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mardi 15 novembre 2016

L'ASVDH appelle à un procès équitable pour les étudiants sahraouis détenus dans les prisons marocaines

 

El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental), 14 nov 2016 (SPS)

 L'Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l'Homme commises par l'Etat marocain (ASVDH), a lancé lundi un appel aux défenseurs des droits de l'Homme, avocats et observateurs internationaux à assister massivement aux procès des prisonniers politiques du corps estudiantin sahraoui qui se dérouleront à Marrakech afin de s'assurer de leur droit à un procès équitable.
L'ASVDH qui "suit de près et avec inquiétude le dossier des prisonniers politiques du corps estudiantin sahraoui", a indiqué dans un communiqué que "quinze étudiants sahraouis comparaîtront devant la cour d'appel (2ème niveau de justiciabilité) à Marrakech les 24 et 25 novembre."

lundi 12 janvier 2015

L'UESARIO organise un meeting de solidarité avec les masses sahraouies dans les territoires occupés


Boujdour (camps de réfugiés sahrouis) , 10 jan 2015 (SPS) L’Union des étudiants sahraouis (UESARIO) a organisé vendredi à la Wilaya de Boujdour un meeting de soutien et de solidarité avec les masses sahraouies dans les territoires occupés  du Sahara Occidental.

La conférence a été organisée  à la fin des ateliers de formation en faveur des jeunes sahraouis qui ont exprimé leur soutien inconditionnel et leur solidarité avec les civils sahraouis dans les territoires  occupés et tous les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les geôles marocaines.

Intervenant à cette occasion, le Secrétaire général de l'UESARIO Moulay M’hamed Ibrahim a salué le succès des ateliers de formation et dénoncé au nom de son organisation les violations systématiques et l'oppression contre les étudiants Sahraouis dans les universités marocaines .

Pour leur part, les participants ont appelé la communauté internationale et les organisations régionales et internationales à exercer des pressions sur l’Etat d’occupation marocaine afin de respecter les droits de l’homme dans le Sahara occidental occupé et permettre sa surveillance.(SPS)

jeudi 2 janvier 2014

Sahara Occidental: Manifestation pacifique à Marrakech en signe de solidarité avec les étudiants sahraouis d'Agadir


Le pouvoir au Maroc, c'est connu, a créé, dans les années 1970 la Chabiba Islamiya pour combattre les militants de gauche. Ses machettes ont assassiné Omar Benjelloun, un des leaders de l'USFP, ainsi que Abderrahim Menioui, membre du secrétariat politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS, un parti communiste à l'époque). 
Bien implantée dans les campus universitaires, la Chabiya Islamiya a été utilisée pour réprimer tous les courants opposés au régime de Hassan II.
Aujourd'hui, "il paraît" que le courant amazigh à l'Université d'Agadir a décidé de faire le sale boulot pour le Makhzen. Des étudiants sahraouis ont été agressés par des soi-disant militants du courant amazigh dans le but de provoquer l'intervention des forces de l'ordre contre les étudiants sahraouis. En effet, l'intervention de la police n'a visé que les Sahraouis. 
Au Maroc, le mouvement amazigh n'est-il qu'une créature du Makhzen conçue pour l'image extérieur de la monarchie ?
A Marrakech, un sit-in de solidarité avec les étudiants sahraouis d'Agadir a aussi été violemment réprimé par les forces de répression makhzéniennes.




samedi 29 juin 2013

Sahara occidental: perspectives d'avenir, cursus des étudiants sahraouis cassés...

