Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Fondation Kennedy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fondation Kennedy. Afficher tous les articles

samedi 26 mars 2016

Sahara Occidental: le Maroc a dépensé 3,1 M$ en 2014 dans le lobbying pour améliorer son image


jeudi, 24 mars 2016 13:09

La présidente de la Fondation Kennedy, Kerry kennedy La présidente de la Fondation Kennedy, Kerry kennedy Photo-APS-Archives 
WASHINGTON - Le Maroc a dépensé 3,1 millions de dollars aux Etats-Unis en 2014 pour des opérations de lobbying visant à améliorer son image ternie par les violations quotidiennes des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés, a indiqué mercredi à Washington la présidente de la Fondation Kennedy, Kerry kennedy.

Au cours d’une audition organisée par la Commission Tom Lantos des droits de l’homme au Congrès américain sur le Sahara Occidental, Mme Kennedy a déclaré que ‘‘contrairement aux obstacles qu’il dresse aux enquêtes sur les droits de l'homme, le Maroc a agressivement dépensé rien qu’aux  Etats-Unis 3,1 millions de dollars en 2014 dans le lobbying et les relations publiques’‘.
En parallèle, les autorités marocaines empêchent toujours les défenseurs des droits de l’homme au niveau local de recenser les dépassements. Ces derniers considèrent qu’il est presque ‘‘impossible d’enquêter dans les territoires occupés par crainte de représailles’‘.
Durant les deux dernières années, le centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l’homme a recensé 56 arrestations arbitraires, 50 cas d'abus commis contre des prisonniers politiques, 84 violations des droits politiques et 31 autres cas de restriction à la liberté de mouvement, a poursuivi Mme kennedy.

Le Maroc a  considérablement restreint les droits économiques, sociaux et culturels des Sahraouis, a -t-elle dit devant cette commission, en relevant que la Minurso est la seule mission de maintien de la paix de l’ONU qui n’est pas dotée d’un mandat pour la surveillance des droits de l'homme.
Revenant sur la position américaine à l’égard du conflit au Sahara Occidental, Mme Kennedy a relevé que le projet de résolution présenté en 2013 par Suzanne Rice, l’ancienne représentante américaine auprès de l’ONU, pour élargir le mandat de la Minurso à la supervision des droits de l’Homme a été torpillée par le Maroc et ses alliés aux Conseil de sécurité.
Mais depuis cette date, ‘‘les Etats-Unis n’ont fait que prolonger le mandat (...) de cette mission’‘, a-t-elle regretté.
La présidente de RFK Center a lancé un appel à son pays pour financer la Minurso suite à la décision de Rabat d’arrêter les fonds alloués à cette mission.
‘‘Nous sommes convaincus qu’il est dans l’intérêt des Etats-Unis de soutenir les droits du peuple sahraoui y compris son droit à l’autodétermination’‘, a-t-elle affirmé.
Intervenant au cours de cette audition, l’ancien représentant du secrétaire général de l’ONU au Sahara Occidental, Franchesco Bastagli, a expliqué que le Sahara Occidental ‘‘représentait un processus de décolonisation qui a mal tourné’‘, en incitant la communauté internationale à prendre ses responsabilités à l’égard de cette question.
‘‘La négligence n’est plus une option politique. Les membres du Conseil de sécurité doivent  s’engager fortement et avoir le sens de l’urgence’‘, a enchaîné M. Bastagli en préconisant une reprise des négociations entre le Front Polisario et le Maroc sans conditions préalables.
M. Bastagli qui a répondu à plusieurs questions de la Commission sur le statut du Sahara Occidental, a précisé que l’ONU devrait fixer un délai aux négociations et établir des alternatives en cas d’échec des pourparlers.
De son cote, Erik Hagen, président de l’observatoire pour la protection des ressources naturelles au Sahara Occidental est revenu sur l’exploitation illégale des richesses de ces territoires en se basant sur l’avis juridique émis en 2002 par l’ONU qui a conclu que toute exploration ou exploitation de ces ressources doit se faire dans le strict respect de la volonté des Sahraouis et en conformité avec leurs intérêts.
Hagen s’est basé également dans ses arguments sur l’accord de libre-échange conclu entre les Etats-Unis et le Maroc qui exclut le Sahara Occidental de son champ d’application.
Les Sahraouis, a-t-on rappelé, ne bénéficient actuellement ni des revenus de leurs richesses pillés par l'occupant marocain ni des emplois générés par ces activités économiques illégales sur les territoires occupés au Sahara occidental.

samedi 26 avril 2014

La fondation Kennedy interpelle le Conseil de sécurité de l’ONU


A la une International
 
 Surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés
Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
Par Aniss Z., El Watan, 26/4/2014
 
 Mme Kerry Kennedy, présidente de l’ONG américaine Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme.
zoom | © D. R.
Mme Kerry Kennedy, présidente de l’ONG américaine...

