Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Hosni Benslimane. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hosni Benslimane. Afficher tous les articles

vendredi 24 mai 2013

Pau: le nouveau combat de Mahjoub TOBJI, ancien officier marocain .

 Par Salah Elayoubi, 18/5/2013

URGENT: 
Mr TOBJI est aux urgences de l’hôpital.

Des policiers viennent de déloger par la force le Commandant TOBJI, en gréve de la faim depuis 5 jours, du parvis des Droits de l'Homme au Trocadéro à Paris et où il y dénonçait sa privation arbitraire de sa pension de retraite depuis 6 mois par le régime dictatorial du Maroc.
Sur le même Parvis des "Droits de l'Homme à deux poids deux mesures" des iraniens scandent en ces moments et depuis plusieurs jours des slogans très violents contre le régime de Téhéran en toute tranquilité.
Il faut dire aussi que Téhran n'a pas d'ambassade au 16ème Arrondissement de Paris et à côté du Trocadéro dont le commissariat est en charge du Trocadéro et où les affaires de Mr. TOBJI ont été emmenées pour fouilles et autres...
-----------------------------------

Photo : Mon communiqué

Par Mustapha Abid, 19/5/2013
Mr TOBJI a refusé d'être hospitalisé et se redirige, étant transporté par des militants, au Trocadero, "Parvis des Droits des Hommes choisis sous des critères louches" pour continuer sa grève de la faim en protestation de la suspension arbitraire de sa retraite par le régime dictatorial de Mohamed 6 au Maroc depuis 6 mois.
Merci de diffuser largement.
-------------------- 
Par Soufiane Boujnane, 19/5/2013

URGENT : TOBJI a perdu 8Kg en 5 jours (pesée d'hier).
Il est à son 6ème jour de grève de la faim sur le Parvis des Droits de l'Homme à Paris pour protester contre l'arrêt arbitraire de sa pension de retraite par le régime dictatorial de Rabat.

 ---------------------------

 Qui est Majoub Tobji ?


Mahjoub Tobji, en disgrâce du régime marocain, posera ce petit écriteau près de lui au Trocadéro cet après-midi.

Mahjoub Tobji, en disgrâce du régime marocain, posera ce petit écriteau près de lui au Trocadéro cet après-midi. (photo luke laissac)

 Par Odile Faure, Sud Ouest, 14/5/2013

Il a servi l’armée marocaine pendant quarante ans mais ne reçoit plus aucun dirham de retraite depuis cinq mois. À bout, il a décidé d’entamer une grève de la faim pour interpeller l’opinion publique, les politiques et faire céder l’armée marocaine.
Mahjoub Tobji est en disgrâce de l’état-major militaire marocain depuis qu’il a écrit son livre « Les Officiers de sa majesté », paru en 2006, où il dénonçait le pouvoir d’un général, Hosni Benslimane. Il y faisait notamment état de son emprisonnement « arbitraire » pendant vingt mois. « Je n’avais été ni jugé, ni condamné. » Il servait juste le chef des services secrets, mystérieusement tué lors d’un accident de voiture et remplacé par ce nouvel officier. Il réussit à s’évader, trouve refuge en France mais revient au Maroc grâce à la clémence d’Hassan II.
À son ancien roi, il voue un grand respect mais déplore le pouvoir de ce fameux général toujours en poste qui fait « ce qu’il veut » et transforme son pays « en dictature militaire ».
Mahjoub Tobji restera au Maroc, sans affectation jusqu’en 2002, âge de la retraite, avec sa solde et ses primes. Retraité, il s’installe en France, atterrit à Pau et devient bénévole dans de nombreuses associations : Amicale laïque de Billère, Banque alimentaire, Handicap rando pyrénéen. Il devient même formateur en GPS et cartographe au sein de la fédération française de montagne et escalade. Après sa patrie, le Maroc, cet ancien parachutiste de l’armée royale qui a participé à la guerre du Golan et du Sahara occidental, a toujours voulu servir les autres.
En 2006, il vide son sac prend la plume. « Je voulais interpeller le roi Mohammed VI, qui se laisse manipuler ! » Tiré à 5 000 exemplaires, il est réédité sept fois.

