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Affichage des articles dont le libellé est Eric Besson. Afficher tous les articles
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jeudi 2 septembre 2010

ROCK SANS PAPIERS à Bercy le 18 septembre



Alors que se prépare la nouvelle loi Besson, les récentes déclarations de MM. Sarkozy, Hortefeux, et autres amalgamant gens du voyage citoyens français et Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie (par ailleurs membres de l’Union Européenne) tous désignés à la vindicte publique puis leurs propos insultant les immigrés, présentés comme responsables de l’insécurité , témoignent d’une volonté délibérée du gouvernement de durcir encore sa politique migratoire et d’envoyer de nouveaux messages de haine de l’autre aux relents racistes manifestes.
Le 4 septembre à 11 heures, les artistes du concert Rock sans Papiers du 18 septembre à Bercy accompagnés de nombreux autres artistes, d’intellectuels, de cinéastes, d’écrivains, de scientifiques, de syndicalistes, d’associatifs, d’élus et de citoyens, représentants des larges couches de la population que cette politique indigne, se rassembleront à proximité du ministère de l’Immigration.
Régine, Jane Birkin, Agnès Jaoui, Jeanne Cherhal, Clarika et d’autres interprèteront « Les P’tits papiers », chanson symbolique et ironique porteuse d’espoir dans la tourmente.
Une délégation demandera à être reçue au ministère pour exprimer son refus d’une politique inhumaine à l’égard des familles et des travailleurs sans papiers.
Nous irons ensuite rejoindre Place de la République le grand rassemblement républicain qui se construit pour marquer un coup d’arrêt à une politique raciste, xénophobe et sécuritaire.

4 SEPTEMBRE 2010 11 HEURES « LES P’TITS PAPIERS » MÉTRO VARENNES
15 HEURES RASSEMBLEMENT PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

Toutes infos sur le concert : rocksanspapiers.org
Pour acheter vos billets
ou

jeudi 19 août 2010

France : Eric Besson prend l’air américain, les Roms reprennent l'air roumain

Par ANAËLLE VERZAUX, PASCAL COTELLE, Bakchich, 19/8/2010
79 Roms devraient être expulsés de France jeudi 19 août. Mercredi, Eric Besson, le ministre de l’Immigration, s’est lui, envolé pour New-York. Il y sera toujours mieux qu’en France ou qu’en Roumanie. Quoique…
Eric Besson, le ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, s’est envolé mercredi matin. Pas pour la Roumanie, non. Destination : New York. Il devrait rester aux États-Unis jusqu’au 23 août.
Pendant ce temps là, jeudi 19 août, 79 Roms sans-papiers prendront un vol forcé pour la Roumanie, à la demande du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux. Et de celle du ministre de l’Immigration.
Mais alors, pourquoi s’échapper en si bon chemin ? « Ce voyage était prévu de longue date. Monsieur Besson est parti pour des raisons professionnelles. D’ailleurs, sa secrétaire est également du voyage », a assuré le ministère de l’Immigration à Bakchich.info.
Bakchich, pourtant, n’a pas vu de secrétaire, mercredi matin, à l’aéroport… Eric Besson était bien accompagné, mais de son garde du corps, qui voyageait avec lui, en première classe.
L’attachée de communication du ministère a ensuite ajouté : « Monsieur Besson doit rencontrer plusieurs ministres américains. Ils vont évoquer tout ce qui touche à l’intégration, à la naturalisation, aux procédures d’intégration ». A la bonne heure !
Les Américains n’ont pas l’air d’apprécier beaucoup la politique d’expulsion du ministre. Pas plus que l’ONU qui a vivement critiqué, fin juillet, les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy à Grenoble : expulsion des Roms et déchéance de nationalité pour certains délinquants. Le 5 août, en effet, un édito du prestigieux quotidien le New York Times, intitulé « Xénophobie : la chasse aux non-Français », accusait le gouvernement français de mener une politique xénophobe à des fins électoralistes.
Une critique à laquelle Eric Besson a répondu, le 17 août, sur RTL : « Cela prouve que même un grand quotidien de référence
peut au milieu de l’été raconter et écrire des bêtises ».
Les ministres américains souhaiteront sans doute la bienvenue à Eric Besson. Et pourront toujours lui livrer quelques conseils en matière de construction de murs. Mais Besson risque d’être moins bien accueilli par ces drôles de journalistes qui écrivent tellement de bêtises.

mardi 3 août 2010

Ne touchez pas à l'Article 1er de notre Constitution

 PÉTITION

L'Article 1er dit: La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

Madame et Messieurs les membres du Conseil Constitutionnel,
C'est avec le plus grand respect que nous nous permettons de vous adresser cette pétition au nom de centaines de citoyens
Lors de sa visite à Grenoble le 30 juillet 2010, Monsieur le Président de la République a tenu des propos alarmistes sur la sécurité en faisant des étrangers en situation irrégulières des boucs- émissaires, comme si tous les délinquants étaient obligatoirement issus de l'immigration.
Monsieur le Ministre de l'Intérieur va jusqu'à vouloir faire appliquer une loi pour déchoir une personne de sa nationalité ( loi qui existe déjà pour donner un statut d'apatride) .
C'est peut-être pour ne pas avoir à justifier son échec en matière de sécurité que le gouvernement veut augmenter la répression.
Nous sommes également choqués par le fait que Monsieur le Président de la République estime que d'attenter à la vie d'un représentant de l'État est plus grave que d'attenter à la vie d'un simple citoyen, nous nous sentons humiliés.
Depuis plusieurs mois nous ne nous sentons plus en République,il n'y a que de la répression et nous avons le sentiment d'aller vers une dictature.
Voilà pourquoi nous nous adressons à vous qui êtes les seuls garants de notre République dont nous voulons être fiers et que nous défendrons par tous les moyens.
Nous vous prions de croire Madame et Messieurs, en l'expression de nos salutations distinguées.
Signer la pétition / voir la liste des signataires : http://7867.lapetition.be

jeudi 15 avril 2010

L’Asdhom demande la régularisation du citoyen tunisien Bilel Beldi à Monsieur Eric Besson


Par Ayad Ahram, Secrétaire général de l’ASDHOM, 15/4/2010
L’ACAT-France a sollicité l’ASDHOM pour interpeller M. Eric Besson, ministre de l’Immigration, et M. Michel Gaudin, préfet de Paris, en faveur du citoyen tunisien Bilel Beldi, menacé d’expulsion et qui risque de tomber sous le coup de la loi antiterroriste en Tunisie.
________________________________________
De : ayadahram [mailto:ayadahram@orange.fr]
Envoyé : jeudi 15 avril 2010 12:12
À : 'eric.besson@iminidco.gouv.fr'
Objet : Demande de régularisation de M. Bilel Beldi

