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lundi 27 mars 2017

Rappel, il y a un an : Chris Coleman neutralise la diplomatie marocaine, appuyée sur la corruption


IMG_0724Le Maroc rentre ces derniers temps dans une guerre ouverte sur plusieurs fronts et les représailles émanant de sa diplomatie se caractérisent par une sérieuse névrose obsessionnelle. Ses accrochages se sont multipliés et vont de mal en pis à chaque moment où l’étau se resserre sur son occupation du territoire du Sahara Occidental; la déclaration des USA en faveur de doter la Minurso du composant des droits de l’homme, la reconnaissance de la Suède de la République Sahraouie et tout récemment la position ferme de l’Union Européenne sur l’accord agricole le qualifiant de nul et non avenu à cause de l’exploitation illégale des produits agricoles du Sahara Occidental, en plus de l’expulsion des rapporteurs des ONG des droits de l’homme comme c’était le cas pour ‘Human Rights Watch’ et ‘Amnesty International’ sont témoin de la dégringolade de la politique marocaine.
  Actuellement, ces querelles injustifiés sont à leur paroxysme avec la récente campagne virulente qui vise à dénigrer le Secrétaire Générale de l’ONU, Ban Ki Moon. Ce dernier qui n’a fait que mettre la cause sahraouie dans son cadre judiciaire approprié, á savoir un territoire occupé aux yeux la loi et la légalité internationales.   

Ainsi pour le royaume, c’est un sacré camouflet qui a fait monter la tension au maximum avec l’Organisation des Nations Unies suite à la décision du Maroc de prendre des mesures de rétention contre la Minurso. Pourtant, comment se fait-t-il que le régime monarchique de Rabat se trouve soudainement dans une telle sinistre situation, isolé et dos au mur? Comment se fait-t-ils que les stratagèmes du régime de Rabat se trouvent soudainement paralysées et sa diplomatie sérieusement figée?

dimanche 20 mars 2016

Comment la mièvrerie diplomatique du Makhzen a sorti la question du Sahara Occidental de l’oubli



Flash info









En annonçant des mesures unilatérales qui reviendront à saper le travail de la Minurso, notamment le volet politique de la mission, le Maroc a pris le risque de se trouver en confrontation directe avec la communauté internationale. Les propos ineptes de Salah-Eddine Mezouar, relayés par Nasser Bourita, le nouveau ministre délégué aux Affaires étrangères, laissant accroire que le Maroc n’a pas de problème avec l’ONU mais avec son secrétaire général, ne tromperont personne, car ce distinguo ridicule ne saurait justifier la prise de mesures extrêmement disproportionnées de la part du Maroc.

Dans ce bras de fer, le Maroc finira, tôt ou tard, par faire céder et faire machine arrière malgré le soutien de son parrain français et le concours de trois autres membres non permanents du Conseil de sécurité, dont l’Egypte, à la surprise générale. La position ferme des autres membres permanents, les Etats-Unis notamment, augure de pressions intenses à venir pour préserver l’intégrité de la Minurso et pour amener le Maroc à respecter pleinement ses obligations internationales.

vendredi 26 février 2016

Malgré le recours déposé par Bruxelles, le Maroc confirme le gel des relations avec l’Union européenne




 25/02/2016 à 18h20 | Par Mohammed Jaabouk25/02/2016
 Visiblement le torchon brûle entre l’Union européenne et le Maroc. En témoigne la sortie médiatique du chef du gouvernement. Benkirane n’y est pas allé de main morte. Détails.

Ce jeudi 25 février, le chef du gouvernement a fait preuve d'une fermeté assez rare dans le domaine de la politique étrangère, domaine royal par excellence. Abdelilah Benkirane a déclaré, à l’occasion d’une allocution au début de la réunion de son cabinet, qu’il s’est réuni, sur instructions de Mohammed VI, avec l’ambassadeur de l’Union européenne. « Je lui ai expliqué que la décision de la cour européenne de justice d’annuler l’accord agricole est inacceptable ».

Et de révéler que « les services juridiques de l’UE ne se sont pas montrés aussi coopérants avec le Maroc », indique le site d’actualité du PJD. Benkirane a haussé ensuite le ton, menaçant de suspendre tout contact avec Bruxelles tant que les Européens n’opèrent pas une révision de leur position à l'égard du Maroc. « Nous voulons des garanties nécessaires pour qu’ils nous traitent prochainement en tant que partenaire principal et fondamental », a martelé le chef de l’exécutif.

Une meilleure considération

« Ces messages sont juste destinés à alerter l’Union européenne », a-t-il tempéré. Devant ses ministres, le PJDiste a affirmé l’importance que revêt la question du Sahara pour le Maroc. « Il ne s’agit pas d’une affaire commerciale ou de l’étiquetage de marchandises (…) mais d’existence pour nous. C’est un dossier géostratégique et non un jeu ou une plaisanterie ».

