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samedi 13 avril 2013

Maroc : de l'affaire aux affaires…Hollande goute à la diplomatie Mamounia

 En pleine tourmente liée à l'affaire Cahuzac et à ses suites, François Hollande vient de rendre visite à Mohammed VI au Maroc. L’agenda est sans surprise : faire des affaires et soutenir un pouvoir politique qui défend à merveille les intérêts des entreprises du CAC 40…
Accompagné d’une soixantaine de patrons, le chantier des accords avait déjà été préparé par la visite de Ayrault en décembre. Il s’agit de rattraper le retard accumulé par la France sur l'Espagne qui lui a pris la moitié des parts du marché marocain.
La France, qui compte réaliser le TGV, ne cache pas son ambition de remporter la deuxième tranche de la centrale solaire de Ouarzazate, et de réaliser et gérer le plus grand parc éolien à Tarfaya… en plus des contrats dans le domaine ferroviaire, tramway, métro, de l'agro-alimentaire et de l'épuration des eaux ! Une station d'épuration construite par une filiale de GDF-Suez a d'ailleurs été inaugurée. Enfin, des discussions exploratoires ont eu lieu sur le programme de la prospection et de l'exploitation éventuelle du gaz de schiste.

Des oublis fâcheux
La visite de Hollande avait également un versant politique. Dans son discours devant le Parlement, il s'est contenté de dire qu'il y a au Maroc « des impatiences à apaiser et des inégalités à réduire » tout en précisant que le Maroc accomplit « chaque jour » des « pas décisifs » vers la démocratie et s’affirme comme « un pays de stabilité et de sérénité »… occultant le passage pourtant distribué aux journalistes concernant la nécessité « des réformes à poursuivre dans le sens du respect des droits humains ».
Pas un mot donc sur les étudiants de l’Unem et militants du 20 février en grève de la faim à Fès, Taza et Meknès ou les 22 ressortissants français également en grève de la faim et torturés pour un certain nombre d’entre eux. Rien non plus de la répression quasi systématique que rencontrent les mouvements populaires, des procès préfabriqués ou des atteintes multiples à la liberté d’expression.
Il n’a également pas parlé de l’occupation du Sahara occidental ou du jugement par un tribunal militaire de civils sahraouis dont nombre d’entre eux ont été condamnés à perpétuité. Sur ce sujet, il a juste rappelé la position classique de l’État français de soutien à une solution négociée, considérant le plan d’autonomie marocain comme une « base sérieuse et crédible » et donnant ainsi des gages sur le refus d’étendre les missions de la Minurso à l’observation de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental.

Des réseaux franco-marocains
D’une manière moins officielle, les discussions ont également porté sur la crise syrienne mais aussi sur le Mali où le Maroc, pièce centrale dans le soutien de longue date de la Françafrique, y compris sur le plan militaire, a apporté un large soutien logistique et matériel.
Depuis très longtemps, quels que soient les gouvernements, comme le note le journaliste Ali Amar, « il existe des relations construites sur des réseaux anciens et qui sont dans la continuité des relations incestueuses entretenues par les élites françaises avec les cercles du pouvoir marocain ». Ces cercles de connivence, se retrouvent aussi bien auprès des élites médiatiques, les grands patrons de presse, du show business, des élus « mais aussi et surtout auprès du patronat français ». Il rajoute que ce sont des « relations basées sur la compromission et la corruption ».
C'est ce que l’on appelle la diplomatie Mamounia, où « se cachent des intérêts particuliers personnalisés, où on donne des avantages en nature ou financiers à ceux qui apportent ces affaires ». Najat Vallaud-Belkacem était membre du Conseil royal consultatif de la diaspora marocaine, une makhzenienne déclarée. Manuel Valls est un des principaux Ouissamistes du gouvernement français (l’ordre du Ouissam el Alaouite, la plus haute distinction du Maroc, est décerné aux personnalités qui ont rendu des services éminents au royaume) et la liste est longue… La raison pour laquelle on n’entend jamais de critiques émanant du gouvernement français contre le pouvoir marocain.
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 La visite de François Hollande au Maroc fâche l’Algérie 

Par Bladi, 9/4/2013

La visite de François Hollande au Maroc fâche l'AlgérieLa visite du président français François Hollande au Maroc, a froissé les responsables algériens, qui voient d’un mauvais œil le fait que Hollande ait encouragé la proposition marocaine d’autonomie avancée au Sahara.