Après une manifestation
Mahjoub continue de militer. En octobre 2012, il fait un sit-in avec des amis marocains devant le château de Mohammed VI à Betz dans l’Oise. Il dénonce ce « bien mal acquis ». La manifestation est interdite au motif du « trouble à l’ordre public ». Un procès-verbal est dressé par la gendarmerie. « Il a dû être envoyé au Maroc. Il y avait mon nom dessus ». Fin novembre, sa retraite n’est pas versée.
Il a écrit à Manuel Valls, à Alain Juppé qu’il sait sensible à la cause des opposants marocains et à Amnesty international. La grève de la faim est sa dernière arme. Sa famille n’est pas au courant : une épouse restée au Maroc et ses trois enfants installés en France et au Luxembourg ; l’un est médecin, l’autre vétérinaire, le dernier gérant d’une location de voitures de luxe à Luxembourg.
Il part ce matin en train jusqu’à Paris avec dans sa valise un isolant thermique pour le sol, un tapis de mousse, un sac de couchage et quatre bouteilles d’eau. Un nouveau combat pour le militaire militant.
Pau · Billère · justice

 http://www.sudouest.fr/2013/05/14/sa-derniere-arme-la-greve-de-la-faim-1052635-4043.php

  --------------------------------------------------------------------

 Manif face au château « royal » de Betz : le commandant Tobji privé de retraite

Par Mustapha Abid, 14/5/2013

L’ex-commandant de la Gendarmerie royale, Mahmoud Tobji, est la première victime de la colère royale après les manifestations organisées l’année dernière devant le château « royal » de Betz, en France. Ces manifestations avaient été l’oeuvre de l’ancien capitaine de l’armée de l’air et ancien prisonnier politique Mustapha Adib.
Tobji, auteur du livre « Les officiers de sa majesté », faisait partie des manifestants, qui sont allés dénoncer ce « bien mal acquis » devant la porte de ce vaste domaine appartenant à la famille royale.
Pourtant, même si son nom n’a jamais été évoqué par la presse, il vient de faire les frais de cette virée qui a grandement fâché « Sidna », empêché à la fin 2012 d’aller faire son shopping habituel à Paris. Un crime de lèse-majesté !
Arrêté comme les autres manifestants, un procès-verbal avait été dressé par la gendarmerie, puis, selon Tobji, « envoyé au Maroc ».
Mais qui  donc a le pouvoir en France de transmettre des procès-verbaux de police aux autorités marocaines ?  Certains à Paris montrent du doigt le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, détenteur d’un wissam alaouite et grand soutien du régime marocain.
Conclusion, depuis que ce PV est arrivé mystérieusement au Maroc, la retraite d’ancien officier de Tobji ne lui est plus versée par l’armée. Sans aucune explication. La raison du prince, sûrement.
Pour dénoncer cette injustice, l’ancien commandant a décidé de faire une grève de la faim à Paris. Affaire à suivre !
---------------------------------------------------------------------------

