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vendredi 17 avril 2015

Sahara Occidental: La Commission nationale des droits de l'homme se félicite de la décision du juge espagnol Pablo Ruz

Par Chahid Al Hafed (camps De Réfugiés Sahraouis) —

 La Commission nationale sahraouie pour les droits de l'homme a salué mercredi, l'arrêt rendu jeudi dernier par le juge espagnol Pablo Ruz contre 11 responsables militaires et civils marocains pour leur implication dans des actes de génocide contre des civils sahraouis de 1975 à 1992.
La Commission estime que cette décision est un pas dans la bonne voie pour rendre justice et équité au peuple sahraoui, appelant la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité des Nations Unies, à prendre en compte cette question lors des débats de la question du Sahara occidental.
La Commission rappelle également la nécessité "urgente" de l'élargissement des pouvoirs de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) pour inclure la surveillance des droits de l'homme, afin de mettre fin aux violations quotidiennes des droits humains perpétrés par régime marocain au su et au vu de la communauté internationale.

mardi 31 mars 2015

L'UE fait écho à l'UA


DROIT DU PEUPLE DU SAHARA OCCIDENTAL À L'AUTODÉTERMINATION

Par

L'Union européenne réitère son soutien à la cause sahraouie à un mois de l'adoption d'une nouvelle résolution par le Conseil de sécurité, qui doit prolonger le mandat de la Minurso.
La voix du peuple sahraoui libre retentit aux quatre coins de la planète. Mais lorsqu'elle retentit à Strasbourg, elle a une toute autre portée. Sur le Vieux Continent, on ne badine pas en effet avec les valeurs démocratiques, le respect des droits de l'homme et les libertés individuelles. Un combat de tous les jours du peuple sahraoui spolié de ses terres et des richesses qu'elles recèlent par l'occupation marocaine. Une situation que dénonce la vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini.
«L'UE adhère à la position de l'ONU qui souligne que le Sahara occidental est un territoire non autonome et que le Maroc est «de facto» l'administrateur» et qu'elle adhère également «à son avis juridique de 2002 qui réfute toute exploration et exploitation du pétrole dans le Sahara occidental occupé», a affirmé la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité européennes. 
 Elle répondait à la question d'un eurodéputé sur l'exploration de pétrole au large des côtes du Sahara occidental occupé. Des déclarations qui font écho au communiqué de l'Union africaine rendu public jeudi dernier.
L'UA «prendra les mesures nécessaires, comme garante du processus d'autodétermination du peuple sahraoui pour faire avancer le dossier et faciliter une résolution prévoyant l'autodétermination du peuple sahraoui sur la base de la Charte des Nations unies et de la légalité internationale» a assuré la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma, lors d'une rencontre avec le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Salem Ould Salek à Addis- Abeba (Ethiopie). L'Union européenne réitère ainsi son soutien à la cause sahraouie à un mois de l'adoption d'une nouvelle résolution par le conseil de sécurité, qui doit prolonger le mandat de la Minurso. L'enjeu sera de taille: il sera question de doter la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme.
Les associations qui activent dans ce domaine travaillent d'arrache-pied pour doter la Minurso de cet instrument dont elle est privée.
Leurs rapports accablent pourtant à plus d'un titre le pouvoir marocain. La Commission de politique extérieure du Conseil national suisse est déjà sur le pied de guerre. Elle déposera une motion chargeant le Conseil fédéral de demander aux Nations unies de remédier à cet «oubli».
«La Commission a procédé à l'examen d'une pétition priant l'Assemblée fédérale (suisse) de s'engager auprès des Nations unies, en faveur de l'intégration, dans le cahier des charges de la Minurso, la surveillance des droits humains au Sahara occidental occupé», indique un communiqué publié sur le site Web du Parlement suisse. «Par 16 voix contre 3, la CPE-N a décidé de donner suite à cette pétition en déposant une motion chargeant la Conseil fédéral de demander aux autorités responsables de l'ONU l'extension du mandat de la Minurso à la surveillance des droits humains dans les zones occupées et dans les camps de réfugiés sahraouis», a précisé le même canal d'information. Une initiative qui va sans doute faire du bruit du côté de Rabat.

