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lundi 16 février 2015

Témoignage de Rabia Bouzidi, agressée violemment par la police , soutien AMDH Pais /IDF


Rabia Bouzidi (Photo capture d'écran)
Rabia Bouzidi (Photo capture d’écran)

Témoignage de Rabia Bouzidi, l’activiste de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), suite à l’agression policière dont elle a été victime hier devant le siège central de la plus importante organisation des droits de l’homme du monde arabe.
Ce témoignage a été obtenu par une activiste du bureau de l’AMDH à Ifni.
Pour lui extorquer les clés de la porte de l’association, des policiers l’ont étranglée, l’ont jetée par terre, quatre d’entre eux ont mis leurs genoux sur sa poitrine puis sur son dos alors qu’elle souffre de problèmes respiratoires.
Ces policiers lui ont assené des coups de pieds, lui ont tordu le bras, et l’ont frappée jusqu’à saignement.
 http://youtu.be/IKp03mD7dco
La police a fini par lui arracher les clés, est rentrée de force dans le siège et a arrêté deux journalistes français en vue de leur expulsion du Maroc pour les empêcher de faire de reportage.
Et dire qu’au Maroc il y a un ministère de la justice et des libertés, ainsi qu’un Conseil national de droits de l’homme.
Faut-il en rire ou en pleurer ?
Demain
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URL courte: http://www.demainonline.com/?p=38366
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 Soutien

Les militant(e)s de l’AMDH-Paris/IDF, présent(e)s à la réunion mensuelle des adhérent(e)s, le vendredi 20 février 2015, expriment leur entière solidarité avec la militante Rabiaa Bouzidi agressée lors de l'attaque du siège de l'AMDH à Rabat, le 15 février 2015, par les forces de l'ordre. La condamnation est totale face à cette intrusion. 
Nos soutien et estime vont également, à l’occasion de l’anniversaire du mouvement du 20 février, à l’ensemble des militantes et militants qui continuent à lutter pour la dignité, la liberté, l’égalité, la justice sociale et l’ensemble des droits humains.

Le 20 février 2015, à Paris.
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Salutations militantes,
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF


mardi 12 février 2013

Routine des forces du désordre et du vol

  • Par demainonline, 12/2/2013

Selon un rapport, les forces de l’ordre ont bien volé et pillé la ville de Beni Bouayach

Les "forces de l'ordre" lors des événements de Beni Bouayach (photo DR)
Les « forces de l’ordre » lors des événements de Beni Bouayach (photo DR)
Selon le quotidien Al Massae, la Commission régionale des droits de l’homme d’Al Hoceima, qui dépend du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a remis au président de ce dernier, Driss El Yazami, un rapport accablant qui prouve que les forces de l’ordre ont volé, cambriolé et pillé les commerces lors des événements de Beni Bouayach et des bourgs environnants de l’année dernière.
Le rapport parle de « dépassements dangereux ». Les forces de l’ordre, du désordre dans ce cas, auraient tout piqué sur leur passage, cassant du manifestant mais s’en prenant spécialement aux biens des commerçants qui étaient étrangers aux manifestations.

Ce comportement n’est pas accidentel. L’année dernière à Chlihat, près de Larache, des commerces avaient été pillés par les policiers, comme on peut le voir dans cette vidéo publiée par Demain. En août de la même année on a vu comment l’activiste pro-démocratie Younès Derraz était cambriolé dans l’avenue Mohamed V de Rabat par un policier dûment identifié, photo du larcin à l’appui.
L'officier de police s'enfuit avec le sac de Younes Derraz. Elle est belle la police marocaine (Photo DR)
L’officier de police s’enfuit avec le sac de Younès Derraz. Attrapez le voleur ! (Photo DR)
Quelques jours plus tard, le fondateur de Demain, Ali Lmrabet* était également agressé et cambriolé par trois policiers en pleine rue, à Tétouan. Les trois policiers qui sont connus et identifiés n’ont jamais été inquiétés par leur hiérarchie. Même après la promesse du ministre de la justice, Mustapha Ramid, d’enquêter à ce sujet…
Dans ce pays, l’information ce n’est pas que des policiers marocains volent ou cambriolent, c’est la coutume ici ; l’information serait que l’Etat ou sa boutique droithommiste, le CNDH, mettent de l’ordre dans cette écrurie d’Augias. Et c’est pas demain la veille que cela arrivera.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=25247   


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  Par Ali Lmrabet, demainonline

  *Comment j’ai été agressé, cambriolé et privé de ma CIN par des policiers marocains