Monsieur Eric BESSON
Ministre de l’Immigration

Monsieur le Ministre,
A la suite d’informations communiquées par l’ACAT-France, l’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM, basée en France) souhaite vous exprimer sa préoccupation concernant la situation de Bilel Beldi, citoyen tunisien arrêté à Paris le 8 avril 2010 et placé au centre de rétention de Vincennes pour absence de titre de séjour. Il vient de déposer une demande d’asile auprès de l’OFPRA qui rendra sa décision dans quelques jours.
En cas de décision négative de l’OFPRA et de reconduite vers la Tunisie, M. Beldi risque d’être soumis à la torture car il y est actuellement poursuivi sur le fondement de la loi anti-terroriste de 2003, une loi qui s’illustre par les violations flagrantes et quasi systématiques des droits fondamentaux auxquelles son application donne lieu.
Ainsi, la grande majorité des Tunisiens arrêtés sur le fondement de la loi de 2003 sont victimes de torture ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants, généralement pendant la période de garde à vue mais aussi parfois pendant la période d’incarcération.
M. Beldi a déjà été victime de torture et de mauvais traitements en Tunisie, dans les locaux du ministère de l’Intérieur, suite à une première arrestation, le 14 février 2003.
Après sa libération suite à une seconde condamnation, en 2007, M. Beldi a été soumis au harcèlement constant de la police, ce qui l’a poussé à fuir son pays pour se réfugier en Europe.
Au vu de ces circonstances et si la décision de l’OFPRA s’avérait négative, je vous demande de :
- ne pas permettre la reconduite M. Beldi vers la Tunisie où il risque d’être soumis à la torture ;
- permettre à M. Beldi de demeurer sur le territoire français.
Dans l’attente de votre décision, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma respectueuse considération.
Paris, le 15 avril 2010
Pour le bureau exécutif de l’ASDHOM,
Le secrétaire général
Ayad Ahram
La même lettre a été adressée au préfet de Paris 
(courriel.prefecturepoliceparis@interieur.gouv.fr).
Vous pouvez faire de même pour apporter votre soutien à Bilel Beldi.

lundi 22 février 2010

France : DANGER ! Sarkozy sort sa grosse batterie !

Sarkozy sort sa grosse batterie, caressant, sans retenue, dans le sens du poil, les sentiments xénophobes et racistes visant les immigrés.
Par Google protect and run
Les musulmans en particulier.  Guantanamo pour les indésirables, agrément de listes anti-minarets pour les élections régionales, haro sur les produits hallal… la liste islamphobique est loin d’être close. Pourtant, et le président français vient de le reconnaître, son aïeul à dû ferrailler pour acquérir la nationalité… française.
Son débat sur l’identité nationale inventé par lui pour stigmatiser l’Islam, la deuxième religion de France, a échoué.
Qu’à cela ne tienne, le président français a rebondi en transposant dans son pays dit “des lumières et de des libertés”, Guantanamo ! Et c’est toujours à l’ex-socialiste Besson que revient la charge de mettre au point ce nouvel instrument anti-immigré. On le disait déprimé ce ministre chargé de rétablir la France dans sa pureté civilisationnelle, pour ne pas dire raciale.
Le ministre “chouchou” de Sarkozy, pour reprendre l’expression de médias parisiens, va déposer un projet de loi destiné à favoriser la création de “zones d’attente spéciales” pour les étrangers sans papiers. Le projet sera présenté au Conseil des ministres début mars… juste avant les régionales. De véritables Guantanamo pour parquer les étrangers entrés clandestinement en France mais aussi les immigrés indésirables à renvoyer dans leur pays d’origine, voire à expulser dans des endroits quelconques.
Les harragas seront ainsi entassés dans un site, le temps qu’il faut, pour permettre à l’administration d’établir les papiers de leur conduite hors France. Les formalités d’expulsion seront simplifiées pour faire partir les indésirables au plus vite, sans délai et sans aucun recours : 48 heures pour faire appel contre 30 jours aujourd’hui.
La rétention durera 30 jours, histoire de prendre le temps nécessaire pour convaincre le juge à décider la reconduite. Jusqu’ici, il s’est trouvé en effet des juges encore indépendants pour débouter les instructions d’expulsion de la police, comme cela vient d’être le cas pour les harragas débarqués sur les côtes corses, les juges ont exigé de l’administration l’examen de leur demande d’asile, avant de passer à la position radicale.
En fait, Besson n’innove pas, il existe en France déjà une cinquantaine de zones d’attente dans des endroits très précis, genre aéroports, ports ou gares. Avec son projet, elles seront ouvertes à l’avenir n’importe où, n’importe quand, n’importe comment et par n’importe qui ! Les Guantanamo à la française seront ainsi ouverts là où se trouvent des communautés immigrées, à proximité des lieux d’interpellation des expulsables. Avec la droite à la mode Sarkozy, cela a le mérite d’être clair.
Avec ce projet, s’en est fini de l’hypocrisie “France, terre d’asile et des droits de l’homme”. Guantanamo inventé par Bush junior dont Sarkozy avait été un proche, est un système carcéral où des êtres humains sont détenus pour un temps indéterminé, sans possibilité de se défendre et sans assistance juridique.
L’objectif est évident : enfermer les indésirables à l’abri des regards de la justice afin d’éviter tout processus judiciaire jugé trop clément et trop laxiste. Le groupe d’information et de soutien des immigrés évoque déjà l’instauration d’un régime d’exception : bonjour la république bananière, adieu l’esprit de 1789 dont bassine sans cesse le Parti socialiste qui s’est contenté d’annoncer qu’un tel projet ne serait pas constitutionnel. Voilà longtemps que les socialistes ont fait de la franchouillardise leur tasse de thé, peut-être même bien avant Sarkozy.
Et ce n’est pas l’acceptation par le ministre de l’Intérieur français de la liste anti-minarets aux élections régionales qui va contredire la Lepénisation de la France officielle. Cette liste d’extrême droite pour la région de Franche-Comté, composée du MNR, du Parti de la France, de la droite nationale et du Front comtois, s’intitule : “La ligue comtoise, non aux minarets”. Le programme est clair, plus de musulmans dans la région. Quelques français qui continuent à faire honneur à la France tolérante ont demandé à la préfecture du département d’invalider cette liste, contraire aux valeurs républicaines. Le préfet leur a rétorqué : “La ligue comtoise, non aux minarets” est conforme au code électoral ! L’effet dominos n’a pas attendu longtemps.
La préfecture de Moselle a également enregistré une liste “Non aux minarets”. La course est ouverte par le ministre de l’Intérieur, Hortefeux, pièce maîtresse dans le système Sarkozy. Même l’alimentation hallal s’est invitée dans la guerre contre l’Islam menée tambour battant en prévision des régionales. Depuis novembre, Quick a rayé le porc de sa carte, dans ses établissements en milieux musulmans.
Cette loi de l’offre et de la demande, le maire socialiste de Roubaix ne l’entend pas de cette oreille, s’en prenant à la chaîne de restauration rapide dont le chiffre d’affaires provient de clients majoritairement musulmans. Le PS joint, sans état d’âme, sa voix à celle des Lepénistes dont la raison d’être a toujours été la guerre contre les étrangers qui mangent le pain des Français !
À Roubaix, la population musulmane est importante et c’est le laboratoire de Marine Le Pen qui va prendre le relais de son père sous peu. Même posture anti-musulmane chez le Parti de la Gauche, mené par un ex-cacique du PS, Jean-Luc Mélenchon. Son candidat aux régionales en Alsace est contre l’enseignement de l’Islam à l’école alors que le catholicisme et le judaïsme le sont depuis longtemps dans la région. L’islamophobie a donc gagné même la gauche.
Il n’est qu’à rappeler les cris d’orfraie lancés par la classe politique française, dans toute sa palette, contre le NPA, le parti de Besancenot qui a osé faire figurer dans une de ses listes aux régionales une musulmane portant un foulard, un simple bandana ! 
Enfin, jamais gouvernement et classe politique français n’auront autant abusé sur le fantasme de la peur de l’étranger. Principalement l’Islam. Si on devait comparer, il faut aller chercher du côté de la France pétainiste, lorsque les juifs étaient pourchassés.
source: Liberte
google_protectAndRun

