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mercredi 25 février 2015

Semaine Anticoloniale : 25 février : soirée "Femmes en résistance"


25 février : soirée "Femmes en résistance"


Dans le cadre de la 10ème édition de La Semaine Anticoloniale, l'Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique vous invite à participer à la soirée :  « FEMMES EN RESISTANCE »
Mercredi 25 février à 19h
Salle des expositions Mairie du 2ème arrondissement
 2 rue de la Banque (Métro Bourse)
Diaporama et débat avec Fatima Har de Ailes de femmes, Michèle Decaster de l’AFASPA arrêtée à Tanger le 11 août 2014 pour l’empêcher d’assister au procès de Wafae Charaf en première instance. 
Pour rappel, Wafa, militante marocaine de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme, animatrice de la jeunesse du parti  la Voie démocratique, est en prison depuis le 9 juillet 2014. Elle a été condamnée à 2 ans de prison (soit 1 an de plus en Appel), 500€ d’amende et 50 000€ de dommage et intérêt pour la partie civile (la police) pour avoir porté plainte contre X, suite à son enlèvement en avril 2014, à l’issue d’un sit-in de solidarité avec des travailleurs de la zone franche de Tanger licenciés pour avoir créé une section syndicale. Un grand élan de solidarité s’est exprimé au Maroc et en France contre ce déni de justice, alors que sa propre plainte n’a pas été jugée, contrairement au Code de procédure pénale marocain.)
 * Présentation du film « Kimbidalé » d’Emmanuelle Labeau* Dédicace du livre « Dulcie Spetember » par son auteure Jacqueline Derens

La question sahraouie à la Semaine anticoloniale


 Plateforme pour la solidarité avec le peuple sahraoui, 25/2/2015  


La 10ème semaine anticoloniale et antiraciste se poursuit jusqu'au 2 mars (voir la liste des activités actualisée sur www.anticolonial.net).

- Au Salon anticolonial les 14 et 15 février, le stand sahraoui, tenu par des militants des associations sahraouies et de soutien à la cause sahraouie (AARASD, CORELSO) a permis de distribuer des documents et d'avoir de nombreux échanges avec les visiteurs sur la question sahraouie

- Mercredi 25 février à 19h la réunion-débat "Femmes en résistance" organisée par l'AFASPA à la mairie du 2ème devrait permettre l'intervention de militantes marocaines et sahraouies

- Vendredi 27 février à 20h, le cinéma L'Écran à Saint-Denis (14 rue de l'Aqueduc près du métro Saint-Denis Basilique) va projeter le film produit par  Javier Bardem "Enfants des nuages-La dernière colonie" (prix Goya 2013, l'équivalent de nos César en Espagne) dans le cadre de la Semaine anticoloniale. La projection du film sera suivie d'un débat sur "La situation au Sahara occidental" animé par Aline Pailler, journaliste à Radio France, avec la participation de:
          Michèle Decaster, observatrice aux procès des militants sahraouis
          Claude Mangin-Asfari, militante des droits de l'homme, femme du prisonnier politique sahraoui Ennâma Asfari
               Bachir Moutik, militant sahraoui des droits de l'homme
       Saïd Sougty, responsable du parti marocain "La Voie Démocratique"

-  Samedi 28 février à 14h à Barbès "Marche solidaire des peuples en lutte" (tract à diffuser en PJ sur la question sahraouie). La manifestation se terminera à Belleville où se tiendra un "Village des peuples " avec la possibilité d'installer des stands.

Comptant sur votre participation et restant à votre disposition, cordialement.
JPLM   0633436493
*************

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE SAHRAOUI
CONTRE L'OCCUPATION COLONIALE MAROCAINE 
ASSEZ DE RÉPRESSION! AUTODÉTERMINATION!
LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS!

               Avec ses affiches placardées dans le métro et sur les murs de nos villes, le pouvoir marocain vante la douceur de vivre au Maroc pour attirer touristes et investisseurs. Mais il se garde bien de montrer l'envers du décor: répression de manifestations pacifiques ; disparitions, tortures dans les prisons et  les commissariats; arrestations arbitraires et procès inéquitables avec de lourdes condamnations de militants politiques marocains et sahraouis; associations interdites; journalistes et observateurs étrangers expulsés. Au Maroc, on interdit, on réprime, on emprisonne, on torture!
           
