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vendredi 20 janvier 2017

L’Eucoco demande à l’UE l’application de la décision

PUBLIE LE : 18/1/2017

Le Sahara occidental, territoire non-autonome

La task-force de la Coordination européenne solidaire avec le peuple sahraoui (Eucoco) a salué la décision de la Cour de justice européenne qui a indiqué «clairement» que le Sahara occidental, territoire non-autonome, était occupé par son voisin le Maroc, demandant son application par les pays de l’Union européenne.

Dans un communiqué rendu public à l’issue de sa réunion dimanche à Paris, l’Eucoco qui tiendra sa 42e édition dans la capitale française a examiné les initiatives à mettre en œuvre sur le terrain, pour que «cet arrêt soit appliqué par les 28 Etats membres de l’Union européenne».  

dimanche 20 novembre 2016

Sahara occidental: Pierre Galand se dit révolté et scandalisé par les manœuvres marocaines


Vilanova (Espagne), 19 nov 2016 (SPS) 
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Le président de la 41ème Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (Eucoco2016), Pierre Galand s'est dit vendredi "révolté et scandalisé par les manœuvres marocaines visant à déstabiliser le mouvement de libération du Sahara occidental".
M. Galand a exhorté les participants à l’Eucoco, qui se tient dans la commune espagnole de Vilanova (Barcelone), à redoubler d'efforts de solidarité et à se mobiliser davantage pour contrer les manœuvres marocaines qui essayent de déstabiliser et de détourner l’attention sur la question sahraouie.

mardi 6 septembre 2016

Escalade marocaine dans la zone d’Alguergarat

l'Eucoco dénonce de "nouvelles agressions" et des "violations graves"

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Bruxelles, 05 sept 2016 (SPS) La Conférence européenne de coordination et de soutien au peuple sahraoui (Eucoco) a dénoncé lundi les "nouvelles agressions" contre le peuple sahraoui, qualifiant les incursions militaires marocaines dans la zone tampon d’Alguergarat au sud-ouest du Sahara occidental de "violations graves" de l'accord de cessez-le-feu signé le 6 septembre 1991 sous les auspices des Nations Unies.
"Ces nouvelles agressions contre le peuple sahraoui constituent de graves violations des accords signés le 6 septembre 1991 sous les auspices des Nations Unies, qui prévoyaient, sous contrôle onusien, la fin des hostilités afin de permettre le déploiement de la Minurso (Mission des Nations Unies pour l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental)", a écrit le président de l'Eucoco, Pierre Galand, dans un communiqué.

mercredi 18 novembre 2015

L’Europe marche pour l’indépendance du Sahara occidental


Comités européens de soutien au peuple sahraoui

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Par Ali Boukhlef, El Watan,  15/11/2015 

Pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme la «complicité» de l’Espagne dans l’occupation par le Maroc de leurs territoires, des militants sahraouis, soutenus par des sympathisants espagnols et venus d’autres régions du monde, ont organisé, hier à Madrid, une marche populaire.

La manifestation, partie de la place d’Atocha s’est terminée sur la place Plaza de Provincia du centre-ville de la capitale espagnole. La procession s’est ébranlée de la place d’Atocha et a emprunté toute la rue qui porte le même nom.
Les manifestants, qui ont marché et se sont dispersés dans le calme, ont scandé à gorge déployée des slogans en faveur de l’indépendance du Sahara occidental. Pour donner de la symbolique à la marche, qui a regroupé des dizaines de manifestants, les organisateurs ont tenu leur meeting en face du ministère espagnol des Affaires étrangères.
Une occasion de rappeler au royaume d’Espagne ses responsabilités dans la situation que vit actuellement le peuple sahraoui. «Maroc coupable, Espagne responsable», ont d’ailleurs scandé les manifestants qui rappellent ainsi la responsabilité historique du pays dans ce conflit qui dure depuis 40 ans.

Grande mobilisation internationale
En marge de cette manifestation populaire, les organisateurs de la commémoration du 40e anniversaire de l’occupation marocaine, ont organisé une grande conférence internationale de soutien au peuple sahraoui. La rencontre a vu défiler des représentants de la classe politique espagnole (dont le spectre des soutiens à la cause sahraouie semble s’élargir) et d’autres groupes politiques et parlementaires venus de plusieurs pays d’Europe.
En plus du discours habituel qui dénonce et l’occupation marocaine et la «complicité» du gouvernement espagnol qui ne veut pas «corriger l’erreur historique» commise à l’encontre des Sahraouis «livrés sans vergogne» à l’occupant marocain, pour reprendre l’expression du président sahraouis, les intervenants ont surtout dénoncé la complicité des autorités espagnoles.

mardi 4 août 2015

L’Eucoco appelle l’UE à revoir son partenariat,qui bafoue les valeurs de l’Union, avec le Maroc

Bruxelles, 1 août 2015 (SPS) .- 

La Coordination européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (Eucoco) a appelé l’UE a revoir ses relations avec le Maroc, soulignant que le partenariat avec ce pays, qui viole sans cesse les droits de l’homme, «bafoue les valeur de l’Union».

