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vendredi 26 juin 2015

AMDH 36 eme anniversaire 24 juin 2015



   
Aziz Akkaoui, 24/6/2015

MON CADEAU D'ANNIVERSAIRE POUR L' AMDH
36 ANS DE LUTTE ET DE RÉSISTANCE POUR
DÉFENDRE LIBERTÉS ET DROITS
AMDH 36 eme anniversaire 24 juin 2015
AMDH 36 ans de lutte et de résistance pour les libertés et les
droits humains

https://youtu.be/kDFrs0PSGxM

vendredi 19 juin 2015

9ème rencontres internationales Arts et Droits de l'Homme du Sahara Occidental.


16/6/2015

ARTIFARITI 2015, quarante ans de résistance.

 Les inscriptions sont ouvertes




Wilaya de Bougdour (Camps de réfugiés sahraouis. Tindouf, Algérie)
Du 31 octobre au 10 novembre 2015.
« Seul l'acte de résistance résiste à la mort, que ce soit sous la forme d'une oeuvre d'art ou sous la forme d'une lutte des hommes. » Gilles Deleuze
1975-2015. Quarante ans.
Au printemps 1975 allait s’organiser au Sahara Occidental le référendum d’autodétermination annoncé par le gouvernement espagnol, son colonisateur. La même année, le Tribunal de Justice de La Hayes affirmait que le Sahara Occidental n'avait aucun lien de souveraineté avec le Maroc ni avec la Mauritanie, et qu'il fallait donc appliquer le principe d’autodétermination. Mais l'Histoire s'est écrite et s'écrit autrement. Le 6 novembre 60.000 marocains entrent en territoire sahraoui au cours de la « marche verte ». C’est une partie de la stratégie d’occupation organisée par le monarque marocain Hassan II. Le gouvernement espagnol évacue la population “espagnole”, et le 14 novembre signe un accord tripartite où il remet illégalement le territoire sahraoui au Maroc et à la Mauritanie, qui commencent à occuper les principales villes. “On ne fait pas de prisonniers. Les tanks marocains passent sur les blessés sahraouis” disaient les télégrammes reçus par les derniers soldats espagnols avant de se retirer. La population sahraouie fuyait alors le massacre, s'échappant vers le désert où elle était encore bombardée au napalm et au phosphore blanc.
Mai 2015, le Sahara Occidental est la seule colonie africaine restant à décoloniser. Le territoire est toujours partiellement occupé par le Maroc, et les familles sont séparées par un mur miné de 2700 kilomètres de long. En territoire occupé, les Sahraouis subissent la répression, sont emprisonnés, torturés, disparaissent. Les ressources naturelles sont pillées et volées. En exil, réfugiés sur la hamada algérienne de Tindouf (sud ouest), des milliers de Sahraouis survivent de l'aide humanitaire internationales dont ils sont dépendants. Aujourd'hui, le conflit du Sahara Occidental continue à être un conflit ignoré et muet.
Quarante ans d'occupation, quarante ans de résistance
Pour sa neuvième édition, ARTifariti propose de réfléchir sur la résistance du peuple sahraoui, sur les résistances citoyennes, les modes de résistance à travers de l'art, à travers le travail des créateurs sahraouis et internationaux, dans les espaces de débats. ARTifariti considère que l'art n’a pas fonction de diffuser et informer, mais qu'il est une force, une résistance, une rébellion, une façon de questionner et de repenser le présent, de mouler et créer un futur qui n'existe pas encore, mais dont nous rêvons.
Présentation de propositions :
Les artistes qui souhaitent participer à ARTifariti 2015 devront envoyer leur proposition à l'organisation (info  @  artifariti.org, cc à apsolument   @   yahoo.fr) avant le 18 septembre 2015 pour son évaluation par l'équipe de commissaires. Les projets seront examinés rapidement et les artistes acceptés recevront une lettre d'invitation leur permettant le cas échéant de rechercher des soutiens financiers pour leur participation.
Autres formes de participation : conférenciers, assistants ou maîtres d'ateliers
Les séminaires et des activités d’ARTifariti 2015 auront aussi pour axe central « Quarante ans de résistance ». Les propositions de participation sont à adresser à l'organisation avec une lettre de motivation. L'acceptation sera également communiquée aux personnes intéressées par lettre d'invitation.
La participation suppose l'acceptation du fait que les œuvres réalisées pour les Rencontres internationales d'art et de droits de l'homme du Sahara Occidental, ARTifariti 2015, feront partie du patrimoine culturel du Peuple Sahraoui, et pour les œuvres en art plastique, exposées à l'air libre, où elles ont été créées, ou dans d'autres espaces gérés par le Ministère de Culture de la RASD. De même, les artistes cèdent les droits de propriété, d'image et de reproduction de leurs œuvres à ARTifariti, sans préjudice de leurs droits d’auteurs. Durant les Rencontres seront réalisés des reportages audiovisuels et photographiques de l'activité pour leur diffusion postérieure à travers les média et les expositions physiques et virtuelles. Tout le matériel est intégré à un fond documentaire qui fonctionne comme forum de réflexion et échange d'idées, et permet à d'autres artistes de disposer de matériaux pour développer leurs propres œuvres sous licence « Creative Commons Attribution-NonCommercial 3.0 Unported» (CC BY-NC 3.0).
Les inscriptions sont ouvertes pour la neuvième édition d'ARTiriti qui se déroule du 31 octobre au 10 novembre 2015.
L'inscription à ARTifariti 2015 :
Si le participant gère lui-même vol, visa et assurance, le coût sera de 250 € (inscription, déplacements sur place et hébergement pension complète chez l’habitant) . 
Coordination APSO pour la France, APSOlument   @    yahoo.fr
Au départ de Barajas-Madrid : 750 €. Inclut : Inscription, Vol régulier Madrid – Alger-Tindouf aller-retour, Visa et assurance, Logement et repas chez l'habitant.
Compléments d'information :
ARTifariti - Asociación de Amistad con el Pueblo Saharaui de Sevilla – AAPSS
c/ Virgen de la Antigua, 4- bajo derecha, 41011 Sevilla – España
Tfn. 0034 954 28 22 05 – 0034 954 27 41 04 Fax. 0034 954 28 20 46
www.artifariti.org – facebook.com/ARTifariti
info@artifariti.orgaapss@saharasevilla.org – movilización@saharasevvilla.org
Pour la France : APSO, Amis du Peuple du Sahara Occidental
APSOlument   @   yahoo.fr   ap-so.blogspot.fr

