Aziz Akkaoui http://www.youtube.com/watch?v=8Uy8a2HGADU
www.youtube.com
www.hespress.com
أمين: يجب القطع مع الطقوس المخزنية
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L'affaire Ali Anouzia suscite l'indignation d'une immense partie de la société civile, la colère des citoyens avertis, l'ire des démocrates et c'est réjouissant! Notre mobilisation doit rester exemplaire. Qu'on veuille bien me permettre de tirer une leçon simple de cet arbitraire vomitif: Il est d'une certaine façon l’arbre qui cache la forêt.Le palais a été durant ces cinquante dernières années une machine à légitimer le despotisme, à inventer des complots a faire disparaître les êtres, bagnes-mouroirs, caves de torture, chacun d’entre nous connaît la liste des crimes, inutile d’égrener le chapelet de nos maux. L’imaginaire social du marocain doit être nourri quotidiennement de la permanence de la tyrannie. L’ombre du sultan elle-même doit imposer soumission et crainte. M6 et ses vizirs passent un temps considérable à fabriquer des scénarios divinisant chaque jour un peu plus le Commandeur des croyants. Ils sont même parvenus à instrumentaliser le « péril vert » à le digérer en partie. Le roi reste le gardien du temple et du dogme tout en concédant à certains islamistes quelques prérogatives dans "l’intendance gouvernementale." Piège redoutable qui nous enferme dans une dialectique pipée.Répondant à celui qui voulait "islamiser la modernité et non réformer l’islam", il nous offre sa nouvelle conception du pouvoir : une reddition totale à ses diktats et une soumission sans condition à l’islam populiste. Ainsi la vidéo d’AQMI (القاعدة في بلاد المغرب الإسلامي) à ses yeux devenait un immense danger, bien plus que la revendication citoyenne ou démocratique. La machine judiciaire s'est mise en marche, silence radio, écran noir et l'honnête journaliste, Ali Anouzia embastillé!
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------Par Solidmar, fb :L'indignation déborde du Maroc:Même France Musique, une radio pas militante d'habitude, ne se gène pas pour dire tout le mal qu'elle pense de M6 et demande la libération immédiate d'Ali Anouzla !
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Mohamed Jaite
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vendredi 20 septembre 2013
L'Etat voyou du Maroc critiqué tous azimuths ! Liberté pour Ali Anouzla !!!
Libellés :
Ali Anouzla,
Driss El Yazami,
Etat voyou,
France Musique,
Mohammed Sebbar,
video d'Aqmi
mardi 14 mai 2013
Des sportifs Français témoignent : le Qatar est un émirat esclavagiste
Par Karim Zmerli et Lilia Ben Rejeb , 9/5/2013
Quatre témoins Français parlent de leur calvaire au pays de cheikha Mozza et cheikh Hamad. Humiliés, désabusés et retenus contre leur volonté, ils sont en conflit avec des bédouins sans foi ni loi et dans l’indifférence des autorités françaises. Pour information, il y a 3366 expatriés Français au Qatar dont 1188 mineurs ! Voici un document choc de Canal Plus sur cet émirat voyou (vidéo).
Ils sont joueurs, entraineurs ou préparateurs physique. Ils sont
partis au Qatar pour gagner de l’argent en échange de leur talent ou
compétence. Ils le regrettent aujourd’hui amèrement et ne demandent qu’à
quitter au plus vite cet émirat voyou et esclavagiste. La chaine de
télévision Canal Plus est allée à leur rencontre. Témoignages accablants
de Zahir Belounis, Stéphane Morello, Jean Godeffroye et Abdeslam
Ouaddou. Plusieurs dizaines de personnes sont dans le même cas.
Ce document de Canal Plus est une alerte aux Français en général et à ceux qui sont d’origine maghrébine en particulier. En voulant gagner de l’argent, vous risquez de perdre votre dignité, votre liberté et même votre humanité. Le Qatar que certains médias français vous décrivent de manière fallacieuse comme un Eldorado, n’est pas celui que vous allez découvrir une fois là-bas. Cette propagande que le Qatar entretient grâce à l’argent et à son puissant réseau politique et médiatique français, de gauche comme de droite, a brisé des rêves et détruit des familles. Avant de vous laisser entrainer par une utopie qui risque de tourner au cauchemar, ayez le réflexe du Premier ministre Jean-Marc Ayrault : « Le Qatar ? Avant d’y aller, je réfléchirai ».
Zahir Belounis : « J’ai envie de partir ».
Ancien milieu de terrain de Noisy-le-Sec, de l’Île Rousse et de Saint-Lô, passé par la Malaisie (Melaka TMFC) et la Suisse (la Tour-Le Pâquier), Zahir Belounis est retenu au Qatar avec son épouse et ses deux enfants. Ce joueur franco-algérien, débauché pour servir Al-Jaïsh, le club de l’armée, dont il a été le capitaine d’équipe, est privé de ses droits et de sa liberté de quitter le territoire qatari. Les bédouins lui ont volé son contrat et, en échange de sa liberté de regagner la France, le directeur sportif du club Al-Jaïsh, Youssef Dasmal lui impose la signature d’un document dans lequel il renoncerait aux deux années de salaire que les Qataris lui doivent. « Ils m’ont empêché de vivre mon rêve », s’indigne aujourd’hui ce joueur que les bédouins veulent réduire au silence avec la complicité passive des autorités françaises et le silence assourdissant des médias français.
Stéphane Morello : « Je suis un otage qui ne connait même pas le prix de la rançon » !
Originaire de Saumur, les 52 ans dépassés, cet entraineur sportif ne touche plus aucun salaire depuis plus de trois ans. Comme beaucoup d’autres, cet ancien entraineur du Romorantin s’est expatrié au Qatar pour y faire fortune grâce à son savoir-faire footballistique. Il avait signé son contrat avec le comité olympique qatari, moyennant 6000 dollars par mois. Cela fait plus de trois ans qu’il ne touche plus aucun centime. En procès contre son employeur escroc, il espère toujours obtenir gain de cause dans un émirat où la justice est aux ordres de la famille régnante. « Je ne peux pas exercer mon travail, je ne peux pas aller travailler ailleurs, je ne peux pas quitter le territoire, je ne peux rien faire…Cela fait cinq ans que je n’ai pas pu sortir du Qatar…J’ai l’impression d’être un otage et je ne connais même pas le prix de la rançon », déclare ce citoyen français dont le pays entretient les meilleurs relations avec l’émirat bédouin.
