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lundi 28 décembre 2015

Les taupes de la DGED marocaines recrutées par l'ambassadeur Omar Hilale


De l'argent marocain pour corrompre l'ONU

Les taupes de la DGED marocaines recrutées par l'ambassadeur Omar Hilale
Mercredi matin, un diplomate auprès de la mission marocaine à l’ONU quitte les salons VIP d’Air France, escorté par une hôtesse, pour embarquer à bord d’un vol pour New York. 
Alors que deux téléphones portables tombent de sa sacoche, restée ouverte, il s’aperçoit que 20.000 euros ont disparu. Le diplomate refait alors le chemin en sens inverse, espérant retrouver son argent. En vain. Il signale la perte et embarque à bord de l’avion, alors que la PAF (Police aux frontières) commence son enquête. 

La réponse sera trouvée grâce à la vidéo-surveillance, qui a filmé un employé ramassant l’argent par terre, dans un couloir de l’aéroport.

Bien sûr les services de sécurité ont parlé de l'affaire à la presse pour éviter que d'autres employés fassent la même erreur. L'histoire a été très commenté dans la toile. Certains expriment leur étonnement de voir qu'un diplomate peut se « balader » avec une somme de 20.000 euros alors que, d'après la loi de la France, il est tenu de déclarer à l'entrée comme à la sortie du territoire toute somme supérieure à 10.000.

D'autres, avec un air burlesque se demandent si les « diplomates marocains n'ont pas de cartes de crédit ? » pour être obligés à porter des grosses sommes dans leurs valises.

Un autre exprime une remarque très pertinente. « A part dans le banditisme, je ne connais aucune raison de détenir 20000 euros en liquide », dit-il. Il ne croyait pas si bien dire, parce que cet argent va tomber entre les mains de l'ambassadeur du Maroc à l'ONU, Omar Hilale, un diplomate qui a prouvé de l'excellence en matière de bakchich ; surtout avec les fonctionnaires onusiens. 

Lorsqu'il représentait son pays en Suisse, Omar Hilale a pu recruter des gros poissons dans les instituions onusiennes. Au Haut Commissariat des NU pour les Droits de l'homme, il a mis dans sa poche ni plus ni moins que le directeur des opérations sur le terrain, le suédois Anders Kompass. Des faits connus grâce à des documents du ministère marocain des affaires étrangères révélés par le mystérieux hacker Chris Coleman. 

Il semble que Kompass, que Hilale appelait « mon ami » dans ses notes, avait des relations très intimes avec l'ambassadeur marocain. Il lui passait de l'information confidentielle sur les activités de l'ONU liée à la question du Sahara Occidental et il a réussi à avorter le projet onusien d'élargir les compétences de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) pour lui permettre de rapporter sur les violations des droits de l'homme au Sahara Occidental. 

Un autre gros poisson qui travaillait à la solde de Hilale était le pakistanais Athar Sultan Khan, Directeur du cabinet de M. Antonio Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés.

mercredi 29 octobre 2014

Chris Coleman, le hacker qui fait trembler le Makhzen


hacker
Depuis quelques semaines un internaute se dissimulant sous l’identité de chris_coleman24 noie Twitter (https://twitter.com/chris_coleman24) d’une foule de documents sensibles, de l’administration marocaine,  portant sur les trois dernières années.  Les câbles concernent notamment Ahmed Charai, patron de média marocain, impliqué dans des opérations de lobbying en Europe et aux Etats-Unis, au profit de la marocanité du Sahara. D’autres appartiennent au Ministère des affaires étrangères. Et depuis le 27 octobre, ce sont des documents de l’administration de la défense nationale ou de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation (DGED) qui se retrouvent sur la place publique. La plupart des courriers de notre diplomatie, concernent l’affaire du Sahara, alors que ceux de la défense portent sur le projet de création d’une usine de munitions au Maroc.

