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mardi 14 mai 2013

Des sportifs Français témoignent : le Qatar est un émirat esclavagiste


Par Karim Zmerli et Lilia Ben Rejeb  , 9/5/2013               

Quatre témoins Français parlent de leur calvaire au pays de cheikha Mozza et cheikh Hamad. Humiliés, désabusés et retenus contre leur volonté, ils sont en conflit avec des bédouins sans foi ni loi et dans l’indifférence des autorités françaises. Pour information, il y a 3366 expatriés Français au Qatar dont 1188 mineurs ! Voici un document choc de Canal Plus sur cet émirat voyou (vidéo).


Ils sont joueurs, entraineurs ou préparateurs physique. Ils sont partis au Qatar pour gagner de l’argent en échange de leur talent ou compétence. Ils le regrettent aujourd’hui amèrement et ne demandent qu’à quitter au plus vite cet émirat voyou et esclavagiste. La chaine de télévision Canal Plus est allée à leur rencontre. Témoignages accablants de Zahir Belounis, Stéphane Morello, Jean Godeffroye et Abdeslam Ouaddou. Plusieurs dizaines de personnes sont dans le même cas.

Ce document de Canal Plus est une alerte aux Français en général et à ceux qui sont d’origine maghrébine en particulier. En voulant gagner de l’argent, vous risquez de perdre votre dignité, votre liberté et même votre humanité. Le Qatar que certains médias français vous décrivent de manière fallacieuse comme un Eldorado, n’est pas celui que vous allez découvrir une fois là-bas. Cette propagande que le Qatar entretient grâce à l’argent et à son puissant réseau politique et médiatique français, de gauche comme de droite, a brisé des rêves et détruit des familles. Avant de vous laisser entrainer par une utopie qui risque de tourner au cauchemar, ayez le réflexe du Premier ministre Jean-Marc Ayrault : « Le Qatar ? Avant d’y aller, je réfléchirai ».

Zahir Belounis : « J’ai envie de partir ».

Ancien milieu de terrain de Noisy-le-Sec, de l’Île Rousse et de Saint-Lô, passé par la Malaisie (Melaka TMFC) et la Suisse (la Tour-Le Pâquier), Zahir Belounis est retenu au Qatar avec son épouse et ses deux enfants. Ce joueur franco-algérien, débauché pour servir Al-Jaïsh, le club de l’armée, dont il a été le capitaine d’équipe, est privé de ses droits et de sa liberté de quitter le territoire qatari. Les bédouins lui ont volé son contrat et, en échange de sa liberté de regagner la France, le directeur sportif du club Al-Jaïsh, Youssef Dasmal lui impose la signature d’un document dans lequel il renoncerait aux deux années de salaire que les Qataris lui doivent. « Ils m’ont empêché de vivre mon rêve », s’indigne aujourd’hui ce joueur que les bédouins veulent réduire au silence avec la complicité passive des autorités françaises et le silence assourdissant des médias français.

Stéphane Morello : « Je suis un otage qui ne connait même pas le prix de la rançon » !

Originaire de Saumur, les 52 ans dépassés, cet entraineur sportif ne touche plus aucun salaire depuis plus de trois ans. Comme beaucoup d’autres, cet ancien entraineur du Romorantin s’est expatrié au Qatar pour y faire fortune grâce à son savoir-faire footballistique. Il avait signé son contrat avec le comité olympique qatari, moyennant 6000 dollars par mois. Cela fait plus de trois ans qu’il ne touche plus aucun centime. En procès contre son employeur escroc, il espère toujours obtenir gain de cause dans un émirat où la justice est aux ordres de la famille régnante. « Je ne peux pas exercer mon travail, je ne peux pas aller travailler ailleurs, je ne peux pas quitter le territoire, je ne peux rien faire…Cela fait cinq ans que je n’ai pas pu sortir du Qatar…J’ai l’impression d’être un otage et je ne connais même pas le prix de la rançon », déclare ce citoyen français dont le pays entretient les meilleurs relations avec l’émirat bédouin.

Jean Godeffroy : « Une fois au Qatar, on ne peux plus quitter ce pays librement » !