jeudi 19 mars 2015

Campagne pour faire pression sur le Conseil de sécurité pour la tenue d'un référendum

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Sahara occidental, 17/3/2015

L'ONG Western Sahara Action Forum (WSAF) a lancé une campagne pour la signature d'une pétition pour la libération des prisonniers politiques sahraouis et la tenue du référendum d'autodétermination du peuple du Sahara occidental.

L'ONG a appelé, à cet effet, a faire pression sur le Conseil de sécurité des Nations unies pour agir vite face à la situation au Sahara occidental, pour la libération des prisonniers politiques sahraouis, ainsi que pour l'organisation durant l'année en cours du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui.
Dans cette pétition, l'organisation non gouvernementale a appelé, également, à une action immédiate contre les violations des droits de l'homme exercées «en toute impunité» par les autorités marocaines à l'encontre des populations sahraouies dans les territoires occupés.
WSAF met, à cet effet, l'accent sur la nécessité d'élargir le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l'homme, comme elle appelle à l'arrêt de l'exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental.
Inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux,
le Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, est occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France.
Dans ses différentes résolutions, l'ONU a toujours appelé les deux parties en conflit (le Maroc et le Front Polisario) à continuer à œuvrer sous son égide, à travers des négociations directes et sans préalable, à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, garantissant le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination. 
R. N.
 


Autodétermination au Sahara Occidental : campagne pour la tenue d’un référendum

L’ONG Western Sahara Action Forum (WSAF) a lancé une campagne pour la signature d’une pétition pour la libération des prisonniers politiques sahraouis et la tenue du référendum d’autodétermination du peuple du Sahara Occidental. L’ONG a appelé, à cet effet, a faire pression sur le Conseil de sécurité des Nations unies pour agir vite face à la situation au Sahara Occidental, pour la libération des prisonniers politiques sahraouis, ainsi que pour l’organisation durant l’année en cours du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Dans cette pétition, l’organisation non gouvernementale a appelé, également, à une action immédiate contre les violations des droits de l’homme exercées «en toute impunité» par les autorités marocaines à l’encontre des populations sahraouies dans les territoires occupés.
WSAF met, à cet effet, l’accent sur la nécessité d’élargir le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l’homme, comme elle appelle à l’arrêt de l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara Occidental. Inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, est occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France. Dans ses différentes résolutions, l’Onu a toujours appelé les deux parties au conflit (le Maroc et le Front Polisario) à continuer à œuvrer sous son égide des Nations unies, à travers des négociations directes et sans préalable, à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, garantissant le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination.


mercredi 18 mars 2015

Sahara Occidental: Le 19eme Séminaire international appelle à l'élargissement du mandat de la MINURSO

Mexico — Plus de 138 organisations et représentants des partis politiques de gauche et progressiste à travers le monde ont adopté à l'unanimité une résolution appelant à l'élargissement du mandat de la MINURSO pour la protection des droits de l'homme au Sahara occidental, durant la clôture des travaux du 19eme Séminaire international du parti du travail mexicain, organisé du 12 au 14 mars 2015 à Mexico.
Les participants au Séminaire, tenus sous le titre "Les Partis et une nouvelle société", ont appelé les organisations internationales, en particulier le Conseil de sécurité de l'ONU à élargir le mandat de la MINURSO pour surveiller et protéger les droits de l'homme au Sahara Occidental et à l'ouverture du territoire devant les journalistes et les observateurs internationaux.
Ils ont également exhorté leurs gouvernements à exercer des pressions sur le gouvernement marocain afin de respecter les droits de l'homme et les pays qui n'ont pas encore reconnu la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à la reconnaitre et établir des relations diplomatiques avec elle.
La RASD a été représentée lors de ce séminaire par le diplomate Moulaye Ahmed Ali, qui a informé les participants de la situation actuelle qui prévaut au Sahara occidental, en particulier les violations des droits de l'homme commises par l'occupant marocain contre les civils sahraouis dans les territoires occupés.

