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vendredi 2 octobre 2015

Le Sahara Occidental à Perpignan et Cabestany

Par APSO, 2/10/2015

Rencontres  consacrées aux dénis de droit au Sahara Occidental, les 12 et 13 septembre 2015 à Cabestany et Perpignan
 
 
Dans le cadre des secondes rencontres  « Décoloniser nos  imaginaires » les 12 et 13 septembre dernier, la Ligue des Droits de l’Homme 66 a choisi d’informer les perpignanais sur la cause Sahraouie. 
 
Le film projeté au centre culturel de Cabestany « Les enfants des nuages, dernière colonie » d’Alvaro Longoria et Javier Bardem  montre comment le peuple Sahraoui, ayant choisi la voie du droit international pour sortir du conflit avec le colonisateur marocain, est aujourd’hui opprimé dans les territoires occupés ou condamné à l’exil.
 
Auparavant le public avait pu assister à la conférence donnée par Apso sur les enjeux géopolitiques du conflit, et sur le pillage organisé des ressources naturelles sahraouies par le Maroc avec l’accord tacite des grandes puissances. Le débat qui a suivi, avec des spécialistes et des Sahraouis venus pour l’occasion, a permis d’éclairer les nombreuses personnes présentes sur le rôle ambigu de certains membres du Conseil de Sécurité de l’ONU dans l’enlisement du processus d’autodétermination engagé depuis 1964.
 
À ceux et celles qui voulaient s’informer d’avantage, l’APSO proposait le livre « Lutter au Sahara, du colonialisme vers l'indépendance au Sahara Occidental », qui aborde tous les aspects du conflit, et le film documentaire « L’autre côté du mur ». Sur le stand Apso on pouvait également consulter les rapports très documentés du WSRW ou acheter le CD Mabrouk de Aziza Brahim.
 
Les expositions photo de APSO (visible jusqu’à mi-octobre à la Maison des Quartiers de Cabestany) et de Maurice Cuquel, reporter photographe, ont montré avec une grande sensibilité la vie quotidienne dans le camp de réfugié Sahraoui de Tindouf : dénuement, dignité, révolte et, malgré tout, joie de vivre.
 
Entre les vernissages, conférence et projection cinématographique, les participants ont pu découvrir et déguster le thé sahraoui, dont la convivialité a accompagné la journée.
 
APSO, le 2 octobre 2015

Crédit photo IG-Apso
 

mardi 29 juillet 2014

D'autres artistes prennent position contre l'opération militaire israélienne menée dans la bande de Gaza.





‪#‎GAZA‬: le cinéaste iranien Asghar Farhadi et l'avocate et Prix Sakharov en 2012 Nasrin Sotoudeh se mobilisent contre le massacre en cours: 
 http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2014/07/29/gaza-asghar-farhadi-et-nasrin-sotoudeh-se-mobilisent-contre-le-massacre-en-cours/

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Saâd Zouiten, 29/7/2014
Gaza : Javier Bardem, Penélope Cruz et Pedro Almódovar dénoncent un «génocide»

Après les réalisateurs israéliens, c'est au tour des artistes espagnols de prendre position contre l'opération militaire israélienne menée dans la bande de Gaza. Dans une lettre ouverte publiée mardi, des musiciens, écrivains et stars du cinéma telles que Penélope Cruz, Javier Bardem et Pedro Almodóvar ont dénoncé un «génocide», tout en appelant l'Union européenne à «condamner les bombardements par terre, mer et air contre la population civile palestinienne dans la bande de Gaza», rapporte le site The Hollywood Reporter. Les stars engagées ont aussi exigé un cessez-le-feu et une levée du blocus de Gaza.
Javier Bardem avait décidé quelques jours plus tôt de se prononcer contre l'opération «Bordure protectrice». Dans sa lettre ouverte publiée le 25 juillet sur eldiario.es, il dénonce avec virulence «une guerre d'occupation et d'extermination contre un peuple sans moyens». Pour l'acteur espagnol, «il n'y a pas de place pour la neutralité» dans un contexte où les bombardements ont déjà fait plus de 1100 morts côté palestinien.
Selon lui, «seules les alliances géopolitiques, ce masque hypocrite du monde affaires - comme par exemple la vente des armes»-, expliqueraient ce statu quo. Se disant «indigné» et «blessé par toute cette injustice», il affirme: «Oui, je suis européen et j'ai honte de la Communauté européenne qui déclare me représenter avec son silence et sa totale indécence.»
Répondant, par avance, aux critiques qui pointeraient les contradictions de son militantisme, l'acteur se défend: «Oui, je travaille également aux États-Unis, où j'ai des connaissances et des amis hébreux qui rejettent ces interventions et ces politiques d'agression.»
«Oui, mon fils est né dans un hôpital juif, car j'ai autour de moi des êtres de confession juive auxquels je tiens énormément et parce qu'être juif ne veut pas dire soutenir ce massacre, de la même façon qu'être hébreu ne veut pas dire être sioniste et être palestinien ne veut pas dire être un terroriste du Hamas. C'est aussi absurde que de dire qu'être allemand revient à être parent du nazisme», écrit l'engagé Bardem.
http://www.lefigaro.fr/cinema/2014/07/29/03002-20140729ARTFIG00228-gaza-javier-bardem-penelope-cruz-et-pedro-almdovar-denoncent-un-genocide.php#


