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jeudi 31 décembre 2015

Hassan II : "Affame ton chien, il te suivra". C'est la politique marocaine suivie au Sahara Occidental

diaspora Saharaui, 28/12/2015


La production de phosphates a enregistré au moins de novembre dernier une augmentation de 20,6 %, élevant le volume des exportations du Maroc à 40,93 milliards de Dirhams, selon des chiffres publiées par le Bureau marocain de Change.
Les gains sont dus à une augmentation dans la demande d'engrais, du phosphates et de ses différents dérivés.
Entre-temps, le chômage parmi la population sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental ne cesse d'augmenter et les manifestations pour revendiquer le droit sacré au travail sont réprimées avec des méthodes de plus en plus violentes. L'Avenue de Smara à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental en est témoin presque quotidiennement.

Les conditions de vie des Sahraouis dans les villes contrôlées par le Maroc ne cessent de dégrader. De nombreuses familles n'ont même pas accès aux subventions appelées « cartilla », dont le montant est équivalent à 200 euros et qui est utilisée pour maintenir la population sous perfusion conformément aux enseignements du roi Hassan II qui disait « affame ton chien, il te suivra ». Toute personne qui ose manifester contre l'occupation et la politique colonialiste du Maroc au Sahara Occidental sera interdite de cette subvention en guise de châtiment.
Cela, en dépit des gains rapportés par la vente du phosphate sahraoui, de la pêche et de la production agricole. Toutes destinées à l'exportation.

samedi 21 juin 2014

« Complicité avec le Maroc »



Des compagnies de dix pays invitées à suspendre leur commerce avec le Sahara occidental :
2,2 millions de tonnes de phosphate ont été exportées du Sahara occidental en 2013, dans 48 vraquiers, pour une valeur estimée à 330 millions $. L’exportation serait en augmentation de 400 000 tonnes par rapport à l’exportation de 2012, à en croire cette organisation qui revendique le contrôle des ressources naturelles du Sahara occidental et qui exhorte toutes les entreprises impliquées dans ces transactions à suspendre ce commerce jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit qui oppose ce territoire et le Maroc.

vendredi 13 juin 2014

Sahara Occidental : Nouveau rapport : qui sont les clients du phosphate polémique


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WSRW lance aujourd'hui, pour la première fois, un rapport complet listant les clients, les volumes, les valeurs et les livraisons des exportations marocaines du phosphate du territoire occupé.
Mis à jour le: 12.06 - 2014 
Western Sahara Resource Watch publie aujourd'hui un aperçu détaillé des entreprises impliquées dans les achats des phosphates du Sahara Occidental occupé.

Le phosphate est illégalement exploité par le gouvernement marocain au Sahara Occidental, un territoire qu'il occupe brutalement. Les exportations sont la principale source de revenus du Maroc sur les territoires occupés. Les représentants des Sahraouis ont toujours été ouvertement contre le commerce, et l'ont affirmé devant l'ONU, en général, et à certaines entreprises.

p-for-plunder-map-fr-380.jpgLe rapport est basé sur le suivi et l'analyse de 109 vraquiers arrivés au port d'El Aaiun, au Sahara Occidental.

La liste que nous présentons dans ce rapport est complète pour les années civiles 2012 et 2013 au meilleur de nos connaissances, et désigne pratiquement tous les envois des phosphates du Sahara Occidental occupé. Ce rapport attribue les achats de la production du Maroc au Sahara occidental pour 2013 à dix compagnies identifiées et deux importateurs encore inconnus, dans dix pays du monde. Les deux compagnies PotashCorp (États-Unis) et Lifosa (Lituanie), à elles seules, totalisent 50% de tous les achats.

Le rapport détaille un volume total exporté du Sahara Occidental en 2013 de 2,2 millions de tonnes, expédiés dans 48 vraquiers, pour une valeur estimée à 330 millions de dollars. C'est une augmentation de 400 000 tonnes par rapport à 2012, ce que le rapport montre.

Télécharger le rapport ici (en anglais, version française à venir)

Sur les dix entreprises citées identifiées comme importatrice des phosphates en 2013, six sont cotées sur des marchés boursiers internationaux ou sont détenus en majorité par des entreprises qui y sont répertoriées. Quatre d'entre elles ont été mises sur listes noires par les investisseurs éthiques concernés par les questions sous-jacentes de droits de l'homme ou du droit international. La compagnie canadienne Agrium a commencé ses importations seulement en septembre 2013, et n'a donc encore pas fait l'objet d'exclusions par des investisseurs connus.

Sur les quatre sociétés restantes ne sont pas cotées en bourse, deux sont des coopératives appartenant à des agriculteurs, en Nouvelle-Zélande, et les deux autres sont entièrement ou partiellement détenues par le gouvernement du Venezuela.

Ce rapport nomme les compagnies concernées, mais identifie également les acheteurs potentiels. Il présente aussi une "liste verte" des entreprises précédemment associées à ce commerce, mais qui n'achètent plus des phosphates sahraouis.

WSRW demande à toutes les entreprises impliquées dans le commerce de cesser immédiatement tous les achats de phosphates du Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée  au conflit. Les investisseurs sont invités à interpeller les compagnies, ou à désinvestir si aucune mesure n'est prise.

  P for Plunder

Version imprimable du rapport (13Mb). en anglais, version française à venir.

samedi 15 mars 2014

La Cie canadienne Agrium qui a commencé à importer phosphate du Sahara Occidental occupé, prétend suivre la loi, silence sur comment !




La Cie canadienne Agrium prétend suivre la loi, silence sur comment !
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Agrium Inc, l'entreprise canadienne qui a commencé à importer phosphate du Sahara Occidental occupé il y a quelques mois, prétend avoir à la fois la loi et les principes de la responsabilité des entreprises de son côté.
Mis à jour le: 10/3 /2014   

Dans une lettre à Western Sahara Resource Watch (WSRW) le 5 mars, Agrium Inc défend ses importations en provenance du Sahara Occidental occupé en citant le comportement responsable des entreprises et une série d'avis juridiques qui soutiendrait leur affaire. Pourtant, l'entreprise refuse de divulguer ces avis juridiques, ce que WSRW a demandé, avec l’argument qu’ils "sont bien sûr nos conseils juridiques confidentiels".

