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mardi 4 février 2014

RFKennedy Center appelle le Conseil de sécurité à introduire la surveillance des droits de l’Homme à la MINURSO


Par SPS, WASHINGTON , 25 /1/2014

  La présidente de RFKennedy Center pour les droits de l’Homme, Mme Kerry Kennedy, a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à introduire, en 2014, le mécanisme de surveillance des droits de l’homme au sein de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).


Gdeim Izik
Dans un article publié par le site en ligne de la chaîne de télévision américaine CNN, Mme Kennedy a lancé cet appel à l’approche de la réunion du Conseil de sécurité sur le dossier du Sahara occidental occupé, qui se tiendra en avril prochain.


Intitulé ’’une tragédie des droits de l’Homme oubliée’’, l’article de la présidente de cette ONG américaine a soutenu qu’après près de quarante ans, la crise au Sahara occidental avait atteint un point où ’’la communauté internationale doit agir’’.


Décrivant l’étendue et la gravité de ces violations par les forces marocaines et dont elle a été elle-même témoin lors d’un séjour au Sahara occidental en 2012, Mme Kennedy s’est encore indignée que ’’la plus longue crise des droits de l’Homme dans cette dernière colonie de l’Afrique se poursuit sans surveillance’’.


C’est dans ce sens qu’elle a considéré qu’à chaque fois qu’il examine annuellement la question sahraouie, le Conseil de sécurité de l’ONU a, pourtant, la possibilité de ’’réviser le mandat’’ de la MINURSO avant de décider d’en proroger la durée.


Pour justifier sa demande, Mme Kennedy a souligné que les organisations locales et internationales des droits de l’Homme et même les experts de l’Union européenne et de l’ONU ’’ont confirmé nos pires craintes de ce que l’occupation marocaine non surveillée signifie pour le peuple sahraoui’’.


Sur cette base, le Conseil de sécurité ’’doit ajouter, en 2014, un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme à la mission de la MINURSO’’, a insisté la présidente de cette ONG basée à Washington. ’’Une telle démarche serait historique mais en aucun cas révolutionnaire’’ puisqu’il est simplement demandé aux Nations Unies d’élargir le mandat de la MINURSO aux mêmes normes internationales des droits de l’Homme que l’ONU applique à toutes les autres opérations de maintien de la paix, a-t-elle expliqué.


Pour Mme Kennedy, si les droits de l’Homme forment le pilier de l’ONU, ’’ce simple changement à apporter dans le mandat de la MINURSO pour sauver des vies au Sahara occidental occupé ne constitue nullement une grande exigence’’.


Par ailleurs, la présidente de RFKennedy Center a également abordé la question majeure du dossier sahraoui qui est celle de l’autodétermination.


A ce propos, elle a observé que malgré la décision de la Cour internationale de Justice de 1975 et un cessez-le feu négocié par les Nations Unies en 1991, le référendum promis pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ’’demeure bloqué’’ depuis une génération.


Il est à rappeler que l’Assemblée générale de l’ONU avait adopté en décembre dernier une résolution qui réaffirme son appui au processus de négociation en vue de parvenir à ’’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental’’ et loue les efforts déployés, à cet égard, par le Secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel Christopher Ross.


Le prochain rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental sera présenté au Conseil de sécurité en avril prochain. Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non-autonomes, et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc.(SPS)

97/90/700

samedi 13 avril 2013

Maroc : de l'affaire aux affaires…Hollande goute à la diplomatie Mamounia

 En pleine tourmente liée à l'affaire Cahuzac et à ses suites, François Hollande vient de rendre visite à Mohammed VI au Maroc. L’agenda est sans surprise : faire des affaires et soutenir un pouvoir politique qui défend à merveille les intérêts des entreprises du CAC 40…
Accompagné d’une soixantaine de patrons, le chantier des accords avait déjà été préparé par la visite de Ayrault en décembre. Il s’agit de rattraper le retard accumulé par la France sur l'Espagne qui lui a pris la moitié des parts du marché marocain.
La France, qui compte réaliser le TGV, ne cache pas son ambition de remporter la deuxième tranche de la centrale solaire de Ouarzazate, et de réaliser et gérer le plus grand parc éolien à Tarfaya… en plus des contrats dans le domaine ferroviaire, tramway, métro, de l'agro-alimentaire et de l'épuration des eaux ! Une station d'épuration construite par une filiale de GDF-Suez a d'ailleurs été inaugurée. Enfin, des discussions exploratoires ont eu lieu sur le programme de la prospection et de l'exploitation éventuelle du gaz de schiste.