«Nous en appelons aux responsabilités qui incombent à votre poste (la chef de la diplomatie européenne, Mme Federica Mogherini), et vous appelons à replacer les valeurs de l’Union européenne au centre des négociations avec le royaume marocain», a déclaré, dans un communiqué parvenu à SPS, le président de l’Eucoco, M. Pierre Galand, en réaction au discours de la diplomate prononcé récemment lors de sa première visite officielle au Maroc.

Mme Mogherini avait déclaré, lors de sa visite à Rabat le 21 juillet, que le Maroc est «un partenaire privilégié de l’UE, surtout dans les domaines de la sécurité, la prévention et de la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’en matière de gestion des phénomène migratoire».

«Je souhaite vous transmettre, au nom de la Coordination Eucoco, notre étonnement suite à ce discours», a insisté M. Galand, soulignant que «la teneur des propos adressés au gouvernement marocain, et surtout l’absence de réserves suite aux multiples et perpétuelles violations des droits de l’homme commises par le gouvernement marocain nous inquiète et met en exergue un problème de fond dans les relation que l’UE entretient avec le royaume du Maroc». «Ceci est d’autant plus préoccupant du fait que ces relations sont destinées à être développées dans le cadre de partenariat renforcé», a martelé le militant, rappelant à la chef de la diplomatie européenne les principes fondateurs de l’UE, notamment le «respect de la dignité humaine, de la liberté, de l’État de droit et des droits de l’homme».

Le président de l’Eucoco, qui juge inacceptable un partenariat européen avec le royaume du Maroc, a fait état d’un constat accablant de la situation des droits de l’homme, de la liberté d’expression et de la torture au Maroc et dans les territoires occupés du Sahara occidental.

«Récemment, de nombreux rapports des organisations des droits de humains ont alerté la presse et les décideurs politiques sur une intensification des violations des droits de l’homme au Maroc, ainsi que dans les territoires occupés du Sahara occidental», a-t-il rappelé.

Il a également mentionné que l’UE ne doit pas ignorer que le Maroc «occupe illégalement le Sahara occidental depuis 1975, il exerce la répression, la discrimination, la torture, le meurtre, la disparition de détenus et le pillage».

Ainsi, a-t-il ajouté en s’appuyant sur plusieurs rapports, l’année 2015 marque plus de 40 années durant lesquelles le peuple sahraoui a été privé, par le Maroc, de son droit à la décolonisation, et ce en violation de l’ensemble des normes du droit international, du droit humanitaire et du droit humain»
«L’absence de la liberté d’expression déjà révélée par l’héroïne Aminatou Haider est aujourd’hui rappelée au monde entier à l’occasion de la grève de la faim d’Ali Lemrabet», a-t-il également dit. Journaliste opposant et défenseur des droits de l’homme au Maroc, Lemrabet avait observé, pendant plus d’un mois à Genève, une grève de la faim pour protester contre le refus des autorités marocaines de lui renouveler son passeport et lui délivrer un certificat de résidence au Maroc.

«Vous ne pouvez ignorer que les discriminations dont sont actuellement victimes les migrants subsahariens s’intensifient et que de nombreuses violations des droits de l’homme sont commises à leurs égard», a également fait savoir M. Galand à Mme Mogherini qui avait salué dans son discours l’»action du gouvernement marocain en faveur de la coopération bilatérale avec l’Union». «Autant de violations qui démontrent clairement que les valeurs proclamées par l’Union sont bafouées», a souligné le président de l’Eucoco.

«L’UE, en concluant des accords bilatéraux avec le royaume du Maroc, n’est-elle pas complice de ces violations en s’abstenant à les dénoncer publiquement ?» s’est-il interrogé. Dans ce sens, il a rendu la chef de la diplomatie européenne «obligée» de rappeler le droit à l’autodétermination du Sahara occidental, qui est un des principe de la politique étrangère de l’Union. SPS

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vendredi 21 novembre 2014

Sahara occidental : La 39e Eucoco tenue à Madrid a connu un tournant « historique »


La cause sahraouie vient de franchir une étape importante. Depuis son annexion par le Maroc en 1975, le Sahara occidental n’a pas connu un soutien si important, si considérable que celui enregistré cette année.