D’après la presse française, le voyage de François Hollande au Maroc est une réussite économique. Les médias algériens y voient plutôt une nouvelle victoire diplomatique du Royaume, malgré le choix de Hollande de se rendre d’abord en Algérie, puis au Maroc, contrairement aux habitudes de l’Elysée. A Rabat pourtant, "nul n’a semblé s’offusquer de ce que François Hollande ait choisi d’aller en visite officielle en Algérie, en décembre, avant de venir dans le royaume", écrit Le Point.
Un responsable algérien cité par TSA estime que l’on "ne peut pas se proclamer porteur de l’ambition et de l’idéal du Maghreb arabe, et en même temps, s’acharner à tout faire pour perpétuer un statu quo avec, pour unique dessein fantasmatique, la consolidation virtuelle de la marge de son action diplomatique sur la question du Sahara occidental".
La France bloque toutes les résolutions défavorables au Maroc, explique la même source, affirmant que la droite et la gauche françaises sont convaincues que la monarchie marocaine ne survivrait pas à la "perte" du Sahara. La relance de la construction de l’Union du Maghreb Arabe ne saurait se faire au détriment des intérêts de l’Algérie, poursuit le même responsable. En clair, l’édifice maghrébin ne s’achèvera pas si le Polisario ne recouvre pas son indépendance.
Ce qui est le plus décrié dans la presse algérienne, est le fait que François Hollande ait désigné le Maroc comme allié stratégique de la France en Afrique, et qualifié la question du Sahara d’impasse tout en soutenant la proposition marocaine d’autonomie. Lors de son voyage, France Hollande est devenu l’ami du Maroc et le VRP de son pays dans le Royaume.
Le locataire de l’Elysée aurait même demandé au Roi Mohammed VI "ce qu’il pouvait faire pour faciliter la réconciliation maroco-algérienne", affirme Le Point, selon qui les deux chefs d’Etat seraient à court d’idées à ce sujet. Pour le quotidien algérien Achourouk, "Hollande a poignardé l’Algérie au Maroc. Le président français est un excellent comédien qui a réussi à tromper l’Algérie, à laquelle il aurait fait des promesses qu’il n’a pas honoré".
 http://www.bladi.net/visite-hollande-maroc-algerie.htmlhttp://www.bladi.net/visite-hollande-maroc-algerie.html


Maroc-Algérie-Sahara-France. Hollande l'irréprochable, soutient le Sahara "marocain"


Par Yabiladi, 9/4/2013 

La presse algérienne se sent trahie. 

« Le Maroc n’a rien à craindre d'un dialogue plus étroit entre Paris et Alger », avait voulu rassurer Jean Marc Ayrault, dans une interview au Matin, en décembre dernier, tandis que François Hollande réalisait sa première visite officielle au Maghreb en Algérie, au grand dam du Maroc. 

 La semaine dernière, les 3 et 4 avril, lors de sa visite au Maroc, le président de la république française n’a envoyé aucun signal apaisant en direction de l’Algérie, loin s'en faut. Alors que Le Monde titrait « Visite de François Hollande au Maroc : Paris esquive le dossier sahraoui », mardi 2 avril, François Hollande s’est au contraire prononcé explicitement en faveur du plan marocain d’autonomie du Sahara, devant la chambre des représentants. 
La presse algérienne réagit, samedi 6 avril, froissée de s’être laissée surprendre en train de croire à un changement de discours de la part de la France sur la question du Sahara avec la visite de François Hollande en Algérie. « Au Maroc, François Hollande a bien froissé les Algériens », titre la TSA, agence de presse algérienne. « Comme ses prédécesseurs, François Hollande, en réitérant le soutien de la France au plan d’autonomie marocain, présenté, dans la déclaration conjointe publiée à l’issue de la visite, « comme base sérieuse et crédible d’une solution négociée, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies », a irrité les Algériens », estime TSA. Plus virulent, Echorouk titre « La visite de Hollande en Algérie... la plus grande des trahisons ». Pour le journal algérien, « la visite du président français au Maroc, a exposé la double face et la manipulation française dite 'l'amitié' avec l'Algérie. Dans un message codé, lu durant les accords avec le Maroc, François Hollande, a émis des déclarations qui donnent l'impression que la France a corrigé 'les erreurs' commises durant sa visite en Algérie en décembre dernier, […] Ce qui a fait tomber les masques et qui montrent que c'est de 'l'hypocrisie politique' ». « Contrairement à ce que François Hollande avait déclaré dans son discours d’Alger, il apporte son soutien aux propositions marocaines », estime également El Watan, qui titre plus simplement « Hollande appuie le ‘plan de large autonomie’ du roi ». A y regarder de plus près, à aucun moment, François Hollande, lors de son voyage en Algérie, n’avait directement remis en cause la position historique de l’hexagone sur la Sahara, mais il ne l’avait pas non plus réitéré publiquement. Le président français, dans un entretien avec les quotidiens El Watan et El Khabar, avait très exactement déclaré que la France « soutenait une solution négociée et mutuellement acceptable » de la question du Sahara, « conformément aux résolutions et paramètres clairement définis par le Conseil de sécurité », sans rappeler explicitement son soutien au plan marocain. Surtout, la multiplication des gestes d’amitié en direction de l’Algérie, avait laissé croire aux prémices d’un changement diplomatique. Par son discours devant la chambre des représentants marocains, le président de la république n'a laissé aucun doute : « Il a affirmé que la France apporte son soutien à la démarche du secrétaire général de l’ONU pour parvenir à un règlement politique mutuellement acceptable sur la base des résolutions du Conseil de sécurité. Cependant, le président français affirme aussi 'que le plan présenté en 2007 par le Maroc, qui prévoit un statut d’une large autonomie pour la population du Sahara, est une base sérieuse et crédible en vue d’une solution négociée' », souligne El Watan. (Yabiladi)
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Rien n'empêche la célébration d'un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental




A cause de son parti pris pour le Maroc, la France a été écartée de toute médiation dans le conflit du Sahara Occidental et a offert aux américains la possibilité d'élaborer un plan en vue de trouver une issue acceptable à ce différend qui dure depuis près de 40 ans et entrave la construction de l'UMA.



Un câble classé confidentiel en date du 19 août 2005 et révélé par Wikileaks, rapportait les propos tenus par le chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, devant une délégation de diplomates américains à Alger. Bouteflika souligna que la question du Sahara occidentale n’est pas un nouveau dossier entre les mains de l’ONU. "Il a été mis sur l'ordre du jour des Nations Unies depuis les années 1970, en même temps que Brunei, du Suriname et du Belize, qui sont tous, depuis longtemps indépendants". Il rappelle que James Baker avait accomplit un bon travail et que les Nations Unis possèdent une liste complète des électeurs. Ce qui veut dire que rien n'empêche l'option référendaire stipulée par toutes les résolutions de l'ONU. D'ailleurs, celle-ci réaffirme, depuis 2011, "la responsabilité de l’ONU à l’égard du peuple du Sahara occidental", et salue, à cet égard, les efforts déployés par le Secrétaire général et son envoyé personnel pour trouver au différend "une solution politique qui soit mutuellement acceptable et assure l’autodétermination du peuple du Sahara occidental".



Selon une autre information révélée par Wikileaks, lors d'un entretien, en mai 2007, avec Frances Fragos Townsend, conseillère du président George W. Bush pour les affaires de sécurité, le président Bouteflika avait déclaré que "Le Maroc et le Polisario doivent trouver une solution, avec l'aide américaine". La France, disait-il, "du fait du poids de son histoire coloniale au Maghreb, est incapable de jouer un rôle constructif dans le conflit".



Après avoir rappelé que l'Algérie a accueilli avec enthousiasme le plan Baker, le président algérien a plaidé pour que les États-Unis aident à sortir de l'impasse actuelle. 



Le 25 juin 2008, au cours de la visite d'adieu de l'ambassadeur Robert Ford, Bouteflika plaide une nouvelle fois pour que les États Unis aident à trouver une percée sur l'impasse au Sahara occidental. Six mois plus tard, Ban Ki-moon procéda à la nomination de l'Ambassadeur Christopher Ross comme Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l'ONU pour le Sahara Occidental. Dans son agenda, suivre la légalité internationale en tant que seule solution susceptible d'être approuvée par le peuple sahraoui et de ramener la paix et la stabilité dans cette région.



La situation au Sahel, le chaos généré par les révoltes en Tunisie, en Lybie et en Egypte constituent davantage de raisons pour mettre fin au conflit maroco-sahraoui. Aujourd'hui la balle est du côté de la France. Le destin de toute la région de l'Afrique du Nord et du Sahel se trouve entre les mains du président François Hollande. Tout comme ses relations avec l'Algérie.
URL Source : http://plan-paix-onu.blogspot.be/2013/04/rien-nempeche-la-celebration-dun.html

dimanche 16 décembre 2012

La politique du régime marocain est fondée sur la convoitise des richesses sahraouies