Opinion. Je vous le disais (hier), avec cette histoire d’ivrogne et de police qui refuse de venir constater une agression chez moi, des choses bizarres me tombent dessus depuis quelques mois sans que, jusqu’à aujourd’hui, je ne comprenne le sens.
reportage.Ces précisions peuvent paraître futiles, mais elles sont im
Des décisions incompréhensibles de l’administration, dont je raconterai plus tard les détails, puis, aujourd’hui, une agression caractérisée par trois membres de la police en civil qui m’ont non seulement frappé gratuitement et jeté par terre (quel courage ! Se mettre à trois pour agresser une seule personne) mais ils m’ont cambriolé emportant 200 DH (moins de 20 euros) et ma carte d’identité nationale.
Que s’est-il passé ? Vers 1H30 du matin, je suis sorti pour faire ma promenade habituelle. A un moment, je me suis arrêté près du marché central de Tétouan, à quelques mètres de chez moi, devant l’étalage d’un vendeur ambulant de fruits. Je voulais acheter des pommes.
Je n’étais pas « sekrane » (ivre). Manque de pot pour ceux qui manient ces ficelles, on est en plein mois de Ramadan ; et puis je ne bois pas (demandez au patron de la DST, Abdellatif Hammouchi, qui a l’habitude de fouiller dans mes poubelles). Je n’étais pas non plus accompagné d’une pute ou d’un petit garçon. Je n’étais pas en train de cambrioler ou d’agresser quiconque. J’étais seul et j’achetais des pommes. C’est tout. J’ai oublié de préciser que je ne manifestais pas dans la rue, l’heure tardive ne s’y prêtait pas vraiment et je n’étais pas en train de faire un
portantes pour couper court à toute postérieure justification de ces voyous qui se cachent derrière l’uniforme de la police.
Pour une raison dont je ne suis pas en mesure d’en expliquer les contours, trois policiers qui cassaient violemment les étals des vendeurs ambulants se sont approchés et sans crier gare se sont balancés sur moi. Insultes, coups de poing au ventre, prise d’étranglement etc…. Avec les habituels « din mouk », « din bouk », « zamel » (pédé), « on va t’éclater la gueule », etc.
Sur la centaine de personnes présente, je suis le seul à avoir été cogné…
J’ai crié : « mais pourquoi vous me frappez ? ». En guise de réponse un policier m’a fait un coup de ciseaux qui m’a fait tomber par terre. Puis il a introduit sa main dans les poches de mon pantalon et les a vidées. Il a pris un petit trousseau de clefs, mon portable, ma CIN et un billet de 200 DH, de l’argent que je prends sur moi au cas où.
Pas content pour le maigre magot, le policier qui m’a fait le coup de ciseaux a violemment jeté le portable qui a rebondi sur mes parties génitales puis s’est débarrassé des clefs. Mais il a gardé ma CIN et surtout les 200 DH.
Alors que j’étais par terre, un autre policier a essayé de me frapper au visage, puis il m’a traîné plus loin et m’a plaqué au mur. Comme ces flics voyous vivent constamment dans le marigot, je ne peux reproduire le nombre d’insultes qu’ils ont déversé sur moi.
A la fin, sûrement rassasiés, les trois membres des « forces de l’ordre » sont partis. Comme si de rien n’était.
L’agression et le cambriolage ont été vus par des dizaines de personnes. Et toute cette scène a eu lieu devant leur officier, un monsieur bedonnant et en uniforme blanc. Je l’ai alors interpellé : « Vous avez tout vu et vous n’êtes pas intervenu. Pourquoi et pour quelle raison vos hommes m’ont agressé ». J’ai répété quatre ou cinq fois la même question. Sa réponse : « Tu cherches des problèmes toi ».
« Mais vous devez faire un PV de police pour expliquer cette agression, vous auriez dû m’arrêter », lui ai-je lancé. Rien. L’officier est monté dans une voiture de service de la police portant l’immatriculation 181873, et il est parti.
J’ai cherché mes courageux agresseurs parmi la foule. Je les ai vite repérés. Je me suis dirigé vers le flic voleur qui m’a piqué ma CIN et mes 200 DH. J’ai exigé qu’il me les rende. Il a fait un geste avec la main comme s’il voulait m’abattre, son copain est venu me voir et m’a lancé d’autres « din mouk », m’a menacé de mort, m’a traité encore de « pédé » et m’a conseillé d’aller « voir Benkirane pour récupérer ta CIN ».
J’ai alors commencé à hurler.  Si j’avais commis un délit, la police devait m’arrêter sur le champ et faire un PV d’audition, leur ai-je lancé. Comme j’insistais, les trois policiers accompagnés d’autres collègues sont partis pressant le pas vers le cinéma Monumental. Je les ai suivis pour mémoriser leurs visages.
Puis, j’ai pris un taxi et je me suis rendu à la préfecture de police pour déposer plainte.