jeudi 15 janvier 2015

5ème conférence internationale d’Alger: Le droit des peuples à la résistance


 le cas du peuple sahraoui

La contribution de CISSÉ Campel (10/1/2015)

campel_cisse
Président du collectif des Guinéens de France
                                      L’espoir en marche pour le progrès et l’application des multiples résolutions des nations unies en faveur de l’autodétermination du peuple Sahraoui ;
Mesdames et Messieurs les organisateurs,
Mesdames et Messieurs les membres du comité national algérien de solidarité avec le peuple Sahraoui (CNAPS) 
Mesdames et Messieurs les représentants de la république SAHRAOUI Démocratique (RASD),
Mesdames et Messieurs les délégués à cette 5ème conférence internationale d’Alger sur le droit du peuple frère Sahraoui,

Chers (es) distingués INVITÉS
Je suis heureux de participer pour la 2 ème fois à cette conférence dédiée à la résistance pour l’indépendance du SAHARA OCCIDENTAL et le peuple SAHRAOUI.

Depuis plus de 40 ans, des hommes et des femmes se battent pour obtenir le droit de décider et de choisir librement leur destin, quoi de plus normal de nos jours, où la colonisation des peuples semble terminée, Hélas !...

Depuis la lutte pour des indépendances, les voix se sont levées pour dénoncer l’occupation illégale d’une force étrangère dans le territoire du SAHARA Occidental,les forces occupantes de l’époque à savoir l’ESPAGNE et la MAURITANIE se sont retirées, et je pense que cela s’est fait dans le respect du droit international. Les forces marocaines occupantes devraient suivre cet exemple pour être en conformité avec les différentes résolutions des nations unies et de l’union Africaine qui vient de désigner Monsieur JOACHIM CHISSANO comme médiateur dans ce conflit.

Malgré la reconnaissance des Nations Unies pour le droit à l’autodétermination du peuple Sahraoui, et bien que 85 pays aient approuvé cette reconnaissance, force est toujours de constater que des blocages demeurent.

En dépit de cette mobilisation constante à travers des conférences auxquelles
participent plusieurs ONG, ORGANISATIONS HUMANITAIRES INTERNATIONALES, DES PARTIS POLITIQUES, DES DÉPUTÉS, DES ÉCRIVAINS, DES AVOCATS, DES
ASSOCIATIONS, DES PERSONNALITÉS DE TOUS HORIZONS, ET DE TOUTES
NATIONALITÉS, ce peuple frères de l’Afrique reste paradoxalement privé de son autonomie et de son droit à disposer de lui même.

Il est grand temps, mesdames et messieurs que le monde démocratique se réveille, et prenne toute la justesse de la gravité et de l’urgence de la situation qui prévaut actuellement dans les territoires sous occupation marocaine.

Cette 5ème conférence internationale d’Alger n’a pour le moment pas permis le déblocage réel du combat que mène le peuple Sahraoui pour son indépendance avec le soutien du peuple d’Algérie que je salue et remercie pour sa constance.

En tout état de cause, les avancées juridiques et politiques existent. Des nations
Unies, du parlement européen, de la haute cour espagnole de justice, de l’union
Africaine, et d’autres forces politiques sont en œuvre.

Je reste néanmoins convaincu qu’il faut d’avantage s’impliquer pour en finir avec ce conflit idéologique et stratégique qui n’a que trop duré.

Une fois de plus, je viens apporter ma modeste contribution pour soutenir la
Lutte pour l’autodétermination et pour l’indépendance effective du SAHARA
OCCIDENTAL dans sa globalité.

Mesdames et Messieurs, nous devons prendre nos responsabilités envers ce
Peuple opprimé et face à l’histoire.

Je propose donc la création d’un cadre permanent de concertation eu Europe,
qui à mon sens s’avère indispensable dans cette noble cause.

VIVE LE SAHARA OCCIDENTAL LIBRE ET INDÉPENDANT
 
                                                         CISSE CAMPEL
=====================================================================================
5eme Conférence Internationale d’Alger
« le Droit des Peuples à la Résistance :
le cas du Peuple Sahraoui »
Alger, 13 & 14 Décembre 2014      



                                                              
DÉCLARATION FINALE

samedi 11 octobre 2014

Prix Nobel / Pourquoi pas à Abdellatif Laâbi?