vendredi 19 février 2010

Maroc : SURENCHÈRE !

Par FABRICE ROUSSELOT, /9/2/2010

Ils s’appellent Hassan, Salima et Mohamed. Mais les trois histoires que nous narrons aujourd’hui sont aussi celles de milliers d’expulsés de France. Des histoires malheureusement ordinaires de vies brisées et d’espoirs passés à la moulinette de la nouvelle politique d’immigration sarkozienne. A lire les témoignages que nous publions, on ne peut que s’indigner. Comment imaginer qu’un seul contrôle d’identité inopiné permette le renvoi vers leur pays d’origine de jeunes gens arrivés légalement dans notre pays, parfaitement intégrés depuis des années et qui étudient dans les lycées ou préparent des CAP ? Comment penser qu’une jeune fille se cache quelque part en France tandis que sa jumelle est renvoyée au Maroc ? Dans chaque cas, Hassan, Salima et Mohamed ont demandé la régularisation de leur situation. A chaque fois, on leur a opposé une fin de non-recevoir. A trop donner dans la politique du chiffre - et du surchiffre, vu qu’il se vante d’avoir dépassé les objectifs de Nicolas Sarkozy - Eric Besson semble avoir enclenché la spirale de l’expulsion à outrance. En pleine campagne des régionales, on comprend l’intérêt de la surenchère auprès d’un certain électorat, déjà mise sur orbite par le navrant débat sur l’identité nationale. Certes, il n’est pas possible d’ouvrir la porte à tous ceux qui veulent venir et rester sur le territoire français. Mais ne conviendrait-il pas - au minimum - d’accorder un peu plus d’attention à tous les Hassan, Salima et Mohamed de l’Hexagone, avant de recourir à d’injustifiables expulsions?
«Je ne comprends pas, ma vie est en France»
Au moment où se prépare une loi plus répressive sur l’accueil des étrangers, «Libération» a rencontré au Maroc trois jeunes dont l’expulsion a interrompu le cursus scolaire.
3 réactions 
Par LÉA-LISA WESTERHOFF
La grille rouillée grince. Comme si elle se plaignait qu’on lui demande encore de s’ouvrir. Les mauvaises herbes mangent le jardin. Hassan qui vient de pousser le portail, sourit d’un air gêné : «Entrez». Les pas résonnent dans les pièces vides. Une entrée nue, un couloir, un petit salon. Deux chaises et une table basse sont posées là. Sur l’étagère : un oignon, trois fourchettes, une casserole, un petit réchaud à gaz. Rien de plus. Au bout, la chambre à coucher avec un matelas, trois grosses couvertures et un téléviseur. «Tout ce qui est là, on me l’a gentiment prêté. J’ai de la chance, souffle sans conviction le jeune homme. Même la maison, c’est une dame qui me la prête, elle n’en a pas besoin pour le moment.»
Hassan, 22 ans, expulsé en mars 2009
«Je n’ai rien fait d’illégal»
Hassan Bouyahyaoui a 22 ans. Il y a presque un an, il a été expulsé vers le Maroc alors qu’il terminait un contrat d’apprentissage en mécanique. Il est l’un des 29 000 étrangers en situation irrégulière expulsés de France en 2009. C’est 2000 de plus que l’objectif fixé par Nicolas Sarkozy. Sauf qu’Hassan, comme des centaines d’autres, est arrivé légalement en France. Il débarque à Montpellier à 15 ans. Sa grand-mère, qui s’occupait de lui depuis la séparation de ses parents, venait de mourir. Sa mère, il ne l’a pas revue depuis des années, il ne se souvient plus. Son père, maçon installé en France depuis les années 60, l’héberge. Trois ans passent. A sa majorité, alors en CAP mécanique, Hassan fait une demande de titre de séjour. Refusée. A la place, on lui remet quatre autorisations provisoires de six mois. Hassan rate ses derniers examens. Nouvelle demande de rester sur le territoire. Nouveau refus. Cette fois, il reçoit une «obligation de quitter le territoire français» (OQTF). Le 9 mars, alors qu’il rend visite à son frère, près du commissariat de Montpellier, on lui demande ses papiers. Tout va très vite. En quelques heures, Hassan se retrouve sur un bateau au départ de Sète, direction Tanger, dans le nord du Maroc.
«Je n’arrive pas à m’y faire», confie Hassan onze mois plus tard, le regard dans le vide. Il serre son blouson de cuir pour se réchauffer, installé dans le jardin, sur une chaise en plastique. Il y fait moins froid que dans la maison. «C’est dur, poursuit-il. Je n’ai personne ici. Il y a juste mon grand-père, mais il est vieux et il n’a pas les moyens de s’occuper de moi. Et il n’arrête pas de me dire que je suis nul, que c’est ma faute si j’ai été expulsé». A son retour, Hassan a vécu chez son grand-père dans l’est du Maroc, mais plus souvent dans la rue. Lassé, il a mis le cap sur Rabat. Une militante associative lui trouve cette maison et un emploi dans un garage à Temara, petite ville au sud de la capitale. «Et le jour où je vais devoir rendre cette maison ?, se demande sans cesse Hassan. Je suis incapable de payer un loyer avec ce que je gagne. En France au moins, je pourrais gagner ma vie correctement, évoluer. Ici, il y a des gars qui bossent depuis trois ans dans ce garage et ils gagnent toujours 10 dirhams de l’heure.» Soit 85 centimes d’euros, le smic horaire. Hassan répète encore une fois: «Ils se sont trompés, je n’ai rien fait d’illégal.»
Salima, 18 ans, expulsée au début du mois
«Je n’ai personne au Maroc»
A une cinquantaine de kilomètres de là, Salima a le sentiment de se débattre dans un mauvais rêve. «Je ne comprends pas ce qui s’est passé, je n’ai personne au Maroc, ma vie est en France.» Salima Boulazhar, 18 ans, est arrivée au Maroc le 4 février. Depuis l’âge de 13 ans elle vivait avec sa sœur jumelle Salma chez leur tante, à Clermont-Ferrand. «Le plus horrible, c’était le centre de rétention. J’étais la plus jeune, raconte la jeune fille d’une petite voix, ses longs cheveux lâchés sur les épaules. Il faisait froid, il n’y avait même pas d’eau chaude pour se laver, des grillages partout, le soir on nous donnait de la salade à manger.» L’adolescente est installée dans le salon de la famille qui a bien voulu l’accueillir.
Salima n’avait nulle part où aller au Maroc.Les jumelles sont nées d’une liaison hors mariage, un tabou absolu dans ce royaume islamique. Leurs parents ont donc refusé de les élever. Comme pour Hassan, c’est la grand-mère qui s’en charge. A sa mort, une tante vivant en France propose de s’occuper d’elles. A l’école, elles rattrapent leur retard en français. Elles entament un contrat d’apprentissage en cuisine, ont de bonnes notes, se font des amis. Leur patron promet même de les embaucher, une fois le CAP terminé. Le 27 juillet, ce parcours d’intégration est interrompu. Leur demande de titre de séjour est refusée. L’adoption par la tante sous la loi marocaine (kefala) n’est pas reconnue en France. Officiellement, les jumelles ont deux parents en vie au Maroc. Elles doivent rentrer.