Je passe des péripéties pour que la police accepte de faire un procès verbal d’un citoyen accusant d’autres policiers d’agression et de vol. Le plus rigolo c’est la question pressante du préfet de police, arrivé sur les lieux, qui m’a demandé avec insistance si je n’avais pas perdu ma CIN et mes 200 DH « en tombant ». Je lui ai répondu  que cela aurait été possible si son policier n’avait pas introduit auparavant sa main dans ma poche.
Finalement, le préfet a consenti à faire un PV. Une décision apparemment difficile.
Mais, durant mon audition l’inspecteur chargé de prendre mes déclarations s’est levé à plusieurs reprises, fâché par la crudité de mes propos (il fallait bien reproduire que ses collègues m’ont traité de « zamel », ont insulté ma défunte mère et mon vieux père avec des mots orduriers), ou parce que je n’étais pas d’accord avec l’interprétation qu’il donnait à mes propos.
Cet inspecteur a bien essayé de trouver des contradictions dans ma version, mais il a vite déchanté. Il n’y en avait pas. C’est pas aux vieux singes qu’on va apprendre à faire la grimace.
Et ce n’était pas fini. A la fin de mon audition, l’imprimante du commissariat a refusé d’imprimer le procès verbal. Deux officiers de police ont dû s’y prendre à plusieurs reprises, et durant longtemps, avant que, miraculeusement, le texte ne soit finalement imprimé. Une vieille ficelle policière pour permettre à des personnes occultées derrière d’autres bureaux du commissariat de relire tranquillement le texte avant la signature de la victime.
Pour preuve, avant que l’imprimante ne se mette à fonctionner, l’inspecteur-auditeur qui avait quitté les lieux est revenu pour rajouter une phrase : je ne vois aucun signe de violence, a-t-il écrit. Voulez-vous que je me déshabille pour que vous puissiez constater les coups ? lui ai-je demandé. Réponse : non.
A la fin, ultime contrariété, alors que la loi l’y oblige, le policier n’a pas voulu me donner le numéro de la plainte. L’inspecteur en charge de la permanence étant parti. « Revenez plus tard », m’a-t-il conseillé. J’ai répondu : « Faites ce que vous voulez avec ce PV. D’ailleurs tout cela c’est du cinéma ». Et je suis parti.
Maintenant, les policiers de Charki Draiss, digne héritier de Driss Basri (pourtant je n’ai jamais été agressé du temps de Basri) peuvent dire ce qu’ils veulent, trouver toutes les justifications possibles et imaginables, mais du moment qu’ils ont refusé de m’embarquer quand ils m’ont agressé, et de faire un PV de police par la suite, ils se sont privés de toute justification postérieure. Certes, ils peuvent nier ou chercher des témoins « providentiels » qui diront ce qu’ils leur voudront qu’ils disent, mais ces trois flics voyous en civil et leur complice de chef en uniforme sont dans la merde.
Si j’avais commis un crime ou un délit ou si je les avais insultés, si j’avais refusé de présenter une pièce d’identité pour m’identifier lors d’un contrôle d’identité, un « motif » d’arrestation comme ils disent dans le jargon policier, ils m’auraient embarqué et leur agression aurait été en partie justifiée. Mais je n’ai commis aucun impair, aucun délit et je connais trop cette racaille corrompue, pour la voir à l’oeuvre chaque jour dans mon pays, pour être sur mes gardes tout le temps.
Je sais, nous savons que ces trois policiers voyous et leur chef ne vont pas être punis ou même admonestés. Le préfet et ses supérieurs vont trouver la bonne solution, la « hila », pour dédouaner leurs hommes. Je ne me fais aucune illusion à ce sujet. Mais cette histoire démontre qu’avec ou sans nouvelle constitution, qu’avec ou sans gouvernement « issu », zaâma !, des urnes, ce pays est resté le même. Une dictature couronnée. Des citoyens peuvent se faire arrêter, violenter, et maintenant cambrioler, en toute impunité, par ceux-là même qui ont la charge de lutter contre le crime.
Et qu’on ne me dise pas que les forces de l’ordre ne cambriolent pas. Nous savons tous comment les habitants de Laâyoune, Dakhla, Smara, Taza et Beni Bouayach ont été volés, cambriolés et massacrés par les forces de l’ordre lors des récents troubles dans ces régions.
Dans les prochains jours, on va voir comment dans ce pays, où existe un ministère de la « justice et des libertés », la justice va traiter cette affaire.
Hier, un baltagi ivrogne, bouteille de vin en main (en plein mois de Ramadan !), a attaqué ma maison vers 1h00 du matin. En dépit de mes plaintes réitérées auprès de la préfecture de police, aucun élément des forces de l’ordre n’a daigné se présenter chez moi.
Coïncidence ?

