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vendredi 28 février 2014

Les vérités élémentaires de l’ambassadeur François Delattre enragent Rabat

Par Simo Sbaï , demainonline, 24/2/2014

Elles auraient dû se taire mais la déclaration de Javier Bardem était tellement forte que finalement, elles n’ont pas pu se la fermer. Qui sont-elles ? Les autorités marocaines.

Lors de son séjour dans la capitale française, l’acteur espagnol avait lâché une bombe en déclarant : 

« L’ambassadeur de France aux Etats-Unis, François Delattre*, qu’on a rencontré en 2011, nous a dit que le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre. Autrement dit, on détourne les yeux. Le Maroc est dans une situation de constante violation des droits de l’homme. Or, la France est un pays, pionnier en matière de libertés. On est devant quelque chose qui est ni logique ni acceptable. »
Cette réalité n’est pas un scoop, certes, mais dans la bouche d’un haut fonctionnaire français, ambassadeur de France à Washington, le poste le plus prestigieux de la diplomatie française, cette phrase sonnait comme un coup de massue sur la tête de la théocratie alaouite.

Les autorités marocaines auraient dû se taire, surtout après le scandale Hammouchi qui confirme parfaitement les dires de l’ambassadeur Delattre, mais c’était plus fort qu’elles. Il fallait qu’elles réagissent.
Par la bouche du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, l’ex-journaliste islamiste Mustapha El Khalfi, l’acteur espagnol Javier Bardem en a pris pour son grade « connu pour être un ennemi de l’intégrité territoriale du royaume », mais en réalité les termes du communiqué distribué par le département de la communication laissaient transparaître un véritable dépit. Un choc.
Et même la déclaration d’un porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, affirmant que « ces propos émanant soi-disant de l’ambassadeur de France à Washington ont suscité une réprobation totale à l’Elysée et au quai d’Orsay », n’a pas suffi à calmer les ardeurs chagrines des makhzeniens.
Mais quoi donc ? Le Maroc ne respecte pas les droits de l’homme ? C’est du n’importe quoi ! Le Maroc est une démocratie, il n’y a pas de prisonniers politiques au royaume des mille et une nuits, la liberté de la presse est assurée et respectée, le parlement n’est pas une chambre d’enregistrement, la police secrète ne torture pas, et le chef du gouvernement, le clown Abdelilah Benkirane, gouverne vraiment le pays.
Que voulez-vous de plus ?

*Cette phrase aurait été prononcée par Gérard Araud Ambassadeur français à l'ONU
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=30171

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Les relations entre la France et le Maroc sont solides et difficiles à remettre en cause par les poursuites que la justice française veut lancer contre les sécuritaires marocains ou l'allégation que l'Etat français traite le marocain comme une fille facile. Mais ces relations sont solides parce que sordides par nombre de leurs aspects.
 On ne peut vérifier la véracité du propos du diplomate français qui aurait fait le parallèle pour la relation de la France avec le Maroc avec celle à une fille facile qu'on ne veut pas effaroucher mais envers laquelle on n'a pas d'attaches profondes est réelle ; mais on ne peut nier les éléments qui permettent d'accréditer ce parallèle. Tout comme l'ordre d'amener contre le DG de la DST, qui semble avoir pris de court l'exécutif français, répond bien à des allégations fortes, nombreuses, concordantes et suffisamment crédibles pour obliger la justice française à agir, et amener les "services amis" à alerter le concerné...

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 Ahmed Benseddik a partagé une photo de Rif Rifland.

Le Maroc est une “maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre.” 

les expressions humiliantes attribués à l’ambassadeur de France à Washington. 

Franchement mes amis un pays qui a véhiculé cette image moyenâgeuse ( voir photo ci-dessus ) est il digne de réagir aux propos de l'ambassadeur Français ?

A mon avis Le Maroc est " une pute" au yeux de la France depuis le protectorat et encore plus depuis les accords d'Aix Les Bains .
Le Maroc est une “maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre.”
les expressions humiliantes attribués à l’ambassadeur de France à Washington.

Franchement mes amis un pays qui a véhiculé cette image moyenâgeuse est il digne de réagir aux propos de l'ambassadeur Français ?