9 h ·
‪#‎GAZA‬: le cinéaste iranien Asghar Farhadi et l'avocate et Prix Sakharov en 2012 Nasrin Sotoudeh se mobilisent contre le massacre en cours: http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2014/07/29/gaza-asghar-farhadi-et-nasrin-sotoudeh-se-mobilisent-contre-le-massacre-en-cours/
Iran : Asghar Farhadi et Nasrin Sotoudeh se mobilisent contre « le massacre à...
agencemediapalestine.fr



samedi 10 mai 2014

Le Sahara Occidental à l'émission 28' sur Arte avec Javier Bardem


28' est le rendez-vous quotidien d'actualité sur ARTE.

 Les invités : Javier Bardem et Alvaro Longoria: http://www.youtube.com/watch?v=adKeowPSdEY&feature=youtu.be&app=desktophttp://www.youtube.com/watch?v=adKeowPSdEY&feature=youtu.be&app=desktop

samedi 3 mai 2014

"Enfants des Nuages, la dernière colonie" : Javier Bardem prend fait et cause pour les Saharaouis

par Sébastien Jédor, RFI, 29/4/2014
media
 « Enfants des Nuages, la dernière colonie », un film produit par l'acteur espagnol Javier Bardem
 Chapeau Melon Distribution
L'ONU devrait décider ce mardi 29 avril de prolonger le mandat de la Minurso, la mission des Nations Unies pour un référendum au Sahara occidental. Depuis le retrait des colons espagnols, en 1975, le Maroc a conquis la majeure partie de ce territoire, alors que le Front Polisario, basé en Algérie, réclame l'indépendance. La situation est enlisée dans les sables du désert et c'est précisément ce que dénonce un film qui sort ce mercredi 30 avril sur les écrans en France : Enfants des Nuages, la dernière colonie, produit par l'acteur espagnol Javier Bardem, qui a pris fait et cause pour les Saharaouis.
Sauf surprise, les Nations Unies devraient prolonger ce mardi 29 avril le mandat de la Minurso sans inclure de clause contraignante sur la protection des droits de l'Homme. Les États-Unis et la France s'y opposent.
Pour Alvaro Longoria, le réalisateur d'Enfants des Nuages, la dernière colonie, les deux pays portent une lourde responsabilité dans le blocage de la situation au Sahara occidental. « Au fond, dans la politique internationale, il n’y a que cinq pays qui décident : ceux qui ont le droit de véto au Conseil de Sécurité de l’ONU. Et dans ce conflit, c’est la France qui a utilisé ce veto à plusieurs reprises, parfois de manière indirecte. Donc, c’est la seule, avec les États-Unis, qui peut trouver une réponse à cette anomalie historique et dépourvue de sens. Au regard des droits de l’homme, c’est une situation inacceptable pour tous. »
Interrogés dans Enfants des Nuages, plusieurs diplomates ne sont pas tendres avec le Maroc. Un ancien responsable de la Minurso dénonce les « escroqueries » marocaines pour « truquer » le référendum d'autodétermination… qui n'a jamais eu lieu.
L'ambassadeur français à l'ONU a refusé d'être filmé, mais ses propos sont rapportées par Javier Bardem : « La relation France-Maroc, c'est comme une relation amoureuse, il y a des choses que l'on n'apprécie pas chez l'autre, mais on est obligé de défendre cette personne ». Lors de la présentation du film, le Maroc a fustigé des déclarations « blessantes et inadmissibles », mais aucun officiel du royaume n'a accepté de témoigner lors du tournage d'Enfants des Nuages, la dernière colonie.