Fouad Irnatene,Elmoudjahid.dz, 19/11/2014 

D.R
La cause sahraouie vient de franchir une étape importante. Depuis son annexion par le Maroc en 1975, le Sahara occidental n’a pas connu un soutien si important, si considérable que celui enregistré cette année. La 39e Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO), tenue à Madrid, a montré la dimension universelle prise par ce combat dont l’élan de solidarité ne cesse de s’intensifier. Organisations non gouvernementales, mouvements syndicaux et estudiantins, se sont unis devant une seule et noble cause, celle de la nécessité de restituer leurs terres aux sahraouis, et ont fini par s’imposer face à leurs gouvernements respectifs. Un travail qui force respect et admiration. La Suède, jusque-là rétive, est entrain de changer favorablement de position, tout comme le Danemark.
Les intervenants de ces deux pays se sont félicités de ce changement de position. Les Parlements respectifs ont accepté, et c’est une première, de prolonger la demande de soutien au peuple sahraoui formulée par les syndicalistes. Un acquis irréversible ! Mais les deux pays scandinaves sont interpellés sur un autre point important : la nécessité d’accorder de l’aide aux Sahraouis qui vivent dans les camps. De leur côté, les responsables suisses, fidèles à leur perpétuelle neutralité, ont cette fois-ci pris position en faveur des Sahraouis. «La justesse de la cause oblige», dit, tout fier, un étudiant helvétique venu assister au rendez-vous de Madrid.
Quant au représentant du parti socialiste, celui-ci a appelé au «renfort de la collaboration communautaire». Et affirme sous les acclamations d’une salle pleine comble qu’«il faut en finir avec cette normalisation que veut le Maroc». Lui emboîtant le pas, l’ancien maire de Genève préconise la multiplication d’actions pour «urger» la tenue du référendum d’auto-détermination.  Par ailleurs, il y a lieu de souligner que les Allemands ont fait des propositions pour tenir une des prochaines éditions de l’Eucoco. À tour de rôle, les manifestants de Madrid ont dénoncé les «répressions commises en toute impunité par le Maroc, notamment dans les territoires occupés». L’appel est lancé. L’ONU, particulièrement le Conseil de sécurité, est interpellée afin d’agir vite, et prendre les mesures nécessaires pour que le royaume «se conforme aux principes fondamentaux de la légalité internationale». En deux jours de travaux intenses, les communicants ont affirmé que la question sahraouie relève du «strict respect du droit humain».
L’autre point sur lequel ils étaient unanimes a trait au forcing devant s’exercer sur les autorités marocaines pour faciliter le travail aux professionnels des médias. L’embargo médiatique du royaume «nous empêche de connaître toute la réalité sur les souffrances et sévices dont sont victimes les Sahraouis, lesquels relèvent d’un crime caractérisé», dénonce un syndicaliste portugais. Dans la même optique, les Français ont fait part de la «passivité» des médias de leur pays où, dit-on, la question sahraouie n’est traitée que par «inadvertance».
Quant à Pierre Galand, président de l’Eucoco depuis 1975, celui-ci a estimé que le problème sahraoui, si complexe soit-il, sera réglé à la seule condition que l’Onu soit à la hauteur de ses engagements. 
Pour sa part, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a récemment souligné que «notre région a besoin également que s’accomplisse la mission de décolonisation du Sahara occidental qui incombe à l’ONU, en application des résolutions de  l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies et à la veille du quarantenaire de l’avis de Cour internationale de justice qui a consacré l’autodétermination comme passage obligé de la solution à promouvoir au bénéficie du peuple de ce territoire».
Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux,  le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France.  
Fouad Irnatene