Le cas de Jean Godeffroy est moins tragique que les précédents otages du Qatar. Cet ancien préparateur physique du prestigieux PSG a dû renoncer à neuf mois de salaire pour pouvoir quitter l’Eldorado qatari. Lui aussi, espérait y faire fortune, mais, comme il le dit lui-même, un beau jour, « un vendredi, on m’a téléphoné pour m’annoncer que ce lundi, je dois débarrasser le plancher » ! Il a été obligé de renoncer à ses droits pour obtenir le précieux « exit permit » que l’esclavagiste employeur délivre selon son bon vouloir. Aujourd’hui libre et vivant à Bastia, il témoigne de sa mésaventure afin que d’autres ne soient pas victimes de leurs propres illusions et d’une image du Qatar savamment entretenue par certains médias français.

Abdeslam Ouaddou : « C’est de l’esclavagisme pur et simple » !

Footballeur professionnel d’origine marocaine, ancien de l’équipe de Nancy, il a été recruté par le « Qatar Sports Club », deuxième club du propriétaire du PSG. Cette année-là, raconte un journaliste français, le club dans lequel jouait Ouaddou, le Lekhwiya, avait remporté le championnat national. Avant la seconde saison, on informe Abdeslam Ouaddou qu’il va désormais jouer pour un autre club. Il conteste mais finit par accepter. Une année plus tard, on lui demande de renoncer à son contrat, qui est pourtant encore valide pour une année ! Son employeur a cessé de le payer en juillet 2012, alors que son contrat expirait, en effet, e 12 juillet 2013. Dans le journal Le Monde du 22 avril 2013, il confiait : « En 2010, je m'engage pour deux saisons avec le club qatari de Lekhwiya qui appartient au cheikh al-Thani, également propriétaire du PSG. A la fin de la première saison, nous remportons le titre de champion. Je rentre en France pour les vacances et, à mon retour, tout se complique. Les dirigeants m'informent que je dois quitter le club, sans la moindre explication. J'ai d'abord cru à une blague. Mais je me suis vite aperçu que celui qui me parlait ne rigolait pas du tout. J'ai essayé de comprendre, de discuter. Mais rien à faire : "C'est un ordre du prince. Et les ordres du prince ne sont pas sujets à discussion.".

Portant l’affaire devant la Fifa, il finit par obtenir le document « exit permit », le fameux visa de sortie, en échange de renoncer à sa plainte et à ses droits. « Le jour où vous êtes moins performant, on peut tout simplement cesser de vous payer, ou de vous dire de quitter le pays. On ne va pas se voiler la face, c’est de l’esclavagisme pur et simple », lance Abdeslam Ouaddou. Vivant aujourd’hui à Nancy, il lance cet appel aux futurs candidats à l’Eldorado qatari : « Ce qui me dérange, c’est le contraste entre ce qui se passe là-bas –parce que j’y ai vécu pendant deux ans et demi- et l’image qu’ils veulent renvoyer en Occident et en particulier en France grâce au PSG…Je veux vraiment ouvrir les yeux aux joueurs qui ont l’intention d’aller vers ces destinations. Ce n’est pas l’eldorado qu’on pense » !

Philippe Bogaert et Nasser Beidoun, autres victimes de l’émirat voyou

Le sport n’est effectivement pas le seul domaine où l’on compte des victimes. En 2008, un producteur de nationalité belge, Philippe Bogaert, est resté près d’une année otage des milliardaires bédouins. Il a été pris dans un engrenage financier et judiciaire interminable. Il était le directeur d’une société qatarie qui a rapidement fait faillite en raison d’un énorme impayé. Pour ce fiasco qui n’engage pas sa responsabilité directe, Philippe Bogaert a été poursuivi par son sponsor, qui est  d’ailleurs l’actionnaire majoritaire de la société en question. On lui a réclamé des millions de dollars pour faillite et préjudices subis ! Retenu en otage durant onze mois au Qatar, ce cadre belge a pu finalement s’évader à bord d’un  voilier en direction de Bombay en Inde. Un scénario digne d’un film  hollywoodien. Pour ce producteur cinématographique, « Ce qui se cache derrière ce sponsor, c’est de l’esclavage pur et simple. Vous êtes complètement dépendant de lui ». Esclavage pur et simple, la même expression employée par Abdeslam Ouaddou !
 