Durant la période allant de l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité, le 25 avril 2013, et le 18 mars 2014, la répression par le Maroc des manifestations pacifiques a touché 912 personnes dans les territoires sahraouis occupés.

La présidente de l’ONG américaine Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme (RFKennedy Center), Mme Kerry Kennedy, a exhorté une nouvelle fois le Conseil de sécurité de l’ONU à recommander, dans sa prochaine résolution sur le Sahara occidental, l’introduction du mécanisme de surveillance des droits de l’homme au sein de la Minurso.
 Dans une nouvelle lettre adressée jeudi à l’ensemble des membres du Conseil de sécurité, Mme Kennedy a affirmé que les rapports périodiques sur le Sahara occidental établis par l’ONG qu’elle préside indiquent que le Maroc «continue, jusqu’à ce jour, à violer systématiquement les droits fondamentaux du peuple sahraoui, alors que seul un mécanisme de surveillance permanent et indépendant pourrait garantir la responsabilisation pour ces violations».
Cette lettre de Mme Kennedy a été adressée au Conseil de sécurité qui se réunira le 29 avril en cours pour voter un projet de résolution sur le Sahara occidental dont le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum (Minurso) devra être prorogé jusqu’au 30 avril 2015. Regrettant que ce projet de résolution ne prévoit pas de mécanisme de surveillance des droits de l’homme du peuple sahraoui, Mme Kennedy a, alors, demandé à cet organe de décision de l’ONU de modifier ce projet de document en y incluant un tel mécanisme, rappelant que la Minurso est la seule mission onusienne de maintien de la paix qui demeure privée de la prérogative de surveillance des droits de l’homme.

Déficit de soutien du Conseil de sécurité
En effet, a-t-elle expliqué dans sa lettre, la mise en place du mécanisme de surveillance des droits de l’homme «est la meilleure façon de s’assurer que les droits du peuple sahraoui soient protégés tandis que les deux parties au conflit continueront de chercher une solution politique» à la question sahraouie. Par ailleurs, Mme Kennedy a avancé que s’il n’y a pas suffisamment de soutien par certains membres du Conseil de sécurité à un mandat de surveillance des droits de l’homme au sein de la Minurso, il est impératif toutefois que la résolution contienne des termes qui reflètent l’inquiétude croissante de la communauté internationale concernant les violations de ces droits au Sahara occidental, et qu’elle prévoie, en outre, un mécanisme de suivi et d’établissement de rapports sur les droits de l’homme d’une manière continue.
Pas loin que ce jeudi, le Conseil des ministres sahraoui a une nouvelle fois condamné la recrudescence de la répression à l’encontre des civils à Al Ayoun, Smara, Dakhla, Boujdour et autres villes. Il a, en outre, condamné, lors d’une réunion présidée par le président sahraoui, secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, la campagne d’«expulsion systématique» menée par les autorités marocaines contre de nombreux observateurs internationaux indépendants en leur interdisant l’accès aux territoires occupés, a rapporté l’agence de presse sahraouie SPS.
Saluant la «persévérance des femmes à organiser la conférence internationale de solidarité dans la capitale d’El Ayoun occupée en dépit du blocus», le Conseil des ministres a mis en garde contre les «politiques d’escalade dangereuses» adoptées par «l’occupant marocain et cautionnées par le souverain marocain qui s’est rendu à la ville occupée de Dakhla au moment où le Conseil de sécurité examinait le rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental».  Rappelant la situation «dramatique» des détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines, le Conseil des ministres a évoqué la campagne nationale et internationale pour leur libération.