            La situation est particulièrement dramatique au Sahara occidental occupé illégalement par le Maroc depuis le retrait du colonisateur espagnol en 1975. Alors que ce sont tous des civils, 22 militants sahraouis, pour la plupart défenseurs des droits de l'homme, détenus depuis novembre 2010, ont été jugés par un tribunal militaire, accusés sans preuve et condamnés le 17 février 2013 à de lourdes peines de prison: de 20 ans à la prison à vie.
           
            Le soutien apporté au pouvoir marocain par le gouvernement français, malgré les violations permanentes des droits de l'homme, constitue un des principaux obstacles à la solution du conflit. Le gouvernement français est même allé jusqu'à attribuer la médaille d'officier de la légion d'honneur au chef du contre-espionnage marocain visé par des plaintes pour complicité de torture.

             Le peuple sahraoui n'en peut plus de vivre en exil ou sous occupation marocaine. 40 ans, ça suffit! Il aspire à recouvrer sa souveraineté sur son territoire.
           
             Les associations sahraouies (ASF, ACSF) et de soutien à la cause sahraouie, regroupées dans la plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui, appellent à participer
                       
                  SAMEDI 28 FEVRIER à 14H à BARBES
               à LA MARCHE SOLIDAIRE DES PEUPLES
                    qui clôture la 10ème Semaine anticoloniale et antiraciste

pour fêter le 49ème anniversaire de la création de la République Arabe sahraouie Démocratique (RASD) le 27 février 1976, dénoncer la politique de répression du pouvoir marocain et exiger:

 - la libération de tous les  prisonniers politiques marocains et sahraouis,  l'arrêt de la répression et le respect des droits de l'homme
 - l'instauration d'un mécanisme international pour la surveillance des droits de   l'homme au Sahara occidental
- l'interdiction de la prospection, de l'exploitation et de l'importation des ressources naturelles du Sahara occidental
- l'organisation rapide du référendum d'autodétermination qui permettra    au peuple sahraoui de décider librement de son avenir

            La mobilisation est aussi indispensable pour briser le silence des principaux médias et contraindre le gouvernement français à changer de politique et à ne plus soutenir le pouvoir marocain qui bafoue en toute impunité le droit international.

        Contact: Plateforme pour la solidarité avec le peuple sahraoui  plateformeSO@gmail.com   

 

vendredi 30 janvier 2015

Conférence organisée dans le cadre de la semaine anti-coloniale à Paris


Ouadie Elhankouri
Ouadie Elhankouri, 23/1/2015


Conférence co-organisée par l'AMDH-Paris/IDF (Association Marocaine des Droits Humains - Section Paris/IDF) et la revue تحرريات Taharouryates avec la participation de :

- René Gallissot qui expliquera le projet émancipateur d’Abdelkarim El Khettabi d’hier à aujourd’hui au Maghreb.
- Julien Salingue nous parlera de : Révolutions et contre-révolutions au Machrek, quels défis ?
- Un(e) représentant(e) de l’AMDH Paris-IDF expliquera les émancipations à travers les droits humains.
- Un(e) représentant(e) de la revue Taharouryates interviendra sur : penser les alternatives.
Cette conférence est organisée dans le cadre de la semaine anti-coloniale à Paris. Elle aura lieu plus exactement le mardi 24 février à 19h dans l'espace Jean Dame au 17 rue Léopold Bellan dans la mairie du 2ème arrondissement.

vendredi 1 mars 2013

.Pour une fois France Inter parle du Sahara Occidenta

l'émission du jeudi 28 février 2013

Le Colonialisme vit encore... 

Sortir du Colonialisme nous le rappelle !

  • Bouton de lecture (ré)écouter cette émission écouter la radio réécouter Connexion
Par Semaine Anticoloniale © Hervé Pauchon - 2013
  Depuis 8 ans, sous l’impulsion d’un collectif d’associations  que fédère le réseau Sortir du Colonialisme,  chaque mois de février se tient  la Semaine Anti-coloniale. Un temps pour comprendre les enjeux du colonialisme, en  travaillant sur la mémoire et en comprendre les ravages, mais surtout en donnant la parole aux peuples qui luttent aujourd’hui pour faire de leur combat un enjeu commun et sortir, enfin,  des «  guerres de mémoires ».
  Jusqu’au 3 mars,  divers manifestations sont prévues pour  ne jamais perdre la faculté qu’a portée haut et chaleureusement Stéphane Hessel, l’indignation. Lui, l’infatigable défenseur des Droites de l’Homme, qui nous quitte aujourd’hui et dont la lutte contre le colonialisme n'a jamais cessé.
 disponible jusqu’au 24/11/2015 10h53