Rien que pour ce texte rayonnant d'humanité (pour ne pas parler de son œuvre monumentale), je donnerais le Prix Nobel à Abdellatif Laâbi... en laissant de côté son apport inédit à la littérature universelle, très long à relater ici....


Manifeste
 
Ici la Voix des Arabes libres. La voix de ceux, celles qui ont décidé de briser la loi du silence, combattre le mensonge, redonner la voix aux sans-voix, faire entendre le cri des suppliciés, rejeter les chaînes de la soumission, dénoncer les grandes et petites lâchetés, démasquer les assassins et leurs commanditaires, mettre à nu les mécanismes de la corruption et du pillage, lever le voile sur les misères matérielles et morales, bref, s’insurger contre la fatalité et libérer le cours de l’espoir.

Nous émettons de quelque part. D’un lieu inconcevable pour l’imagination courte des tyrans, de leurs sbires et des paternalistes de tout acabit. Désert primordial où la parole rebelle fut conçues, où l’arbre de la mémoire surgit, plongea ses racines dans la terre assoiffée de justice, déploya sa frondaison pour accueillir la palabre des chercheurs de vérité aux lèvres gercées d’énigme, à la face inspirée par le message d’errance.

Ici la Voix des Arabes libres. Hommes et femmes refusant l’uniforme simiesque, le garde-à-vous, l’hymne vengeur, les bruits de bottes, les marches forcées, les barbelés de la patrie, la bêtise des consensus, la peste de l’orgueil, la prison de l’unique langue, de la religion unique, le folklore débilitant des signes distinctifs : coiffures, couvre-chef, fichus, barbes, maquillage, médaillons, pendentifs, anneaux, chapelets, amulettes et toute la quincaillerie-bimbeloterie ayant servi depuis belle lurette à berner les peuples innocents. Autant de linceuls prévus pour nous dès le berceau que nous lacérons par plaisir pur et jetons à la face hideuse des molochs qui ont voulu nous enterrer vivants.

Car vivants, nous le sommes, et nous aimons la vie au-delà du supportable. D’autres ne se rendent pas compte qu’il sont vivants. La vie s’offre à eux en pure perte, par distraction, et c’est par distraction qu’il la prennent, ou alors par routine, comme les piètres copulateurs du vendredi ou du dimanche.

Nous les désirants, les languissants, les brûlés à l’intérieur, les fous d’amour, nous suivons la vie à la trace, à l’odeur, et même à la rumeur. « Nous faisons nos ablutions avec notre sang », et nous psalmodions son nom jusqu’à l’évanouissement. Nous mendions à sa porte sans rien perdre de notre dignité. Ah ! quel festin, les miettes qu’elle daigne nous jeter !

Ici la Voix des Arabes libres. Frères et sœurs siamois de tous les humains libres. Comme eux candidats à l’arrachement et aux exils.

L’intérieur d’abord, quand on répugne à hurler avec les loups, applaudir avec la claque, courber l’échine avec les larbins, et que le partage se réduit à la portion congrue, aux petits plaisirs glauques et leurs lendemains qui déchantent. Quand l’identité s’arrête à un lieu de naissance, un nom, une croyance. Quand la différence exclut et stigmatise. Quand le tribut versé à la quiétude de l’appartenance vide inexorablement le trésors de l’âme. Quand la marge extrême devient l’unique lieu vivable et vous condamne au carrousel aveugle du malheur.

L’extérieur ensuite. O les chemins minés de l’exil ! Et au terme de l’exode, la terre promise qui se dérobe immédiatement sous vos pieds. La fêlure qui s’installe. Vous ne serez jamais vraiment ici, ni vraiment là-bas. Œil schizophrène. Battement du cœur et son double. Fantômes de l’enfance à chaque coin de rue. Amertume de la dernière gorgée du meilleur cru dans le plus beau des calices. Mais, peu à peu, vous vous faites une raison. Dur préapprentissage. Vous habitez l’abri flottant du provisoire. Et surtout vous découvrez que vous n’êtes pas seuls. Vous faites partie dorénavant d’un peuple mutant, d’une tribu fraternelle exemptée du pris du sang, se riant des frontières, éprise de questions, hantée par l’infini, non celui géographique des horizons, mais l’humain pétri de chair et d’esprit, et que l’on ne peut scruter qu’avec l’œil du cœur.

Ici la Voix des Arabes libres. Nous vous parlons de quelque part, et le temps nous est compté : Car, n’hésitons pas à le dire, nous faisons partie d’une espèce menacée de disparition. L’air se raréfie autour de nous tant la pollution est généralisée, la pire pour nous étant celle du langage. Que d’oiseaux-lyres mazoutés peinent à remuer leurs ailes dans nos gorges. Que de roses assiégées par les immondices n’ont plus à cœur de libérer leur parfum. Que de mot nobles et sincères sont traînés dans la boue, prostitués et vendus à la criée sur les panneaux de réclame.

Nous nous insurgeons contre cette aphasie programmée dont le dessein, cousu de fil blanc, est le conditionnement des consciences avant leur mise à mort.

Aussi notre message, s’il doit y en avoir un, se résume-t-il en un seul mot-tocsin : résistance ! Oui, les périls montent, y compris dans « la maison de l’âme ».