Agrium Inc a signé un contrat avec la compagnie nationale marocaine OCP (Office Chérifien des Phosphates) en 2011, acceptant de commencer l'importation à l'automne 2013. Mais OCP gère non seulement les réserves de phosphate du Maroc, il est également responsable de l'exploitation des mines de phosphates au Sahara Occidental - la dernière colonie d' Afrique, qui est en grande partie occupée par le Maroc. L'ONU estime que ces opérations et activités sont des violations du droit international, à moins que le peuple du Sahara Occidental, les Sahraouis, n’y consentent et en bénéficient.

WSRW a d’abord contacté Agrium au printemps de 2013, le mettant en garde sur le risque d'entrer dans un conflit prolongé et de saboter ainsi le processus de paix de l'ONU. Les questions soulevées par WSRW sont largement restées sans réponse, la société invoquant des raisons de confidentialité.

Agrium Inc a depuis admis importer du territoire occupé. Il a reçu ses premières livraisons à l'automne de l'année dernière.

Mais Agrium ne semble pas voir le problème. Au contraire, l’entreprise estime que le paiement au Maroc pour les minéraux qui sont déterrés au Sahara Occidental occupé est en ligne avec comportement responsable des entreprises et le droit international.

Dans la lettre du 5 mars à WSRW, Agrium affirme qu'il se trouve dans sa sphère d'influence «d'assurer, grâce à notre diligence et les efforts d'évaluation en cours, que les sites sur lesquels nous nous approvisionnons en roche opèrent de manière responsable et dans le respect de nos pratiques en matière de responsabilité d'entreprise. Grâce à notre diligence raisonnable, nous avons demandé et reçu une série d'informations de l'OCP sur leur entreprise, y compris les indicateurs clés sur leur performance environnementale, l'investissement de la communauté, le profil de la main-d'œuvre, etc"

" Nous demandons à la direction d'Agrium à respecter les principes fondamentaux des droits de l'Homme et du droit international. Comme la société a choisi de fermer les yeux sur le peuple sahraoui, nous appelons les actionnaires d'Agrium à la conscience éthique de céder leurs parts investies dans l'entreprise", a déclaré Sara Eyckmans, coordinatrice de WSRW.

samedi 16 novembre 2013

L'ONU doit amener le Maroc à cesser la spoliation des richesses sahraouies

10/11/2013 Sahara occidental

Le coordonnateur général de l'Observatoire sahraoui des richesses naturelles, Ghali Zoubir, a appelé dimanche l'ONU à intervenir afin d'amener le Maroc à cesser la spoliation des richesses naturelles sahraouies, affirmant que ces richesses "sont mises à la disposition de la France et de l'Espagne, à des prix dérisoires, afin d'acheter leur silence en ce qui concerne les revendications légitimes du peuple sahraoui".

L'ONU doit "agir rapidement pour arrêter la guerre d'usure menée par le Maroc et la spoliation par celui-ci des richesses naturelles sahraouies, surtout que ce pays insiste pour inclure les eaux territoriales sahraouies dans le protocole d'accord de pêche" qui est actuellement en cours d'examen au niveau du Parlement européen (PE), a indiqué M. Ghali Zoubir dans une déclaration à l'APS.
L'ONU doit jouer "un rôle primordial" afin d'empêcher d'inclure les eaux territoriales sahraouies dans le protocole d'accord de pêche avec le Maroc car la protection des richesses naturelles du Sahara occidental relève de sa responsabilité, à l'instar de la protection de l'environnement et des droits de l'homme, conformément au Droit international qui classe le Sahara occidental parmi les 16 territoires concernés par la décolonisation", a-t-il souligné.
La convention de pêche avec le Maroc avait fait face, la semaine dernière, lors de la réunion de la commission de la pêche et de l'agriculture tenue au PE, à une "forte opposition de la part de députés espagnols, suédois et finlandais, qui ont souligné la nécessité de "l'exclusion totale" des territoires sahraouis de ce protocole d'accord, étant donné que cet accord avec le Maroc constitue "une violation de la légalité et du droit internationaux".
M. Ghali Zoubir a dénoncé le mutisme de la communauté internationale face à la guerre d'usure menée par le Maroc et la catastrophe environnementale qu'il cause, soulignant que "les richesses naturelles sahraouies ont été mises, par le Maroc, à la disposition de la France et de l'Espagne, à des prix dérisoires, à travers des marchés illégaux et contraires au Droit international, en vue d'acheter le silence de ces pays sur la question sahraouie dans le cadre des intérêts communs entre le Maroc, la France et l'Espagne".
Il a souligné la nécessité de "rompre les relations économiques internationales entre le Maroc et ses partenaires, notamment en ce qui concerne les ressources du Sahara occidental dont la pêche et le phosphate".
Le coordonnateur général de l'Observatoire sahraoui des richesses naturelles a indiqué que "les richesses naturelles sahraouies représentent plus de 60% des exportations économiques marocaines, dont la richesse piscicole.

jeudi 11 avril 2013

Bou Craâ (S.O.) un des plus grands gisements de phosphate au monde,

Actualité marocaine


Sahara : l'enjeu caché des phosphates (Kissinger Cables)


Hassan II et Henry Kissinger

Les derniers câbles diplomatiques publiés par Wikileaks révèlent l'importance des gisements de phosphate de Bou Craâ dans les négociations entre le Maroc et l'Espagne au début des années 70.