Jean Godeffroy : « Une fois au Qatar, on ne peux plus quitter ce pays librement » !
Le cas de Jean Godeffroy est moins tragique que les précédents otages du Qatar. Cet ancien préparateur physique du prestigieux PSG a dû renoncer à neuf mois de salaire pour pouvoir quitter l’Eldorado qatari. Lui aussi, espérait y faire fortune, mais, comme il le dit lui-même, un beau jour, « un vendredi, on m’a téléphoné pour m’annoncer que ce lundi, je dois débarrasser le plancher » ! Il a été obligé de renoncer à ses droits pour obtenir le précieux « exit permit » que l’esclavagiste employeur délivre selon son bon vouloir. Aujourd’hui libre et vivant à Bastia, il témoigne de sa mésaventure afin que d’autres ne soient pas victimes de leurs propres illusions et d’une image du Qatar savamment entretenue par certains médias français.
Abdeslam Ouaddou : « C’est de l’esclavagisme pur et simple » !
Footballeur professionnel d’origine marocaine, ancien de l’équipe de Nancy, il a été recruté par le « Qatar Sports Club », deuxième club du propriétaire du PSG. Cette année-là, raconte un journaliste français, le club dans lequel jouait Ouaddou, le Lekhwiya, avait remporté le championnat national. Avant la seconde saison, on informe Abdeslam Ouaddou qu’il va désormais jouer pour un autre club. Il conteste mais finit par accepter. Une année plus tard, on lui demande de renoncer à son contrat, qui est pourtant encore valide pour une année ! Son employeur a cessé de le payer en juillet 2012, alors que son contrat expirait, en effet, e 12 juillet 2013. Dans le journal Le Monde du 22 avril 2013, il confiait : « En 2010, je m'engage pour deux saisons avec le club qatari de Lekhwiya qui appartient au cheikh al-Thani, également propriétaire du PSG. A la fin de la première saison, nous remportons le titre de champion. Je rentre en France pour les vacances et, à mon retour, tout se complique. Les dirigeants m'informent que je dois quitter le club, sans la moindre explication. J'ai d'abord cru à une blague. Mais je me suis vite aperçu que celui qui me parlait ne rigolait pas du tout. J'ai essayé de comprendre, de discuter. Mais rien à faire : "C'est un ordre du prince. Et les ordres du prince ne sont pas sujets à discussion.".
Portant l’affaire devant la Fifa, il finit par obtenir le document « exit permit », le fameux visa de sortie, en échange de renoncer à sa plainte et à ses droits. « Le jour où vous êtes moins performant, on peut tout simplement cesser de vous payer, ou de vous dire de quitter le pays. On ne va pas se voiler la face, c’est de l’esclavagisme pur et simple », lance Abdeslam Ouaddou. Vivant aujourd’hui à Nancy, il lance cet appel aux futurs candidats à l’Eldorado qatari : « Ce qui me dérange, c’est le contraste entre ce qui se passe là-bas –parce que j’y ai vécu pendant deux ans et demi- et l’image qu’ils veulent renvoyer en Occident et en particulier en France grâce au PSG…Je veux vraiment ouvrir les yeux aux joueurs qui ont l’intention d’aller vers ces destinations. Ce n’est pas l’eldorado qu’on pense » !
Philippe Bogaert et Nasser Beidoun, autres victimes de l’émirat voyou
Le sport n’est effectivement pas le seul domaine où l’on compte des victimes. En 2008, un producteur de nationalité belge, Philippe Bogaert, est resté près d’une année otage des milliardaires bédouins. Il a été pris dans un engrenage financier et judiciaire interminable. Il était le directeur d’une société qatarie qui a rapidement fait faillite en raison d’un énorme impayé. Pour ce fiasco qui n’engage pas sa responsabilité directe, Philippe Bogaert a été poursuivi par son sponsor, qui est d’ailleurs l’actionnaire majoritaire de la société en question. On lui a réclamé des millions de dollars pour faillite et préjudices subis ! Retenu en otage durant onze mois au Qatar, ce cadre belge a pu finalement s’évader à bord d’un voilier en direction de Bombay en Inde. Un scénario digne d’un film hollywoodien. Pour ce producteur cinématographique, « Ce qui se cache derrière ce sponsor, c’est de l’esclavage pur et simple. Vous êtes complètement dépendant de lui ». Esclavage pur et simple, la même expression employée par Abdeslam Ouaddou !
Autre victime du mirage qatari, le cas de Nasser Beidoun, la cinquantaine, qui s’est retrouvé lui aussi otage de l’émirat bédouin, pour des raisons semblables à celle de Philippe Bogaert. Cet Américain de parents libanais et originaire de Detroit, a vécu un cauchemar qu’il raconte sur son blog depuis qu’il a recouvert sa liberté. Grâce à une médiatisation de son histoire et à sa citoyenneté américaine, Nasser Beidoun a pu faire valoir son droit auprès de la « justice » qatarie après deux ans de bataille judiciaire. Comme Abdeslam Ouaddou et Philippe Bogaert, il dénonce aussi un « esclavage moderne ».
Ahmed, un tunisien qui a la trentaine, a peut-être eu plus de chance ! Ingénieur en informatique et vivant en France, il a démissionné de la société qui l’employait pour travailler dans une entreprise qatarie qui lui proposait un contrat juteux, des « conditions de rêve » comme il l’a dit. Ahmed a démissionné, son épouse journaliste a refusé un poste « dans une grande chaîne », tous les deux ont vendu leurs meubles...pour aller s’installer au paradis qatari. Mais peu de temps avant le grand voyage, ce jeune couple reçoit un courrier électronique leur annonçant qu’ils n’ont finalement pas obtenu de visa. Motif invoqué : Ahmed est de nationalité tunisienne et le quota pour ce pays serait dépassé.
