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mercredi 20 mai 2015

Affaire Hammouchi: Ramid dément tout contact avec la justice française



Affaire Hammouchi: Ramid dément tout contact avec la justice française

Le ministre de la Justice a affirmé n’avoir reçu aucun document de la part des autorités françaises concernant la poursuite de l’enquête sur les accusations portées par Zakaria Moumni à l’encontre d’Abdellatif Hammouchi.

Alors que le parquet de Paris affirme avoir envoyé aux autorités judiciaires marocaines « une dénonciation officielle aux fins de poursuites » à l’encontre du patron de la DGSN, Abdellatif Hammouchi, concernant l’affaire Zakaria Moumni, le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, a tenu à démentir cette information.
« Nous n’avons reçu aucun document. Si nous avions reçu un quelconque document, une enquête aurait dû être ouverte à ce sujet », a déclaré Mustapha Ramid au site arabophone Al Yaoum 24. Le ministre a également tenu à préciser que l’envoi de documents par la justice française aux autorités marocaines est impossible « dans la mesure où les nouveaux accords de la coopération judiciaire entre la France et le Maroc n’ont pas encore été ratifiés ». « Il n’existe aucun texte juridique autorisant cette opération », a certifié le ministre, s’appuyant ainsi sur le fait que le précédent accord de coopération judiciaire a été suspendu par le Maroc en février 2014.
Le protocole additionnel aux accords de coopération judiciaire entre la France et le Maroc a été signé fin janvier 2015 par les ministres de la justice français et marocain. Toutefois, il n’a pas encore pas encore été ratifié dans la mesure où il doit être adopté par les parlements des deux pays, avant d’être ratifié par le roi au Maroc et promulgué par le président en France. A noter qu’au Maroc, le texte a déjà été adopté en conseil des ministres.
En 2012, le sportif Zakaria Moumni avait été condamné par la justice marocaine dans une affaire d’escroquerie suite à des aveux qu’il affirme avoir signés sous la torture. Il a ensuite porté plainte à Paris en février 2014 contre le patron de la DGST, Abdellatif Hammouchi. Suite à la convocation du directeur de la DGST par la justice française durant la même période, la coopération juridique entre le Maroc et la France a été stoppée pendant un an.

samedi 15 mars 2014

Le Makhzen dans tous ses états à la veille de la réunion du Conseil de sécurité… vers la fin de l’occupation du Sahara occidental ?


Par Amis de la RASD mars 2014

Est-il utile de revenir sur la crise diplomatique entre la France et le Maroc ? Seulement pour la relier au rendez-vous d'avril à New York, où le Conseil de sécurité va à nouveau se réunir pour renouveler le mandat de la MINURSO, Mission de paix des Nations unies au Sahara occidental.
La nouvelle « tournée » de l'Ambassadeur Christopher Ross dans la région, Algérie, Maroc, Mauritanie, campements sahraouis n'a pas rencontré autant d'intérêt médiatique, tant au Maroc qu'en France. Cependant cette nouvelle démarche de l'envoyé personnel du Secrétaire général était destinée à préparer le rapport qui sera adressé en avril au Conseil, lourd de l'avenir d'une région et d'un peuple. L'Ambassadeur a été chaleureusement reçu partout sauf à Rabat, où seul le Secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères a été désigné pour le recevoir ! Son rapport à venir serait-il contraire aux intérêts marocains ?
La réaction marocaine à l'égard de la France, qualifiée «d'hystérique» par certains observateurs, n'est –elle pas liée à l'inquiétude du Maroc à la veille de la réunion du Conseil de sécurité ? Brahim Ghali, ambassadeur de la RASD à Alger, estime quant à lui dans une récente dépêche SPS que : «Rabat avec cette affaire fait chanter Paris car la position française fait peur au Maroc et il craint que la France laissera passer le prochain projet en avril».
Carlos Ruiz Miguel rappelle de son côté dans son blog que François Hollande n'était pas le candidat des Marocains, que l'Elysée a donné de strictes consignes pour refuser tous les « pots de vin » venant du Makhzen et que les récentes déclarations de JM Ayrault à Alger avaient déjà fortement mécontenté le pouvoir marocain.
La grande prudence de notre diplomatie à l'égard du pouvoir marocain, qui l'a conduit au non respect de l'indépendance de la justice en dépit de ses déclarations d'intention, n'est-elle liée qu'à ce contexte particulier ? Notre diplomatie va-t-elle enfin pratiquer la cohérence, favoriser un processus politique au Sahara occidental en donnant aux Sahraouis des territoires occupés la possibilité de s'exprimer en toute sécurité ? Le Royaume Uni par la voix de son Ambassadeur à Alger, Martyn Roper, vient, de son côté de rappeler son attachement à l'autodétermination, de même le Ministre espagnol des Affaires étrangères.
L'Afrique aussi rentre davantage dans le jeu. Mohamed VI vient de faire une série de visites en Afrique sub-saharienne pour resserrer les liens politiques, faire des affaires et recueillir quelques déclarations en faveur de la marocanité du Sahara. Mais les Etats africains respectueux du droit et des Chartes ne sont pas inactifs. Ainsi le Nigéria qui présidera en avril le Conseil de sécurité, vient de déléguer dans les campements une Ministre d'Etat chargée de remettre l'aide humanitaire que la Première Dame nigérianne, Madame Patience Jonathan, a souhaité offrir aux femmes sahraouies.
Les associations des droits de l'homme sahraouies dans les territoires occupés préparent elles aussi ce rendez-vous d'avril, avec des rassemblements réguliers et des adresses à la Communauté internationale. Avec elles souhaitons, pour avril, pour le peuple sahraoui, un premier pas vers l'autodétermination et l'indépendance en commençant par la libération de tous les prisonniers politiques !