mercredi 19 novembre 2014

EUCOCO : A Madrid des milliers de manifestants réclament l'indépendance


18/11/2014

Sahara occidental : des milliers de manifestants réclament l'indépendance
Maroc - Des milliers de manifestants ont réclamé dimanche à Madrid un vote sur l'indépendance du Sahara occidental, occupé depuis 1975 par le Maroc. 
Les manifestants sont descendus dans la rue pour "demander au gouvernement espagnol d'intervenir pour aider les Sahraouis à être en mesure de voter afin de décider" de leur statut, a expliqué à l'AFP Jose Taboada, président de la coordination des associations espagnoles de solidarité avec le Sahara occidental, qui a organisé la manifestation.
Une manifestation en faveur du peuple du Sahara Occidental avait réuni des centaines de personnes en octobre dernier devant le siège du ministère espagnol des Affaires étrangères, à Madrid, dénonçant les autorités marocaines qui "continuent de violer les droits de l'homme des populations sahraouies vivant sous occupation militaire", et appelant le gouvernement espagnol à "assumer ses responsabilités dans ce conflit".
La manifestation d'aujourd’hui était organisée en parallèle à la Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO), présidée par Pierre Galand, qui a exhorté, samedi à Madrid, la communauté internationale à adopter une politique "cohérente" vis-à-vis de la question sahraouie et permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination. Il a notamment fustigé l'Union européenne (UE) pour son "attentisme" et sa politique de "deux poids deux mesures" concernant le conflit sahraoui, marqué par le refus du Maroc de respecter la légalité internationale.
Les participants à la conférence ont relevé pour leur part la nécessité d'une solution juste et définitive au conflit du Sahara Occidental, tout en soutenant que le vaste mouvement de solidarité international avec le peuple sahraoui réuni ces deux jours à Madrid "réaffirme avec force sa solidarité avec sa lutte de 40 années pour son indépendance sous la conduite du Front Polisario, son unique et légitime représentant".
L'ambassadeur sahraoui en Algérie, Brahim Ghali, a pour sa part appelé, en marge de la conférence, le Conseil de sécurité des Nations unies à agir "vite" et avec "détermination" pour la décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie d'Afrique.
"L'ONU est lassée par les atermoiements répétitifs du Maroc et ses entraves aux efforts de règlement du conflit au Sahara occidental", a-t-il relevé, insistant sur la nécessité d'entreprendre des actions pour que la situation ne perdure pas encore. Il a souligné que "dans son prochain rapport, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, devra attirer l'attention du Conseil de sécurité pour revoir sa méthode de gestion de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) en vue de la décolonisation du Sahara occidental".
Le diplomate sahraoui a relevé que cette 39ème édition de l'EUCOCO intervenait dans une conjoncture "particulière marquée par l'entêtement du souverain marocain (Mohammed VI) face à la légalité internationale, réitérant son appel à l'ONU à assumer ses responsabilités de parachever rapidement la décolonisation du Sahara occidental.
Le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a récemment souligné que "notre région a besoin également que s'accomplisse la mission de décolonisation du Sahara occidental qui incombe à l'ONU, en application des résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies et à la veille du quarantenaire de l'avis de Cour internationale de justice qui a consacré l'autodétermination comme passage obligé de la solution à promouvoir au bénéficie du peuple de ce territoire".
Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France.
Pour la militante sahraouie des Droits de l'homme, Aminatou Haidar, la situation actuelle marquée par le blocage du processus de négociations et la désobéissance du Maroc à la légalité internationale risque de pousser les jeunes sahraouis à penser à agir par d'autres moyens, telle que la violence, pour attirer l'attention de la communauté internationale.
Le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, avait déjà mis en garde vendredi contre la politique menée par le Maroc qui "encourage le retour à la guerre" à travers son "opposition" à la légalité internationale et son "refus" du dialogue pour le règlement du conflit du Sahara occidental.

mardi 18 novembre 2014

EUCOCO : La politique de façade de l’Espagne et de la France dénoncée


EUCOCO : 39e conférence européenne de soutien au peuple sahraoui

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Par Rabah Beldjenna, El Watan, 17/11/2014
 
 Conférence de presse du président sahraoui Mohamed Abdelaziz .
| © D. R.
Conférence de presse du président sahraoui Mohamed Abdelaziz...

Tout en soulignant que le conflit du Sahara occidental connaît actuellement une étape «qualitative cruciale», les participants à la 39e édition de l’Eucoco ont réaffirmé «avec force» leur solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance sous la conduite du Front Polisario, «son unique et légitime représentant».

