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samedi 15 mars 2014

Le Makhzen dans tous ses états à la veille de la réunion du Conseil de sécurité… vers la fin de l’occupation du Sahara occidental ?


Par Amis de la RASD mars 2014

Est-il utile de revenir sur la crise diplomatique entre la France et le Maroc ? Seulement pour la relier au rendez-vous d'avril à New York, où le Conseil de sécurité va à nouveau se réunir pour renouveler le mandat de la MINURSO, Mission de paix des Nations unies au Sahara occidental.
La nouvelle « tournée » de l'Ambassadeur Christopher Ross dans la région, Algérie, Maroc, Mauritanie, campements sahraouis n'a pas rencontré autant d'intérêt médiatique, tant au Maroc qu'en France. Cependant cette nouvelle démarche de l'envoyé personnel du Secrétaire général était destinée à préparer le rapport qui sera adressé en avril au Conseil, lourd de l'avenir d'une région et d'un peuple. L'Ambassadeur a été chaleureusement reçu partout sauf à Rabat, où seul le Secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères a été désigné pour le recevoir ! Son rapport à venir serait-il contraire aux intérêts marocains ?
La réaction marocaine à l'égard de la France, qualifiée «d'hystérique» par certains observateurs, n'est –elle pas liée à l'inquiétude du Maroc à la veille de la réunion du Conseil de sécurité ? Brahim Ghali, ambassadeur de la RASD à Alger, estime quant à lui dans une récente dépêche SPS que : «Rabat avec cette affaire fait chanter Paris car la position française fait peur au Maroc et il craint que la France laissera passer le prochain projet en avril».
Carlos Ruiz Miguel rappelle de son côté dans son blog que François Hollande n'était pas le candidat des Marocains, que l'Elysée a donné de strictes consignes pour refuser tous les « pots de vin » venant du Makhzen et que les récentes déclarations de JM Ayrault à Alger avaient déjà fortement mécontenté le pouvoir marocain.
La grande prudence de notre diplomatie à l'égard du pouvoir marocain, qui l'a conduit au non respect de l'indépendance de la justice en dépit de ses déclarations d'intention, n'est-elle liée qu'à ce contexte particulier ? Notre diplomatie va-t-elle enfin pratiquer la cohérence, favoriser un processus politique au Sahara occidental en donnant aux Sahraouis des territoires occupés la possibilité de s'exprimer en toute sécurité ? Le Royaume Uni par la voix de son Ambassadeur à Alger, Martyn Roper, vient, de son côté de rappeler son attachement à l'autodétermination, de même le Ministre espagnol des Affaires étrangères.
L'Afrique aussi rentre davantage dans le jeu. Mohamed VI vient de faire une série de visites en Afrique sub-saharienne pour resserrer les liens politiques, faire des affaires et recueillir quelques déclarations en faveur de la marocanité du Sahara. Mais les Etats africains respectueux du droit et des Chartes ne sont pas inactifs. Ainsi le Nigéria qui présidera en avril le Conseil de sécurité, vient de déléguer dans les campements une Ministre d'Etat chargée de remettre l'aide humanitaire que la Première Dame nigérianne, Madame Patience Jonathan, a souhaité offrir aux femmes sahraouies.
Les associations des droits de l'homme sahraouies dans les territoires occupés préparent elles aussi ce rendez-vous d'avril, avec des rassemblements réguliers et des adresses à la Communauté internationale. Avec elles souhaitons, pour avril, pour le peuple sahraoui, un premier pas vers l'autodétermination et l'indépendance en commençant par la libération de tous les prisonniers politiques !

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com


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Eucoco2010 mailing list
Eucoco2010@eucocolemans.org
http://listes.eucocolemans.org/mailman

samedi 21 décembre 2013

Le bal des hypocrites autour des accords UE-Maroc, tue les damnés de la mer ! !

Il a suffi que je me fende d'un commentaire à propos de la signature de cet accord de pêche avec l'Europe pour que certains en conçoivent de l'amertume, sinon de la détestation à mon égard. Il y en a même qui éructent des postes haineux.
Alors, parce que j'en ai le droit, en bon Marocain, je vais l'écrire encore une fois tout haut et tout fort: les bateaux européens n'ont rien à faire dans nos eaux territoriales. Pas plus que ces autres bateaux qui ont obtenu des licences de pêche frauduleuses, grâce à leur proximité avec le prédateur en chef. Le problème est encore plus grave lorsque ces mêmes bateaux sévissent au large du Sahara occidental, pour des raisons évidentes, sauf à ne pas voir la poutre plantée dans son œil.
C'est un secret de Polichinelle: le régime marocain achète le soutien européen à sa dictature à n'importe quel prix. les licences de pêche en sont un ! Il est exorbitant à plus d'un titre !
Les mêmes individus arguent du fait que les cotas accordés aux armateurs européens comme des "excédents". De quel excédent parle-t-on ? De ce qui reste après le passage des chalutiers des officiers supérieurs de l'armée marocaine ? Des armateurs étrangers acoquinés aux proches du roi ?
Demandez aux petits pêcheurs ce qu'ils pensent de ces prétendus excédents. Il n'y a plus de poisson sur les marchés marocains, ou alors à des prix inabordables pour le petit peuple !
Enfin un autre argument bidon consiste à évoquer le poisson débarqué dans les ports pour y être traité, générant ainsi des emplois. On oublie de parler de tout ce qui n'est pas débarqué et qui échappe à tout contrôle parce que les armateurs jouissent d'une impunité totale car associés à des proches du roi ou sa famille ! Quant au poisson débarqué, il génère des emplois pour misérables, avec l'odeur du poisson pourri en prime !
J'ai vécu trois mois pénibles avec des pêcheurs marocains dans une misère totale. Le pire pour ces hommes de la mer: ils consommaient le plus souvent des sardines en boîtes et se contentaient d'un pain. Le tout arrosé de thé à la menthe.
Alors lorsque certains montent au créneau pour me parler des 40 millions d'Euros d'aide européenne ou d'autres aides mâtinées d'hypocrisie, je les renvoie à la vague de protectionnisme qui sévit un peu partout sur le vieux continent qui, après avoir "asséché" ses côtes, vient s'essayer au large des nôtres. J'imagine mal l'Islande, la France ou la Norvège autoriser des pêcheurs marocains, à venir taquiner la morue ou le saumon au large de ses côtes.
A part ça, sans rancune ! On ne peut pas en dire de même pour tout le monde !
Les accords de pêche et le bal des hypocrites !