Les fuites dévoilent la stratégie de lobbying marocain et laissent apparaître des versements portant sur des centaines de milliers de dollars, au profit d’un certain nombre de personnalités, dont Ahmed Charai, le Think Tank républicain, Center for the National Interest, Richard Miniter, journaliste au New-York Post et d’autres. Les correspondances de la diplomatie marocaine, donnent même à penser que le Maroc aurait réussi à corrompre Navanethem Pilay, la Haut commissaire aux droits de l’homme à l’ONU ou son administration.
On ignore pour le moment, l’identité exacte du ou des responsables de ces fuites et leurs véritables motivations, mais le fait que les documents portent principalement sur la question du Sahara, donne à penser qu’il pourrait s’agir d’un sympathisant de la cause indépendantiste. Le principal intéressé se présentant lui-même, comme membre du Polisario. On ignore également si l’intéressé aurait piraté le système informatique des départements en question ou s’il s’agit d’un fonctionnaire, agissant pour le compte de tiers, ce qui relèverait de l’espionnage.
Plusieurs pistes s’offrent également aux enquêteurs. Elles vont de la simple négligence à la piste crapuleuse impliquant un informaticien, en passant par une attaque des services de  renseignements de l’Algérie opposée au Maroc dans la question du Sahara et avec lequel les relations se sont brutalement détériorées, ces derniers jours, après l’érection par le Maroc, d’un mur à la frontière algéro-marocaine fermée depuis août 1994, date de l’attentat du café l’Argana à Marrakech que les marocains imputent aux renseignements algériens. Le 18 octobre dernier, le tir d’un militaire algérien avait grièvement blessé un ressortissant marocain, faisant grimper un peu plus la tension qui prévaut entre les deux voisins.
La piste française est également prise très au sérieux. Les relations entre les deux pays sont allées de Charybde en Scylla, après la tentative infructueuse de la justice française d’interroger Abdellatif Hammouchi, patron de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire, (DGST) pour des faits de torture, lors de son bref séjour parisien, en février 2014. Les deux pays n’ont cessé, depuis lors, d’échanger les mesures coercitives. Le Maroc gelant sa coopération judiciaire avec l’Hexagone et ce dernier marginalisant notre pays, lors du sommet sur ​​le terrorisme, avant de le placer dans sa liste des pays menacés de terrorisme et d’inviter les touristes français à éviter de s’y rendre.
A cette heure, pas plus le gouvernement Benkirane, dépassé, comme de coutume, par les affaires dites de souveraineté nationale, que le Palais, principal acteur de la diplomatie et des armées, ne communiquent sur ces fuites dont on ne connaît pas encore l’ampleur et qui promettent d’avoir une suite. Le Palais qui semble pour le moment, épargné, s’inquiète des développements de cette affaire qui ne pouvait plus mal tomber, au moment où Christopher Ross doit remettre au Conseil de sécurité, sa copie sur le Sahara, sur fond de blocage de sa mission par les autorités marocaines.
Les heures qui viennent promettent de nouvelles révélations qui pourraient toucher d’autres sites sensibles tels que le ministère de l’intérieur ou le Palais royal. A moins que d’ici là, les services de sécurité marocains ne mettent le grappin sur celui qu’on surnomme déjà le « Snowden marocain ».

samedi 28 juin 2014

Après sa convocation par les services secrets marocains, l’ambassadeur de France Charles Fries s’exécute