diasporasaharaui 

ALGER- Le premier ministre sahraoui, M. Abdelkader Taleb Omar, a affirmé samedi à Alger que l’occupation des territoires sahraouis par le Maroc n’était pas motivée par des "droits historiques ou politiques" mais plutôt par "une politique expansionniste basée sur la convoitise des richesses sahraouies".
Intervenant lors d’une conférence sur "le droit des peuples à la résistance : cas du peuple sahraoui", le premier ministre sahraoui a indiqué que cette convoitise devrait inciter la communauté internationale à interdire la conclusion de conventions sur les territoires sahraouis occupés et à boycotter les produits en provenance de ces territoires pour ne pas encourager le Maroc à prolonger son occupation".
Rappelant que le conflit du Sahara Occidental était l’un "des plus anciens au monde en raison des entraves du Maroc aux solutions trouvées en dépit de la présence de la Minurso dans la région, M. Taleb Omar, a souligné que "les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés se poursuivaient de manière à interdire et réprimer les manifestations de liberté d’expression".
Conséquence de cette situation, des centaines de disparus et de détenus politiques et le "recours à l’intimidation et au blocus socio-économique", a-t-il ajouté, soulignant dans ce contexte la nécessité pour les Nations unies à mettre en place des mécanismes de contrôle et de protection des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et renforcer les prérogatives de la Minurso afin de lui permettre d’accomplir au mieux son rôle sur le terrain.
Concernant le processus de paix et les négociations, le responsable sahraoui a affirmé que le régime marocain voulait "imposer des solutions unilatérales ignorant que le cas sahraoui relève d’un cas de décolonisation qui doit être réglé par un référendum libre et démocratique sur l’autodétermination du peuple sahraoui.
Il a rappelé à ce propos que la communauté internationale ne reconnaissait pas définitivement la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, sous la responsabilité des Nations unies, en attendant le parachèvement du processus de décolonisation.
Le premier ministre a affirmé que l’Etat sahraoui poursuivra sa coopération avec le médiateur international, Christopher Ross, pour aboutir à une solution permettant au peuple sahraoui l’autodétermination.
Il a dénoncé les tergiversations du régime marocain appelant la communauté internationale à "exercer des pressions sur le Maroc pour l’amener à se conformer aux décisions de la légalité internationale".
Il a également appelé la France "qui défend le régime marocain et sa politique" à "prendre une position qui respecte la légalité internationale et les droits de l’homme", ainsi que le gouvernement marocain à prendre des positions claires en faveur de l’application des résolutions des Nations unies pour l’autodétermination du peuple sahraoui".
M.Taleb Omar a en outre estimé que l’occupation du Sahara occidental par le Maroc "compromet l’édification de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) et la coopération entre ses pays et encourage le crime organisé".
Dans ce contexte, le premier ministre sahraoui a condamné toutes formes de violence et de crime organisé dans le Sahel exprimant son appui à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali".

mardi 17 mai 2011


Je viens de recevoir d'une inconnue "amie" le message suivant:
Par Ali Fkir, 12/5/2011


Bonjour Ali
Je viens de recevoir un message d'une collègue Saoudienne (opposante, enseignante en Angleterre) qui me taquine à propos de l'adhésion du Maroc au CCG* : "Bienvenue dans le Club des Espèces Perimées!".
Et toi quels penses-tu être les "motifs"" de cette adhésion? contrecarrer le printemps arabe? alliance des monarchies?
Merci de m'éclairer
Bises
x
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Ma réponse:
Salut chère x,
Ben je crois que tu as dit l'essentiel : contrecarrer "le printemps arabe", alliance/unité politique des monarchies de la région et épauler, du moins financièrement, la monarchie marocaine en difficulté.
L'adhésion à ce "club des monarques" permettra aux despotes de se serrer LEGALEMENT ( "le droit international" oblige) les épaules: certains ont des pétrodollars à gogo, d'autres ont des centaines de milliers de « matraqueurs » bien rodés.
Car, si une monarchie tombe, la théorie des dominos finira le processus.
Bien à toi
Ali
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                                                      *CCG : Conseil de coopération des États arabes du Golfe
En savoir plus :


 Maroc : Signature à Rabat d'un mémorandum d'entente entre l'UMA et le CCG


Le secrétariat général de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) et le secrétariat général du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCG), ont signé, mercredi à Rabat, un mémorandum d'entente portant sur la coordination et la coopération dans divers domaines d'intérêt commun.
Le mémorandum, signé par le secrétaire général de l'UMA, M. Habib Ben Yahia et son homologue du CCG, M. Abdelrahman ben Hamad Al-atiya, vise à renforcer les relations entre les régions du Maghreb et du Golfe.
Intervenant à cette occasion, M. Ben Yahia a affirmé que ce mémorandum contribuera à consolider les intérêts communs entre les deux régions, faisant savoir que les préparatifs sont en cours pour la tenue d'une rencontre au début de l'année prochaine qui permettra de réunir des hommes d'affaires des pays de l'UMA et leurs homologues du CCG.
Ce mémorandum, a-t-il ajouté, constitue un point de départ pour renforcer les relations de coopération entre les deux parties, rappelant que l'Union du Maghreb Arabe oeuvre à généraliser le concept de dialogue avec les groupements similaires. (...)

http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=47523













Je viens de recevoir un message d'une collegue Saoudienne (opposante, enseignante en angleterre) qui me taquine à propos de l'adhésion du Maroc au CCG : "Bienvenue dans le Club des Especes Perimees!".



