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jeudi 18 septembre 2014

UNICEF : Le Maroc fait un pas en avant sur la réduction de la mortalité infantile

 El Hadji Mamadou Gueye, 16/9/2014
Le Maroc continue de réduire le taux de mortalité infantile qui touche encore 30 enfants pour 1000 naissances. Depuis cinq années, le royaume enregistre une baisse de la mortalité infantile, mais ses performances restent encore en dessous de celles de l’Algérie ou de la Tunisie. 
L’UNICEF vient de publier son nouveau rapport sur la mortalité infantile dans le monde. Un document qui montre une grande réduction de la mortalité chez les moins de 5 ans depuis les années 90. Exceptées l’Afrique Subsaharienne et l’Océanie, toutes les régions du monde ont réduit le taux de mortalité infantile de 52% ou plus, souligne le document.
Ce constat s’applique ainsi au Maroc qui continue de réduire le taux de mortalité chez les moins de cinq ans depuis plusieurs années. En 2013, l’UNICEF a noté 23.880 décès chez les moins de 5 ans, situant le taux à 30/1000 contre 32/1000 en 2012. Une baisse sensible donc. Mais celle-ci place le Maroc derrière ses voisins maghrébins, la Tunisie, la Libye et l’Algérie, qui affichent des taux respectifs de mortalité chez les moins de cinq ans de 15/1000, 15/1000 et 25/1000.

Baisse des taux de mortalité infantile et néonatale
L’autre donnée du rapport de l’UNICEF concerne la mortalité chez les moins d’un an. Là aussi, le Maroc surfe sur une vague positive. Il affiche un taux de mortalité de 26/1000 en 2013, en baisse par rapport à une année auparavant (27/1000). Sur cette catégorie, le royaume reste toutefois aussi derrière l’Algérie (22/1000), la Tunisie, (13/1000), et la Libye (12/1000).
En outre, le taux de mortalité néonatale (décès avant 28 jours) reste aussi plus élevé au Maroc que dans les trois autres pays du Maghreb. Même s'il est resté stable par rapport à 2012, il s’est établi à 18 décès pour 1000 naissances en 2013 contre 9/1000 pour la Tunisie, 9/1000 en Libye et 14/1000 chez le voisin algérien.
Selon le rapport, dans les cinq régions en développement, notamment l’Afrique du Nord, plus de la moitié des décès chez les moins de 5 ans se sont produits pendant la période néonatale en 2013. La mortalité néonatale représente aujourd’hui 44 % des décès d’enfants de moins de cinq ans. Mais, elle a reculé de 33/1000 à 20/1000 entre 1990 et 2013. En Afrique du nord, la mortalité néo-natale est restée à 13/1000 en 2013 contre 30/1000 en 1990. Une performance qui dépasse la moyenne mondiale chiffrée à 20/1000.
Globalement, le monde est en train de réduire plus rapidement la mortalité des moins de 5 ans que lors des deux dernières décennies. Le Maroc figure parmi les pays qui sont en mesure d’atteindre en 2015 l’Objectif Millénaire pour le Développement en termes de réduction de la mortalité infantile.

mercredi 26 février 2014

Opération Maroc : “Sauvons 10.000 nouveau-nés” :Remporter la bataille de la vie en 4 gestes essentiels

L'Association Al Hayat - Chaînes de vie, ainsi que de nombreux ministères et institutions, s'engagent à réduire la mortalité maternelle et néonatale, un fléau au Maroc, à travers une campagne de sensibilisation massive de 4 gestes qui sauvent. Chaque mère, jeune fille et personnel de Santé doit les assimiler dans le but de pouvoir sauver 10.000 bébés chaque année.

Quatrième geste à adopter après chaque accouchement, l'allaitement peut permettre de sauver la vie de l'enfant et de la maman. /DR
 
Quatrième geste à adopter après chaque accouchement, l'allaitement peut permettre de sauver la vie de l'enfant et de la maman. /DR Agrandir

En germination depuis quatre ans, la campagne nationale “Sauvons 10.000 nouveau-nés” a été lancée ce mardi à Casablanca, par l'Association Al Hayat - Chaînes de Vie.
Afin de réduire de 75% la mortalité et morbidité maternelle et néonatale au Maroc, l'association et les pouvoirs publics se mobilisent et souhaitent sensibiliser les professionnels de la Santé ainsi que les familles, à des gestes simples et gratuits.