Nous en appelons au sursaut de l’humain en l’homme. Il s’agit de reconquérir, dans le noyau enténébré de l’identité humaine, cette part lumineuse que bien des messagers se sont évertués à nous révéler et dont il est arrivé à nos prédécesseurs les mieux inspirés de faire bon usage, érigeant ainsi de rares Andalousies qui n’attirent plus de nos jours que des cyclopes à la gâchette facile, consommateurs effrénés du fugace et du rien, ne captant du grand œuvre de beauté que des images orphelines, exsangues, dépourvues d’écho, coupés de leur assise ombilicale.

Ici la Voix des Arabe libres. Pour des raisons d’éthique, nous émettrons de nuit plutôt que de jour. Tant d’étoiles se meurent et s’éteignent en nous à notre insu. Nous voulons honorer notre serment de veilleurs de la condition humaine. Garder pour cela les yeux ouverts, les facultés aux aguets, cultiver l’insomnie, entretenir le feu sacré, les pâturage du rêve, le don de la vision, sans cesse affûter le tranchant de la parole pour accueillir à l’heure dite ses vagues inspirées, sa coulée primitive, ses vaticinations et sa transe, ses tambours de rappel à l’insoumission, ses violons et ses flûtes faisant se dresser les mamelons, ses luths égrenant la trouble chamade des chrysalides au bord de l’élan vital.

Chaque nuit, nous émettons jusqu’à l’aube. Contrairement aux haut-parleurs du matraquage sonore, nous entrecouperons nos programmes de plage de silence. Car il n’est de parole vraie que celle fécondée par le silence consenti. Espace et temps du retour sur soi, de l’examen, du doute, des petites lumières et de l’illumination, du souffle évanescent de la grâce.

Voici donc. La main de l’aube va bientôt effacer la planche inspirée de la nuit. C’est le moment pour les descendants de Shéhérazade de se retirer sur la pointe des pieds. Et demain, il faudra recommencer. Car le glaive sera de nouveau suspendu sur nos têtes. Jusqu’à quand ?

Abdellatif Laâbi  (Créteil, 5 août 2001)




vendredi 12 septembre 2014

Un lendemain de liberté. Poème de Ziad Medoukh

Un poème de Ziad Medoukh, mon ami de Gaza 

Un lendemain de liberté
Une guerre atroce se répète sur notre terre !
Un génocide sous plusieurs noms,
Des bombes qui ravagent,
Massacres innommables et désastre total,
Horreurs insupportables et outrages israéliens,
Risque permanent et mort sans répit,
Injustice, usurpation et colère,
Souffrance et réalité meurtrière,
Humiliation au quotidien,
Drame humanitaire sans équivoque,
Désespérance et larmes de sang,
Immonde cauchemar,
Un enfer brûlant, un univers infâme
Et la peur aux tripes !
De terribles plaies vives infligées à la Palestine
Par un oppresseur impuni qui assassine la paix avec sa haine,
Par un ennemi du soleil et de la justice
Encouragé par le silence assourdissant du monde officiel.
Face à un usurpateur arrogant,
La vitalité et la résistance merveilleuse d’une population déterminée
Soutenue par des solidaires qui pleurent leur rage
Mais, pour quand la liberté ?
A quand la solution finale ?
S’interroge l'enfant palestinien innocent
A côté des ruines de sa terre fertile d’amour
Et qui subit la machine de guerre israélienne
Imposée par des criminels sans cœur ni pitié !
Au plus profond de mon cœur,
Moi, le palestinien enfermé
Je forme des vœux légitimes et humains
Exprimés par ma plume,
Avec mes mots fougueux
Écrits sur une page ensanglantée que la nuit enveloppe,
Moi qui pourfends l’occupant de ma poésie pacifiste
Produite en pleine guerre de ma prison à ciel ouvert !
Quand la nuit doucement étend son voile sombre
Sur le chemin moussu peint de lumière et d’ombre
Apparaît une étoile, carrée du ciel bleuté.
Quand le sang nourrit la feuille de l'olivier de Palestine
Quand s’élèvent nos esprits sous un même étendard
Espoir d’une nouvelle vie, florissante et sincère
Et quand le jour ressuscite en une aube différente
Je lance mon appel à la fraternité, à la justice et à la paix !
Un cri légitime de l’âme et du cœur
Pour un lendemain éblouissant où vient mourir la peur,
Un lendemain beau comme la beauté du ciel palestinien.
Il est temps d’apaiser le chagrin d’une mère palestinienne endeuillée
Et de révoquer l’âpreté des douleurs d’un peuple!
Il est temps de le sauver du camp de la mort !
Il est temps que chaque parent puisse voir grandir ses enfants dans la joie et la sérénité!
Il est temps que nos enfants trouvent sans peur la tendresse de leurs mères!
Il est temps de détruire le mur de la honte avec
La glaise de l’amour, de la tolérance fière des hommes sincères!
Il est temps que nos arbres qui meurent debout, grandissent sans arrachement!
Il est temps que l’odeur de la liberté noie celle du sang!
Il est temps d’en finir avec le nuage d’horreur qui planait sur la Palestine!
Il est temps que nous grimpions sur un arc-en-ciel de liberté et d’espoir
Et que la flamme de cet espoir scintille de beauté!
Il est temps que notre peuple digne retrouve sa liberté,
Un peuple déjà libre par le cœur et par l’esprit.

mercredi 10 septembre 2014

France : Stop au barrage d'irrigation de Sivens dans le Tarn !

