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lundi 1 septembre 2014

Le Maroc en "confrontation réelle et inédite" avec la communauté internationale

lundi 01 septembre 2014 13:35:13

Le président Mohamed Abdelaziz : Le Maroc en "confrontation réelle et inédite" avec la communauté internationale

D.R
Le Maroc se trouve aujourd'hui "en confrontation réelle et inédite avec la communauté internationale", une confrontation qui risque de s'aggraver s'il venait à s'opposer à la visite prévue de l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, Christopher Ross dans la région, a affirmé le président sahraoui Mohamed Abdelaziz.


"Le Maroc se trouve en confrontation réelle avec la communauté internationale, car il s'oppose aux efforts de M. Ross, se refuse au respect des droits de l'homme et continue à spolier les richesses naturelles du Sahara Occidental tout en interdisant aux observateurs internationaux l'accès aux territoires sahraouis occupés et en organisant dans ses tribunaux militaires des procès sommaires  dont sont victimes des citoyens innocents", a souligné M. Abdelaziz dans un entretien accordé à l'APS en marge des travaux du 2e congrès de l'Union des étudiants de Seguia El Hamra et de Rio de Oro tenu dans les camps des réfugiés sahraouis à Aousserd.        
Le Maroc "se trouve pour la première fois en confrontation directe avec l'ensemble de la communauté internationale, en raison de sa position d'occupant despotique contraire à la Légalité internationale", a-t-il dit. "Nous sommes dans l'expectative de la réponse du Royaume du Maroc concernant la visite de M. Ross prévue en septembre. Visiblement, il est des atermoiements qui visent comme à l'accoutumée à empêcher cette visite", a-t-il estimé. "Le rejet de cette visite placerait le Maroc dans une position de confrontation réelle et inédite avec l'ensemble de la communauté internationale, traduisant  ainsi son intention de continuer à faire fi de la Légalité internationale, d'autant que M. Ross est appelé à élaborer un rapport final à soumettre au Conseil de sécurité, avant la tenue en octobre de sa réunion consacrée à la question sahraouie", a-t-il ajouté.
Face à une telle situation, "il est temps pour l'ONU d'exercer de véritables pressions, palpables et concrètes, sur le gouvernement marocain pour l'amener  à se conformer au Droit international et à organiser un referendum libre et démocratique pour l'autodétermination du peuple sahraoui", a affirmé M. Abdelaziz.                    

Que cache l'état d'urgence de l'armée marocaine?            
Par ailleurs, le président sahraoui s'est dit étonné par la décision du Maroc de placer son armée en état d'urgence, particulièrement dans les territoires sahraouis occupés."S'agit-il là d'une volonté du Maroc de mener des agressions barbares contre les territoires libérés de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) parallèlement à son rejet du rôle de la MINURSO?, ou plutôt d'une tentative  de se placer en cible potentielle d'actes terroristes afin de s'ériger en front  de défense que l'Occident doit soutenir?", s'est interrogé le président sahraoui.        
Pour M. Abdelaziz, "il est une manoœuvre dont on ne connaît pas encore la cible, d'autant que le régime marocain n'a pas fourni d'explications sur les raisons qui l'ont poussé à placer son armée en état d'urgence depuis près de deux semaines".       
 Par ailleurs, le président sahraoui a souligné l'apport du Front Polisario dans "la préservation de la sécurité dans la région du Sahel", exprimant "la disponibilité" du Polisario à œuvrer pour le rétablissement de la paix et de la sécurité dans cette région.  A cet effet, il a rappelé que le Front Polisario œuvrait dans ce cadre, en coordination avec l'Union africaine (UA) dont il est membre, et ce, "conformément à la stratégie sécuritaire établie", précisant que "la région du Sahel est confrontée à un danger réel du fait du trafic de drogue auquel s'adonne le Maroc par le truchement de bandes de criminels". 

 http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/65099

samedi 24 mai 2014

Sahara occidental : Des parlementaires britanniques dénoncent les violations des droits de l'homme