23/1.000 En effet, il faut savoir que encore aujourd'hui dans notre pays, 23 nouveaux-nés sur 1.000 meurent à la naissance.
De plus, au moins le double sont handicapés à cause de simples négligences hygiéniques et sanitaires.
Aussi, cette opération vise-t-elle à faire prendre conscience et à respecter les chaînes de l’hygiène, de la chaleur, de la respiration et de l’allaitement maternel.

Des gestes évidents à respecter
Tout d'abord la sage-femme, qui ne doit pas porter de bijoux, réduit les risques d'infections pour le bébé en se lavant rigoureusement les mains et les avants-bras au savon. Elle doit rapidement essuyer le nouveau-né et aspirer les sécrétions de sa bouche et son nez pour qu'il puisse respirer. Des gestes simples comme tapoter ses pieds ou caresser son dos stimulent également les premières inspirations du nouveau-né.
Une fois propre, et la maman nettoyée, le bébé doit être posé contre sa peau afin d'éviter le manque de chaleur et la chute de sa température.
À ce moment là, le miracle peut s'accomplir, le nouveau-né se réfugie vers le sein de sa mère pour la première tétée qui le prémunit de nombreuses infections. Ce réflexe de l'enfant, que l'on doit accompagner, permet également à l'utérus de la maman de se contracter et d'empêcher l'hémorragie qui tue des centaines de femmes chaque année.
L'application de ces 4 gestes (hygiène, chaleur, respiration et allaitement maternel) ne coûte rien et peut sauver 10.000 vies par an.
“Cette campagne met en valeur l'un des principaux droits de l'homme : le droit à la vie”, a défini mardi soir le Dr Germain Swaris, chef du département de pédiatrie à l'hôpital national Kenyatta de Nairobi.
En vulgarisant ces gestes simples, en les transformant en réflexes, l'association Al Hayat - Chaînes de vie a effectivement pour objectif de sauver 10.000 nouveaux-nés par an.

Mobilisation générale
Les derniers chiffres du ministère de la Santé font état de 600.000 naissances chaque année dans notre pays.
12.000 bébés décèdent ainsi que 700 mères au moment même où elles donnent la vie. À ces drames, il faut ajouter quelques 12.000 handicaps chez les mamans et près de 24.000 handicaps néonataux souvent neurologiques sévères.
“Par ces actions, dès la naissance, nous pouvons permettre aux personnes de vivre dans la dignité et participer au développement des enfants. Ces gestes offrent une vie normale aux enfants.”
Nadira El Guermai, coordinatrice nationale de l'INDH.
62% Au Maroc, 62% des décès des enfants de moins de 5 ans surviennent durant la période néo-natale.
“La faible capacité d'accueil et le manque de ressources humaines ne doivent pas empêcher le corps médical d'appliquer ces gestes cruciaux, bases de leur métier”, a insisté Chafik Chraïbi, chef de service de gynécologie obstétrique à la maternité des Orangers de Rabat.
Mardi soir, lors du lancement de cette campagne de sensibilisation et de vulgarisation, de nombreuses personnalités et institutionnels étaient présents pour s'engager dans cette bataille de la vie et apporter leur voix au chapitre de la communication massive de ces gestes.
“L’initiative peut aboutir à des résultats immédiats. Sauver un enfant, c'est beaucoup. Arriver à 10.000, ce serait une belle victoire.”
Rachid Belmokhtar, ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle.
Les familles marocaines vont, en effet, être informées des ces “4 gestes de la vie” afin qu'elles exigent leur application systématique. Ainsi 8,2 millions de flyers vont être distribués grâce au programme “MSD for mothers” et des messages radios seront diffusés régulièrement.
De plus, une importante opération d'affichage à travers le pays va être menée, par exemple les espaces publicitaires de Casa Tram vont être libérés à cet effet. Des leçons dans les livres scolaires sont en discussion, a même annoncé le ministre, afin de sensibiliser les jeunes filles.
Diffuser ce message et assimiler ces 4 gestes qui sauvent, c'est participer à la lutter contre la mort d'enfants ou de leur maman. Donner la vie doit rendre heureux !