Les « Kissinger Cables » publiés lundi par Wikileaks regroupent l'ensemble des câbles diplomatiques américains échangés entre 1973 et 1976, à l'époque où Henry Kissinger était Secrétaire d'Etat à Washington. Ces câbles, dont plusieurs milliers concernent le Maroc, apportent des perspectives inédites sur la nature et l'évolution des négociations au Sahara pendant cette période charnière du conflit.
Parmi les informations révélées par Wikileaks, celles concernant les phosphates du Sahara sont particulièrement intéressantes dans le sens où les enjeux politiques liés au territoire ont toujours occulté la réalité géologique et que les données fiables sont rares.
Aujourd'hui, l'OCP extrait à Bou Craâ entre 2,5 et 3 millions de m3 de roches brutes par an, pour un chiffre d'affaires de 527 millions de dollars en 2011 (1). Le Polisario accuse l'Etat marocain de « pillage des ressources naturelles » ; Rabat prétend au contraire que les mines de Bou Craâ «ne sont pas rentables et sont maintenues en production pour des raisons sociales».(2)
« L'Espagne, 3e ou 4e producteur mondial de phosphates »
C'est au début des années 70 que l'exploitation du phosphate à Bou Craâ a démarré. Selon les câbles diplomatiques, les Espagnols, à travers la société Phosboucraâ, ont investi 200 millions de dollars de l'époque en équipements et en installations. En 1974, la mine produisait déjà 2,3 millions de tonnes de roches, expédiées en majorité en Espagne. Madrid prévoyait d'augmenter la capacité de production à 10 millions de tonnes par an. Un objectif réalisable « probablement d'ici fin 1975 », selon un câble diplomatique en provenance d'Espagne et daté de septembre 1974. La même source indique que les réserves prouvées à l'époque (1,7 milliard de tonnes), permettraient de maintenir ce niveau de production à Bou Craâ pendant 150 ans et feraient de l'Espagne « le 3e ou 4e producteur mondial de phosphates, juste devant ou derrière le Maroc ».

Bou Craâ, objet de négociations entre Madrid et Rabat
Au cours de l'année 1975, alors que le départ de l'Espagne était devenu inéluctable et que le Maroc se positionnait pour récupérer le territoire, en attendant le verdict de la Cour internationale de justice, les diplomates américains relevaient l'importance de la question des phosphates dans les négociations en cours entre les deux pays. Selon des conseillers économiques étrangers en poste à Rabat, cités dans un câble daté d'octobre 1975, «lorsque des discussions sérieuses commenceront sur l'exploitation future de la mine de phosphates de Bou Craâ, alors l'accord sur le Sahara pourra être considéré comme conclu ».
Les diplomates américains analysent les avantages que peut en retirer le Maroc : « l'acquisition d'un monopole de 80% des réserves mondiales de phosphates hors Etats-Unis et hors URSS, l'élimination d'un concurrent de plus en plus important et la consolidation du rôle du Maroc en tant que « fixeur de prix » sur le marché mondial de l'export ».
Ce n'est donc pas un hasard si, durant l'été 1975, le directeur général de l'OCP, Karim Lamrani, a accompagné une délégation de diplomates marocains à Madrid. Le ministre espagnol des Finances a également participé aux discussions. Les diplomates américains révèlent que Karim Lamrani, lors d'une conversation privée, avait alors mentionné « une offre formelle » faite par Rabat au gouvernement espagnol, garantissant la continuité de la participation espagnole à Bou Craâ dans le cadre d'un arrangement global sur l'avenir du territoire.
« A ce moment-là, néanmoins, l'Espagne n'était pas encore prête à discuter de retrait, encore moins de partenariat », note la diplomatie américaine.

Nouveau rapport de force après la Marche Verte
La Marche Verte lancée par Hassan II le 6 novembre 1975, objet de nombreux câbles diplomatiques, va changer la donne. Des négociations intenses avec Madrid ont permis l'arrêt de la marche et le départ précipité des Espagnols, qui s'entendent quelques jours plus tard avec Rabat et Nouakchott pour signer les accords de Madrid sur le partage du territoire. Les diplomates américains notent à ce propos que le texte de l'accord ne mentionne aucun transfert de souveraineté.
Le Maroc a en tout cas le contrôle militaire de Laâyoune (le contenu d'un câble daté de décembre 1975 et intitulé « Occupation militaire marocaine d'El Ayoun », n'est pas consultable). Conformément aux accords de Madrid, Espagnols, Marocains et Mauritaniens se partagent l'administration provisoire de la ville. L'année suivante, en 1976, les troupes espagnoles ont définitivement quitté le territoire et l'OCP acquiert 65% des parts de Phosboucraâ auprès de l'Entreprise Publique Espagnole (INI). Les détails financiers de l'opération ne sont pas connus.

Une mine « mise en sommeil » depuis 1976
Le partenariat maroco-espagnol à Bou Craâ va durer jusqu'en 2002, date à laquelle l'OCP rachète la participation restante (35%) d'INI. L'OCP avance que Phosboucraâ « continuait à engranger des pertes financières depuis sa création » (3).
On constate toutefois que le niveau de production réalisé aujourd'hui est peu ou prou le même qu'en 1974, alors qu'à l'époque les Espagnols prévoyaient d'augmenter très vite la production annuelle à 10 millions de tonnes.
Pourquoi l'OCP n'a t-il pas plus développé les capacités de la mine ? Bien que le niveau des réserves (estimées aujourd'hui à 1,1 milliard de tonnes (4)) fait de Bou Craâ un des plus grands gisements de phosphate au monde, la situation politique et juridique du territoire complique l'exploitation et freine les investissements. Ces derniers ne se sont élevés qu'à 2 milliards de dollars sur l'ensemble de la période 1976-2010, selon l'OCP, soit une moyenne de 60 millions de dollars par an.
De 1976 jusqu'au cessez-le-feu de 1991, le Front Polisario, soutenu par la Libye puis par l'Algérie, s'est régulièrement attaqué au tapis convoyeur qui achemine les roches extraites de Bou Craâ jusqu'au port de Laâyoune, interrompant ainsi la production. Par ailleurs, les multinationales qui achètent la roche brute extraite à Bou Craâ sont régulièrement interpellées par les lobbies pro-polisario comme Western Sahara Ressource Watch (WSRW), et certaines préfèrent abandonner leurs achats de « phosphates sahraouis ».
Le Maroc a donc privilégié jusqu'à présent le développement des autres sites de production et ceux de transformation, à Jorf Lasfar et Safi où l'OCP peut valoriser les phosphates sur place (fabrication d'engrais chimiques et acide phosphorique) en s'alliant à des grands groupes étrangers dans des joint-ventures industrielles. En 2011, l'OCP a totalisé un chiffre d'affaires d'environ 6,6 milliards de dollars (56,3 milliards de DH).
Premier exportateur mondial de roches brutes, l'Etat marocain, qui dispose déjà de 50 milliards de tonnes de réserves dans les bassins de Khouribga et de Gantour, n'a pas forcement besoin – ni intérêt - à développer les gisements de Bou Craâ tant que la question du Sahara n'est pas définitivement réglée. La stratégie 2010-2020 de l'OCP, qui prévoit 115 milliards de DH d'investissements sur cette période, est d'ailleurs axée principalement sur les activités chimiques - à plus forte valeur ajoutée - à travers le développement du hub de Jorf Lasfar.