vendredi 6 mars 2015

Lamamra appelle à un mécanisme de surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental


©AFP
e ministre des Affaires étrangères SO,
Liberté Alger, 6/3/2015


Ramtane Lamamra, a appelé, mardi à Genève, le 
Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme à mettre en place un mécanisme de surveillance indépendant de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental.
“La Minurso déployée depuis plus de deux décennies se trouve, paradoxalement, amputée d’un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme. Il est tout aussi urgent que le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme accorde davantage d’importance à cette situation, en mettant en place un mécanisme de surveillance indépendant de la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental”, a indiqué M. Lamamra dans une intervention aux travaux de la 28e session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU (2 au 5 mars).
“Ceci n’est pas un luxe, mais une nécessité en ce quarantième anniversaire de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice qui a établi la pertinence et le primat du droit de son peuple à l’autodétermination”, a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie algérienne a déclaré que “la situation dans le territoire du Sahara occidental où le Front Polisario, qui s’est inscrit dans la dynamique de règlement pacifique parrainée par les Nations unies, se heurte aussi au déni du droit à l’autodétermination d’un peuple dont la résistance s’étend sur une quarantaine d’années.”
“L’enlisement de ce conflit, tout autant que l’exil forcé de la population réfugiée en grande partie dans mon pays, est plus que préoccupant, et l’effet d’accoutumance de la communauté internationale doit être remplacé par un engagement accru en vue de mettre fin à cette situation dramatique”, a-t-il dit.
Plusieurs organisations humanitaires internationales soutiennent cette demande, à l’image de la fondation Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l'Homme, qui a appelé dans son dernier rapport, publié le mois dernier, les Nations unies à inclure un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme dans le mandat de sa Mission chargée de l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso).
Les autorités marocaines continuent de commettre de graves violations des droits de l'Homme contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés”, souligne le rapport qui déplore “l’absence dans le mandat de la Minurso d'un mécanisme de surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental”.
Cela fait suite à d’autres appels similaires lancés par des ONG, telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch, au Conseil de sécurité de l’ONU pour l’élargissement du mandat de la mission Minurso en vue d’y intégrer un mécanisme de suivi de la situation des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Mais, en dépit du nombre importants de pays et d’organisations humanitaires qui la soutiennent, cette demande n’a pas été prise en compte par le Conseil de sécurité, lors du précédent renouvellement de la mission de maintien de la paix au sujet du Sahara occidental pour une nouvelle année.

samedi 28 février 2015

Abdelkader Taleb Omar, premier ministre sahraoui «Le feuilleton doit avoir une fin !»

   
 «Nous disons au monde que les Sahraouis sont plus que jamais unis», a indiqué hier le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar
Par Rabah Beldjenna,El Watan, 28/2/2015 
 
«Nous disons au monde que les Sahraouis sont plus que jamais unis», a indiqué hier le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar
 

Le conflit du Sahara occidental traverse l’une des phases des plus complexe de son histoire. Cela fait 24 ans que les Sahraouis attendent un référendum (qui leur a été promis par l’ONU en 1991) pour leur autodétermination, en vain.

Ni les différentes résolutions des Nations unies — pourtant toutes en faveur d’une telle option — ni les négociations, entamées en 2007 sous l’égide de l’ONU, n’ont débouché sur une solution du conflit. Le Maroc, qui a jusque-là bloqué tous les efforts de l’ONU, a mené le processus de décolonisation du Sahara occidental à une nouvelle impasse. Ce qui fait que la prochaine résolution des Nations unies est décisive pour l’avenir de la dernière colonie d’Afrique.
C’est dans ce contexte qu’a été célébré, hier, dans le camp des réfugiés sahraouis de Smara, le 39e anniversaire de la RASD, proclamée en février 1976. Et s’il est vrai qu’en raison de ce statu quo les Sahraouis, frustrés, commencent à s’impatienter, il n’en demeure pas moins qu’ils restent déterminés à arracher leur liberté. «Nous disons au monde que les Sahraouis sont plus que jamais unis et que leur volonté de libérer leur pays est inébranlable», a indiqué hier le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, lors d’une rencontre avec la presse.