Au Qatar, les victimes se comptent par milliers
Si cet émirat aux pratiques esclavagistes et mafieuses traite ainsi des hommes d’affaire américains et des joueurs ou des entraineurs, Français de surcroit, que dire alors des milliers de travailleurs asiatiques ou arabes ? Sur une population de deux millions d’habitants, 80% sont des travailleurs, c’est-à-dire des esclaves modernes dont la majorité (asiatique) est payée entre 400 et 600 euros par mois. Selon Human Rights Watch, 191 travailleurs Népalais au Qatar sont morts en 2010, et 98 autres de nationalité indienne sont morts en 2012. Des accidents de travail « ordinaires » dans un émirat où le droit du travail n’existe point. Près d’un millier de travailleurs se trouvent en prison, lourdement condamnés pour avoir demandé des augmentations ou une amélioration de leur condition de travailleurs.
Ils ne sont pas travailleurs et purgent actuellement des peines de prison au Qatar. L’un est qatari, l’autre est tunisien. Le premier, Mohammed Al-Ajami, a été condamné en novembre 2011 à 15 ans pour un poème interprété par la « justice » comme un appel au renversement de la dictature qatarie ; le second, Mahmoud Bounab, ex-directeur d’Al-Jazeera Chidren, est depuis septembre 2011 en prison dans l’attente de la révision de son procès.
Nabil Ennasri, le gentil "doctorant" au service du vilain petit Qatar
C'est à cet émirat aux pratiques mafieuses et esclavagistes qu'a été confié l'organisation de la coupe du Monde de 2022. La fameuse affaire du Qatargate, qui a été révélée par le magazine France Football le 29 janvier 2013. "Comment ils ont acheté le Mondial 2022 ?", s'interrogeait alors ce magazine. Le 11 janvier 2013, Europe1, révélait déjà que Zinédine Zidane aurait touché près de 11 millions d'euros pour avoir soutenu la candidature du Qatar. Il n'était pas le seul !
Tel est l’envers du décor qatari que certains mercenaires ou propagandistes en France présentent comme un Etat respectable et comme une démocratie en construction. Parmi les figures montantes de cette propagande islamo-wahhabite, le Frère musulman Nabil Ennasri, jeune doctorant français d'origine marocaine, qui a consacré son travail "universitaire" au vernissage du tableau qatari en France. Après cette prouesse picturale, il est implicitement candidat en Europe au poste de « prédicateur médiatique », jusqu’alors occupé par Tariq Ramadan qui a été appelé à d’autres « fonctions stratégiques » auprès de son altesse royale, cheikha Mozza ! Cet enver du décor qatari a été magistralement décrit par Nicolas Beau dans son dernier livre, "Le vilain petit Qatar. Cet ami qui nous veut du bien", publié aux éditions Fayard. Tunisie-Secret.com
Karim Zmerli et Lilia Ben Rejeb
Ce document de Canal Plus est une alerte aux Français en général et à ceux qui sont d’origine maghrébine en particulier. En voulant gagner de l’argent, vous risquez de perdre votre dignité, votre liberté et même votre humanité. Le Qatar que certains médias français vous décrivent de manière fallacieuse comme un Eldorado, n’est pas celui que vous allez découvrir une fois là-bas. Cette propagande que le Qatar entretient grâce à l’argent et à son puissant réseau politique et médiatique français, de gauche comme de droite, a brisé des rêves et détruit des familles. Avant de vous laisser entrainer par une utopie qui risque de tourner au cauchemar, ayez le réflexe du Premier ministre Jean-Marc Ayrault : « Le Qatar ? Avant d’y aller, je réfléchirai ».
Zahir Belounis : « J’ai envie de partir ».
Ancien milieu de terrain de Noisy-le-Sec, de l’Île Rousse et de Saint-Lô, passé par la Malaisie (Melaka TMFC) et la Suisse (la Tour-Le Pâquier), Zahir Belounis est retenu au Qatar avec son épouse et ses deux enfants. Ce joueur franco-algérien, débauché pour servir Al-Jaïsh, le club de l’armée, dont il a été le capitaine d’équipe, est privé de ses droits et de sa liberté de quitter le territoire qatari. Les bédouins lui ont volé son contrat et, en échange de sa liberté de regagner la France, le directeur sportif du club Al-Jaïsh, Youssef Dasmal lui impose la signature d’un document dans lequel il renoncerait aux deux années de salaire que les Qataris lui doivent. « Ils m’ont empêché de vivre mon rêve », s’indigne aujourd’hui ce joueur que les bédouins veulent réduire au silence avec la complicité passive des autorités françaises et le silence assourdissant des médias français.
Stéphane Morello : « Je suis un otage qui ne connait même pas le prix de la rançon » !
Originaire de Saumur, les 52 ans dépassés, cet entraineur sportif ne touche plus aucun salaire depuis plus de trois ans. Comme beaucoup d’autres, cet ancien entraineur du Romorantin s’est expatrié au Qatar pour y faire fortune grâce à son savoir-faire footballistique. Il avait signé son contrat avec le comité olympique qatari, moyennant 6000 dollars par mois. Cela fait plus de trois ans qu’il ne touche plus aucun centime. En procès contre son employeur escroc, il espère toujours obtenir gain de cause dans un émirat où la justice est aux ordres de la famille régnante. « Je ne peux pas exercer mon travail, je ne peux pas aller travailler ailleurs, je ne peux pas quitter le territoire, je ne peux rien faire…Cela fait cinq ans que je n’ai pas pu sortir du Qatar…J’ai l’impression d’être un otage et je ne connais même pas le prix de la rançon », déclare ce citoyen français dont le pays entretient les meilleurs relations avec l’émirat bédouin.
Jean Godeffroy : « Une fois au Qatar, on ne peux plus quitter ce pays librement » !
Le cas de Jean Godeffroy est moins tragique que les précédents otages du Qatar. Cet ancien préparateur physique du prestigieux PSG a dû renoncer à neuf mois de salaire pour pouvoir quitter l’Eldorado qatari. Lui aussi, espérait y faire fortune, mais, comme il le dit lui-même, un beau jour, « un vendredi, on m’a téléphoné pour m’annoncer que ce lundi, je dois débarrasser le plancher » ! Il a été obligé de renoncer à ses droits pour obtenir le précieux « exit permit » que l’esclavagiste employeur délivre selon son bon vouloir. Aujourd’hui libre et vivant à Bastia, il témoigne de sa mésaventure afin que d’autres ne soient pas victimes de leurs propres illusions et d’une image du Qatar savamment entretenue par certains médias français.
Abdeslam Ouaddou : « C’est de l’esclavagisme pur et simple » !
