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jeudi 10 septembre 2015

Le coureur révolté du peuple sahraoui



  Début d'article intéressant, cruelle réalité, intégralité pour les abonnés, si quelqu'un l'a et veut partager en mp, merci !!!


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Salah Ameidan, près du siège du Biarritz olympique en juillet.
Trois petits mots en français et une icône au visage mécontent. Sur sa page Facebook, Salah Amaidan (Hmatou, de son nom marocain) se dit « très en colère ». Samedi 5 septembre, à Brazzaville (Congo), l’athlète espérait porter haut les ­couleurs du Sahara occidental pendant la cérémonie d’ouverture des 11es Jeux africains. Présenté par ses défenseurs comme la dernière colonie d’Afrique, ce territoire encore sous contrôle marocain – et qui n’est membre à part entière ni de l’ONU ni du Comité international olympique – devait participer pour la première fois de son histoire à la compétition.
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Mais une fois sur place, fini de rêver. Malgré l’invitation de l’Union africaine, responsable des Jeux depuis deux ans, le comité d’organisation congolais a invoqué un vice de forme pour les treize sportifs sahraouis : « Le Sahara occidental ne pourra pas participer, nous explique-t-on, car il n’est pas encore affilié aux ­fédérations internationales des sports auxquels il avait prévu de participer. » A savoir : l’athlétisme, mais aussi le taekwondo, le ­karaté, la boxe et le cyclisme.
Salah Amaidan s’était préparé pour disputer le semi-marathon, jeudi 17 septembre, à l’avant-veille de la journée de clôture. Derrière cette interdiction, il voit la main du ­Maroc : « Le Maroc a de bonnes relations avec le Congo, je crois… » Sous-entendu  : absent de l’événement pour protester contre l’Union africaine (dont est membre le Sahara occidental, contrairement au Maroc),le royaume chérifien aurait pu faire pression pour empêcher les ­Sahraouis...

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image: http://s1.lemde.fr/image/2015/09/10/534x0/4751639_7_1f82_salah-ameidan-pres-du-siege-du-biarritz_55d785867a4933f3455b1fc0ce1882d3.jpg
Salah Ameidan, près du siège du Biarritz olympique en juillet.
Trois petits mots en français et une icône au visage mécontent. Sur sa page Facebook, Salah Amaidan (Hmatou, de son nom marocain) se dit « très en colère ». Samedi 5 septembre, à Brazzaville (Congo), l’athlète espérait porter haut les ­couleurs du Sahara occidental pendant la cérémonie d’ouverture des 11es Jeux africains. Présenté par ses défenseurs comme la dernière colonie d’Afrique, ce territoire encore sous contrôle marocain – et qui n’est membre à part entière ni de l’ONU ni du Comité international olympique – devait participer pour la première fois de son histoire à la compétition.
Mais une fois sur place, fini de rêver. Malgré l’invitation de l’Union africaine, responsable des Jeux depuis deux ans, le comité d’organisation congolais a invoqué un vice de forme pour les treize sportifs sahraouis : « Le Sahara occidental ne pourra pas participer, nous explique-t-on, car il n’est pas encore affilié aux ­fédérations internationales des sports auxquels il avait prévu de participer. » A savoir : l’athlétisme, mais aussi le taekwondo, le ­karaté, la boxe et le cyclisme.
Salah Amaidan s’était préparé pour disputerle semi-marathon, jeudi 17 septembre, à l’avant-veille de la journée de clôture. Derrière cette interdiction, il voit la main du ­Maroc : « Le Maroc a de bonnes relations avec le Congo, je crois… » Sous-entendu  : absent de l’événement pour protester contre l’Union africaine (dont est membre le Sahara occidental, contrairement au Maroc),le royaume chérifien aurait pu faire pression pour empêcher les ­Sahraouis...