1, 3 Présentation institutionnelle de l'OCP sur Phosboucraâ (mars 2013)
2 Economie & Entreprises, « Richesses du Sahara : un mirage ? », janvier 2011
4 World Phosphate Rock Reserve and Resources (IFDC, 2010)

samedi 27 octobre 2012

Maroc : Le roi : 7ème fortune mondiale, la populartion : 20% de pauvres

REFLEXION
Par Ismain, 15/10/2012

Le roi Mohamed VI, le "commandeur des croyants", 7ème fortune mondiale

ALORS QUE 20% DE LA POPULATION DU MAROC EST PLONGEE DANS LA PAUVRETE

A la tête d’un royaume pauvre où plusieurs millions de personnes ne mangent pas à leur faim, le roi Mohamed VI, le "commandeur des croyants", est classé 7ème au niveau mondiale, avec une fortune personnelle estimée à 7,5 milliards de dollars !

Le roi Mohamed VI, le "commandeur des croyants", 7ème fortune mondiale L’hebdomadaire français Point de vue, une revue de grande diffusion de la presse du cœur francophone, spécialisée dans la vie des têtes couronnées, a publié cette semaine un dossier sur la fortune des « royales ». « Fortune des rois : secrets, fantasmes et réalités », tel est l’intitulé du dossier que cette publication a consacré aux nobles fortunés. Comme on s’y attendait, ce qui ressort de l’enquête menée par le magazine,  la monarchie marocaine n’est pas très raisonnable en ces temps de vaches maigres et de crise économique endémique. Sur une liste de 15 monarques, Mohamed VI est classé 7e, avec une fortune personnelle estimée à 2,5 milliards de dollars. Or, de toutes les monarchies présentes sur la liste, seul le Swaziland peut-être considéré comme moins favorisé économiquement que le Maroc. Le reste de la liste est constitué de pétromonarchies ou de riches Etats occidentaux. Si le souverain le plus riche de la planète est celui de la Thaïlande, Bhumibol Adulyadej, le roi du Maroc, Mohamed VI, est plus riche que l’émir du Qatar, ce qui est tout de même paradoxal. L’émir du Qatar est assis sur des barils de pétrole alors que son homologue marocain est installé sur des mares de pauvreté et de chômage
L’expert français explique que beaucoup de monarchies arabes, dont la marocaine, « perçoivent des allocations publiques pour mener leur mission de souveraineté à bien : liste civile, dotations annexes, palais de fonction. Mais pour vivre lorsqu’ils ne sont pas en représentation, les princes détiennent également des biens privés. Ces deux sources de revenus sont en principe distinctes, mais s’avèrent souvent poreuses, c’est-à-dire que les fonds publics servent à financer la vie privée, voire permettent aux princes d’accroître leur fortune personnelle ». « C’est cet amalgame qui passe de moins en moins bien auprès de l’opinion, au Maroc notamment », précise Dayez-Burgeon.Point de vue rappelle qu’avec l’astronomique somme de 254 520 000 euros touchée chaque année, la monarchie marocaine est celle qui reçoit le plus d’argent public. C’est trop de « générosité », signale sarcastiquement l’hebdomadaire.Par exemple, la monarchie hollandaise touche de l’Etat la somme de 39 millions d’euros par an, la belge 31 millions, la norvégienne 22,6 millions, la suédoise 13 665 000 euros et la pauvre luxembourgeoise 8,8 millions. Une vraie misère comparée à ce que touche Mohamed VI.Avec ces chiffres, on a la fâcheuse impression que la monarchie marocaine se sert plus qu’elle ne sert. Car 254 millions d’euros par an, ce n’est plus une rente, c’est un hold-up permanent si on prend en compte le fait que tous les collègues européens de Mohamed VI dirigent des Etats riches et développés. Mohamed VI possède un yacht, El Boughaz I, de 70 mètres. Au Maroc, il a la jouissance d’une trentaine de palais et de résidences dont les lourds frais de fonctionnement sont assumés par l’Etat en ces temps de misère. Et en France, outre le célèbre château de Betz, dans l’Oise, le souverain possède l’hôtel de Broglie, rue de Varennes, l’une des plus belles et des plus grandes résidences de Paris.Et la famille n’est pas loin. « Lalla Latifa, la mère de Mohammed VI se repose dans un hôtel particulier à Neuilly, boulevard Maurice Barrès », commente Point de vue qui affirme que les sœurs du roi habitent, avenue Foch, à Paris, mais pas très loin de leur mère. Un vrai contre de fée, certes, sauf que le Maroc n’a plus vocation à continuer d’entretenir autant de besoins colossaux et gargantuesques. Et puis enfin, si effectivement le souverain a cédé une partie de ses prérogatives à son chef de gouvernement, la logique ne voudrait pas qu’il lui cède également une partie de l’argent perçu ?