Madrid (Espagne)
De notre envoyé spécial

Les participants à la 39e Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (Eucoco) ont appelé, dans la nuit de samedi à dimanche, à la redynamisation des actions de solidarité avec le peuple sahraoui. «Il y a lieu d’améliorer et de renforcer notre solidarité par des actions à l’endroit de la communauté internationale, des Nations unies, des ONG, de l’EU, etc.», ont indiqué les délégués des mouvements de solidarité dans la résolution finale de la conférence.
Tout en soulignant que le conflit du Sahara occidental connaît actuellement une étape «qualitative cruciale», les participants ont réaffirmé «avec force» leur solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance, sous la conduite du Front Polisario, «son unique et légitime représentant». «Notre mobilisation se veut plus grande encore, nos actions plus ciblées, plus performantes, pour obliger le Maroc à respecter le droit international et pour interpeller certains pays, la France et l’Espagne en particulier, ainsi que l’Union européenne pour qu’ils adoptent une position conforme à la légalité internationale sur la question du Sahara occidental», ont-ils déclaré.
Tout en renouvelant leur confiance à Christopher Ross, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, les participants ont également appelé le Conseil de sécurité et l’Union européenne à «prendre des sanctions» contre le Maroc. Pour les participants, la stratégie du roi du Maroc, «basée sur la fuite en avant, l’illégalité de l’occupation et toutes ses néfastes conséquences, le discours d’amalgame, de diversion, de mensonge, agressif vis-à-vis de l’Algérie, le défi face à la communauté internationale et le déni du droit international ont aujourd’hui lamentablement échoué et ne trompent plus personne».

Rabat dans l’impasse et sur la défensive
Le gouvernement marocain est «sur la défensive et se trouve dans l’impasse en imposant un refus à toute solution négociée sous l’égide des Nations unies», ont-ils indiqué. Les participants dénoncent le fait que le Maroc «non seulement réprime les populations dans les territoires sahraouis occupés, mais empêche Christopher Ross, l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, de réaliser sa mission».
Intervenant à la clôture de la conférence, le président de l’Eucoco, Pierre Galand, a exhorté certains pays — faisant allusion à la France et à l’Espagne — d’adopter une politique «cohérente» vis-à-vis de la question sahraouie, dénonçant «une politique de façade» de ces pays.
M. Galand — qui a annoncé au passage que la 40e édition de l’Eucoco se tiendra à Madrid — s’en est également pris à UE pour son «attentisme» et sa politique de «deux poids deux mesures» concernant le conflit du Sahara occidental. «Il faut sortir de cet attentisme et travailler ensemble pour renforcer la solidarité internationale. Nous voulons que l’ONU et l’UE remplissent leurs missions et que le Maroc se retire du Sahara occidental», a-t-il souligné. Pierre Galand a appelé par ailleurs à intensifier les actions de solidarité à l’égard d’«un petit peuple qui a tous les droits avec lui», soulignant «l’exemplarité» de la lutte pour «une cause juste et noble» des Sahraouis.
Le président de l’Eucoco regrette que les 30 articles que compte la Charte des droits de l’homme de l’ONU aient été, dans le cas des Sahraouis, tous bafoués.

samedi 23 novembre 2013

l’Eucoco déterre les charniers des territoires sahraouis occupés


La Coordination a lancé un appel à l’ONU et à l’Union européenne

Par Hassan Moali, El Watan, 23/11/13
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La macabre découverte de fosses communes des deux côtés du «mur de la honte» dans les territoires sahraouis pourrait valoir une mise en accusation du Maroc par les instances judicaires européennes et internationales.

Rome
De notre envoyé spécial

C’est d’ailleurs ce que souhaitent les participants à la 38e édition de la Conférence européenne des comités de soutien au peuple sahraoui (Eucoco) qui a clos ses travaux samedi dernier à Rome. Dans leur déclaration finale, les quelque 250 représentants de 17 pays des quatre continents se sont, en effet, réjouis de ce que des associations des droits de l’homme aient pris attache avec le Haut-conseil des droits de l’homme (CDH) et que des rapports aient été déposés au niveau de la 4e commission de l’Assemblée générale des Nations unies, en octobre dernier.


L’Eucoco s’est également félicitée du contenu du rapport Tannock sur la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés, qui a clairement pointé la responsabilité du Maroc. La Conférence a également relayé, dans ses recommandations, le discours du président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, qui s’est adressé aux Nations unies et à l’Union européenne pour leur rappeler leur devoir de faire aboutir «sans délai» le referendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
Le président de la RASD a en outre lancé un appel solennel à la solidarité internationale pour amener «l’ONU, le Conseil de sécurité, le Conseil des droits de l’homme ainsi que l’Union européenne à suivre les recommandations de l’Union africaine et à procéder sans délais à la reconnaissance de la République sahraouie». C’est la première fois que Mohamed Abdelaziz sollicite publiquement la reconnaissance de la RASD dans une démarche qui n’est pas sans rappeler celle de Mahmoud Abbas pour la Palestine.