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com


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La Mauritanie retire ses derniers diplomates de Rabat

mohamed ould abdelaziz
Le président Mohamed Ould Abdelaziz (Photo DR)
Selon la très informée agence de presse mauritanienne Alakhbar, la Mauritanie retire tous ses diplomates accrédités à Rabat. C’est le président mauritanien en personne, Mohamed Ould Abdelaziz, qui a pris cette décision en nommant le chargé d’affaires au Maroc, Mohamed Ould Mokhal, à l’ambassade de Mauritanie au Mali.
Avec ce départ, l’ambassade de Mauritanie à Rabat est de ce fait quasiment fermée.
Selon Alakhbar, la réaction mauritanienne vient après des « déclarations faites sur la Mauritanie par le roi Mohamed VI lors de sa visite au Gabon ». Le confrère mauritanien n’en explique pas la teneur.
Il y a deux ans, le gouvernement mauritanien avait soupçonné et même accusé le Maroc d’avoir été derrière l’attentat du 13 octobre 2012 qui avait visé le président Mohamed Ould Abdelaziz.
Hospitalisé en France le président Ould Abdelaziz, avait alors refusé de recevoir l’envoyé spécial du roi Mohamed VI venu lui remettre une lettre de son homologue marocain.
Cette nouvelle crise diplomatique est la deuxième du Makhzen après celle avec la mère patrie France, qui n’en finit pas.
Citoyen
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 Lire aussi :http://www.aufaitmaroc.com/actualites/maroc/2014/3/10/premices-dune-crise-marocco-maurinatienne_218521.html?utm_source=daily_newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=aufait_newsletter#.Ux67a85E1YU

vendredi 28 février 2014

Chiche! Que cette crise débouche sur l'abolition de la torture ! Chiche !


De Ahrar Watani, 27/2/2014

"La foule est sortie pour dénoncer les propos de l'ambassadeur français à l'égard du Maroc !!!!" 

Comme quoi on n'a pas avancé; cette même foule qu'on a fait descendre pour accueillir le président français en grande  pompe...C'est dire le peu d'égards qu'ont nos gouvernants de nous. Ils nous prennent pour des "demeurés ...
A certains , nous disons que cette crise est bénéfique pour les Marocains.
Avez vous oublié que c'est à la suite de la sortie de "Notre ami le roi" et la tension qui a suivi qui a permis de faire avancer grandement les droits de l'homme ( Tazmamart rasé , Derb Moulay Chrif fermé, liberation des détenus dont Serfaty....)?
Donc si cette crise peut déboucher sur l'abolition de la torture et la fermeture du centre de détention de Témara Ain Aouda , alors chiche !

Crise franco-marocaine : le cas Hammouchi ne sera pas le dernier, tant que les services sécuritaires échappent au contrôle politique et judiciaire

Par Alif post
Par El Houssine Majdoubi 

Crise franco-marocaine : le cas Hammouchi ne sera pas le dernier, tant que les services sécuritaires échappent au contrôle politique et judiciair/El Houssine MajdoubiLe roi du Maroc Mohamed VI et le président français François Hollande Alifpost-Analyse/El Houssine Majdoubi - 26 فبراير، 2014 



 
Les relations franco-marocaines constituent un modèle de coopération entre deux pays de deux rives de la Méditerranée. Elles n’ont pas subi de secousses depuis le début des années 1990, suite à la publication du livre « Notre ami le roi » consacré à Hassan II.