Le  phosphate, source de la richesse du Roi M6

La richesse du monarque a augmenté de 1 milliard de dollars au cours des derniers années avec la monté des prix phosphates. La plupart des monarchies ont vu leurs fortunes chuter, sauf le Roi du Maroc, Mohammed VI, dont les 12 palais coûtent $ 1 million en frais de fonctionnement. Cette année, sa richesse nette est de 2,5 milliards de dollars, faisant de lui le seul parmi les 15 plus riches monarchies du monde qui a fructifié sa fortune au cours de l’année. Son grand atout est le fait que son pays détient le quasi-monopole dans les phosphates. Une composante clé dans l’engrais, le phosphore, est essentiel dans la production alimentaire mondiale. « Vous ne pouvez pas survivre sans phosphate -- chaque cellule de votre corps en dépende », dit Michael Lloyd, directeur de recherche à l’Institut de recherche en phosphate de la Floride. Maroc contrôle près de la moitié des réserves mondiale des phosphates. L’année dernière, il a extrait 28 millions de tonnes métrique de phosphate , ce qui en fait le troisième plus grand producteur au monde, derrière la Chine et les États-Unis, et le plus gros fournisseur. Les revenus des phosphates forment près de la moitié des revenus du pays. Il s’agit d’une affaire rentable. L’entreprise de l’Etat, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) a réalisé prés de 2,8 milliards de dollars de bénéfices net l’année dernière, une augmentation 9 fois plus élevé que l’année précédente, grâce à une forte augmentation des prix du phosphate, qui ont touché un plafond de 500 $ la tonne en Juillet 2008, soit cinq fois la moyenne de 2007 et plus de 12 fois la moyenne de 2006. Le roi lui-même parle de phosphates rarement, préférant se concentrer sur des questions socialement progressistes comme les droits de la femme et le niveau de vie. Il a créé un nouveau code de la famille, qui octroi aux femmes plus de droits et a récemment lancé une initiative de $ 6 milliards de dollars pour construire des logements pour les démunis dans les zones urbaines du Maroc. Mais il a un part des profits et presque certainement une main mise sur l’OCP, en particulier l’utilisation du «monopole», en influant sur l’augmentation des prix du phosphate. «C’est une réalité à laquelle on doit faire face: l’industrie des engrais au Maroc est géré par le gouvernement », dit Lloyd. « Dans les années 1970, on pouvait obtenir les phosphates pour 4 $. Puis, un jour, ils ont juste décidé d’augmenter le prix à 20 $. » Un autre analyste a reproché l’an dernier la monté des prix à des manœuvres de l’OCP, même si la montée en flèche de la demande agricole et le resserrement de l’offre ont certainement été des facteurs à considéré. Cette année la récession a provoqué la chute des prix sous les 200$, mais assez pour permettre pour le roi Mohamed VI de se classer parmi les 7 plus riches monarchies au monde. Le monarque marocain, qui a pris la succession à son défunt père Hassan II en 1999 n’a encore que 45 ans, pourrait encore améliorer son classement, grâce à la rareté de ses pierres précieuses. La croissance de la population mondiale, aura pour effet d’augmenter de plus en plus la demande pour cette matière moins abondante. Les États-Unis s’attendent à épuiser ses réserves dans les 40 prochaines années. Déjà, deux entreprises américaines leaders en engrais, Mississippi Phosphates et Agrifos Fertilizer, s’approvisionnent auprès de l’OCP. Les réserves du Maroc, les plus vastes au monde, seront exploitées dans le cadre du prochain siècle.
 Il y a aussi des menaces politiques. Bien que le Maroc sous le règne du roi Mohammed VI est globalement assez calme et pro-occidental, environ un sixième de ses phosphates est issu du Sahara occidental. Le Maroc a annexé l’ancienne colonie espagnole en 1975 en dépit des réclamations concurrentes de la région par la Mauritanie et le mouvement indépendantiste soutenu par l’Algérie. 

dimanche 13 décembre 2009

L'Australie boude le phosphate marocain

Par Arezki Louni
EN RAISON DE SON EXTRACTION SUR LE TERRITOIRE SAHRAOUI
l’Australie boude le phosphate marocain

Ce n’est pas la première fois que des compagnies étrangères résilient des contrats avec le Royaume chérifien.Le Royaume chérifien continue d’essuyer de sérieux revers. Après son échec sur le plan diplomatique, n’arrivant pas à «vendre» son projet d’autonomie au Sahara occidental, cette fois c’est au tour des partenaires économiques de Rabat de rectifier le tir.
C’est l’association Australia Western Sahara qui a appelé la compagnie australienne Incitec Pivot à cesser l’importation du phosphate du Royaume du Maroc qu’il extrait des territoires sahraouis occupés, ce qui est contraire au droit international. Dans un communiqué de l’association, l’Australia prévient les paysans australiens que les fertilisants utilisés dans les fermes australiennes et commercialisés par la compagnie Incitec Pivot sont produits à base de phosphate importé du Maroc qu’il extrait dans les territoires occupés du Sahara occidental «dernière colonie africaine». Avant de préciser que «le phosphate vendu par le Maroc est la propriété du peuple sahraoui qui n’en récolte aucun profit».
L’association rappelera, par ailleurs, que la charte des Nations unies déclare «inaliénables les richesses des territoires occupés, sans la consultation et l’accord préalable des populations de ces territoires». Le Haut conseiller juridique de l’ONU, rappelle le communiqué, avait estimé que l’exploitation par le Maroc des ressources naturelles du Sahara occidental «constitue une violation du droit international». En outre, l’Assemblée générale des Nations unies condamne l’exploitation et la spoliation des ressources naturelles ainsi que toute activité économique portant atteinte aux intérêts des peuples des territoires occupés à l’instar du Sahara occidental. Le gouvernement australien avait déjà mis en garde, en mai 2006, les entreprises australiennes contre les conséquences de telles transactions commerciales illégales.
Le gouvernement australien relève, notamment, que «compte tenu de la situation du Sahara occidental, étant un territoire ne jouissant pas de l’autonomie, et compte tenu des considérations du droit international», le ministère recommande aux compagnies désirant importer du Maroc de recourir à des consultations juridiques. Pour sa part, le président de l’association, M.Nick O’Neil a appelé l’Australie et les autres pays membres des Nations unies à agir pour amener le Maroc à accepter l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. Il convient de rappeler que ce n’est pas la première fois que des compagnies pétrolières et de prospection minière étrangères résilient des contrats avec le Royaume chérifien. C’est le cas de la compagnie américaine Kerr McGee, qui a résilié, l’année dernière, un contrat de prospection pétrolière au Sahara occidental, signé avec le Maroc.
Elle a, ainsi, cédé sous la pression des organisations internationales favorables à l’autodétermination du peuple sahraoui. Trois autres compagnies étrangères, signataires avec Rabat de contrats de prospection pétrolière, le long des côtes du Sahara occidental, ont eu le même sort. Il s’agit de la société norvégienne TGS-Nopec, la hollandaise Fugro, la française Total-Fina-Elf. Toutes les compagnies se sont retirées du territoire en 2003 et 2004 à la suite des pressions internationales.