Le droit international bafoué
Malgré la résolution adoptée par le Conseil de sécurité en avril 2013 qui a appelé à l’amélioration de la situation des droits de l’homme des Sahraouis et à la mise en place des «mesures indépendantes et crédibles» garantissant le plein respect de ces droits, le Maroc a, rappelle-t-on, continué de violer massivement les droits de l’homme. Rien que durant la période allant entre l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité, le 25 avril 2013, jusqu’au 18 mars 2014, la répression des manifestations pacifiques a touché 912 personnes (458 femmes, 399 hommes, 28 enfants et 27 handicapés). Cette période a recensé également 52 enlèvements dont des femmes et des enfants, qui ont été tabassés et/ou torturés avant d’être relâchés, tandis que des attaques et agressions ont été commises contre les défenseurs sahraouis des droits de l’homme et des blogueurs sahraouis alors que 197 maisons ont été saccagées. Quant aux poursuites judiciaires, elles ont concerné 108 prisonniers politiques sahraouis durant cette même période.
A ce propos, des responsables d’ONG sahraouies préviennent que l’aggravation de la précarité des conditions de vie et la situation alarmante des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental «vont nourrir l’émergence, chez les civils sahraouis, d’un sentiment non seulement de perte de confiance mais aussi de désespoir pouvant être, à l’avenir, un catalyseur d’une riposte violente de leur part pouvant déstabiliser la paix dans le nord-ouest africain».
Il est à rappeler que dans son rapport adressé au Conseil de sécurité il y a une quinzaine de jours, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a tenu lui aussi à relever la nécessité d’une «surveillance durable, indépendante et impartiale des droits de l’homme» du peuple sahraoui. C’est bien la première fois qu’un responsable de l’ONU s’implique autant dans le dossier sahraoui. M. Ban a également affirmé que le dossier du Sahara occidental est un problème de décolonisation en figurant dans la liste des territoires non autonomes depuis 1963 et que les efforts entrepris par l’ONU grâce à son envoyé personnel pour le Sahara occidental, à son représentant spécial et à la Minurso resteront «extrêmement utiles jusqu’à l’instauration du statut définitif» des territoires sahraouis occupés par le Maroc.

Les membres du Conseil de sécurité, à leur tête la France et les Etats-Unis, s’opposeront-ils encore cette fois à une avancée du dossier allant dans les sens du respect du droit international ? 
Dans tous les cas, la composante du Conseil de sécurité porte l’entière responsabilité des malheurs et des souffrances du peuple sahraoui.
 

lundi 15 avril 2013

L’appel à l’aide des Sahraouis entendu à l’ONU. Ban Ki-moon épingle le Maroc


A la une International
Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
Zine Cherfaoui, El Watan, 15/4/2013

                     © D. R.

Suite aux appels véhéments lancés par les organisations internationales de défense des droits de l’homme et à la forte recommandation faite en février dernier par le rapporteur spécial sur la torture, Juan E. Mendez, stipulant que les territoires sahraouis occupés par le Maroc depuis 1975 doivent bénéficier d’«un mécanisme robuste de surveillance des droits de l’homme», l’ONU semble s’être enfin décidée à prendre ses responsabilités afin d’éviter aux Sahraouis de nouveaux drames.

C’est ce qui ressort globalement du dernier rapport du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, consacré au conflit sahraoui rendu public ce week-end sur le site de l’organisation. Elaboré sur la base des visites nombreuses effectuées ces derniers mois dans la région par Christopher Rosso, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, ce document, devant être présenté le 22 avril au Conseil de sécurité, épingle le Maroc sur de nombreux points et particulièrement sur la question des droits de l’homme qui font l’objet d’une violation «constante» et «systématique» dans les territoires sahraouis occupés. Il signale, par ailleurs, le caractère inopérant des ONG locales de défense des droits humains.
Ce constat effrayant a persuadé Ban Ki-moon d’insister sur le besoin «urgent» d’une «(…)surveillance indépendante, impartiale, complète et constante de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps (…)» Pour le secrétaire général de l’ONU, la mise en place d’un tel mécanisme devient même «plus que jamais une nécessité́ primordiale» puisque les violations des droits de l’homme n’ont apparemment pas cessé.

L’ONU change de ton et de méthode
Allusion faite aux manœuvres déployées par Rabat durant toute l’année 2012 pour empêcher  Christopher Ross de mener à bien sa mission et contourner les résolutions du Conseil de sécurité se rapportant au conflit, Ban Ki-moon a, par ailleurs, dénoncé le fait que «les difficultés rencontrées au cours de la période considérée par le rapport ont continué d’entraver les progrès vers une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».
A ce propos, plusieurs spécialistes du dossier soulignent qu’aucun secrétaire général de l’ONU n’a, ces dernières années, tancé aussi fortement le Maroc que Ban Ki-moon. Il est vrai que le royaume du Maroc a régulièrement été critiqué sur la gestion des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés. Mais la France, son protecteur au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, s’est à chaque fois opposée à toute résolution le condamnant. Pourtant, les violations des droits de l’homme et les exactions contre les sympathisants sahraouis, dont le seul crime est de refuser l’occupation, y ont toujours été systématiques. Celles-ci avaient, rappelle-t-on, atteint une nouvelle fois leur paroxysme en novembre 2010 lors des manifestations pour l’autodétermination de Gdim Izik.