Les petites manigances « makhzeniennes » de la gendarmerie française de Betz

Le capitaine Mustapha Adib, l'un des initiateurs des manifes devant le château de Betz (Photo DR)
Le capitaine Mustapha Adib, l’un des initiateurs des manifes devant le château de Betz (Photo DR)
Le 15 mai des représentants du Collectif pour la dénonciation de la dictature au Maroc (CPDDM) se sont rendus à Betz pour s’enquérir des suites données à l’arrestation arbitraire dont ont fait l’objet ses membres, le 20 janvier dernier, devant le « bien mal acquis » du roi Mohamed VI dans ce village de Picardie, en France.
Ayant su que la gendarmerie de Betz avait décidé de ne pas engager de poursuites contre eux, les représentants du CPDDM se sont rendus à la Gendarmerie de Crépy-en-Valois, qui chapeaute celle de Betz, pour avoir plus d’information.
Quand il les a vus, l’Adjudant chef de la gendarmerie de Crépy-en-Valois, responsable de ce « dossier », leur a d’emblée lancé : « Qu’est ce qui vous amène? »
Le représentant du CPDDM lui a alors demandé qu’il voulait avoir des nouvelles de leur arrestation, ses « références » pour s’en informer auprès du tribunal, et récupérer les pancartes et tracts saisis arbitrairement lors de leur arrestation.
Ce à quoi, ce gendarme lui a demandé pourquoi il voulait ces « références ». « Mais pour écrire au tribunal et lui demander officiellement ce qu’il en est de cette procédure, et pour récupérer nos affaires », lui a répondu le représentant du CPDDM.
Etonnement du militaire qui lui remet un numéro de PV avant de l’informer que les pancartes et les tracts, qui sont des scellés, allaient être détruits. Etonnement, mais cette fois-ci du représentant du CPDDM qui informe le gendarme que la loi ne permet pas aux forces de l’ordre de détruire des scellés qui doivent être transmis au tribunal le plus proche au cas où la justice serait saisie.
Or, selon les informations en possession du CPDDM, quatre mois après les faits, aucun tribunal n’a encore été saisi pour l’horrible crime de ces dissidents marocains qui ont eu envie de manifester devant le château royal de Betz.
A la gendarmerie de Betz, les militaires peinards ont avoué au représentant du CPDDM que le dossier n’avait pas encore été traité, qu’il allait l’être et que selon toute probabilité cette affaire allait être classée. Ce qui révèle une violation de la loi puisque officiellement les gendarmes qui ont arrêté les manifestants devaient obligatoirement en informer le parquet. Ce qui n’a pas été fait depuis quatre mois…
Les dissidents marocains ne savent plus si ces gendarmes ont reçu des instructions du ministre de l’intérieur Manuel Valls pour temporiser puis classer l’affaire, ou s’ils ont oublié de transmettre le dossier au parquet après la degustation d’un bon tajine makhzenien venu des cuisines du château « royal » de Betz.
 http://www.demainonline.com/?p=26705
-----------------------------------------------------------------------

Communiqué de l’AMDH-Paris/IDF : Un ex-commandant de l’armée marocaine est en grève de la faim illimitée pour protester contre la cessation du versement de sa retraite par l’Etat marocain !

Le samedi 18 mai, l’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF a rendu visite au citoyen Mahjoub Tobji en grève de la faim depuis le mardi 14 mai, sur le Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro à Paris.
Mahjoub Tobji, âgé de 69 ans,  est en grève de la faim illimitée parce que l’Etat marocain a cessé de lui verser sa retraite depuis novembre 2012.
Mahjoub Tobji est connu pour avoir publié un livre en 2006 divulguant la corruption dans l’armée. Cet ex-commandant de l’armée marocaine vit en France, à Pau,  depuis sa cessation d’activité.
Il a exprimé son « indignation et incompréhension devant un tel geste » et sa « détermination à aller jusqu’au bout » pour arracher son droit, bafoué, à la retraite.
En octobre 2012, il a participé à un sit-in devant le palais du roi du Maroc à Betz (Val d’Oise) qui dénonçait ce bien « mal acquis ». Un mois après, sa retraite était coupée.
D’après lui, seule sa participation à la mobilisation de Betz, par ailleurs interdite par les autorités françaises sous prétexte de « troubles à l’ordre public », pourrait expliquer cette situation.
Rien ne saurait justifier le non versement d’une pension qui est un droit après toute une vie de travail.
Ainsi, face à la détermination de l’Etat marocain à faire taire toute position discordante, la grève de la faim est apparue, à cet ancien soldat, comme l’unique moyen de faire entendre sa voix.
Par ce communiqué :
·        Nous tenons à exprimer toute notre  solidarité avec Mahjoub Tobji face à l’arbitraire de l’Etat marocain.
·        L’Etat marocain porte l’entière responsabilité de cette situation et de ses éventuelles conséquences sur la santé de Mahjoub Tobji. C’est son droit à la vie qui est aujourd’hui gravement remis en cause.
·        Nous exigeons le rétablissement immédiat et sans condition des droits à la retraite de Mahjoub Tobji, fruit d’années de travail.
·        Nous appelons tou(te)s les progressistes et les démocrates à soutenir la lutte que mène Mahjoub Tobji jusqu'à ce qu’il obtienne satisfaction.
Le bureau de l’AMDH-Paris/IDF
Le 20/05/2013
Pour tout contact :
·        E-mail : amdh.paris@gmail.com
·        Blog: www.amdhparis.org
·        Facebook: www.facebook.com/AmdhParis
·        Twitter:twitter.com/AMDHPARIS
·        Tél : 06.12.84.33.64
----------------------------------------------------------------------------------------------
 Annie Delay a été identifiée dans la photo de Mustapha Adib.
Photo
Visite de soutien à l'ex Commandant TOBJI en grève de la faim à Paris pour protester contre la suspension de sa pension de retraite par le régime de Rabat. On y voit ses amis, des militants dont ceux d'Amnesty International