Il a suffi que je me fende d'un commentaire à propos de la signature de cet accord de pêche avec l'Europe pour que certains en conçoivent de l'amertume, sinon de la détestation à mon égard. Il y en a même qui éructent des postes haineux. 
Alors, parce que j'en ai le droit, en bon marocain, je vais l'écrire encore une fois tout haut et tout fort: les bateaux européens n'ont rien à faire dans nos eaux territoriales. Pas plus que ces autres bateaux qui ont obtenu des licences de pêche frauduleuses, grâce à leur proximité avec le prédateur en chef. Le problème est encore plus grave lorsque ces mêmes bateaux sévissent au large du Sahara occidental, pour des raisons évidentes, sauf à ne pas voir la poutre plantée dans son oeil.
C'est un secret de Polichinelle: le régime marocain achète le soutien européen à sa dictature à n'importe quel prix. les licences de pêche en sont un ! Il est exorbitant à plus d'un titre !
Les mêmes individus arguent du fait que les cotas accordés aux armateurs européens comme des "excédents". De quel excédent parle-t-on ? De ce qui reste après le passage des chalutiers des officiers supérieurs de l'armée marocaine ? Des armateurs étrangers acoquinés aux proches du roi ?
Demandez aux petits pêcheurs ce qu'ils pensent de ces prétendus excédents. Il n'y a plus de poisson sur les marchés marocains, ou alors à des prix inabordables pour le petit peuple !
Enfin un autre argument bidon consiste à évoquer le poisson débarqué dans les ports pour y être traité, générant ainsi des emplois. On oublie de parler de tout ce qui n'est pas débarqué et qui échappe à tout contrôle parce que les armateurs jouissent d'une impunité totale car associés à des proches du roi ou sa famille ! Quant au poisson débarqué, il génère des emplois pour misérables, avec l'odeur du poisson pourri en prime !
j'ai vécu trois mois pénibles avec des pêcheurs marocains dans une misère totale. Le pire pour ces hommes de la mer: ils consommaient le plus souvent des sardines en boîtes et se contentaient d'un pain. Le tout arrosé de thé à la menthe.
Alors lorsque certains montent au créneau pour me parler des 40 millions d'Euros d'aide européenne ou d'autres aides mâtinées d'hypocrisie, je les renvoie à la vague de protectionnisme qui sévit un peu partout sur le vieux continent qui, après avoir "asséché" ses côtes, vient s'essayer au large des nôtres. J'imagine mal l'Islande, la France ou la Norvège autoriser des pêcheurs marocains, à venir taquiner la morue ou le saumon au large de ses côtes.
A part ça, sans rancune ! On ne peut pas en dire de même pour tout le monde !
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Les accords de pêche entre l'Europe et le Maroc  viennent d'être reconduits au mépris des principes les plus élémentaires de protection de notre biotope maritime et au grand dam d'un grand nombre de nos compatriotes. Dans une démocratie, cet accord aurait du être soumis à un référendum populaire, pour autant qu'il soit acceptable que l'on vienne piller ses réserves halieutiques.
Petit rappel douloureux de la condition de pêcheur au Maroc, lorsqu'on est un citoyen lambda, pendant qu'au large des navires suédois, russes, coréens, espagnols et autres, ratissent les fonds marins débarquant ce qu'ils veulent bien débarquer et emportant leur butin, avec les autorités corrompues et complices fermant les yeux sur ce énième pillage de nos ressources !

http://www.dailymotion.com/video/xcyf9o_les-damnes-de-la-mer-1-3_tech
LES DAMNES DE LA MER 1/3
dailymotion.com
PARTIE2http://www.dailymotion.com/video/xcyg9l_les-damnes-de-la-mer-2-3

samedi 9 novembre 2013

La bataille perdue de Mohammed VI

Le roi du Maroc en difficulté sur la question des droits de l'homme au Sahara occidental

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Par Hassan Moali, El Watan, 9/11/2013
© AFP 

L’Algérie reste la cible idéale pour le monarque marocain lorsqu’il s’agit de voiler son échec à freiner les victoires diplomatiques enregistrées par les Sahraouis sur la question des droits de l’homme.

Le roi du Maroc a-t-il surpris par son discours résolument offensif de mercredi dernier ? Pas vraiment pour qui a l’habitude de l’écouter et écouter ses porte-voix.  On retiendra tout de même la tonalité assez caustique du monarque qui ne s’est pas encombré de formules diplomatiques pour éructer sa haine des autorités algériennes. De ce point de vue-là, l’Algérie en a pris pour son «rôle» dans le déclin du plan d’autonomie de Sa Majesté qui est de plus en plus en mévente à l’international. D’aucuns s’attendaient, avec un brin de naïveté certes, que le jeune roi allait dire quelques mots «gentils» après l’attaque contre le consulat d’Algérie à Casablanca et l’arrachage de l’emblème national.
Mais l’état d’esprit de Mohammed VI n’est visiblement pas aux regrets, encore moins aux excuses.
Affichant une mine de mort, il a dressé sur un ton monocorde un véritable réquisitoire contre l’Algérie, lui imputant la responsabilité entière de ce que la voix de son royaume sur la «marocanité» du Sahara occidental ne porte plus au-delà de Madrid et Paris. C’est ce reflux très visible de sa cause, chez nos «amis et partenaires occidentaux», qui a motivé ce discours «hard» durant lequel il s’est acharné sur un voisin qu’il s’est bien gardé de nommer. Morceaux choisis d’une charge assez forte contre les autorités algériennes : «Le Maroc n’a pas de leçons des droits de l’homme à recevoir, surtout pas de ceux qui bafouent systématiquement les droits de l’homme». «Quiconque souhaite surenchérir sur le Maroc n’a qu’à descendre à Tindouf et observer dans nombre de régions alentour les atteintes portées aux droits humains les plus élémentaires.» «Ils dilapident (les responsables algériens, ndlr) de la sorte les richesses et les ressources d’un peuple frère, que cette question ne concerne pas, mais se dresse plutôt comme une entrave à l’intégration maghrébine.»

Le roi de la haine de… l’Algérie
On voit bien que le jeune roi est allé au charbon cette fois. C’est la première traduction concrète de son discours du 14 octobre dernier devant le Parlement où il avait sonné la mobilisation générale pour lancer une «offensive contre les ennemis de l’intégrité territoriale». Pour cause, Mohammed VI avouait ce jour-là que «rien n’est tranché» dans l’affaire du Sahara occidental et que cette années pourrait connaître des «évolutions décisives». Ayant sans doute pris conscience que la cause emballe de moins en moins de monde au Maroc où les préoccupations citoyennes sont ailleurs, le monarque finira par lâcher : «La question sahraouie n’est pas uniquement la cause du roi.» Il fallait donc rameuter tous les acteurs politiques, médiatiques et associatifs marocains pour une riposte organisée.
Le rappel du représentant du roi à Alger puis «l’attaque» contre le consulat d’Algérie à Casablanca participe précisément de cette volonté de «punir» ceux qu’il croit à l’origine du retour en grâce de l’exigence internationale d’un mécanisme de surveillances des droits de l’homme dans les territoires occupés et plus généralement du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Le doute s’installe
L’Algérie est donc la parfaite cible de Sa Majesté qui, dans le même temps, cache son cuisant échec diplomatique à faire avaler la pilule du «plan d’autonomie» et encore moins les mesures cosmétiques destinés à enrayer les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés.Le fait est que le roi a mis sur le dos de l’Algérie y compris le financement des ONG internationales et des «fonctionnaires» des droits de l’homme pour produire des rapports défavorables au Maroc.
Ce serait à ses yeux grâce aux dollars algériens que les grands médias occidentaux, l’envoyé spécial du SG de l’ONU, Christopher Ross, voire même les Etats-Unis, sont devenus réceptifs aux violations des droits de l’homme dans les territoires occupés. Le message subliminal du roi est de convaincre ses sujets que la prise de conscience mondiale face aux souffrances du peuple sahraoui est due moins à l’échec de sa diplomatie qu’aux lobbyings «payants» de l’Algérie.
Or, c’est bien les Etats-Unis qui étaient à l’origine du fameux projet de résolution élargissant le mandat de la Minurso aux droits de l’homme en avril dernier. Une proposition qui s’était appuyée non pas sur les «dollars algériens» mais sur les rapports accablants du département d’Etat, de la Fondation Robert Kennedy et du rapporteur spécial sur la torture, Juan Mendez, et qui avaient choqué le monde et réveillé les consciences. Mais pour le roi, l’Algérie a bon dos pour justifier sa défaite sur le terrain des droits de l’homme. Il s’en est d’ailleurs donné à cœur joie mercredi dernier dans un discours presque pathétique.

