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lundi 20 juin 2016

Le Maroc fait marche arrière


 Par : KAMAL HAMED, 18/6/2016


Le Maroc semble se diriger droit vers l’application d’une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu l’invitant à autoriser le retour dans les territoires occupés du Sahara occidental des membres de la composante civile de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso).
En effet, des sources diplomatiques, ont affirmé que Rabat a proposé à l’Onu le retour immédiat de 25 membres de cette mission de maintien de la paix dans ce territoire occupé par le Maroc. D’après ces mêmes sources diplomatiques onusiennes, les négociations entre le Maroc et l’Onu sur cette question ont enregistré quelques avancées même si pour l’heure à tout le moins, aucun accord n’a encore été signé entre les deux parties.
D’ailleurs, sur cette question, le sous-secrétaire général pour les opérations de maintien de paix, Hervé Ladsous, a informé jeudi le Conseil de sécurité de l’Onu sur les derniers développements des négociations avec le Maroc. 

samedi 30 avril 2016

Conseil de sécurité : Une résolution sur le Sahara accouchée dans la difficulté



Politique Publié Le 29/4/2016 à 19h40


Au Conseil de sécurité, le Maroc s’en sort avec des dégâts minimes. Les Quinze n’ont pas condamné les expulsions d’éléments de la Minurso, ni brandi la menace de sanctions à l’encontre du royaume.

Le Conseil de sécurité a voté cet après-midi une nouvelle résolution sur le Sahara occidental. Une fois n’est pas coutume, l’unanimité des Quinze n’était pas au rendez-vous. Les délégations du Venezuela et de l’Uruguay, grands partisans du Polisario, ont voté contre le texte présenté, hier, par les États Unis, alors que les représentants de la Russie, de l’Angola et de la Nouvelle Zélande se sont abstenus.
Le texte prolonge le mandat de la Minurso d'une année supplémentaire mais accorde un délai de « 90 jours » pour « le retour urgent » des agents de la composante civile et politique expulsés par le Maroc en mars. A l’issue de cette période le secrétaire général des Nations Unies est tenu de présenté un briefing devant le Conseil de sécurité sur l’état d’avancement des négociations avec le Maroc. Au cas où le retour escompté ne serait pas effectif, le Conseil de sécurité mettra en œuvre les meilleurs moyens pour parvenir à cet objectif. Une concession faite au Maroc qui voit le spectre des sanctions ou de condamnation de l’instance onusienne s’éloigner.

Une version finale moins défavorable au Maroc
La résolution invite le Maroc et le Polisario à s’engager dans de réelles négociations et «sans conditions» en vue d’une «solution mutuellement acceptée permettant au peuple du Sahara occidental le droit à l’autodétermination» selon la charte des Nations Unies. Le Conseil de sécurité demande également à Ban Ki-moon de l’informer, au moins deux fois par an, sur l’état des pourparlers entre les parties. Les Quinze demandent au Sud-coréen de présenter un rapport sur le Sahara occidental avant l’expiration de son mandat (31 décembre 2016).
Comme à son accoutumée, la résolution mentionne le plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007. Dans son préambule, elle a également salué l’installation des délégations régionales du Conseil national des droits de l’Homme à Laâyoune et Dakhla et appelé à un recensement de la population des camps de Tindouf.
Article modifié le : 30 .04.2016 à 15h16
 
Erratum
Nous avions mentionné l'absence de référence au Plan d'autonomie proposé par le Maroc le 11 avril 2007, ce qui est une erreur puisqu'il figure bien dans la version finale de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. 
Nous prions nos lecteurs d'accepter nos excuses les plus sincères.

jeudi 28 avril 2016

Les Etats-Unis et l’Union africaine défendent la Minurso

Conflit du Sahara Occidental

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Z. C., El Watan,  28/4/2016

Aujourd’hui, le Conseil de sécurité de l’ONU doit confirmer, par le biais d’une résolution, sa décision de proroger le mandat de la Minurso, dont la composante civile et politique a été récemment expulsée par le Maroc.