«Enfants de nuages, la dernière colonie » : le conflit oublié du Sahara occidental
par
Le Monde.fr 29.04.2014





"Enfants des nuages, la dernière colonie", d'Alvaro Longoria (2014).

Ce documentaire ne nous est pas parvenu sans heurts. Sa sortie sur le territoire français est restée longtemps incertaine, en raison de son sujet politique sulfureux  : le sort du peuple sahraoui et son droit à l'autodétermination. Face à d'éventuelles frictions diplomatiques - qu'il n'a d'ailleurs pas manqué de susciter, la France étant directement mise en cause dans le film pour sa collusion avec le Maroc -, les distributeurs hypothétiques se sont montrés frileux.

Ces tensions se sont exprimées encore plus vivement lors de la venue à Paris, en février, de l'acteur Javier Bardem. Porte-parole de la cause sahraouie, il est venu accompagné d'une délégation, afin d'interpeller le monde politique français et la presse sur le scandale, lié à ce peuple abandonné de tous. A ses côtés se tenait Alvaro Longoria, le réalisateur du film, plus connu pour ses activités de producteur. Il a, dans ce cadre, financé les deux volets du Che de Steven Soderbergh, avant de passer pour la première fois à la réalisation avec Enfants des nuages.

RÉCIPIENDAIRE D'UN GOYA EN 2013
Ce film engagé, récipiendaire d'un Goya en 2013 (l'équivalent de nos César en Espagne) affiche une volonté pédagogique manifeste, qui prime sur une forme qu'on aurait aimé plus ambitieuse. La narration vient en renfort d'images d'archives et de témoignages bouleversants de victimes de la répression marocaine. Elle donne aussi au film son caractère violemment émotionnel. Impossible de ne pas être scandalisé, au terme de la projection, par la condition terrible de ce peuple, dont le vaste territoire est au centre de toutes les revendications.
Le Sahara occidental fut, jusqu'en 1976, une colonie espagnole. Depuis quarante ans, la région est à l'origine d'un conflit entre le Maroc, convaincu de sa souveraineté, et de l'Algérie qui a apporté son soutien au Front Polisario, constitué d'indépendantistes.
Les opposants au gouvernement marocain continuent de subir une répression violente, dans le plus grand mépris des droits de l'homme.
Depuis 2008, l'acteur espagnol Javier Bardem (dont la mère œuvrait avant lui en direction des femmes sahraouies), est allé à la rencontre des hommes politiques du monde entier pour les rallier à cette cause, ce que montre le documentaire.

CONJURER LEUR DOULEUR DE PEUPLE DÉRACINÉ
On  voit, à ce titre, l'acteur prendre la parole à l'ONU. Il partage également le quotidien de réfugiés sahraouis, en vivant avec eux dans leur camp. Pour conjurer leur douleur de peuple déraciné, il leur a organisé un festival de cinéma, auquel prit part l'actrice Victoria Abril, la narratrice du film. Mais l'acteur, oscarisé pour son rôle dans No Country for Old Men des frères Coen, n'entend pas se servir de ce combat pour sa gloriole personnelle.
Humblement, il s'efface derrière des personnalités comme Aminatou Haidar, une militante sahraouie, qui fut séquestrée et torturée par la police marocaine, à maintes reprises. Le film n'occulte rien des compromis diplomatiques et des défaillances politiques. Il renvoie surtout chaque spectateur à sa conscience de citoyen.

