Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Maghreb. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Maghreb. Afficher tous les articles

mardi 10 novembre 2015

A lire : Sahara occidental : Selon Ziegler, le Maroc a commis un crime contre l'humanité










Contactez-nous

Mise à jour : 10-11-2015  
 La tenue urgente d'un référendum sur l'autodétermination au Sahara occidental va mettre un terme au conflit dans ces territoires sous occupation marocaine, a plaidé dimanche à Alger, Jean Ziegler, membre du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, accusant le Maroc de crime contre l'humanité dans ces territoires.
 
"Il faut le parachèvement du processus de décolonisation au Sahara occidental", a souligné M. Ziegler, dans une déclaration à l'APS, en marge d'une conférence sous le thème "l'Ordre Cannibale du Monde: Quelles Alternatives pour les Pays du Sud?", tenue à l'Institut national d'études de stratégies globales (INESG). Pour ce faire, M. Ziegler, a indiqué qu'"il y'a un droit à l'autodétermination qui est inscrit dans la charte des Nations unies (ONU)", rappelant que "la colonisation espagnole a pris fin en 1975, et immédiatement l'Etat marocain a envahi ce territoire qui ne lui appartient pas". "Ce qu'il faut obtenir c'est le libre droit à l'autodétermination du peuple sahraoui", a-t-il soutenu.
M. Ziegler, qui est un homme politique et sociologue suisse, a par ailleurs affirmé que "le Maroc, qui a annexé le Sahara occidental par des moyens militaires de contraintes et par la torture des prisonniers politiques, a commis un crime contre l'humanité."
Concernant la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso), M. Ziegler a critiqué "l'ONU qui est un échec dans son ensemble", estimant que "cette organisation est téléguidée dans beaucoup de terrains par des puissances agressives."
Il a accusé, a cet effet, "la France qui défend l'invasion marocaine depuis le premier jour", précisant qu'"elle fait usage de son pouvoir de membre permanent du Conseil de sécurité pour empêcher les Sahraouis d'exercer leur droit à l'autodétermination."
"Le Maroc au Sahara occidental est une puissance coloniale classique, comme Israël en Palestine, et comme la France l'était en Algérie", a ajouté M. Ziegler, rappelant que "comme Israël ne reconnaîtra jamais le moindre droit de l'Homme aux palestiniens, tue et excède le terrorisme d'Etat, et comme la France a tué en Algérie les prisonniers du FLN, une puissance coloniale agit par le mépris du colonisé."
Dernière colonie en Afrique, le Sahara occidental a été occupé puis annexé par le Maroc en 1975, après le départ des troupes espagnoles, et reste à ce jour inscrit à l'ONU au chapitre des territoires à décoloniser selon les règles du droit international en la matière.

Envoyer cet article
Lire aussi les articles de la même rubrique:
Maroc : Le taux de chômage s'établit à 10,1%
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A Laâyoune, Mohammed VI, lors de son discours commémorant la marche verte a souhaité marquer une « rupture avec l’économie de rente ».
Il faut savoir que l’intéressé qui n'a bien évidemment pas pipé mot, ni rougi de honte à propos de son propre statut de rentier, coûte à l’État marocain 240.000.000.000 de centimes, selon le budget qui vient d'être voté sans coup férir par un parlement qui n'a plus rien à refuser au Palais et ses complices !

samedi 8 août 2015

Une révolution pourrait se produire entre 2017 et 2020 au Maroc

Paris, 8 août 2015 (SPS) .- 

Une révolution pourrait se produire entre 2017 et 2020 au Maroc en raison des naissances qui ont atteint un sommet entre 1992 et 1995, a annoncé mercredi le professeur Laurent Chalard.
 
 
Dans une analyse publiée dans le site Orient XXI, le Docteur en géographie à l'Universite de Paris IV, Sorbonne, précise que la situation sociale au Maroc “pourrait conduire à une révolution, d’autant que sa démographie se présente comme une bombe à retardement”. La démographie étant “ce facteur caché” qui explique les événements qui ont eu lieu en 2011 connus sous le nom de “Printemps Arabe”.

Dans un un pays pauvre comme le Maroc, un nombre plus élevé de naissances “peut avoir plusieurs conséquences négatives lorsque les générations nombreuses arrivent à l’âge adulte, si le gouvernement gère mal l’économie et se caractérise par un autoritarisme certain”.