Par Ali Lmrabet, Demain, 24/6/2014

Charles FriesAprès sa convocation par Mohamed Yassine Mansouri, le patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), l’ambassadeur de France a Rabat, Charles Fries, a été obligé de s’exécuter et de commettre comme un vulgaire journaliste aux ordres un article dans L’Economiste.
Gageons que cet « article » a été sûrement visé, et peut-être même remanié par Mansouri avant publication.
Parce que personne ne comprend que l’ambassadeur d’une grande puissance comme la France, ou d’un quelconque Etat qui se considère souverain, puisse accepter d’être convoqué comme un chaouch par le chef des services secrets d’une autocratie « orientale » et non pas par le ministre des Affaires étrangères qui est son interlocuteur direct et obligé.
Dans son papier paru chez les bourgeois francophones de L’Economiste, l’ambassadeur Fries taxe de « grave incident » la visite inopinée de Mustapha Adib au général Bennani, alors que la vidéo publiée par Demain nous montre plutôt une tranquille conversation entre l’ex-capitaine et la famille du général.
Le fonctionnaire français évoque également des « injures, propos diffamatoires et menaces proférées à l’encontre du Général Bennani ». Or, encore une fois, la vidéo écarte toute hypothèse d’altercation ou d’injures proférées contre le général. Ce qui n’est pas, il est vrai, le cas du texte remis par Adib avec l’orchidée.
Et encore, ce texte comporte certes des propos manifestement diffamatoires, mais il n’y a aucune « menace ». Et puis, Adib pensait que son texte était dirigé à un moribond et non pas à quelqu’un qui n’est pas dans une salle de réanimation comme des informations savamment distillées nous ont fait croire.
Charles Fries s’extasie que les autorités françaises aient placé Adib en garde à vue et menace ces « quelques individus qui veulent porter atteinte à la relation franco-marocaine ». On voit bien là que ce qui s’est passé en Tunisie a été vite oublié et que la Françafrique dénoncée par les socialistes est de retour. 
Depuis quand on place quelqu’un en garde à vue, en le privant de sa liberté, pour un petit mot manuscrit qui ne devrait pas être rendu public ? Et de qui parle M. Fries quand il évoque ces « quelques individus qui veulent porter atteinte à la relation franco-marocaine » ? Adib était seul à l’hôpital. 
Charles Fries parle-t-il des victimes de la torture qui ont porté plainte contre le patron de la DST, Abdellatif Hammouchi, et qui se trouvent être tous des citoyens français ?
On aimerait bien que l’ambassadeur français nous écrive, mais cette fois-ci tout seul, un article où il expliciterait ses propos.
Heureusement que la vidéo où on voit Adib converser aimablement avec la belle-fille du général est là, qu’il existe encore des juges indépendants en France et que les militants, les vrais, ne se laissent pas facilement intimider et qu’ils ne craignent pas les menaces du représentant d’un Etat dirigé par un gouvernement et un président, qui sont eux véritablement moribonds. Politiquement parlant. 
C’est un illustre compatriote de l’ambassadeur Fries qui a déclaré un jour : « J’ai fait le sacrifice de ma vie à la vérité, à la liberté, à la patrie (…) je recevrai presque comme un bienfait, une mort ». Ce monsieur s’appelait Robespierre.