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=20034

lundi 5 novembre 2012

La police agresse Aminatou Haidar à Laâyoune

Par Demain avec AFP3/11/2012

Aminatou Haidar
La militante sahraouie des droits de l’Homme Aminatou Haidar a été agressée par la police marocaine jeudi à Laâyoune, principale ville du Sahara occidental, après sa rencontre avec l’envoyé spécial de Ban Ki-moon Christopher Ross, selon le centre américain Robert Kennedy.

Les autorités marocaines ont rejeté les accusations de cette organisation américaine pour la justice et les droits de l’Homme, dont le siège est à Washington, qui a affirmé samedi à l’AFP avoir été alertée par l’intéressée et avoir reçu une vidéo.
Aminatou Haidar, qui milite pour l’indépendance du Sahara occidental, a été jetée au sol, battue, menacée d’un couteau par la police alors qu’elle rentrait chez elle après sa rencontre avec M. Ross. Elle a des hématomes au bas du dos et sa voiture a été endommagée, a déclaré à l’AFP Marselha Goncalves Margerin, une responsable de RFK Center à Washington.
Dans un communiqué, RFK Center a condamné la violence systématique et la brutalité policière sous l’instigation du gouvernement marocain contre le peuple sahraoui et a dénoncé un accroissement de la présence policière et des agressions contre les civils à El Ayoun, capitale du Sahara occidental, coïncidant avec l’arrivée de M. Ross dans la région.
Les autorités marocaines ont démenti ces informations, expliquant que Mme Haidar avait incendié un pneu avant de frapper aux portes des voisins tout en haranguant les enfants et les jeunes pour les inciter à manifester.
Les forces de l’ordre ne l’ont approchée à aucun moment et ne l’ont absolument pas touchée, conscientes qu’il s’agissait d’une provocation à laquelle l’intéressée a l’habitude de recourir, avait précisé vendredi l’agence marocaine MAP citant une source autorisée de Lâayoune.
Christopher Ross, qui avait été désavoué en mai par Rabat, effectue sa première visite au Sahara occidental depuis sa nomination en tant qu’envoyé spécial de Ban Ki-moon pour cette région en 2009.
Prévue du 27 octobre au 15 novembre, cette tournée en Afrique du Nord et en Europe a débuté à Rabat, où il a rencontré lundi le roi Mohammed VI et le Premier ministre Abdelilah Benkirane.
Les agressions physiques contre les journalistes et les dissidents ont fait un saut qualificatif depuis la montée de Mohamed VI sur le trône.
Demain avec AFP

mardi 28 août 2012

Lettre de « remerciement » au chef du gouvernement et au ministre de l’intérieur

Agression policière contre un manifestant à Casablanca

A l’aimable attention de :
Monsieur le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane
et Monsieur le Ministre de l’Intérieur Mohand Laensar

Sujet : Remerciements et de gratitude,
Il nous est particulièrement agréable, nous, organisateurs de la Cérémonie d’allégeance et de loyauté à la liberté et à la dignité à Rabat le 22 Août 2012 (lendemain de la cérémonie d’allégeance au roi) de vous exprimer nos sincères remerciements et notre profonde gratitude suite à votre louable effort qui a eu un impact décisif pour le succès de notre initiative modeste qui a obtenu un rayonnement qui a dépassé toutes nos espérances et nous a comblé de joie.

Les forces de sécurité qui relèvent de votre responsabilité et obéissent à vos ordres (police, forces auxiliaires, policiers en civil et autres créatures invisibles) nous ont encerclé pour avorter rapidement l’évènement, qui n’était qu’un sit-in pacifique, puis ont usé de la violence gratuite et non justifiée sans épargner les journalistes de la   presse nationale et internationale dont le sang a coulé.

Cette intervention musclée a suscité l’attention et aussi l’indignation des médias marocains et internationaux qui ont mis la lumière sur cet événement nouveau dans l’histoire contemporaine de notre pays, montrant à quel point les valeurs de liberté et de citoyenneté s’approchent de la victoire alors que la logique des sujets soumis et enchaînés dans une relation maître-esclave souffre d’une misère intellectuelle et se trouve piégée dans une impasse morale.

Ainsi, l’événement a été rapporté par les grandes chaînes de TV satellitaires et les grandes agences de presse ainsi que des journaux et des sites d’information célèbres. Nous ne pouvons que vous féliciter pour votre pertinente décision et votre perspicacité exceptionnelle. A quelque chose malheur est bon.

En vous renouvelant nos remerciements, nous vous donnons rendez-vous pour une prochaine initiative et nous vous prions d’agréer, Monsieur Le Chef du Gouvernement et Monsieur Le Ministre, l’expression de notre parfaite considération.

Signé : Les organisateurs de la  Cérémonie d’allégeance à la liberté et à la dignité du  22 Août 2012 à Rabat

samedi 18 août 2012

Maroc: Agression du journaliste Ali Lmrabet par des policiers

par , Rédacteur en chef adjoint, membre de Tolerance.ca®, 17/8/2012
Le journaliste marocain Ali Lmrabet a été agressé par des policiers à Tétouan. Une agression qui s’est produite après la publication par son magazine d’un article relatif à la présence aux Jeux Olympiques de Londres du général Hosni Benslimane. Un homme recherché par la justice française dans le cadre de l’affaire de la disparition du leader de gauche Mehdi Ben Barka.