A mon avis Le Maroc est " une pute" au yeux de la France depuis le protectorat et encore plus depuis les accords d'Aix Les Bains .

samedi 16 novembre 2013

Saïd Ayache ou le non-respect des droits de l’homme au nord comme au sud du Maroc


Par Badr Soundouss, 12/11/2013

Saïd Ayache, l'exemple même du respect des droits de l'homme par les forces de l'ordre dans le "nord" du Maroc (Photo AMDH)
Saïd Ayache, avant et après ses multiples agressions (Photo AMDH)
L’association marocaine des droits humains (AMDH) vient de porter un sérieux coup, avec des faits et des photos, au récent discours du roi Mohamed VI sur le respect des droits de l’homme dont jouiraient les Marocains dans le « nord » du pays. La plus importante association de défense des droits de l’homme au Maroc vient de diffuser une lettre qu’elle a envoyée au ministre de la justice et des libertés, El Mostafa Ramid, et dans laquelle elle détaille et dénonce la calvaire d’un jeune homme, Saïd Ayache, qui se trouve actuellement dans le coma, entre la vie et la mort à l’hôpital Ibn Sina de Rabat.
Saïd Ayache a été arrêté à Ouezzane en mai 2013. Les policiers qui l’ont arrêté l’ont violemment tabassé, et l’un d’eux, un certain « Abdessamad », y est allé un peu plus fort puisqu’il lui a littéralement fracturé la tête.
Or, non seulement ce jeune homme a été condamné par la justice marocaine à un an de prison (pour peut-être un délit qu’il a vraiment commis), mais dans la prison d’Ouezzane où il a été incarcéré puis dans celle de Souk Larbaâ du Gharb, où il a été transféré par la suite, les autorités pénitentiaires lui ont refusé tout soin adéquat à sa situation.
Pour s’être plaint auprès du médecin puis de la direction de cette prison de douleurs persistantes au niveau du crâne, et pour avoir exigé d’être transféré à l’hôpital, il a été agressé par les matons de la prison qui l’ont frappé, encore une fois, à la tête.
Résultat, il est tombé dans un coma profond et a été finalement transporté d’urgence à l’hôpital Ibn Sina où il a été opéré de la tête.
Actuellement, il se trouve toujours dans le coma. Et entre la vie et la mort.
Dans sa lettre l’AMDH demande des explications au ministre la justice et des prétendues libertés, alors qu’elle devrait exiger des explications à ceux qui chantent qu’au Maroc on respecte les droits de l’homme.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=27878

Non à l'entrée du Maroc au Conseil des Droits de l'homme des Nations unies ! Et pourtant...