  Cependant, cette harmonie diplomatique a subi une rupture ces derniers jours, suite à une soudaine crise provoquée d’abord par la volonté e la justice française d’interroger le directeur marocain des renseignements civils DST, Abdellatif Hammouchi, et exacerbée ensuite par les propos de l’ambassadeur  français à Washington, qui a comparé le Maroc à une « maitresse », selon ce qu’a déclaré à Paris jeudi dernier l’acteur espagnol Javier Bardem, lors d’une manifestation en faveur du Polisario.
Si le deuxième incident peut être rapidement dépassé, le premier constitue un véritable défi au Maroc et peut avoir des suites pénibles dans l’avenir.
La France a fourni un début de solution au deuxième problème, en démentant  que son ambassadeur ait rencontré le cinéaste espagnol pour parler de la situation au Sahara. Les propos humiliants seraient simplement donc imaginaires selon cette version.
 Cependant, il reste le vrai problème est la poursuite de directeur de la DST, Abdellatif Hammouchi devant les juridictions françaises sur fond d’accusations de torture, suite à trois plaintes de trois Marocains, Adil Mtalsi, Zakaria Moumni et Naâma Asfari, réputé proche du Polisario. Jeudi dernier, le parquet français a certainement essayé d’emmener par la force Hammouchi  devant un juge d’instruction, profitant  de son séjour à Paris pour participer à une sommet régionale  sur la sécurité (Maroc, France ; Espagne et le Portugale), ce qui explique la réaction du Maroc. En effet, la présence de sept policiers ne s’explique que par la volonté de l’amener par la force.
 Comment alors gérer cette nouvelle donne ? Va-t-on encore évoquer un complot de l’Algérie et du Polisario pour nuire aux relations franco-marocaines ? Est- il crédible de parler d’une volonté de perturber la visite du roi Mohammed VI en Afrique ? Ou bien s’agit-il d’une tentative de certains Marocains de s’adresser à ce qu’on appelle la justice universelle, puisque la justice de leur pays n’a pas le courage d’ouvrir le dossier épineux de la torture ?
 Concernant la première hypothèse, il est vrai que le Polisario œuvre depuis un moment pour essayer d’influencer l’arène politique française et réduire le soutien de Paris au Maroc dans le Sahara. Il a réussi à s’infiltrer en France au cours des journées de solidarité au cours de la semaine dernière, et l’acteur Bardem a réussi à provoquer, au moins partiellement, une crise entre le Maroc et la France. A ce niveau, la vrai question n’est pas celle de l’existence ou non d’un complot, mais la question fondamentale est : pourquoi la grosse machine marocaine de renseignements et la diplomatie marocaine n’ont pas réussi à contrer les efforts de l’Algérie et du Polisario en France ?
 Quant à la seconde hypothèse, elle ne tient pas la route, tout simplement, pour deux raisons. La première raison est que le Maroc ne peut en aucun cas rivaliser avec la France en matière d’influence en Afrique, la deuxième raison est l’indépendance de la justice française. Cette justice ne trouve aucun scrupule à juger l’ancien président Nicolas Sarkozy, comme il a jugé son prédécesseur, Jacques Chirac. Actuellement, cette justice interroge l’ancien directeur des renseignements français DST Bernard Squiarcini, ainsi que l’ancienne directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde. Quelqu’un a-t-il parlé de complot visant à nuire à l’image de la France ?
 Le véritable problème réside dans la justice marocaine et  les renseignements marocains. Auprès de l’opinion publique internationale, l’image sécuritaire et judiciaire du Maroc demeure très négative à cause de la grande corruption de l’appareil judiciaire et des violations répétées des droits de l’homme. Tous les rapports des organisations internationales comme Amnesty, Human Wrights Watch, et des organisations nationales crédibles comme l’Association marocaine des droits de l’homme, en plus des rapports des Nations Unies, ont confirmé des cas de torture et pointé du doigt le lieu de torture par excellence, le siège de la DST à Témara. Par ailleurs, des organes de renseignements occidentaux, en particulier ceux des Etats Unis et de la Grande Bretagne, ont reconnu avoir transféré des terroristes présumés pour être interrogés et torturés à Témara.
 Dans le même temps, une bonne partie de l’histoire des renseignements marocains est peu glorieuse. Ils se sont impliqués dans des enlèvements, des assassinats, des fabrications d’accusations contre les politiciens et des journalistes, sans parler de leur implication passée et actuelle dans des campagnes de dénigrement médiatique pour discréditer des militants, les journalistes et même un membre de la famille royale, prince Moulay Hicham.
 Les victimes qui ont recours aux tribunaux au Maroc pour réclamer justice et réparation des préjudices se sont trouvé face à une justice corrompue, selon des rapports nationaux et internationaux, qui préfère le silence et classe les plaintes sans suite     lorsqu’elles sont contre l’Etat marocain et essentiellement les renseignements.
Devant l’impasse, et pour contourner le silence de la justice marocaine, certaines victimes de torture s’adressent à la justice internationale, dans le cadre du nouveau concept de justice universelle, et qui consiste à poursuivre des responsables devant une justice d’un pays qui n’est pas le leur, surtout si la victime porte la nationalité de ce pays, en plus de celle de son pays d’origine.
Ce n’est pas la première fois qu’une plainte est déposée auprès d’un tribunal international contre des responsables marocains. Déjà, des plaintes contre des responsables sécuritaires avaient été portées par des anciens activistes sahraouis, et d’autres plaintes ont été portées contre certains hauts fonctionnaires, y compris l´ex ministre de l´intérieur Driss Basri à Bruxelles en 2000. L’épisode Hammouchi n’est donc pas isolé, et il ne sera probablement pas le dernier.
Même un pays influent comme Israël n’a pas été capable d’arrêter les poursuites internationales contre ses responsables. Sur un autre registre,  la justice espagnole examine la plainte de deux marocains contre l’ancien président américain George W. Bush. Ce n’est pas pour autant que ces deux citoyens visent à perturber les relations entre Madrid et Washington !
Au Maroc, il y a un point noir qui est le centre de détention et de torture de Témara, et il y a des organes de renseignements qui ne sont soumis ni à l’autorité judiciaire et encore moins au contrôle parlementaire. A un moment donné, et dans l’impunité totale, un de ces organes a transformé son siège en une grande prison pour recevoir des Marocains et des étrangers en vue de la torture. Les sécuritaires et les tortionnaires n’auraient jamais exercé leur tristes talents s’il n’y avait pas la complicité passive d’une justice aux ordres de certains magistrats qui ont vendu leur conscience et leur morale au diable.