 

Stop au barrage d'irrigation de Sivens !

Dans le Tarn, à proximité de Sivens, un nouveau grand projet inutile de barrage dédié à l'irrigation du maïs et financé sur fond public à hauteur de 8,4 millions d'euros menace une zone humide classée « remarquable » située au Testet.

Stop à l’artificialisation des terres agricoles

Alors que l'artificialisation des terres agricoles ne cesse de s'accroître pour représenter 9,1% du territoire national, les promoteurs de ce projet de barrage s'apprêtent à déboiser une vaste zone de 40 hectares, dont 13 hectares de zones humides.

Stop à la destruction de cette zone humide

Une centaine d'espèces animales protégées ont été identifiées sur ce site. Comme de mauvaise coutume, les « déstructivistes » au pouvoir se proposent de créer de toute pièce de nouvelles zones humides au titre de mesures compensatoires. Dans le cerveau étriqué d'un bureaucrate, rien n'est aussi simple que de déplacer une zone humide et des espèces menacées. D'un clic de (chauve)souris, les salamandres, couleuvres et autres pipistrelles sont exfiltrées de la zone à bétonner et réimplantées artificiellement dans une nouvelle zone. Simple. Trop simple !!!


Stop au modèle agricole productiviste

Ce barrage est d'autant plus contestable qu'il va de pair avec un modèle agricole productiviste faisant la part belle au couple infernal « maïs / élevage industriel /nitrate /algues vertes ». Cette plante, inadaptée à nos latitudes nécessite une très forte consommation d'eau et d'intrants chimiques. Ineptie agronomique, le maïs oblige les agriculteurs à puiser dans les nappes phréatiques et cours d'eau. Aujourd'hui, l'agriculture absorbe plus de 70 % de l'eau consommée. Pour faire pousser un kilo de maïs, il faut entre 238 et 454 litres d'eau ! Pire, le maïs laisse la terre à nu pendant une très grande partie de l'année, créant les conditions du ruissellement, de l'érosion des terres arables et des inondations à venir.

Stop à la répression des militant-es opposé-es à ce barrage

Depuis plusieurs semaines, cet énième grand projet inutile cristallise l'opposition de militant-es mobilisé-es. Ces derniers sont confronté-es à un déploiement de force et de violence policière que les zadistes de Notre-Dame des Landes n'ont que trop bien connu.

Au Testet avec ce projet de barrage comme à Drucat avec le projet de ferme-usine des 1000vaches, ce modèle agricole dépendant du maïs et du soja vacille. Pour que la transition agricole que nous appelons de nos voeux voie enfin le jour, ces grands projets inutiles doivent être abandonnés.

Stop au barrage d'irrigation de #Sivens : signez pour défendre la zone humide du #Testet !

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.★ - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

Stéphen, Martin, Mickaël, Julie et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
contact@agirpourlenvironnement.org
--
http://www.agirpourlenvironnement.org
http://www.facebook.com/association.agirpourlenvironnement
http://www.twitter.com/APEnvironnement
 
 Maïs, armée et globalisation: c’est le barrage du Testet, dans le Tarn

Le blog de Genevieve Azam
L’agriculture industrielle – ici à Sivens, dans le Tarn, celle du maïs – ne nécessite plus seulement de l’eau, des tracteurs, des engrais et pesticides. Elle doit éradiquer d’autres « nuisibles », des citoyens engagés, des « zadistes », des grévistes de la faim, certains enterrés, qui résistent face à une armada de machines guerrières hallucinantes, broyeuses géantes et bulldozers, encadrés de garnisons de gardes mobiles.
Gazez ! Voilà ce qui résonne des ordres de la police, à intervalles réguliers, pour supprimer les nuisibles et assurer la marche en avant des monstres lancés sur la forêt et ses occupants. Ici au Testet, il suffit de se poster tout près des garnisons en action pour voir défiler en condensé les promesses de l’agriculture productiviste.
Je voudrais revenir sur les bûcherons employés pour ouvrir le chemin des machines. Car oui, il n’y a pas seulement du gaz et des machines, il y a aussi des humains engagés dans cette guerre. Ce sont tous des ouvriers immigrés qui pénètrent la tête basse dans des véhicules immatriculés en Espagne, encadrés par la police et les gardes mobiles. On apprend sur le site que les congés maladie sont arrivés en nombre, vite remplacés par de la main d’œuvre en quasi-esclavage. Miracle de la globalisation et des sous-traitances, qui permettent à l’entreprise Sepso, certifiée développement durable, d’œuvrer en toute impunité. On peut d’ailleurs lire sur son site sa description du travail des bûcherons, un travail quasiment bucolique! Ils devraient rajouter les risques du métier : dans la forêt du Testet, les bûcherons sont eux-mêmes sacrifiés et régulièrement gazés pour permettre la marche du progrès.
Le barrage de Sivens est le premier de la liste. Il est entièrement dédié à la culture du maïs dans une région, au sud de la France, où l’eau doit être gérée avec la plus grande sagesse, intelligence et ingéniosité, et ceci d’autant plus avec le changement climatique, comme l’indique le volume 4 du rapport récemment remis à la ministre de l’écologie, « Le climat de la France au 21è siècle, scénarios régionalisés », dirigé par Jean Jouzel.
Intérêts, opportunisme politique et bêtise se conjuguent dans un scénario insoutenable. Le barrage du Testet n’est pas seulement une cause locale, elle est une cause nationale et globale, à laquelle nous devons, partout où nous sommes et en mobilisant notre ingéniosité, opposer une résistance sans faille.
Geneviève Azam, porte-parole d’Attac-France
Sites à consulter : http://www.collectif-testet.org/ ; http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/





vendredi 15 août 2014

Témoignage poignant : «L’armée israélienne commet des crimes de guerre tous les jours ! », témoignage d’un journaliste allemand