Selon M. Chalard, en termes de PIB, le Maroc se classe au niveau du Guyana ou du Guatemala, la misère est largement présente, avec de vastes bidonvilles autour des grandes villes, la corruption partout, et une économie classée la moins performante du Maghreb. Des raisons suffisantes qui peuvent provoquer au Maroc une autre révolution similaire à celle de Égypte et de la Tunisie. SPS
 

vendredi 20 février 2015

ACAT : « Il y a un double discours du Maroc sur la torture »




Par Mathieu Viviani, 3/2/2015
En mai 2013, l’ACAT assignait en justice le chef du contre-espionnage du Maroc pour « complicité de torture » sur deux citoyens franco-marocains. Le 20 février 2014 voit ce haut fonctionnaire de sécurité convoqué par la Justice française. Cet événement déclenche une véritable brouille diplomatique entre les deux pays. Le 25 février 2014, la Justice du royaume chérifien décide également de riposter contre l’ONG en déposant plainte pour « diffamation et injure publique ». Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb de l’ACAT, livre sa réaction à Altermondes.
L’Action chrétienne pour l’abolition de la torture (ACAT) a reçu fin janvier 2015 une convocation de la Justice marocaine dans le cadre d’une plainte pour « diffamation et injure publique ». Une offensive juridique du Maroc qui fait suite à une plainte pour « complicité de torture » que l’ONG avait déposé en mai 2013 contre Abdellatif Hammouchi, chef du contre-espionnage marocain (DGST). 

Fin février 2014, ce dernier avait été convoqué par la justice française, mais n’avait pas donné suite. Jugée inadmissible par la chancellerie marocaine, cette convocation avait provoqué un véritable incident diplomatique entre la France et le Maroc. Le royaume chérifien avait alors décidé de suspendre ses accords de coopération judiciaire avec l’État français. Bien que les deux pays aient officiellement rétabli cette coopération le 31 janvier 2015, le Maroc poursuit sa procédure judiciaire contre l’ACAT ainsi qu’Adil Lamtalsi et Ennaama Asfari, deux victimes de la torture marocaine ayant porté plainte aux côtés de l’association. Cette plainte du Maroc n’a pour celle-ci qu’un seul et unique but : « faire taire les victimes de torture et les ONG qui luttent contre sa pratique dans ce pays ».
Comment avez-vous réagi suite au dépôt de plainte du ministère de l’Intérieur marocain à l’encontre de l’ACAT ?

Hélène Legeay, ACAT
Hélène Legeay, ACAT
Hélène Legeay : « Nous avons été en premier temps surpris de voir l’ACAT poursuivie en justice en sa qualité d’ ONG. Nous sommes parallèlement inquiets pour les victimes que nous soutenons dans leur combat pour dénoncer la torture au Maroc.  Je pense notamment à Adil Lamtalsi,  lui aussi visé par ce dépôt de plainte. Il encourt en effet le risque d’un nouvel emprisonnement. D’un autre côté, cette plainte ne nous étonne pas non plus. L’an dernier, nous avions déjà constaté la mise en détention de citoyens marocains suite à leur dénonciation en justice d’actes de torture. Je pense notamment à Wafaâ Charaf, qui purge actuellement une peine de deux ans de prison au Maroc. »

vendredi 30 janvier 2015

Conférence organisée dans le cadre de la semaine anti-coloniale à Paris


Ouadie Elhankouri
Ouadie Elhankouri, 23/1/2015


Conférence co-organisée par l'AMDH-Paris/IDF (Association Marocaine des Droits Humains - Section Paris/IDF) et la revue تحرريات Taharouryates avec la participation de :

- René Gallissot qui expliquera le projet émancipateur d’Abdelkarim El Khettabi d’hier à aujourd’hui au Maghreb.
- Julien Salingue nous parlera de : Révolutions et contre-révolutions au Machrek, quels défis ?
- Un(e) représentant(e) de l’AMDH Paris-IDF expliquera les émancipations à travers les droits humains.
- Un(e) représentant(e) de la revue Taharouryates interviendra sur : penser les alternatives.
Cette conférence est organisée dans le cadre de la semaine anti-coloniale à Paris. Elle aura lieu plus exactement le mardi 24 février à 19h dans l'espace Jean Dame au 17 rue Léopold Bellan dans la mairie du 2ème arrondissement.

jeudi 18 septembre 2014

UNICEF : Le Maroc fait un pas en avant sur la réduction de la mortalité infantile

 El Hadji Mamadou Gueye, 16/9/2014
Le Maroc continue de réduire le taux de mortalité infantile qui touche encore 30 enfants pour 1000 naissances. Depuis cinq années, le royaume enregistre une baisse de la mortalité infantile, mais ses performances restent encore en dessous de celles de l’Algérie ou de la Tunisie. 
L’UNICEF vient de publier son nouveau rapport sur la mortalité infantile dans le monde. Un document qui montre une grande réduction de la mortalité chez les moins de 5 ans depuis les années 90. Exceptées l’Afrique Subsaharienne et l’Océanie, toutes les régions du monde ont réduit le taux de mortalité infantile de 52% ou plus, souligne le document.
Ce constat s’applique ainsi au Maroc qui continue de réduire le taux de mortalité chez les moins de cinq ans depuis plusieurs années. En 2013, l’UNICEF a noté 23.880 décès chez les moins de 5 ans, situant le taux à 30/1000 contre 32/1000 en 2012. Une baisse sensible donc. Mais celle-ci place le Maroc derrière ses voisins maghrébins, la Tunisie, la Libye et l’Algérie, qui affichent des taux respectifs de mortalité chez les moins de cinq ans de 15/1000, 15/1000 et 25/1000.