Des oublis fâcheux
La visite de Hollande avait également un versant politique. Dans son discours devant le Parlement, il s'est contenté de dire qu'il y a au Maroc « des impatiences à apaiser et des inégalités à réduire » tout en précisant que le Maroc accomplit « chaque jour » des « pas décisifs » vers la démocratie et s’affirme comme « un pays de stabilité et de sérénité »… occultant le passage pourtant distribué aux journalistes concernant la nécessité « des réformes à poursuivre dans le sens du respect des droits humains ».
Pas un mot donc sur les étudiants de l’Unem et militants du 20 février en grève de la faim à Fès, Taza et Meknès ou les 22 ressortissants français également en grève de la faim et torturés pour un certain nombre d’entre eux. Rien non plus de la répression quasi systématique que rencontrent les mouvements populaires, des procès préfabriqués ou des atteintes multiples à la liberté d’expression.
Il n’a également pas parlé de l’occupation du Sahara occidental ou du jugement par un tribunal militaire de civils sahraouis dont nombre d’entre eux ont été condamnés à perpétuité. Sur ce sujet, il a juste rappelé la position classique de l’État français de soutien à une solution négociée, considérant le plan d’autonomie marocain comme une « base sérieuse et crédible » et donnant ainsi des gages sur le refus d’étendre les missions de la Minurso à l’observation de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental.

Des réseaux franco-marocains
D’une manière moins officielle, les discussions ont également porté sur la crise syrienne mais aussi sur le Mali où le Maroc, pièce centrale dans le soutien de longue date de la Françafrique, y compris sur le plan militaire, a apporté un large soutien logistique et matériel.
Depuis très longtemps, quels que soient les gouvernements, comme le note le journaliste Ali Amar, « il existe des relations construites sur des réseaux anciens et qui sont dans la continuité des relations incestueuses entretenues par les élites françaises avec les cercles du pouvoir marocain ». Ces cercles de connivence, se retrouvent aussi bien auprès des élites médiatiques, les grands patrons de presse, du show business, des élus « mais aussi et surtout auprès du patronat français ». Il rajoute que ce sont des « relations basées sur la compromission et la corruption ».
C'est ce que l’on appelle la diplomatie Mamounia, où « se cachent des intérêts particuliers personnalisés, où on donne des avantages en nature ou financiers à ceux qui apportent ces affaires ». Najat Vallaud-Belkacem était membre du Conseil royal consultatif de la diaspora marocaine, une makhzenienne déclarée. Manuel Valls est un des principaux Ouissamistes du gouvernement français (l’ordre du Ouissam el Alaouite, la plus haute distinction du Maroc, est décerné aux personnalités qui ont rendu des services éminents au royaume) et la liste est longue… La raison pour laquelle on n’entend jamais de critiques émanant du gouvernement français contre le pouvoir marocain.
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 La visite de François Hollande au Maroc fâche l’Algérie 

Par Bladi, 9/4/2013

La visite de François Hollande au Maroc fâche l'AlgérieLa visite du président français François Hollande au Maroc, a froissé les responsables algériens, qui voient d’un mauvais œil le fait que Hollande ait encouragé la proposition marocaine d’autonomie avancée au Sahara.

D’après la presse française, le voyage de François Hollande au Maroc est une réussite économique. Les médias algériens y voient plutôt une nouvelle victoire diplomatique du Royaume, malgré le choix de Hollande de se rendre d’abord en Algérie, puis au Maroc, contrairement aux habitudes de l’Elysée. A Rabat pourtant, "nul n’a semblé s’offusquer de ce que François Hollande ait choisi d’aller en visite officielle en Algérie, en décembre, avant de venir dans le royaume", écrit Le Point.
Un responsable algérien cité par TSA estime que l’on "ne peut pas se proclamer porteur de l’ambition et de l’idéal du Maghreb arabe, et en même temps, s’acharner à tout faire pour perpétuer un statu quo avec, pour unique dessein fantasmatique, la consolidation virtuelle de la marge de son action diplomatique sur la question du Sahara occidental".
La France bloque toutes les résolutions défavorables au Maroc, explique la même source, affirmant que la droite et la gauche françaises sont convaincues que la monarchie marocaine ne survivrait pas à la "perte" du Sahara. La relance de la construction de l’Union du Maghreb Arabe ne saurait se faire au détriment des intérêts de l’Algérie, poursuit le même responsable. En clair, l’édifice maghrébin ne s’achèvera pas si le Polisario ne recouvre pas son indépendance.
Ce qui est le plus décrié dans la presse algérienne, est le fait que François Hollande ait désigné le Maroc comme allié stratégique de la France en Afrique, et qualifié la question du Sahara d’impasse tout en soutenant la proposition marocaine d’autonomie. Lors de son voyage, France Hollande est devenu l’ami du Maroc et le VRP de son pays dans le Royaume.
Le locataire de l’Elysée aurait même demandé au Roi Mohammed VI "ce qu’il pouvait faire pour faciliter la réconciliation maroco-algérienne", affirme Le Point, selon qui les deux chefs d’Etat seraient à court d’idées à ce sujet. Pour le quotidien algérien Achourouk, "Hollande a poignardé l’Algérie au Maroc. Le président français est un excellent comédien qui a réussi à tromper l’Algérie, à laquelle il aurait fait des promesses qu’il n’a pas honoré".
 http://www.bladi.net/visite-hollande-maroc-algerie.htmlhttp://www.bladi.net/visite-hollande-maroc-algerie.html