Enfants de nuages, la dernière colonie, documentaire espagnol de Alvaro Longoria avec Javier Bardem, Carlos Bardem, Elena Anaya. (1 h 20)

samedi 5 avril 2014

"Enfants des nuages. La derniére colonie". En présence de Javier Bardem et Aminatou Haidar


Communiqué



«  Exclusivité, avant première le jeudi 10 avril au Café des Images : Javier BARDEM »



Voici en exclusivité au Café des images à Hérouville Saint Clair (Calvados)  pour une séance unique et en avant première, dans le cadre des 26èmes rencontres du cinéma ibérique et latino-américain,

le jeudi 10 avril 2014 à 20h30



la projection du prix Goya 2013 du meilleur film documentaire, 



Enfants des nuages, la dernière colonie,



(Espagne - 2012 - 1h21, VO français, anglais, espagnol, arabe, sous-titres français)



avec Javier Bardem, Aminatou Haidar,

Roland Dumas, Paul Nahon, Felipe González,

Jorge Moragas, Jean-François Poncet...

produit par

Javier Bardem,
Álvaro Longoria et Lilly Hartley


Avec la voix de

Victoria Abril pour la narration en français

- - -

Festivals de Berlin, Toronto, San Sebastián...

Vous pouvez découvrir la bande annonce sur http://vlb.r.mailjet.com/redirects/dvfyhrvgw7yhrr550hhp7z/www.youtube.com/watch?v=NOq__iS82eI&feature=youtu.beouhttp://vlb.r.mailjet.com/redirects/dvfyhrvgw7yhrr550hhp7z/www.youtube.com/watch?v=NOq__iS82eI&feature=youtu.beou
et ou voir l'interview du 20/02 au Grand Journal de Canal + de J. Bardem, V. Abril et Longoria ! Un petit événement dans les médias français...




A cette occasion, Nina CHARLIER et Philippe DENOLLE témoigneront de leur visite dans les camps de réfugiés sahraouis en février dernier, à l’occasion de la 14ème édition du marathon du Sahara occidental ; et l' exposition d'Anthony JEAN "Sahara occidental: le campement de la dignité" -prix découverte 2011 au festival  de photo-reportage amateur de Perpignan accompagnera cette projection exceptionnelle !



En partenariat avec :

 le Comité des cheminots de la SNCF de Normandie;

 le CCFD-Terre solidaire ;

 La FSGT ;

 la Ligue des droits de l’homme ;

 le Mouvement de la paix ;

 l’Association des Amis de la RASD…

contact : Mireille BRUN 0678901024

mardi 4 mars 2014

Titres des articles de Solidmar parus du 23/2 au 2/3/2014

Solidmar.blogspot.com : une semaine de titres, du 23 février au 2 mars 2014


L’incident diplomatique, bravo à Hélène Legeay de l’ACATet à Maître Breham! Pour Hollande et Mohammed VI ce n’est qu’une très regrettable question de forme, de mots, de termes employés, d’offense blessante, le tout assaisonné d’ habituels mensonges. Quant au fond, à l’horreur de la torture ? Aucun regret ! Aucune excuse ! Le mot ne figure quasiment pas dans leurs communiqués... Pour Fabius un ”incident regrettable”! Merci pour les victimes ! 

Zakaria Moumni, à travers son bandeau,  a reconnu Hammouchi qui le torturait, aucune réaction à cette plainte... Il faudrait que toutes les victimes de tortures au Maroc portent plainte comme Adil, Naâma et Zakaria, et comme Alain Combe va le faire ! Que les ministères de la justice de France et du Maroc croulent sous les plaintes ! Qu’enfin le monde entier soit conscient de ce qui se passe au Maroc, et que les prisonniers politiques soient libérés !
 

vendredi 28 février 2014

La grosse colère du Maroc ? Habitude détestable du Makhzen pour sauver sa réputation !


Sahara Info n° 67

Ces quelques jours de février, le retour au devant de l'actualité des Sahraouis, marquera-t-il un tournant dans la prise en compte de ce peuple en France et l'affaiblissement des multiples influences marocaines qui bloquent le traitement du sujet dans notre pays ?

Vous avez tous observé avec les deux précédentes newsletters le succès du film « Enfants des Nuages, la dernière colonie » et la puissance médiatique d'artistes comme Javier Bardem, Victoria Abril et Pierre Richard, capables de faire tomber quelques barrières médiatiques et de provoquer l'intervention embarrassée du porte parole du Ministère des Affaires étrangères.
Ce premier épisode ne pouvait que troubler les autorités marocaines !
Un deuxième épisode, moins médiatique mais également important a dû encore augmenter leur trouble… Le groupe d'étude Sahara occidental, qui existe en dépit des pressions de l'Ambassade du Maroc, recevait le 19 février à l'Assemblée nationale, le Représentant du Front Polisario. 