Mais peut-être que l’ambassadeur Fries, qui a fait sa carrière sous les lambris dorés de la République en servant François Hollande, ne comprend pas le sens de cette proclame.
Ali Lmrabet
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=32511

samedi 3 mai 2014

La facture à payer pour oser critiquer l´échec des services secrets marocains la DST et la DGED au Sahara

Par Alifpost - 28 أبريل، 2014

La facture à payer pour oser critiquer l´échec des services secrets marocains  la DST et la DGED au Sahara
les directeurs des services secrets la DST et la DGED  
 
Le site www.alifpost.com a publié il y a quelques jours un article sur l’échec des services secrets marocains DST et la DGED dans la défense du dossier du Sahara. La réaction n’a pas tardé, non pas sous la forme d’arguments et contre arguments, mais sous la forme d’articles diffamatoires qui attaquent l’honneur et reflètent le niveau vil et misérable de leur auteurs anonymes.
Notre analyse s’est basée sur des données objectives pour poser la question clé : Pourquoi le nombre des partisans du Front Polisario augmente au Sahara, et pourquoi ce mouvement arrive à gagner la sympathie des grands pays au point que le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, lui est devenu favorable ?
Certains individus qui ne semblent pas   apprécier ce débat, se sont précipités pour publier un article à la signature anonyme (absence de courage), dans un blog du site français Mediapart, et qui attaque gratuitement notre honneur. Jusqu’à un passé récent, les services secrets marocains se distinguaient par l’usage de ces méthodes ignobles, et nous ne savons si pas les mêmes procédés sont encore en vigueur. Sans vouloir accuser personne, nous rappelons juste un passé pas si lointain et dont les rémanences ont la peau dure.
Des médias marocains zélés ont traduit en arabe ce blog et, pour leurrer les lecteurs, ont présenté leur œuvre comme un travail d’enquête réalisé par le site Mediapart lui-même. Ces monuments de l’intelligence et de la ruse veulent nous faire avaler que ce journal digital qui a réussi à faire en sorte que l’ancien président français Nicolas Sarkozy soit trainé devant les tribunaux, va se mobiliser pour éplucher la modeste biographie d’un journaliste marocain ordinaire et d´autres actives des droits de l´homme.
Ainsi, nous avons été tous diffamés et insultés et notre journal alifpost offensé, pour ses articles transparents. Pourtant, notre nom ne figure pas parmi la liste des prétendus corrompus de Wikileaks qui empocheraient des commissions de 20 pour cent des couts des projets. De même, notre mère n’a jamais reçu un agrément de transport par autocar, comme un célèbre haut responsable sécuritaire qui a profité de sa position pour quémander pour sa chère maman un agrément de transport entre Fès et Oujda.
 Comme tout le monde, nous pouvons subir un préjudice psychologique provisoire lorsque la dignité et l’honneur de notre famille sont souillés, en particulier lorsque mêmes les défunts ne sont pas épargnés. Mais ce qui nous fait mal c’est que ces individus, au lieu de défendre la patrie, cumulent les échecs face au Polisario et gaspillent le temps et l’énergie pour assouvir une petite vengeance éphémère et dont les vils instruments sont le reflet de l’état d’esprit de ses commanditaires.
Nous leur disons: Montrez-nous vos exploits face aux percées diplomatiques du Front Polisario!