 Par Sahara Info n°57- novembre 2013

Deux arrestations récentes, au Maroc, celle du journaliste Ali Anouzla, arrêté le 17 septembre 2013 et libéré en attente de jugement le 23 octobre et celle de M'Barek Daoudi, Sahraoui habitant de Guelmin au Sud du Maroc, ont provoqué un grand trouble, même chez les plus fervents amis du Maroc, familiers de la construction de l' image flatteuse d'un pays qui progresse vers la démocratie et le respect des droits humains.
La situation du journaliste, directeur du site arabophone Lakome, Ali Anouzla, est depuis son arrestation bien connue. Elle a suscité une immense protestation tant au Maroc qu'au niveau international. Inculpé le 24 septembre pour incitation, apologie et aide matérielle au terrorisme mais personne ne s'y est trompé ! Un compte enfin réglé pour un journaliste trop indépendant !
La situation de M. M'Barek Daoudi, Sahraoui de Guelmin dans le sud Maroc est moins connue. Il est également en prison depuis le 28 septembre et risque un jugement devant une Cour militaire.
Pourquoi cette arrestation et en quoi est-elle douteuse ? M.M'Barek Daoudi, bien qu'ancien militaire marocain, en retraite depuis 2008, est suspect à double titre. Son origine, il est sahraoui et a été enrôlé comme beaucoup d'autres dans les FAR (Forces armées royales), par ignorance et pressions. Depuis sa retraite, comme beaucoup de marocains habitant le Sud Maroc, il revendique son identité sahraouie et ne cache plus ses contacts avec le Front Polisario. Plus grave encore, il aurait été le témoin de l'assassinat en février 1976, d'un groupe de nomades sahraouis, dont des chercheurs espagnols viennent de retrouver les restes dans deux fosses communes, récemment exhumées. Sahraoui et témoin ! Un vieux fusil du grand-père retrouvé dans son jardin a suffi pour l'arrêter !
Deux exemples qui ne sont pas singuliers mais significatifs de la situation politique au Maroc. Une justice soumise, un pouvoir qui ne tolère une presse que strictement aux ordres. Un pouvoir qui interdit toute liberté d'expression à un peuple au nom de la défense de son intégrité territoriale, alors qu'il négocie dans le même temps avec ses représentants, le Front Polisario, sur la base des résolutions de l'ONU qui recommandent l'application de l'autodétermination du peuple sahraoui.
Aussi est-il raisonnable de la part de la Communauté internationale de recommander l'entrée du Maroc au Conseil des droits de l'homme et n'est-il pas urgent et indispensable de plaider contre cette entrée ?
Le Conseil des droits de l'homme est un organe intergouvernemental composé de 47 états, organe subsidiaire de l'Assemblée générale des Nations unies, il a comme vocation d'éliminer les violations flagrantes des droits de l'homme et d'en promouvoir la coordination efficace et la prise en compte dans l'ensemble du système des Nations unies.
En accueillant en son sein un Etat comme le Maroc, le Conseil ne risque-t-il de faire tourner à vide un système avec la participation d'Etats qui souhaitent en faire partie, non pour défendre les droits humains mais pour donner d'eux-mêmes une image flatteuse, vite contredite par la pratique des procès inéquitables, par l'utilisation de la torture pour obtenir des aveux et l'impunité laissée à ceux qui la pratiquent et ce malgré les recommandations renouvelées lors des différents examens du Maroc par le Conseil des droits de l'homme.
L'arrestation de M'Barek Daoudi va sans doute déboucher sur un procès, comme en ont connu depuis 38 ans les militants sahraouis arrêtés pour simple délit d'opinion, au regard du droit international, mais pour atteinte à «  l'intégrité territoriale » au regard du droit marocain. Comment élire dans le prochain Conseil, un Etat dont le droit, à nouveau inscrit dans sa Constitution, contredit les résolutions et recommandations de la Communauté internationale concernant le statut du territoire du Sahara occidental ?
La France suivant la déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay recommandait en avril 2013 « le respect du droit à manifester pacifiquement » pour les Marocains comme pour les Sahraouis. En juin 2012, dans le rapport de l'examen périodique du Maroc, la Norvège recommandait de faire en sorte que les procédures d'accréditation de la société civile, notamment les organisations de défense du droit du Peuple sahraoui à l'autodétermination soient conformes aux normes internationales. Pourtant, à cette heure, les associations sahraouies des droits de l'homme n'ont toujours pas été légalisées.
En cohérence avec leurs déclarations ces deux pays comme d'autres qui interviennent pour le respect des droits de l'homme au Sahara Occidental peuvent-ils voter en faveur de l'entrée du Maroc dans le Conseil des droits de l'homme ce 12 novembre ?
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com


Mais la MAP annonce triomphalement...

Le Maroc élu au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU pour la période 2014-2016. 

Le Maroc a été élu au premier tour, mardi, nouveau membre du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU (CDH) pour un mandat de trois ans à compter du 1er janvier 2014, à l'issue d'un vote des 193 Etats membres de l'Assemblée générale de l'ONU. Le Maroc, qui se présente parmi les candidats du Groupe africain, a obtenu 163 voix, la majorité requise étant 97, lors de ce scrutin à bulletin secret pour le renouvellement de 14 sièges au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. Les membres sont élus directement et individuellement par les 193 Etats membres de l'Assemblée générale des Nations Unies. Il s'agit du 2ème mandat du Maroc, au sein de ce Conseil, basé à Genève. En effet, le Maroc y avait siégé en 2006 en tant que membre fondateur occupant la vice-présidence du CDH au nom des Etats africains. L'Assemblée générale a procédé à l'élection de 14 nouveaux membres dont 4 pour le groupe Afrique, 4 pour les Etats d'Asie-Pacifique, 2 pour les Etats d'Europe orientale, 2 pour les Etats d'Amérique latine et des Caraïbes et 2 pour les Etats d'Europe occidentale et autres Etats. MAP
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Par APS, 17/11/2013