Washington révise sa position
Cette fois, le Maroc n’aura pu vendre les «performances» timorées et hypothétiques de son Conseil national des droits de l’homme (CNDH) pour faire barrage à cette nouvelle tendance qui se dégage au sien du Conseil de sécurité de l’ONU en faveur de la mise en place d’un mécanisme indépendant pour la surveillance des droits humains. Les tentatives du Maroc de jouer la confusion en invoquant l’instabilité qui sévit au niveau du Sahel pour déposséder les Sahraouis de leur droit à l’autodétermination ne semblent par ailleurs pas être suivies même si la situation d’instabilité au Sahel est une source réelle de préoccupation pour le Conseil de sécurité et pour les pays de la région.
Rabat panique à la seule idée de perdre le contrôle de la situation dans les territoires sahraouis. Pour tenter de faire obstruction au paragraphe sur la surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental consigné dans le rapport de Ban Ki-moon, le makhzen a envoyé Youssef Amrani, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, convaincre les pays d’Amérique latine membres du Conseil de sécurité (Argentine, Guatemala où le Maroc ouvre même une ambassade pour la circonstance) de ne pas appuyer l’inclusion du monitoring des droits de l’homme.
En prévision de la prochaine réunion du Conseil de sécurité à New York, Nasser Bourita, le secrétaire général du ministère marocain des Affaires étrangères, est parti, quant à lui, sillonner l’Asie. Sa mission ? Tenter également d’obtenir le soutien de l’Azerbaidjan, du Pakistan, de la République de Corée, de la Chine... Mais il est peu probable que tous ces pays, acquis de longue date à la cause sahraouie, changent de camp.

La fondation Robert Kennedy, le cauchemar de Rabat
Le Maroc devra-t-il et pourra-t-il encore compter sur la France ou sur d’autres alliés occidentaux pour se tirer d’affaire ? «Pas si sûr», font savoir des diplomates d’un pays occidental en poste à Alger. Ce qui inquiète le plus Rabat est que justement les positions des puissances occidentales sur le Sahara occidental ont évolué. C’est le cas, par exemple, de celle des Américains qui a subi un recentrage depuis le départ d’Hillary Clinton, personnalité connue pour son tropisme marocain. L’arrivée de John Kerry au département d’Etat s’est ainsi accompagnée d’une nouvelle «approche».
L’important lobbying en faveur des Sahraouis de la fondation Robert Kennedy (Robert F. Kennedy Center for Justice and Human Rights) est certainement aussi pour quelque chose dans ce changement de politique.
Sa présidente, Kerry Kennedy, a d’ailleurs effectué l’année dernière une visite mouvementée dans les territoires sahraouis occupés que les autorités marocaines n’oublieront pas de si tôt. Particulièrement active, cette fondation très respectée aux Etats-Unis a aussi envoyé des pétitions à Barack Obama et à Ban Ki-moon afin de les sensibiliser sur les drames du peuple sahraoui. Et cela semble avoir été payant. Ainsi, contrairement aux fois précédentes où la partie était jouée pratiquement d’avance, rien n’est donc acquis pour le moment pour le Maroc.

Le combat au sein du Conseil de sécurité devrait même se poursuivre jusqu’à la dernière minute, surtout qu’après avoir recadré leurs positions respectives, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne s’emploieraient actuellement à convaincre la France de lâcher du lest sur cette question des droits de l’homme. C’est la raison pour laquelle le Maroc est aujourd’hui plus que jamais aux abois.
--------------------------------------------------------------------------