jeudi 2 janvier 2014

Les camps des réfugiés sahraouis sont infiltrés par la DGED marocaine pour mener des activités subversives contre les Sahraouis et le Polisario


Les services d'espionnage marocains, la DGED, sont connus pour être très efficaces et actifs en Europe. Deux sujets principaux mobilisent les espions du Maroc : la question du Sahara Occidental et l'intégrisme islamique. 
La DGED a réussi, en 1990, à infiltrer le ministère des affaires étrangères espagnol. Son agent lui a transmis un rapport confidentiel sur le contenu d'une rencontre entre le ministre des Affaires Etrangères de l'époque, Francisco Fernandez Ordoñez et un responsable du Front Polisario.
Selon Mondial Nieuws, en Belgique, le 8 juillet 2008, le patron de la Sûreté belge Alain Winants demanda à Mohamed Yassine Mansouri, chef de la DGED, de rappeler trois agents marocains repérés en Belgique. "Cette mesure n'était pas liée à l'affaire Belliraj. Dans le passé, il y a déjà eu des problèmes répétées avec les agents de la DGED. Ils avaient par exemple organisé une manifestation devant l’ambassade d’Algérie à Bruxelles", déclare Alan Winants. "Les allégations de la Sûreté belge étaient tellement graves que la DGED a non seulement rappelé les trois agents démasqués mais a également décidé de fermer carrément sa représentation en rappelant tous ses agents", a ajouté la même source.
En 2008, les services secrets marocains ont réussi à recruter Redouane Lemhaouli, 42 ans, un policier hollandais d'origine marocaine qui avait accès à la base de données du Ministère de l'Intérieur des Pays Bas qu'il transmettait aux officiers de renseignement exerçant à l'ambassade marocaine sous couverture diplomatique. 
Au mois de juin 2010, l'ex-policier sahraoui Mustapha Salma Sidi Mouloud se rend dans la ville occupée de Smara où se trouve son père. Mustapha appartient à la même tribu que le transfuge Omar Hadrami. Celui a été désigné par Rabat comme chef du budget alloué aux subventions appelées communement "cartilla", une aide destinée aux plus démunis. Hadrami mise sur deux axes pour attirer ses proies : le tribalisme et les 2000 Dirhams mensuels. Mustapha est vite contacté par Hadrami. Ils passeront trois mois ensemble à Rabat pour préparer l'opération du retour de Mustafa en Algérie pour louer les "bienfaits" de la proposition marocaine d'autonomie. Deux mois avant son retour, les médias marocains vont relayer son histoire. Le coup médiatique est réussi, mais inefficace parce que Mustafa, après avoir embrassé les thèses marocaines, n'a plus le droit de revendiquer le statut de réfugié en Algérie. 
Le succès médiatique du recrutement de Mustafa Salma Sidi Mouloud a encouragé les services secrets marocains à redoubler leurs opérations dans les camps des réfugiés sahraouis de Tindouf. Dans ce but, les Marocains ne rechignent pas sur les moyens. Selon le site Bladi, se basant sur des informations rapportées par le journal libanais Addiyar, le budget de la DGED avoisine un milliard de dollars par an
Un mois après le feuilleton de Mustafa, deux coopérants espagnols et une italienne sont kidnappés de Rabouni, siège des principales administrations de la RASD. Al-Qaida nie toute implication dans cette opération. Une semaine après, un mystérieux mouvement revendique l’enlèvement. Il se fait appeler Mouvement pour l'Unicité et le Jihad dans l'Afrique de l'Ouest (MUJAO). Les conséquences sont néfastes pour les Sahraouis. Ils sont accusés de complicité avec les kidnappeurs. Pire encore, l'Espagne décide d'évacuer ses coopérants des camps des réfugiés. Les soupçons des Sahraouis sont vite portés sur les services secrets marocains. En plus, le MUJAO, au lieu de diriger ses opérations vers les pays de l'Afrique de l'Ouest, il ne vise que le Polisario et l'Algérie. Celle-ci est visée en tant que principal allié des Sahraouis et pour saper sa position de partenaire numéro 1 des USA dans la lutte anti-terroriste au Sahel contre Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).
L'activité souterraine de la DGED continue dans les pays voisins dont la position compte dans la recherche d'une solution au conflit sahraoui-marocain. En janvier 2011, deux Marocains amazighs sont arrêtés par l’agence libyenne de sûreté extérieure. Ils exécutaient un plan concocté par la DGED et le Mossad dans le but "de briser l’unité territoriale de Algérie, la Libye et la Tunisie".
A Nouakchott, un agent qui agit sous couvert de correspondant de la MAP en Mauritanie, Abdelhafid El Bakkali, a été sommé, en décembre 2011, de quitter le territoire mauritanien dans un délai de 24 heures à cause de son activité visant, entre autres, à dénigrer le Polisario et l'Algérie dans les médias mauritaniens. Pire encore, certaines sources accusent les services marocains d'être derrière la tentative d'assassinat du président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz.
En mai 2013, le Centre national d’intelligence espagnol (CNI) a ordonné l’expulsion de Nour-Eddine Ziani, un Marocain accusé d’être un "agent" de la et de mettre en danger la sécurité de l’Etat à cause de ses "relations" avec l’islamisme radical.
Dans la ville algérienne de Tindouf, des ressortissants algériens, certains d'origine sahraouie, ont été recrutés pour mener des activités subversives dans les camps des réfugiés sahraouis et un vaste trafic de cannabis est organisé en vue d'accuser le mouvement sahraoui de "collusion avec le trafic de drogue et les organisations terroristes". Des officiers de l'armée marocaine installés dans le mur de défense marocain et à Zouérate vont fournir la drogue aux trafiquants.
Dans les camps, d'autres agents vont attiser le feu de la rébellion contre la direction du Front Polisario. La dernière en date, une manifestation devant le siège de la présidence sahraouie contre les mesures prises par le Front Polisario pour combattre la contrebande de carburants.