Footballeur professionnel d’origine marocaine, ancien de l’équipe de Nancy, il a été recruté par le « Qatar Sports Club », deuxième club du propriétaire du PSG. Cette année-là, raconte un journaliste français, le club dans lequel jouait Ouaddou, le Lekhwiya, avait remporté le championnat national. Avant la seconde saison, on informe Abdeslam Ouaddou qu’il va désormais jouer pour un autre club. Il conteste mais finit par accepter. Une année plus tard, on lui demande de renoncer à son contrat, qui est pourtant encore valide pour une année ! Son employeur a cessé de le payer en juillet 2012, alors que son contrat expirait, en effet, e 12 juillet 2013. Dans le journal Le Monde du 22 avril 2013, il confiait : « En 2010, je m'engage pour deux saisons avec le club qatari de Lekhwiya qui appartient au cheikh al-Thani, également propriétaire du PSG. A la fin de la première saison, nous remportons le titre de champion. Je rentre en France pour les vacances et, à mon retour, tout se complique. Les dirigeants m'informent que je dois quitter le club, sans la moindre explication. J'ai d'abord cru à une blague. Mais je me suis vite aperçu que celui qui me parlait ne rigolait pas du tout. J'ai essayé de comprendre, de discuter. Mais rien à faire : "C'est un ordre du prince. Et les ordres du prince ne sont pas sujets à discussion.".
Portant l’affaire devant la Fifa, il finit par obtenir le document « exit permit », le fameux visa de sortie, en échange de renoncer à sa plainte et à ses droits. « Le jour où vous êtes moins performant, on peut tout simplement cesser de vous payer, ou de vous dire de quitter le pays. On ne va pas se voiler la face, c’est de l’esclavagisme pur et simple », lance Abdeslam Ouaddou. Vivant aujourd’hui à Nancy, il lance cet appel aux futurs candidats à l’Eldorado qatari : « Ce qui me dérange, c’est le contraste entre ce qui se passe là-bas –parce que j’y ai vécu pendant deux ans et demi- et l’image qu’ils veulent renvoyer en Occident et en particulier en France grâce au PSG…Je veux vraiment ouvrir les yeux aux joueurs qui ont l’intention d’aller vers ces destinations. Ce n’est pas l’eldorado qu’on pense » !
Philippe Bogaert et Nasser Beidoun, autres victimes de l’émirat voyou
Le sport n’est effectivement pas le seul domaine où l’on compte des victimes. En 2008, un producteur de nationalité belge, Philippe Bogaert, est resté près d’une année otage des milliardaires bédouins. Il a été pris dans un engrenage financier et judiciaire interminable. Il était le directeur d’une société qatarie qui a rapidement fait faillite en raison d’un énorme impayé. Pour ce fiasco qui n’engage pas sa responsabilité directe, Philippe Bogaert a été poursuivi par son sponsor, qui est d’ailleurs l’actionnaire majoritaire de la société en question. On lui a réclamé des millions de dollars pour faillite et préjudices subis ! Retenu en otage durant onze mois au Qatar, ce cadre belge a pu finalement s’évader à bord d’un voilier en direction de Bombay en Inde. Un scénario digne d’un film hollywoodien. Pour ce producteur cinématographique, « Ce qui se cache derrière ce sponsor, c’est de l’esclavage pur et simple. Vous êtes complètement dépendant de lui ». Esclavage pur et simple, la même expression employée par Abdeslam Ouaddou !
Autre victime du mirage qatari, le cas de Nasser Beidoun, la cinquantaine, qui s’est retrouvé lui aussi otage de l’émirat bédouin, pour des raisons semblables à celle de Philippe Bogaert. Cet Américain de parents libanais et originaire de Detroit, a vécu un cauchemar qu’il raconte sur son blog depuis qu’il a recouvert sa liberté. Grâce à une médiatisation de son histoire et à sa citoyenneté américaine, Nasser Beidoun a pu faire valoir son droit auprès de la « justice » qatarie après deux ans de bataille judiciaire. Comme Abdeslam Ouaddou et Philippe Bogaert, il dénonce aussi un « esclavage moderne ».
Ahmed, un tunisien qui a la trentaine, a peut-être eu plus de chance ! Ingénieur en informatique et vivant en France, il a démissionné de la société qui l’employait pour travailler dans une entreprise qatarie qui lui proposait un contrat juteux, des « conditions de rêve » comme il l’a dit. Ahmed a démissionné, son épouse journaliste a refusé un poste « dans une grande chaîne », tous les deux ont vendu leurs meubles...pour aller s’installer au paradis qatari. Mais peu de temps avant le grand voyage, ce jeune couple reçoit un courrier électronique leur annonçant qu’ils n’ont finalement pas obtenu de visa. Motif invoqué : Ahmed est de nationalité tunisienne et le quota pour ce pays serait dépassé.
Au Qatar, les victimes se comptent par milliers
Si cet émirat aux pratiques esclavagistes et mafieuses traite ainsi des hommes d’affaire américains et des joueurs ou des entraineurs, Français de surcroit, que dire alors des milliers de travailleurs asiatiques ou arabes ? Sur une population de deux millions d’habitants, 80% sont des travailleurs, c’est-à-dire des esclaves modernes dont la majorité (asiatique) est payée entre 400 et 600 euros par mois. Selon Human Rights Watch, 191 travailleurs Népalais au Qatar sont morts en 2010, et 98 autres de nationalité indienne sont morts en 2012. Des accidents de travail « ordinaires » dans un émirat où le droit du travail n’existe point. Près d’un millier de travailleurs se trouvent en prison, lourdement condamnés pour avoir demandé des augmentations ou une amélioration de leur condition de travailleurs.
Ils ne sont pas travailleurs et purgent actuellement des peines de prison au Qatar. L’un est qatari, l’autre est tunisien. Le premier, Mohammed Al-Ajami, a été condamné en novembre 2011 à 15 ans pour un poème interprété par la « justice » comme un appel au renversement de la dictature qatarie ; le second, Mahmoud Bounab, ex-directeur d’Al-Jazeera Chidren, est depuis septembre 2011 en prison dans l’attente de la révision de son procès.