mardi 7 juin 2011

Paris Premières rencontres d’été de Sortir du Colonialisme

 2 et 3 Juillet 2011,
75010 Paris

Depuis la création de la semaine anticoloniale en en 2006, l’anticolonialisme est de retour. Notre actin a permis de remettre à l’ordre du jour et de rendre visible une question politique majeure. Plusieurs dizaines d’organisations associatives, syndicales, politiques, ont participé aux six premières éditions de la Semaine, organisant des initiatives citoyennes autour de la mémoire et de l’actualité de l’anticolonialisme. Il nous semble important aujourd’hui de prendre un temps pour réfléchir au sens de notre action , aux raisons de notre engagement, aux perspectives que nous voulons donner à la Semaine anticoloniale et au réseau « Sortir du colonialisme ». Nous avons en effet constaté les limites de notre action :

Plusieurs problèmes nous ont laissé sans réactions collectives comme celle des interventions de l’armée française en Côte d’ivoire ou en Lybie Des interrogations sur la pertinence de notre soutien à des luttes comme au Tibet ou au Sri Lanka ont été émises. En France même le débat autour de la xénophobie d’état et l’islamophobie doit être clarifié pour que le combat soit plus efficace ? Le racisme est il le produit du colonialisme ? Que signifie l’héritage post colonial dans les banlieues ? La question des discriminations peut elle être assimilé à un statut d’exception de certaines catégories de la population, voire à un nouveau Code de l’Indigénat ? Des pratiques xénophobes du gouvernement posent problème. Peuvent elles être caractérisées comme anticoloniales ? Il ne s’agit pas d’avoir des postions homogènes , de définir une « ligne » de l’anticolonialisme mais de pouvoir définir ce que sont nos convergences et nos différences pour mieux orienter notre action. ;

Notre réflexion nous amène à poser deux grandes questions :

Qu’est ce que le Nouvel Ordre Colonial ? L’anticolonialisme n’est pas un lieu de mémoire. Les formes prises dans le passé ont été différentes. La traite négrière, les empires coloniaux, l’impérialisme… Aujourd’hui la mondialisation entraine une nouvelle phase du colonialisme

2°) Qu’est ce qu’être anticolonialiste aujourd’hui ? Comment construire un mouvement anticolonialiste au 21ème siècle ? Le mouvement anticolonial a pris plusieurs formes : celle du regroupement des colonisés au début du XXème siècle, celle du mouvement de soutien aux luttes anticoloniales durant la guerre d ‘Algérie, celle du tiers-mondisme dans les années soixante. Faut il passer de la définition classique de l’anticolonialisme à une dimension décoloniale ? Quels sont les champs nouveaux de l’anticolonialisme (décolonisation des imaginaires, décolonisation culturelle et linguistique, lutte contre les nouvelles formes du colonialisme (recolonisation des terrées, dette , écologie et colonialisme …) Quelles convergences avec le mouvement antiraciste ?

Nous proposons deux journées de réflexions les samedi et dimanche 2 et 3 juillet au Centre culturel Kurde 16, rue d’Enghien, 75010 . Ces rencontres sont libres d’accès à tous les anticolonialistes et notamment à celles et ceux qui ont participé à des actions organisées dans le cadre de la Semaine anticoloniale ou qui aimeraient s’engager. Les séances seront introduites par un exposé de 15 minutes et donneront lieu à des débats à bâtons rompus, du maximum de participants à raison de 5 minutes pour chacun(e). Des repas pourront être pris sur place par les participants.

Programme provisoire

Samedi 2 juillet
Accueil 9 h 30 – 10 h
10 h - 13 H : Qu’est ce que le Nouvel Ordre Colonial ? : Introduction par Niels Anderson , membre de Sortir du Colonialisme et du Conseil scientifique d’ATTAC
Déjeuner sur Place : 13 H - 14 H 30
14H 30 - 17 H : Introduction : Olivier Lecour Grand Maison ( à confirmer) Qu’est ce qu’être anticolonialiste aujourd’hui ? Comment construire un mouvement anticolonialiste au 21ème siècle ? Quelles convergences avec le mouvement antiraciste ?
17H 30 - 18 H : Première Synthèse