Et ce n'était pas fini.
Le 20 février l'ACAT – Action des chrétiens pour l'abolition de la torture – et Me Joseph Breham, avocat au barreau de Paris déposaient le matin deux plaintes pour torture, l'une auprès du Comité Contre la torture de l'ONU à Genève et l'autre auprès de la doyenne des juges d'instruction de Paris. Deux plaintes pour obtenir la condamnation des agents marocains qui ont torturé Naama Asfari, militant sahraoui condamné à 30 ans pour avoir réclamé l'autodétermination du peuple sahraoui et œuvré pour organiser ses revendications.
A Genève, la plainte est recevable, depuis que le Maroc a reconnu la compétence du Comité contre la torture. Mais en même temps, l’État marocain n'a jamais enquêté sur les cas de tortures perpétrés régulièrement à l'encontre des Sahraouis ; il est donc très important de faire réagir les institutions compétentes et donner à d'autres victimes l'opportunité de porter plainte à leur tour.
A Paris, l'ACAT et notre amie Claude Mangin-Asfari épouse et victime indirecte de la torture subie par son époux ont déposé une plainte pénale pour amener la justice française à identifier les auteurs et donneurs d'ordre des tortures subies par Naâma Asfari. La présence en France ce jour-là, du directeur de la DGST marocaine( contre espionnage), M.Abdellatif Hammouchi, a permis à l'ACAT et à Me Breham de déposer contre lui une troisième plainte pour Naâma Asfari auprès du Pôle spécialisé pour les crimes contre l'humanité sur le fondement de la compétence universelle.
En mai 2013, l'ACAT et Me Breham avait déjà porté plainte en France contre M. Hammouchi pour un autre cas de torture d'un Franco-marocain, Adil Lamtalsi, torturé en 2008 au sein du centre de détention secret de Temara administré par la DST. Informée par Me Breham de la présence de M. Hammouchi sur le territoire français, la juge d'instruction en charge du dossier d'Adil Lamtalsi a envoyé 7 policiers à la Résidence de l'Ambassadeur du Maroc, pour notifier au directeur de la DST sa convocation par la justice française. Cela a été l'ultime outrage que n'ont pu supporter les autorités marocaines !
La France, le pays ami, l'allié complaisant et fidèle laissant libre cours à tous ceux qui dénoncent les atteintes aux droits de l'homme que subissent régulièrement les Sahraouis. Convocations, admonestations au nom des règles et usages diplomatiques, le Maroc a réagi très fort en direction des autorités françaises… qui se sont très vite, trop vite excusées ! Nous sommes nombreux en France à soutenir le peuple sahraoui et à travers lui l'exigence du respect du droit et du respect des droits humains.
Nous sommes nombreux aussi à soutenir l'indépendance de la justice. Pourquoi l'exécutif s'est-il mêlé de la convocation d'un « flic » marocain alors que cette demande émanait d'un juge d'instruction qui faisait tout simplement son travail ?
Avril 2014, prochain rendez-vous du Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité où la France tient un rôle éminent, ne doit pas comme l'an dernier reculer devant les pressions marocaines, et résolument donner à la Mission de l'ONU sur place, la MINURSO, mandat pour qu'enfin les Sahraouis puissent librement exprimer leur point de vue et être protégés.
Il est question là encore de droit, de morale ! Le peuple sahraoui qui attend depuis 38 ans peut y prétendre et notre pays honorer ces principes.
 
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

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 Lire aussi :
 http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/02/25/france-maroc-une-semaine-de-querelle-diplomatique_4372969_3212.html

Les vérités élémentaires de l’ambassadeur François Delattre enragent Rabat

Par Simo Sbaï , demainonline, 24/2/2014

Elles auraient dû se taire mais la déclaration de Javier Bardem était tellement forte que finalement, elles n’ont pas pu se la fermer. Qui sont-elles ? Les autorités marocaines.

Lors de son séjour dans la capitale française, l’acteur espagnol avait lâché une bombe en déclarant : 

« L’ambassadeur de France aux Etats-Unis, François Delattre*, qu’on a rencontré en 2011, nous a dit que le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre. Autrement dit, on détourne les yeux. Le Maroc est dans une situation de constante violation des droits de l’homme. Or, la France est un pays, pionnier en matière de libertés. On est devant quelque chose qui est ni logique ni acceptable. »
Cette réalité n’est pas un scoop, certes, mais dans la bouche d’un haut fonctionnaire français, ambassadeur de France à Washington, le poste le plus prestigieux de la diplomatie française, cette phrase sonnait comme un coup de massue sur la tête de la théocratie alaouite.