Le directeur de la DST; Hamouchi
Le directeur de la DST; Hamouchi
Ainsi, le plus beau pays du monde est devenu un sous-traitant de la torture au niveau international. Pensait-il que ne viendrait jamais le jour où il faut payer le prix de ces errements, résultat d’un pouvoir absolu ?
Bien entendu, il peut y avoir des complots, mais le passif honteux exige un courage politique et une intransigeance judiciaire pour l’apurer.  Si les victimes présumées avaient trouvé l’équité au Maroc,  pourquoi elles se seraient adressées à des juridictions étrangères ? Combien de Français ont recours à la justice internationale contre leur  pays ? Aucun, parce qu’ils font confiance à la justice de leur pays.
La solution n’est pas si difficile pour éviter à l’avenir ce genre de crises pénibles. Il faut d’abord soumettre les services de renseignements au contrôle judiciaire et parlementaire, comme dans les pays démocratiques, et ne jamais hésiter à ouvrir une enquête, une vraie, chaque fois qu’il y a une présomption de torture.

Le Maroc suspend les accords judiciaires avec la France


Le Maroc suspend les accords judiciaires avec la France
  • Par : Telquel avec AFP, 26/2/2014

Le Maroc a annoncé ce mercredi 26 février  suspendre "l'exécution de tous les accords de coopération judiciaire avec la France", un nouveau développement dans la querelle diplomatique née de plaintes à Paris visant  Abdellatif Hammouchi.

Les tensions entre les deux pays semblaient s'apaiser. Mais il n'en est rien. "Il a été décidé de suspendre l'exécution de toutes les conventions de coopération judiciaire entre les deux pays, pour en évaluer l'impact et les actualiser dans le but de remédier aux dysfonctionnements qui les entachent", a affirmé le ministère de la Justice dans un communiqué cité par l'agence MAP.
 Il a également annoncé le "rappel du magistrat de liaison marocain en France en attendant des solutions garantissant le respect mutuel total des accords" bilatéraux. Pour justifier cette décision, le ministère marocain de la Justice évoque "l'apparition de nombreux dysfonctionnements et lacunes dans (les) conventions" entre Paris et Rabat. Il fait notamment référence à la descente de police effectuée jeudi dernier à la résidence de l'ambassadeur du Maroc en France, en lien avec les plaintes visant le patron de la DGST, Abdellatif Hammouchi, mais mentionne également d'autres griefs.