Éviter un autre conflit
Pour ce faire, le Front Polisario préfère encore encourager les efforts des Nations unies pour la simple raison que, comme le note ce haut responsable sahraoui, «la région n’a pas besoin d’un autre conflit armé». C’est pourquoi la prochaine réunion du Conseil de sécurité sur la question s’annonce cruciale. «La rencontre d’avril est importante, le feuilleton doit avoir une fin pour mettre un terme à cette double impasse», selon le Premier ministre sahraoui.
C’est dans ce cadre que l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, et Kim Bolduc, chef de la Minurso, ont effectué, il y a quelques jours, une visite dans la région. Une visite au cours de laquelle les deux responsables onusiens ont rencontré dans les camps des réfugiés la délégation aux négociations et des cadres politiques sahraouis. «L’espoir du Front Polisario est que la visite de Christopher Ross permette d’accélérer ses efforts en faveur du parachèvement du processus de décolonisation du Sahara Occidental et mette fin aux atermoiements du Royaume du Maroc qui cherche à gagner du temps et imposer le fait accompli colonial», soutient Abdelkader Taleb Omar.

Dépasser le blocage
Mais Christopher Ross est-il capable de redynamiser ce processus ? «Christopher Ross a la volonté de chercher des solutions concrètes. Nous avons constaté cela durant notre rencontre dans les camps», a estimé notre interlocuteur, cela même si, à ses yeux, «cela reste insuffisant». «Il faut une solution juste et fixer une date, cela a trop duré. Il est temps de prendre des décisions pour que Rabat accepte un référendum», a-t-il insisté.
Abdelkader Taleb Omar rappelle que «le dernier rapport de l’ONU a dit que si le blocage persiste, elle va revoir la procédure». «L’ONU est responsable, il faut accélérer les négociations », a-t-il encore estimé. Reste à savoir quelle sera la nouvelle stratégie de l’ONU pour résoudre ce conflit.
Mais avant cela, le Premier ministre sahraoui a invité le principal pays qui soutient le Maroc dans sa politique expansionniste, la France, à revoir sa position vis-à-vis du conflit.  «Les Sahraouis attendent depuis 40 ans et la France joue un rôle négatif dans le conflit. Paris, qui se trouve sur tous les fronts, en Libye, en Syrie et au Sahara, joue un rôle contradictoire avec ses principes de défenseurs des droits de l’homme. Elle doit revoir sa position dans le bons sens», a-t-il insisté.
Abdelkader Taleb Omar, qui estime que la question sahraouie ne cesse de marquer des points a enfin salué l’Union africaine qui vient de réaffirmer son opposition à la  tenue du Forum Crans-Montana, du 12 au 16 mars à Dakhka. Comme il n’a pas manqué de saluer la position de l’Union européenne, réaffirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination.

vendredi 18 avril 2014

77 députés européens demandent l’extension aux droits de l’Homme du mandat de l’ONU au sahara occidental

     
BRUXEL 17 avr 2014 (SPS)-

Soixante-sept députés européens, emmenés par Norbert Neuser, le président de l’intergroupe sur le Sahara occidental ont écrit, ce jeudi 17 avril, au secrétaire général de l’ONU et aux ambassadeurs membres du Conseil de sécurité pour demander une extension du mandat de la Minurso, la mission des Nations unies consacrée au Sahara occidental.

Dans la droite ligne des demandes déjà effectuées par des ONG et par le rapporteur spécial de l’ONU consacré à la torture, ce groupe de députés européens demande à l’ONU d’élargir à la surveillance des droits de l’Homme le mandat de la Minurso.