Ali Lmrabet est un journaliste marocain. La ligne éditoriale de ses magazines ''Demain'' et ''Doumane'' n’a pas été du goût du régime autoritaire de Mohamed VI. Elle lui a valu la détention et en 2005 une interdiction de dix ans d’exercice de son métier de journaliste au Maroc! Tout comme d’autres journaux et hebdomadaires, ses deux publications ont été elles aussi interdites. Leur ''crime''? Toucher aux tabous, lesdites ''valeurs sacrées'', de la monarchie alaouite.

Et ça recommence…à Tétouan

Comme Ali Lmrabet l’a expliqué à Tolerance.ca, tout a commencé dans la nuit du vendredi à samedi, le 11 août dernier, à Tétouan, une ville du nord du Maroc, lieu de sa résidence. «Un ivrogne, bouteille de vin en main (en plein mois de Ramadan!), a attaqué ma maison vers 1h00 du matin. En dépit de mes plaintes réitérées auprès de la préfecture de police, aucun élément des forces de l’ordre n’a daigné se présenter chez moi». À 6 heures du matin, le journaliste a constaté que le fauteur de troubles était toujours sur les lieux.

Quand on sait la gravité au Maroc des chefs d’accusation d’attaque caractérisée contre les biens privés et se trouver en état d’ébriété ou en train de consommer de l’alcool sur la voie publique en plein mois de Ramadan, un mois sacré de jeûne, on ne peut qu’être étonné de la passivité de la police. Celle-ci aurait dû, comme le prévoit la loi, se rendre sur les lieux, ouvrir une enquête, constater les faits et tenter de confronter la version du plaignant à celle de la partie adverse, tout en interrogeant d’éventuels témoins. Facteur aggravant: au moment des faits, la police ne pouvait justifier son indifférence par un quelconque manque d’effectifs, puisqu’en raison de la présence du roi à Tétouan au cours de cette période, les forces de l’ordre ont vu leurs effectifs grossir significativement.

M. Lmrabet a également raconté à Tolerance.ca que sa mésaventure avec la police ne s’est pas arrêtée là.

Le lendemain, toujours selon le journaliste, il a été, vers 1 heure 30 minutes du matin, «pris à partie, insulté et agressé physiquement par trois policiers devant des dizaines de témoins». L’un des trois agents de la force publique lui a également «vidé les poches et a confisqué» une somme d’argent de «200 dirham (l’équivalent de 20 dollars américains, ndlr) et la carte d’identité nationale». Sur les lieux, on a, toujours selon ses dires, refusé de noter ses affirmations et un des policiers l’a même «menacé de mort».

Comme il l’a expliqué à Tolerance.ca, M. Lmrabet s’est rendu à la préfecture de police pour porter plainte contre les policiers qui l’avaient agressé. Mais, sous prétexte de l'absence de l'inspecteur responsable de la permanence, le policier qui a rédigé le procès-verbal, ne lui a finalement donné ni une copie de la plainte ni son numéro d’identification. Un refus qui va à l'encontre de la procédure en la matière.

Hosni Benslimane, un général sous le coup d’un mandat d’arrêt international

La nouvelle mésaventure du journaliste a fait le tour de la blogosphère marocaine. Tous voulaient en savoir la raison. Faute de mieux, les suppositions ont fusé de toute part. On a un moment présumé que cela était dû à la publication d’un article par le magazine électronique de M. Lmrabet, ''Demainonline.com'', où il est question de «La police marocaine au service de l’ambassadeur d’Israël».

Sans être dans le secret des dieux, l’auteur de ces lignes n’a pu s’empêcher de mettre son grain de sel dans cette ''soupe chaude''.

Un élément est troublant.

Sans aller jusqu’à affirmer l’existence d’une relation causale entre la mésaventure du journaliste et celle d’un personnage clé du régime marocain, force est de constater que le calvaire de M. Lmrabet s’est produit après la publication dans les colonnes de son magazine d’un article intitulé «Le général Hosni Benslimane à Londres. Que fait Scotland Yard?». Son auteur a révélé la présence du général de corps d’armée et commandant de la Gendarmerie royale à Londres à titre de président du Comité national olympique marocain. Tout en rappelant au passage une partie controversée de son passé. Comme il fallait s’y attendre, le juge français Patrick Ramaël a saisi cette occasion pour demander à Scotland Yard de le «retenir». Pour la petite histoire, le magistrat français tente depuis 2006 d’entendre le militaire dans le cadre de son enquête sur l’affaire de la disparition de Mehdi Ben Barka, le leader charismatique de la gauche marocaine. En vain! Excédé, il a lancé le 22 octobre 2007 des mandats d’arrêt international, dont un le concernant, et les a transmis à Interpol. Mais coup de théâtre: 24 heures plus tard, le parquet parisien les a retirés pour «information incomplète»…