La justice française ne répond pas aux demandes d'éclaircissements 

Le magistrat de liaison marocain accrédité à Paris a effectué des "démarches" "en vue d'obtenir les éclaircissements nécessaires auprès des autorités judiciaires françaises" sur le "non-respect" de ces conventions, et ce "vainement durant trois jours", déplore le ministère. Cela "dénote un comportement que les autorités judiciaires marocaines n'ont jamais observé dans leur coopération avec leurs homologues françaises", poursuit-il, avant de fustiger des comportements constituant "une atteinte grave aux règles élémentaires de la coopération entre les deux pays". Les relations entre le Maroc et la France, deux proches alliés, connaissent un sérieux coup de froid depuis une semaine et le dépôt de plaintes à Paris par une ONG pour "torture" et "complicité de torture" contre Hammouchi.

La situation est grave : Le Maroc suspend les conventions judiciaires avec la France

Par demainonline, 26/2/2014

Maroc_France_Justice
● «Le Maroc décide de suspendre l’exécution de toutes les conventions de coopération judiciaire avec la France»
● Un communiqué du ministère de la Justice et des Libertés a ajouté qu’il a été également décidé de «rappeler le magistrat de liaison marocaine accréditée en France»
Le Maroc a annoncé, mercredi, la suspension de l’exécution de toutes les conventions de coopération judiciaire avec la France afin de «remédier aux dysfonctionnements qui les entachent».
Un communiqué du ministère de la Justice et des Libertés a ajouté qu’il a été également décidé de «rappeler le magistrat de liaison marocaine accréditée en France, en attendant de convenir de solutions adéquates garantissant le respect mutuel et total de la lettre et de l’esprit des conventions liant les deux pays».

Voici la traduction de ce communiqué :
«Le ministre de la justice et des Libertés,
S’étant assuré du non-respect des conventions de coopération judiciaire entre le Maroc et la France et suite à l’apparition de nombreux dysfonctionnements et lacunes dans ces conventions,
Considérant les démarches entreprises par le magistrat de liaison marocaine accréditée à Paris en vue d’obtenir les éclaircissements nécessaires auprès des autorités judiciaires françaises concernant ce sujet, trois jours durant vainement, ce qui dénote un comportement que les autorités judiciaires marocaines n’ont jamais observé dans leur coopération avec leurs homologues françaises,

Au regard du fait que sept éléments de la police française ont tenté de remettre une convocation judiciaire à un responsable marocain à la résidence de l’ambassadeur du Maroc à Paris, en violation des us diplomatiques et de manière provocatrice,

Considérant que ces comportements constituent une atteinte grave aux règles élémentaires de la coopération entre les deux pays et portent préjudice à l’esprit de cette coopération, voire même à la respectabilité et la crédibilité de la justice marocaine,

Il a été décidé de suspendre l’exécution de toutes les conventions de coopération judiciaire entre les deux pays, pour en évaluer l’impact et les actualiser dans le but de remédier aux dysfonctionnements qui les entachent, et de rappeler le magistrat de liaison marocaine accréditée en France, en attendant de convenir de solutions adéquates garantissant le respect mutuel et total des conventions liant les deux pays dans la lettre et l’esprit, de manière à préserver la souveraineté des deux Etats sur la base du principe de l’égalité qui doit présider à leurs relations».
MAP

samedi 9 novembre 2013

Algérie-Maroc, la crise : Ce qu’en pensent les Marocains

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Le journaliste Algérien Mehdi Bsikri près de la Mosquée d’Oujda, au Maroc.
Journaliste Algérien , Mehdi Bsikri était au Maroc au moment  de l’attaque du Consulat Algérien à Casablanca. Il y était pour couvrir une conférence sur les énergies du désert, qui a eu lieu à Skhirat, à 30 km de Rabat, du 29 au 30 octobre 2013. En déambulant dans les rues Marocaines, il a recueilli de nombreux témoignages. Il a accepté de les livrer au Blog Paroles d’Algériens, pour rappeler la fraternité « oubliée » qui unit les deux peuples. Récit.
 
Vendredi 1er novembre, jour sacré pour les Algériens: célébrant le 59ème anniversaire du déclenchement de la glorieuse guerre de Libération. Ce jour là, une « secte » connue pour son allégeance au palais royal, tient un rassemblement devant le consulat général d’Algérie à Casablanca. Un jeune mercenaire commet l’irréparable. Il pénètre dans l’enceinte diplomatique algérienne, sous le regard passif de policiers. Une vidéo, qui a fait le tour du monde, le montre grimper jusqu’à la terrasse du consulat pour arracher le drapeau algérien. 
 En Algérie, c’est la consternation. Au Maroc, c’est la condamnation populaire.