En savoir plus :
Les phosphates marocains
Les phosphates marocains ont toujours été exploités depuis 1920 par l’Office chérifien des phosphates, organisme d’Etat, devenu Groupe OCP en 1975. L’office emploie plus de 25.000 personnes, pour un contrat annuel à l’exportation de 1,28 milliard de dollars en 2000. Pour le moment. L’OCP est le 1er exportateur mondial de phosphates (10,1 millions de tonnes), dont 1,4 million de tonnes d’acide phosphorique et 2,2 millions de tonnes d’engrais phosphatés. Les exportations de l’OCP touchent actuellement les cinq continents et concernent une quarantaine de pays de par le monde. Depuis des années, le Maroc se place au 2ème ou 3ème rang de la production mondiale de phosphates bruts. Le Maroc partage avec le Sahara Occidental 5,7 milliards de tonnes (3 milliards pour le Sahara Occidental et 2,7 pour le Maroc).
Mais le phosphate marocain reste l’obstacle majeur pour la paix au Maghreb du fait qu’il est convoité par la France et l’Espagne, deux pays de l’Union européenne qui s’opposent ouvertement aux décisions de l’ONU pour l’accès du Sahara Occidental à son indépendance, pour des raisons historiques et géopolitiques. Les mines, qui appartiennent réellement au Royaume, sont situées sur trois lieux différents: à Khouribga (120 kilomètres au sud-est de Casablanca), à Youssoufia (90 kilomètres au nord de Marrakech) et à Ben-Guérir (90 kilomètres au nord-ouest de Marrakech). Comme au Sahara Occidental, le minerai de phosphate est de type sédimentaire, c’est-à-dire que le phosphate est présent dans des sables ou des calcaires et mélangé à ceux-ci. Les couches de minerais sont horizontales et exploitées soit à ciel ouvert, soit par des galeries

jeudi 27 août 2009

OCP : La solidarité nous interpelle

Par Ali Fkir, 27/8/2009

L’OCP (l’office chérifien de phosphate), groupe public crée en 1920 par les autorités colonialistes pour exploiter les vastes et inépuisables gisements de phosphate situés dans la région de Khouribga à 120 km de Casablanca, le poumon économique du Maroc.
A l’échelle mondiale, le Maroc est l’un des premiers producteurs du phosphate et ses produits dérivés, et le premier exportateur. Aujourd’hui la production avoisine 20 millions de tonnes l’année : une partie est exportée sans traitement spécial, le reste est soumis à un traitement dont résultent de l’engrais, de l’acide phosphorique…La demande mondiale en phosphate (brute) et ses produits dérivés ne cesse d’augmenter. Au cours de l’été 2009 le chiffre d’affaire de l’OCP a battu son record.



Donc l’OCP, en tant qu’entité publique, devrait (en principe) donner le bon exemple quant au respect des droits des travailleurs, quant à la bonne gestion des biens publics et de la richesse nationale, quant à l’intégrité morale des responsables…N’oublions pas qu’au moment de la lutte pour l’indépendance, les dirigeants nationalistes promettaient aux marocainEs une rente « phosphataire » viagère de 200 « rials » (200 dourous) par personne (l’équivalent, après actualisation, de 150dh d’aujourd’hui). Après l’indépendance, les nouveaux tenants du pouvoir gaspillent et lapident honteusement les milliards de dh enfantés par la force de travail des prolétaires dont la situation ne cesse de se détériorer alors que la production et le prix de phosphate ne cessent d’évoluer dans le vert.
L’OCP est capable à lui seul de renflouer les caisses de l’Etat, ce qui permettrait de réduire les impôts qui frappent directement les revenus des travailleurs tel l’impôt sur le revenu (l’IR), et indirectement le pouvoir d’achat des classes populaires telle la taxe sur la valeur ajoutée (la TVA).
Malheureusement les milliards de dh encaissés par l’OCP vont dans les poches d’une poignée d’individus qui n’ont jamais risqué leur vie à descendre dans les entrailles de la terre, à « se salir » les mains...Quant aux décideurs, bien installés à Rabat, reçoivent, sans remord aucun , « leur part » de gâteau …Pour ces voraces, la rente « phosphataire » est assurée pour la vie et se compte par millions de dh.
Aujourd’hui, alors qu’il ne connaît aucune difficulté, le groupe public OCP tente de réduire « les charges » sociales (nouveau credo du capitalisme sauvage ), en s’attaquant directement à la rémunération globale de la force de travail (entendons par là le capital variable), maximisant ainsi la plus-value extorquée haussant ainsi le taux de profit, et réduisant au minima le pouvoir d’achat des prolétaires, le pouvoir d’achat de ceux qui s’aventurent dans les entrailles de la terre pour extraire ce minerai tant recherché par le marché mondial, surtout en ces temps de crise alimentaire.
Il faut noter que malgré que le Maroc ait développé ses unités de production d’engrais, le paysan pauvre se rabat toujours sur la bouse pour fructifier sa parcelle, car le prix de l’engrais « public » est en dessus de ses moyens d’achat. L’OCP, en monopoliste « conséquent », préfère écouler « sa » marchandise ailleurs, là où les spéculateurs d’autres nations paient mieux. La politique de commercialisation que suit l’OCP s’inscrit dans la logique du marketing antinational que préconise l’Etat makhzanien : ce sont les besoins de l’extérieur qui déterminent les choix des décideurs.
C’est dans ce cadre que l’OCP fait appel aux « services » des entreprises spécialisées dans le travail d’intérim, entreprises qui fleurissent dans le pays en l’absence de toute législation qui pourrait garantir les droits des producteurs.
Quatre entreprises assurent l’approvisionnement de l’OCP en force de travail très bon marché. Les victimes travaillent dans le cadre du Contrat à Durée Déterminée (CDD), renouvelable. Ainsi l’ouvrier travaille des années, sans espoir d’être embauché comme permanent. Il trime, il bouffe, fait ses besoins, « dort »…avec la hantise de se retrouver sur le carreau sans revenu aucun. L’épée du chômage pèse sur sa gorge. C’est le summum de la précarité du travail.
Aujourd’hui 850 ouvriers du groupe font les frais de cette nouvelle conception du contrat de travail. 850 ouvriers, c'est-à-dire 850 familles. N’oublions pas la réalité marocaine : un salarié se doit « assurer » les besoins des membres de « son foyer » et la pitance de ses parents et autres proches en détresse.