Rapport accablant d’une mission internationale

Un rapport d’une mission internationale, effectué du 7 au 20 juillet au Maroc dans le cadre de la «solidarité» avec les prisonniers sahraouis au Maroc, et qui vient d’être rendu public, relève de nombreux cas de violations des droits de l’homme par les forces de sécurité marocaines et d’«intimidations» à l’encontre des membres de cette mission. Composée d’une délégation de 14 membres d’organisations non gouvernementales (ONG) française, allemande et australienne, la mission internationale, qui a notamment ciblé plusieurs prisons du Maroc, s’inscrit dans le cadre de la campagne «Ecrire pour les libérer», est-il expliqué.
L’objectif de cette mission étant de remettre aux détenus politiques sahraouis le courrier qui leur est destiné, de rendre visite aux familles de ces derniers, aux associations marocaines et sahraouies de défense des droits de l’homme et enfin de se rendre sur des sites économiques (ports de pêche) et d’autres sites culturels dans les territoires sahraouis occupés. Les rédacteurs du rapport ont ainsi relevé de nombreux cas de violation des droits de l’homme, d’«entraves à la libre circulation», de «surveillance accrue», d’«intimidations», de «non-respect des droits des prisonniers», de  «violence et de menaces à l’encontre des familles des prisonniers», a-t-on indiqué dans ce rapport détaillé de la mission. Les membres de la mission internationale ayant visité les prisons d’Aït-Melloul et de Tiznit ont souligné par ailleurs le non-respect du «droit à la correspondance» des prisonniers garanti par les conventions internationales «ratifiées par le Maroc».
Il a également fait état de situations d’«intimidations» visant les Sahraouis et les Marocains ayant «reçu» ou «témoigné» pour la délégation internationale, de «fouilles exagérées», d’«empêchement de toute activité liée au Sahara occidental» et de «surveillance accrue des observateurs internationaux». «Les militants des droits de l’homme subissent d’importantes représailles lorsqu’ils rencontrent des observateurs internationaux», ont-ils noté. Les rédacteurs du document final ont tenu enfin à «attirer l’attention» sur le cas «spécifique» de la région de Sidi Ifni pour n’avoir jamais cessé de se revendiquer comme étant Sahraouis et qu’ils subissent de ce fait, depuis 40 ans, ont-ils assuré aux membres de la délégation, l’exclusion économique et l’«abandon sanitaire».   
         
Algérie-Etats-Unis : report de la visite de John Kerry d’un «commun accord»
La visite que devait effectuer en Algérie le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a été reportée d’un «commun accord», a annoncé hier le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, dans une déclaration à l’APS. «Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a reçu, vendredi après-midi, une communication téléphonique du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, qui l’a informé que le président Barack Obama lui avait demandé de se rendre à Genève dans le cadre des négociations en cours sur le programme nucléaire iranien», a expliqué M. Belani. «Le secrétaire d’Etat américain doit rentrer de Genève à Washington pour faire un rapport au président Obama et pour interagir avec le Congrès sur les développements liés au dossier nucléaire iranien», a ajouté le porte-parole du MAE.
Dans ce contexte, la partie américaine a indiqué que «toutes les étapes du périple du secrétaire d’Etat prévues pour les prochains jours ont été reportées». MM. Lamamra et Kerry ont convenu du report de la deuxième session du Dialogue stratégique entre l’Algérie et les Etats-Unis à une nouvelle date, dans les prochaines semaines, qui reste à déterminer par voie diplomatique, a précisé le porte-parole du MAE. M. Lamamra a saisi cette occasion pour exprimer les vœux de succès de l’Algérie pour les négociations en cours sur l’important dossier nucléaire iranien, a encore ajouté M. Belani.                                                                

samedi 13 avril 2013

Maroc-Algérie-Sahara-France. Hollande l'irréprochable, soutient le Sahara "marocain"


Par Yabiladi, 9/4/2013 

La presse algérienne se sent trahie. 

« Le Maroc n’a rien à craindre d'un dialogue plus étroit entre Paris et Alger », avait voulu rassurer Jean Marc Ayrault, dans une interview au Matin, en décembre dernier, tandis que François Hollande réalisait sa première visite officielle au Maghreb en Algérie, au grand dam du Maroc. 

 La semaine dernière, les 3 et 4 avril, lors de sa visite au Maroc, le président de la république française n’a envoyé aucun signal apaisant en direction de l’Algérie, loin s'en faut. Alors que Le Monde titrait « Visite de François Hollande au Maroc : Paris esquive le dossier sahraoui », mardi 2 avril, François Hollande s’est au contraire prononcé explicitement en faveur du plan marocain d’autonomie du Sahara, devant la chambre des représentants. 
La presse algérienne réagit, samedi 6 avril, froissée de s’être laissée surprendre en train de croire à un changement de discours de la part de la France sur la question du Sahara avec la visite de François Hollande en Algérie. « Au Maroc, François Hollande a bien froissé les Algériens », titre la TSA, agence de presse algérienne. « Comme ses prédécesseurs, François Hollande, en réitérant le soutien de la France au plan d’autonomie marocain, présenté, dans la déclaration conjointe publiée à l’issue de la visite, « comme base sérieuse et crédible d’une solution négociée, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies », a irrité les Algériens », estime TSA. Plus virulent, Echorouk titre « La visite de Hollande en Algérie... la plus grande des trahisons ». Pour le journal algérien, « la visite du président français au Maroc, a exposé la double face et la manipulation française dite 'l'amitié' avec l'Algérie. Dans un message codé, lu durant les accords avec le Maroc, François Hollande, a émis des déclarations qui donnent l'impression que la France a corrigé 'les erreurs' commises durant sa visite en Algérie en décembre dernier, […] Ce qui a fait tomber les masques et qui montrent que c'est de 'l'hypocrisie politique' ». « Contrairement à ce que François Hollande avait déclaré dans son discours d’Alger, il apporte son soutien aux propositions marocaines », estime également El Watan, qui titre plus simplement « Hollande appuie le ‘plan de large autonomie’ du roi ». A y regarder de plus près, à aucun moment, François Hollande, lors de son voyage en Algérie, n’avait directement remis en cause la position historique de l’hexagone sur la Sahara, mais il ne l’avait pas non plus réitéré publiquement. Le président français, dans un entretien avec les quotidiens El Watan et El Khabar, avait très exactement déclaré que la France « soutenait une solution négociée et mutuellement acceptable » de la question du Sahara, « conformément aux résolutions et paramètres clairement définis par le Conseil de sécurité », sans rappeler explicitement son soutien au plan marocain. Surtout, la multiplication des gestes d’amitié en direction de l’Algérie, avait laissé croire aux prémices d’un changement diplomatique. Par son discours devant la chambre des représentants marocains, le président de la république n'a laissé aucun doute : « Il a affirmé que la France apporte son soutien à la démarche du secrétaire général de l’ONU pour parvenir à un règlement politique mutuellement acceptable sur la base des résolutions du Conseil de sécurité. Cependant, le président français affirme aussi 'que le plan présenté en 2007 par le Maroc, qui prévoit un statut d’une large autonomie pour la population du Sahara, est une base sérieuse et crédible en vue d’une solution négociée' », souligne El Watan. (Yabiladi)
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Rien n'empêche la célébration d'un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental




A cause de son parti pris pour le Maroc, la France a été écartée de toute médiation dans le conflit du Sahara Occidental et a offert aux américains la possibilité d'élaborer un plan en vue de trouver une issue acceptable à ce différend qui dure depuis près de 40 ans et entrave la construction de l'UMA.



Un câble classé confidentiel en date du 19 août 2005 et révélé par Wikileaks, rapportait les propos tenus par le chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, devant une délégation de diplomates américains à Alger. Bouteflika souligna que la question du Sahara occidentale n’est pas un nouveau dossier entre les mains de l’ONU. "Il a été mis sur l'ordre du jour des Nations Unies depuis les années 1970, en même temps que Brunei, du Suriname et du Belize, qui sont tous, depuis longtemps indépendants". Il rappelle que James Baker avait accomplit un bon travail et que les Nations Unis possèdent une liste complète des électeurs. Ce qui veut dire que rien n'empêche l'option référendaire stipulée par toutes les résolutions de l'ONU. D'ailleurs, celle-ci réaffirme, depuis 2011, "la responsabilité de l’ONU à l’égard du peuple du Sahara occidental", et salue, à cet égard, les efforts déployés par le Secrétaire général et son envoyé personnel pour trouver au différend "une solution politique qui soit mutuellement acceptable et assure l’autodétermination du peuple du Sahara occidental".



Selon une autre information révélée par Wikileaks, lors d'un entretien, en mai 2007, avec Frances Fragos Townsend, conseillère du président George W. Bush pour les affaires de sécurité, le président Bouteflika avait déclaré que "Le Maroc et le Polisario doivent trouver une solution, avec l'aide américaine". La France, disait-il, "du fait du poids de son histoire coloniale au Maghreb, est incapable de jouer un rôle constructif dans le conflit".



Après avoir rappelé que l'Algérie a accueilli avec enthousiasme le plan Baker, le président algérien a plaidé pour que les États-Unis aident à sortir de l'impasse actuelle. 



Le 25 juin 2008, au cours de la visite d'adieu de l'ambassadeur Robert Ford, Bouteflika plaide une nouvelle fois pour que les États Unis aident à trouver une percée sur l'impasse au Sahara occidental. Six mois plus tard, Ban Ki-moon procéda à la nomination de l'Ambassadeur Christopher Ross comme Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l'ONU pour le Sahara Occidental. Dans son agenda, suivre la légalité internationale en tant que seule solution susceptible d'être approuvée par le peuple sahraoui et de ramener la paix et la stabilité dans cette région.



La situation au Sahel, le chaos généré par les révoltes en Tunisie, en Lybie et en Egypte constituent davantage de raisons pour mettre fin au conflit maroco-sahraoui. Aujourd'hui la balle est du côté de la France. Le destin de toute la région de l'Afrique du Nord et du Sahel se trouve entre les mains du président François Hollande. Tout comme ses relations avec l'Algérie.
URL Source : http://plan-paix-onu.blogspot.be/2013/04/rien-nempeche-la-celebration-dun.html

samedi 6 avril 2013

François Hollande équilibriste entre soutien au plan d'autonomie et en même temps au projet de référendum d'autodétermination


 François Hollande et Mohamed VI lors de la visite du chef d'Etat français les 3 et 4 avril
Par

François Hollande en visite de deux jours au Maroc a renouvelé devant le parlement marocain l’appui français à l’option de l’autonomie défendue par le royaume contre la légalité internationale et l’ONU qui prévoient l’organisation d’un référendum d’auto-détermination pour régler la question territoriale.

François Hollande et Mohamed VI

Selon la correspondante de RFI et de France 24, les parlementaires ont littéralement ovationné le président français à ces paroles. « Soulagés », d’après la journaliste, qu’ils étaient par ce soutien exprimé.
Il faut dire qu’un temps, l’état Marocain a pu craindre les conséquences de l’élection d’un socialiste français. On se souvient des divergences qui se sont exprimés au sein du PS. D’un côté, un Jean-Marc Ayrault très légaliste et usant de mots  peu habituels quand on évoque le conflit du Sahara occidental en France, dans une lettre adressée à l’association des Amis de la République arabe sahraouie démocratique (voir l’article posté sur ce site). De l’autre, une Martine Aubry, alors première secrétaire du PS chargée par le candidat Hollande d’aller rassurer le Maroc en pleine campagne électorale et rappelant avec force à la télévision même que le PS n’avait toujours défendu que l’autonomie comme seule solution crédible à cette histoire.
A quelques jours ou semaines du vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur le renouvellement du mandat de la Minurso (la mission présente sur place), cette fidélité à la « position historique de la France » laisse entrevoir un nouveau refus à toute demande d’extension du mandat de cette dernière pour pouvoir surveiller, comme le font généralement les missions onusiennes à travers le monde, le respect des droits humains.
Mais, sans doute peut-on y voir une nouveauté, qui sait une audace politique, quand François Hollande a relevé que « l’impasse actuelle (NDLR-dans la résolution du conflit) était préjudiciable à tous, aux familles séparées, aux réfugiés des camps, aux tensions entre les pays du Maghreb« .
Signe d’une certaine clairvoyance, le président français a jouté que « la crise au Maghreb rendait encore plus urgente la nécessité de mettre fin à cette situation« . (applaudissements polis)
« La France, a-t-il encore précisé, soutient les démarches du secrétaire général des Nations unies pour parvenir à un règlement politique mutuellement acceptable sur la base des résolutions du Conseil de sécurité. Le plan présenté en 2007 par le Maroc prévoit un statut de large autonomie pour la population du Sahara occidental. Je le redis ici : c’est une base sérieuse et crédible en vue d’une solution négociée » (standing ovation) « Mais, d’ici là, tout doit être fait pour améliorer les conditions de vie pour la population de cette région« , a-t-il conclu sur le sujet.
L’intervention de François Hollande devant le parlement du Maroc
(passage sur le Sahara occidental à partir de la 26ème mn)
URL Source (Vidéo visible à partir du site) : http://www.nouvellesdusahara.fr/visite-de-francois-hollande-pas-de-surprise-sur-le-sahara-occidental/
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 François Hollande, dans un discours au Parlement marocain.
Par Said Rabia,El Watan :A la une International, 6/4/2013

Il s’est exprimé devant le Parlement marocain

Hollande appuie le «plan de large autonomie» du roi

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Le président français, François Hollande, a souligné une «amitié d’une qualité rare pour ne pas dire exceptionnelle» entre la France et le Maroc. Il appelle les entreprises franco-marocaines à s’associer dans cette démarche d’aller développer l’Afrique, pour être utile et en même temps servir les intérêts des deux pays.