  • Par Martin Lejeune,  8/8/2014

Témoignage d’un journaliste allemand, à lire absolument



Témoignage poignant d’un journaliste allemand, Martin Lejeune, qui se trouve à Gaza depuis le 22 juillet. Ce qu’il a vu, et les questions qu’il se pose.

« Je suis dans la bande de Gaza depuis le 22 juillet. Je ne peux toujours pas croire ce qui s’y passe. Ce sont les pires jours de ma vie. Tous les gens de Gaza vivent les pires jours de leur vie. De telles attaques massives sur Gaza n’ont pas de précédent », écrit un journaliste allemand dans un message envoyé à parti de Gaza.

 Voici le texte intégral de son témoignage : « Ces mots cachent des tragédies humaines. La catastrophe humanitaire est arrivée à son zénith. La guerre à Gaza est une guerre contre des civils. Je ne suis pas le seul à le dire. Le peuple de Gaza, ainsi que tous les journalistes avec qui je parle, le disent. Ils ont pourtant couvert ces dix dernières années l’Afghanistan, l’Iraq, la Libye, ou la Syrie.
« Ce qui se passe ici est d’une nature nouvelle. Les missiles frappent tout : des maisons résidentielles, où habitent des familles, aussi bien que des mosquées alors que les gens y prient. 
« Pendant les premières heures de la soirée du 30 juillet, un avion bombardier F-16 a bombardé un immeuble résidentiel juste en face de notre maison. Nous étions assis au balcon lorsque le missile a frappé la maison à seulement 50 mètres de nous. Quelques secondes auparavant, j’avais entendu les cris hystériques de leur âne, comme s’il pouvait prévoir les attaques et voulait nous avertir. Les débris ont éclaté contre les murs de notre maison, nous évitant de justesse.
Compter les morts
« Nous étions tout à coup dans un nuage de poussière. La poussière a couvert mes lunettes et mon ordinateur portable. Je mordais la poussière entre mes dents. Elle était partout pendant au moins trente secondes. J’ai pu voir le père de famille, avec qui je venais d’échanger quelques mots dans la rue. Il cachait ses enfants derrière une pelleteuse au cas où une deuxième frappe survenait. La pelleteuse est garée sur un parking devant notre maison. Elle appartient au propriétaire d’une entreprise de construction. J’ai couru immédiatement aux ruines de la maison résidentielle ciblée où je vis les blessés. J’ai déjà croisé cette famille de multiples fois dans la rue. Avec mon téléphone mobile, j’ai enregistré l’arrivée des ambulances qui ont transporté les blessés à l’hôpital. Des pierres, des débris et des lignes électriques tombés lors du choc gisaient dans la rue.
« Depuis que je suis arrivé, d’innombrables cibles civiles ont été bombardées en plein jour, sous un ciel clair et dégagé. Parmi ces cibles, une école primaire pour filles des Nations Unies à Beit Hanoun, où des centaines de réfugiés avaient pris refuge. L’ONU avait envoyé les coordonnées GPS au commandant général de l’armée israélienne. … Un parc dans le camp de réfugiés de Shati a aussi été ciblé – huit enfants qui y jouaient sont morts. Puis, dix-sept personnes ont été tuées tard dans l’après-midi du 30 juillet lorsqu’un marché au nord de la bande de Gaza fut frappé. Encore cent soixante Palestiniens en train de vaquer à leurs courses furent blessés dans cette attaque. … Depuis le 8 juillet, environ mille civils ont été tués.
Ils tuent femmes et enfants en connaissance de cause
« Je n’arrive simplement pas à comprendre la motivation de l’armée israélienne. Pourquoi est-ce qu’ils ciblent délibérément des civils et des rassemblements de personnes ? Les drones doivent leur montrer leurs cibles très précisément, alors pourquoi est-ce que les pilotes dans les avions militaires tuent-ils des femmes et des enfants en toute connaissance de cause ? Quels sont les standards éthiques de ces seigneurs des cieux qui décident de la vie ou de la mort ?
« Dans une guerre, des soldats tuent des soldats – ceci est légitime selon le droit international. Les gens à Gaza se demandent pourquoi les chefs d’Etats de l’Allemagne et des autre Etats européens ne condamnent pas ces violations des conventions internationales avec force ? L’armée israélienne commet des crimes de guerre tous les jours. Même des hôpitaux, un réservoir important d’eau et la seule centrale électrique de la bande de Gaza ont déjà subi des frappes. Dans notre quartier, au centre de la ville de Gaza,  il n’y a plus d’eau courante. Nous nous lavons avec de l’eau des bouteilles en plastique que nous achetons du magasin du coin. Depuis la nuit du 29 juillet, quand la centrale électrique a été bombardée, nous n’avons plus eu d’électricité ni d’Internet. Les téléphones fixes ne marchent plus non plus. Les téléphones portables sont le seul moyen de communication qui fonctionne encore, mais cela coûte très cher si on parle longtemps. J’envoie ce texte depuis l’Hôtel Al Deira, qui a son propre générateur, où l’agence de presse français AFP possède son propre réseau Wi-Fi.
Dévastation
« Il n’y a plus de pain dans la bande de Gaza. Nous mangeons le pain confectionné par la femme de mon hôte Maher. Elle le fait dans la cour intérieure de notre maison, dans un four improvisé sur du charbon. Nous trempons le pain dans de l’huile d’olive et du za’ater, un mélange de thym palestinien, graines de sésame et sel. Nous le mangeons tous les jours. Mais même s’il y avait du pain, nous n’aurions pas d’argent avec lequel nous pourrions le payer. Depuis le début de la guerre, il n’y a plus d’argent liquide dans les bancomats puisque les banques sont fermées et le Ministère des Finances totalement détruit. Oubliez les cartes de crédit. Lorsque nous achetons de la farine ou de l’huile dans le magasin du coin, nous notons ce que nous avons acheté pour pouvoir les payer plus tard, c’est ce que tout le monde fait en ce moment.
« Il n’y a plus de vie publique dans la bande de Gaza. Tous les bureaux des autorités sont fermés et presque tous les restaurants et les magasins. On sort de la maison seulement si cela est absolument nécessaire. Les plages et les parcs sont déserts. … Je vis dans un immeuble de deux étages près de la mosquée Al Amin qui a été détruite le 29 juillet. Dix personnes habitaient ici avant la guerre. Maintenant, soixante-dix personnes partagent l’espace de deux appartements. Mes hôtes hébergent 60 réfugiés du nord de la bande de Gaza dévastée. Les hommes doivent dormir dans les entrées et les couloirs, les femmes et les enfants dorment à l’intérieur. Vivre et dormir dans une espace si confiné avec tant d’étrangers n’est pas facile – toute notion d’espace privé n’existe plus.
Dignité et partage
Les nerfs sont constamment à fleur de peau après trois semaines et demie de bombardement incessant.  Néanmoins, les 70 personnes de cette maison se comportent de manière calme et avec des égards les uns aux autres. Ils partagent tout : un pain, une dernière cigarette, une batterie de téléphone portable ou un morceau de savon. Hier, j’ai visité le jardin d’enfants de notre quartier où 80 personnes dorment dans chaque salle. Les Palestiniens sont aussi débrouillards que les Libanais, aussi intelligents que les Irakiens ; ce sont des gens qui luttent aussi fort que les Algériens, et ils ont un aussi grand sens d’accueil que les Syriens. C’est peut-être ces attributs qui font que les gens de Gaza continuent à vivre dans ces conditions difficiles. Malgré les trois semaines et demie des bombardements depuis l’air, la mer et la terre, des enfants jouent encore dans des rues, les femmes chantent encore pendant qu’elles font le pain et les hommes résistent encore. Maher, mon hôte, m’explique : « Notre volonté de vivre et de lutter ne peut être brisée par des missiles et des grenades ».