Baisse des taux de mortalité infantile et néonatale
L’autre donnée du rapport de l’UNICEF concerne la mortalité chez les moins d’un an. Là aussi, le Maroc surfe sur une vague positive. Il affiche un taux de mortalité de 26/1000 en 2013, en baisse par rapport à une année auparavant (27/1000). Sur cette catégorie, le royaume reste toutefois aussi derrière l’Algérie (22/1000), la Tunisie, (13/1000), et la Libye (12/1000).
En outre, le taux de mortalité néonatale (décès avant 28 jours) reste aussi plus élevé au Maroc que dans les trois autres pays du Maghreb. Même s'il est resté stable par rapport à 2012, il s’est établi à 18 décès pour 1000 naissances en 2013 contre 9/1000 pour la Tunisie, 9/1000 en Libye et 14/1000 chez le voisin algérien.
Selon le rapport, dans les cinq régions en développement, notamment l’Afrique du Nord, plus de la moitié des décès chez les moins de 5 ans se sont produits pendant la période néonatale en 2013. La mortalité néonatale représente aujourd’hui 44 % des décès d’enfants de moins de cinq ans. Mais, elle a reculé de 33/1000 à 20/1000 entre 1990 et 2013. En Afrique du nord, la mortalité néo-natale est restée à 13/1000 en 2013 contre 30/1000 en 1990. Une performance qui dépasse la moyenne mondiale chiffrée à 20/1000.
Globalement, le monde est en train de réduire plus rapidement la mortalité des moins de 5 ans que lors des deux dernières décennies. Le Maroc figure parmi les pays qui sont en mesure d’atteindre en 2015 l’Objectif Millénaire pour le Développement en termes de réduction de la mortalité infantile.

samedi 12 juillet 2014

La lettre de félicitation du roi Mohammed VI ignorée par l’agence de presse officielle mauritanienne







A la Une



aziz_mohammed_VI

L’agence de presse officielle mauritanienne annonce la lettre de félicitation du président sahraoui et ignore la lettre du roi du Maroc.L’agence de presse officielle de la Mauritanie, AMI, a annoncé la lettre envoyée par le président sahraoui à son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, à l’occasion de sa victoire dans les élections présidentielles organisées samedi dans ce pays.
Selon l’agence marocaine MAP, le roi du Maroc a aussi envoyé une lettre de félicitation similaire qui a été totalement ignorée par l’agence d’information mauritanienne. Il est à rappeler que le président mauritanien a été victime d’une tentative d’assassinat en octobre 2012.
Selon l’agence de presse mauritanien Al-akhbar, se basant sur des sources diplomatiques, le Maroc se trouverait derrière cet acte criminel. En 2011, le correspondant de l’agence de presse marocaine MAP a été expulsé par le gouvernement mauritanien pour exercice de fonctions non conformes à son poste.
Le Maroc cherche à imposer à la Mauritanie son point de vue sur la question du Sahara Occidental. Nouakchott refuse jusqu’à présent de retirer sa reconnaissance de la RASD.

URL courte: http://www.pointschauds.info/fr/2014/06/25/la-lettre-de-felicitation-du-roi-mohammed-vi-ignoree-par-lagence-de-presse-officielle-mauritanienne/





A la Une

La crise entre Rabat et Nouakchott s’aggrave : La Mauritanie exige que le Maroc change son ambassadeur