Mercredi dans la soirée, les forces de sécurité marocaines ont investi la capitale du royaume pour préparer la deuxième journée de la visite du chef de l’Etat français, François Hollande, qui est arrivé dans l’après-midi à Casablanca. Ce n’est que le lendemain matin, jeudi, qu’il a rejoint Rabat, où une séance conjointe des deux chambres du Parlement marocain a été convoquée en son honneur. C’est à 11h30 que le président français rejoint le pupitre pour prononcer un discours attendu par le gouvernement et l’opposition. Il soulignera, pour introduire son intervention, d’abord une «amitié d’une qualité rare pour ne pas dire exceptionnelle entre les deux pays».
D’emblée, François Hollande apporte son onction aux réformes lancées par le roi du Maroc, Mohammed VI, en décrivant un Parlement marocain issu de suffrages universels, témoignant de la vitalité de la démocratie marocaine. Comme pour faire un clin d’œil à Alger, l’orateur dira toute sa «fierté de l’amitié de la France avec le Maroc». Sous un tonnerre d’applaudissements, l’invité du roi mentionnera l’inexistence de conflit de mémoire entre les deux pays avant de décliner «l’affection que les Français ont pour le Maroc». Un Maroc fait, selon lui, «d’identités multiples». La France, insiste-t-il, «a confiance en le Maroc». Pour preuve ! Pas moins de 800 entreprises françaises y sont présentes dans divers domaines.
«La France a confiance en le Maroc»
Elles ont investi plus de 6 milliards d’euros ces dix dernières années et employant 100 000 personnes. Cela va de la construction automobile à l’aéronautique, dont une centaine d’entreprises basées à Casablanca, en passant par les eaux et l’agro-industrie. Plus que cela, les deux pays ont concentré leur coopération sur la formation. Le lycée français, à lui seul, a formé 650 000 étudiants. L’institut français en accueille 65 000 dans ses classes. «Mais tout ne va pas aussi vite que certains le souhaitent», concède François Hollande en retenant tout de même que le royaume est «un pays de stabilité».
Standing ovation pour «l’ami» Hollande
Il prendra d’ailleurs à témoin le chef du gouvernement, l’islamiste du PJD, Abdelilah Benkirane, qui se retrouve aujourd’hui au pouvoir après «avoir passé dix ans dans l’opposition». «L’alternance est un processus irréversible», poursuit le chef de l’Etat français. Brossant un tableau idyllique du royaume chérifien, il ne manquera pas de vanter la Constitution votée en 2011, en cela, dit-il, qu’elle «garantit la tolérance et reconnaît le caractère multiple de l’identité marocaine». Enumérant les partenariats entre les deux pays, l’orateur fera également remarquer que la France est «le premier client du Maroc – mais plus son premier fournisseur – dans des échanges d’une valeur de huit milliards d’euros».
François Hollande défend ainsi le principe de «la colocalisation» en lançant à l’adresse d’une assistance toute ouïe : «Ce qui est bon pour le Maroc est bon pour la France.» Au-delà de la coopération dans divers domaines, le président français soulignera ce qu’il pense être comme «responsabilité commune» des deux pays, «compte tenu de leur situation géographique, notamment celle du Maroc». «Nous pourrions coordonner nos actions, converger dans nos réalisations pour investir largement autour de la Méditerranée et en Afrique», préconise l’invité du Maroc qui appelle les entreprises des deux pays à s’associer dans cette démarche d’aller développer l’Afrique, grand continent, pour être utile et en même temps servir les intérêts des deux pays.
Mais plus que le business et les intérêts économiques, François Hollande place le royaume chérifien et son pays au centre de grands enjeux géostratégiques dans la région. Il précise : «Ce qui se passe dans le Sahel est une menace pour toute l’Afrique et pour l’Europe.» «C’est la raison, dit-il, pour laquelle elle a pris ses responsabilités au Mali.»
Ne manquant pas de mettre l’accent sur le soutien du roi, du gouvernement et du Parlement marocains, le président français lâche le morceau en soulignant la position géographique du Maroc. «Vous êtes un pays saharien, riverain du Sahel, et vous savez mieux que d’autres ce qui est en jeu», lance-t-il devant les représentants des deux Chambres. «L’action que nous menons ensemble, Français et Marocains, dans cette région, s’inscrit dans un cadre qui est la Méditerranée», ajoute l’orateur en parlant «d’impasse» due au blocage induit par la question du Sahara occidental. Une impasse, dit-il, qui est «préjudiciable à tous ; aux familles séparées, aux réfugiés des camps, aux relations entre les pays du Maghreb».
Contrairement à ce que François Hollande avait déclaré dans son discours d’Alger, il apporte son soutien aux propositions marocaines.
Il a affirmé que la France apporte son soutien à la démarche du secrétaire général de l’ONU pour parvenir à un règlement politique mutuellement acceptable sur la base des résolutions du Conseil de sécurité. Cependant, le président français affirme aussi que «le plan présenté en 2007 par le Maroc, qui prévoit un statut d’une large autonomie pour la population du Sahara occidental, est une base sérieuse et crédible en vue d’une solution négociée».
Tout le Parlement se lève pour saluer le soutien de l’«ami» français qui préconise une vision politique commune pour la Méditerranée, pour l’Afrique et pour qui rien ne sera grand sans que le Maroc et la France y contribuent».
Said Rabia


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Sahara Occidental : Hollande et Ross sur la même longueur d’onde

ross-hollandeCertes, le président François Hollande est accusé de jouer la carte de l’équilibrisme dans la question du Sahara Occidental pour éviter les susceptibilités au Maroc et en Algérie. Cependant, tant à Alger comme à Rabat, le discours du président français est resté cohérent même s’il dû ajouter la formule de « plan d’autonomie sérieux et crédible », condition sine qua non des marocains pour toute relation avec la France.
En dehors de ce geste purement protocolaire, le discours de Hollande sur le conflit du Sahara Occidental n’a pas changé d’un iota. « L’ONU, rien que l’ONU, et toutes les résolutions de l’ONU », disait-il lors de son déplacement à Alger en ajoutant « le règlement de ce conflit doit s’exercer dans le cadre des Nations unies à travers une solution politique, négociée et mutuellement acceptable ».
« La France soutient les démarches du SG des Nations Unies pour parvenir à un règlement politique mutuellement acceptable sur la base des résolutions du Conseil de Sécurité », martelait-il à Rabat.
Et, à l’instar de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, il a rappelé que « la crise au Sahel rend encore plus urgente la nécessité de mettre fin à cette situation ».
L’argument de la crise sahélienne et l’attachement de la France aux résolutions du Conseil de Sécurité situent Hollande et Ross sur la même longueur d’onde. C’est un changement évident dans la position de Paris que Rabat s’efforce à dissimuler.