Les jeunes filles font appel. En vain. Pour bénéficier d’une carte de séjour «vie privée et familiale», il faut non seulement avoir foulé le sol français avant ses 13 ans, mais aussi vivre en France avec au moins l’un de ses deux parents. La tutelle d’un oncle ou d’une tante ne suffit pas. En plus, dès qu’un membre de la famille vit encore dans le pays d’origine, même si le jeune n’a plus de contact, la demande de régularisation est souvent déboutée.
Un matin de janvier, à 6 h 30, les policiers frappent à la porte. Salima ouvre, sa sœur jumelle n’est pas là. Salima est placée en centre de rétention. Treize jours dans ce qu’elle vit comme une prison. Salma se cache. Tout le monde se mobilise: son lycée, des associations comme le Réseau éducation sans frontières (RESF), des syndicats, des partis. Plusieurs manifestations ont lieu à Clermont-Ferrand. Malgré cela, Salima est expulsée. Le matin de son départ Patrick Stéfanini, préfet d’Auvergne et du Puy-de-Dôme, un proche de Brice Hortefeux, fait une promesse : si la jeune fille demande un visa long séjour au Maroc, elle pourra revenir.
«A quoi bon l’avoir expulsée alors ?», commente, désabusée, Lucille Daumas, membre de la branche marocaine de RESF, association créée en 2006 par des enseignants du Lycée français de Rabat. Selon elle, il y a eu une accélération ces dernières semaines : en quinze jours, trois jeunes ont été expulsés vers le Maroc.

Mohamed, 18 ans, expulsé le mois dernier
«J’étais bon élève»
Mohamed Abourar, 18 ans, a été expulsé le 23janvier. Comme Hassan et Salima, le jeune homme semble abattu. Deux semaines après son arrivée, il n’arrive pas à imaginer qu’il ne pourra peut-être plus retourner en France. «Tout cela s’est passé tellement vite… Ici je ne connais personne, je ne peux rien faire, je ne parle plus l’arabe, ça fait cinq ans que je ne suis pas revenu au Maroc.» Mohamed, qui était en première au lycée professionnel Valmy de Colombes (Hauts-de-Seine), a été expulsé de France à 3 heures du matin. Il n’avait rien. Pas de valise. Pas d’argent. Il n’a pas pris congé de son père, personne n’a prévenu ses proches qu’il serait expulsé cette nuit-là. A l’origine, le même scénario : contrôle d’identité. Pour lui, c’était gare Montparnasse, alors qu’il buvait une bière avec deux copains. Arrestation, garde à vue, centre de rétention. Une semaine plus tard, c’est l’expulsion. Il avait lui aussi fait une demande de carte de séjour. Même réponse : non, car sa mère vit au Maroc, dans la banlieue d’Agadir.
Mohamed était arrivé en France en mars 2004, à l’âge de 13 ans et quelque jours. En 2007, à la demande de son père, il avait été pris en charge par la Fondation d’Auteuil. Puis, à sa majorité, l’Aide sociale à l’enfance lui avait fait signer un contrat jeune majeur, valable trois ans. Il s’était alors inscrit, un CAP déjà en poche, en première bac pro à Colombes.
A Agadir, il a retrouvé sa mère, ses deux frères et trois sœurs, mais il se sent différent. Il éprouve aussi une certaine culpabilité. «Mon père a choisi de me faire venir en France parce que j’étais bon élève. J’étais censé prendre la relève», sous-entendu travailler et venir en aide à sa famille, comme son père le fait depuis trente-quatre ans. «Maintenant j’ai tout raté, mon père m’en veut», raconte le jeune homme, les mains croisées entre ses genoux, la tête basse. Il est désemparé. Son père refuse de lui parler.
Sophie, 24 ans, sa petite amie depuis deux ans, est venue le rejoindre quelques jours.«Il était assidu au lycée, il ne faisait rien de mal et ils le renvoient!, lance-t-elle, en colère. Les copains se sont cotisés pour me payer le billet, on veut tous qu’il revienne. «Ici, à Agadir, il n’y a rien à faire, assure Mohamed, on peut aller au marché, boire un café, mais c’est tout ; pour aller à la plage c’est cher, il n’y a pas de bus, on tourne en rond.» Son amie s’inquiète pour lui : «Je ne sais pas comment on va faire, je vais revenir le plus souvent possible mais ce n’est pas une solution; il y a ses cours, ses amis et puis nous deux.» Mohamed approuve. En silence.
Il a lui aussi bénéficié d’une importante mobilisation, de ses camarades et des enseignants de Valmy, des élus de Colombes, de RESF. Lors de la manifestation sur l’éducation du 30 janvier à Paris, un petit cortège portait des banderoles et faisait signer une pétition. Est-ce le bruit médiatique autour de l’affaire ? La semaine dernière, le ministère de l’Immigration a annoncé qu’il donnait «une suite favorable au dossier» et que Mohamed «pouvait faire sa demande de visa long séjour». Il l’a déposé hier matin au consulat d’Agadir. Ses soutiens, méfiants, attendent de voir le résultat.
Selon Thomas Brisset, prof d’histoire-géo à Rabat et membre de RESF, aucun expulsé n’a pu reprendre des études au Maroc. Ils n’ont plus le niveau en arabe et les formations entamées en France n’existent pas dans le royaume chérifien. «Qu’il faille une politique migratoire, c’est évident, mais pas celle-là. Tous ces jeunes sont entrés légalement en France. Quelques années plus tard, alors qu’ils tentent de construire leur vie et suivent une scolarité, on leur dit non, ce n’est plus possible. C’est illogique, absurde et révoltant !Des vies gâchées à un âge charnière».