ALGER- Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme, Me Farouk Ksentini, a qualifié dimanche d’"injustifiée" et d’"inopportune" l’élection du Maroc au Conseil des droits de l’Homme de l’Onu.
"L’élection du Maroc au Conseil des droits de l’Homme de l’Onu est tout à fait injustifiée et totalement inopportune", a indiqué Me Ksentini qui était l’invité de la rédaction de la chaîne III de la Radio algérienne.
Il a regretté qu’"un narco-Etat comme le Maroc, qui fait une guerre expansionniste et colonialiste à l’encontre du peuple du Sahara occidental", ait pu être élu à cette instance onusienne. L’Assemblée générale de l’ONU a procédé mardi à l’élection de 14 nouveaux membres au Conseil des droits de l’Homme, dont l’Algérie, pour la période 2014-2016.
Créé en 2006, le Conseil des droits de l’Homme se compose de 47 membres dont les sièges sont répartis entre 5 groupes régionaux (Afrique, Asie, Europe orientale, Amérique latine et Caraïbes et Europe occidentale avec Amérique du nord).
 http://www.aps.dz/L-election-du-Maroc-au-Conseil-des,131241.html

vendredi 11 octobre 2013

Les violations des droits de l'Homme au Maroc et au Sahara Occidental vivement critiquées aux Etats-Unis

Repère : sans appel

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Mohammed Larbi, 7/10/2013
Le lobby pro-marocain, que l’on disait bien présent aux Etats-Unis, a fait au moins preuve de discrétion. Il n’a rien pu contre les voix de plus en plus nombreuses qui s’élèvent au sein des principales institutions américaines, où il devient franchement impossible de passer sous silence les nombreuses atteintes aux droits de l’homme, aussi bien au Sahara occidental occupé qu’au Maroc. Ces voix, qui n’ont pu être étouffées, ont dit tout ce qu’elles pensaient de ces situations, mais aussi de ce qui doit régir à l’avenir les relations entre les Etats-Unis et le Maroc, marquées par un accord de libre-échange excluant les territoires du Sahara occidental. Rappelant aussi que le Sénat des Etats-Unis a voté, en 1998, une résolution soutenant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
 
La Chambre des représentants (Chambre basse du Congrès américain) en a effectivement débattu et exprimé de fortes inquiétudes sur ces violations.

Cela s’est passé vendredi dernier à l’occasion d’un débat sur l’actualité américaine et les questions internationales, en séance plénière. La parlementaire, Mme Betty McCollum, a fustigé les autorités marocaines sur les actes de répression et d’abus qu’elles continuent à pratiquer en citant les différents rapports établis par plusieurs organisations internationales des droits de l’homme (Amnesty International, Human Rights Watch, RFKennedy Center...), ainsi que la presse américaine.
«La poursuite des violations des droits de l’homme, par les forces de sécurité et la police secrète du roi Mohammed VI, contre ceux qui appellent au droit à l’autodétermination des Sahraouis dans les territoires du Sahara occidental occupé et contre ceux qui revendiquent des réformes politiques au Maroc, est clairement rapportée par les organisations des droits de l’homme», a soutenu Mme McCollum. Abordant la question sahraouie, elle a affirmé devant les élus américains, en citant les derniers rapports des ONG internationales, que les Sahraouis continuaient à être traqués et emprisonnés pour leur participation à des manifestations réclamant leur droit à l’autodétermination, et dont certains ont été torturés ou soumis à d’autres mauvais traitements lors des interrogatoires par la police marocaine.
C’est dans de telles conditions que Aminatou Haïdar avait défié les autorités d’occupation, et il a fallu de fortes interventions étrangères pour sortir de son piège l’occupant marocain, la militante sahraouie refusant de céder sur quoi que ce soit. Cette élue démocrate de l’Etat du Minnesota cite aussi – une révélation pour certains – les rapports du département d’Etat dans ses différents rapports, jusqu’à l’introduction par l’Administration de Barack Obama, au mois d’avril dernier, d’une proposition visant à élargir le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l’homme.
Un projet de résolution avait même été élaboré, en ce sens, par l’ex-ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice, mais il fut rejeté par la France.Il reste que le rapport devient sentencieux et même sans appel, lorsque la parlementaire US affirme que «le roi Mohammed VI et son appareil de sécurité font preuve de défaillance en matière des droits de l’homme à tel point que cela suscite l’attention de la communauté internationale».
Ou encore, que les autorités marocaines «font peu de cas de la question des droits de l’homme», avant de rappeler ce qui tient lieu de préalable en soulignant que «les relations bilatérales entre les Etats-Unis et le Maroc doivent être fondées sur la base de valeurs communes qui reposent sur le respect fondamental des droits de l’homme». Elle affirmera alors qu’«il est temps pour le Congrès d’évaluer la situation des droits de l’homme au Maroc et de dire au roi Mohammed VI que les Américains attendent davantage de lui» en matière de respect de ces droits, déclarera-t-elle alors.
Sans appel.
 
 
 http://www.elwatan.com/international/repere-sans-appel-07-10-2013-230535_112.php

dimanche 10 juin 2012

Urgent pour l'avenir du Maroc : L’Appel de Genève (Juillet 2012)

Image du profilpar Ahmed Benani, 9/6/2012

Session spéciale sur la situation des violations des droits de l’Homme au Maroc à la lumière des événements politiques récents. 