Sahara occidental: perspectives d'avenir


Par Amirouche Mehidi, 24/6/2013

Les données du conflit au Sahara occidental sont des plus simples.
Un régime envahissant un territoire étranger et voulant pérennisant sa présence   et un peuple résistant à ces tentatives.
Ce peuple a résisté en 1975 à l'invasion de son territoire. Il a résisté par les armes entre 1975 et 1991. Il résiste depuis par la voie pacifique.
Cette résistance pacifique d'aujourd'hui est visible par les manifestations des Saharouis à l’intérieur du territoire conquis, contrés par les forces marocaines, et à l’extérieur par un intense travail diplomatique du front POLISARIO.
Le travail diplomatique entrepris par le front POLISARIO a mis en grande difficulté le royaume du Maroc au mois d'avril 2013 lors du renouvellement de la MINURSO. Ce succès du peuple saharaoui, il le doit à sa propre diplomatie.
La résistance du peuple saharoui dans les territoires occupés par le Maroc a permis de rendre visible leur lutte que beaucoup d'observateurs qualifient d'oubliée.
Le royaume du Maroc essaie de présenter le conflit comme un conflit d'influence entre lui et L’Algérie comme si les Saharouis n'existaient pas. (...)
En réalité le royaume du Maroc souhaite que L'Algérie abandonne son soutien aux Saharouis. Par cet abandon il espère désespérer les Saharouis qui rejoindraient le MAROC.
Ce calcul aurait été juste si la présence marocaine au Sahara occidental avait donné des résultats positifs. Or en 38 ans de présence et à cause de sa politique répressive le royaume n'a fait que renforcer le patriotisme sahraoui.
La lutte du peuple saharoui se manifeste fortement dans le territoire occupé par le Maroc depuis 38 ans pulvérisant du coup le rêve marocain.
Comment dans ces conditions parler de conflit avec l'Algérie alors que les Saharouis scolarisés dans les écoles et établissements contrôlés par le Maroc portent les mêmes revendications que leur compatriotes des camps de TINDOUF ?.
Du coup le temps ne travaille plus pour le Maroc. Les revendications saharouies à l'indépendance se feront de plus en fortes dans le temps. Le gouvernement algérien quelle que soit sa nature n'a pas prise sur les événements.
La stratégie du découragement des Sahraouis par l’abandon algérien ne pourra pas se produire. De plus dans leur propre intérêt les Algériens n’abandonneront pas les Sahraouis qui  n'ont pas besoin d'effort pour persuader les Algériens, il suffit d'une déclaration d'un Chabat Hamid disant 'libérer Tindouf ou Béchar' pour remettre la pendule à l'heure.
La seule perspective garantissant la paix est de demander aux Saharouis leur avis sur le devenir de leur pays vis a un référendum d'autodétermination.
Mais comment bastonner un peuple et lui demander après une déclaration d'amour ?
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Par Philippe Leclercq, militant de la paix et Président de l'ASPS, 27/6/2013

Une des difficultés des Sahraouis dans le territoire occupé...Perversité de l'Etat marocain



Appelons le Oumar. Il est adhérent de notre association. Il s'est rendu dans les territoires occupés et il vient de rentrer. Il nous explique ce qu'il a vu, entendu et vécu :

L’état marocain laisse étudier les Sahraouis jusqu’en licence. La licence étant inutile sans le master, ils acceptent seulement 1% des dossiers sahraouis pour poursuivre le cursus LMD, creusant ainsi l’injustice entre étudiants sahraouis et étudiants marocains.
Les étudiants sahraouis avaient jusqu’aujourd’hui trouvé la parade : ils partaient poursuivre leur cursus universitaire en Égypte. A présent l’état marocain décrétant que le master obtenu en Égypte n’est pas équivalent à celui obtenu au Maroc cette pratique a été interdite. De plus, après la licence, les étudiants bénéficiaient d’une « bourse de mérite ». Cela a également pris fin.
Après avoir essayé de négocier avec le gouvernement et sans réponse de leur part les étudiants décident d’organiser en septembre un blocus place centrale. C'est une place stratégique. Cela dure environ 3 mois. Puis avec le froid qui arrive ces étudiants décident de monter une tente. Les forces de l’ordre interviennent en matraquant les manifestants. La tente est enlevée. En effet, depuis les événements qui se sont produits lors du camp de GDEIMIZIK, le préfet a interdit (oralement) de monter des tentes .
Il s’ensuit alors une grande marche. Les manifestants récupèrent la place.
Pour l’état marocain, cela ne doit pas durer car, sur cette place, doivent avoir lieu plusieurs festivals, entre autre, le festival de Mouloud, en février. Les manifestants occupent pourtant la place jusqu’en mai. Durant cette période les chefs de tribus tentent désespérément de négocier afin de récupérer leurs droits. Ils finissent par déclarer : « ces gens ne désirent aucune négociation faites ce que vous avez à faire ».
Les jeunes envisagent alors de quitter Assa Zag (Région Guelmim Es Smara, juste au dessus de la frontière avec le Sahara Occidental) pour aller à Almahbes avec leurs tentes et drapeaux à l’endroit où était Christopher Ross il y a deux mois.
Le 1er mai, ils montent une tente sur la place centrale. Les forces de l’ordre sont intervenues dans les 20 min qui ont suivi frappant femmes et jeunes pour les déloger.
S’enchaîne alors une riposte ; les manifestant récupèrent la place .
Le lendemain à 7h les forces de l’ordre interviennent à nouveau en augmentant les effectifs avec plus de 70 véhicules contenant chacun 9 agents. Ce qui provoque une émeute générale. J’étais à cet instant, moi, membre de l’association, présent. Cette émeute se termina dans les alentours de 18h.
Résultat : la place centrale reste occupée par les manifestants.
Malheureusement dans les alentours de 17h30 le jeune Omar Bahiana (18 ans) se fait écraser volontairement par un véhicule des forces de l’ordre marocaines . Ils ont également blessé Ouargziz en lui balançant un morceau de rocher à la tête. Ils sont tous deux dans un état préoccupant.  
Notre association (ASPS) réfléchit à la meilleure façon de les aider tous les deux. Les manifestants sont actuellement toujours sur la place centrale... Mais résisteront-ils encore longtemps ?
En effet avec le ramadan qui approche et la chaleur qui va en augmentant (pouvant atteindre les 50°), ils ne pourront pas subsister bien longtemps.
L’état marocain le sait bien et compte sur ces événements à venir…
Dernière précision, Oumar est Sahraoui !