Dimanche 3 juillet : 9h 30 11 H 30 :
La semaine anticoloniale 2012 : les thèmes la commémoration du cinquantième anniversaire de la Guerre d’Algérie ; la question coloniale au cœur de la présidentielle ; Les autres initiatives en cours
11H 30 - 13 H : Le réseau Sortir du colonialisme : Un an après sa création en tant qu’association, forces et faiblesses, Comment le renforcer ? comment l’organiser dans les régions ?
13 H : Buffet anticolonial : avecprésentation des différentes associations du Réseau

L’après midi possibilité pour des Groupes de travail de rédiger les conclusions du débat

Bulletin d’inscription

Rencontres d’été du Réseau « Sortir du colonialisme » ,
2- 3 juillet 2011 ;
Centre culturel Kurde, 16 rue d’Enghien, 75010,
Métro Strasbourg Saint Denis ou Château d’eau
Nom : Prénom :
Organisme ou structure d’appartenance :
Coordonnées :
Adresse :
Téléphone :
Mail :

VOTRE PARTICIPATION :
Samedi 2 septembre Oui Non
Déjeuner sur place samedi midi Oui Non
Dimanche matin 3 juillet 2011 Oui Non
Buffet anticolonial dimanche midi Oui Non

A retourner à : contact@anticolonial.net

dimanche 27 février 2011

Sahara Occidental : Dakhla, festival d’occupation et violences coloniales en février 2011

Par territoriosocupadosminutoaminuto, 27/2/2011

Dakhla est une ville du Sahara Occidental occupé par le Maroc. 
 Les Sahraouis demandent leur droit à l’autodétermination depuis des dizaines d’années. Le Maroc poursuit sa colonisation, met à l’écart la population sahraouie et réprime très durement les militants (enfermement, torture, assassinat). Le festival de Dakhla, évènement sportif et musical « sous le haut patronage de sa majesté le roi Mohamed VI », participe de cette politique coloniale.
Les artistes et sportifs qui viennent au festival de Dakhla, cette célébration de l’autorité du Maroc sur le Sahara Occidental, sont complices.
Cette année sont présents, parmi ceux qui sont connus des Français, les artistes :
- Yvan Le Bolloc’h
- Johnny Clegg
- Alpha Blondy
Vous pouvez leur dire ce que vous en pensez en suivant les liens.
De nombreux surfeurs de niveau international sont aussi présents.
Radio Nova, qui célèbre par ailleurs la semaine anticoloniale, est partenaire du festival.
De plus, au matin du troisième jour du festival, samedi 26 février 2011, des milliers de colons marocains ont saccagé des maisons et des commerces de sahraouis et brûlé leurs voitures, avec l’appui des forces armées marocaines.
Le surf et la musique servent ici la barbarie. Les noms de ceux qui collaborent à ces crimes resteront gravés.
sources :
http://territoriosocupadosminutoaminuto.blogspot.com/2011/02/26-02-2011-en-dajla-miles-de-colonos.html

- http://territoriosocupadosminutoaminuto.blogspot.com/2011/02/ultima-hora-dajla.html

samedi 26 février 2011

Pour sortir du colonialisme!

Manifestation à Paris 
Place de la République à 15 h contre la guerre, les racismes, la xénophobie d’Etat

Rassemblement à Rennes
à 15h place de la mairie.

 CNT- Secrétariat International, 23/02/2011
Il y a 50 ans, les empires coloniaux de l’époque s’effondraient. Patrice Lumumba était assassiné au Congo et des centaines de travailleurs algériens allaient être noyés dans la Seine, jetés par la police française du préfet Papon, parce qu’ils osaient manifester pacifiquement pour l’indépendance de l’Algérie.