Condamnation !

La rue marocaine, dans son écrasante majorité, condamne l’acte du « voyou ».
La veille, un rassemblement avait également été organisé par un autre groupuscule devant l’ambassade d’Algérie à Rabat. Ils protestaient contre le contenu d’un discours du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, lu par son ministre de la justice, Tayeb Louh,  au Nigeria, demandant une commission d’enquête sur les droits humains au Sahara Occidental.
Hasard, pure coïncidence ou mektoub (destin)?
Nous étions au Maroc au moment des faits.

« Hchouma, aar kbir (honte, grande humiliation ».
Ces propos ne sont pas ceux d’un Algérien amoureux de son pays. C’est l’expression de regret d’Ali, 32 ans, ingénieur. Il est marocain. Il aime son pays. Il aime l’Algérie. Il aime l’Afrique du Nord. C’est un maghrébin convaincu. Il croit à la paix et au développement de la région.

Pour lui, « il n’y a pas de différence entre les deux pays, ni entre les deux peuples, ni entre les deux drapeaux ». C’est « kif kif », C’est « bhal bhal »( C’est la même chose).

« Moi, marocain de Rabat, Mohamed, cadre dans une entreprise gouvernementale, je présente mes excuses au peuple algérien frère. Je ne peux pas tolérer une action pareille. Le bandit qui a déchiré le drapeau algérien est un faux marocain. Un vrai marocain n’aurait jamais commis ce geste inadmissible. Les Algériens sont nos frères, l’Algérie comme le Maroc est notre pays », tonne notre interlocuteur, qui assure tenir des propos sincères.

Accueil chaleureux

Dans l’ancienne ville de Rabat, au niveau de la Souika, les venelles sont ambiantes et ne désengorgent pas. Si la discussion est abordée avec un commerçant, l’accent algérien du centre est tout de suite reconnu.

« Enta dziri (vous êtes algérien) », nous demande un vieil artisan, vendeur d’habits traditionnels à l’entrée Est de la médina. Une fois la nationalité algérienne confirmée, le ton change. « Marhba bikoum. Hada nhar mabrouk (soyez les bienvenus, c’est un jour béni), hadi darkoum (ici c’est votre maison) », lance l’artisan.
Nous avons senti ce chaleureux accueil dans tous les magasins, cafétéria, hôtels, taxi. « Akhay (frère dans le parler rbati), les Algériens sont nos frères. Il ne faut pas tomber dans le piège des politiciens des deux pays, qui au fond d’eux ne veulent pas régler les litiges parce qu’ils ont de gros intérêts, comme le trafic de carburants et de cannabis. En même temps, il ne faut pas oublier que des puissances extérieures ne veulent pas la paix totale entre le Maroc et l’Algérie. Pour eux, il n’est pas question de créer un ensemble homogène, efficace et solide en Afrique du Nord », observe Hamid, la quarantaine, cadre dans une entreprise privée.

Consternation

Nous avons effectué une visite éclair à Oujda, ville située à 20 km des frontières algériennes, à l’extrême Est du Maroc. Dans cette contrée, c’est également la consternation. Azouzi, 52 ans, est chauffeur de taxi. Il est en colère:

« Le voyou de la vidéo a porté atteinte au drapeau algérien pour lequel des millions de martyrs sont morts durant la guerre de Libération. A-t-il oublié que les combattants marocains et algériens s’échangeaient les armes, la logistique, les équipements pour lutter contre l’ennemi. Il y un véritable problèmes chez ces fouteurs de zizanies. Nous ne nous voulons pas partager les visions des deux pouvoirs. Les peuples marocain et algérien veulent autre chose. Ils veulent vivre en harmonie, dans l’amour et la prospérité », affirme-t-il avec passion. Et de poursuivre : « Vous êtes venus au Maroc en tant que journaliste algérien. Je ne vous considère pas ainsi. Pour moi, vous êtes mon fils, vous êtes mon frère, vous êtes le cousin. Je vous ouvre les portes de ma maison. Le Maroc est votre pays, et je suis sûr que l’Algérie est également le pays des Marocains ».
Samedi 2 novembre. Nous nous retrouvons à l’aéroport Mohamed V de Casablanca pour un vol à destination d’Alger. Avant d’atteindre la salle d’embarquement, les agents de la police des frontières, une fois notre passeport entre leurs mains, nous adresse un sourire. « C’est votre première fois au Maroc », nous interroge-t-il. Notre réponse est « non ».