Pour éviter l'embarras de l’arrestation, le général Benslimane a précipitamment quitté la Grande-Bretagne et a regagné son pays. Mais cette ''fuite'' ne permettra pas de le disculper du soupçon d'être au fait de ce qui s'était passé ou peut-être pire d'avoir été associé d'une façon ou d'une autre à la tragique affaire Ben Barka. D'ailleurs, la récente adoption par les députés marocains d'une loi garantissant l'immunité aux forces armées ne changera rien à l'épée de Damoclès qui pend au dessus de sa tête si d'aventure il décidait de partir en voyage en Europe par exemple. C'est pourquoi il ferait mieux de collaborer le plus tôt possible à la commission rogatoire du juge Ramaël.


**
La mésaventure du directeur de Demainonline.com n'est pas passée inaperçue. Elle a elle aussi fourni l'occasion de soumettre les prétentions démocratiques de la Constitution octroyée par Mohamed VI en 2011 au principe de la réalité. Montrant les limites de la rhétorique officielle.


Relire :
   Hosni Benslimane, tortionnaire attitré du royaume et général de l’esquive  et
Le journaliste marocain Ali Lmrabet a été agressé ce soir à Tetouan 



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mardi 14 août 2012

Le journaliste marocain Ali Lmrabet a été agressé ce soir à Tetouan

 
Communiqué numéro 5 du "Mouvement du 20 février pour la Suisse"
par Salah Elayoubi, Lausanne, 13/8/2012
Monsieur Ali Lmrabet a été victime d'une agression ignoble dans la nuit du samedi à dimanche à Tétouan, cette ville située dans le nord du Maroc et où il réside.
Le journaliste a, sans aucune raison, été proprement rossé, puis jeté à terre par des policiers avant que ceux-ci ne le délestent de son argent et de sa carte d'identité nationale, brisant au passage son téléphone portable. La scène qui s'est déroulée devant des dizaines de témoins, sans que quiconque n'ait osé intervenir, compte tenu du fait qu'il s'agissait de policiers, dans l'exercice de leurs fonctions.
cet incident trouve sans doute son origine la nuit précédente, lorsque Monsieur Lmrabet qui avait fait l'objet d'un harcèlement à son domicile, jusqu'à une heure fort avancée de la nuit, de la part d'un inconnu sous un prétexte futile, s'était rendu au commissariat,où les policiers ont feint des problèmes d'imprimante,  pour ne pas avoir à exciper d'une copie du procès-verbal de la plainte pour agression, qu'il venait de déposer devant eux.
Après avoir jeté Monsieur Lmrabet en prison pour délit d'opinion et privé celui-ci de son gagne-pain en le condamnant à une interdiction de l'exercice de son métier,  pendant dix ans, le régime qui ne supporte pas de le voir continuer à informer ses semblables et dénoncer ses errements, par le moyen de la presse électronique, s'en prend, à présent, à lui physiquement, afin de l'intimider.
"Le mouvement du 20 février pour la Suisse" dénonce vivement le procédé et exprime son entière solidarité, son amitié et son admiration pour le courageux combat que mène ce journaliste pour un Maroc démocratique.
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Par Jamila Waadalla, 11/8/2012
Le journaliste marocain Ali Lmrabet a été agressé ce soir à Tetouan par trois policiers alors qu’il faisait ses courses dans les rues de la ville. Le journaliste, que nous avons joint par téléphone, nous a confia les propos suivants :
" Je ne suis pas en état d’arrestation. J’ai l’habitude de sortir la nuit durant le ramadan marcher dans les rues de la ville. Alors que j’achetais des pommes chez un marchand ambulant, trois policiers m’ont attaqué et roué de coup. Ils m’ont traîné par terre et m’ont insulté." 
 Le journaliste, qui est en ce moment dans un commissariat de police à Tetouan ou il compte porter plainte pour coups et blessures dit ne pas comprendre les motifs de cette attaques : "Je ne comprends pas pourquoi ils m’ont agressé. Ils n’ont pas manqué non plus de me voler 200 dh ainsi
que ma carte nationale. Le plus surprenant peut être c’est le fait qu’ils ne m’aient pas arrêté ni accusé de quoi que ce soit. C’est une agression gratuite. Quand j’ai demandé qu’on me rende ma carte nationale les policiers m’ont insulté, me traitant de tous les noms. « Tu peux aller chercher ta carte chez Benkirane… » me dit l’un d’eux.
Ali Lmrabet nous explique qu’il s’agit de la deuxième agression sur sa personne en moins de 48h : "Hier encore, quelqu’un m’a attaqué avec un tesson de bouteille. La police n’est pas intervenue malgré mes appels répétés."
Pour rappel, Ali Lmrabet est journaliste au quotidien espagnol El Mundo. Il est le fondateur du défunt journal Demain. En 2003 il est condamné pour crime de lèse-majesté et ses publications bannies des kiosques. Il est, depuis 2004, interdit de pratiquer sa profession de journaliste au Maroc.