samedi 30 novembre 2013

Le Makhzen et ses journalistes



Ali Lmrabet, 28/11/2013
Un de mes amis m’a appelé l’autre jour pour me signaler le décès de quelqu’un. Cet appel m’a étonné. Pourquoi devrais-je connaître cette nouvelle ? Je ne suis pas une société de pompes funèbres, on n’a pas de section nécrologique à Demain et je ne me réjouis pas particulièrement de la mort d’autrui. « C’est un responsable de la MAP », a insisté mon ami. J’ai alors pensé à Khalil Hachimi Idrissi, le directeur général de la MAP.
Le premier aboyeur du Makhzen, a-t-il passé l’arme à gauche ?, me suis-je demandé. Mais non, a répliqué mon ami. Celui-là, même le Chitane n’en voudrait pas, a-t-il ajouté. Pour s’attirer les bonnes grâces du diable, Hachimi serait capable de lui offrir ses services contre le bon dieu. Et vice versa. Mais sa mort non plus n’est pas un motif de réjouissance.

Mais qui est le mort ?, ai-je lâché, impatient.
C’est Mansour Madani, répondit-il. Première réaction : connais pas ! Mais si !, a insisté mon ami. J’allais lui redire que je ne connaissais vraiment pas ce monsieur, Allah irehmou !, quand je me suis soudain rappelé. Et tout d’un coup, des souvenirs ont submergé mon cerveau. Oui, bien sûr…
Et oui, comme le temps passe, dixit Robert Brasillach.
Mansour Madani a fait partie de ce « commando » de la MAP qui m’a collé une plainte en Espagne, en 2005, pour « atteinte à l’honneur », formule juridique espagnole pour désigner la « diffamation ». Avec son autre collègue du bureau de la MAP à Madrid, Saïd Idda Hassan, ils m’avaient poursuivi pour les avoir « diffamé » dans un article que j’avais écrit dans le quotidien El Mundo en 2005. Dans ce papier, j’assurais que la MAP était une dépendance de la DGED (Direction générale des études et de la documentation) et j’avais expliqué aux lecteurs espagnols  que durant leur labeur d’information les agents de cette officine rédigeaient deux dépêches, la première étant publique et ayant vocation à être diffusée sur le fil, et la seconde ayant d’autre finalité, plus discrète. Cette dernière s’appelle une NI (Note d’information), et elle est destinée aux hautes sphères de l’Etat ainsi qu’aux services secrets marocains.
Dans la NI, l’agencier raconte fidèlement tout ce qu’il a vu et entendu autour de lui. Sans aucune forme de censure ou d’autocensure, en sachant que ses dires ne seront jamais diffusés. En somme un travail assez éloigné de notre noble métier.
Pour avoir révélé cette vérité première, le Makhzen s’est mis en branle contre moi, utilisant, comme à la bonne époque de Driss Basri, la machine de l’Etat, la presse aux ordres, multipliant les communiqués de répudiation et les télégrammes de dénonciation. Une affaire d’Etat en somme.
A l’époque, face à ce déferlement, j’avais appelé l’un des membres de ce « commando » à Madrid, Saïd Ida Hassan, que je connaissais vaguement, pour lui demander des explications. Pour lui dire aussi deux choses. Premièrement, ni lui ni Mansour Madani n’étaient visés par mon article, et deuxièmement celui qui était le mieux placé pour déposer plainte contre moi était l’ancien directeur du bureau de la MAP à Madrid, Mohamed Boundi, puisque eux, Saïd Ida Hassan et Mansour Madani, étaient arrivés en Espagne après les fais relatés dans mon article.
M. Boundi a toujours été d’une correction exquise avec moi. Quand je prononçais une conférence en Espagne, il venait prendre des notes, assis souvent dans la première rangée de l’assistance, sans se cacher et sans jouer aux gros bras, comme commencera à faire plus tard Ida Hassan. Il n’applaudissait jamais mes interventions, mais à la fin de chaque conférence il passait pour me saluer, sans rien ajouter. Boundi était un professionnel de l’information, sans haine,  joie ou état d’âme. Il faisait froidement son boulot sans s’attirer les faveurs ou les défaveurs de quiconque.
Mais revenons à la conversation téléphonique avec Ida Hassan. Après lui avoir rappelé le refus de son prédécesseur, Boundi, de porter plainte contre moi, je lui ai conseillé, à lui et à Mansour Madani, de ne pas se laisser manipuler par leurs chefs à Rabat. Je me rappelle lui avoir dit quelque chose du genre : « Ne vous lancez pas dans cette harira, cela ne vous concerne pas. Dans cette arène, il n’y a que le Makhzen et moi « .

Mohamed Khabachi (Photo Map)
Mohamed Khabachi (Photo Map)
police…, pardon, du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), à hurler partout que son honneur et sa dignité avaient été bafoués, qu’il irait « jusqu’au bout », jurant, alors que personne ne le lui avait demandé, que les autorités marocaines n’étaient pas derrière cette plainte. Ben voyons ! 