http://www.maghrebemergent.com/actualite/internationale/item/39802-l-armee-israelienne-commet-des-crimes-de-guerre-tous-les-jours-temoignage-d-un-journaliste-allemand.html

jeudi 14 août 2014

Michel Warschawski : «Le Hamas est un mouvement de résistance»

 Paul Doukhan, Itw avec Michel Warchawski

Que pensez-vous du discours dépeignant le Hamas en un mouvement terroriste?
Michel Warschawski : Le Hamas est à mes yeux avant tout un mouvement de résistance. Sa charte ne m’a jamais dérangé, parce que celle de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine, qui négocia la mise sur pied de l’Autorité palestinienne avec Israël au début des années 1990, ndlr) était exactement pareille avant que l’OLP n’en change. Une charte, c’est un bout de papier. La charte du Likoud, c’est le Grand Israël jusqu’en Syrie. Or, plus personne n’en parle aujourd’hui.
C’est vieux, et on ne se débarrasse du vieux qu’en échange d’autre chose. Arafat a rendu la charte de l’OLP «caduque» en affirmant: «D’accord pour supprimer cette charte, mais que donnez-vous en échange?»
Il est de notoriété publique – le Hamas l’a dit et répété – que si Israël se retire des territoires occupés, sur les frontières de 1967, il est prêt à une houdna (trêve) de durée illimitée. C’est exactement ce glissement de la posture du «on va tout détruire», à «on peut parler et négocier» qu’avait opéré l’OLP. «Ne nous demandez pas la reconnaissance, c’est hors de question, mais on peut accepter l’existence de fait».
le Hamas a dit qu’il ne saboterait pas les discussions avec Israël, ne s’opposerait pas aux tentatives du président Mahmoud Abbas, mais a prédit leur échec. Le Hamas est une organisation assez fruste, enracinée dans la paysannerie (en Cisjordanie surtout), mais avec une capacité de résistance incroyable.

samedi 23 novembre 2013

l’Eucoco déterre les charniers des territoires sahraouis occupés


La Coordination a lancé un appel à l’ONU et à l’Union européenne

Par Hassan Moali, El Watan, 23/11/13
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La macabre découverte de fosses communes des deux côtés du «mur de la honte» dans les territoires sahraouis pourrait valoir une mise en accusation du Maroc par les instances judicaires européennes et internationales.