« La Minurso, stationnée au Sahara occidental, doit être un observateur impartial de valeur internationale. Compte tenu du climat politique très tendu et de la répression en cours des Saharaouis qui ne partagent pas les vues politiques du Maroc, la surveillance des droits de l’Homme par la Minurso devrait être un pas très important pour améliorer la situation », écrivent les députés européens dans la correspondance, dont SPS a obtenu une copie.(SPS)088/090


vendredi 28 février 2014

La grosse colère du Maroc ? Habitude détestable du Makhzen pour sauver sa réputation !


Sahara Info n° 67

Ces quelques jours de février, le retour au devant de l'actualité des Sahraouis, marquera-t-il un tournant dans la prise en compte de ce peuple en France et l'affaiblissement des multiples influences marocaines qui bloquent le traitement du sujet dans notre pays ?

Vous avez tous observé avec les deux précédentes newsletters le succès du film « Enfants des Nuages, la dernière colonie » et la puissance médiatique d'artistes comme Javier Bardem, Victoria Abril et Pierre Richard, capables de faire tomber quelques barrières médiatiques et de provoquer l'intervention embarrassée du porte parole du Ministère des Affaires étrangères.
Ce premier épisode ne pouvait que troubler les autorités marocaines !
Un deuxième épisode, moins médiatique mais également important a dû encore augmenter leur trouble… Le groupe d'étude Sahara occidental, qui existe en dépit des pressions de l'Ambassade du Maroc, recevait le 19 février à l'Assemblée nationale, le Représentant du Front Polisario. 

Et ce n'était pas fini.
Le 20 février l'ACAT – Action des chrétiens pour l'abolition de la torture – et Me Joseph Breham, avocat au barreau de Paris déposaient le matin deux plaintes pour torture, l'une auprès du Comité Contre la torture de l'ONU à Genève et l'autre auprès de la doyenne des juges d'instruction de Paris. Deux plaintes pour obtenir la condamnation des agents marocains qui ont torturé Naama Asfari, militant sahraoui condamné à 30 ans pour avoir réclamé l'autodétermination du peuple sahraoui et œuvré pour organiser ses revendications.
A Genève, la plainte est recevable, depuis que le Maroc a reconnu la compétence du Comité contre la torture. Mais en même temps, l’État marocain n'a jamais enquêté sur les cas de tortures perpétrés régulièrement à l'encontre des Sahraouis ; il est donc très important de faire réagir les institutions compétentes et donner à d'autres victimes l'opportunité de porter plainte à leur tour.
A Paris, l'ACAT et notre amie Claude Mangin-Asfari épouse et victime indirecte de la torture subie par son époux ont déposé une plainte pénale pour amener la justice française à identifier les auteurs et donneurs d'ordre des tortures subies par Naâma Asfari. La présence en France ce jour-là, du directeur de la DGST marocaine( contre espionnage), M.Abdellatif Hammouchi, a permis à l'ACAT et à Me Breham de déposer contre lui une troisième plainte pour Naâma Asfari auprès du Pôle spécialisé pour les crimes contre l'humanité sur le fondement de la compétence universelle.
En mai 2013, l'ACAT et Me Breham avait déjà porté plainte en France contre M. Hammouchi pour un autre cas de torture d'un Franco-marocain, Adil Lamtalsi, torturé en 2008 au sein du centre de détention secret de Temara administré par la DST. Informée par Me Breham de la présence de M. Hammouchi sur le territoire français, la juge d'instruction en charge du dossier d'Adil Lamtalsi a envoyé 7 policiers à la Résidence de l'Ambassadeur du Maroc, pour notifier au directeur de la DST sa convocation par la justice française. Cela a été l'ultime outrage que n'ont pu supporter les autorités marocaines !
La France, le pays ami, l'allié complaisant et fidèle laissant libre cours à tous ceux qui dénoncent les atteintes aux droits de l'homme que subissent régulièrement les Sahraouis. Convocations, admonestations au nom des règles et usages diplomatiques, le Maroc a réagi très fort en direction des autorités françaises… qui se sont très vite, trop vite excusées ! Nous sommes nombreux en France à soutenir le peuple sahraoui et à travers lui l'exigence du respect du droit et du respect des droits humains.
Nous sommes nombreux aussi à soutenir l'indépendance de la justice. Pourquoi l'exécutif s'est-il mêlé de la convocation d'un « flic » marocain alors que cette demande émanait d'un juge d'instruction qui faisait tout simplement son travail ?
Avril 2014, prochain rendez-vous du Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité où la France tient un rôle éminent, ne doit pas comme l'an dernier reculer devant les pressions marocaines, et résolument donner à la Mission de l'ONU sur place, la MINURSO, mandat pour qu'enfin les Sahraouis puissent librement exprimer leur point de vue et être protégés.
Il est question là encore de droit, de morale ! Le peuple sahraoui qui attend depuis 38 ans peut y prétendre et notre pays honorer ces principes.
 