Nabil Ennasri, le gentil "doctorant" au service du vilain petit Qatar
C'est à cet émirat aux pratiques mafieuses et esclavagistes qu'a été confié l'organisation de la coupe du Monde de 2022. La fameuse affaire du Qatargate, qui a été révélée par le magazine France Football le 29 janvier 2013. "Comment ils ont acheté le Mondial 2022 ?", s'interrogeait alors ce magazine. Le 11 janvier 2013, Europe1, révélait déjà que Zinédine Zidane aurait touché près de 11 millions d'euros pour avoir soutenu la candidature du Qatar. Il n'était pas le seul !
Tel est l’envers du décor qatari que certains mercenaires ou propagandistes en France présentent comme un Etat respectable et comme une démocratie en construction. Parmi les figures montantes de cette propagande islamo-wahhabite, le Frère musulman Nabil Ennasri, jeune doctorant français d'origine marocaine, qui a consacré son travail "universitaire" au vernissage du tableau qatari en France. Après cette prouesse picturale, il est implicitement candidat en Europe au poste de « prédicateur médiatique », jusqu’alors occupé par Tariq Ramadan qui a été appelé à d’autres « fonctions stratégiques » auprès de son altesse royale, cheikha Mozza ! Cet enver du décor qatari a été magistralement décrit par Nicolas Beau dans son dernier livre, "Le vilain petit Qatar. Cet ami qui nous veut du bien", publié aux éditions Fayard. Tunisie-Secret.com
Karim Zmerli et Lilia Ben Rejeb
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mardi 14 août 2012
Le journaliste marocain Ali Lmrabet a été agressé ce soir à Tetouan
Communiqué numéro 5 du "Mouvement du 20
février pour la Suisse"
par Salah Elayoubi, Lausanne, 13/8/2012
Monsieur Ali Lmrabet a été victime d'une agression ignoble dans la nuit du samedi à dimanche à Tétouan, cette ville située dans le nord du Maroc et où il réside.
Le journaliste a, sans aucune raison, été proprement rossé, puis jeté à terre par des policiers avant que ceux-ci ne le délestent de son argent et de sa carte d'identité nationale, brisant au passage son téléphone portable. La scène qui s'est déroulée devant des dizaines de témoins, sans que quiconque n'ait osé intervenir, compte tenu du fait qu'il s'agissait de policiers, dans l'exercice de leurs fonctions.
cet incident trouve sans doute son origine la nuit précédente, lorsque Monsieur Lmrabet qui avait fait l'objet d'un harcèlement à son domicile, jusqu'à une heure fort avancée de la nuit, de la part d'un inconnu sous un prétexte futile, s'était rendu au commissariat,où les policiers ont feint des problèmes d'imprimante, pour ne pas avoir à exciper d'une copie du procès-verbal de la plainte pour agression, qu'il venait de déposer devant eux.
Après avoir jeté Monsieur Lmrabet en prison pour délit d'opinion et privé celui-ci de son gagne-pain en le condamnant à une interdiction de l'exercice de son métier, pendant dix ans, le régime qui ne supporte pas de le voir continuer à informer ses semblables et dénoncer ses errements, par le moyen de la presse électronique, s'en prend, à présent, à lui physiquement, afin de l'intimider.
"Le mouvement du 20 février pour la Suisse" dénonce vivement le procédé et exprime son entière solidarité, son amitié et son admiration pour le courageux combat que mène ce journaliste pour un Maroc démocratique.
par Salah Elayoubi, Lausanne, 13/8/2012
Monsieur Ali Lmrabet a été victime d'une agression ignoble dans la nuit du samedi à dimanche à Tétouan, cette ville située dans le nord du Maroc et où il réside.
Le journaliste a, sans aucune raison, été proprement rossé, puis jeté à terre par des policiers avant que ceux-ci ne le délestent de son argent et de sa carte d'identité nationale, brisant au passage son téléphone portable. La scène qui s'est déroulée devant des dizaines de témoins, sans que quiconque n'ait osé intervenir, compte tenu du fait qu'il s'agissait de policiers, dans l'exercice de leurs fonctions.
cet incident trouve sans doute son origine la nuit précédente, lorsque Monsieur Lmrabet qui avait fait l'objet d'un harcèlement à son domicile, jusqu'à une heure fort avancée de la nuit, de la part d'un inconnu sous un prétexte futile, s'était rendu au commissariat,où les policiers ont feint des problèmes d'imprimante, pour ne pas avoir à exciper d'une copie du procès-verbal de la plainte pour agression, qu'il venait de déposer devant eux.
Après avoir jeté Monsieur Lmrabet en prison pour délit d'opinion et privé celui-ci de son gagne-pain en le condamnant à une interdiction de l'exercice de son métier, pendant dix ans, le régime qui ne supporte pas de le voir continuer à informer ses semblables et dénoncer ses errements, par le moyen de la presse électronique, s'en prend, à présent, à lui physiquement, afin de l'intimider.
"Le mouvement du 20 février pour la Suisse" dénonce vivement le procédé et exprime son entière solidarité, son amitié et son admiration pour le courageux combat que mène ce journaliste pour un Maroc démocratique.
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Par Jamila Waadalla, 11/8/2012
Le journaliste marocain Ali Lmrabet a été agressé ce soir à Tetouan par
trois policiers alors qu’il faisait ses courses dans les rues de la
ville. Le journaliste, que nous avons joint par téléphone, nous a confia
les propos suivants :
" Je ne suis pas en état d’arrestation. J’ai
l’habitude de sortir la nuit durant le ramadan marcher dans les rues de
la ville. Alors que j’achetais des pommes chez un marchand ambulant,
trois policiers m’ont attaqué et roué de coup. Ils m’ont traîné par
terre et m’ont insulté."
Le journaliste, qui est en ce moment dans un
commissariat de police à Tetouan ou il compte porter plainte pour coups
et blessures dit ne pas comprendre les motifs de cette attaques : "Je ne comprends pas pourquoi ils m’ont agressé. Ils n’ont pas manqué non plus de me voler 200 dh ainsi
que ma carte nationale. Le plus surprenant peut être c’est le fait
qu’ils ne m’aient pas arrêté ni accusé de quoi que ce soit. C’est une
agression gratuite. Quand j’ai demandé qu’on me rende ma carte nationale
les policiers m’ont insulté, me traitant de tous les noms. « Tu peux
aller chercher ta carte chez Benkirane… » me dit l’un d’eux.
Ali
Lmrabet nous explique qu’il s’agit de la deuxième agression sur sa
personne en moins de 48h : "Hier encore, quelqu’un m’a attaqué avec un
tesson de bouteille. La police n’est pas intervenue malgré mes appels
répétés."