Des chiffres encourageants
Entre 1970 et 2010, la mortalité des mères venant d'accoucher est passée de 359 décès pour 100.000 naissances à 112, celle des enfants de moins de 5 ans de 129 décès pour 1.000 naissances à 34. D'ici 2015, sous l'impulsion de cette campagne, la mortalité maternelle doit descendre à 50 pour 100.000 naissances et celle des nouveaux-nés à 28 pour 1.000.
L'association Al Hayat - Chaînes de Vie forme
Différentes sessions de formation de sages-femmes sont menées depuis deux ans, par l'Association et “MSD for mothers”, à travers 6 régions du Royaume. Ces actions ont permis la formation de 950 personnes chargées des accouchements dans les structures de santé du Maroc.
En 2014, l'objectif est de former 1.000 autres sages-femmes dans le pays, à travers une caravane de formation qui a ciblé les régions les plus vulnérables.

vendredi 10 mai 2013

Classement des pays où il fait bon vivre pour une mère et ses enfants : Le Maroc loin derrière l’Algérie

Wibme9 /5/2013 

Un rapport a été publié mardi 7 mai par une organisation basée à Londres, « Save the Children », sur « la situation des mères dans le monde ». L’analyse mesure les conditions des mères dans 176 pays du monde et les disparités saisissantes entre le Nord et le Sud. Le Maroc occupe une place très inquiétante en arrivant 124ème.

Il est préférable d’être mère en Algérie plutôt qu’au Maroc, c’est ce qu’indique le rapport de l’organisation Save the Children sur « la situation des mères dans le monde », à travers des critères basés sur la mortalité infantile, le nombre d’années qu’un enfant passera en moyenne à l’école, les revenus, le statut politique des mamans. En effet, l’Algérie arrive loin devant le Royaume chérifien en occupant la 74ème place alors que le Maroc n’est que 124ème. Des chiffres alarmants que justifie le sous développement du pays en matière d’accès aux soins.

Le Maroc parmi les plus importante mortalité infantile à la naissance
A l’instar des Philippines ou encore du Mozambique, le rapport souligne que le Maroc fait partie des cas les plus dramatiques alors que beaucoup de nouveaux-nés pourraient être sauvés grâce à des services de santé dédiés aux familles les plus pauvres dans les pays en développement.
Le Maroc, avec un risque de mortalité infantile au premier jour de 7 pour mille, se situe donc au bas du classement en raison du manque de moyens pour les familles les plus pauvres. A contrario, les familles aisées connaissent un très faible taux de mortalité néonatale. Une meilleure alimentation, une meilleure hygiène ainsi qu’un meilleur accès aux soins de santé permettent de réduire fortement les décès à la naissance. Conditions de base dont ne disposent pas tous les Marocains encore aujourd’hui.

L’enclavement à l’origine du fort taux de mortalité au Maroc
Dans les pays, souvent les segments les plus prospères de la société ont vu les plus fortes réductions de la mortalité néonatale. Les bébés qui meurent encore aujourd’hui au Maroc, ont tendance à être issus de familles ayant les revenus les plus faibles et dans les zones les plus reculées. Il s’agit de familles vivant dans des lieux où il y a peu de cliniques ou qui manquent cruellement de personnel de santé. Ces services, quand ils existent, sont hors de portée en raison de l’enclavement et de la pauvreté généralisée. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit à Anfgou l’hiver dernier, village reculé dans la région de l’Atlas, où des enfants sont morts de froids quelques jours après leur naissance.
Ce constat prévaut partout dans le monde qui plus est lorsque ces populations appartiennent à des groupes minoritaires ethniques ou religieux ou qui font face à de la négligence et à de la discrimination.
La majorité des bébés dont les vies ont été sauvées étaient souvent ceux qui étaient les plus faciles à atteindre. Les deux décennies de progrès, bien que marquées par de grandes réalisations, ont laissé de grands écarts entre les riches et les pauvres. Le défi consiste maintenant, selon Save the Children, à obtenir des solutions de façon urgente et en tenant compte du contexte et des conditions de vie de ces populations.

Save the Children identifie certaines mesures nécessaires à la réduction des risques de mortalité, les dispositifs de réanimation, les antiseptiques pour prévenir notamment les infections du cordon ombilical et enfin des antibiotiques injectables pour traiter l’empoisonnement et la pneumonie des nourrissons. Elle lance aussi un appel aux dons afin de combler cette disparité entre le Nord et les pays en voie de développement.

http://www.wibme.com/?p=20129__&?utm_source=wibme.ma&utm_medium=NLWibme.ma&utm_campaign=Wibme.ma
Source : yabiladi.com