Pression onusienne sur Rabat


Kamel Zaïdi, 12 avr, 2013 

Le document, de 27 pages, dont nous nous sommes procurés une copie, évoque les manifestations pacifiques du peuple sahraoui, violemment réprimées par les forces d’occupation marocaine, mais aussi les procès iniques, les tortures et les détentions arbitraires de militants dont le grand tort et de continuer à revendiquer l’indépendance de leur pays. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU n’a guère été tendre avec le Maroc colonialiste dans son dernier rapport relatif au Sahara occidental. Celui-ci, en effet, ne laisse pas de réitérer la nécessité de tenir un référendum d’autodétermination, ce qui bat en brèche la proposition marocaine basée sur la «large autonomie», officiellement soutenue par la France, en dépit du fait qu’elle soit contraire au droit international.
Le rappport, en outre, relève que «dans le territoire, des manifestations généralement pacifiques ont eu lieu périodiquement à Laâyoune et dans d’autres localités importantes. Il s’agissait le plus souvent de petites manifestations organisées à l’improviste, qui étaient rapidement dispersées par les forces de sécurité marocaines ». Or, lit-on encore, « le Frente Popular para la Liberación de Saguía el-Hamra y de Río de Oro (Front Polisario) a fait état de l’emploi de la force disproportionnée à certaines occasions ». Il faut dire que des vidéos, des photos et des rapports accablants, existent, pour prouver que les forces d’occupation n’hésitent à s’en prendre à tout le monde, y compris les femmes.
Le rapport ajoute, toujours à propos du même sujet, que « dans certains cas, les manifestants attiraient l’attention sur des aspects de l’exploitation des ressources naturelles de la région qu’ils jugeaient contraires au droit international. Dans d’autres, ils exprimaient leurs préoccupations concernant la prestation des services sociaux. Et d’enchaîner pour dire qu’ « en octobre 2012,
11 Sahraouis, dont quatre femmes, sont entrés dans la base d’opérations de la Minurso à Smara, à l’ouest du mur de sable, pour exiger une augmentation de l’assistance sociale. Quelques heures plus tard, le groupe a été persuadé de quitter le complexe après que les autorités ont promis d’examiner leur demande. Cinq membres du même groupe sont revenus pendant la visite de mon Envoyé personnel en mars 2013, et ont demandé à le rencontrer. Là encore, ils ont été persuadés de quitter les lieux.
Mais le plus important c’est que « d’autres manifestations visaient à exprimer un appui à l’autodétermination ou la solidarité avec les Sahraouis arrêtés après les événements de Gdeim Izik de novembre 2010 et les incidents de Laâyoune de septembre 2011 ».
Mais le plus important reste à venir. Après l’échec du plan de large autonomie du Sahara, c’est le refus marocain d’élargissement du mandat de la Minurso au respect des droits de l’homme qui risque d’être lui aussi réduit à néant. Que l’on en juge : « la question des droits de l’homme était au centre des visites effectuées par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme pendant la période considérée. En août 2012, une délégation du Robert F. Kennedy Centre for Justice and Human Rights s’est rendue au Sahara occidental et dans les camps près de Tindouf. Ses membres ont rencontré des représentants de la Minurso, des organisations marocaines et sahraouies de défense des droits de l’homme et de la société civile, ainsi que les autorités marocaines et celles du Front Polisario. En septembre 2012, des membres du Leadership Council for Human Rights se sont également rendus dans le territoire et ont rencontré des interlocuteurs locaux et mon Représentant spécial… »
L’ONU devrait en effet imposer au Maroc un mécanisme spécial relatif à ce sujet.
Et en finissant d’enfoncer le clou, Ban Ki moon revient sur le camouflet diplomatique reçu par le Maroc à propos de son retrait de confiance à Christopher Ross : « la période allant de mars 2012 à mars 2013 a été marquée par une pause de quatre mois dans le processus de médiation et par de graves troubles dans la région du Sahel et au-delà. Cette pause dans les négociations, due au fait que le Maroc a retiré sa confiance à mon Envoyé personnel en mai 2012, a pris fin le 25 août à l’issue d’une conversation téléphonique que j’ai eue avec le Roi Mohamed VI, au cours de laquelle j’ai précisé les mandats de mon Envoyé personnel et de la Minurso. Après avoir eu plusieurs contacts bilatéraux avec les parties et les États voisins à New York, mon Envoyé personnel a repris ses activités de médiation en se rendant dans la région en octobre et novembre 2012, effectuant ainsi sa première visite au Sahara occidental. Il s’est également rendu dans les capitales des États membres du Groupe des Amis du Sahara occidental (Madrid, Moscou, Londres,  Paris et Washington), ainsi que de l’Allemagne et de la Suisse, du 28 janvier au 15 février 2013 pour mobiliser un appui international en vue de trouver une nouvelle formule pour faire avancer les négociations et surmonter l’impasse actuelle ».
Signalons pour finir que « dans les camps de réfugiés près de Tindouf, le secrétaire général du Front Polisario a exprimé sa profonde exaspération face à l’incapacité de l’Organisation d’organiser un référendum sur l’autodétermination. En ce qui concerne la situation au Mali, il a souligné que le Front Polisario est fermement opposé aux activités des groupes terroristes et criminels et que celui-ci avait pris des mesures pour empêcher tout recrutement dans les camps ».
  http://lecourrier-dalgerie.com/pression-onusienne-sur-rabat/

jeudi 25 octobre 2012

Appel : Le 28 Octobre 2012, Journée Mondiale contre l’arbitraire, l’injustice et la torture au Maroc