Pour rappel, Ali Lmrabet est journaliste au quotidien
espagnol El Mundo. Il est le fondateur du défunt journal Demain. En 2003
il est condamné pour crime de lèse-majesté et ses publications bannies
des kiosques. Il est, depuis 2004, interdit de pratiquer sa profession
de journaliste au Maroc.
Par Jamila Waadalla, 11/8/2012
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Samedi dernier, Ali Lmrabet a tenté en vain à faire appel à la police :
"Ramadan, l’ivrogne, le chat et moi
Opinion. Dans ce beau pays qui est le nôtre, si vous n’êtes pas une
personne bien en vue et si on ne vous aime pas trop en haut lieu, il
vaudrait mieux ne pas avoir affaire à la police marocaine. Si vous êtes
cambriolé, agressé, ou si quelqu’un essaye de pénétrer de force dans
votre maison il faudrait se barricader, garder son sang froid et ne pas
demander aux forces de l’ordre d’intervenir. Cela ne sert à rien.
Au
pays du ministère de la Justice et des libertés, il y a beaucoup
d’injustices et pas de libertés du tout. Même pas celle de demander à la
police de venir protéger votre intégrité physique et vos biens.
Mais attention, comme nous vivons sous un régime qui a réponse à tout,
avant de dénoncer les faits, il faut être précis, aller aux faits et
s’appuyer sur des preuves. Sinon, on vous traitera de parano ou de
provocateur
Samedi 1h00 : Ancienne médina de Tétouan. Un homme du
nom de Hassan, visiblement dans un état second frappe violemment la
porte de ma maison. Il est ivre, il tient une bouteille de vin à la main
droite et un sebsi de kif à la maison gauche. Que cherche-t-il ? Est-ce
un baltagi ? Un shabiha marocain ? J’ouvre la porte. Ch’heb el khatar ?
(Traduction non-officielle : Je peux vous être utile ?)
L’ivrogne : Il y a un chat qui m’emmerde et qui vit chez vous.
Mais, je n’ai pas de chat.
Pourtant, il est bien chez vous.
Je vous dis que je n’ai pas de chat, ni de chien. Aucun animal.
Ah bon… J’ai été mal renseigné alors. Au revoir.
Au revoir.
Quelques minutes plus tard, les mêmes coups qui défoncent ma porte résonnent. J’ouvre la porte.
Qu’est-ce qui se passe encore ?
On m’a dit que le chat est bien chez vous.
Je vous répète que je n’ai pas de chat. Vous l’avez vu où ? Qui vous a dit ça ?
Euh… je ne sais pas.
Je ferme la porte. Les coups sur la porte retentissent avec plus de
vigueur. Des insultes fusent. Des menaces de mort aussi. J’appelle un
copain avocat qui m’explique clairement la situation. « Ecoute. Tu
devrais déposer plainte, mais ce sera ta parole contre la sienne. Va
immédiatement au commissariat de police le plus proche et demande-leur
de venir constater l’infraction ou l’agression, ainsi que l’état
d’ébriété de cette personne ».
Je sors par une autre porte et je me
rends au nouveau commissariat de la place Ouessaâ, en plein centre de la
médina. Ouvert en grandes pompes il y a seulement quelques semaines ce
poste de police est censé lutter contre le crime et l’insécurité dans
notre bonne vieille ville de Tétouan
Je trouve deux jeunes policiers
attablés. Ils sont en train de manger. Je leur explique la situation. «
Nous ne pourrons rien faire. Il faut appeler la permanence de police
qui enverra tout de suite une équipe », répond l’un d’eux. La permanence
de police se trouve à l’autre bout de la ville, alors que le
commissariat de Ousseaâ se trouve à 200 mètres de ma maison…
J’appelle la permanence au 0539702961.
Allô, la police ? Voilà, il y a un monsieur complètement ivre qui casse ma porte.
Ivre ? C’est pas possible. On est en plein mois de Ramadan. Vous êtes sûr ?
Venez constater vous-même ! C’est au …
Non, non, non… Pour qu’on puisse vous accompagner, il faudrait que vous vous présentiez à la permanence de police.
Et ça ne marche pas au téléphone ?
Non, non, non…
Je prends un taxi et je me rends à la permanence de police située à la sortie de la ville.
Il est 2h00 du matin et j’explique la situation au policier de garde.
Il prend mon nom, celui de mon père, ma mère, mon adresse, le numéro de
ma CIN, etc…
Profession ?
Journaliste.
Dans quel journal ?
Dans aucun. Interdit d’écriture.
Comment ? C’est une blague ?
Ben non… Dans ce beau pays c’est tout à fait normal.
Le policier me regarde bizarrement. Il utilise un talkie-walkie pour
parler avec ses collègues, puis il sort dans la rue. Il me demande
l’adresse exacte. Je la lui donne encore une fois, avec des détails, des
précisions.
Retournez chez vous et attendez la police. Elle arrive tout de suite, me dit-il.
Il est 2h30. Je rentre chez moi. L’ivrogne est toujours là. Il continue
de casser ma porte. Des voisins contemplent la scène depuis leurs
fenêtres, mais n’osent sortir. Je préviens Hassan que la police arrive. «
Elle ne viendra pas », répond-il, sourire aux lèvres. Un voisin
s’exclame du haut de sa terrasse : « Mais cela fait plus de vingt ans
que nous prévenons la police »
Je me dis qu’au pays du « commandeur
des croyants », avec un musulman éméché, en plein mois de Ramadan, qui
agresse d’autres musulmans qui ne le sont pas, la police devrait tout de
même intervenir. Et puis, nous ne sommes pas en Somalie ni au Mali, il y
a un Etat ici.
Je reprends le téléphone et je rappelle la
permanence de police. Je le fais à plusieurs reprises. « Mais je suis un
citoyen comme tout le monde, vous devez venir quand même », leur
dis-je. A chaque fois c’est une réponse différente. « Les policiers vont
venir », « Les policiers sont partis », « Ils sont en route ».
La
réponse la plus marrante est celle-ci : « Les policiers sont en train de
prendre leur s’hour. Ils doivent bien manger. Ils partiront chez vous
tout de suite après ». Il est 3h45.
Criminels du monde entier si
vous ne voulez pas être chopé venez au Maroc et commettez votre crime
durant le f’tour ou le s’hour ! Personne ne viendra vous déranger !
