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mardi 16 août 2016
Nauru : l’enfer des demandeurs d’asile
Libellés :
’île de Nauru,
Australie,
demandeurs d'asile
lundi 18 mai 2015
Asie-Pacifique: Pourquoi ces migrants sont-ils coincés en mer?
MIGRATIONS En perdition sur des bateaux, des centaines de migrants sont refoulés par différents pays d'Asie du Sud-Est...
Par Coline Clavaud-Mégevand, 15/5/2015
Scène de détresse filmée ces
jours-ci au large de la Thaïlande : à bord d’un bateau abandonné par
les passeurs, une centaine de migrants s’entassent. Les visages émaciés
disent la faim et la soif, les mains se tendent pour implorer de l’aide.
Au-dessus de l’embarcation, un hélicoptère finit par lâcher quelques
rations de survie, que les migrants iront repêcher au péril de leur vie.
En Asie Pacifique, on compterait aujourd’hui une dizaine de bateaux
perdus en mer. La Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie refusent
aujourd’hui d’accueillir les migrants qui s’y trouvent et rejettent même
les embarcations qui s’approchent de leurs côtes dans les eaux
internationales – une attitude que l’association Human Rights Watch
qualifie de « ping-pong humain ». Décryptage avec Jean-Marie Fardeau,
directeur France de l’association et Elaine Pearson, directrice
Australie.
Qui sont les migrants actuellement coincés en mer ?
La grande majorité d’entre eux sont des Rohingyas, une minorité
musulmane qui vit en Birmanie mais qui sont considérés comme des
immigrants illégaux venus du Bangladesh voisins. Sans citoyenneté, ils
font donc face à la discrimination au quotidien : pas de liberté de
mouvement, absence de droit de séjour, pas de liberté religieuse, accès
limité à l’éducation. « Les Rohingyas sont marginalisés et persécutés,
notamment par des groupes bouddhistes nationalistes violents »,
explique Jean-Marie Fardeau, directeur France de l’association Human
Right Watch.
Pourquoi sont-ils aujourd’hui refoulés au large ?
Cela fait des années que les Rohingyas fuient la Birmanie. Mais la
situation s’est aggravée avec ces milliers de migrants qui ont été
abandonnés par les passeurs, effrayés par la nouvelle politique
répressive de la Thaïlande, point de passage largement utilisé
jusqu’ici. En effet, explique Jean-Marie Fardeau, « début mai, lors
d’une opération de police dans un camp de réfugiés en Thaïlande, on a
trouvé une trentaine de corps
entassés dans une fosse commune. Pour stopper de telles situations,
mais aussi le système d’exaction des passeurs, la Thaïlande a décidé de
ne plus les accueillir ». Ils tentent donc de gagner la Malaisie et
l’Indonésie, « qui les refoulent aussi au prétexte qu’ils ne veulent pas
"ouvrir les vannes" de l’immigration », explique le directeur de
l’association. Or, assure-t-il « cet argument ne tient pas : les
passeurs ne partent plus car ils savent qu’ils seront coincés en mer.
Sauver ces gens n’entraînera pas de vague de départs ».
Ces trois pays violent-ils les accords internationaux ?
« Le problème est qu’aucun de ces états n’a signé la convention de
1951 relative au statut des réfugiés du HCR », souligne Jean-Marie
Fardeau. « En revanche, reprend Elaine Pearson, directrice Australie
d’Human Right Watch, ils sont tenus de respecter le droit maritime
international, qui stipule qu’on doit assistance aux personnes en
détresse ». Ces pays suivent en fait l’exemple de l’Australie, qui
depuis 2013, a adopté une politique ultra-répressive en matière
d’immigration.
« L’Australie joue sur une ambiguïté : les bateaux qu’elle force à
rebrousser chemin n’ont jamais accosté, elle n’est donc pas tenue
d’aider les migrants. La nouvelle politique, qui consiste à détourner
les embarcations vers le Vietnam ou à les repousser en haute mer est un
succès selon le gouvernement. Mais dire qu’il n’y a pas eu un seul mort
dans les eaux territoriales ne veut pas dire qu’ils ne meurent pas un
peu plus loin. L’exemple australien est désastreux », explique Elaine Pearson, la directrice d’Human Right watch Australie.
Quelles solutions ?
La pression s’accentue sur les pays d’Asie du Sud-Est et vendredi,
l’Indonésie a sauvé quelque 800 migrants qui avaient été repoussés par
la Malaisie. Jeudi, l’ONU a de nouveau demandé aux gouvernements
d’Asie du sud-est de « garder leurs frontières et les ports ouverts pour
aider les personnes vulnérables » et également rappelé aux
gouvernements « l’obligation de sauvetage en mer et l’interdiction du
refoulement ». A l’initiative de la Thaïlande, un sommet régional
va être organisé sur ce sujet le 29 mai. Mais la Birmanie a déjà dit
son intention de ne pas y participer et aucun pays ne semble vouloir
changer son attitude.