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

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 Lire aussi :
 http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/02/25/france-maroc-une-semaine-de-querelle-diplomatique_4372969_3212.html

mardi 4 février 2014

RFKennedy Center appelle le Conseil de sécurité à introduire la surveillance des droits de l’Homme à la MINURSO


Par SPS, WASHINGTON , 25 /1/2014

  La présidente de RFKennedy Center pour les droits de l’Homme, Mme Kerry Kennedy, a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à introduire, en 2014, le mécanisme de surveillance des droits de l’homme au sein de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).


Gdeim Izik
Dans un article publié par le site en ligne de la chaîne de télévision américaine CNN, Mme Kennedy a lancé cet appel à l’approche de la réunion du Conseil de sécurité sur le dossier du Sahara occidental occupé, qui se tiendra en avril prochain.


Intitulé ’’une tragédie des droits de l’Homme oubliée’, l’article de la présidente de cette ONG américaine a soutenu qu’après près de quarante ans, la crise au Sahara occidental avait atteint un point où ’’la communauté internationale doit agir’’.


Décrivant l’étendue et la gravité de ces violations par les forces marocaines et dont elle a été elle-même témoin lors d’un séjour au Sahara occidental en 2012, Mme Kennedy s’est encore indignée que ’’la plus longue crise des droits de l’Homme dans cette dernière colonie de l’Afrique se poursuit sans surveillance’’.


C’est dans ce sens qu’elle a considéré qu’à chaque fois qu’il examine annuellement la question sahraouie, le Conseil de sécurité de l’ONU a, pourtant, la possibilité de ’’réviser le mandat’’ de la MINURSO avant de décider d’en proroger la durée.


Pour justifier sa demande, Mme Kennedy a souligné que les organisations locales et internationales des droits de l’Homme et même les experts de l’Union européenne et de l’ONU ’’ont confirmé nos pires craintes de ce que l’occupation marocaine non surveillée signifie pour le peuple sahraoui’’.


Sur cette base, le Conseil de sécurité ’’doit ajouter, en 2014, un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme à la mission de la MINURSO’, a insisté la présidente de cette ONG basée à Washington. ’’Une telle démarche serait historique mais en aucun cas révolutionnaire’’ puisqu’il est simplement demandé aux Nations Unies d’élargir le mandat de la MINURSO aux mêmes normes internationales des droits de l’Homme que l’ONU applique à toutes les autres opérations de maintien de la paix, a-t-elle expliqué.


Pour Mme Kennedy, si les droits de l’Homme forment le pilier de l’ONU, ’’ce simple changement à apporter dans le mandat de la MINURSO pour sauver des vies au Sahara occidental occupé ne constitue nullement une grande exigence’’.


Par ailleurs, la présidente de RFKennedy Center a également abordé la question majeure du dossier sahraoui qui est celle de l’autodétermination.