Les autorités marocaines auraient dû se taire, surtout après le scandale Hammouchi qui confirme parfaitement les dires de l’ambassadeur Delattre, mais c’était plus fort qu’elles. Il fallait qu’elles réagissent.
Par la bouche du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, l’ex-journaliste islamiste Mustapha El Khalfi, l’acteur espagnol Javier Bardem en a pris pour son grade « connu pour être un ennemi de l’intégrité territoriale du royaume », mais en réalité les termes du communiqué distribué par le département de la communication laissaient transparaître un véritable dépit. Un choc.
Et même la déclaration d’un porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, affirmant que « ces propos émanant soi-disant de l’ambassadeur de France à Washington ont suscité une réprobation totale à l’Elysée et au quai d’Orsay », n’a pas suffi à calmer les ardeurs chagrines des makhzeniens.
Mais quoi donc ? Le Maroc ne respecte pas les droits de l’homme ? C’est du n’importe quoi ! Le Maroc est une démocratie, il n’y a pas de prisonniers politiques au royaume des mille et une nuits, la liberté de la presse est assurée et respectée, le parlement n’est pas une chambre d’enregistrement, la police secrète ne torture pas, et le chef du gouvernement, le clown Abdelilah Benkirane, gouverne vraiment le pays.
Que voulez-vous de plus ?

*Cette phrase aurait été prononcée par Gérard Araud Ambassadeur français à l'ONU
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=30171

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Les relations entre la France et le Maroc sont solides et difficiles à remettre en cause par les poursuites que la justice française veut lancer contre les sécuritaires marocains ou l'allégation que l'Etat français traite le marocain comme une fille facile. Mais ces relations sont solides parce que sordides par nombre de leurs aspects.
 On ne peut vérifier la véracité du propos du diplomate français qui aurait fait le parallèle pour la relation de la France avec le Maroc avec celle à une fille facile qu'on ne veut pas effaroucher mais envers laquelle on n'a pas d'attaches profondes est réelle ; mais on ne peut nier les éléments qui permettent d'accréditer ce parallèle. Tout comme l'ordre d'amener contre le DG de la DST, qui semble avoir pris de court l'exécutif français, répond bien à des allégations fortes, nombreuses, concordantes et suffisamment crédibles pour obliger la justice française à agir, et amener les "services amis" à alerter le concerné...

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 Ahmed Benseddik a partagé une photo de Rif Rifland.

Le Maroc est une “maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre.” 

les expressions humiliantes attribués à l’ambassadeur de France à Washington. 

Franchement mes amis un pays qui a véhiculé cette image moyenâgeuse ( voir photo ci-dessus ) est il digne de réagir aux propos de l'ambassadeur Français ?

A mon avis Le Maroc est " une pute" au yeux de la France depuis le protectorat et encore plus depuis les accords d'Aix Les Bains .
Le Maroc est une “maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre.”
les expressions humiliantes attribués à l’ambassadeur de France à Washington.

Franchement mes amis un pays qui a véhiculé cette image moyenâgeuse est il digne de réagir aux propos de l'ambassadeur Français ?

A mon avis Le Maroc est " une pute" au yeux de la France depuis le protectorat et encore plus depuis les accords d'Aix Les Bains .

jeudi 27 février 2014

Dans le désert, personne ne vous entend .Emission à écouter!



L'émission du vendredi 28 février 2014
par Eric Valmir , 28/2/2014
le vendredi de 19h20 à 20h
France Inter

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La difficile question sahraouie au Sahara Occidental
Mauvaise semaine pour la diplomatie franco-marocaine. Rabat a suspendu les accords de coopération judiciaire conclus avec la France. En déposant une plainte pour actes de torture contre Abdellatif Hamouchi (patron du renseignement marocain), l'ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture) a provoqué la colère du Maroc. Des policiers se sont présentés en effet devant les grilles devant l'ambassade du Maroc à Paris avec une convocation d'un juge d'instruction.  