Peut-on rester insensibles devant ce genre de drame ?
Peut-on rester les bras croisés devant ce type d’injustice flagrante ?
Peut-on accepter que les producteurs de la richesse du pays vivent dans le besoin, alors que le fruit de leur travail alimente les comptes des oisifs, engraissent d’avantage les « bien- nourris » ?
Peut-on amettre qu’un établissement public se comporte comme un établissement « voyou » envers des milliers de citoyens ?
Peut-on supporter que les pouvoirs publics cautionnent les pratiques illégales d’un établissement étatique ?
A l’heure actuelle, 850 prolétaires, 850 familles, des milliers de citoyen-es, victimes de l’arbitraire, en détresse, lancent un SOS.
C’est un défi, non seulement pour le monde politique et syndical, mais surtout pour les défenseurs des droits humains et pour les démocrates conséquents.
Certes, prendre conscience du drame est une nécessité intellectuelle, mais pratiquer la politique de l’autruche, c’est réduire sa Conscience à un état d’hibernation, c’est cautionner moralement le crime.
La solidarité avec les victimes de l’arbitraire nous interpelle.
Que peut-on faire :
- Au niveau régional ( grand Casablanca, EL Jedida, Khouribga…) ?
- Au niveau national ?
- Au niveau international ?
J’ai déjà reçu des suggestions : création de comité national de solidarité, organisation de meeting, campagne internationale de pression sur l’Etat marocain (patron de l’OCP), de sensibilisation auprès des syndicalistes, des défenseurs des droits humains, des démocrates…

Ali Fkir, alifkir@yahoo.fr
tél 06 64 27 29 40



L’OCP par lui-même :
Le Groupe OCP extrait le phosphate brut du sous-sol marocain grâce à des chantiers à ciel ouvert ou des mines souterraines. Le minerai est ensuite épierré et criblé, puis séché ou calciné. Parfois, il subit une opération de lavage ou de flottation pour une augmentation de sa teneur en phosphore.
Environ la moitié du minerai est exportée comme matière première à destination d’une quarantaine de pays à travers le monde. L’autre moitié est livrée aux industries chimiques du Groupe pour être transformée en produits dérivés commercialisables : acide phosphorique de base, acide phosphorique purifié, engrais solides.
Leader mondial sur le marché du phosphate et des produits dérivés, et première entreprise du Royaume, le Groupe OCP opère sur les cinq continents.
Selon Mr Mostafa Terrab, nommé Directeur général de l’OCP par le roi en février 2006
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تقرير يوم 26/08/2009
بعد مناقشة حارة وساحنة، وبروح المسؤولية والنضالية، قرر الجمع العام لعمال سميسي ريجي المجتمع يومه الأربعاء 26 غشت 2009 بمقر الاتحاد المغربي للشغل، تسطير برنامج نضالي تصعيدي كالتالي :
1- اعتصام يوم الثلاثاء 01 شتنبر2009 أمام إدارة الفوسفاط بمعية أسرهم من الساعة 10 صباحا إلى الساعة 4 بعد الزوال.
2- اعتصام يوم الأربعاء 02 شتنبر 2009 بساحة المسيرة بوسط المدينة بمعية أسرهم من الساعة 4 بعد الزوال إلى الساعة 10 ليلا.
3- اعتصام يوم الخميس 03 شتنبر 2009 بساحة المسيرة بوسط المدينة بمعية أسرهم من الساعة 4 بعد الزوال إلى الساعة 10 ليلا.
4- وقفة احتجاجية أمام عمالة إقليم خريبكة يوم الثلاثاء 08 شتنبر 2009 بمعية أسرهم من الساعة 10 صباحا إلى الساعة 02 زوالا.
وسيصطحبون معهم إلى أمكنة الاعتصام الطناجر الفارغة والمعالق والصفارات، وتتلخص المطالب الأساسية للعمال في التالي :
1- إرجاع كل الموقوفين (850 عاملا) دون قيد أو شرط.
2- احترام الحقوق والحريات النقابية من طرف إدارة الفوسفاط، وفتح مفاوضات مع المكتب النقابي.
3- إدماج كل العمال في مجموعة المكتب الشريف للفوسفاط وترسيمهم.
4- مطالبة عامل إقليم خريبكة بتحمل مسؤولياته والتدخل
العاجل والفوري بما يضمن حقوقهم الاقتصادية والاجتماعية. -------------------------------------------------------------------------------------------------------
بيان الجمعية المغربية لحقوق الانسان
جمعية المغربية لحقوق الإنسان
فرع خريبكة
خريبكة في: 24 غشت 2009
بيــــــــــــــــــــــــــان
فرع الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بخريبكة يدين الطرد الجماعي لـ 850 عامل من طرف إدارة الفوسفاط، ويطالب بإرجاعهم فورا إلى عملهم وتسوية أوضاعهم.
يتابع فرع الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بخريبكة بعميق الاستنكار والقلق، إقدام إدارة الفوسفاط على الطرد الجماعي لـ 850 عاملا من عمال سميسي ريجي، بعد فشل محاولتها في التحايل عليهم وإرغامهم بحضور قوات الدرك على توقيع عقد عمل يشترط قضاء مدة ثلاثة أشهر كفترة تجريبية لفائدة بعض شركات المناولة للتنصل من كافة التزاماتها نحوهم... ويأتي هذا التصعيد بعد أن نظم العمال أنفسهم نقابيا في إطار الاتحاد المغربي للشغل، و بدؤوا في النضال للمطالبة بحقوقهم المشروعة وخاصة حقهم في الإدماج والترسيم بعد أن قضوا أكثر من 8 سنوات من العمل دون توقف تحت الإشراف المباشر لإدارة المكتب الشريف للفوسفاط في ظروف مأساوية وبأجور زهيدة وبدون عطل سنوية، رغم الأرباح القياسية والخيالية التي حققها المكتب من كدحهم وعرقهم خلال السنوات الأخيرة.
والجمعية المغربية لحقوق الإنسان في إطار دفاعها عن حقوق العمال التي أقرها الإعلان العالمي والمواثيق الدولية لحقوق الإنسان، خاصة العهد الدولي حول الحقوق الاقتصادية والاجتماعية والثقافية المصدق عليه من طرف المغرب، والاتفاقيات والتوصيات الصادرة عن منظمة العمل الدولية والدستور والتشريع المغربيين، وأمام هذا التصعيد الخطير الذي أقدمت عليه إدارة الفوسفاط بخريبكة من طرد جماعي للعمال واستدعائها للمتقاعدين لمضاعفة الضغط عليهم دون أدنى اعتبار لتشريد أسرهم، وبعد أن قامت السلطات المحلية بمنع اعتصامي 23 يوليوز و18 غشت 2009 أمام إدارة الفوسفاط بخريبكة بإنزال مكثف لقوات الأمن والقوات المساعدة لإغلاق جميع المنافذ المؤدية للإدارة، تعلن ما يلي :
1- تأكيد وتجديد تضامنها المطلق واللامشروط مع عمال سميسي ريجي، واستعدادها للانخراط في كل المبادرات المتخذة لمؤازرتهم ومساندتهم.
2- إدانتها الشديدة للتوقيف التعسفي لهؤلاء العمال، ومطالبتها إدارة الفوسفاط بإرجاعهم فورا إلى عملهم دون قيد أو شرط.
3- مطالبتها إدارة الفوسفاط باحترام الحقوق والحريات النقابية بفتح مفاوضات جادة ومسؤولة مع المكتب النقابي لعمال سميسي ريجي حول مذكرتهم المطلبية وعلى رأسها حقهم في الإدماج والترسيم.
4- استنكارها للمنع الذي طال الاعتصامين، وتنديدها بتورط قوات الدرك في الضغط على العمال.
5- تسجيلها باستنكار شديد عجز وصمت المسؤولين وطنيا ومحليا أمام تعنث إدارة الفوسفاط، ومطالبتها لهم بتحمل مسؤولياتهم وبالتدخل العاجل والفوري بما يضمن الحقوق الاقتصادية والاجتماعية لعمال سميسي ريجي وباتخاذ كافة التدابير اللازمة لصيانة حقوقهم.
مكتب الفرع