Benkirane a revendiqué, par ailleurs, le droit de son pays à une meilleure considération de la part de l’Union européenne, arguant que le royaume représente un « espoir » pour les autres peuples arabes qui aspirent à « vivre dans la sécurité et la stabilité ».

Au début du mois courant, la Haute représentante de l’Union européenne, Federica Mogherini, a précisé dans une réponse écrite à une question d’un eurodéputé espagnol de Podemos que « le jugement [de la Cour de justice de l’UE] confirme qu'il n'existe aucune règle de droit international qui empêche l’UE de signer avec le Maroc des traités incluant aussi le Sahara occidental ». C’est d’ailleurs la même position qu’avait adopté Catherine Ashton, son prédécesseur en 2011, en réponse à une question d’un groupe d'eurodéputés proches du Polisario.  


...Suite : http://www.yabiladi.com/articles/details/42758/malgre-recours-depose-bruxelles-maroc.htm
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Exercice du vendredi (Documentation permise, digressions interdites):
La diplomatie marocaine a des problèmes avec l'UE.
La diplomatie marocaine a des problèmes avec l'UA.
La diplomatie marocaine a des problèmes avec l'ONU.
La diplomatie marocaine a des problèmes avec la Ligue des États arabes.
La diplomatie marocaine a des problèmes avec ses voisins.
La diplomatie marocaine n'a pas de problèmes avec le CCG (le Conseil de coopération des États arabes du Golfe).

jeudi 12 novembre 2015

L'ONU attachée aux termes de sa médiation au Sahara occidental, la diplomatie marocaine dans l'impasse

 

New York , 11 nov 2015 (SPS) 

Le droit de l'Envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, de se rendre dans les territoires sahraouis occupés a été expressément réaffirmé par un haut responsable onusien, plaçant de plus en plus le Maroc dans une position de faiblesse du point de vue diplomatique vis-à-vis de la question sahraouie, a rapporté mercredi l’Agence de presse algérienne (APS).

Le porte-parole du SG de l'organisation des Nations Unies, Martin Nesirky était clair dans sa réaction aux propos tenus par le chef de la diplomatie marocaine, Salahedine Mezouar, selon lesquels "le Maroc ne pourrait accepter la visite de Ross au Sahara occidental", en réaffirmant que "Ross,  a le droit de se rendre au Sahara occidental".

Autrement dit, Ross continuera à arbitrer les négociations entre le Front-Polisario et le Maroc en vue d'organiser un référendum sur l'autodétermination du Sahara occidental, une solution "pleinement appuyée" par nombre de pays.

Pour rappel, le Maroc n'en est pas à son premier accroc avec le médiateur onusien. En 2012 déjà, le Royaume lui avait retiré sa confiance l'accusant de "partialité" après avoir, dans l'un de ses rapports, épinglé Rabat sur la situation des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés.

Samedi, le ministre des Affaires étrangères sahraoui, Mohamed Salem Ould Salek, avait souligné que la dernière tentative de l'occupant marocain d'empêcher l'Envoyé personnel du SG de l'ONU de visiter les villes sahraouies occupées témoigne de "son isolement et de ses contradictions avec les résolutions des Nations Unies".

M. Nesirky a réitéré lundi l'appel du chef de l'ONU à de véritables négociations entre le Front Polisario et le Maroc qui seront lancés dans les prochains mois devant conduire à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental.

La diplomatie marocaine mise à mal

Le Maroc est en froid avec des ONG, experts et députés de nombreux pays. Ils étaient nombreux à défendre le principe que le conflit au Sahara occidental était une question de décolonisation, ce que Rabat a du mal à accepter.

Des juristes et experts en droit international, réunis mardi au Parlement européen à Bruxelles à l'occasion d'une Conférence sur "les droits de l'homme et le respect de la légalité internationale au Sahara Occidental", ont réaffirmé que "malgré les tentatives du Maroc de faire reconnaître ce conflit comme une question de sécession, il s'agit bien d'une question de décolonisation.

Ce fait est incontestable", ont insisté à l'unanimité les participants à cette Conférence.

"Le Sahara occidental n'ayant jamais été un territoire sous souveraineté marocaine, il est dès lors impossible de parler de sécession", ont-ils expliqué, soulignant que le Sahara Occidental est recensé parmi les 17 territoires non autonomes (TNA) sur la liste établie par les Nations Unies.

Autre percée pour le cause sahraouie, et pas des moindres, un délégué des Équipes de réponses aux catastrophes de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Sadrack Bertrand Mantanda effectue une visite dans les camps de réfugiés sahraouis affectés récemment par les inondations, une première depuis 40 ans.