A ce propos, elle a observé que malgré la décision de la Cour internationale de Justice de 1975 et un cessez-le feu négocié par les Nations Unies en 1991, le référendum promis pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ’’demeure bloqué’’ depuis une génération.


Il est à rappeler que l’Assemblée générale de l’ONU avait adopté en décembre dernier une résolution qui réaffirme son appui au processus de négociation en vue de parvenir à ’’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental’’ et loue les efforts déployés, à cet égard, par le Secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel Christopher Ross.


Le prochain rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental sera présenté au Conseil de sécurité en avril prochain. Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non-autonomes, et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc.(SPS)

97/90/700

samedi 25 janvier 2014

EM : Une semaine de manifestations pacifiques violemment réprimées au Sahara Occidental

Par Equipe Media, Sahara Occidental occupé, 19 /1/2014




http://www.emsahara.com/
La troisième  semaine de janvier 2014 est marquée par de nombreuses manifestations sahraouies dans tout le territoire occupé du Sahara Occidental. Toutes ont été réprimées violemment par la police coloniale marocaine. Il semble que des ordres ont été donnés encourageant la violence sans sommation comme méthode dissuasive de toute manifestation d’expression populaire. C’est à l'encontre de tous les droits nationaux et internationaux qui affirme le droit à la liberté d'expression. Ci-dessous un résumé des principales manifestations.

Samedi 11 janvier 2014, la coordination des jeunes sahraouis « qui rejettent la nationalité marocaine » organise à 17h GMT une manifestation rue Essmara à El Aaiun en solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis. Plus de 150 manifestants lèvent les pancartes et sont attaqués quelques minutes après par les forces d'occupations. 16 manifestants sont blessés. Voir https://www.youtube.com/watch?v=VBOAHzOBmb8

Dimanche 12  janvier, une manifestation pacifique regroupe une centaine de Sahraouis rue Jamal Eddine El Afghani, quartier Quiadat Boukra'a à El Aaiin. Ils demandent que soit respecté leur droit à l'autodétermination, à l'indépendance. Les forces d'occupation interviennent violemment et chassent les manifestants dans les rues. Ils entrent de force chez la militante sahraouie Lala Hatra Aram, la blessent à l'oeil et saccagent sa maison. Notre correspondant a constaté les blessures mais aussi que les forces d'occupation ont mis le feu à une partie de la modeste maison. Voir vidéo https://www.youtube.com/watch?v=PboT-rG8NOs

Lundi 13 janvier, à l'aube un groupe spécial de la police enlève Mohamed Ali Lmbarki et Hadi Mohamed, 17 et 15 ans, deux activistes sahraouis mineurs. Ils sont conduits vers un endroit qu'ils ne reconnaissent pas. Selon des activistes des droits de l'homme qui ont pu entrer en contact avec eux depuis, les 2 mineurs sont soupçonnés d'avoir d'attaqué au cocktail Molotov une fourgonnette de police marocaine la veille au soir. Ce qu'ils nient catégoriquement. A l’heure de la publication de cet article, les deux jeunes sont toujours en garde-à-vue, dans les locaux de la préfecture de police.
Il est à déplorer que la chaîne française "France 24" ait publié la déclaration de la Wilaya de El Aaiun à propos de l'attaque au cocktail Molotov, sans donner la parole aux activistes sahraouis.
Les mêmes activistes ont dénoncé la manoeuvre des services secrets marocains qui ont mis en scène des policiers en civil couverts de turbans et brûlant le seau d'une poubelle. Cette vidéo visant à invalider le pacifisme des Sahraouis a été diffusée juste après le lancement de la campagne nationale et internationale pour l'élargissement des compétences de la Minurso à la surveillance des droits de l'homme au Sahara Occidental.