Appel à la reconnaissance de la RASD
Mais il y a plus urgent à l’heure actuelle. Les comités de soutien européens à la cause sahraouie ont repris en chœur les revendications exprimées avec beaucoup d’émotion par le président sahraoui. Il est notamment question de la «libération immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis» et de l’«ouverture d’une enquête internationale sur le sort des disparus ainsi que la dénonciation des tribunaux militaires marocains».
La conférence européenne a fait écho à celle des comités de soutien africains d’Abuja en réclamant l’élargissement du mandat de la Minurso «à la protection de toute forme de violation des droits humains à l’encontre des Sahraouis dans les territoires occupés». Dans le même ordre d’idées, l’Eucoco souligne la «nécessité» pour les instances internationales d’assurer la «protection» des ressources naturelles dans les territoires occupés par le Maroc, «en particulier l’Union européenne».

De Rome à Madrid, le combat continue
Toujours au chapitre des droits de l’homme, l’ Eucoco exprime «l’urgence» de démanteler le mur de 2720 km qui sépare le territoire du Sahara occidental et «d’obliger le Maroc à démilitariser et déminer cette muraille». Tout en rappelant le «devoir de l’ONU de faire respecter ses propres engagements à mettre un terme honorable au conflit que le Maroc impose au peuple sahraoui», l’Eucoco salue le «rôle exceptionnel» joué par les femmes sahraouies dans la «résistance contre l’occupant marocain».
Le président de la Coordination des comités de soutiens eurMinursopéens, Pierre Galland, qui ne cachait pas sa satisfaction du «succès» de cette édition, a longuement félicité le comité italien, à sa tête Luciano Ardesi, qui a relevé le défi d’accueillir l’Eucoco à Rome malgré la crise économique. Il a donné une mention spéciale au président de la région de Lazio, Nicola Zingaretti, qui a mis les moyens et prononcé un discours «émouvant» en faveur de la cause sahraouie. Et d’ici à la prochaine conférence de l’Eucoco, qui aura lieu en 2014 à Madrid, cette escale à Rome s’est terminée dans une ambiance festive, marquée par des youyous, des vivas et des expressions de joie et d’engagement à aller de l’avant dans cette quête d’une autodétermination à laquelle ces femmes et ces hommes sahraouis croient dur comme fer, malgré les souffrances et les blocages.

«One, two, three…»
Entre le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, et son peuple représenté à Rome, la fusion était totale. Les sympathisants et autres délégués de la cause, venus de loin comme cette Argentine ou cet Australien, ont sans doute mesuré l’attachement des Sahraouis à leur liberté et à leur terre. Poignante fut cette image du président Abdelaziz enlaçant chaudement la doyenne de l’Eucoco, Mme Ombresa, qui approche les 90 ans et a tenu à honorer de sa présence la 38e édition, comme toutes les précédentes. Emouvante aussi était cette autre image de l’infatigable président du comité espagnol, Carmelio Ramires, qui a eu droit à une standing ovation en hommage à sa défunte femme qui était tout aussi engagée que lui aux côtés des Sahraouis.
C’est dans cette atmosphère que la grande famille de l’Eucoco s’est séparée, dans la soirée de samedi à Rome, en se donnant rendez-vous pour l’année prochaine à Madrid. Mais d’ici là, le «combat et la mobilisation devront continuer», a promis Pierre Galland, en Europe, en Afrique et en Amérique Latine. L’Algérie, qui a été très saluée à Rome par des «One, two, three !» incessants, devrait accueillir, le 14 décembre prochain, une conférence sur «La protection des droits de l’homme, cas du peuple sahraoui».
A Rome, à Alger ou à Madrid, l’ordre du jour est invariablement le même pour le peuple sahraoui, aussi longtemps que son droit à l’autodétermination n’est pas acquis.

Le Front Polisario réitère sa collaboration avec l'ONU

Le Front Polisario dénonce l'intransigeance du Maroc

Par Chahid El Hafed (camps de réfugiés), 19 /11/ 2013 (SPS) 

Le Front Polisario a dénoncé mardi l'intransigeance du Maroc, réitérant sa volonté de continuer sa coopération avec l'ONU pour la décolonisation de la dernière colonie en Afrique, dans un communiqué sanctionnant une réunion du Bureau du SN, tenue sous la Présidence du Président de la République, SG du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz.
"Front Polisario, qui réitère sa collaboration avec l'ONU pour la décolonisation du Sahara occidental, à travers un référendum libre, régulier et impartial pour l'autodétermination du peuple sahraoui, condamne les positions intransigeantes du gouvernement marocain qui reflètent l'intention d'une escalade dangereuse pour entraver les efforts de règlement pacifique", a indiqué le communiqué.
Dans le même contexte, le Front Polisario a mis en garde contre le"danger de ces positions", rappelant la politique d'expansion et d'agression contre les voisins et la violation des droits de l'homme, en plus l’"augmentation du flux de la drogue du Maroc vers la région.
Ce flux, ajouté le communiqué, contribue à encourager les gangs de contrebande et les organisations du crime et les groupes terroristes qui constituent une menace réelle et imminente pour la sécurité et la stabilité dans la région.
Le communiqué a également noté avec satisfaction le succès des travaux de la 38e Conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), qui s'est tenue deux semaines après la conférence africaine d'Abuja. (SPS)

samedi 9 novembre 2013

Pierre Galant, président de l’EUCOCO : « Le rapport de Charles Tannock sur le Sahara occidental est très clair »