D.R
Des parlementaires britanniques ont dénoncé, dans un rapport récapitulant leur mission dans les territoires sahraouis occupés en février dernier, les violations récurrentes des droits de l'homme dans cette partie du monde et la spoliation de ses richesses naturelles par le Maroc et ses soutiens.          
Dans un compte-rendu intitulé "Vie sous l'occupation", quatre parlementaires britanniques, appartenant au groupe "The all-Party parlementary group", racontent l'oppression par le Maroc des militants pacifiques sahraouis des droits de l'homme,  dont certains sont connus mondialement pour leur combat pour l'indépendance du Sahara occidental, à l'image de Aminatou Haider. D'autres militants moins célèbres comme ceux appartenant au groupe appelé "Gdeim Izik 25", et les conditions dans lesquelles ils ont été jugés et condamnés par un tribunal militaire, alors qu'ils sont des civils pacifiques, sont également cités dans ce document de plus d'une vingtaine de pages élaboré par les parlementaires Jeremy Corbyn, Mark William, John Gurr et John Hilary. Outre leur propre observation, les membres de la délégation britannique ont élaboré leur rapport de mission sur la base de leurs rencontres avec des  représentants d'associations sahraouies des droits de l'homme, des autorités  marocaines, de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum  au Sahara occidental (Minurso), et celles avec les populations locales. Les parlementaires britanniques se sont également intéressés lors de leur mission dans les territoires occupés à la spoliation des richesses naturelles dans cette région. Ils ont précisé que l'exploitation illégale des ressources naturelles des territoires sahraouis par l'occupant marocain et la rareté des postes d'emplois au profit des Sahraouis, avaient constitué le sujet principal abordé lors de leurs rencontres tenues au Sahara occidental. Concernant les ressources halieutiques, les membres de la délégation ont indiqué dans leur rapport, citant des pêcheurs autochtones, que les autorités marocaines délivraient "très peu" de licences d'exploitation aux sahraouis  pour leur permettre de pêcher dans leur propre mer. Ils ont évoqué également les "graves conséquences" engendrées par l'accord de pêche conclu entre l'Union européenne (UE) et le Maroc, et qui  menace de réduire considérablement les quantités de poissons dans les eaux sahraouis,  alors qu'elles constituent une source d'alimentation et de revenu essentielle  des populations locales. Le rapport relève également la "surexploitation" du phosphate sahraoui  par l'occupation marocaine qui en tire des recettes importantes. Les exportations du phosphate sahraoui a atteint 330 millions de dollars en 2013, précise  la même source. Le document relève que 21% seulement des travailleurs de ce secteur sont des sahraouis occupant des postes subalternes, dont 4% sont des techniciens. 
 Les parlementaires britanniques parlent aussi d'une douzaine de firmes, implantées à 40km au nord de Dakhla, spécialisées dans la production de tomates. Selon le rapport, l'ensemble de ces entreprises appartiennent à la famille royale marocaine, des conglomérats marocains, et des multinationales françaises. Le rapport compte par ailleurs une chronologie des différentes rencontres regroupant les membres de la délégation britanniques et les représentants des autorités d'occupation d'une part, et celles avec les Sahraouis d'autre part.        
Les quatre britanniques ont jugé nécessaire de publier un tableau dans  leur rapport reprenant les différentes étapes de l'occupation du Sahara occidental par l'Espagne ensuite par le Maroc, dans le but de faire valoir la justesse  de la cause sahraouie.       
 Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc  éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU  portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples colonisés, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique qui est occupée depuis  1975 par le Maroc avec le soutien de la France.


samedi 16 novembre 2013

L'ONU doit amener le Maroc à cesser la spoliation des richesses sahraouies

10/11/2013 Sahara occidental

Le coordonnateur général de l'Observatoire sahraoui des richesses naturelles, Ghali Zoubir, a appelé dimanche l'ONU à intervenir afin d'amener le Maroc à cesser la spoliation des richesses naturelles sahraouies, affirmant que ces richesses "sont mises à la disposition de la France et de l'Espagne, à des prix dérisoires, afin d'acheter leur silence en ce qui concerne les revendications légitimes du peuple sahraoui".

L'ONU doit "agir rapidement pour arrêter la guerre d'usure menée par le Maroc et la spoliation par celui-ci des richesses naturelles sahraouies, surtout que ce pays insiste pour inclure les eaux territoriales sahraouies dans le protocole d'accord de pêche" qui est actuellement en cours d'examen au niveau du Parlement européen (PE), a indiqué M. Ghali Zoubir dans une déclaration à l'APS.
L'ONU doit jouer "un rôle primordial" afin d'empêcher d'inclure les eaux territoriales sahraouies dans le protocole d'accord de pêche avec le Maroc car la protection des richesses naturelles du Sahara occidental relève de sa responsabilité, à l'instar de la protection de l'environnement et des droits de l'homme, conformément au Droit international qui classe le Sahara occidental parmi les 16 territoires concernés par la décolonisation", a-t-il souligné.
La convention de pêche avec le Maroc avait fait face, la semaine dernière, lors de la réunion de la commission de la pêche et de l'agriculture tenue au PE, à une "forte opposition de la part de députés espagnols, suédois et finlandais, qui ont souligné la nécessité de "l'exclusion totale" des territoires sahraouis de ce protocole d'accord, étant donné que cet accord avec le Maroc constitue "une violation de la légalité et du droit internationaux".
M. Ghali Zoubir a dénoncé le mutisme de la communauté internationale face à la guerre d'usure menée par le Maroc et la catastrophe environnementale qu'il cause, soulignant que "les richesses naturelles sahraouies ont été mises, par le Maroc, à la disposition de la France et de l'Espagne, à des prix dérisoires, à travers des marchés illégaux et contraires au Droit international, en vue d'acheter le silence de ces pays sur la question sahraouie dans le cadre des intérêts communs entre le Maroc, la France et l'Espagne".
Il a souligné la nécessité de "rompre les relations économiques internationales entre le Maroc et ses partenaires, notamment en ce qui concerne les ressources du Sahara occidental dont la pêche et le phosphate".
Le coordonnateur général de l'Observatoire sahraoui des richesses naturelles a indiqué que "les richesses naturelles sahraouies représentent plus de 60% des exportations économiques marocaines, dont la richesse piscicole.