Hassan, Salima et Mohamed ne désirent qu’une chose : revenir en France et reprendre leur vie là où ils l’ont laissée. A Temara, dans son salon éclairé par la seule ampoule qui marche encore, Hassan ne peut s’empêcher d’y croire. «J’espère que mon dossier va arriver jusqu’au préfet et qu’il va reconnaître que c’était une erreur, que ma place est en France.» Sinon ? «Franchement je ne sais pas», avoue Hassan avec son accent du sud.

La réponse de Besson : durcir la loi
Le ministre prépare un texte sur le séjour des étrangers encore plus répressif.
Par CATHERINE COROLLER
Si la future loi sur l’immigration d’Eric Besson, qui devrait être présentée avant la fin du premier semestre au Parlement, était déjà en vigueur, Mohamed Abourar aurait-il été expulsé? Pas sûr. Paradoxe : ce texte, qui durcit encore le code de l’entrée et du séjour des étrangers (Ceseda), comporte «une seule mesure un peu positive» pour Violaine Carrère, chargée d’études au Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti). Dans son article 14, l’avant-projet de loi prévoit en effet qu’un «étranger qui a été confié à l’Aide sociale à l’enfance entre l’âge de 16 ans et l’âge 18 ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle» pourra se voir délivrer une carte de séjour.
«Equilibre». A priori, Mohamed Abourar remplit ces conditions. Arrivé en France à 13 ans, il était inscrit en première année de bac pro hygiène et environnement, et bénéficiait d’un contrat «jeune majeur» auprès de l’Aide sociale à l’enfance, un dispositif réservé aux moins de 21 ans «confrontés à des difficultés sociales susceptibles de compromettre gravement leur équilibre» ou «qui éprouvent des difficultés d’insertion sociale, faute de ressources ou d’un soutien familial suffisant».
Pour Salima Boulhazar, Hassan Bouyahyaoui et tous les jeunes majeurs en situation irrégulière en France, en revanche, la future loi n’annonce rien de bon. Depuis des années, les associations de défense des étrangers, comme le Réseau éducation sans frontières, réclament «la régularisation des jeunes majeurs scolarisés», ce qui est le cas de Salima et Hassan. La première - et sa jumelle Salma - était en contrat d’apprentissage de cuisine à l’Institut des métiers de Clermont-Ferrand. Contrat d’apprentissage également, mais en mécanique, pour Hassan Bouyahyaoui.
Retour interdit. Selon l’article 18 de l’avant-projet de loi, un étranger en situation irrégulière sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français pourra faire l’objet d’une «interdiction de retour» de deux à cinq ans. En clair, il lui sera impossible d’obtenir un visa d’entrée en France, voire dans l’espace Schengen, pendant cette durée. Pire, l’article 73 prévoit que l’étranger qui braverait cette interdiction et «pénètre(rait) de nouveau sans autorisation en France, sera(it) puni d’une peine de trois ans d’emprisonnement».
Ces derniers articles correspondent à la transcription en droit français de la directive européenne dite «retour», adoptée en juin 2008. Car la France n’est pas la seule à se transformer en forteresse : le durcissement des conditions d’entrée et de séjour des étrangers concerne toute l’Union européenne.
 VIDEO:
صحيفة فرنسية : طرد فرنسا لثلاثة مغاربة غير مبرر
باريس - و م ع
وصفت صحيفة (ليبيراسيون) الفرنسية، أمس الخميس، ب"غير المبرر" طرد فرنسا لثلاثة شباب مغاربة دخلوا بشكل شرعي للبلاد واندمجوا فيها بشكل مثالي منذ سنوات.
ويتعلق الأمر بكل من حسن بويحياوي (الصورة) (22 سنة) (تم طرده في مارس 2009 من مونبوليي)، وسليمة بولازهار (18 سنة) التي طردت بداية فبراير الجاري من كليرمون فيرون، ومحمد أبورار (18 سنة) الذي طرد الشهر الماضي من كولومب.
وكانت السلطات الفرنسية قد رفضت منحهم، لدى بلوغهم سن الرشد، بطاقة إقامة تخول لهم البقاء داخل التراب الفرنسي.
واستنكر كاتب افتتاحية الصحيفة فابريس روسلو ذلك قائلا .. "كيف يمكن تصور أن تكون مجرد مراقبة مفاجئة للهوية كافية لإعادة شباب، دخلوا البلاد بصفة شرعية ويندمجون فيها بشكل مثالي منذ سنوات ويدرسون في ثانويات أو بصدد التحضير لعقود تكوين، إلى بلدانهم الأصلية".
واعتبر أن قصة هؤلاء الشباب الثلاثة تنطبق على"آلاف المطرودين من فرنسا، وهي للأسف قصص غدت مألوفة لحيوات محطمة وآمال سحقتها سياسة الهجرة الجديدة الفرنسية".
وقال الصحفي، موجها أصابع الاتهام إلى سياسة الأرقام التي تعتمدها فرنسا في مجال الهجرة، إنه قد بات من "الأكيد أنه لا يمكن فتح الأبواب لجميع الراغبين في القدوم والبقاء فوق التراب الفرنسي"، متسائلا إن لم يكن "من الملائم على الأقل إيلاء اهتمام أكبر لكل حسن وسليمة ومحمد في فرنسا، قبل اللجوء إلى طرد غير قابل للتبرير".
وأوردت الصحفية الفرنسية أنه تم، خلال 2009، طرد 29 ألف أجنبي في وضعية غير قانونية في فرنسا، متجاوزة بذلك بأزيد من ألفي شخص الهدف المحدد.
ويستفيد الشباب المغاربة في فرنسا من دعم العديد من الجمعيات، من بينها شبكة تربية بلا حدود، والنقابات والأحزاب السياسية.
وسجل الفرع المغربي لشبكة تربية بلا حدود، الذي أحدثه سنة 2006 أساتذة في الثانوية الفرنسية بالرباط، تسارع وتيرة عمليات الطرد التي تستهدف المغاربة في فرنسا.