URL Source : http://westernsahara.fr/?p=7969
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Sahara Occidental : Le Makhzen aux abois

Au Maroc, la visite du président français, François Hollande, a été présenté comme une réaffirmation de la politique de soutien au Makhzen adoptée par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy dans le conflit du Sahara Occidental. Mais, selon le professeur Carlos Ruiz Miguel, une lecture minutieuse du discours de Hollande révèle que la réalité peut être très différente.

Selon Ruiz Miguel, dans les paroles du président français il y a un soutien implicite à Christopher Ross. Deux phrases l'indiquent : 

- "La France soutient les démarches du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies" (et Ross est l'Envoyé personnel du Secrétaire général)

- "la crise au Sahel rend encore plus urgente la nécessité de mettre fin à cette situation."

Ruiz Miguel signale que cette dernière phrase est particulièrement significative, car elle suit, presque textuellement, les déclarations de Ross. Lors de sa visite dans la région, après sa réception par le Président de l'Algérie, Abdelaziz Bouteflika, Ross avait insisté le 2 Avril que "la situation dangereuse dans la région du Sahel et son voisinage rendent la solution (au conflit du Sahara Occidental) plus urgente que jamais".

Pour le professeur de l'Université de Sint-Jacques de Compostèle, si Hollande considère que le plan de pseudo-autonomie marocain est une "une base pour parvenir à une solution", c'est parce qu'il reconnaît qu'il y en a d'autres, puisque la France a déjà voté pour des résolutions du Conseil de sécurité qui ont adopté le Plan de règlement et les Accords de Houston et de la résolution qui a avalé le «plan Baker» comme «solution politique optimale". 

Par conséquent, ajoute Ruiz Miguel, Hollande a évité de soutenir la proposition autonomiste marocaine au moment où il a dit que c'est une "base" sans prétendre qu'elle soit la seule base de négociation. 

Contrairement à ce qu'il a dit dans une phrase précédente: "La France soutient les démarches du Secrétaire général», en parlant du plan marocain il n'a pas dit "la France soutient" le plan marocain, conclue-t-il.

URL Source : http://plan-paix-onu.blogspot.be/2013/04/hollande-esquive-les-pieges-marocains.html

vendredi 8 février 2013

Cadeau somptueux du Maroc à l'île de Dominique, pour avoir adhéré à la position marocaine sur le Sahara Occidental...

L'Etat marocain construit un hôtel de luxe aux Caraïbes




Le « Cabrits Hotel Resort and Spa », situé sur la petite île de Dominique, est financé à 100% par l'Etat marocain. Un cadeau de plus de 250 millions de DH à cet état du Commonwealth qui a retiré au même moment sa reconnaissance de la « RASD ».*..

Le gouvernement de la Dominique, petite île de l'archipel des Caraïbes, vient de lancer un appel à manifestation d'intérêt pour assurer le management d'un nouveau complexe hôtelier haut de gamme en cours de construction : le Cabrits Hotel Resort and Spa. Situé au nord de l'île, entre la plage de Turtle Purple et le parc naturel Cabrits, le projet comprend un hôtel de luxe de 50 chambres avec salle de conférence, un spa, des boutiques duty free et une marina.
La particularité de ce projet est qu'il est intégralement financé par... l'Etat marocain, à travers l'Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), structure surtout connue pour délivrer les bourses d'études aux étudiants - principalement africains - souhaitant poursuivre leurs études au Maroc.


Un « don » du Maroc de 250 millions de DH ?
Pourquoi l'Etat marocain finance-t-il ce projet hôtelier et touristique ? Contactée par Lakome, la direction de l'AMCI explique par la voix de son secrétaire général, Said El Khouli, que « ce projet entre dans le cadre normal de la coopération du royaume avec d'autres pays d'Afrique et d'Amérique latine ». Il ne donnera pas plus de précisions.
Le montant du « don » marocain n'a pourtant rien à voir avec les micro-projets financés par l'AMCI en Afrique. Selon l'agence gouvernementale d'information de la Dominique, le coût du projet s'élève à 30 millions de dollars, soit plus de 250 millions de DH. En visite sur le chantier en octobre dernier, le Premier ministre de Dominique, Roosevelt Skerrit, avait déclaré :
« Nous sommes très reconnaissants envers le royaume du Maroc pour ce cadeau très généreux fait à la population de Dominique. C'est un projet de plusieurs millions de dollars intégralement financé par le gouvernement marocain ».
La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu en septembre 2011, en présence du directeur général de l'AMCI, Youssef Imani. Le chantier est toujours en cours, il doit être livré en octobre 2013.


Lancement du chantier en présence du Directeur général de l'AMCI, Youssef Imani

"Offensive" diplomatique du Maroc dans la région
Pour comprendre les raisons de cette « générosité » de l'Etat, il faut remonter à juillet 2010 et à la tournée africaine de Roosevelt Skerrit. En visite officielle de deux jours à Rabat, le Premier ministre de Dominique avait conclu avec les autorités marocaines un accord-cadre de coopération économique, technique, scientifique et culturelle, dont fait partie ce projet hôtelier. Mais Rossevelt Skerrit avait surtout annoncé la décision de la Dominique de retirer sa reconnaissance de la « RASD» et de soutenir la proposition marocaine d'autonomie pour le Sahara.
Le mois suivant, en août 2010, quatre autres Etats des Caraïbes avaient annoncé eux-aussi leur ralliement à la position marocaine (Grenade, Antigua et Barbuda, Saint Kitts and Nevis, et Sainte-Lucie). Pour l'agence de presse officielle MAP, pas de doutes :
"Ce mouvement de retrait de la reconnaissance de la pseudo "rasd" s'inscrit dans le cadre de la volonté sincère des pays de la région d'encourager le processus de négociation en cours, mené sous les auspices des Nations Unies pour parvenir à une solution politique négociée du différend régional sur le Sahara marocain".

La MAP ne précise pas si les quatre autres états de la région ont eu droit eux aussi à des "dons" de cette importance de la part de l'AMCI...

* République Arabe Sahraouie Démocratique

dimanche 30 décembre 2012

Résistance obstinée des Sahraouis a Dakhla et EL AYOUNE




Par Olivier Quarante, Monde Diplomatique, 30/12/2012
 
Dans un tintamarre incroyable et beaucoup de mauvaise foi certains sujets de sa majesté le roi Mohamed IV s'adonne à une propagande digne du moyen-age.