En fait, je le saurais rapidement, c’est Mohamed Khabachi, le directeur général de la MAP de l’époque, qui a poussé Saïd Ida Hassan et Mansour Madani dans cette aventure judiciaire. Je l’ai su parce que Khabachi, qui s‘est depuis recyclé chez les flics du ministère de l’intérieur, a donné une longue interview au quotidien Aujourd’hui le Makhzen, dirigé alors par l’actuel patron de la MAP, Khalil Hachimi Idrissi, et dans laquelle il s’en prenait vivement à moi.
Un fait rarissime dans les annales de la presse au Maroc, puisque jamais de mémoire de journaliste, le patron de cette agence de désinformation n’était sorti de son cocon pour dire autre chose que glorifier le régime, chanter ses réalisations et ses hommes.
Entretemps, avec la complicité du SNPM et de son éternel dirigeant, Younes Mjahed, une campagne médiatique parfaitement orchestrée fut lancée contre moi, déformant les décisions des tribunaux espagnols (selon la MAP et ses affidés, comme ce cybertorchon du Makhzen, Bladi.net, je perdais mes procès alors que je les gagnais…), et poussant le bouchon jusqu’à s’en prendre à ma famille qui n’avait rien à voir dans cette histoire.
Je me rappelle un appel indigné du directeur d’Al Assahifa Al Ousbouiya, Mohamed Hafid, m’annonçant qu’une dépêche de la MAP, généreusement distribuée au Maroc, s’en prenait à mon épouse.
Et j’en passe des dizaines de dépêches rédigées par le bureau de la MAP à Madrid annonçant telle action, portant telle accusation, jouant avec les mots et tergiversant telle information.
Enfin, ce qui devait arriver arriva. Après une première condamnation en première instance, contre le critère du procureur qui ne voyait aucun délit dans mon article, dans ses attendus la Audiencia provincial de Madrid (cour d’appel) cassa le premier procès et signala en l’écrivant noir sur blanc et s’appuyant sur les preuves que j’avais apportées à la cour, que la MAP était bel et bien une dépendance de la DGED et que ses agenciers devaient être assimilés à des fonctionnaires de l’Etat marocain.
La cour condamna également Saïd Ida Hassan et Mansour Madani à payer les frais de justice pour avoir intenté un procès en sachant sciemment qu’il n’y avait aucun délit, aucune diffamation.
Quelques mois plus tard, je faisais condamner conjointement par le tribunal d’Alméria Ida Hassan et la MAP à 12 000 euros de dommages et intérêts après une brutale incursion de ce triste sire dans l’université d’Alméria. Le bonhomme était venu exprès de Madrid, avait parcouru 600 kilomètres jusqu’à cette ville andalouse, pour tenter de saboter une de mes conférences.
C’était la première fois de son histoire que la MAP était condamnée.
Résultat, pour la MAP et la DGED du gentil et pieux copain du roi, Mohamed Yassine Mansouri, c’en était trop. Ce n’était plus une défaite, c’était la Bérézina. Non seulement je sortais vainqueur d’un procès intenté par un Etat tout puissant qui avait mis tous ses moyens pour me casser, mais cette « guérilla judiciaire », comme l’a écrit justement la lettre d’information française Maghreb confidentiel, s’était retournée contre l’Etat marocain après des pertes de l’ordre d’un million de dirhams en frais d’avocats et de justice.
Alors, pour ne pas aggraver leurs cas puisque j’allais déposer une deuxième plainte contre les deux journalistes pour procès abusif, le défunt Mansour Madani fut discrètement exfiltré en France où il fut nommé chef du bureau parisien, et le pauvre Saïd Ida Hassan, le plus excité des deux, fut remercié par la MAP. Celui qui avait crié au début de l’affaire qu’il irait « jusqu’au bout » fut brutalement licencié, jeté à la rue comme un malpropre pour avoir insisté un peu trop auprès de ses patrons pour obtenir le règlement des frais de justice et des avocats engagés dans cette « guérilla ». Il avait pourtant affirmé que c’était une affaire personnelle qui n’avait rien à avoir avec l’Etat marocain…
Je me permets de rappeler ces faits pour deux raisons. Il faut mettre sur le papier ces souvenirs avant que le temps et l’âge ne les effacent irrémédiablement. Puis pour réitérer que le Makhzen se sert toujours de pauvres bougres pour ses basses manoeuvres, et quand les résultats de ses turpitudes ne lui sont pas favorables, il les jette comme un mouchoir usé.

Mansour Madani est mort. Allah irehmou ! Je ne garde aucune rancune envers les morts. Seuls les vivants m’intéressent. 

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=28313

dimanche 18 août 2013

Urgent : Des réfugiés sahraouis menacés par des agents secrets marocains en France

DGSE_logo

Des agents secrets marocains (DGED) ont menacé  mon frère Mustapha Hmatou Amaidan en France le 05/08/13 à 19h30 sur l'avenue de Monclar à Avignon . 
Quel est le rôle de service  de renseignement extérieur de la France sur son territoire ? Qu'en est-il de la protection des réfugiés sahraouis en France ?