Le même jour, 13 janvier, à 17 h, plus de 200 sahraouis se rassemblent pour une manifestation pacifique rue Essmara pour revendiquer l'élargissement du mandat de la Minurso, à l'appel de la coordination des associations et comités sahraouis de défense des droits de l'homme. 5 minutes après leur rassemblement les forces d'occupation en civil et en uniforme interviennent brutalement pour les disperser. Plus de 120 personnes sont blessées, dont une soixantaine de femmes.
Mariem Bourhimi, Sabar Bani et Mohamed Saleh Zerouali des journalistes de notre Équipe présents sur place sont pris à parti violemment eux aussi. Mariem, 28 ans, est blessée, son bras droit est cassé. https://www.youtube.com/watch?v=fp-FcTIU10c

Après cette intervention, plusieurs manifestations s'organisent spontanément dans les quartiers les appartements rouges, Erraha, Lahchicha, rue Echaouia, rue Mezouar, rue Tan Tan,  quartier Ma'atalah, quartier Lina'ach, quartier El A'aouda et quartier Douirat de El Aaiun.

Rue du 24 novembre, prés de Colomina Erradsa, les forces d'occupation interviennent brutalement contre une manifestation d'une soixantaine de personnes, et blessent l'activiste sahraoui Daikh Lbkai à la tète par leurs jets de pierre. Daikh Lbkai, 17 ans, est transporté en urgence à l'hôpital où il est opéré. Il est toujours hospitalisé et semble aller mieux, mais n'a toujours pas retrouvé l'usage de la parole.

Simultanément, les forces d'occupation se déploient dans le quartier Lina'ach de El Aaiun, scandent des slogans racistes contre les sahraouis, et crient "sortez fils de putes".

À Essmara occupée, le 15 janvier, 200 manifestants revendiquent  le respect des droits fondamentaux du peuple sahraoui. 4 citoyens sahraouis sont blessés lors de l'intervention brutale des forces d'occupations.
Soukaina  Belkher, 35 ans, est blessée au niveau des cervicales et elle est  transportée en urgence à l'hôpital de El Aaiun. Outre les douleurs dues aux coups, elle souffre de maux de têtes, vertiges. Elle est toujours à l'hôpital et doit garder une minerve.
Brahim Hamma, Lhafed Saleh Boujma'a, Mohamed Slimi, sont séparément enlevés pendant et après la manifestation par les forces sécuritaires et sont conduits en dehors de la ville dans une fourgonnette, torturés puis relâchés en mauvais état dans le désert. Brahim Hamma, 25 ans, est blessé à la tête et au cou et a été soigné à l'hôpital. Lhafed Saleh Boujma'a, mineur, souffre de blessure à la tête, au dos et aux genoux. La manifestation de protestation organisée par sa famille devant la province est brutalement dispersée. Mohamed Slimi, mineur lui aussi, blessé à la tête et aux genoux témoigne ici : https://www.youtube.com/watch?v=y8h47kLZd5I&feature=youtu.be

Vendredi 17 janvier 2013, cinq activistes sahraouis entrent au siège de la Minurso à El Mahbes à l'Est de Essmara occupée, demandent à ce que le référendum d'autodétermination de leur peuple soit mis en place et s'installent pour un sit in de protestation face à l'absence de réponse des membres de la Minurso.
Après quelques heures, ils sont remis à la gendarmerie militaire marocaine, qui les conduit au commissariat de police de Guelmim au sud du Maroc, d'où ils sont relâchés après avoir été interrogés.

À Boujdour occupée, samedi 18 janvier au soir, Mohamed Ehouiria, Chaikh Kmach, Mohamed Yahdih Trayah, Kharachi Yahdih, Kamal Zoubair, Sid Ahmed Babait, Emjayed Erra'ai, Kouirir Salek, Mohamed Salem Fennich, militants connus de l'Intifada sahraouie sont arrêtés par des patrouilleurs dans la rue principale de la ville. Ils sont conduits au centre de police, torturés puis amenés hors de la ville et relâchés dans une décharge à ordures.
Notre correspondant à Boujdour rappelle que ces militants sont régulièrement harcelés et insultés, ainsi que l'activiste sahraouie Sultana Khaya dont la maison de la famille est toujours encerclée par la police marocaine.

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