AlifPost
 Lundi dernier, les autorités policières mauritaniennes de l’aéroport de Nouakchott ont soumis le président du Parti de l’union et du changement, Saleh Ould Hananena, à un contrôle policier humiliant. L’homme rentrait de Casablanca, après avoir assisté en tant qu’invité au congrès du Parti du Progrès et du Socialisme.
Cet agissement illustre l’ampleur de la dégradation des relations entre les deux pays, alors que des sources mauritaniennes attribuent cette tension au refus du Maroc de changer son ambassadeur à Nouakchott.
Déjà, en janvier dernier, la Mauritanie avait refusé d’accréditer le nouveau consul du Maroc, sans fournir à la diplomatie marocaine les explications qu’elle demandait. Cela en dit long sur la profondeur de la crise entre les deux pays, alors que par le passé, leurs relations étaient solides et prometteuses.
Dans le même temps, la Mauritanie refuse depuis deux ans de nommer un ambassadeur à Rabat. Elle a retiré tous ses diplomates et a juste gardé sur place du personnel administratif pour le fonctionnement de l’ambassade.
La tension touche maintenant les domaines du trafic aérien et de la coordination sécuritaire. Récemment la Mauritanie a poussé la provocation plus loin en recevant un émissaire du leader du Polisario comme s’il était un envoyé de la part d’un chef d’Etat.
En parallèle, le Maroc et la Mauritanie se livrent à une concurrence dans la crise Malienne en recevant tour à tour des membres du gouvernement et ceux du mouvement Azawad dans le nord. Hier mardi, des représentants du gouvernement Malien ont rencontré à Nouakchott des délégués de ces mouvements qui veulent l’indépendance du nord du Mali.
Pour sa part, tout en restant discret, le Maroc ne voit pas d’un bon œil les initiatives de la Mauritanie qui se rapprochent de plus en plus des positions de l’Algérie dans le dossier du Sahara.
La presse mauritanienne a relevé que Nouakchott a récemment décidé de ne pas utiliser le terme « le voisin du Nord » pour désigner le Maroc, mais plutôt le terme « l’Etat du Maroc» sous prétexte que le voisin du nord est la « République arabe sahraouie démocratique » proclamée unilatéralement, et que la Mauritanie a reconnue depuis les années soixante-dix .
Il est largement admis que la raison de la tension est que des diplomates et fonctionnaires Marocains ont eu des comportements qui ont été considérés par la Mauritanie comme des ingérences dans ses affaires internes. La Mauritanie avait expulsé le correspondant de l’agence de presse MAP à Nouakchott, sans fournir d’explications, alors que la presse locale a parlé de son immixtion supposée dans les affaires intérieures du pays.
Le journal numérique Zahrat Chenguit a publié en exclusivité une importante information, qu’il prétend détenir de sources officielles proches du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Selon ce journal, la Mauritanie exige, pour sortir de la crise diplomatique, que le Maroc remplace d’abord son actuel ambassadeur par un autre, et ensuite le président nommera à son tour un nouvel ambassadeur à Rabat

samedi 15 mars 2014

La torture au Maroc, "une politique d’Etat" , d'après militants des droits de l’homme en France


Exemples de torture
Paris,(SPS) 12/3/2014.-

 Des militants des droits de l’homme en France ont affirmé que "la torture au Maroc est une politique d’Etat" fustigeant le "silence" tant des intellectuels et des médias que des partis dominants en France, qui sacrifient leurs principes sur l’autel d’intérêts économiques avec Rabat.

Sériant des cas jugés "concrets" de torture dans le royaume dont le plus récent est celui du champion du monde de Kick Boxing, Zakaria Moumni, qui a eu la "mauvaise" idée de réclamer des droits (l’application d’un décret royal donnant droit à une indemnité aux champions du monde marocains) avant d’être enlevé, emprisonné, torturé et enfin gracié, les militants marocains estiment que ces faits "mènent à penser que la pratique de la torture au Maroc, par son caractère systématique, est une politique d’Etat".
"Elle est un des maillons d’un système répressif ancré au cœur des mécanismes du pouvoir. Comme le reste des régimes despotiques, malgré une façade démocratique, le pouvoir en place dispose d’un vaste arsenal d’interventions pour contrer les mouvements sociaux et démocratiques qui combattent l’arbitraire policier, la corruption et les politiques anti sociales au service d’une logique de prédation internationale et locale menée et soutenue au plus haut niveau de l’appareil d’Etat", précisent-ils dans une déclaration conjointe parvenue lundi à l’APS.
Les auteurs du document, des militants du Mouvement du 20 février 2011, regrettent qu’en France tout comme au Maroc, intellectuels, médias et partis institutionnels dominants sont "totalement muets face à une situation pourtant connue".
"Sans doute, le rôle que joue le pouvoir marocain comme tête de pont et allié stratégique dans le maintien de la Françafrique, le poids des intérêts des entreprises du CAC 40, la défense de l’Europe forteresse y sont pour beaucoup", soutiennent-ils, estimant qu’il serait judicieux d’ouvrir une "enquête détaillée" sur les coopérations sécuritaires, qui, selon eux, "loin d’être seulement techniques, aboutissent à transférer un savoir-faire dans +la gestion des débordements sociaux+et à faire face, par tous les moyens, au risque d’un soulèvement populaire".
Pour eux, cette "complicité" va jusqu’au soutien affiché des initiatives royales pour leur donner un "label démocratique" avec l’aval de la communauté internationale."Au Maroc, on réprime, on torture, on assassine dans l’impunité totale", rappellent les militants des droits de l’homme marocains, affirmant ne pas pouvoir se résigner à cette situation et qu’il est "urgent que se développe un large mouvement de solidarité contre la pratique de la torture et la répression sous toutes ses formes au Maroc".
Cela représenterait, à leur sens, une condition pour "dessiner un avenir démocratique pour (le) peuple mais aussi pour une région où l’exigence d’un changement radical soit portée par des dynamiques progressistes".