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Greta Alegre et Michèle Barbier ont partagé la photo de Adnane Jebbar.
dimanche 13 décembre 2009
L'Australie boude le phosphate marocain
Par Arezki Louni
EN RAISON DE SON EXTRACTION SUR LE TERRITOIRE SAHRAOUI
l’Australie boude le phosphate marocain
Ce n’est pas la première fois que des compagnies étrangères résilient des contrats avec le Royaume chérifien.Le Royaume chérifien continue d’essuyer de sérieux revers. Après son échec sur le plan diplomatique, n’arrivant pas à «vendre» son projet d’autonomie au Sahara occidental, cette fois c’est au tour des partenaires économiques de Rabat de rectifier le tir.
C’est l’association Australia Western Sahara qui a appelé la compagnie australienne Incitec Pivot à cesser l’importation du phosphate du Royaume du Maroc qu’il extrait des territoires sahraouis occupés, ce qui est contraire au droit international. Dans un communiqué de l’association, l’Australia prévient les paysans australiens que les fertilisants utilisés dans les fermes australiennes et commercialisés par la compagnie Incitec Pivot sont produits à base de phosphate importé du Maroc qu’il extrait dans les territoires occupés du Sahara occidental «dernière colonie africaine». Avant de préciser que «le phosphate vendu par le Maroc est la propriété du peuple sahraoui qui n’en récolte aucun profit».L’association rappelera, par ailleurs, que la charte des Nations unies déclare «inaliénables les richesses des territoires occupés, sans la consultation et l’accord préalable des populations de ces territoires». Le Haut conseiller juridique de l’ONU, rappelle le communiqué, avait estimé que l’exploitation par le Maroc des ressources naturelles du Sahara occidental «constitue une violation du droit international». En outre, l’Assemblée générale des Nations unies condamne l’exploitation et la spoliation des ressources naturelles ainsi que toute activité économique portant atteinte aux intérêts des peuples des territoires occupés à l’instar du Sahara occidental. Le gouvernement australien avait déjà mis en garde, en mai 2006, les entreprises australiennes contre les conséquences de telles transactions commerciales illégales.
Le gouvernement australien relève, notamment, que «compte tenu de la situation du Sahara occidental, étant un territoire ne jouissant pas de l’autonomie, et compte tenu des considérations du droit international», le ministère recommande aux compagnies désirant importer du Maroc de recourir à des consultations juridiques. Pour sa part, le président de l’association, M.Nick O’Neil a appelé l’Australie et les autres pays membres des Nations unies à agir pour amener le Maroc à accepter l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. Il convient de rappeler que ce n’est pas la première fois que des compagnies pétrolières et de prospection minière étrangères résilient des contrats avec le Royaume chérifien. C’est le cas de la compagnie américaine Kerr McGee, qui a résilié, l’année dernière, un contrat de prospection pétrolière au Sahara occidental, signé avec le Maroc.
Elle a, ainsi, cédé sous la pression des organisations internationales favorables à l’autodétermination du peuple sahraoui. Trois autres compagnies étrangères, signataires avec Rabat de contrats de prospection pétrolière, le long des côtes du Sahara occidental, ont eu le même sort. Il s’agit de la société norvégienne TGS-Nopec, la hollandaise Fugro, la française Total-Fina-Elf. Toutes les compagnies se sont retirées du territoire en 2003 et 2004 à la suite des pressions internationales.
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Les phosphates marocains
Les phosphates marocains ont toujours été exploités depuis 1920 par l’Office chérifien des phosphates, organisme d’Etat, devenu Groupe OCP en 1975. L’office emploie plus de 25.000 personnes, pour un contrat annuel à l’exportation de 1,28 milliard de dollars en 2000. Pour le moment. L’OCP est le 1er exportateur mondial de phosphates (10,1 millions de tonnes), dont 1,4 million de tonnes d’acide phosphorique et 2,2 millions de tonnes d’engrais phosphatés. Les exportations de l’OCP touchent actuellement les cinq continents et concernent une quarantaine de pays de par le monde. Depuis des années, le Maroc se place au 2ème ou 3ème rang de la production mondiale de phosphates bruts. Le Maroc partage avec le Sahara Occidental 5,7 milliards de tonnes (3 milliards pour le Sahara Occidental et 2,7 pour le Maroc).
Mais le phosphate marocain reste l’obstacle majeur pour la paix au Maghreb du fait qu’il est convoité par la France et l’Espagne, deux pays de l’Union européenne qui s’opposent ouvertement aux décisions de l’ONU pour l’accès du Sahara Occidental à son indépendance, pour des raisons historiques et géopolitiques. Les mines, qui appartiennent réellement au Royaume, sont situées sur trois lieux différents: à Khouribga (120 kilomètres au sud-est de Casablanca), à Youssoufia (90 kilomètres au nord de Marrakech) et à Ben-Guérir (90 kilomètres au nord-ouest de Marrakech). Comme au Sahara Occidental, le minerai de phosphate est de type sédimentaire, c’est-à-dire que le phosphate est présent dans des sables ou des calcaires et mélangé à ceux-ci. Les couches de minerais sont horizontales et exploitées soit à ciel ouvert, soit par des galeries
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