ونقلت (ليبيراسيون) عن عضوة الشبكة في المغرب لوسيل دوما تعرض ثلاثة شباب مغاربة للطرد في غضون 15 يوما.
وأوضح طوماس بريسي عضو آخر بفرع الشبكة بالرباط أن أيا من الشباب المطرودين لم يتمكنوا من متابعة دراستهم في المغرب بسبب ضعف مستواهم في اللغة العربية وانخراطهم في مجالات تكوين داخل بلد الاستقبال غير متوفرة في البلد الأصل.
وأضافت الجريدة أنه إذا كانت الحاجة إلى سياسة الهجرة أمرا بديهيا فينبغي تفهم أن جميع هؤلاء الشباب الذين طالهم الطرد دخلوا فرنسا بشكل قانوني، وأنه من غير المعقول ومما يثير الغضب أيضا أن يواجهوا بالطرد بعد سنوات من انخراطهم في بناء مساراتهم الدراسية والمهنية. وأن يتم بالتالي تخريب حيوات في مرحلة حاسمة من تبلورها.
وكانت صحيفة (لوموند) قد أعلنت يوم الجمعة الماضية عن قرب تقديم الوزير الفرنسي للهجرة إيريك بوسون لمشروع قانون جديد حول الهجرة يزيد على نحو محسوس من تقليص حقوق الأجانب الذين لا يتوفرون على بطاقة الإقامة والمهددين بالطد.
ويشكل هذا المشروع، الذي سيعرض أمام مجلس الوزراء خلال شهر مارس المقبل، خامس تعديل لقانون دخول وإقامة الأجانب في غضون ست سنوات.

mercredi 10 février 2010

Une proposition de loi algérienne suscite l'émoi de Besson et Falco, tandis que Kouchner calme le jeu

NOUVELOBS.COM | 09.02.2010 | 18:42
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Une proposition de loi a été déposée en Algérie pour "criminaliser" le colonialisme français. Besson "regrette", Kouchner temporise.
Abdelaziz Bouteflika et Nicolas Sarkozy en décembre 2007 à Alger (AP)
Abdelaziz Bouteflika et Nicolas Sarkozy en décembre 2007 à Alger (AP)
Le dépôt au Parlement algérien d'une proposition de loi pour "criminaliser" le colonialisme français, dimanche 7 février, suscite une levée de boucliers en France.
Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a "regretté" cette initiative mardi, et qualifié cette question de "sujet sensible".
"Je regrette cette proposition", a dit Eric Besson sur RMC, ajoutant qu'il s'agit d'un "sujet sensible" alors qu'il reste "encore des cicatrices". Pour le ministre de l'Immigration, "il ne faut pas oublier la colonisation et la post-colonisation" et "dépasser" cette question.

"Charge anti-française outrancière", pour Falco


Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux anciens combattants, Hubert Falco, va plus loin. Il a estimé mardi que l'initiative des députés algériens était "particulièrement inquiétante", "incompréhensible" et "outrancière". "Cette initiative portée par 125 députés algériens est particulièrement inquiétante et incompréhensible", a déclaré Hervé Falco devant l'Assemblée nationale.
"Il s'agit d'une proposition de loi qui n'a pas été débattue par l'Assemblée algérienne et sur laquelle le gouvernement algérien ne s'est pas prononcé", a-t-il ajouté. Pour lui, "il faut donc se garder de tout procès d'intention à l'égard des autorités algériennes qui ne sauraient cautionner une charge anti-française aussi outrancière, profondément blessante, insultante pour nos compatriotes rapatriés et pour notre mémoire nationale".
"Cette initiative profondément regrettable renforce ma détermination pour oeuvrer à la réconciliation des mémoires, non pas par le silence qui voudrait faire la réconciliation sur l'oubli des drames des harkis ou des rapatriés, sur la repentance, mais par le travail de mémoire et l'exigence de vérité", a-t-il fait valoir.
Hubert Falco a dit avoir "la conviction" que la fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie était "l'outil indépendant dont nous avons besoin, ici comme de part et d'autre de la Méditerranée, pour parcourir ensemble ce chemin de mémoire".

Kouchner met en avant "le dialogue"


Bernard Kouchner, quant à lui, temporise. L'exécutif algérien "n'a aucunement pris position" sur la proposition de loi criminalisant le colonialisme français, renvoyée par le bureau de l'Assemblée algérienne à son auteur pour qu'il retravaille son texte, a dit mardi le chef de la diplomatie française.
"L'exécutif algérien n'a aucunement pris position sur cette proposition, son inscription à l'ordre du jour n'est donc pas certaine, car c'est le gouvernement algérien qui en a la maîtrise exclusive", a-t-il souligné devant l'Assemblée nationale.
"Aurait-il donc fallu que la France réagisse dès maintenant à un projet qui n'est encore qu'en phase de conception et qui ne fait l'objet d'aucun soutien de la part des Algériens ? Cela me semble prématuré", a ajouté le ministre, qui a une visite en Algérie sur son agenda pour ce début d'année 2010.
"Il faut traiter avec sérieux le problème du dialogue et de la mémoire", a-t-il dit, en rappelant l'intention de la France de créer une fondation sur la mémoire de la guerre d'Algérie, dont la mission sera "de collecter avec rigueur et objectivité tous les témoignages, sans rien occulter".
L'éventuelle mise en place "des tribunaux d'exception n'est pas acceptable", a aussi déclaré le patron des députés Nouveau centre, François Sauvadet, demandant "une clarification de la part du gouvernement algérien sur cette initiative".

125 signatures


Le parlement algérien envisage d'adopter une loi criminalisant le colonialisme français (1830-1962), a indiqué dimanche un député du Front de libération nationale (FLN).
"Nous envisageons de créer des tribunaux spéciaux pour juger les responsables de crimes coloniaux ou de les poursuivre devant les tribunaux internationaux", a souligné un député FLN, Moussa Abdi, précisant que la proposition de loi avait été signée par 125 députés de différents partis.
Amère ironie, cette proposition de loi est l'exacte opposée de la loi française du 23 février 2005 vantant "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord". Une disposition abrogée un an plus tard, condamnée par le président Bouteflika et qualifiée de "loi de la honte" par des parlementaires FLN.
Lors d'une visite en Algérie en décembre 2007, le président français Nicolas Sarkozy avait fermement dénoncé le système colonial "injuste par nature". Mais le chef d'Etat français refuse toute idée de "repentance", estimant qu'il s'agit d'une forme de "haine de soi" et de "dénigrement" de son pays.

(Nouvelobs.com)

mercredi 27 janvier 2010

Deux Haïtiens reconduits à la frontière sismique


Malgré la récente déclaration d’Eric Besson, la préfecture du Val-de-Marne a émis, le 22 janvier, un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de deux Haïtiens.
Par Anaëla Verzaux, Bakchich, 26/1/2010
On a failli le prendre pour un humaniste, Eric Besson. Il avait donné, mercredi 13 janvier, le lendemain du séisme en Haïti, « instruction à ses services de suspendre immédiatement toutes procédures de reconduite dans leur pays d’origine des ressortissants haïtiens en situation irrégulière sur le territoire national », selon un communiqué du ministère.
Le séisme a fait officiellement 112.226 morts, 194.000 blessés et un million de sans-abri.
Mais chassez le naturel… En dépit de la récente déclaration d’Eric Besson, la préfecture du Val-de-Marne à émis, le 22 janvier, un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de deux Haïtiens.
Le couple s’est présenté muni d’un passeport à la douane d’Orly sud. Les deux ressortissants Haïtiens ont été interpellés à la suite de soupçons sur leur photo d’identité.
Alerté, le parquet de Créteil a botté en touche en demandant à la direction centrale de la PAF (Police aux frontières) de prendre la responsabilité de renvoyer deux Haïtiens dans leur pays dévasté.
C’est finalement le préfet du Val-de-Marne qui a signé l’arrêté de reconduite à la frontière.