L’impunité, maitre-mot
Entre-temps, les militants signataires de la déclaration relèvent que la pratique de la torture demeure "impunie" dans le royaume."L’impunité des tortionnaires, l’absence d’enquêtes indépendantes, la répétition fréquente d’actes de +peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant+ sans poursuite des responsables, le retour à l’enfermement carcéral, dans des conditions inhumaines, pour les voix dissidentes (comme en témoigne la longue liste des prisonniers politiques) appuieraient l’interprétation que l’Etat marocain a recours systématiquement à la torture", précisent-ils.
Et de rappeler qu’en 2000-2001, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) avait publié une liste des noms de responsables (certains toujours en poste), pour lesquels l’association dispose de présomptions sur leur implication dans les crimes d'enlèvements, d'assassinats, d'arrestations arbitraires et de torture.
Au terme de sa mission menée du 15 au 22 septembre 2012 au Maroc, le rapporteur spécial des Nations Unies, Juan Mendes, avait évoqué, dans un rapport rendu public, un "recours accru aux actes de torture et aux mauvais traitements lors de l'arrestation et pendant la détention", se disant "vivement préoccupé par plusieurs témoignages relatifs au recours à la torture et aux mauvais traitements dans des cas présumés de terrorisme ou de menace contre la sécurité nationale".
Un constat d'ailleurs corroboré par le Conseil marocain des droits de l’homme qui, dans un rapport officiel publié en octobre 2012, concédait que les détenus subissent des "traitements cruels, inhumains ou dégradants" dans la plupart des prisons du royaume. (SPS)

jeudi 13 mars 2014

La torture au Maroc, "une politique d’Etat" , d'après militants des droits de l’homme en France


Exemples de torture au Maroc
Paris,(SPS) 12/3/2014.-

 Des militants des droits de l’homme en France ont affirmé que "la torture au Maroc est une politique d’Etat" fustigeant le "silence" tant des intellectuels et des médias que des partis dominants en France, qui sacrifient leurs principes sur l’autel d’intérêts économiques avec Rabat.

Sériant des cas jugés "concrets" de torture dans le royaume dont le plus récent est celui du champion du monde de Kick Boxing, Zakaria Moumni, qui a eu la "mauvaise" idée de réclamer des droits (l’application d’un décret royal donnant droit à une indemnité aux champions du monde marocains) avant d’être enlevé, emprisonné, torturé et enfin gracié, les militants marocains estiment que ces faits "mènent à penser que la pratique de la torture au Maroc, par son caractère systématique, est une politique d’Etat".
"Elle est un des maillons d’un système répressif ancré au cœur des mécanismes du pouvoir. Comme le reste des régimes despotiques, malgré une façade démocratique, le pouvoir en place dispose d’un vaste arsenal d’interventions pour contrer les mouvements sociaux et démocratiques qui combattent l’arbitraire policier, la corruption et les politiques anti sociales au service d’une logique de prédation internationale et locale menée et soutenue au plus haut niveau de l’appareil d’Etat", précisent-ils dans une déclaration conjointe parvenue lundi à l’APS.
Les auteurs du document, des militants du Mouvement du 20 février 2011, regrettent qu’en France tout comme au Maroc, intellectuels, médias et partis institutionnels dominants sont "totalement muets face à une situation pourtant connue".
"Sans doute, le rôle que joue le pouvoir marocain comme tête de pont et allié stratégique dans le maintien de la Françafrique, le poids des intérêts des entreprises du CAC 40, la défense de l’Europe forteresse y sont pour beaucoup", soutiennent-ils, estimant qu’il serait judicieux d’ouvrir une "enquête détaillée" sur les coopérations sécuritaires, qui, selon eux, "loin d’être seulement techniques, aboutissent à transférer un savoir-faire dans +la gestion des débordements sociaux+et à faire face, par tous les moyens, au risque d’un soulèvement populaire".
Pour eux, cette "complicité" va jusqu’au soutien affiché des initiatives royales pour leur donner un "label démocratique" avec l’aval de la communauté internationale."Au Maroc, on réprime, on torture, on assassine dans l’impunité totale", rappellent les militants des droits de l’homme marocains, affirmant ne pas pouvoir se résigner à cette situation et qu’il est "urgent que se développe un large mouvement de solidarité contre la pratique de la torture et la répression sous toutes ses formes au Maroc".
Cela représenterait, à leur sens, une condition pour "dessiner un avenir démocratique pour (le) peuple mais aussi pour une région où l’exigence d’un changement radical soit portée par des dynamiques progressistes".