1) La pénétration marocaine au Sahara occidental en 1975 s'apparente à celle des conquistadors en Amérique. Ce qui explique le repli important des Sahraouis vers les camps de Tindouf (Bombardement au napalm, etc..). L'article de Paul BALTA le 28/02/1976 dans "lemonde" donne la parole aux Sahraouis brûlés.

2) La présence marocaine s'apparente à celle des colons européens en Algérie ou  celle des colons juifs à HEBRON. Des colons armés aidant les soldats coloniaux à mater toute velléité de révolte. C'est vrai que les colons marocains se servent uniquement de bâtons contrairement à leur semblable israéliens qui sont armés. Mais le scénario est toujours le même.

3) La présence marocaine au Sahara occidental a exacerbé les haines et les méfiances entre les colons marocains et les sahraouis. Les évènements de GDIM EZIK  l'ont suffisamment montré.

L'article d'Olivier QUARANTE paru dans le très sérieux  "monde diplomatique" du numéro de février 2012
 (http://www.monde-diplomatique.fr/2012/02/QUARANTE/47389 )  intitulé "la résistance obstinée des Sahraouis" est révélateur. L'auteur décrit les évènements de septembre 2011 survenus à Dakhla. Il décrit le climat de haine entre les colons marocains et les Sahraouis. Les deux communautés ne se mélangent pas et n'hésitent pas à en venir aux mains (sabres je dirais) à la moindre occasion. L'auteur revient sur les évènements de GDIM EZIK que beaucoup qualifient de première révolution arabe.
En tous les cas 37 ans après l'envahissement du Sahara occidental, le problème reste entier. Et ce n'est pas la nature du régime algérien qui décidera de l'avenir du Sahara occidental mais bien des Sahraouis eux-même. Et contrairement aux allégations des uns et des autres les Sahraouis auront leur indépendance aujourd'hui ou demain ou après-demain. Le soutien stupide de la FRANCE (de gauche ou de droite) comme celle de l'AMERIQUE ne suffiront pas. 
Le pouvoir marocain entretient un Black-out sur le Sahara occidental. Ne rentrent au Sahara occidental que les personnes dont on est sûr qu'ils soutiennent la marocanité du territoire. Tout manifestation indépendantiste est violemment réprimée par les colons et les services de sécurité.
 Le royaume entretient au S.O une armée de 100 000 hommes qui doit représenter plus de 25 % du budget. Cet argent est jeté par dessus bord car la situation ne fait que s'empirer. Sans compter que le royaume du Maroc est très pauvre et ne subsiste que grâce aux dons saoudiens  et autres français. Ces aides se font au détriment de la souveraineté marocaine. Cette situation n'est pas viable dans le temps. 
 Le Sahara occidental est toujours inscrit dans la liste des territoires à décoloniser à l'ONU. Le voisin algérien soutient les Sahraouis quel que soit le pouvoir à ALGER. Au jour d'aujourd'hui ce soutien est bien timide. Rien ne laisse présager un quelconque changement dans la position de l’Algérie et tout pouvoir futur ne peut que rehausser ce soutien aux Sahraouis.
Le pragmatisme veut que le royaume honore sa signature du mois septembre 1991 en laissant travailler la minurso (mission des nations-unis pour un référendum au Sahara occidental)implémentant le référendum d'autodétermination  tel que signé par les deux parties. Toute autre alternative ne fera que retarder l’avènement d'un Maghreb arabe uni et solidaire. Pourquoi alors s'acoquiner avec un royaume qui n'a que cure de sa signature ?  

samedi 22 décembre 2012

Sahara : les quatre vérités de Christopher Ross


 par Christophe Guguen, 21/12/2012

Impasse des négociations, rôle des Nations-Unies, propagande médiatique, Minurso et droits de l'homme : Lakome vous livre les détails du compte-rendu présenté par Christopher Ross devant le Conseil de sécurité de l'ONU fin novembre.
Sa venue dans la région, du 25 octobre au 11 novembre, était attendue avec anxiété par la diplomatie marocaine. Déclaré «persona non grata» dans le Royaume en mai 2012 (pour des motifs qui restent encore à préciser), Christopher Ross a finalement été confirmé à son poste de médiateur en chef de l'ONU sur la question du Sahara en septembre dernier. Comment les autorités marocaines l'ont-elle accueilli après ce camouflet diplomatique ? Quelles incidences sur la suite des négociations ?
Le compte-rendu présenté par Christopher Ross au Conseil de sécurité de l'ONU, réuni à huit-clos le 28 novembre dernier, répond en grande partie à ces questions. Dans ce document publié en exclusivité par Lakome, l'envoyé personnel de Ban Ki Moon rend compte de ses échanges, de ses impressions, de ses recommandations aussi pour tenter de relancer un processus de négociations au point mort depuis plusieurs années.

Pas de consensus international

Après s'être félicité de l'accueil reçu à chaque étape de son voyage, Christopher Ross  résume l'impasse actuelle : chaque partie se dit prête à négocier sous l'égide de la médiation onusienne, mais seulement sur la base de sa propre proposition. Au Maroc, Mohammed VI a ainsi réitéré «la volonté du royaume» de continuer à travailler avec Christopher Ross «dans le cadre de la proposition d'autonomie sous souveraineté marocaine» alors qu'à Tindouf, Mohamed Abdelaziz a lui réaffirmé la disposition du Polisario a «intensifier son engagement» pour parvenir à une solution «qui inclurait un véritable référendum d'auto-détermination».
Quant à l'Algérie, principal soutien du Polisario, sa position est pour le moins ambiguë : Bouteflika répète à Ross que son pays «n'est pas et ne sera jamais une des parties du conflit», mais il affirme en même temps que «tout accord qui n'inclue pas un véritable référendum d'auto-détermination n'est pas un accord du tout»...
Christopher Ross a expliqué aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU que l'échec des négociations est aussi attribué par chaque partie «au manque d'action décisive de la part de la communauté internationale, du Conseil de sécurité, du Secrétaire Général de l'ONU et de son Envoyé personnel [...] Les parties n'acceptent pas le fait que la responsabilité principale quant à la progression des négociations incombe aux parties elles-mêmes, bien que d'autres puissent apporter leur encouragement et des idées [,,,] En l'absence d'un consensus international, nul ne peut imposer quoique ce soit aux parties», explique-t-il.
Après quatre rounds de négociations officielles et  neuf rounds de discussions informelles, Ross propose donc une nouvelle approche. «Organiser un nouveau round n'aurait fait que mettre en évidence l'impasse actuelle, décrédibilisant davantage le processus». Le diplomate va ainsi engager des discussions approfondies avec les acteurs-clé au niveau international, avant d'entamer une période de «discrète diplomatie de la navette» avec les parties et les pays voisins.

« Aucun lien » entre le Polisario et les groupes islamistes au nord Mali

Concernant les événements au Sahel, le diplomate américain estime que si les parties sont bien conscientes du danger que représente la situation pour la région, «personne ne semble prêt à faire le premier pas». Christopher Ross a confirmé par ailleurs aux membres du Conseil de sécurité que «des individus de toute la région» ont rejoint un ou l'autre des groupes actuellement présents au nord du Mali. «Au Maroc, les médias continuent à parler d'un lien entre le Polisario et ces groupes, mais les officiels à Rabat et à Nouakchott ont été clairs en affirmant qu'aucun lien de ce type n'existe».