 Elmoudjahid.dz, 5/11/2013
Le président de la Coordination des comités et des associations européennes de soutien au peuple du Sahara occidental (EUCOCO),  Pierre Galant, a affirmé hier que le rapport Charles Tannock, adopté récemment  par le Parlement européen (PE), est "très clair" sur la violation des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés et sur la spoliation des richesses naturelles du Sahara occidental. 

"Il faut noter que le rapport Tannock adopté par le PE est très clair sur la question des droits de l'homme et la violation des droits du citoyen  sahraoui des territoires occupés", a indiqué M. Galant dans un entretien à l'APS, soulignant que ce rapport "est aussi clair dans sa partie réservée à la spoliation  par le Maroc des ressources naturelles du Sahara occidental".         
Tout en rappelant les décisions adoptées par le PE en relation avec la suspension des accords dans le secteur de la pêche avec le Maroc au regard des violations des droits des Sahraouis dans les territoires occupés, il s'est  dit "choqué" de constater que "l'Espagne a signé un pré-accord sur la pêche  avec Rabat".   "C'est choquant d'autant plus que ce pré-accord est survenu au moment où l'opinion internationale vient d'apprendre la découverte d'un charnier de victimes sahraouis et que Madrid était au courant de ce drame", a souligné M. Galant. Le document signé par Madrid et Rabat portant sur la pêche incluant les eaux territoriales du Sahara occidental constitue pour Galant "une violation flagrante par Madrid des règles internes de l'Union européenne (UE)". "Ce pré-accord est contraire à la déontologie", a-t-il dit. Il s'agit, a-t-il ajouté, "de violation de la Constitution européenne par un membre de l'UE, l'Espagne". Pour lui, "ce genre d'accord porte atteinte  aux institutions de l'UE, notamment à son parlement".       
 Le Parlement européen "compte un inter-groupe d'eurodéputés très dynamiques pour le soutien au peuple sahraoui et à son droit à l'autodétermination", a relevé M. Galant, soutenant que "cet inter-groupe (Eurodéputés) continuera  à peser pour faire valoir le respect des règles européennes et du droit international dans son aspect relatif à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental". Le président de l'EUCOCO a également estimé que la politique prônée par Madrid, illustrée par la signature du pré-accord, "torpille les efforts de l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara  occidental, Christopher Ross, pour le règlement du conflit entre le Front Polisario et le Maroc sur la base de la légalité Internationale".
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dimanche 18 août 2013

Sahara Occidental : Pierre Galand épingle la France et l’Espagne


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Par Nordine Douici,El Watan, 14/8/2013 
 
 Pierre Galant, président de l'Eucoco, à l'université d'été de la RASD

Pierre Galant, président de l'Eucoco

«Nous savons qu’aujourd’hui, dans les Nations unies, l’un des principaux obstacles pour la promotion des droits du peuple sahraoui est la France, le mauvais conseillé du roi du Maroc. Et par ailleurs, il y a un autre pays qui n’a pas rempli ses obligations internationales, c’est l’Espagne», a déclaré Pierre Galand, sénateur honoraire belge, président de la Coordination européenne de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO) en marge de l’ouverture des travaux de l’université d’été des cadres du Polisario et de la République arabe sahraoui démocratique (RASD), mercredi 14 août, à la salle de conférence de l’INH de Boumerdès.