Dans le cas du conflit du Sahara occidental, une résolution du Conseil de sécurité n’a jamais été autant attendue. La raison ? La décision prise unilatéralement par le Maroc de décapiter la Minurso fait craindre  une reprise des hostilités, après 25 ans de cessez-le-feu. Cette reprise est à redouter surtout si le Conseil de sécurité ne se bat pas pour que la Minurso retrouve la plénitude de ses moyens et exerce la mission pour laquelle elle a été créée, c’est-à-dire permettre au peuple sahraoui de s’autodéterminer.
Pour éviter tout risque de dérapage dans la région, des sources proches du Conseil de sécurité de l’ONU ont révélé, hier à El Watan, que les Etats-Unis ont présenté un projet de résolution au Conseil de sécurité qui «insiste sur l’urgence pour la Minurso de reprendre immédiatement ses pleines fonctions». En somme, il s’agit là d’un désaveu clair pour le Maroc qui cherche à dévitaliser la Mission. Le projet de résolution en question soutient également le principe de «la prorogation du mandat de la Minurso pour 60 jours supplémentaires» au terme desquels le secrétaire général de l’ONU aura à présenter «un nouveau rapport sur la situation» au Sahara occidental.
Ce n’est pas tout. Les Etats-Unis exhortent en outre les parties en conflit (le Maroc et le Front Polisario, ndlr) à «reprendre instamment les négociations de bonne foi et sans condition préalable». Dans une allusion claire aux tirs d’une unité de l’armée marocaine sur un troupeau de dromadaires et un chamelier qui approchaient du mur dressé par les Marocains pour couper le Sahara occidental en deux, les Américains ont appelé les deux parties à respecter «l’accord de cessez-le-feu».
Les Marocains, apprend-on, ont été autant affolés que surpris par le ton véhément du projet de résolution américain. Leurs alliés traditionnels se sont, indique-t-on, mobilisés pour introduire des amendements substantiels à la proposition américaine. Ils cherchent, dit-on, à ménager «une sortie honorable» du Maroc. La décision d’expulsion de la composante civile et politique de la Minurso a été prise par le roi Mohammed VI himself qui aurait juré de tous ses grands dieux que cette décision était «irrévocable».
A signaler que malgré l’opposition de la France, du Sénégal et de l’Egypte, le représentant spécial de l’Union africaine (UA) pour le Sahara occidental, Joaquim Chissano, a pu s’exprimer mardi devant le Conseil de sécurité. M. Chissano a demandé aux membres du Conseil de déterminer une date pour la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui et appelé ceux-ci à assumer leurs responsabilités en cas d’échec du processus onusien de règlement du conflit.
Lors de la réunion tenue à huis clos, l’ancien président mozambicain a plaidé pour la décolonisation du Sahara occidental, exigé l’annulation des mesures de rétorsion prises par le Maroc contre la Minurso et demandé le plein rétablissement des activités de cette mission onusienne. En réitérant la position constante de l’Union africaine à l’égard de la décolonisation du Sahara occidental, l’ancien président mozambicain a réaffirmé l’engagement de l’organisation africaine à continuer à être associée au processus du règlement de la question sahraouie comme c’est le cas pour les autres conflits du continent inscrits dans l’agenda du Conseil de sécurité.

dimanche 20 mars 2016

Comment la mièvrerie diplomatique du Makhzen a sorti la question du Sahara Occidental de l’oubli



Flash info









En annonçant des mesures unilatérales qui reviendront à saper le travail de la Minurso, notamment le volet politique de la mission, le Maroc a pris le risque de se trouver en confrontation directe avec la communauté internationale. Les propos ineptes de Salah-Eddine Mezouar, relayés par Nasser Bourita, le nouveau ministre délégué aux Affaires étrangères, laissant accroire que le Maroc n’a pas de problème avec l’ONU mais avec son secrétaire général, ne tromperont personne, car ce distinguo ridicule ne saurait justifier la prise de mesures extrêmement disproportionnées de la part du Maroc.

Dans ce bras de fer, le Maroc finira, tôt ou tard, par faire céder et faire machine arrière malgré le soutien de son parrain français et le concours de trois autres membres non permanents du Conseil de sécurité, dont l’Egypte, à la surprise générale. La position ferme des autres membres permanents, les Etats-Unis notamment, augure de pressions intenses à venir pour préserver l’intégrité de la Minurso et pour amener le Maroc à respecter pleinement ses obligations internationales.

jeudi 29 octobre 2015

Sahara Occidental - Référendum : Le Premier ministre exhorte l’ONU à fixer une date