Et toi que penses-tu être les "motifs"" de cette adhésion? contrecarrer le printemps arabe? alliance des monarchies?



Merci de m'éclairer



Bises

x

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Ma réponse:

Salut chère x,



Ben je crois que tu as dit l'essentiel: contrecarrer "le printemps arabe", alliance/unité politique des monarchies de la région et épauler, du moins financièrement, la monarchie marocaine en difficulté.



L'adhésion à ce "club des monarques" permettra aux despotes de se serrer LEGALEMENT ( "le droit international" oblige) les épaules: certains ont des pétrodollars à gogo, d'autres ont des centaines de milliers de « matraqueurs » bien rodés.



Car, si une monarchie tombe, la théorie des dominos finira le processus.



Bien à toi



Ali













dimanche 1 novembre 2009

Le mirage du Maghreb uni



Par Jean-Pierre Tuquoi, LE MONDE ,29/10/2009 

Dans le message de félicitations qu'il a adressé au président Ben Ali au lendemain de sa réélection, le 25 octobre, à la tête de la Tunisie, le roi Mohammed VI du Maroc n'a pas manqué d'évoquer, parmi les chantiers qui attendent Ben Ali, la poursuite de "l'édification de l'Union du Maghreb (arabe, l'UMA)".
Depuis 1989, l'année de sa mise en orbite, "l'édification du Maghreb" revient comme un leimotiv dans les discours officiels, y compris de ce côté-ci de la Méditerranée. Mais en pratique, rien n'avance. Le Maghreb uni reste un rêve, même si, sur les hauteurs d'Alger, un magnifique bâtiment de style colonial abrite un fantomatique Conseil consultatif de l'Union du Maghreb. Le dernier sommet des cinq chefs d'Etat concernés date de 1994.
Le dossier du Sahara occidental n'est pas responsable de l'échec d'un projet imaginé à la fin des années 1950 par des nationalistes aux idées larges. Même si l'Algérie et le Maroc tombaient enfin d'accord sur l'avenir des Sahraouis et de leurs terres désertiques, le chantier de l'UMA resterait en plan.
Le problème est plus profond. Si les trois pays phares du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) ne parviennent pas à se rapprocher malgré les bénéfices promis par les experts (1 % de croissance supplémentaire au bas mot), c'est parce que, depuis des décennies, des régimes autoritaires les dirigent et qu'ils verrouillent les structures transfrontalières.
Tout ce qui menace le monopole du pouvoir central est tenu en suspicion ou combattu. Qu'il s'agisse de créer des syndicats maghrébins libres, de favoriser les investissements économiques et financiers de part et d'autre des frontières, de rapprocher les systèmes judiciaires, de multiplier les échanges culturels, les murailles sont là, toujours aussi hautes. Du coup, les peuples du Maghreb s'ignorent. En témoigne l'absence de reportage dans la presse maghrébine sur ce qui se passe dans les pays voisins. Les journalistes font plus volontiers le voyage à Paris qu'à Tunis, Alger ou Rabat. "Les seuls à croire au Maghreb unifié sont les combattants d'Aqmi, Al-Qaida au Maghreb islamique. Ils se jouent des frontières", note un journaliste.
Un projet, cher au président algérien, permet de toucher du doigt le fossé qui sépare les régimes d'Afrique du Nord, et la concurrence qui les anime. En début de semaine, Alger a lancé l'appel d'offres pour la construction de ce que les habitants appellent déjà la "grande mosquée". Implantée sur un terrain d'une vingtaine d'hectares en face de la baie d'Alger, elle comportera, outre la salle de prière, une école d'enseignement du Coran, une bibliothèque, et un auditorium.
Le minaret de l'édifice culminera à 270 mètres de hauteur, ce qui en fera la troisième mosquée la plus haute du monde, après celle des lieux saints de l'islam, La Mecque et Médine. Mais devant celle de Casablanca, la mosquée Hassan- II, qui n'a que 200 mètres !