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الاتحاد المغربي للشغل
نقابة عمال سميسي ريجي
خريبكة



بيــــــــــــــــان


خاضت نقابة عمال سميسي ريجي بخريبكة المنضوية تحت لواء الاتحاد المغربي للشغل اعتصامين يومي17 و 18 غشت 2009 أمام مقر مديرية الاستغلالات المنجمية بخريبكة احتجاجا على التوقيف الجماعي و الجائر لأزيد من 850 عاملا. وقد فوجئ العمال في اليوم الثاني من الاعتصام بإغلاق القوات العمومية و قوات الأمن مختلف المنافذ المؤدية إلى مكان الاعتصام، لكن العمال بصمودهم وكفاحيتهم تمكنوا من الاعتصام في مكان آخر غير بعيد عن إدارة الفوسفاط .
وفي الوقت نفسه، تم استدعاء المكتب النقابي لعمال سميسي ريجي بمعية الكاتب المحلي لنقابات خريبكة من طرف السلطات المحلية ممثلة في شخص رئيس المنطقة الحضرية ألأولى لإجراء لقاء، التزمت فيه السلطات المحلية على نفسها بأن تلعب دور الوسيط بين نقابتنا وإدارة الفوسفاط من أجل فتح باب المفاوضات حول مطلبنا الأساسي المتمثل في الإدماج والترسيم، وبأن تعمل بشكل فوري على إرجاع جميع العمال إلى أماكن عملهم دون قيد أو شرط.
إلا أنه في الوقت الذي كان فيه العمال ينتظرون تنفيذ ما التزمت به السلطات المحلية، فوجئوا بمناورة جديدة لإدارة الفوسفاط بحيث لجأت إلى سد الفراغ الناجم عن توقيف 850 عامل بالمتقاعدين ضاربة عرض الحائط كل المواثيق الدولية والقوانين المحلية الجاري بها العمل.
وفي هذا الإطار انعقد جمع عام يوم الأربعاء 19 غشت 2009 تدارس خلاله المكتب النقابي مع العمال الصيغ النضالية التصعيدية المقبلة ضدا على تعنت الإدارة وعلى عدم احترامها لما تم الاتفاق عليه بين نقابتنا والسلطات المحلية.
وإيمانا منا بمبدإ الحوار، وفي انتظار وفاء السلطات المحلية بالتزاماتها، سينعقد جمع عام يوم الأربعاء 26 غشت 2009 ابتداء من الساعة 11 صباحا لاتخاذ القرارات والصيغ النضالية المناسبة.
المكتب النقابي
خريبكة، في: 21 غشت 2009
عاشت وحدة العمال صامدة مناضلة
عاش الاتحاد المغربي للشغل

dimanche 12 juillet 2009

Khouribga : SOS ouvriers !

Par Ali Fkir, 11/07/2009



Le Maroc est l'un des plus grands producteurs du phosphate du monde, le premier exportateur de cette matière première stratégique. Des milliards renflouent la caisse de l'Etat et surtout les comptes bancaires de certains. Pendant ce temps, les travailleurs, ceux qui triment sans relâche pour extraire des entrailles de la terre ce précieux minerais, pataugent dans les sables mouvants de la misère. Là haut, on ne pense qu'à sucer d'avantage leur sang, ce sang qui se mue par la suite en argent, forme matérielle de la plus-value.


800 ouvriers affiliés à l'UMT, soutenus par les militants de l'AMDH et des militants de la gauche radicale, sont descendus dans la rue pour dénoncer à haute voix leurs insupportables conditions, et exprimer leur indignation.

Le camarade Hasbi, responsable local de l'UMT s'adressant aux ouvriers