Cette visite qui consiste à évaluer la situation humanitaire suite aux inondations qui ont frappé les camps des réfugiés, est une première depuis leur installation en 1975 à Tindouf, un événement qu'il a qualifié d’"acquis humanitaire".

Le Maroc gagné par la peur d'un retour vers la légalité

La sujet qui inquiète actuellement les autorité marocaines, c'est de voir le Conseil de sécurité de l'ONU retenir la proposition exprimée lundi par des experts et juristes internationaux depuis Bruxelles portant nécessité d'intégrer un mécanisme de surveillance du respect des droits de l'homme à la mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso).

Des juristes venus des territoires occupés du Sahara Occidental, d'Espagne, de Grande Bretagne, de France, d'Algérie et de nombreux autres pays, ont tiré la sonnette d'alarme sur la situation des Sahraouis vivants aux territoires occupés.

Ces derniers ont convenu de publier très prochainement une déclaration dans laquelle ils comptent appeler le Parlement européen et les autres institutions de l’UE à "plus d’engagement dans cette cause", emboitant le pas à l'appel du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon à de véritables négociations entre le Front Polisario et le Maroc qui doivent être lancées dans les prochains mois et devant aboutir à "une solution politique mutuellement acceptable, permettant l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".

Tout cela est perçu comme une avancée pour le Front Polisario, ce qui  pour le Maroc constitue un échec de sa politique expansionniste au Sahara Occidental.

Dernière colonie en Afrique, le Sahara Occidental a été occupé par le Maroc, il y a 40 ans, après le départ des troupes espagnoles, et reste à ce jour inscrite à l'ONU au chapitre des territoires à décoloniser selon les règles du droit international en la matière. (SPS)

020/090/700 111606 NOV 015 SPS

jeudi 5 février 2015

La diplomatie marocaine prise au piège du Sahara

Sahara Info n°72 - Février 2015


Monsieur Salahedine Mezouar, Ministre des Affaires étrangères du royaume du Maroc, multiplie depuis plusieurs semaines maladresses et provocations et dirige tout particulièrement sa mauvaise humeur vers la France. 
Son dernier entretien dans le Monde du 4 février 2015 est un modèle du genre. Concernant la question délicate du Sahara occidental, « il pousse le bouchon » un peu loin ! Bien sûr la France est une grande amie du Maroc et les intérêts entre les deux pays sont si importants que les raisons d’Etat, mettent prudemment de côté, en France, le soutien clair à l’autodétermination du peuple sahraoui. Mais de là, à faire de la France, la défenseur de la marocanité du Sahara occidental ! Il faut de suite que les autorités françaises réagissent et que Monsieur Laurent Fabius rappelle l’actuelle position française : « Nous soutenons la recherche d’une solution juste, durable et mutuellement agréée sous l’égide des Nations unies et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité » point presse MAE du 14/01/2015 !
Sur d’autres terrains, la diplomatie marocaine est également à la peine ! Christopher Ross, l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies, empêché depuis près d’un an d’organiser une mission dans la région, est à nouveau « persona grata » au Maroc comme la directrice de la MINURSO, elle aussi empêchée de rejoindre son poste par les autorités marocaines. La presse marocaine, toujours au service, a tenté de présenter l’affaire comme une victoire ! Personne n’ose dire que Mohamed VI comme Mezouar qui voulaient la chute de l’ambassadeur Ross, trop impartial à leurs yeux, ont perdu.
La diplomatie marocaine est aussi « malmenée » à Addis Abeba, au 24 éme sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains. Le sommet ne s’est pas contenté de rappeler, comme chaque année, le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, il a frappé fort ! Avec des résolutions qui engagent et qui vont gêner très vite le Maroc. Appel au boycott et à l’annulation d’un Forum international, piloté par une association suisse, Crans Montana, que le Maroc souhaitait accueillir en mars à Dahkla en territoire sahraoui occupé, en y déployant une grande ambition africaine.
Le sommet s’est aussi engagé à tenir, dans les territoires libérés du Sahara occidental, des activités de l’Union Africaine ! Au pied du mur de « la honte » marocain, c’est un tabou qui est brisé !
L’Union africaine s’intéresse aussi de très près à ce qui se passe au Sahara occidental occupé depuis que sa Commission de défense des droits de l’homme et des peuples s’est vu refuser son entrée dans ce territoire, de la manière la plus méprisante puisqu’elle n’a jamais reçu de réponse à ses demandes de mission.
Ban Ki Moon, le Secrétaire général de l’ONU, était présent à Addis-Abeba, souhaitons qu’il mette ses pas dans les pas de l’Afrique et crée la surprise, en préparant la réunion du Conseil de sécurité d’avril prochain.
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com