Visite à Laâyoune et à Tindouf

Durant sa tournée, Christopher Ross s'est rendu pour la première fois à Laâyoune. «J'ai eu des entretiens avec un large éventail de sahraouis pro-indépendance et pro-autonomie, ainsi qu'avec les autorités locales», explique-t-il. «Tous se sont exprimés avec une évidente sincérité mais, et ce n'est pas une surprise, je n'ai pu déterminer de quel côté penche l'avis général [de la population sahraouie, ndlr]. Tout ce que je peux affirmer, c'est que chaque camp dispose de porte-paroles qui savent exprimer clairement leurs positions». Ainsi, les militants pro-autonomie ont mis l'accent sur «le développement de Laâyoune et des autres villes sous administration marocaine, ainsi que les nombreux autres bénéfices qu'ils voient dans cette administration », alors que les militants pro-indépendance ont souligné, explique Ross, «les relations tendues entre la population sahraouie autochtone et les résidents marocains, les violations des droits de l'homme qu'ils voient dans la répression policière et les conditions d'arrestation, de détention, de jugement et d'incarcération, l'exploitation illégale des ressources et l'absence d'emplois».

Aucun Sahraoui parmi les forces de l'ordre, s'étonne Ross

«Des manifestations pro-indépendance – et les réponses policières qui ont suivi - ont effectivement eu lieu pendant et après ma visite. A ce propos, j'ai été frappé par le fait que quasiment aucun membre des forces de sécurité à Laâyoune, et probablement dans le reste du Sahara occidental, n'est sahraoui originaire du territoire ; j'ai profité de mes rencontres avec les officiels marocains, durant une seconde visite à Rabat, pour plaider un inversement de tendance et une meilleure formation à l'encadrement des manifestations».
Lors de son passage à Tindouf, Christopher Ross a rencontré des membres des organisations féminine, estudiantine et de la jeunesse du Polisario. "Certains participants prétendent qu'après 25 ans d'efforts onusiens infructueux, il est temps de retourner à la lutte armée. D'autres estiment que l'ONU, ayant échoué à trouver un règlement au conflit, devrait simplement jeter l'éponge et se retirer. En parallèle, à Nouachkott, j'ai rencontré quelques opposants au Polisario qui ont quitté l'organisation et qui étaient impatients de m'exposer leurs doléances".

Propagande médiatique dans les deux camps

Comme à chaque visite de responsables étrangers, la propagande à joué à fond dans les deux camps avant, pendant et après la tournée de Christopher Ross. Ce dernier s'en est d'ailleurs plaint aux membres du conseil de sécurité : "J'ai été consterné de voir à quel point les parties ont utilisé ma visite pour essayer de marquer des points. Mes déclarations publiques ont trop souvent été raccourcies ou rallongées pour servir l'agenda de l'une ou l'autre des parties".
"A Rabat, explique-t-il, la télévision marocaine a coupé ma citation du texte du Conseil de sécurité de l'ONU appelant 'à une solution politique qui permettra l'auto-détermination du peuple du Sahara occidental'". Pas question de parler aux téléspectateurs marocains "d'auto-détermination" ni de "peuple du Sahara occidental"...
De son côté, le Polisario a tenté un petit coup de com' avec Ross. "A Tifariti, où j'ai visité un site de la Minurso à l'est du mur de sable, le chef militaire du Polisario est arrivé à l'improviste et a cherché à me faire passer en revue une garde d'honneur. Dans les camps de réfugiés, mes déclarations à un groupe de femme ont été éditées pour y ajouter une éloge du rôle des femmes 'dans la lutte pour la libération du Sahara occidental'. Je n'ai pas fait une telle déclaration".

Le rôle de la Minurso

Christopher Ross a tenu à saluer "le haut degré de professionnalisme et d'engagement" de la Minurso. A l'instar de Ban Ki Moon dans son dernier rapport au Conseil de sécurité (en avril 2012, qui dénonçait par ailleurs les entraves posées à la mission à Laâyoune), Ross demande aux membres du Conseil de sécurité une augmentation des ressources affectées à la Minurso ainsi qu'à l'UNMAS, le service d'action anti-mines de l'ONU. L'UNMAS est chargé de superviser le déminage d'une région considérée comme une des plus infestées au monde par les mines, alors que près de 10 000 nomades sahraouis vivent des deux côtés du mur de sable selon l'agence onusienne.

Puissances administrantes "de facto" de chaque côté du mur

Christopher Ross tient également à rappeler aux membres du Conseil de sécurité que c'est le patron de la Minurso, l'allemand Wolfgang Weisbrod-Weber, qui est le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental. "A ce titre, il est attendu qu'il fournisse au Secrétaire général et au Conseil des informations indépendantes sur l'environnement de travail de la Minurso au Sahara occidental. Ce territoire reste un territoire non-autonome et l'ONU, conformément à l'article 73 de la Charte, doit montrer un intérêt au bien-être de sa population, tout en reconnaissant le fait que le Maroc est la puissance administrante de facto à l'ouest du mur de sable et que le Polisario joue un rôle similaire à l'est du mur".

L'aide aux réfugiés, victime de la crise

La crise économique actuelle a pour conséquence "une baisse significative" des contributions à la fois publiques et privées à l'aide aux réfugiés de Tindouf, selon Christopher Ross. Sur la question du recensement individuel des réfugiés, "une nouvelle fois soulevée par Rabat", les officiels algériens et du Polisario ont assuré le responsable onusien "que le HCR est satisfait des estimations fournies et que ceux qui demandent un recensement individuel sont motivés par des considérations politiques". Présent à une réunion de donateurs à Alger, Ross indique,  non sans ironie, qu'il "n'a  constaté aucune impatience à examiner la question"...

La question des droits de l'homme

Très attendu sur cette question, d'un côté comme de l'autre, Ross en a fait le dernier point de son exposé sur le Sahara. "Chacune des parties a profité de ma venue pour enregistrer des plaintes concernant l'autre partie. Il y a eu beaucoup de visites liées aux droits de l'homme l'année passée, dont les visites de deux rapporteurs spéciaux - qui ont visité le Sahara occidental mais pas les camps de réfugiés - et d'au moins une ONG. Par ailleurs, la branche à Laâyoune du CNDH m'a dit avoir reçu un grand nombre de plaintes et mené plusieurs enquêtes, mais attend encore les réponses des autorités administrantes. Les droits de l'homme ne font pas partie de mon mandat mais mon opinion, quand on me l'a demandée, a été de déclarer que c'est à ce Conseil et au Haut Commissaire aux droits de l'homme de décider si l'information qui est développée nécessite leur attention et, si c'est le cas, ce qui est le mieux à faire, en gardant à l'esprit que toute approche sur cette question doit adresser la situation des droits de l'homme non seulement au Sahara occidental mais aussi dans les camps de réfugiés".