De surcroit, en parralèlle, Javier Bardem met, lui,  la diplomatie française dans l'embarras. Dans un film documentaire sur le Sahara Occidental qu'il a produit, l'acteur espagnol prête à Gérard Araud des propos métaphoriques sur les relations entre la France et le Maroc. "En amour, on ne cautionne pas toujours ce que fait l'autre mais on reste ensemble quand même."
Le Quai d'Orsay a vigoureusement démenti et promis que "la lumière serait faite". François Hollande a téléphoné au roi Mohamed VI pour adresser "un message de confiance et d'amitié".

Mais ces péripéties diplomatiques nous éloignent du sujet en toile de fond qui nous intéresse : la difficile question du Sahara Occidental. Territoire non autonome selon les Nations Unies, cette ancienne colonie espagnole n'a toujours pas de statut juridique, 37 ans après le départ de l'Espagne. 

 Bref rappel des faits :
Entre 1884 et 1975, c’est une colonie espagnole appelée Rio de Oro, l’ancienne caravane de la route de l’or traversait ses dunes.
Une colonisation contestée par les Marocains qui plaide la légitimité historique datant du XIème siècle, l’époque des Almoravides, fondateurs du premier empire marocain.
Quand les Espagnols se retirent en 1975, le Maroc annexe ce qu’il considère comme ses propres terres au nom du grand Maroc voulu par Hassan II. Cette idée de grand Maroc avait déjà débouché sur un conflit avec les Algériens en 1963. En jeu, les terres du  Sahara Algérien.

L’annexion se fait pacifiquement. Hassan II lance un appel à la mobilisation nationale, 300 000 marocains passent la frontière. Le succès de cette marche verte débouche sur les premières colonisations du Sahara Occidental.

La terre est aride, il y a du phosphate dans les sous sols et le Maroc en doublant ainsi son territoire devient alors le troisième producteur de phosphate au monde…

Sauf que les populations sarahouies n’ont pas été consultées pendant cette annexion. Les Espagnols se retirent et laissent la population locale entre les mains des Marocains.

Les mouvements nationalistes qui ont épousé partout en Afrique la période de décolonisation existaient aussi au Sahara Occidental. Le Front Polisario qui demandait l’indépendance aux Espagnols se lancent dans une guérilla contre les forces marocaines armées par l’Algérie.
Cette même Algérie accueille à Tindouf les Sahraouis qui fuient les violences. Ce sont les premiers camps de réfugiés.

 
Camp de réfugiés sahraouis © - 2014 / CTW

C’est ici à Tindouf en 1976 qu’est proclamé la République démocratique arabe et indépendante du Sahara Occidental. Reconnu par 73 Etats et les Nations Unies.

L'ONU va plus loin en 1978 :  l'Organisation reconnait  le principe d’autodétermination et condamne l’agression marocaine.

Dans un camp de réfugiés sahraouis © - 2014 / Michele Beneceretti
Les camps de réfugiés manquent de tout. Il faut l'aide des ONG pour apporter le minimum vital du quotidien.

Car dès 1976, une véritable guerre éclate entre le Front Polisario et l'armée marocaine. Comme toujours, la population civile est prise dans l'étau. D'un côté, les affrontements armés et sur la scène diplomatique, le jeu d'une géopolitique complexe. C'est la période de la guerre froide. Etats-Unis et Français derrière les Marocains. Algériens et Russes derrière le Polisario.


Le conflit s'enlise. Pour empêcher la progression du Polisario,  les Marocains érigent un mur de 2000 kilomètres entre 1980 et 1987. Il coupe le Sahara occidental du désert qui s’étend à l’Est et protège les colons marocains de plus en plus nombreux.

Même si les statistiques sont alléatoires, on estime à 175 000 les Sahraouis qui vivent dans les villes occupées aux cotés de 300 000 Marocains et 200 000 ceux qui sont installés dans les camps de réfugiés.

Carte du Sahara occidental © - 2014 / CTC
 








 Les cartes
en pointillé  et en rouge la présence du mur qui sépare d'un coté (partie rayée) les territoires occupés, de l'autre le désert (partie gris clair) où se sont massées les populations sahraouies fuyant les violences. 
Tindouf se trouve sur le sol algérien. 

 


Ci dessous deux vues aériennes et satellitaires du mur 


Le mur du Sahara Occidental © - 2014 / CTC
Les mines dans les sables du Sahara © - 2014 / CTC







   A la fin des années 80, l'ONU hausse le ton et exige un cessez le feu. 