dimanche 24 mars 2013

Sarkozy menace un juge comme s’il était au Maroc



par Badr Soundouss 24/3/2013



Sarkozy Cosa nôtre

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a menacé directement un juge français qui lui signifiait sa mise en examen dans une affaire de gros sous qu’il serait allé chercher avant les élections présidentielles de 2007.
Selon des informations du Monde et du Parisien, un grave incident a opposé le juge bordelais Jean-Michel Gentil et « Pov con » qui venait d’être mis en examen, jeudi à l’issue d’une longue audition.
«L’atmosphère était très tendue en fin de confrontation, M. Sarkozy a tenu des propos que Jean-Michel Gentil a ressentis comme une menace, et il a voulu les faire acter par sa greffière. Mais Me (Thierry) Herzog, l’avocat de M. Sarkozy, s’y est opposé de façon forte», explique l’AFP.
Nicolas Sarkozy, qui venait d’être mis en examen pour abus de faiblesse par Jean-Michel Gentil et ses collègues Cécile Ramonatxo et Valérie Noël, a d’abord dénoncé «une injustice». Puis, comme le juge lui disait que l’audition était terminée, il aurait ajouté, selon Le Monde : «Ne vous inquiétez pas, je n’en resterai pas là», et selon Le Parisien, «je ne crois pas, non. Ce n’est pas terminé».
Le Monde rappelle les cas de ces juges français qui ont osé défier M. Sarkozy et qui ont été victimes de représailles du pouvoir.
« Renaud Van Ruymbeke, à qui l’on a infligé des poursuites disciplinaires dans l’affaire Clearstream. Patrick Ramaël, qui connaît le même sort, pour avoir fait du zèle dans ses enquêtes africaines. Ou même l’actuel procureur général près la Cour de cassation, Jean-Claude Marin, qui a subi lui aussi, un temps, l’ire de M. Sarkozy, lequel lui adressa même un jour un geste menaçant sans équivoque »
Patrick Ramaël est le juge qui avait lancé des mandats d’arrêt internationaux contre les généraux tortionnaires marocains, Abdelhak Kadiri et Hosni Benslimane, dans le dossier de la disparition du leader de la gauche marocaine Mehdi Ben Barka.
Ces mandats remis à Interpol avaient été immédiatement stoppés de manière brutale par ministère français de la justice …..
M. Sarkozy possède une immense villa à Marrakech, « cadeau d’une entreprise détenue conjointement, à l’époque des faits, par un groupe émirati et une holding du roi Mohamed VI », croyait savoir le site Slate Afrique en 2012.
  URL courte: http://www.demainonline.com/?p=26235
----------------------------------------------------------------------
 de Serge Cercelletti.
  • Photo
    • A chaque fois que je vois Nicolas 1er (et dernier), je ne peux m'empêcher de penser à ses réactions aux discours de Mohamed VI durant ces deux dernières années.
      Mais la réaction la plus drôle c'est celle qui est venue juste après le discours qui a appelé à voter OUI pour la nouvelle Constitution, où il saluait le courage royal pour l'octroi de cette Constitution innovante et avant-gardiste...
      C'était juste après le discours qui était écrit et lu en arabe...et que 99% des arabophones n'ont pas compris.

samedi 18 août 2012

Maroc: Agression du journaliste Ali Lmrabet par des policiers

par , Rédacteur en chef adjoint, membre de Tolerance.ca®, 17/8/2012
Le journaliste marocain Ali Lmrabet a été agressé par des policiers à Tétouan. Une agression qui s’est produite après la publication par son magazine d’un article relatif à la présence aux Jeux Olympiques de Londres du général Hosni Benslimane. Un homme recherché par la justice française dans le cadre de l’affaire de la disparition du leader de gauche Mehdi Ben Barka.