Nous demandons :
1 – La libération des prisonniers politiques, d’opinion et de conscience au Maroc.
2 – La condamnation des coupables d’exactions en application du principe de l’absence d’impunité.
3 – La réparation des préjudices et la réinsertion sociale des victimes.
4 – Une vaste refonte de la loi anti-terrorisme en conformité avec les droits de l’homme et toutes les garanties juridiques dans son application.
5 – Le respect par le Maroc de ses obligations internationales en matière de droits de l’homme.
Rassemblement devant l’ambassade du Maroc
29, rue Saint Michel à 1040 Etterbeek (Bruxelles)
Dimanche 28 octobre de 14h00 à 16h00

URL Source :http://www.freeali.eu/2012/10/17/torture-la-cooperation-judiciaire-avec-le-maroc-ne-peut-plus-continuer/
 ---------------------------------------------------------------------
EN BELGIQUE AUSSI 
 Appel lancé par le MRE international
   Rachida Belliraj,  Il y a 33 minutes, à proximité de Gand, Oost-Vlaanderen
  Pour Ali Aarrass, pour Hicham Bouhali Zriouil, pour Abdel kader Belliraj, pour les dizaines d'autres Belgo-Marocains dans les prisons marocaines..

28 octobre 2012 : 
Journée Mondiale contre l’arbitraire, l’injustice et la torture au Maroc

Rassemblement devant l’ambassade du Maroc
29, rue Saint Michel à 1040 Etterbeek (Bruxelles)
de 14h00 à 16h00

Nous demandons :

1 – La libération des prisonniers politiques, d’opinion et de conscience au Maroc.
2 – La condamnation des coupables d’exactions en application du principe de l’absence d’impunité.
3 – La réparation des préjudices et la réinsertion sociale des victimes.
4 – Une vaste refonte de la loi anti-terrorisme en conformité avec les droits de l’homme et toutes les garanties juridiques dans son application.
5 – Le respect par le Maroc de ses obligations internationales en matière de droits de l’homme.

Signataires :

Amnesty International (Italie)
le parti Egalité (Belgique)
Prisoners’ Family & Friends association
Forum Dignité
ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture, France)
Observatoire amazigh des Droits et Libertés (OADL)
Comité commun de défense des détenus islamistes
Free Ali Aarrass
Ahmed Benseddik
Free Hicham Bouhali Zriouil
Libérez Abdelkader Belliraj
Différents collectifs défendant des détenus au Maroc
Collectif anti-impérialiste Coup Pour Coup 31 (Toulouse – France)
Cageprisoners (UK)
Justice Morocco (UK)

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Wadaa Derkaoui et Aziz Enhaili ont partagé la photo de حركة 20 فبراير الدار البيضاء - mouvement 20 Février Casa‎.

-------------------------------------------------------------------------------------------


Le Maroc utilise des techniques de torture sur son propre sol et contre des opposants impliqués dans le conflit au Sahara occidental, a affirmé, mardi 23 octobre, le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture. « Il y a de nombreuses preuves d'une utilisation excessive de la force », a  déclaré à la presse Juan Mendez,  après avoir présenté son rapport au Conseil de sécurité, selon des propos rapportés par l’agence AFP.

« Chaque fois qu'il est question de sécurité nationale, il y a une tendance à utiliser la torture dans les interrogatoires. Il est difficile de dire si c'est très répandu ou si c'est systématique, mais cela arrive assez souvent pour que le gouvernement marocain ne puisse l'ignorer », a ajouté M. Mendez. Ce dernier s'était rendu au Maroc sur invitation du gouvernement. Le Conseil de sécurité débat actuellement de la nécessité pour la mission de l'ONU dans la région de disposer non d'un mandat pour enquêter sur des violations des droits de l'Homme.
Juan Mendez a toutefois souligné avoir constaté des signes de changement. « Le Maroc développe une culture de respect des droits de l'Homme qui est un bon point de départ en vue de l'élimination de la torture dans un futur proche. Mais le pays est loin de pouvoir affirmer qu'il a éliminé la torture », a‑t‑il dit.
Ces accusations viennent s’ajouter à celles formulées, début septembre, par la Fondation Robert Kennedy. Sa présidente, Kerry Kennedy, après un séjour dans les territoires sahraouis, a accusé Rabat de violer les droits de l’Homme. « L'omniprésence des forces de sécurité, les violations du droit à la vie, à la liberté, à l'intégrité physique, à la liberté d'expression, de réunion et d'association crée un climat de terreur et d'intimidation en violation de la loi et du respect des droits humains », a‑t‑elle noté dans son rapport.
 
www.tsa-algerie.com/.../l-onu-accuse-le-maroc-d-utiliser-des-t...
-------------------------------------------------------------



Par Me Christophe Marchand, demainonline, 3/10/2012


Le Maroc condamné par la cour européenne des droits de l’homme pour la pratique systématique de la torture .