L’impunité, maitre-mot
Entre-temps, les militants signataires de la déclaration relèvent que la pratique de la torture demeure "impunie" dans le royaume."L’impunité des tortionnaires, l’absence d’enquêtes indépendantes, la répétition fréquente d’actes de +peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant+ sans poursuite des responsables, le retour à l’enfermement carcéral, dans des conditions inhumaines, pour les voix dissidentes (comme en témoigne la longue liste des prisonniers politiques) appuieraient l’interprétation que l’Etat marocain a recours systématiquement à la torture", précisent-ils.
Et de rappeler qu’en 2000-2001, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) avait publié une liste des noms de responsables (certains toujours en poste), pour lesquels l’association dispose de présomptions sur leur implication dans les crimes d'enlèvements, d'assassinats, d'arrestations arbitraires et de torture.
Au terme de sa mission menée du 15 au 22 septembre 2012 au Maroc, le rapporteur spécial des Nations Unies, Juan Mendes, avait évoqué, dans un rapport rendu public, un "recours accru aux actes de torture et aux mauvais traitements lors de l'arrestation et pendant la détention", se disant "vivement préoccupé par plusieurs témoignages relatifs au recours à la torture et aux mauvais traitements dans des cas présumés de terrorisme ou de menace contre la sécurité nationale".
Un constat d'ailleurs corroboré par le Conseil marocain des droits de l’homme qui, dans un rapport officiel publié en octobre 2012, concédait que les détenus subissent des "traitements cruels, inhumains ou dégradants" dans la plupart des prisons du royaume. (SPS)

mercredi 5 mars 2014

Table ronde -27 février à Paris : Luttes populaires au Maghreb - Algérie - Maroc -Tunisie



Initiatives populaires et expériences militantes de résistance anti-pouvoir despotique

Front populaire (Tunisie) coordination Ile de France,
Mouvement du 20-Février (Maroc),
Front uni des immigrations et quartiers populaires -- Moubadara du 24 février (Algérie) 

Jeudi 27 février à 18hr - 
Salle des mariages, 
2, rue de la Banque,
 Paris 2, M° Sentier.

Que se passe-t-il donc au Maghreb ?
Suffit-il de savoir qu'en Tunisie, les problèmes se limitent à la constitution d'un gouvernement et à l'adoption d'une constitution ?
Au Maroc, est-elle bien réelle cette image idyllique de pays stable politiquement, voire démocratique que nous imposent à coups de spots et affiches publicitaires les medias dominants ?
Enfin, la vie politique en Algérie se résume-telle aux prochaines présidentielles, à la maladie du président ?
Il est aisé d'observer que dans les trois pays du Maghreb, les dangers de déstabilisation sociale, économique et politique se sont accumulés dans la période récente. En raison d'abord des politiques anti-démocratiques et anti-populaires menées par les classes dirigeantes. Mais aussi en raison de l'agressivité accrue des pays impérialistes (sur les plans militaire et économique) dans la région pour perpétuer leur domination.
Symétriquement, les initiatives populaires de résistance, luttes syndicales et politiques se sont intensifiées. Mais qu'en sait-on ? Ce ne sont pas les médias des pays capitalistes qui nous aideront à comprendre ce qui se passe dans les pays du Maghreb. Au-delà de l'évènementiel, nous avons donc un besoin essentiel d'approfondir l'analyse des causes structurelles de cette situation pour entrevoir les perspectives historiques et les chances de progrès et de justice sociale pour nos peuples.
Conscients de l'importance de la tâche, le Mouvement marocain du 20 février paris/IDF, Le Front Populaire de Tunisie Ile de France et le FUIQP -- Moubadara du 24 février Algérie -- ont décidé d'organiser cette activité commune en tant que soutien aux résistances populaires dans le Maghreb.
Elles espèrent, au-delà du débat et de l'échange démocratique, renforcer leurs liens pour populariser davantage les luttes, pour une solidarité plus active et plus durable avec les forces progressistes du Maghreb.
Nous vous proposons donc un panorama des luttes dans chacun des trois pays :
1/ Le camarade Ouadie Elhankouri nous présentera le développement de la contestation populaire de l'ordre despotique au Maroc et la complicité de l'Etat français avec le régime répressif marocain.
2/ Le camarade Saïd Bouamama nous entretiendra de l'involution de l'Algérie laquelle n'est plus un pays anti-impérialiste en conséquence des choix économiques et politiques opérés depuis les années 1980,
3/ Le camarade Taher Al Mouez nous informera des derniers développements des luttes populaires en Tunisie autour des choix constitutionnels et de la voie de développement économique.

lundi 17 février 2014

Au Maroc, le sit-in des habitants d'Imider contre l'exploitation de la mine



  Par Ilhem Rachidi, Mediapart, 18/2/2014
Depuis deux ans et demi, les habitants de la commune d’Imider, au sud-est du Maroc, observent un sit-in permanent contre l’exploitation d’une mine d’argent appartenant au holding de la famille royale. Aujourd'hui mardi, deux jeunes militants, arrêtés dans des circonstances obscures fin décembre, ont été condamnés à 10 et 18 mois de prison ferme.  