lundi 25 janvier 2010

Pour la suppression du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale


Manifestation le samedi 27 février 2010 à 15h
De la Place de la Bourse au Ministère de l’immigration et de l’identité nationale

Le colonialisme et ses produits dérivés ont aujourd'hui de nouvelles formes et de nouvelles dynamiques, qui s'inscrivent dans la réaction mondialisée contre tous les acquis des luttes populaires de la deuxième moitié du XXe siècle.
En France, le Ministère de l’identité nationale, de l’immigration et du codéveloppement, c’est le Ministère de la rafle et de la honte, c’est le Ministère des colonies. En créant un « Ministère de l’immigration et de l’identité française », puis en organisant avec le ministre Besson un « Grand débat » sur l’identité nationale qui mobilise les moyens de l’Etat, Nicolas Sarkozy encourage et organise le racisme dont l'islamophobie et la stigmatisation d’une partie de la population.
Ouvertement ciblés, les musulmans, destinataires d'une loi annoncée sur la Burqa, en butte aux faux dérapages/vraies insultes d'un Hortefeux ou d'une Morano, ministres en exercice d'un gouvernement qui tombe le masque. Le Président de la République met aujourd’hui en cohérence ses idées développées dans les discours de Marseille, Toulon et Dakar avec ses actes. C’est tout simplement la réintroduction d’un «Ministère des colonies» qu’il impose à la France. Comme l’ont déclaré les historiens et démographes qui ont démissionné des instances du musée de l’immigration : «Associer immigration et identité nationale, c’est inscrire l’immigration comme « problème pour la France et les Français dans leur être même ». C'est utiliser sans vergogne la technique déjà éprouvée du « bouc émissaire », afin de dresser les gens les uns contre les autres et les détourner des vrais problèmes. C'est aussi permettre à un système toxique de perdurer en privilégiant les véritables responsables de la crise, bénéficiaires d'une mondialisation inhumaine.

Ce Ministère utilise des méthodes dignes du temps des colonies: rafles de sans-papiers, contrôle d’identité au faciès illégaux, contrôle dans les restaurants, les cafés, les épiceries, devant les écoles, dans les hôpitaux, jusqu'aux administrations (centres de Sécurité Sociale, impôts, pôle emploi) cyniquement invitées à la délation. Il organise des centres de rétention surpeuplés avec miradors, barbelés, fouilles, contrôles et vexations. La police expulse des familles arrêtées au petit matin à leur domicile. Au nom de l’identité nationale on démantèle le droit d’asile, on renvoie des Afghans dans un pays en guerre après les avoir traqués, et on casse le droit au regroupement familial. La politique dite de « codéveloppement » n’est qu’un trompe l’œil permettant la continuation des politiques néo-coloniales. L’« immigration choisie » débouche sur un pillage des cerveaux qui renforce le pillage des ressources naturelles des pays d’émigration, rendu possible par l’usage de la dette et la complicité des dictateurs africains « amis de la France ». Cette grande famille françafricaine sera d'ailleurs au complet pour le défilé du 14 juillet en cette année 2010, cinquantenaire hypocrite des indépendances africaines.
Cette politique anti-immigrés se double d’une stigmatisation et d’une ségrégation des quartiers populaires qu’il s’agit de quadriller à l’aide des BAC et des CRS. Lors des émeutes de novembre 2005, le pouvoir avait même été jusqu’à appliquer de nouveau la loi sur l'état d'urgence utilisée durant la guerre d’Algérie.
Malgré les promesses faites à la suite des mouvements de protestation et de la grève générale contre la « Pwofitasyon », dans les territoires d’outre-mer, les pratiques coloniales perdurent comme le montrent les révoltes sociales actuelles.
Au mois de février le Ministre Besson rendra son rapport sur l’« identité nationale ». A un mois des élections régionales, le pouvoir veut utiliser la haine contre les immigrés et leurs descendants pour siphonner les voix du Front national. Nous devons refuser cette politique qui sème la division et nous appelons à une manifestation pour la suppression du ministère de l’Immigration. ` Cette manifestation est organisée cinq ans après le vote de la loi sur la colonisation positive et dans le cadre de la 5e semaine anticoloniale du 19 au 28 février 2010
Le 23 février 2005, l’Assemblée nationale votait un amendement qui consacrait « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord » alors que pendant plus de quatre siècles le colonialisme français a participé activement à la traite négrière, au pillage et à l'oppression violente de peuples dont elle a pillé les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l’histoire, effacé la mémoire.

Nous avons fait reculer le pouvoir il y a cinq ans qui a du supprimer l’article 4 de la loi colonialiste du 23 février 2005. Nous pouvons le faire reculer aujourd’hui en exigeant et en obtenant la suppression du Ministère de l’Immigration. Participons à la création d’un ministère de la décolonisation et de l’égalité réelle. Obtenons la régularisation de tous les sans-papiers et le droit de vote des immigrés. Construisons et préparons dès maintenant les changements et propositions permettant de sortir du colonialisme !
Tous ensemble exigeons, 
la suppression duMinistère de l’immigration et de l’identité nationale !

Tous ensemble pour sortir du colonialisme !
Premiers signataires:
ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui), ACTIT, AFASPA, Afriques en lutte, Les Alternatifs, Alternative libertaire, AMF (association des Marocains en France), ASDHOM, ATMF, ATTAC, CAAC-Comores, CADTM-France, CCIPPP, CEDETIM, Cercle Frantz Fanon, Conscience Musulmane, Coordination Nationale des Sans Papiers, CMF, CRI (Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie), CREF, Droits Devant, ENAAC, FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique), FCD (Fédération des Congolais de la Diaspora), FETAF, Fondation Frantz Fanon, FTCR, Génération Diversité, Identité Plurielle, Les Indivisibles, Ishtar, Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers, Les Oranges, MCD, MJKF, MQJS (Mouvement des Quartiers pour la justice sociale), MRAP, NPA, Peace Breather, PCF, Pôle Ethique, Réseau Frantz Fanon International, Respaix, Réveil des Consciences, Survie, UJFP, Union Syndicale Solidaires, USTKE, Les Verts, La Voie Démocratique, ZEP, 93 au cœur de la République
Signer l’appel : contact@anticolonial.net 
Site de la semaine anticoloniale : www.anticolonial.net

lundi 30 novembre 2009

Débat Besson : une police des étrangers et une police de la pensée au service de l'identité nationale