Ali Lmrabet est un journaliste marocain. La ligne éditoriale de ses magazines ''Demain'' et ''Doumane'' n’a pas été du goût du régime autoritaire de Mohamed VI. Elle lui a valu la détention et en 2005 une interdiction de dix ans d’exercice de son métier de journaliste au Maroc! Tout comme d’autres journaux et hebdomadaires, ses deux publications ont été elles aussi interdites. Leur ''crime''? Toucher aux tabous, lesdites ''valeurs sacrées'', de la monarchie alaouite.

Et ça recommence…à Tétouan

Comme Ali Lmrabet l’a expliqué à Tolerance.ca, tout a commencé dans la nuit du vendredi à samedi, le 11 août dernier, à Tétouan, une ville du nord du Maroc, lieu de sa résidence. «Un ivrogne, bouteille de vin en main (en plein mois de Ramadan!), a attaqué ma maison vers 1h00 du matin. En dépit de mes plaintes réitérées auprès de la préfecture de police, aucun élément des forces de l’ordre n’a daigné se présenter chez moi». À 6 heures du matin, le journaliste a constaté que le fauteur de troubles était toujours sur les lieux.

Quand on sait la gravité au Maroc des chefs d’accusation d’attaque caractérisée contre les biens privés et se trouver en état d’ébriété ou en train de consommer de l’alcool sur la voie publique en plein mois de Ramadan, un mois sacré de jeûne, on ne peut qu’être étonné de la passivité de la police. Celle-ci aurait dû, comme le prévoit la loi, se rendre sur les lieux, ouvrir une enquête, constater les faits et tenter de confronter la version du plaignant à celle de la partie adverse, tout en interrogeant d’éventuels témoins. Facteur aggravant: au moment des faits, la police ne pouvait justifier son indifférence par un quelconque manque d’effectifs, puisqu’en raison de la présence du roi à Tétouan au cours de cette période, les forces de l’ordre ont vu leurs effectifs grossir significativement.

M. Lmrabet a également raconté à Tolerance.ca que sa mésaventure avec la police ne s’est pas arrêtée là.

Le lendemain, toujours selon le journaliste, il a été, vers 1 heure 30 minutes du matin, «pris à partie, insulté et agressé physiquement par trois policiers devant des dizaines de témoins». L’un des trois agents de la force publique lui a également «vidé les poches et a confisqué» une somme d’argent de «200 dirham (l’équivalent de 20 dollars américains, ndlr) et la carte d’identité nationale». Sur les lieux, on a, toujours selon ses dires, refusé de noter ses affirmations et un des policiers l’a même «menacé de mort».

Comme il l’a expliqué à Tolerance.ca, M. Lmrabet s’est rendu à la préfecture de police pour porter plainte contre les policiers qui l’avaient agressé. Mais, sous prétexte de l'absence de l'inspecteur responsable de la permanence, le policier qui a rédigé le procès-verbal, ne lui a finalement donné ni une copie de la plainte ni son numéro d’identification. Un refus qui va à l'encontre de la procédure en la matière.

Hosni Benslimane, un général sous le coup d’un mandat d’arrêt international

La nouvelle mésaventure du journaliste a fait le tour de la blogosphère marocaine. Tous voulaient en savoir la raison. Faute de mieux, les suppositions ont fusé de toute part. On a un moment présumé que cela était dû à la publication d’un article par le magazine électronique de M. Lmrabet, ''Demainonline.com'', où il est question de «La police marocaine au service de l’ambassadeur d’Israël».