mercredi 29 février 2012

Six étudiants sahraouis, viennent d'être condamnés par la Cour de Salé

Lourde condamnation par la Cour de Salé, ce 28 février 2012

Slaïma Massad, Aabailil Saïd, Ahmed Ayoub Lahbib Mansouri, Mohamed Barka et Ibrahim Chleih, six étudiants sahraouis, viennent d'être condamnés par la Cour de Salé à une peine de prison de 3 ans et 24 000 DH d'amende ce 28 février. 

Leur crime ?
La solidarité avec leur camarade et ami Hbad Hammadi, assassiné et la participation à une manifestation pacifique en avril 2011 pour dénoncer cet odieux assassinat

Avec leur arrestation, les conditions imposées par la police et la justice marocaine se répètent cruellement : traitements cruels destinés à extorquer des aveux et la signature de procès verbaux truqués, conditions d'emprisonnement difficiles, prolongées qui ont conduit les étudiants à utiliser la seule "arme" dont ils disposent, la grève de la faim. Pouvaient-ils espérer un procès équitable? Pouvaient-ils espérer que des aveux extorqués par la violence ne soient pas retenus par une justice respectable?

La réponse est comme trop souvent négative! En dépit des prétentions affichées pour l'extérieur*, le Maroc n'est pas un état de droit et préfère la violence et l'injustice.

A Rabat, Campus Souissi 1et 2, où des étudiants sahraouis sont en cours d'études, un sit in a été organisé aussitôt le verdict connu, en solidarité avec ceux qui vont croupir 3 ans de plus en prison.

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
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*A qui veut-on faire croire ce blabla qu'écrit Aujourd'hui le Maroc ??

Le CNDH présente au Caire l’expérience marocaine
Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), représenté par son président, Idriss El Yazami, devait présenter l’expérience marocaine en matière des droits de l’Homme lors des travaux d’une Conférence internationale, organisée, vendredi et samedi au Caire, sous le thème «un an après les révolutions arabes: vers l’élaboration de démarches pragmatiques pour la consécration de la justice transitionnelle». Lors de cette conférence, M. El Yazami fera une intervention sur l’expérience marocaine dans le cadre de l’axe «Approches arabes en matière de justice transitionnelle avant les révolutions: réalisations, problématiques et dysfonctionnements», indique vendredi un communiqué du CNDH. Participent à cette rencontre des experts arabes et internationaux qui se pencheront sur l’élaboration de propositions et visions de projets de lois relatifs aux mécanismes de la justice transitionnelle, à l’organisation des auditions et à la réparation des préjudices, ainsi que des recommandations sur la réforme institutionnelle. Au programme de ce conclave figurent également plusieurs sujets, dont le processus de justice transitionnelle dans les pays ayant connu des réformes démocratiques et les moyens nécessaires au déroulement judicieux de ce processus.
 
http://www.aujourdhui.ma/
Le 27-02-2012 à 10:41

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vendredi 14 janvier 2011

15 lycéens sahraouis blessés dans de "violents" affrontements avec des lycéens marocains à Smara

Par SPS, SMARA (territoires occupés) 1/1/ 2011

Des "violents" affrontements entre deux groupes de lycéens sahraouis et marocains ont eu lieu dans un lycée de la ville occupée de Smara (ville du Sahara Occidental occupée par le Maroc, ndds) ont fait 15 blessés parmi les Sahraouis.
Un collectif de militants sahraouis des droits de l'homme a indiqué jeudi dans un communiqué qu'"un groupe important d'enfants de colons marocains s'est rassemblé dans la cour du lycée et a commencé à scander des slogans "racistes et provocants", ce qui a amené un groupe de lycéens sahraouis à scander des slogans appelant au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".
"Les enfants des colons marocains ont alors jeté des pierres et ont eu recours à la violence, causant des blessures, plus ou moins graves, aux lycéens sahraouis, ce qui a nécessité le transfert de certains d'entre eux à l'hôpital", a souligné le communiqué.
Le collectif a appelé, dans son communiqué, l'Etat marocain à "la nécessité de garantir aux étudiants sahraouis le droit à l'instruction et à la vie et de préserver leur intégrité physique", outre "la protection des civils sahraouis et la garantie de leur droit à l'autodétermination". (SPS)