 Maroc, correspondance, mediapart
Depuis deux ans et demi, les habitants d’Imider, au sud-est du Maroc, observent un sit-in permanent contre l’exploitation d’une mine d’argent, située à deux kilomètres de la commune, par la Société métallurgique d’Imider (SMI), une filiale du groupe minier Managem, du holding royal SMI. À 1 400 m d’altitude, au sommet du mont Alebban dans le Haut-Atlas, ils se relaient pour surveiller la vanne qu’ils ont fermée le 23 août 2011 pour couper l’alimentation en eau du principal forage vers la mine, après avoir constaté une baisse considérable du débit en eau dans les villages. Depuis, les niveaux d’eau sont remontés, d'après les habitants.
En août 2013, à ImiderEn août 2013, à Imider
Les habitants accusent la société métallurgique de pomper leurs réserves d’eau et de polluer la nappe phréatique. Ils estiment aussi que leur commune doit bénéficier de ses ressources naturelles et que la SMI doit employer davantage de population locale dans la mine. Cette mine est le septième producteur mondial d’argent. Son chiffre d’affaires, en hausse l’année dernière, s’élevait en 2011 à 75 millions d’euros et ses bénéfices à 32 millions d’euros.
En face, la population locale vit dans la pauvreté, dans une région où les infrastructures sont quasi inexistantes, l’État y étant totalement absent. Les dirigeants de la SMI soutiennent ne pas être responsables de cette situation et qu’au contraire, ils compensent autant que possible ce retard de développement de la commune (fournitures et transport scolaire, médecin pour le dispensaire, systèmes d'irrigation).
Mais les militants du mouvement n’en démordent pas. Ils continent à s’opposer non seulement à la SMI, mais aussi à une politique d’État qui, d'après eux, a laissé cette région à l’abandon. Depuis le début de ce mouvement, troisième du genre, baptisé le Mouvement sur la voie de 96 – en référence à un mouvement de 48 jours dispersé par la force en 1996 –, plus d’une douzaine de militants ont été incarcérés. Le plus connu, Mustapha Ouchtoubane, qui travaillait dans une des usines sous-traitantes de la SMI, a été arrêté le 5 octobre 2011 puis condamné à quatre ans de prison pour vol : 18 g d’argent avaient été retrouvés dans son véhicule de fonction. 
Ce mardi 18 février, Ichou Hamdane et Hamid Berka, arrêtés dans des circonstances obscures fin décembre, ont été condamnés à 10 et 18 mois de prison ferme pour « coups et blessures ». 
Hamid Berka et Mustupha OuchtoubaneHamid Berka et Mustupha Ouchtoubane © DR

Brahim Udawd
Brahim Udawd © RI
Brahim Udawd a rejoint ce qui deviendra un mouvement
de contestation unique dès août 2011, alors que son village natal est en proie aux manifestations. À 27 ans, cet aide-mécanicien, qui n’a aucune expérience militante, décide de se consacrer pleinement à la lutte pour les droits économiques et sociaux des habitants d’une région pourtant riche en ressources naturelles. Pour lui, ces « procès fabriqués », ces arrestations et les pressions des autorités pour mettre un terme au sit-in n’ont pas affaibli la mobilisation des habitants, déterminés à arracher leurs droits malgré l’échec des négociations avec la SMI. 

Cela fait maintenant plus de deux ans et demi que vous observez un sit-in permanent au mont Alebban. Comment cela a-t-il commencé ?

Le mouvement a commencé à la fin de la période de travail saisonnier. Seule la moitié des étudiants (35 sur 70) a été recrutée. À chaque fin de saison, les élus promettent pourtant des postes chez les sous-traitants mais ils embauchent uniquement leurs proches. Les étudiants, ignorés par les responsables de la commune rurale, ont décidé de protester pour attirer l'attention sur leur problème. Après l’absence de réaction des responsables de la commune à une première manifestation, une marche a eu lieu le 1er août 2011. Les chômeurs se sont rendus au siège de la commune dans la matinée pour faire pression.
1er août 2011. Sur les bidons, des slogans font référence à la pénurie d'eau potable.
1er août 2011. Sur les bidons, des slogans. © DR
Les femmes, de leur côté, ont préparé des bidons sur lesquels étaient inscrits des slogans faisant référence à la pénurie d'eau potable dans les villages depuis le printemps. 
On a organisé des manifestations de sensibilisation dans tous les villages alentour pour faire comprendre aux gens ce que nous revendiquons. Et le mouvement a commencé à prendre de l’ampleur.