Selon lui, l’Espagne devait procéder à la reconnaissance de l’indépendance de la RASD mais en lieu de cela, « il a passé un accord de traîtrise avec le Maroc en novembre 1975. Le Maroc perpétue cette trahison lorsqu’on voit la reprise par les rois du Maroc et de l’Espagne de cet accord de pêche malgré sa suspension par le conseil européen en raison de la violation par le royaume marocain des droits internationaux».
À cet effet, le président de l’EUCOCO, qui a appelé à l'élargissement de la mission la Minurso, la mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental, à la question des droits de l'homme ou l’envoi d’un émissaire spécial pour enquêter sur la question dans les territoires occupés du Sahara occidental, a regretté le recul, ces dernières années, de la question sahraouie sur la scène internationale.
Un recul qu’il explique, essentiellement, par les conflits dans lesquels se sont engagées les puissances du monde dans différents pays des continents africain et asiatique qu’il a qualifié d’élément perturbateur pour le processus de paix au Sahara Occidental dont «la guerre menée par M. Sarkozy en Libye, il y a aussi la Syrie, une guerre quasiment  civile en Irak et en l’Afrique centrale ». Avant d’appeler au respect des règles internationales, l’orateur a soutenu «qu’on a l’impression que le pilote de la communauté internationale a perdu ses marques, car, aller en guerre se décide par la simple volonté des pays".
 http://www.elwatan.com/actualite/sahara-occidental-pierre-galand-epingle-la-france-et-l-espagne-14-08-2013-224643_109.php

mercredi 7 novembre 2012

Plaidoyer pour l’élargissement des mandats de la Minurso à la protection des droits de l’homme dans les territoires occupés

(APS) 2/11/2012
ALGER- Les participants à la session spéciale élargie de la task-force de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) ont réitéré leur appel, jeudi à Alger, à élargir les mandats de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) à la protection des droits de l’homme dans les territoires occupés.
Intervenant à l’occasion de la session de l’EUCOCO, présidée par M.Pierre Galand, le ministre sahraoui représentant du front Polisario en Europe, M. Mohamed Sidati, a indiqué que la Minurso reste" handicapée et boiteuse tant que la question de la protection des droits de l’homme ne figure pas dans ses mandats".
Il a ainsi appelé à la libération des prisonniers politiques et à l’ouverture des territoires occupés aux magistrats et Organisations internationales, déplorant que l’occupant marocain agit " à huis clos".
De son côté, Mme Dariatou Gave (Mauritanie), en sa qualité d’observateur de l’Union africaine et de l’association" Jeunesse pour la paix" a appelé à " dénoncer les graves atteintes de l’occupant marocain aux droits de l’homme".
Affirmant qu’elle s’exprime au nom de la jeunesse africaine, Mme Gave a appelé tous les jeunes du continent à se joindre à son action et exprimer leur solidarité au peuple sahraoui qui subit, a-t-elle dit," quotidiennement les atrocités de la répression marocaine".
Pour sa part, le président de la fédération des institutions d’Espagne solidaire avec le peuple sahraoui (FEDISSAH), M. Rodriguez Carmelo, a salué les militants sahraouis des droits de l’homme pour leur "courage et détermination", les exhortant ainsi à " poursuivre leur lutte". " Pour notre part, nous continuerons à envoyer des juristes et des organisations aux territoires occupés afin de dénoncer les atteintes de l’occupant marocain aux droits de l’homme", a-t-il dit, affirmant que sa fédération continuera de " coordonner ses actions avec les associations françaises".
La présidente de l’association des amis de la RASD de France, Mme Régine Villemont, a abondé dans le même sens, affirmant que " la seule solution réside dans l’indépendance du Sahara occidental". Elle s’est félicitée de la " fermeté" affichée par l’ONU depuis le mois d’avril dernier, annonçant en outre que les associations françaises vont se rassembler prochainement pour " peser sur la position officielle du gouvernement français de sorte à intégrer la question des droits de l’homme dans le mandat de la Minurso".
De son côté, président du Conseil de la société civile du Nigeria, M. Arémo Abia, a rappelé que son pays a reconnu le Front Polisario en 1984 comme étant le seul représentant du peuple sahraoui, lançant à cette occasion un appel au Maroc " de quitter les territoires sahraouis". Il a estimé aussi que les Nations unies et l’Union africaine doivent "assumer leurs responsabilité en médiatisant et en internationalisant les atteintes aux droits de l’homme et les crimes contre l’humanité commis par l’occupant marocain".

Des militants sahraouis des droits de l’homme ont également apporté leurs témoignages sur les brutalités que subissent leurs concitoyens, évoquant entre autres cette mère qui était partie chercher la dépouille de son fils assassiné, sans jamais revenir, elle aussi, à la maison. Ils ont également évoqué les " graves atteintes aux droits humains" dont souffrent les Sahraouis, affirmant que cela n’altérera pas leur lutte pour l’indépendance du Sahara occidental. Les participants à cette session ont également qualifié la "réintégration" de Christoher Ross, l’Envoyé du SG de l’ONU, dans sa mission comme un "autre affront pour le Maroc".