Par Jamila Waadalla, 11/8/2012
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 Samedi dernier, Ali Lmrabet a tenté en vain à faire appel à la police :

"Ramadan, l’ivrogne, le chat et moi

Opinion. Dans ce beau pays qui est le nôtre, si vous n’êtes pas une personne bien en vue et si on ne vous aime pas trop en haut lieu, il vaudrait mieux ne pas avoir affaire à la police marocaine. Si vous êtes cambriolé, agressé, ou si quelqu’un essaye de pénétrer de force dans votre maison il faudrait se barricader, garder son sang froid et ne pas demander aux forces de l’ordre d’intervenir. Cela ne sert à rien.
Au pays du ministère de la Justice et des libertés, il y a beaucoup d’injustices et pas de libertés du tout. Même pas celle de demander à la police de venir protéger votre intégrité physique et vos biens.
Mais attention, comme nous vivons sous un régime qui a réponse à tout, avant de dénoncer les faits, il faut être précis, aller aux faits et s’appuyer sur des preuves. Sinon, on vous traitera de parano ou de provocateur
Samedi 1h00 : Ancienne médina de Tétouan. Un homme du nom de Hassan, visiblement dans un état second frappe violemment la porte de ma maison. Il est ivre, il tient une bouteille de vin à la main droite et un sebsi de kif à la maison gauche. Que cherche-t-il ? Est-ce un baltagi ? Un shabiha marocain ? J’ouvre la porte. Ch’heb el khatar ? (Traduction non-officielle : Je peux vous être utile ?)
L’ivrogne : Il y a un chat qui m’emmerde et qui vit chez vous.
Mais, je n’ai pas de chat.
Pourtant, il est bien chez vous.
Je vous dis que je n’ai pas de chat, ni de chien. Aucun animal.
Ah bon… J’ai été mal renseigné alors. Au revoir.
Au revoir.
Quelques minutes plus tard, les mêmes coups qui défoncent ma porte résonnent. J’ouvre la porte.
Qu’est-ce qui se passe encore ?
On m’a dit que le chat est bien chez vous.
Je vous répète que je n’ai pas de chat. Vous l’avez vu où ? Qui vous a dit ça ?
Euh… je ne sais pas.
Je ferme la porte. Les coups sur la porte retentissent avec plus de vigueur. Des insultes fusent. Des menaces de mort aussi. J’appelle un copain avocat qui m’explique clairement la situation. « Ecoute. Tu devrais déposer plainte, mais ce sera ta parole contre la sienne. Va immédiatement au commissariat de police le plus proche et demande-leur de venir constater l’infraction ou l’agression, ainsi que l’état d’ébriété de cette personne ».
Je sors par une autre porte et je me rends au nouveau commissariat de la place Ouessaâ, en plein centre de la médina. Ouvert en grandes pompes il y a seulement quelques semaines ce poste de police est censé lutter contre le crime et l’insécurité dans notre bonne vieille ville de Tétouan
Je trouve deux jeunes policiers attablés. Ils sont en train de manger. Je leur explique la situation. « Nous ne pourrons rien faire. Il faut appeler la permanence de police qui enverra tout de suite une équipe », répond l’un d’eux. La permanence de police se trouve à l’autre bout de la ville, alors que le commissariat de Ousseaâ se trouve à 200 mètres de ma maison…
J’appelle la permanence au 0539702961.
Allô, la police ? Voilà, il y a un monsieur complètement ivre qui casse ma porte.
Ivre ? C’est pas possible. On est en plein mois de Ramadan. Vous êtes sûr ?
Venez constater vous-même ! C’est au …
Non, non, non… Pour qu’on puisse vous accompagner, il faudrait que vous vous présentiez à la permanence de police.
Et ça ne marche pas au téléphone ?
Non, non, non…
Je prends un taxi et je me rends à la permanence de police située à la sortie de la ville.
Il est 2h00 du matin et j’explique la situation au policier de garde. Il prend mon nom, celui de mon père, ma mère, mon adresse, le numéro de ma CIN, etc…
Profession ?
Journaliste.
Dans quel journal ?
Dans aucun. Interdit d’écriture.
Comment ? C’est une blague ?
Ben non… Dans ce beau pays c’est tout à fait normal.
Le policier me regarde bizarrement. Il utilise un talkie-walkie pour parler avec ses collègues, puis il sort dans la rue. Il me demande l’adresse exacte. Je la lui donne encore une fois, avec des détails, des précisions.
Retournez chez vous et attendez la police. Elle arrive tout de suite, me dit-il.
Il est 2h30. Je rentre chez moi. L’ivrogne est toujours là. Il continue de casser ma porte. Des voisins contemplent la scène depuis leurs fenêtres, mais n’osent sortir. Je préviens Hassan que la police arrive. « Elle ne viendra pas », répond-il, sourire aux lèvres. Un voisin s’exclame du haut de sa terrasse : « Mais cela fait plus de vingt ans que nous prévenons la police »
Je me dis qu’au pays du « commandeur des croyants », avec un musulman éméché, en plein mois de Ramadan, qui agresse d’autres musulmans qui ne le sont pas, la police devrait tout de même intervenir. Et puis, nous ne sommes pas en Somalie ni au Mali, il y a un Etat ici.
Je reprends le téléphone et je rappelle la permanence de police. Je le fais à plusieurs reprises. « Mais je suis un citoyen comme tout le monde, vous devez venir quand même », leur dis-je. A chaque fois c’est une réponse différente. « Les policiers vont venir », « Les policiers sont partis », « Ils sont en route ».
La réponse la plus marrante est celle-ci : « Les policiers sont en train de prendre leur s’hour. Ils doivent bien manger. Ils partiront chez vous tout de suite après ». Il est 3h45.
Criminels du monde entier si vous ne voulez pas être chopé venez au Maroc et commettez votre crime durant le f’tour ou le s’hour ! Personne ne viendra vous déranger !
Avec ces centaines de estafettes de police qui sillonnent la ville, avec une véritable armée de flics, en civil et en uniforme, ramenés d’un peu partout du Maroc pour veiller à la sécurité du roi qui vient d’arriver à Tétouan, il n’y a donc pas un seul policier pour venir constater une agression caractérisée contre le domicile d’un citoyen ?
A 5h45, je rappelle pour la dernière fois la permanence de police. L’ivrogne frappe toujours la porte de ma maison. L’esclandre dure depuis 1h00 du matin. « Il faudrait que vous guidiez la police vers votre maison. Vous pouvez revenir à la permanence ? », me répond le policier. Je me rends compte que les policiers se moquent de moi.
A 5h51 : Je rappelle l’avocat. Je lui raconte en détail tout ce qui s’est passé depuis qu’il m’a conseillé d’appeler la police.
L’avocat : Mais tu as bien donné ton adresse, non ?
Oui. 6 ou 7 fois, avec des précisions.
L’avocat : Alors là je n’ai pas de réponse. C’est tout de même trop gros. Je pense que ton affaire va au-delà d’un fait divers. Fais gaffe à toi ! Il raccroche.
A 6h00 du matin, l’ivrogne Hassan est toujours là. Il a dû vider au moins trois bouteilles de vin et fumer une douzaine de calumets. Mais point de police.
Voilà les faits tels qu’ils se sont déroulés. Ni plus ni moins. Pas de spéculation et je ne fais même pas d’interprétation.
Je me dis que si j’avais été un ambassadeur d’Israël, ou une personnalité marocaine la police serait venue sur le champ et elle aurait pris en flagrant délit l’agresseur. Mais, la police avait des raisons de ne pas intervenir que je n’arrive pas à cerner.
La semaine prochaine, je raconterai d’autres histoires bizarres qui me sont arrivées à Tétouan depuis quelques mois. Vous jugerez vous-mêmes de leur degré de bizarrerie.
Si vous voulez faire des interprétations, elles sont permises."
Ali Lmrabet