Comment êtes-vous passés de ces manifestations au sit-in permanent ?
Marche des élèves
Les femmes, les vieux et même les enfants ont rejoint le mouvement. Ce n'était plus uniquement les étudiants et les chômeurs qui protestaient. On a tenu un sit-in devant le siège de la commune pendant dix-neuf jours, avec des marches vers la mine et tous les villages. Le 19 août 2011, pour réagir au silence des responsables locaux et provinciaux, la population a décidé au terme d'une discussion collective de porter la lutte à un autre niveau : c'était la naissance du sit-in permanent au sommet d'Alebban.

Dans la commune, qui participe à ce sit-in permanent ? Comment vous organisez-vous ?
La majorité de la population de la commune participe au sit-in pendant la journée. Le soir, les femmes, les vieux et les enfants rentrent dans leurs villages et les jeunes restent la nuit pour surveiller la vanne. Nous avons construit des cabanes en terre, en pierre, sur le mont Alebban pour nous protéger des conditions climatiques difficiles. La nuit, un service de sécurité surveille. Comme le sit-in se maintient depuis longtemps maintenant, nous ne pouvons pas tous être présents sur le mont. Il y a un membre de chaque famille qui est là. Moi, je reste à Alebban 14 jours sur 15. Je suis célibataire, je vis chez ma mère et j'y retourne une fois tous les 15 jours. Ma mère aussi vient 6 jours sur 7 à Alebban.

Pourquoi avez-vous décidé de vous impliquer dans ce mouvement ?

Avant la reprise de la lutte Occupy Imider (la région a connu d’autres mouvements, en 1996, notamment - ndlr), je travaillais comme aide-mécanicien dans un garage à Boumalne Dadès. Mais après avoir appris ce qui se passait dans mon village natal, je n'ai pas hésité à rejoindre le mouvement le 3 août 2011. J’ai laissé tomber mon travail – qui ne répondait pas non plus à mes qualifications, car j’ai un diplôme de technicien. La commune doit en passer par ce genre de manifestations. Les habitants souffrent. Ce jour-là, nous avons constitué le comité d'organisation et le comité de dialogue. Je me suis présenté avec mes amis devant les gens dans l'Agraw (l’assemblée générale). Ce mouvement est important pour moi car les responsables politiques et industriels, à travers une politique systématique de discrimination et de marginalisation, ont retardé le développement de cette commune, qui est l'une des plus anciennes. Je veux que cela s'arrête et que l'on corrige toutes ces erreurs commises dans cette région.

Le sit-in a lieu depuis plus de deux ans et demi. La mobilisation a-t-elle baissé ?
Nous sommes toujours en sit-in, et malgré les arrestations, la désinformation et le black-out médiatique, nous résistons. Nous maintenons en permanence la surveillance sur le mot Alebban et nous organisons des marches avec le même nombre de personnes qu'au début.

Quelle a été la réaction des autorités lorsque vous vous êtes installés au mont Alebban ? Ont-elles tenté de vous déloger ?
Des représentants des autorités viennent souvent sur le mont. En septembre 2011, la SMI a déposé une plainte contre les membres du comité de dialogue qu’elle accuse d'entraver son travail par la fermeture de la vanne. On a reçu des convocations mais on ne s'est pas rendus au poste de la gendarmerie de Tinghir. Du coup, le 20 septembre 2011, quatre jeunes et moi avons été arrêtés puis libérés le jour même, après une marche gigantesque. En novembre, les autorités ont essayé de disperser une assemblée générale en faisant survoler le mont par un hélicoptère.

Depuis le début du sit-in qu’avez-vous obtenu ? Où en est le dialogue avec la SMI ?
On a eu 16 rounds de dialogue mais, visiblement, il y a un manque de responsabilité et de sérieux de la part des représentants de la mine et une claire absence de neutralité du gouverneur, qui est en faveur de la SMI. Ils ne veulent pas réellement résoudre le problème. La situation à Imider est le résultat d'une politique d’État visant à dépouiller l'être humain de sa dignité. La SMI, quant à elle, mène une guerre chimique contre la population, à travers la pollution de l'air avec des produits hautement toxiques (cyanure, mercure) et l’assèchement des nappes phréatiques d'une commune rurale déjà connue pour son climat aride.