Autre victime du mirage qatari, le cas de Nasser Beidoun, la cinquantaine, qui  s’est retrouvé lui aussi  otage de l’émirat bédouin, pour des raisons semblables à celle de Philippe Bogaert. Cet Américain de parents libanais et originaire de Detroit, a vécu un cauchemar qu’il raconte sur son blog depuis qu’il a recouvert sa liberté. Grâce à une médiatisation de son histoire et à sa citoyenneté américaine, Nasser Beidoun a pu faire valoir son droit auprès de la « justice » qatarie après deux ans de bataille judiciaire. Comme Abdeslam Ouaddou et Philippe Bogaert, il dénonce aussi un « esclavage moderne ».

Ahmed, un tunisien qui a la trentaine, a peut-être eu plus de chance ! Ingénieur en informatique et vivant en France, il a démissionné de la société qui l’employait pour travailler dans une entreprise qatarie qui lui proposait un contrat juteux, des « conditions de rêve » comme il l’a dit. Ahmed a démissionné, son épouse journaliste a refusé un poste « dans une grande chaîne », tous les deux ont vendu leurs meubles...pour aller s’installer au paradis qatari. Mais peu de temps avant le grand voyage, ce jeune couple reçoit un courrier électronique leur annonçant qu’ils n’ont finalement pas obtenu de visa. Motif invoqué : Ahmed est de nationalité tunisienne et le quota pour ce pays serait dépassé.
 
Au Qatar, les victimes se comptent par milliers
 
Si cet émirat aux pratiques esclavagistes et mafieuses traite ainsi des hommes d’affaire américains et des joueurs ou des entraineurs, Français de surcroit, que dire alors des milliers de travailleurs asiatiques ou arabes ? Sur une population de deux millions d’habitants, 80% sont des travailleurs, c’est-à-dire des esclaves modernes dont la majorité (asiatique) est payée entre 400 et 600 euros par mois. Selon Human Rights Watch, 191 travailleurs Népalais au Qatar sont morts en 2010, et 98 autres de nationalité indienne sont morts en 2012. Des accidents de travail « ordinaires » dans un émirat où le droit du travail n’existe point. Près d’un millier de travailleurs se trouvent en prison, lourdement condamnés pour avoir demandé des augmentations ou une amélioration de leur condition de travailleurs.

Ils ne sont pas travailleurs et purgent actuellement des peines de prison au Qatar. L’un est qatari, l’autre est tunisien. Le premier, Mohammed Al-Ajami, a été condamné en novembre 2011 à 15 ans pour un poème interprété par la « justice » comme un appel au renversement de la dictature qatarie ; le second, Mahmoud Bounab, ex-directeur d’Al-Jazeera Chidren, est depuis septembre 2011 en prison dans l’attente de la révision de son procès.

Nabil Ennasri, le gentil "doctorant" au service du vilain petit Qatar

C'est à cet émirat aux pratiques mafieuses et esclavagistes qu'a été confié l'organisation de la coupe du Monde de 2022. La fameuse affaire du Qatargate, qui a été révélée par le magazine France Football le 29 janvier 2013. "Comment ils ont acheté le Mondial 2022 ?", s'interrogeait alors ce magazine. Le 11 janvier 2013, Europe1, révélait déjà que Zinédine Zidane aurait touché près de 11 millions d'euros pour avoir soutenu la candidature du Qatar. Il n'était pas le seul !

Tel est l’envers du décor qatari que certains mercenaires ou propagandistes en France présentent comme un Etat respectable et comme une démocratie en construction. Parmi les figures montantes de cette propagande islamo-wahhabite, le Frère musulman Nabil Ennasri, jeune doctorant français d'origine marocaine, qui a consacré son travail "universitaire" au vernissage du tableau qatari en France. Après cette prouesse picturale, il est implicitement candidat en Europe au poste de « prédicateur médiatique », jusqu’alors occupé par Tariq Ramadan qui a été appelé à d’autres « fonctions stratégiques » auprès de son altesse royale, cheikha Mozza ! Cet enver du décor qatari a été magistralement décrit par Nicolas Beau dans son dernier livre, "Le vilain petit Qatar. Cet ami qui nous veut du bien", publié aux éditions Fayard. Tunisie-Secret.com
 
Karim Zmerli et Lilia Ben Rejeb                 


jeudi 17 janvier 2013

Retour de la tourmente terroriste en Algérie

Par Salah Elayoubi, demainonline, 17/1/2013

Vue par satellite du site d'In Amenas.
Vue par satellite du site d’In Amenas.