URL Source : http://www.demainonline.com/?p=20028

mardi 1 novembre 2011

40 militants sahraouis des droits de l’homme agressés par la police marocaine à l’aéroport d’El Ayoun

Par Diaspora sahraui, 1/11/2011

    Quarante activistes sahraouis des droits de l’homme ont été "agressés et battus" par la police marocaine à leur descente d’avion lundi en fin d’après-midi à l’aéroport d’El Aaiun (capitale occupée du Sahara Occidental), rapporte mardi l’agence de presse sahraouie SPS.
Les activistes, qui étaient de retour d'Alger, où ils avaient participé à la 2e Conférence internationale: «le droit des peuples à la résistance, le cas du peuple sahraoui», ont été "agressés par des dizaines de policiers armés de matraques et qui les insultaient pendant plus de quatre heures », a déclaré la source.

"La police marocaine a dépouillé les activistes sahraouis de tous leurs papiers et livres qui se trouvaient dans leurs bagages, pour ensuite les jeter dehors de l'aéroport avec les valises ouvertes", a ajouté la source.

Les activistes sahraouis avaient visité aussi les camps de réfugiés sahraouis et les territoires libérés sahraouis , où ils ont participé aux festivités du 35e anniversaire de la déclaration d'unité nationale. 
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2011/11/40-militants-sahraouis-des-droits-de.html