50 ans plus tard, un nouvel ordre colonial se réorganise :
Les discours colonialistes sur « l’homme africain » et sur les aspects positifs de la colonisation positive, le débat sur l’identité nationale, les campagnes anti immigrés, xénophobes à caractère raciste, islamophobe et négrophobe, les référendums suisses sur les minarets et la double peine, prépare une guerre de civilisation qui ne dit pas son nom et prend les immigrés et les peuples du sud comme des boucs émissaires de la mondialisation financière et de la crise.
L’embourbement de la guerre en Afghanistan, l’extension de la guerre au Pakistan, les menaces qui pèsent sur l’Iran, ou en Irak, des guerres menées pour contrôler les ressources pétrolières et de gaz montrent que le spectre de la guerre est plus que jamais menaçant : la progression des dépenses militaires mondiales qui atteignent un nouveau record progressant de 49% par rapport à 2000.
En Palestine, la colonisation et l’occupation continuent en Cisjordanie et à Jérusalem et le blocus transforme Gaza en un prison a ciel ouvert, tandis que les Palestiniens citoyens israéliens sont de plus en plus en butte à la discrimination. Malgré des condamnations répétées pour crime de guerre, Israél poursuit cette politique brutale et dépossède et étouffe le peuple palestinien... sans être inquiété par les autorités de France, de l’UE ou des Etats-Unis.
Au Sahara Occidental, en Tchetchénie, Au Kurdistan, au Sri Lanka, au Sahara Occidental ...des peuples se battent pour le droit à l’autodétermination, contre la colonisation et pour la défense de leurs droits politiques, culturels et sociaux.
En Amérique Latine, les peuples et des gouvernements se battent pour défendre leur souveraineté et leur droits, contre l’embargo de Cuba, pour la défense des peuples indigènes.
En Afrique, en Asie ou en Amérique latine, le paiement de la dette et de ses intérêts sert à étrangler les Etats et les peuples tandis que la politique du FMI , de la Banque mondiale et de l’OMC organisent l’austérité contre les budgets sociaux et la privatisation des biens communs et des services publics. Des millions d’hectares de terres sont accaparées, recolonisées par de grandes entreprises multinationales. Profitant de la crise économique et climatique, la biopiraterie installée par de grands groupes exploitent les ressources de la biodiversité.
Les conséquences du colonialisme sont plus que jamais présentes :
En Afrique , la cellule de l’Elysée pilote les réseaux de la Françafrique qui imposent leur loi pour le plus grand profit des entreprises comme Total , Bolloré, EDF , Bouygues, Veolia ou Areva. Les bases militaires françaises implantées à Djibouti ou en Centrafrique soutiennent les dictateurs de la région.
Dans les dernières colonies françaises dits « territoires d’outre mer », l’inégalité imposée par la situation coloniale engendre les révoltes comme en en Martinique et en Guadeloupe où le LKP exige toujours l’application des accords issus de la grève générale de 2009. En Kanaky, la question de l’indépendance est posée pour 2014 tandis que les Comores demandent conformément au droit international le retour de Mayotte en leur sein.
En France la répression contre des travailleurs sans papiers entretient une main d’oeuvre corvéable à merci tandis que chaque année des lois anti immigrés criminalisent les étrangers qu’ils soient demandeurs d’asiles ou qu’ils fuient la misère de leurs pays d’origines. Des quartiers populaires sont soumis à des interventions policières qui prend de plus en plus un caractère d’occupation avec chasse au faciès, multiplication des controles d’identité, couvre feu pour les jeunes.
Toutefois, grâce à nos actions communes, nous avons fait reculer le pouvoir. Il a déjà supprimé l’article 4 de la loi colonialiste du 23 février 2005. Nous l’avons aussi fait reculer en exigeant et en obtenant la suppression du Ministère de l’Immigration. Il faut maintenant en finir avec la xénophobie d’Etat qui s’appuie sur le concept d’identité nationale et utilise le racisme, l’islamophobie ou la négrophobie .
Face à ce nouvel ordre colonial, nous appelons dans le cadre de la 6ème « Semaine anticoloniale » à une grande manifestation contre la guerre, le racisme et le colonialisme.
Toutes et Tous dans la rue le 26 février à 15 H pour montrer notre rejet de la guerre, de la militarisation et du colonialisme, pour obtenir le retrait des troupes d’Afghanistan, pour réclamer un monde de respect des droits pour tous, 
un monde de paix !
Toutes et Tous dans la rue pour lutter contre la colonisation et les occupations, pour le droit à l’autodétermination, pour le respect des droits nationaux et des Droits humains, des peuples Palestiniens, Sahraouis, Tchetchénes, Kurdes, Tamouls ...
Toutes et Tous dans la rue pour l’annulation sans condition de la dette, contre la recolonisation des terres, les politiques du FMI, de la Banque Mondiale et de l’OMC, pour lutter contre l’impunité et la criminalité financière et le recours aux paradis fiscaux ; pour l’accès de toutes et de tous à l’alimentation, à l’eau, la santé, l’éducation, à l’emploi, à l’habitat, et à la justice.
Toutes et Tous dans la rue pour dire non à la Françafrique et à l’ordre colonial dans les territoires d’outre Mer. Pour la fermeture des bases militaires françaises en Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et policière française aux dictateurs sous couvert d’Aide Publique au développement.
Toutes et Tous dans la rue pour refuser la xénophobie d’Etat et le racisme, pour la régularisation de tous les sans papiers, la liberté de circulation, pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations. Tous ensemble pour sortir du colonialisme !

mardi 15 février 2011

La 6ème édition de la Semaine anticoloniale se tient du 18 au 27 février 2011.