L’agent poursuit : « Venez autant que vous voulez. Ne craignez rien. Vous êtes chez vous. Le Maroc est votre pays ».
Au final, la fraternité ne peut être détruite. Les peuples triompheront.

http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/11/05/crise-entre-lalgerie-et-le-maroc-ce-quen-pensent-les-marocains/

Réactions algériennes aux actes hostiles marocains

Après avoir fait visionner par des experts la vidéo montrant des manifestants marocains prendre d’assaut notre consulat à Casablanca, il apparait clairement qu’il ne s’agissait pas d’un "acte isolé" comme on voulait bien nous le faire admettre. 

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères algérien réfute cette thèse et évoque « une violation » flagrante de l’enceinte diplomatique algérienne au Maroc. Les éléments visuels de preuve, examinés « ne donnent pas de crédit à la thèse de l’acte isolé », avait souligné le porte parole de notre diplomatie dans une déclaration faite à l’APS. Il s’agit bel et bien de profanation de l’emblème national et d'une agression caractérisée de la souveraineté du territoire.
Les manifestants qui, ont pris le soin de filmer la scène puis de la diffuser pour le grand public ne cachent pas leur forfait : on pouvait les voir applaudir et les femmes pousser des youyous au moment ou l’individu, monté sur le fronton de l’édifice abritant notre consulat, s’acharnait sur la corde maintenant l’emblème national sur son mât. Et ce, sous le regard nullement inquiété des policiers en uniforme. De tels éléments ne prêtent nullement à l’acte isolé, ni à une quelconque motivation personnelle.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères n’a pas manqué de souligner le regret de l’Algérie devant de telles attitudes surtout qu’elles ont été suivies par d’autres rassemblements du même genre, « Nous regrettons la poursuite de la mobilisation de foules autour de notre ambassade à Rabat et de notre consulat à Oujda, car celle-ci est de nature à déboucher sur la répétition de ce genre de dérapages graves », a-t-il ajouté
Notons par ailleurs que le roi du Maroc s’est abstenu d’adresser le traditionnel message de vœux au président Bouteflika à l’occasion du 1er novembre. Un fait inédit dans les relations diplomatiques entre les deux pays et un message d’hostilité du royaume chérifien à l’égard de l’Algérie.

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 Drapeau algérien arraché au Maroc : l’Algérie veut être associée à l’enquête 

Par Hadjer Guenanfa, TSA, 3/11/2013 
Les autorités algériennes veulent être associées à l’enquête sur l’arrachage du drapeau algérien de son consulat à Casablanca, « pour déterminer les faits et s’assurer que les suites appropriées ont été engagées, à la suite de cet incident particulièrement grave », a indiqué, ce dimanche 3 novembre, le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. 

Ce dimanche, l’ambassadeur du Maroc en Algérie a été convoqué au siège du ministère des AE. Il lui a été rappelé la demande « pressante » d’« explications circonstanciées sur la violation inacceptable des locaux consulaires algériens à Casablanca et la profanation impardonnable de l’emblème national, le jour même de la célébration du déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre », ajoute le communiqué.
« Il a été rappelé à l’Ambassadeur que l’Algérie n’accorde pas de crédit à la thèse de l’"incident isolé" et encore moins au "fait divers" », ajoute la même source. Celle-ci explique baser cette conclusion sur une « analyse rigoureuse des éléments visuels de preuve, entourant le double forfait, perpétré par un individu faisant partie d’un groupe de manifestants hostiles à l’Algérie et à ses hauts responsables ».

S’il a exprimé les regrets de son gouvernement et a précisé que le ministre marocain des Affaires étrangères s’était entretenu avec l’ambassadeur d’Algérie à Rabat le jour même et a "condamné cet acte inadmissible", l’ambassadeur marocain n’a pas présenté des excuses officielles.  « Le ministère des Affaires étrangères, qui souligne toute la responsabilité du gouvernement marocain dans la création du climat de tension et d’escalade qui prévaut actuellement, réaffirme la nécessité d’une prise de position claire et sans équivoque de sa part quant à l’impératif du respect des symboles de l’État algérien en toutes circonstances », conclut le ministère des AE.

vendredi 1 novembre 2013

Maroc/Algérie : Alger maintient son ambassadeur à Rabat

 Par Mohammed Jaabouk, yabiladi, 31.10.2013 
 Alger souhaite un dénouement rapide à la crise diplomatique avec Rabat. Elle vient juste de répondre à la décision du royaume de rappeler son ambassadeur en maintenant le sien.