D.R


Le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, a estimé, dimanche soir, dans le camp sahraoui Chahid El-Hafed, le temps venu pour l’ONU de fixer une date pour la tenue du référendum garantissant  au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination.
Le Front Polisario appelle, dans ce cadre, à «la nécessité de mettre un terme aux entraves marocaines à l’organisation d’un référendum libre et honnête», a indiqué le PM sahraoui à la presse, à l’issue d’un entretien avec l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross. M. Taleb Omar a affirmé avoir souligné, lors de ses entretiens avec l’envoyé onusien, la «nécessité d’exercer suffisamment de pressions sur la partie marocain pour empêcher ses politiques d’escalade et de blocage», faisant allusion à la visite projetée par le roi du Maroc dans les territoires sahraouis occupés et qu’il considère «contraire au droit international». Le responsable sahraoui a, à cet égard, lancé un appel en direction de l’ONU pour clarifier sa position à ce sujet, sachant que la question de la souveraineté sur cette région n’a pas encore été tranchée, dans l’attente du référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui. M. Taleb Omar a porté sur la partie marocaine la responsabilité de respecter le système d’arbitrage international faisant que la mission de la Minurso dans la région était justement d’organiser le référendum devant permettre de fixer le statut final de la région. Lors de cette visite dans la région de l’envoyé onusien Christopher Ross, le Front Polisario a condamné les entraves de la partie marocaine à la tenue de ce référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui, soulignant, à l’intention de l’organisation onusienne, qu’il était temps de «laisser apparaître la vérité et d’identifier clairement la partie entravant le processus de règlement de la question sahraouie, sachant que plus de 24 années sont suffisantes pour en dégager des conclussions». Les entretiens avec M. Ross ont également été l’occasion d’évoquer plusieurs autres questions importantes, notamment la situation des droits de l’homme et des détenus politiques sahraouis dans les territoires occupés, ainsi que l’élargissement de la mission de la Minurso au contrôle et au respect des droits de l’homme dans ces territoires occupés par le Maroc.
 M. Ross a clôturé sa visite dans les camps de réfugiés sahraouis, après avoir eu des rencontres avec les responsables sahraouis et s’être enquis de la situation humanitaire difficile des réfugiés, après les fortes chutes de pluie qui se son abattues dernièrement et ayant occasionné d’importants dégâts.

mardi 8 septembre 2015

CHRISTOPHER ROSS SÉJOURNE DANS LES CAMPS DE RÉFUGIÉS SAHRAOUIS

L'Expression - Le Quotidien

Rabat garde le silence

Par


Le diplomate américain n'est pas homme à baisser les brasLe diplomate américain n'est pas homme à baisser les bras.
La visite de l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental intervient au lendemain d'élections communales et régionales qui se sont tenues au Maroc.
Renouer les fils du dialogue entre Sahraouis et Marocains: un objectif que s'est fixé Christopher Ross qui bute sur le verrou marocain.
Arrivera-t-il à le faire sauter? L'opération s'annonce périlleuse. Quand bien même y parviendra-t-il, les hypothétiques pourparlers entre le Maroc et le Front Polisario ne seront pas de tout repos, le monarque alaouite ayant fait le serment de ne pas céder d'un pouce sur le dossier du Sahara occidental. «Le Maroc restera dans son Sahara, et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu'à la fin des temps» avait déclaré le 6 novembre 2014 le souverain marocain dans une allocution adressée à ses sujets. «L'initiative d'autonomie est le maximum que le Maroc puisse offrir dans le cadre de la négociation pour trouver une solution définitive à ce conflit régional» avait martelé Mohammed VI.
Aux dernières nouvelles, la position du pouvoir marocain n'a pas évolué d'un iota. Elle est restée aussi rigide.

lundi 24 août 2015

Le général danois Kurt Mosgaard demande l'élargissement du mandat de la MINURSO

Copenhague, 21 août, 2015 (SPS) -

 L'ancien chef des forces militaires de la MINURSO, le général Kurt Mosgaard, a affirmé la nécessité d’élargir le mandat de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) pour surveiller les droits de l'homme dans le territoire, ajoutant qu'il n'y a aucune instance neutre sur le terrain pour gérer cette tâche.

Dans un article publié mardi par le site Web Afrika Kontakt et rapporté par certains médias danois à l’occasion de 40 ans de l’occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc, le major-général Mosgaard a réaffirmé la nécessité de doter la MINURSO d’un mécanisme de protection des droits de l’homme au Sahara occidental.

M. Mosgaard a également souligné que l’élargissement des pouvoirs de cette mission donne à la population autochtone du Sahara occidental  l'impression que la communauté internationale s’intéresse vraiment à la surveillance des droits de l’homme, et le risque croissant d'une nouvelle guerre sera diminué.

"Une telle approche sera efficace pour briser l’impasse actuelle de la question du Sahara occidental, et aidera l’envoyé spécial du SG de l'ONU, l’américain Christopher Ross, dans ses efforts pour parvenir à une solution politique acceptable par les deux parties du conflit, le Front Polisario et le Maroc", a déclaré Kurt Mosgaard.

L'ancien commandant des forces de la MINURSO a souligné qu'il n'y a actuellement aucun organisations neutres capables de traiter la question des droits de l'homme au Sahara occidental, ajoutant que les journalistes et les organisations telles que le Parlement européen, ne sont pas encore capable de visiter la région afin de s’enquérir  de la situation dans les territoires occupés.

Il convient de rappeler que, le général danois Kurt Mosgaard était chef des forces de maintien de la paix de l'ONU au Sahara occidental de la MINURSO de 2005 à 2007. (SPS)