Cette Semaine anticoloniale est à la fois un vaste forum de discussion et un moment d’initiatives concrètes, politiques et culturelles vise à fédérer tous ceux pour qui l’anticolonialisme, n’est pas seulement une commémoration de quelques grands évènements mais veut exprimer la mémoire vivante des luttes d’aujourd’hui et de demain. Frantz Fanon, Medhi Ben Barka, Gandhi, Thomas Sankara, Bolivar, Toussaint Louverture, Lumumba, et tant d’autres ne sont pas des reliques du passé mais des références présentes.
Cette année, la révolution démocratique arabe fait de la Semaine un évènement exceptionnel. De Tunis au Caire, une deuxième décolonisation a commencé, celle prise en main par les peuples victimes de dictatures liés aux intérêts du nouvel ordre colonial. Les peuples arabes sont en train de donner une expression concrète et positive à la sortie du colonialisme. Nous nous en réjouissons et nous ferons de la manifestation du 26 février, point d’orgue de la semaine , une manifestation de solidarité avec les peuples de cette région et une dénonciation de la politique étrangère néo conservatrice du gouvernement Sarkozy.
Obtenez le programme complet de la semaine anticoloniale sur www.anticolonial.net
En particulier ne ratez pas:
-La soirée d’inauguration de la semaine anticoloniale le vendredi 18 février à partir de 18 H sous la coupole Oscar Niemeyer au siège du PCF, Place du colonel Fabien en présence d’Henry Alleg, Gus Massiah, de Gilles Manceron, le représentant de la Palestine à l’Unesco, des portes paroles Tamouls, Kurdes, boliviens, tunisiens, égyptiens, irlandais.. avec des archives audiovisuelles inédites sur la question coloniale. La soirée estprécédeé d’un colloquie sur le thème : entre lutte et négociation ; comment sortir du colonialisme
- Le samedi 19 et le dimanche 20 février le premier Salon anticolonial à la Bellevilloise ( 19 rue Boyer, 75020 ) avec des conférences débats, des dizaines de stands, la remise des prix du livre anticolonial, le prix du colon de l’année et de la Françafrique. Vous pouvez voter pour les nominés de ce prix sur www.anticolonial.net ou en en cliquant ici et en venant
-Nous organisons le vendredi 25 février une soirée dédié au peuple Sahraoui  au Cinéma la clef avec projection d'un film, " le mur" et un débat organisé par la plateforme des organisations de soutien au peuple sahraoui qui réunit tout le mouvement de solidarité en France . Cette plate forme en liaison avec l'AFASPA tiendra un stand au salon anticolonial des 19 et 20 février . Dans la soirée inaugurale au siège du PCF , nous insisterons sur la lutte du peuple sahraoui et il y aura un cortège spécifique dans le cadre de notre manifestation du 26 février 2011 qui partira de la Place de la République en direction du Ministère des affaires étrangères.

mercredi 17 février 2010

Invitation à un colloque : Bandung, fin de l'ère coloniale ?