Rome
De notre envoyé spécial

C’est d’ailleurs ce que souhaitent les participants à la 38e édition de la Conférence européenne des comités de soutien au peuple sahraoui (Eucoco) qui a clos ses travaux samedi dernier à Rome. Dans leur déclaration finale, les quelque 250 représentants de 17 pays des quatre continents se sont, en effet, réjouis de ce que des associations des droits de l’homme aient pris attache avec le Haut-conseil des droits de l’homme (CDH) et que des rapports aient été déposés au niveau de la 4e commission de l’Assemblée générale des Nations unies, en octobre dernier.


L’Eucoco s’est également félicitée du contenu du rapport Tannock sur la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés, qui a clairement pointé la responsabilité du Maroc. La Conférence a également relayé, dans ses recommandations, le discours du président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, qui s’est adressé aux Nations unies et à l’Union européenne pour leur rappeler leur devoir de faire aboutir «sans délai» le referendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
Le président de la RASD a en outre lancé un appel solennel à la solidarité internationale pour amener «l’ONU, le Conseil de sécurité, le Conseil des droits de l’homme ainsi que l’Union européenne à suivre les recommandations de l’Union africaine et à procéder sans délais à la reconnaissance de la République sahraouie». C’est la première fois que Mohamed Abdelaziz sollicite publiquement la reconnaissance de la RASD dans une démarche qui n’est pas sans rappeler celle de Mahmoud Abbas pour la Palestine.

Appel à la reconnaissance de la RASD
Mais il y a plus urgent à l’heure actuelle. Les comités de soutien européens à la cause sahraouie ont repris en chœur les revendications exprimées avec beaucoup d’émotion par le président sahraoui. Il est notamment question de la «libération immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis» et de l’«ouverture d’une enquête internationale sur le sort des disparus ainsi que la dénonciation des tribunaux militaires marocains».
La conférence européenne a fait écho à celle des comités de soutien africains d’Abuja en réclamant l’élargissement du mandat de la Minurso «à la protection de toute forme de violation des droits humains à l’encontre des Sahraouis dans les territoires occupés». Dans le même ordre d’idées, l’Eucoco souligne la «nécessité» pour les instances internationales d’assurer la «protection» des ressources naturelles dans les territoires occupés par le Maroc, «en particulier l’Union européenne».

De Rome à Madrid, le combat continue
Toujours au chapitre des droits de l’homme, l’ Eucoco exprime «l’urgence» de démanteler le mur de 2720 km qui sépare le territoire du Sahara occidental et «d’obliger le Maroc à démilitariser et déminer cette muraille». Tout en rappelant le «devoir de l’ONU de faire respecter ses propres engagements à mettre un terme honorable au conflit que le Maroc impose au peuple sahraoui», l’Eucoco salue le «rôle exceptionnel» joué par les femmes sahraouies dans la «résistance contre l’occupant marocain».
Le président de la Coordination des comités de soutiens eurMinursopéens, Pierre Galland, qui ne cachait pas sa satisfaction du «succès» de cette édition, a longuement félicité le comité italien, à sa tête Luciano Ardesi, qui a relevé le défi d’accueillir l’Eucoco à Rome malgré la crise économique. Il a donné une mention spéciale au président de la région de Lazio, Nicola Zingaretti, qui a mis les moyens et prononcé un discours «émouvant» en faveur de la cause sahraouie. Et d’ici à la prochaine conférence de l’Eucoco, qui aura lieu en 2014 à Madrid, cette escale à Rome s’est terminée dans une ambiance festive, marquée par des youyous, des vivas et des expressions de joie et d’engagement à aller de l’avant dans cette quête d’une autodétermination à laquelle ces femmes et ces hommes sahraouis croient dur comme fer, malgré les souffrances et les blocages.

«One, two, three…»
Entre le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, et son peuple représenté à Rome, la fusion était totale. Les sympathisants et autres délégués de la cause, venus de loin comme cette Argentine ou cet Australien, ont sans doute mesuré l’attachement des Sahraouis à leur liberté et à leur terre. Poignante fut cette image du président Abdelaziz enlaçant chaudement la doyenne de l’Eucoco, Mme Ombresa, qui approche les 90 ans et a tenu à honorer de sa présence la 38e édition, comme toutes les précédentes. Emouvante aussi était cette autre image de l’infatigable président du comité espagnol, Carmelio Ramires, qui a eu droit à une standing ovation en hommage à sa défunte femme qui était tout aussi engagée que lui aux côtés des Sahraouis.
C’est dans cette atmosphère que la grande famille de l’Eucoco s’est séparée, dans la soirée de samedi à Rome, en se donnant rendez-vous pour l’année prochaine à Madrid. Mais d’ici là, le «combat et la mobilisation devront continuer», a promis Pierre Galland, en Europe, en Afrique et en Amérique Latine. L’Algérie, qui a été très saluée à Rome par des «One, two, three !» incessants, devrait accueillir, le 14 décembre prochain, une conférence sur «La protection des droits de l’homme, cas du peuple sahraoui».
A Rome, à Alger ou à Madrid, l’ordre du jour est invariablement le même pour le peuple sahraoui, aussi longtemps que son droit à l’autodétermination n’est pas acquis.