 La tension entre Américains et Soviétiques retombe. C'est la fin de la guerre froide. Hassan II pressé par Washington accepte le principe d'un référendum. Les Saharaouis vont être consultés sur leur droit à l'autodétermination. 

 Une mission de l'Onu est dépêchée sur place..

La Minurso doit faire respecter le cessez-le-feu  entre l'armée marocaine et le front Polisario et tout mettre en œuvre pour assurer un climat de sécurité inhérent à une consultation référendaire. 

Les personnels des Nations Unies trouveront aux abords du mur, coté Sarahoui, des dizaines de milliers de mines enfouies sous les sables.

L'idée du référendum a vécu.
23 ans déjà et des échéances sans cesse reportées.

  Maroc et Polisario *ne font rien pour que le dossier avance, les deux parties redoutant la sanction de l'urne.

Les organisations internationales des droits de l'Homme s'inquiètent de recrudescence de violence. Human Right Watch ne comprend pas la passivité de la communauté internationale au Sahara Occidental. Dans les territoires occupés, la police marocaine a sévèrement réprimé une manifestation des Saharouis qui réclamait leur droit à l'autodétermination. Les fonctionnaires de l'ONU sur place témoignent d'épisodes à répétitions où  les droits de l'homme sont sans cesse bafoués.  Mais comble du paradoxe, le mandat de la Minurso se limite au respect du cessez le feu. Les débordements de la police marocaine sur les civils ne les regardent en rien.

Aminatou Haidar © - 2014 / CTC

Cette femme surnommée la Ghandi des Sahraouies parcourt le monde pour sensibiliser l'opinion internationale à la question du Sahara Occidental.
Elle s'inquiète notamment d'une situation larvée qui pourrait entrainer les nouvelles générations qui ont grandi dans les camps de réfugiés à explorer les voies du terrorisme.

Son nom : Aminatou Haidar. Elle affirme avoir été incarcérée et torturée.

Elle est considérée par les Marocains comme une activiste propagandiste à la solde des séparatistes.

L'américain Christopher pour le Sahara occidental presse Mohamed VI de revenir aux résolutions de l’Onu.  Pour les États-Unis,  le Sahara occidental est une pièce du puzzle géostratégique du Sahel saharien, cette vaste contrée où les djihadistes sont implantés et qu’ils tentent de transformer en base avancée pour des conquêtes au Maghreb et dans l’Afrique noire. Et plus la situation sera larvée dans cette zone, plus les djihadistes parviendront à s'implanter dans les camps de réfugiés.

La France qui garde le silence sur la question sahraouie pour ne pas froisser son allié marocain se trouve pris un difficile numéro d'équilibriste. D'autant qu'elle place François Hollande face à une contradiction après les efforts déployés au Mali et en Centrafrique...


Ce centre et Human Right Watch demandent à la France de donner sa voix au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour que la Minurso puisse intervenir sur les violences liées aux violations des droits de l'homme
     Le documentaire "Enfants des nuages" produit par Javier Bardem et réalisé par Alvaro Longoria sortira sur les grands écrans français le 30 avril.

Il aura fallu deux ans pour que la production trouve un distributeur français acceptant de faire tourner le film. Sorti en 2012, il a  été sélectionné au Festival de Berlin et a reçu un accueil favorable dans les festivals internationaux.
Il est jugé honteux et partisan par le Maroc. 
 
  Javier Bardem, interrogé ici par Eric Valmir estime que le documentaire n'a pas été aussi neutre qu'il l'aurait voulu car il manque la position marocaine. Aucun représentant du Maroc n'a souhaité s'exprimer dans ce film. Un silence parlant aux yeux de Javier Bardem.
L'acteur espagnol a été sensibilisé dès son plus jeune âge à la question sahraouie. Sa mère actrice s'était engagée dans les manifestations pour défendre la cause des populations civiles.

Javier Bardem © Radio France - 2014 / Eric Valmir


Populations civiles principales victimes d'un complexe et délicat dossier géopolitique aux ramifications diplomatiques sans cesse mouvantes. 

                                                                                     Javier Bardem dit ne vouloir se préoccuper que de cela.

Quitte à utiliser parfois la provocation pour susciter une réaction.