Invitation à s'inscrire pour assister au colloque :
«L'esprit de la Conférence de Bandung en 1955 : La fin de l'ère coloniale ? Développement économique et social ou néocolonialisme ?» 
dans le cadre de la Semaine anti-coloniale, à l'auditorium de la mairie de Paris le 22 février de 13h30 à 17h30
Métro Hôtel de ville, entrée par le 5 rue Lobau
Inscription obligatoires (nom prénom, mail ) avant le 20 février par mail à Jean-Paul VANHOOVE 06 21 05 47 38 jp.vanhoove@wanadoo.fr  ou www.anticolonial.net
Cette année 2010, c'est le 50ème anniversaire des indépendances africaines et le 200ème anniversaire du début des indépendances de l'Amérique. La conférence de Bandung de 1955 dont c'est le 55ème anniversaire, est l'occasion de revenir sur la notion d'indépendance et sur ce qu'il en est aujourd'hui. Cette Conférence, également appelée Conférence des "non‐alignés" , c'était la conviction que la libération des peuples du joug colonial serait à l'origine d'un monde de paix et de progrès social. C'est pour nous l'occasion, en partant des espérances soulevées par cette conférence, de faire revivre ce qu'elle a signifié pour tous les peuples fatigués de la colonisation, comme espoir en un monde meilleur.
On présentera des exemples de passage de l'indépendance nominale à l'autonomie politique et au développement social pour chacun des 3 continents : Asie, Amérique et Afrique. Ce sera l'occasion de montrer qu'en général, seuls les pays qui ont réussi à se débarrasser du joug colonial, pris dans son sens large (c'est‐à‐dire autonomie des puissances coloniales, des institutions financières internationales, des élites militaires ou économiques locales,...) ont put aborder la spirale vertueuse du développement économique au service au service de l'ensemble des citoyens.
Programme 
Les actes de la conférence seront publiés par les éditions l'Harmattan
13h30 : Mot de bienvenue par Sami BOUMENDJEL et présentation de Hocine Aït AHMED : invité d'honneur chef de délégation FLN/ALN à la Conférence de Bandung - Présentation de la semaine anti-coloniale par Henri POUILLOT et information pratiques et présentations du thème du Colloque par Jean-Paul VANHOOVE
13h50 : - Première table-ronde animée par Ingrid Alice NGOUNOU avec:
- Contexte historique
- Le sang de Bandung et les indépendances africaines: Lazare Ki ZERBO
- Panorama des indépendances vu du côté français - De Gaulle et la décolonisation par Benjamin STORA
- Décollage économique asiatique après l’ère de Bandung : Darwis KHUDORI -
De l’indépendance à la souveraineté: le cas de l’Amérique du Sud par Luis Britto GARCIA
- Les formes du néocolonialisme : dette, ingérence, ... Indépendance politique, souveraineté et développement : Georges COURADE
15h15 : Seconde table-ronde animée par Eugénie DIECKY avec:
- La lutte de libération nationale algérienne dans le mouvement d'émancipation et d'indépendance des peuples du tiers-monde par Mohamed HARBI (à confirmer) - Le point de vue des syndicats africains par Hilaire MINDJA, représentant la FETAF
- Environnement, société civile par Luis Brito GARCIA
- Culture et indépendance : les artistes prennent du recul. Sylvie SECK
- La question du genre dans la décolonisation des esprits : Michèle DECASTERE et Brigitte LIQUARD
- Le droit des peuples à l'auto-détermination : François MANGA-AKOA
16h35 : Réponses aux questions du public
17h15 : Conclusion par Bachir BEN BARKA
17h30 : Fin du colloque

lundi 25 janvier 2010

Pour la suppression du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale


Manifestation le samedi 27 février 2010 à 15h
De la Place de la Bourse au Ministère de l’immigration et de l’identité nationale

Le colonialisme et ses produits dérivés ont aujourd'hui de nouvelles formes et de nouvelles dynamiques, qui s'inscrivent dans la réaction mondialisée contre tous les acquis des luttes populaires de la deuxième moitié du XXe siècle.
En France, le Ministère de l’identité nationale, de l’immigration et du codéveloppement, c’est le Ministère de la rafle et de la honte, c’est le Ministère des colonies. En créant un « Ministère de l’immigration et de l’identité française », puis en organisant avec le ministre Besson un « Grand débat » sur l’identité nationale qui mobilise les moyens de l’Etat, Nicolas Sarkozy encourage et organise le racisme dont l'islamophobie et la stigmatisation d’une partie de la population.
Ouvertement ciblés, les musulmans, destinataires d'une loi annoncée sur la Burqa, en butte aux faux dérapages/vraies insultes d'un Hortefeux ou d'une Morano, ministres en exercice d'un gouvernement qui tombe le masque. Le Président de la République met aujourd’hui en cohérence ses idées développées dans les discours de Marseille, Toulon et Dakar avec ses actes. C’est tout simplement la réintroduction d’un «Ministère des colonies» qu’il impose à la France. Comme l’ont déclaré les historiens et démographes qui ont démissionné des instances du musée de l’immigration : «Associer immigration et identité nationale, c’est inscrire l’immigration comme « problème pour la France et les Français dans leur être même ». C'est utiliser sans vergogne la technique déjà éprouvée du « bouc émissaire », afin de dresser les gens les uns contre les autres et les détourner des vrais problèmes. C'est aussi permettre à un système toxique de perdurer en privilégiant les véritables responsables de la crise, bénéficiaires d'une mondialisation inhumaine.