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http://s1.lemde.fr/image/2015/09/10/534x0/4751639_7_1f82_salah-ameidan-pres-du-siege-du-biarritz_55d785867a4933f3455b1fc0ce1882d3.jpg


image: http://s2.lemde.fr/image/2015/09/10/92x61/4751639_7_7ac3_salah-ameidan-pres-du-siege-du-biarritz_55d785867a4933f3455b1fc0ce1882d3.jpg
Salah Ameidan, près du siège du Biarritz olympique en juillet.

Le coureur révolté du peuple sahraoui

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dimanche 18 août 2013

Urgent : Des réfugiés sahraouis menacés par des agents secrets marocains en France

DGSE_logo

Des agents secrets marocains (DGED) ont menacé  mon frère Mustapha Hmatou Amaidan en France le 05/08/13 à 19h30 sur l'avenue de Monclar à Avignon . 
Quel est le rôle de service  de renseignement extérieur de la France sur son territoire ? Qu'en est-il de la protection des réfugiés sahraouis en France ?



mardi 23 juillet 2013

Sahara : Le Maroc interdit à un athlète qui porte le maillot du Polisario d’entrer à Laâyoune



Novembre 2009, les autorités marocaines interdisaient à Aminatou Haidar l'accès à Laâyoune. Après une grève de la faim dans l’aéroport de Lanzarote aux Iles Canaries et une pression mondiale sur Rabat, elle  était finalement autorisée à rentrer. Un cas qui rappelle de mauvais souvenirs pour certains responsables marocains, l’actuel ambassadeur à Paris, Chakib Benmoussa, en sait quelque chose. Rebelotte, pourrait-on dire, avec une nouvelle affaire mais cette fois c'est un athlète sahraoui.

Il se nomme Salah Amaidan Hmatou. C’est un athlète sahraoui qui vit en France en sa qualité de réfugié politique. Pour les autorités de Laâyoune, il est persona non grata. Elles lui ont interdit l’entrée dans la capitale du Sahara. Une décision hautement politique. Le jeune sportif porte, en effet, les couleurs du Polisario. Vendredi, il atterrissait à l’aéroport Hassan Ier en provenance des Iles Canaries pour visiter sa famille. Visiblement alertée par son arrivée, les services de sûreté lui ont réservé un accueil particulier avec au menu « deux heures » de palabres, comme affirme Salaha Amaidan dans un communiqué, avec les représentants de la douane et la police. Des discussions aux termes desquelles, il fut contraint de monter à bord d'un avion à destination de Las Palmas. Une fois arrivé aux Iles Canaries, il est allé frapper à la porte du consulat français de l’archipel pour exposer son cas et demander du soutien. 

Pour mémoire, en juin 2012, le Maroc avait expulsé l’athlète qui venait juste d’atterrir, en compagnie de quelques membres de sa famille, à l’aéroport de Marrakech.

Au début Amaidan courrait avec le Maroc
Avant 2004, Salaha Amaidan Hmatou portait le maillot du Maroc. C’est un athlète de demi-fond. Sous les couleurs du royaume, il avait même réussi à glaner le titre de vice-champion d’Afrique. C’est lors d’une manifestation internationale d’athlétisme, justement organisée en France, qu' il avait choisi de basculer du côté du Polisario en brandissant, devant les caméras, le drapeau du Front.
Un choix qui l' avait empêché de participer aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004, Pékin en 2008 et Londres en 2012. 
Selon le quotidien sportif espagnol Marca, l’athlète a refusé de porter les couleurs de plusieurs pays qui lui proposaient la naturalisation : France et Espagne notamment. Actuellement, Amaidan court dans des compétitions de second niveau. Ses victoires, il les "dédie aux prisonniers sahraouis".
Pour le moment, le cas de Salah Amaidan n’a pas encore atteint des proportions inquiétantes pour le Maroc. Mais, en Espagne, une avocate, très engagée dans la défense du Polisario, commence à s’intéresser à cette affaire. Elle s’appelle Inés Miranda, c’est l’avocate d’Aminatou Haidar lorsqu’elle avait mené sa grève de faim, en novembre 2009, dans l’aéroport de Lanzarote.