Avec ces centaines de estafettes de police qui sillonnent la ville, avec
une véritable armée de flics, en civil et en uniforme, ramenés d’un peu
partout du Maroc pour veiller à la sécurité du roi qui vient d’arriver à
Tétouan, il n’y a donc pas un seul policier pour venir constater une
agression caractérisée contre le domicile d’un citoyen ?
A 5h45, je
rappelle pour la dernière fois la permanence de police. L’ivrogne frappe
toujours la porte de ma maison. L’esclandre dure depuis 1h00 du matin. «
Il faudrait que vous guidiez la police vers votre maison. Vous pouvez
revenir à la permanence ? », me répond le policier. Je me rends compte
que les policiers se moquent de moi.
A 5h51 : Je rappelle l’avocat. Je lui raconte en détail tout ce qui s’est passé depuis qu’il m’a conseillé d’appeler la police.
L’avocat : Mais tu as bien donné ton adresse, non ?
Oui. 6 ou 7 fois, avec des précisions.
L’avocat : Alors là je n’ai pas de réponse. C’est tout de même trop
gros. Je pense que ton affaire va au-delà d’un fait divers. Fais gaffe à
toi ! Il raccroche.
A 6h00 du matin, l’ivrogne Hassan est toujours
là. Il a dû vider au moins trois bouteilles de vin et fumer une douzaine
de calumets. Mais point de police.
Voilà les faits tels qu’ils se sont déroulés. Ni plus ni moins. Pas de spéculation et je ne fais même pas d’interprétation.
Je me dis que si j’avais été un ambassadeur d’Israël, ou une
personnalité marocaine la police serait venue sur le champ et elle
aurait pris en flagrant délit l’agresseur. Mais, la police avait des
raisons de ne pas intervenir que je n’arrive pas à cerner.
La
semaine prochaine, je raconterai d’autres histoires bizarres qui me sont
arrivées à Tétouan depuis quelques mois. Vous jugerez vous-mêmes de
leur degré de bizarrerie.
Si vous voulez faire des interprétations, elles sont permises."
Ali Lmrabet
URL Source : http://www.demainonline.com/?p=20028
Ali Lmrabet nous explique qu’il s’agit de la deuxième agression sur sa personne en moins de 48h : "Hier encore, quelqu’un m’a attaqué avec un tesson de bouteille. La police n’est pas intervenue malgré mes appels répétés."
Pour rappel, Ali Lmrabet est journaliste au quotidien espagnol El Mundo. Il est le fondateur du défunt journal Demain. En 2003 il est condamné pour crime de lèse-majesté et ses publications bannies des kiosques. Il est, depuis 2004, interdit de pratiquer sa profession de journaliste au Maroc.
Par Jamila Waadalla, 11/8/2012
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Samedi dernier, Ali Lmrabet a tenté en vain à faire appel à la police :
"Ramadan, l’ivrogne, le chat et moi
Opinion. Dans ce beau pays qui est le nôtre, si vous n’êtes pas une
personne bien en vue et si on ne vous aime pas trop en haut lieu, il
vaudrait mieux ne pas avoir affaire à la police marocaine. Si vous êtes
cambriolé, agressé, ou si quelqu’un essaye de pénétrer de force dans
votre maison il faudrait se barricader, garder son sang froid et ne pas
demander aux forces de l’ordre d’intervenir. Cela ne sert à rien.
Au
pays du ministère de la Justice et des libertés, il y a beaucoup
d’injustices et pas de libertés du tout. Même pas celle de demander à la
police de venir protéger votre intégrité physique et vos biens.
Mais attention, comme nous vivons sous un régime qui a réponse à tout,
avant de dénoncer les faits, il faut être précis, aller aux faits et
s’appuyer sur des preuves. Sinon, on vous traitera de parano ou de
provocateur
Samedi 1h00 : Ancienne médina de Tétouan. Un homme du
nom de Hassan, visiblement dans un état second frappe violemment la
porte de ma maison. Il est ivre, il tient une bouteille de vin à la main
droite et un sebsi de kif à la maison gauche. Que cherche-t-il ? Est-ce
un baltagi ? Un shabiha marocain ? J’ouvre la porte. Ch’heb el khatar ?
(Traduction non-officielle : Je peux vous être utile ?)
L’ivrogne : Il y a un chat qui m’emmerde et qui vit chez vous.
Mais, je n’ai pas de chat.
Pourtant, il est bien chez vous.
Je vous dis que je n’ai pas de chat, ni de chien. Aucun animal.
Ah bon… J’ai été mal renseigné alors. Au revoir.
Au revoir.
Quelques minutes plus tard, les mêmes coups qui défoncent ma porte résonnent. J’ouvre la porte.
Qu’est-ce qui se passe encore ?
On m’a dit que le chat est bien chez vous.
Je vous répète que je n’ai pas de chat. Vous l’avez vu où ? Qui vous a dit ça ?
Euh… je ne sais pas.
Je ferme la porte. Les coups sur la porte retentissent avec plus de
vigueur. Des insultes fusent. Des menaces de mort aussi. J’appelle un
copain avocat qui m’explique clairement la situation. « Ecoute. Tu
devrais déposer plainte, mais ce sera ta parole contre la sienne. Va
immédiatement au commissariat de police le plus proche et demande-leur
de venir constater l’infraction ou l’agression, ainsi que l’état
d’ébriété de cette personne ».
Je sors par une autre porte et je me
rends au nouveau commissariat de la place Ouessaâ, en plein centre de la
médina. Ouvert en grandes pompes il y a seulement quelques semaines ce
poste de police est censé lutter contre le crime et l’insécurité dans
notre bonne vieille ville de Tétouan
Je trouve deux jeunes policiers
attablés. Ils sont en train de manger. Je leur explique la situation. «
Nous ne pourrons rien faire. Il faut appeler la permanence de police
qui enverra tout de suite une équipe », répond l’un d’eux. La permanence
de police se trouve à l’autre bout de la ville, alors que le
commissariat de Ousseaâ se trouve à 200 mètres de ma maison…
J’appelle la permanence au 0539702961.
Allô, la police ? Voilà, il y a un monsieur complètement ivre qui casse ma porte.
Ivre ? C’est pas possible. On est en plein mois de Ramadan. Vous êtes sûr ?