Après des heures d’attentes, enfin une réaction officielle algérienne au rappel de Rabat de son ambassadeur à Alger. Vers quatorze heures, GMT, l’APS publie un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Cette décision injustifiée constitue une escalade malencontreuse qui s’appuie sur des motifs fallacieux et attentatoires à la souveraineté de l’Algérie, dont les positions de principe sur les questions régionales et internationales ne sont susceptibles d’aucune remise en cause sous l’effet d’interférences étrangères », indique la même source.

Le département de Ramtane Lamamra estime que la teneur du message du président Abdelaziz Bouteflika à la réunion des partisans du Polisario ne constitue guère une nouveauté. Le texte explique qu’il s’agit là d’une « position de principe de l’Algérie sur le nécessaire parachèvement de la décolonisation du Sahara occidental (qui) n’a jamais varié et le discours prononcé à Abuja par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, ne fait que rappeler la constance de cette position qui est non seulement connue mais largement soutenue par l’Union africaine, le Parlement européen, ainsi que par de nombreux autres acteurs internationaux ».

Alger maintient son ambassadeur à Rabat
Bien entendu le communiqué a évité d’aborder la demande de Bouteflika à l’ONU d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Mais si le royaume a décidé, hier, de rappeler son ambassadeur au voisin de l’Est, « l’Algérie, en ce qui la concerne, maintient en place l’ensemble de ses missions diplomatiques et consulaires dans le royaume du Maroc, ainsi que les chefs desdites missions qui poursuivent normalement leurs activités », annonce le ministère des Affaire étrangères. Un signe d’apaisement à l’adresse des autorités marocaines.
Alger, conclut le texte, « forme le ferme espoir que cet épisode malheureux dans le cours des relations algéro-marocaines pourra être contenu dans sa juste dimension et être rapidement dépassé ». Les voies pour la reprise du dialogue ne sont donc pas totalement rompues. 
Réunion au ministère des Affaires étrangères
Suite au rappel de l’ambassadeur du Maroc à Alger, les dirigeants des partis politiques marocains ont été convoqués à une réunion, aujourd'hui, au ministère des Affaires étrangères, révèle EFE. Le secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat, a indiqué que cette réunion aurait lieu ce jeudi. Celui-ci a tenu à préciser que les critiques étaient dirigées vers le régime algérien et non le peuple algérien.

vendredi 20 janvier 2012

France « Il faut redonner de l’espoir aux paysans » (+ VIDEO)

Par A.Ca.Confédération paysanne, 12/1/2012

« Nous sortons de plusieurs années de crises profondes. Nous devons être en mesure de redonner de l'espoir et des perspectives aux paysans », a déclaré Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne, mercredi soir devant la presse.

Dans l'attente de l'élection présidentielle (avril-mai 2012) et, à plus longue échéance, des élections aux chambres d'agriculture (janvier 2013), la Confédération paysanne a fait le point sur les grandes thématiques de l'année à venir. Un document intitulé « 10 mesures pour être et devenir paysan » reprend ainsi les grandes orientations du syndicat en matière de prix (fixer un prix minimal selon les coûts de production...), de foncier (privilégier l'usage alimentaire de la terre par rapport à l'usage énergétique, fixer des critères de superficie maximale pour l'octroi des aides publiques...) ou encore d'installation (réviser la DJA, privilégier l'attribution d'une dotation de carrière plus conséquente...). Ce document servira de base aux discussions entre le syndicat et les principaux partis en lice pour la présidentielle.

La Confédération paysanne a par ailleurs rappelé son travail de lobbying pour « une Pac solidaire, qui assure un revenu aux paysans », avec notamment une distribution des aides selon des critères d'emploi et d'environnement. Il prône également un soutien aux « petites fermes » (moins de 50.000 € de chiffre d'affaires) sous forme de subventions d'au moins 5.000 €/UTH, cumulables avec les autres aides. Pour Philippe Collin, « la compétitivité des entreprises agricoles doit s'apprécier en matière sociale et environnementale ».

Parmi les autres grands combats de la Confédération paysanne en 2012 : la TVA sociale, « antisociale et injuste », selon Philippe Collin, ou encore la levée du moratoire sur le maïs Mon 810 et ses « conséquences désastreuses » sur l'apiculture. S'agissant des certificats d'obtention végétale (COV), le syndicat en appelle à la résistance des producteurs : « Ne payez pas, on vous défendra », assure-t-il.

Enfin, sur le lait : « Nous militons pour une organisation horizontale des producteurs, plus que de manière verticale, avec une OP par collecteur, comme ce qui se passe aujourd'hui, a indiqué Gérard Durand, en charge de l'élevage. Car, dans ces conditions, quel sera le pouvoir de négociation des producteurs sur les prix et les volumes ? »