Opinion. L’Algérie vient d’expérimenter ce vieux proverbe chinois :« Qui dort avec son ennemi, appelle la mort de ses vœux ! ». Le pays s’est, en effet, réveillé, poignardé par son vieil ennemi mortel, les islamistes qui se sont emparés du site gazier de « In Amenas », où ils retiennent une quarantaine d’otages occidentaux, après en avoir abattu deux, au cours de l’assaut. Des américains, des japonais, des britanniques figurent parmi les otages.
Selon la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, aucun ressortissant de l’Hexagone, ne figurerait au nombre des otages.
Les assaillants qui se revendiquent d’Al Qaida, réclament la libération de tous les islamistes détenus en Algérie.
Les installations attaquées comportent un site  d’extraction du gaz, une base de vie et un aérodrome et se trouvent à moins d’une quarantaine de kilomètres de la frontière libyenne, d’où semble être parti le commando.
Il est, en effet, difficile d’imaginer les attaquants remontant depuis le Mali, à travers le territoire algérien. Une impossibilité qui tient plus, à la distance de la cible choisie (1200 kilomètres),  qu’au prétendu bouclage de la frontière algéro-malienne, auquel personne n’a véritablement cru. Un pur effet d’annonce de l’appareil militaire algérien, pour dissuader toute tentative de repli des commandos jihadistes, vers de bases arrières, en territoire algérien, après les frappes aériennes infligées par l’aviation française.
Certains observateurs avancent la version de terroristes partis d’Algérie. Une version peu crédible, compte tenu des barrages mis en place par la sécurité algérienne sur les routes qui mènent aux complexes industriels et le convoi dont on peut penser qu’il était composé de plusieurs véhicules chargés d’hommes lourdement armés, aurait eu quelques difficultés à passer inaperçu.
Les islamistes qui  affirment agir en représailles à l’intervention militaire française au Mali, semblent avoir également déclaré la guerre à l’Algérie, pour l’autorisation de survol de son territoire accordée à l’aviation française qui bombarde les convois et les rassemblements des troupes d’AQMI.
Désormais, l’implication de l’Algérie dans le conflit ne relève plus de la spéculation. Alger qui a toujours refusé de négocier avec les terroristes est contrainte de changer son fusil d’épaule et adopter une position plus tranchée, en faveur des opérations militaires, avec le risque de voir renaître de ses cendres, le terrorisme islamiste qui avait ensanglanté le pays dans les années quatre-vingt.
Le Maroc et la Mauritanie ont également accordé à la France, le feu vert pour le survol de leur territoire respectif. Deux autorisations qui relèvent de la posture, les opérations militaires se déroulant loin des frontières des deux pays. Le trajet le plus court pour les avions qui partent du sol français, en direction du Mali, reste la ligne droite qui passe par l’Algérie. Quant aux « Jaguars » français qui s’envolent du Tchad, ils exécutent une boucle en territoire algérien, dans leur chemin de retour, à leur base.
C’est Mohamed VI, en personne, qui avait pris cette décision, alors que quelques semaines auparavant,  le ministre marocain des affaires étrangères,  plaidaient quant à lui, pour des négociations et que la classe politique marocaine se taisaient. C’est que le Maroc a,  pour le Président français, les yeux de Chimène, depuis que celui-ci a été élu, au grand dam du palais qui lui préférait Nicolas Sarkozy.  Les liens se sont singulièrement distendues depuis lors, entre la France et le Maroc, à la recherche de soutiens sur la question du Sahara et à l’heure des difficultés économiques liées à la crise et à la gestion des mouvements de grogne sociale qui s’amplifient.
On se souvient que le roi avait fait le forcing, aux premières heures de l’élection du candidat socialiste, pour être le premier chef d’Etat à être reçu à l’Elysée. Un zèle particulier qui pourrait bien pousser le Maroc à franchir le pas et expédier des troupes combattantes, en appui  aux deux mille cinq cents soldats français et aux trois mille soldats de la CEDEAO.
Le déclenchement par la France, des opérations et l’attaque du complexe gazier algérien des dernières heures, semblent avoir donc donné un coup de fouet  à la coalition qui se mettait en place. Plusieurs pays dont les Etats-Unis, la Belgique, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, semblent décidés à apporter leur aide à la libération du mali. Les Etats-Unis n’ont pas encore fait part de la nature du soutien qu’ils comptent apporter à la coalition en place. Mais il n’est pas impossible que la prise récente de ses citoyens en otages, convainque Washington de s’impliquer avec plus de détermination et plus de moyens, dans le conflit.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=24429

mardi 1 novembre 2011

Nouvelles des trois coopérants européens retenus par Al-Qaida au Maghreb islamique

