cessez-le feu.

Des voix unanimes
Mardi, lors de l’émission «Qadaya Wa araâ» diffusée sur la première chaîne nationale, les intervenants au débat avaient unanimement déclaré que la proposition d’élargir le mandat de la Minurso pour la surveillance des droits de l’Homme dans les provinces du Sud du Maroc constitue une «flagrante provocation» qui appelle une «forte» mobilisation diplomatique pour empêcher son adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU. Parmi les intervenants, le secrétaire général du Parti travailliste, Abdelkrim Benatiq, qui s’est dit surpris de la proposition d’élargir le mandat de la Minurso, laquelle proposition représente en réalité une «aventure» de la part de ses défenseurs dans une région sur laquelle pèsent plusieurs menaces. « Le Maroc, qui a démontré à travers l’histoire de ce conflit artificiel sa capacité à résister dans le cadre d’un front intérieur «fort et soudé», peut aussi surmonter cet examen grâce à une «forte» mobilisation de toutes les composantes de la société », a-t-il dit. De son côté, la député du Parti de la justice et du développement Amina Maâ alaynine, a relevé que cette proposition, émanant des détracteurs des succès du Maroc en matière de démocratie et de droits de l’homme, est une nouvelle occasion pour la réaffirmation de l’unanimité du peuple marocain contre toute atteinte à son unité territoriale. Elle a mis l’accent sur la nécessité de la mobilisation de l’appareil diplomatique marocain et du renforcement des contacts avec les pays influents à l’ONU pour empêcher l’adoption de cette proposition, ainsi que l’importance d’aller de l’avant dans le processus de consolidation des choix démocratiques en tant que rempart contre toute velléité d’immixtion étrangère dans les affaires intérieures du Maroc. Après avoir salué le processus de développement des provinces du sud, la député du PJD a appelé à l’accélération des chantiers de modernisation de ces provinces et du projet de régionalisation avancée. Même constat chez Hassan Boukantar, membre de la commission administrative de l’USFP qui a exprimé son «étonnement» au sujet de cette «étrange» proposition, précisant que le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara a simplement insisté sur la consolidation des mécanismes de protection des droits de l’Homme, sans appeler à la mise en place d’un mécanisme extérieur. Il a ajouté que le Conseil de sécurité considère toujours la proposition d’autonomie présentée par le Maroc comme étant «sérieuse et crédible» pour la recherche d’une solution à ce conflit. Selon lui, la responsabilité principale incombe à la diplomatie marocaine qui doit sonder les positions des pays membres du Conseil de sécurité pour empêcher l’adoption de cette proposition. Pour sa part, Mohamed Maâzouz, membre du bureau politique du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) a appelé à la consolidation du front intérieur et à l’encouragement de la diplomatie parallèle pour contribuer à la défense de l’intégrité territoriale du royaume. Il a également appelé au renforcement des contacts avec la Fondation Kennedy au sujet des droits de l’homme pour expliquer à cette ONG les progrès enregistrés par le Maroc dans ce domaine. La proposition d’élargir le mandat de la Minurso a été également rejetée par M’barka Bouaida, membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI) en s’interrogeant sur le timing de cette initiative «qui sert les intérêts des autres parties, rompues aux provocations, surtout depuis la présentation par le Maroc de la solution d’autonomie». Elle a souligné l’importance d’une action diplomatique «forte et élargie» pour empêcher l’adoption de cette proposition par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Les ONG adressent une lettre à Ban Ki-moon
Plusieurs ONG droits-de-l’Hommistes ont adressé une lettre au Secrétaire général des Nations unies, dans laquelle elles attirent l’attention du responsable onusien sur plusieurs points relatifs à la situation des droits de l’Homme au Sahara. Affirmant avoir pris note notamment du Rapport 5/2013/220 que Ban Ki-Moon avait soumis au Conseil de sécurité, le 8 avril 2013, dans la perspective de la tenue d’une réunion du Conseil pour discuter la situation au Sahara et adopter une résolution sur la question, et prenant acte des visites effectuées dernièrement par son envoyé spécial dans la région, Christopher Ross, ces organisations soulignent que la situation des droits de l’Homme au Sahara «a toujours été au centre de leur attention, en tant qu’acteurs de la société civile», à travers «le travail quotidien effectué par les secteurs de nos organisations sur le terrain, de même qu’à travers le suivi de toutes les questions relatives aux droits de l’Homme dans la région qui nécessitent notre intervention en vue de protéger et de défendre les droits de l’Homme dans toutes leurs dimensions».
Partant de ces considérations, font-elles remarquer, «nous croyons que la priorité dans le domaine de la protection et de la promotion des droits de l’Homme dans la région devrait être accordée au renforcement de l’action des organisations non gouvernementales sérieuses et crédibles actives sur le terrain, et que toute autre orientation, y compris l’élargissement du mandat de la Minurso pour inclure la surveillance de la situation des droit de l’Homme, ne peut servir les objectifs de l’agenda des ONGs des droits de l’Homme, et pourrait même nuire à l’indépendance de l’action pour la défense des droits humains».
Cette lettre a été signée par l’Organisation Marocaine des Droits Humains(OMDH), l’Association Adala, l’Instance Marocaine des Droits Humains, le Médiateur pour la Démocratie et Droits de l’homme, l’Observatoire Marocain pour la liberté publique, la Ligue Marocaine pour la Citoyenneté et les Droits de l’Homme, le Centre Marocain pour les Droits de l’homme, le Centre des Droits des Gens et la Commission de la défense des Droits de l’Homme.(MAP). BW—EXP. RM.
 http://www.lesoir-echos.com/la-mobilisation-sintensifie/actualites-2/presse-maroc/71412/