 Durant le mois de juillet 2012, le Mouvement du 20 février pour la Suisse, organise une session spéciale de deux jours à Genève, pour examiner la situation des Droits de l’Homme au Maroc. Le bilan du travail collectif et ses recommandations seront transmis aux services compétents de l’ONU et aux réseaux des ONG internationales établies à Genève. Participeront à cette rencontre, des représentants de la société civile et de plusieurs ONG humanitaires marocaines. 

 A cette occasion le Mouvement du 20 février pour la Suisse lance le présent appel : 

-  A tous les défenseurs des Droits de l’Homme, ONG marocaines, acteurs de la société civile, mouvements féministes, intellectuels de la scène marocaine et d’ailleurs, auteurs, poètes, journalistes, 
- à toutes celles et à tous ceux qui pensent le changement démocratique, refusent toutes formes de répression et de régression au Maroc , expriment leur crainte d’un retour aux années de plomb des 38 ans du règne de Hassan II.
 - Nous appelons en particulier, les militants, acteurs et penseurs des mouvements et associations suivants : 

 - Mouvement du 20 février 
- Les associations féministes 
- Les différentes mouvances de l’amazighité et des cultures opprimées qui défendent publiquement les libertés individuelles et collectives. 
 - Les représentants des minorités juives 
- Toutes celles et tous ceux qui, en raison de l’expression de leurs convictions religieuses, laïques, ou leur attachement à la liberté de conscience, de leur identité sexuelle ou parce qu’ils œuvraient pour un projet politique alternatif, ont été persécutés, réprimés, enlevés, arrêtés, torturés et ont fait l’objet de procès illégaux, de nous rejoindre ou de se faire représenter, en juillet 2012 à Genève (la date exacte leur sera communiquée sous peu). 

 Ces participant(E)s sont invité(E)s à nous adresser leurs rapports de synthèse au sujet de toutes les violations des droits de la personne humaine, perpétrées durant la période de Janvier 2011 à Juillet 2012 
La date limite d’envoi de ces rapports est fixée au 25 Juin 2012. Nous les invitons toutes et tous à nous faire parvenir leurs documents comportant deux pages maximum, en format A4, par mail ou par la messagerie de Facebook : m20fevrier.ch@gmail.com https://www.facebook.com/groups/328125647205409/?ref=ts 

A l’issue de nos deux journées d’études , nous établirons dans toute la transparence possible et de manière démocratique un compte rendu détaillé sur la situation politique et celle des droits humains au Maroc que nous transmettrons aux ONG établies à Genève, mais aussi aux services compétents de l’ONU. Ainsi nous pourrons sensibiliser l’opinion publique internationale et nationale et faire pression sur les autorités marocaines pour qu’elles cessent d’intimider, de torturer et d’embastiller les acteurs du changement démocratique. 
 Les mouvements qui participeront à la rencontre de Genève voudront bien désigner une ou un représentant, le M20F pour la Suisse s’engage à prendre en charge les frais de voyage et de résidence de ce délégué (E). Nous nous engageons à aider les membres appartenant à ces organisations dans leur démarche pour l’obtention du Visa d’entrée en Suisse. دون التكلف بمصاريف الاقامة او السفر. 

 Le Mouvement du 20 février pour la Suisse ne possède pas de budget qui lui soit propre, mais il compte sur le soutien financier des autorités cantonales et fédérales suisses, sur celui de certaines fondations et enfin sur les contributions volontaires d’ONG et de personnalités indépendantes. Les organisations marocaines et les autres représentants ou sections du M20F en Europe et en Amérique sont invitées également à nous soutenir financièrement, d’avance nous les en remercions. Nous communiquerons la semaine prochaine les coordonnées bancaires du M20 février pour la Suisse. 
 Ahmed Bennani et Kacem el Ghazali, porte-paroles du Mouvement du 20 février pour la Suisse . Mouvement du 20 février pour la Suisse Lausanne, le 5 juin 2012