Par 20minutes, 31/10/2011

  Le palais présidentiel près du camp de réfugiés Rabuni, près de Tindouf, en Algérie

OTAGES - Ils ont été enlevés en Algérie...

Trois coopérants européens enlevés en Algérie dans un secteur contrôlé par le Front Polisario sont en vie et détenus par Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), selon un médiateur, confirmant l'ampleur de l'implantation de ce mouvement en Afrique de l'Ouest.

Les trois coopérants, membres d'une ONG, - une Espagnole, une Italienne et un Espagnol - ont été enlevés le 23 octobre à Hassi Rabuni, près de Tindouf (sud-ouest algérien), une zone qui abrite des camps de réfugiés sahraouis.

«Les trois otages européens sont en vie. C'est l'un des ravisseurs, membre d'Aqmi qui nous a communiqué l'information», a affirmé à l'AFP ce médiateur basé dans un pays d'Afrique de l'Ouest.
Rabuni

Le Front Polisario lutte pour l'indépendance du Sahara occidental, territoire du sud du Maroc dont la partie nord-est est proche de Tindouf. Hassi Rabuni est le siège de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), représentation politique des sahraouis soutenue par l'Algérie.

«Ils (Aqmi) ont dit qu'ils vont communiquer plus tard leurs revendications. Mais pour le moment, les otages sont bien en vie», a ajouté la même source.

Selon cette source, «les combattants d'Aqmi qui sont allés dans les camps de réfugiés du Polisario pour participer à l'opération d'enlèvement, n'étaient pas armés». «Ils avaient des complices sur place dans les camps, membres et sympathisants d'Aqmi, qui ont fourni les armes et repéré les otages pour leur enlèvement», a ajouté la source interrogée par l'AFP.

«Nous savons que deux hommes armés et portant l'uniforme du Polisario ont laissé partir les véhicules qui transportaient les otages», a encore précisé cette source. Le Front Polisario a affirmé que les ravisseurs d'Aqmi étaient venus du Mali et qu'ils avaient ramené leurs otages dans ce pays, ce que les autorités maliennes ont vigoureusement démenti.

La branche maghrébine d'Al Qaida, qui n'a pas revendiqué ces enlèvements, retient en otage depuis le 15 septembre 2010 quatre ressortissants français enlevés à Arlit, dans le nord du Niger, sur un site d'extraction d'uranium du groupe français Areva.

Selon une source des services de renseignements en Afrique de l'Ouest, les enlèvements d'otages près de Tindouf prouve que l'organisation a des ramifications partout dans la région. Aqmi était initialement active dans la région algérienne de la Kabylie et dans une vaste zone désertique qui couvre le grand sud algérien, le nord du Mali et au Niger.

Son intervention dans une région où est implanté le Polisario a suscité la colère de ce dernier. L'enlèvement des trois Européens est un «acte terroriste» contre le Polisario qui «continue de souffrir du terrorisme de l'Etat marocain», a affirmé samedi son président Mohamed Abdelaziz.

La RASD, membre de la Convention de lutte contre le terrorisme de l'Union africaine, «ne ménagera aucun effort pour libérer les otages dans les plus brefs délais», a-t-il assuré.

L'Espagne a affirmé mardi qu'elle travaillait de façon «intense» avec d'autres gouvernements de la région pour la libération des otages. Les médias espagnols ont identifiés les otages espagnols comme étant Ainoha Fernandez de Rincon et Enric Gonyalons. Le ministère italien des Affaires étrangères a identifié l'Italien comme étant Rossella Urru.

 http://www.20minutes.fr/monde/espagne/815098-trois-cooperants-europeens-retenus-al-qaida-maghreb-islamique