Venez constater vous-même ! C’est au …
Non, non, non… Pour qu’on puisse vous accompagner, il faudrait que vous vous présentiez à la permanence de police.
Et ça ne marche pas au téléphone ?
Non, non, non…
Je prends un taxi et je me rends à la permanence de police située à la sortie de la ville.
Il est 2h00 du matin et j’explique la situation au policier de garde.
Il prend mon nom, celui de mon père, ma mère, mon adresse, le numéro de
ma CIN, etc…
Profession ?
Journaliste.
Dans quel journal ?
Dans aucun. Interdit d’écriture.
Comment ? C’est une blague ?
Ben non… Dans ce beau pays c’est tout à fait normal.
Le policier me regarde bizarrement. Il utilise un talkie-walkie pour
parler avec ses collègues, puis il sort dans la rue. Il me demande
l’adresse exacte. Je la lui donne encore une fois, avec des détails, des
précisions.
Retournez chez vous et attendez la police. Elle arrive tout de suite, me dit-il.
Il est 2h30. Je rentre chez moi. L’ivrogne est toujours là. Il continue
de casser ma porte. Des voisins contemplent la scène depuis leurs
fenêtres, mais n’osent sortir. Je préviens Hassan que la police arrive. «
Elle ne viendra pas », répond-il, sourire aux lèvres. Un voisin
s’exclame du haut de sa terrasse : « Mais cela fait plus de vingt ans
que nous prévenons la police »
Je me dis qu’au pays du « commandeur
des croyants », avec un musulman éméché, en plein mois de Ramadan, qui
agresse d’autres musulmans qui ne le sont pas, la police devrait tout de
même intervenir. Et puis, nous ne sommes pas en Somalie ni au Mali, il y
a un Etat ici.
Je reprends le téléphone et je rappelle la
permanence de police. Je le fais à plusieurs reprises. « Mais je suis un
citoyen comme tout le monde, vous devez venir quand même », leur
dis-je. A chaque fois c’est une réponse différente. « Les policiers vont
venir », « Les policiers sont partis », « Ils sont en route ».
La
réponse la plus marrante est celle-ci : « Les policiers sont en train de
prendre leur s’hour. Ils doivent bien manger. Ils partiront chez vous
tout de suite après ». Il est 3h45.
Criminels du monde entier si
vous ne voulez pas être chopé venez au Maroc et commettez votre crime
durant le f’tour ou le s’hour ! Personne ne viendra vous déranger !
Avec ces centaines de estafettes de police qui sillonnent la ville, avec
une véritable armée de flics, en civil et en uniforme, ramenés d’un peu
partout du Maroc pour veiller à la sécurité du roi qui vient d’arriver à
Tétouan, il n’y a donc pas un seul policier pour venir constater une
agression caractérisée contre le domicile d’un citoyen ?
A 5h45, je
rappelle pour la dernière fois la permanence de police. L’ivrogne frappe
toujours la porte de ma maison. L’esclandre dure depuis 1h00 du matin. «
Il faudrait que vous guidiez la police vers votre maison. Vous pouvez
revenir à la permanence ? », me répond le policier. Je me rends compte
que les policiers se moquent de moi.
A 5h51 : Je rappelle l’avocat. Je lui raconte en détail tout ce qui s’est passé depuis qu’il m’a conseillé d’appeler la police.
L’avocat : Mais tu as bien donné ton adresse, non ?
Oui. 6 ou 7 fois, avec des précisions.
L’avocat : Alors là je n’ai pas de réponse. C’est tout de même trop
gros. Je pense que ton affaire va au-delà d’un fait divers. Fais gaffe à
toi ! Il raccroche.
A 6h00 du matin, l’ivrogne Hassan est toujours
là. Il a dû vider au moins trois bouteilles de vin et fumer une douzaine
de calumets. Mais point de police.
Voilà les faits tels qu’ils se sont déroulés. Ni plus ni moins. Pas de spéculation et je ne fais même pas d’interprétation.
Je me dis que si j’avais été un ambassadeur d’Israël, ou une
personnalité marocaine la police serait venue sur le champ et elle
aurait pris en flagrant délit l’agresseur. Mais, la police avait des
raisons de ne pas intervenir que je n’arrive pas à cerner.
La
semaine prochaine, je raconterai d’autres histoires bizarres qui me sont
arrivées à Tétouan depuis quelques mois. Vous jugerez vous-mêmes de
leur degré de bizarrerie.
Si vous voulez faire des interprétations, elles sont permises."
Ali Lmrabet
URL Source : http://www.demainonline.com/?p=20028
vendredi 25 septembre 2009
Des vagues d'enlèvements au Maroc

Par Ali Fkir, 25/9/2009
UN ÉTAT HORS LA LOI
Les sections locales de l'AMDH de plusieurs régions du Maroc (Taza, Guercif...), ont été contactées par des familles qui sont désespérément à la recherche des leurs enfants enlevés. Effectivement le Maroc connaît ces jour-ci une vague d'enlèvements et cela dans l'illégalité la plus absolue.
Le ministre de l'intérieur vient de déclarer que ses services ont "démantelé" un réseau de "recruteurs" de combattants pour l'Irak, l'Afghanistan, la Somalie.
De toute façon quelles qu'en soient les raisons, les arrestations doivent se faire dans le cadre légal, sinon à quoi sert de légiférer si on ne respecte pas le contenu de la loi.
L'Etat marocain agit en véritable hors la loi sur tous les fronts: dans l'affaire des 850 prolétaires victimes du licenciement arbitraire de l'OCP (groupe étatique), dans l'affaire de M.A.L.I, dans les enlèvements des opposants politiques, dans la torture et l'incarcération (dans des conditions inhumaines) des militants marxistes et islamistes, dans le harcellement d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, de l'AMDH, de l'ANDCM...en plus des pratiques dégradantes dont sont victimes quotidiennement des milliers de citoyens et surtout des milliers de citoyennes dont les auteurs ne sont autres que les sécuritaires et autres agents de répression.
Qu'elles soient islamistes ou marxistes, jeûneurs ou non jeûneurs, hommes ou femmes, ouvriers ou chômeurs..., les victimes subissent le même traitement, puisque le bourreau est le même.
LE DEVOIR DE TOUTe DÉMOCRATE EST DE DENONCER LES PRATIQUES DE L'ETAT VOYOU
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