Ce Ministère utilise des méthodes dignes du temps des colonies: rafles de sans-papiers, contrôle d’identité au faciès illégaux, contrôle dans les restaurants, les cafés, les épiceries, devant les écoles, dans les hôpitaux, jusqu'aux administrations (centres de Sécurité Sociale, impôts, pôle emploi) cyniquement invitées à la délation. Il organise des centres de rétention surpeuplés avec miradors, barbelés, fouilles, contrôles et vexations. La police expulse des familles arrêtées au petit matin à leur domicile. Au nom de l’identité nationale on démantèle le droit d’asile, on renvoie des Afghans dans un pays en guerre après les avoir traqués, et on casse le droit au regroupement familial. La politique dite de « codéveloppement » n’est qu’un trompe l’œil permettant la continuation des politiques néo-coloniales. L’« immigration choisie » débouche sur un pillage des cerveaux qui renforce le pillage des ressources naturelles des pays d’émigration, rendu possible par l’usage de la dette et la complicité des dictateurs africains « amis de la France ». Cette grande famille françafricaine sera d'ailleurs au complet pour le défilé du 14 juillet en cette année 2010, cinquantenaire hypocrite des indépendances africaines.
Cette politique anti-immigrés se double d’une stigmatisation et d’une ségrégation des quartiers populaires qu’il s’agit de quadriller à l’aide des BAC et des CRS. Lors des émeutes de novembre 2005, le pouvoir avait même été jusqu’à appliquer de nouveau la loi sur l'état d'urgence utilisée durant la guerre d’Algérie.
Malgré les promesses faites à la suite des mouvements de protestation et de la grève générale contre la « Pwofitasyon », dans les territoires d’outre-mer, les pratiques coloniales perdurent comme le montrent les révoltes sociales actuelles.
Au mois de février le Ministre Besson rendra son rapport sur l’« identité nationale ». A un mois des élections régionales, le pouvoir veut utiliser la haine contre les immigrés et leurs descendants pour siphonner les voix du Front national. Nous devons refuser cette politique qui sème la division et nous appelons à une manifestation pour la suppression du ministère de l’Immigration. ` Cette manifestation est organisée cinq ans après le vote de la loi sur la colonisation positive et dans le cadre de la 5e semaine anticoloniale du 19 au 28 février 2010
Le 23 février 2005, l’Assemblée nationale votait un amendement qui consacrait « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord » alors que pendant plus de quatre siècles le colonialisme français a participé activement à la traite négrière, au pillage et à l'oppression violente de peuples dont elle a pillé les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l’histoire, effacé la mémoire.

Nous avons fait reculer le pouvoir il y a cinq ans qui a du supprimer l’article 4 de la loi colonialiste du 23 février 2005. Nous pouvons le faire reculer aujourd’hui en exigeant et en obtenant la suppression du Ministère de l’Immigration. Participons à la création d’un ministère de la décolonisation et de l’égalité réelle. Obtenons la régularisation de tous les sans-papiers et le droit de vote des immigrés. Construisons et préparons dès maintenant les changements et propositions permettant de sortir du colonialisme !
Tous ensemble exigeons, 
la suppression duMinistère de l’immigration et de l’identité nationale !

Tous ensemble pour sortir du colonialisme !
Premiers signataires:
ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui), ACTIT, AFASPA, Afriques en lutte, Les Alternatifs, Alternative libertaire, AMF (association des Marocains en France), ASDHOM, ATMF, ATTAC, CAAC-Comores, CADTM-France, CCIPPP, CEDETIM, Cercle Frantz Fanon, Conscience Musulmane, Coordination Nationale des Sans Papiers, CMF, CRI (Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie), CREF, Droits Devant, ENAAC, FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique), FCD (Fédération des Congolais de la Diaspora), FETAF, Fondation Frantz Fanon, FTCR, Génération Diversité, Identité Plurielle, Les Indivisibles, Ishtar, Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers, Les Oranges, MCD, MJKF, MQJS (Mouvement des Quartiers pour la justice sociale), MRAP, NPA, Peace Breather, PCF, Pôle Ethique, Réseau Frantz Fanon International, Respaix, Réveil des Consciences, Survie, UJFP, Union Syndicale Solidaires, USTKE, Les Verts, La Voie Démocratique, ZEP, 93 au cœur de la République
Signer l’appel : contact@anticolonial.net 
Site de la semaine anticoloniale : www.anticolonial.net