Torture au Maroc : Communiqué de presse du cabinet JUSCOGENS

Par un arrêt rendu ce 25 septembre 2012, la cour européenne des droits de l’homme a condamné fermement la pratique systématique de la torture au Maroc.
Au delà des images charmantes que l’on a du Royaume du Maroc, pays de vacances idylliques, la réalité de la torture systématique a été dévoilée par la cour européenne des droits de l’homme.
A l’occasion d’un arrêt EL HASKI c/ BELGIQUE, la cour européenne est arrivée à une conclusion accablante contre le Maroc. Après une analyse fouillée des informations données par des rapports d’instances de  l’Organisation des Nations-Unies et d’organisations non-gouvernementale de défense de droits de l’homme (Fédération Internationale des Droits de l’Homme, Human Rights Watch et Amnesty International), la plus haute instance judiciaire européenne a considéré qu’il existe une pratique systématique de la torture au Maroc, et que le système judiciaire (juges et procureurs), en refusant de voir le problème et de juger les tortionnaires, se rendent complices des actes de barbarie commises à grande échelle au Royaume Chérifien du Maroc.
La cour considère ainsi:
“la torture est un fléau exceptionnellement grave en raison, d’une part, de sa barbarie et d’autre part de son effet corrupteur sur le processus pénal, qu’elle est pratiquée en secret, souvent par des interrogateurs expérimentés qui savent parfaitement comment ne pas laisser de traces visibles sur leur victime et que, bien trop souvent, ceux-là même qui sont chargés de garantir l’absence de torture – juges, procureurs, médecins – se font les complices de sa dissimulation. Elle a retenu que dans un système de justice pénale où les tribunaux sont indépendants du pouvoir exécutif, où les affaires sont jugées de manière impartiale et où les allégations de torture font l’objet d’investigations sérieuses, il serait concevable que l’on exige d’un accusé qu’il démontre par des preuves solides que les éléments à charge présentés contre lui ont été obtenus par la torture ; en revanche, dans un système pénal complice des pratiques même qu’il est censé empêcher, un tel niveau de preuve est totalement inapproprié” (Cour Européenne des Droits de l’Homme, EL HASKI c/ BELGIQUE,  25 septembre 2012, § 86).
Et:“ La Cour considère pour sa part que, dès lors que ces déclarations émanaient de suspects interrogés au Maroc dans le cadre des enquêtes et procédures consécutives aux attentats de Casablanca du 16 mai 2003, les rapports susmentionnés établissaient l’existence d’un « risque réel » qu’elles aient été obtenues au moyen de traitements contraires à l’article 3 de la Convention. Il en ressort en effet que des mauvais traitements aux fins d’aveux ont été largement pratiqués à l’encontre de ces suspects.“ (Cour Européenne des Droits de l’Homme, EL HASKI c/ BELGIQUE,  25 septembre 2012, § 98).
Au delà de la dénonciation sans équivoque de la pratique marocaine de torture (viols systématique en utilisant une bouteille, brûlures de cigarettes, chocs électriques, pendaison par les pieds et les mains, bastonnades…), la décision européenne a pour conséquence que la coopération judiciaire avec le Maroc ne peut plus continuer.
Le Maroc a trahi la confiance mutuelle qui régit cette coopération et tous les États européens doivent maintenant revoir leur manière de travailler avec le Maroc, particulièrement dans la lutte anti-terroriste.
Il est à noter que Juan MENDEZ, Rapporteur Spécial des Nations-Unies contre la Torture, était au Maroc la semaine passée, et que le 22 septembre 2012, à l’occasion d’une conférence de presse donnée à Rabat, il à sévèrement critiqué les autorités marocaines pour cette pratique systématique de la torture et la complicité du système judiciaire marocain, laissant impunis les auteurs de ces crimes terribles. Le Rapporteur Spécial a également encouragé le Maroc à continuer d’améliorer la situation des droits de l’homme.
Gageons que le Maroc entendra enfin ces critiques et mettra en œuvre les moyens nécessaires afin que cette pratique cesse, que les bourreaux soient punis, et que les aveux obtenus sous la torture ne soient plus utilisés comme preuve en justice, au Maroc ou dans d’autres pays.
-------------------------------------