Par Bernard Girard, Agoravox, 30/11/2009


Pire que tout ce qu’on imaginait. 
 La circulaire envoyée par Besson aux préfets dans le cadre du débat sur l’identité nationale décline jusqu’au ridicule tous les stéréotypes traditionnellement attachés à ce type de question. Avec au final un acharnement, une obstination lourds de menaces pour les libertés.
En affirmant dans le préambule que le débat « répond aux préoccupations soulevées par la résurgence de certains communautarismes, dont l’affaire de la Burqa est l’une des illustrations », Besson accrédite d’emblée la thèse de la menace islamique, même si, comme on le sait, l’Islam est étranger à cette tradition vestimentaire, en outre extrêmement marginale en France. Mais les limites du débat ont au moins le mérite d’être clairement définies : comment protéger l’identité nationale de la menace étrangère ?
De façon perverse, car dissimulée derrière des interrogations qui, sous une apparence ouverte, ferment en réalité le débat, le questionnaire adressé aux préfets énumère, dans une logorrhée aberrante et confuse, tous les fantasmes du ministre de l’immigration : « la cohabitation entre communautés vivant séparément est-elle possible dans notre République/ dans notre Nation ? Notre République/ notre Nation est-elle multiculturelle ? » (§1.7). De l’immigration à la délinquance, il n’y a qu’un pas, franchi sans scrupule par un ministre qui, à travers le débat, cherche à légitimer sa politique de rafles policières et de camps d’internement : « Comment éviter l’arrivée sur notre territoire d’étrangers en situation irrégulière, aux conditions de vie précaires génératrices de désordres divers (travail clandestin, délinquance) et entretenant, dans une partie de la population, la suspicion vis-à-vis de l’ensemble des étrangers ? » (§1.7).
Pour Besson, si l’identité nationale est mise à mal par le communautarisme « ethnique, racial, religieux, social », il n’imagine pas que l’exaltation du sentiment national soit une forme de communautarisme. Décidément obsédé par « les signes ostentatoires d’appartenance religieuse », il s’interroge : « la République doit-elle aller plus loin dans la lutte contre le communautarisme », confondant dans un même regard « appartenance religieuse » et « communautarisme » (§1.8). Ne nous voilons pas la face : le Musulman, réduit à son particularisme, sera toujours inassimilable...
Lutte contre l’immigration d’un côté, et de l’autre, promotion d’une identité nationale tellement ringarde que le débat vire au pathétique. Pour Besson, la définition de cette identité est à chercher dans une consternante liste de propositions, inspirée par Déroulède ou par le Café du commerce.
Parmi les items constitutifs de l’identité nationale (§1.2), on note en vrac « nos valeurs » - mais on ne sait pas lesquelles ; « notre histoire » - l’histoire de qui ? Des Capétiens directs, des paysans bas-bretons, des maçons italiens ou des petits Maghrébins dont la famille vit en France depuis un demi-siècle ? Il faut bien sûr rechercher le désir de vivre ensemble à travers « notre art culinaire, notre vin, notre art de vivre » ou dans un patrimoine exclusivement chrétien, « nos églises et nos cathédrales » : les mosquées, les synagogues ou les temples protestants ne peuvent évidemment prétendre au qualificatif de patrimonial. Curieusement, le questionnaire prend la forme surannée des catéchismes d’autrefois, appris par cœur, dans lesquels chaque question induit la réponse attendue.
On le pressentait depuis le début, cette circulaire aux préfets le confirme : le débat est biaisé. A aucun moment, le questionnement sur l’identité nationale n’offre la possibilité de dépasser le cadre étroit voulu par le ministre. « Le débat – affirme le préambule – doit aussi faire émerger (...) des actions permettant de conforter notre identité nationale et de réaffirmer les valeurs républicaines et la fierté d’être Français ». Nulle part, il n’est suggéré que les « valeurs républicaines » n’ont rien à voir avec une conception étriquée et obsolète de la nation dont il faudrait nécessairement être fier ou que ces valeurs seraient même singulièrement mises à mal par la politique économique et sociale de l’actuel gouvernement.
La nécessité de réaffirmer la fierté nationale apparaît en filigrane tout au long du document à travers ses aspects les plus caricaturaux mais aussi potentiellement lourds de menaces pour les libertés individuelles : il s’agira ainsi ( § 2.3) de « mettre en place dans l’ensemble des 100 préfectures et 350 sous-préfectures des cycles d’instruction civique ouverts à tous : élèves et parents d’élèves, associations, centres de loisir (...) Donner à tous les enfants de France l’occasion de chanter au moins une fois par an la Marseillaise (...) Accroître la place des symboles (drapeau, Marianne) dans l’ensemble des édifices publics ». Pour les récalcitrants, on veillera à « imposer [c’est moi qui souligne] le respect des symboles de la Nation » (§1.13) : par la prison, la contrition publique ? Rappelons au passage qu’aujourd’hui l’ « outrage aux symboles nationaux » est déjà punissable de six mois de prison et de 6500 euros d’amende. Le crime de blasphème n’est pas loin. Les intellectuels, sociologues, historiens, se voient quant à eux sommés de s’expliquer publiquement sur le « malaise » que génère chez certains d’entre eux, la question de l’identité nationale (§1.12).

On le voit, ce qui se met en place, à travers ce débat mystificateur, c’est, parallèlement au renforcement de la police des étrangers, une inquiétante police de la pensée : la liberté de conscience, voire la liberté de parole, sont bridées au nom d’une prétendue défense de l’identité nationale. Le ministère de l’immigration et de l’identité nationale qui, avec Hortefeux, limitait son action – certes avec brutalité – à la chasse aux étrangers, s’arroge aujourd’hui avec Besson des prérogatives dans la formation civique et morale des citoyens. Une formation étayée sur les pires égarements de l’extrême-droite.
« Pourquoi nous sentons-nous proches des autres Français, même sans les connaître ? », interroge Besson (§1.1). Il est vrai que si les Français connaissaient mieux certains d’entre eux, ils auraient toutes les raisons de s’en méfier.

samedi 21 novembre 2009

Annulation de participation à un débat sur l'immigration.


Par Mehdi Lahlou, 21/11/2009

Après avoir été invité - en tant que spécialiste des questions migratoires - à prendre part à un débat qui devait avoir lieu le vendredi 20 novembre 2009 avec le ministre français de "l'Immigration et de l'Identité nationale", Eric Besson sur le thème ''Les nouvelles routes de l’immigration clandestine : quelles alternatives à l’approche sécuritaire ?'', j'ai eu confirmation aujourd'hui que les organisateurs de ce débat ont invité à leur rencontre l'ancienne ministre des Affaires étrangères d'Israel, Tzipi Livni - l'une des responsables majeurs des crimes de guerre commis contre la population palestiniene à Gaza entre décembre 2008 et janvier 2009.
Aussi, j'ai décidé de ne pas participer au débat prévu. Par la même occasion, je condamne cette invitation - qui n'avait été évoquée nulle part dans les documents que j'ai reçus des organisateurs depuis le mois de septembre dernier, comme je joins ma voix, naturellement, à tous les militants associatifs et politiques - au Maroc, comme ailleurs dans le monde - qui demandent que cette ministre comme les autres responsables israéliens des crimes perpétrés à Gaza soient traduits devant la Justice pénale internationale.