خواطرالمناضل سمير برادلي من داخل ســجــــن الظــلـــم والاســتــبـــ
ـــداد عكـــــــــــــــاشــــــــة
*** تذكر يا صديقي الجلاد ***
تذكر يا صديقي الجلاد، عندما خطفتني في مسيرة الكرامة لحركة 20 فبراير المجيدة اليوم الثاني من رمضان لم تحترم حتى شعائر المسلمين.
تذكر يا صديقي الجلاد، جيدا وأنت تعذبني في سيارتك وكنتم انذاك 6 اشخاص تتلذذون في ضربي حتى أغمي علي .
تذكر يا صديقي الجلاد، أنك أذخلتني الى مخفرك معصب العيينين وأنت تعلم جيدا اني لست مجرما انما انا مغربي حر.
تذكر يا صديقي الجلاد ،وانت تطردني وتصفني بالمخنث اوكال رمضان وقد خطفتني في اليوم الثاني من رمضان فهل انت صائم حقا؟ 
تذكر يا صديقي الجلاد، عندما أغمي عليا للمرة الثانية وقمت بضربي ورفسي عَلِيَّ استيقظ مخاطبا إياي "هذي ماشي ديالك اسمير".
تذكر، دمائي التي سالت في بهو مخفرك ولم ترحم ضعفي ولا عجزي.
تذكر، أني لم أترجع عن رفع شعار عاش الشعب عاش الشعب هذا ما أترى غضبك مرة أخرى وكررت فعلتك.
كنت أقرأ القرأن العظيم وكان مصدر قوتي.
تذكر، ياصديقي الجلاد عندما قمت بتعصيب عيناي للمرة الثانية وانت تحقق معي وكأني مجرما او راعٍ غش رعيته.
تذكر، وانت تسألني عن إنتمائي السياسي وانت تعلم أني شاب مغربي إنتمائي وحبي لوطني اكبر إنتماء ومشروع وبرنامج انتمائي الكرامة ، الحرية ،والعدالة الاجتماعية.
تذكر، وانت تسألني عن شباب الحركة من يكونون ومنهم اصدقائك وانت تعلم ان شباب وشابات حركة 20 فبراير كلهم أصديقائي وأحبابي ولولهم ماكنت فديتهم بنفسي .
تذكر، انك لم تسعف جرحي وإصابتي في رأسي حتى يوم الغد،وانك رافقتني الى المستشفى وأمرت الطبيب وبهذه العبارة "دير ليه بطدين"وجرحي كان غائرا.
تذكر، يا صديقي الجلاد انك أرغمتني على إمضاء المحضر المفبرك تحت وابل من التهديد والوعيد وتجاهلت طلبي في حضور المحامي للدفاع عني وهو حق مشروع ٌفي دستور.
تذكر، اني حضرت المحكمة وكنت أعرف جيدا طبيعة محاكمتي من عنوانها مسرحية مرت على ذهني في فصول يونس ومعاذ والهينوسي وماأكثرهم في البلاد.....
تذكر ياصديقي ،كنت أشتاق للمحكمة ليس لمعرفة النطق بالحكم بل لرؤية أصدقائي ومن أحبهم.
تذكر يا صديقي الجلاد ،أني نمت 60 يوما أمام المرحاض رغم مرضي.
تذكر يا صديقي الجلاد، انك لن ولم تمسح من ذاكرتي أيام قد قضيتها مع اصدقائي في النضال .
أتذكر شباب وشابات كبارا وصغارا يحملون لافتات مطالبين بمغرب افضل.
ويحك، ألا تتذكر يوم الحساب اليوم الذي لا ينفعك فيه نظامك الدكتاتوري ولا يغني عنك من الله شيء وويل لقاضي الأرض من قاضي السماء . 
تذكر ياصديقي الجلاد ،أنك ستقرب لله قربانا يوم العيد( هذي الا تقبلت منك ) وانا قربت اضحيتي فدأ لشعبي.
تذكر، وأنت تأكل ماطاب لك من الطعام بينما أنا مضرب عن الأكل وشراب.
لاتنسى انه رغم هذا كله فزت عليك نعم فزت عليك فأنا طيب القلب ومحبوب أما أنت فأعتبرك شخص عديم الإنسانية وعندما يفقد الشخص إنسانيته يصبح ... لكم الاختيار

سمير برادلي من المركب السجني عكاشة.
-----------------------------------------------------------