Sans être dans le secret des dieux, l’auteur de ces lignes n’a pu s’empêcher de mettre son grain de sel dans cette ''soupe chaude''.

Un élément est troublant.

Sans aller jusqu’à affirmer l’existence d’une relation causale entre la mésaventure du journaliste et celle d’un personnage clé du régime marocain, force est de constater que le calvaire de M. Lmrabet s’est produit après la publication dans les colonnes de son magazine d’un article intitulé «Le général Hosni Benslimane à Londres. Que fait Scotland Yard?». Son auteur a révélé la présence du général de corps d’armée et commandant de la Gendarmerie royale à Londres à titre de président du Comité national olympique marocain. Tout en rappelant au passage une partie controversée de son passé. Comme il fallait s’y attendre, le juge français Patrick Ramaël a saisi cette occasion pour demander à Scotland Yard de le «retenir». Pour la petite histoire, le magistrat français tente depuis 2006 d’entendre le militaire dans le cadre de son enquête sur l’affaire de la disparition de Mehdi Ben Barka, le leader charismatique de la gauche marocaine. En vain! Excédé, il a lancé le 22 octobre 2007 des mandats d’arrêt international, dont un le concernant, et les a transmis à Interpol. Mais coup de théâtre: 24 heures plus tard, le parquet parisien les a retirés pour «information incomplète»…

Pour éviter l'embarras de l’arrestation, le général Benslimane a précipitamment quitté la Grande-Bretagne et a regagné son pays. Mais cette ''fuite'' ne permettra pas de le disculper du soupçon d'être au fait de ce qui s'était passé ou peut-être pire d'avoir été associé d'une façon ou d'une autre à la tragique affaire Ben Barka. D'ailleurs, la récente adoption par les députés marocains d'une loi garantissant l'immunité aux forces armées ne changera rien à l'épée de Damoclès qui pend au dessus de sa tête si d'aventure il décidait de partir en voyage en Europe par exemple. C'est pourquoi il ferait mieux de collaborer le plus tôt possible à la commission rogatoire du juge Ramaël.


**
La mésaventure du directeur de Demainonline.com n'est pas passée inaperçue. Elle a elle aussi fourni l'occasion de soumettre les prétentions démocratiques de la Constitution octroyée par Mohamed VI en 2011 au principe de la réalité. Montrant les limites de la rhétorique officielle.


Relire :
   Hosni Benslimane, tortionnaire attitré du royaume et général de l’esquive  et
Le journaliste marocain Ali Lmrabet a été agressé ce soir à Tetouan 



-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

mercredi 15 août 2012

Hosni Benslimane, tortionnaire attitré du royaume et général de l’esquive

Par Salah Elayoubi, demainonline

Le général Benslimane avec l’ancien ministre de l’intérieur Taieb Cherqaoui (Photo DR)
Opinion. En dix-neuf secondes et trente-deux centièmes (19’32’’), Usain Bolt a proprement satellisé ses concurrents, les reléguant au rôle de figurants, à la finale du 200 mètres, où se bousculait, pourtant, le gratin mondial de la discipline. Que peut faire le commun des mortels en moins de vingt secondes ?
Rien ! Ou pas grand-chose, sinon échanger un regard, émettre une pensée ou encore se gratter une partie de l’anatomie. Sauf lorsqu’il se nomme Hosni Benslimane. Car dans la catégorie des fugaces, notre homme est un champion qui  a assurément raté sa vocation.
Une fuite vaut mieux que deux tu l’auras
En moins de temps qu’il n’aura fallu au fantasque jamaïcain, pour survoler le demi-tour du stade olympique, le général s’est déguisé en courant d’air.
Plus question de réception, de cocktail ou de parade dans les salons VIP du complexe olympique londonien.
Mis au parfum,  par ses réseaux, de la demande d’assistance du juge français, Patrick Ramaël, en charge de l’affaire Ben Barka, à la justice anglaise,  l’homme s’est tout simplement évaporé, et la plupart des « Huiles rances » qui l’accompagnaient dans ce périple, dont notre pays aurait pu faire l’économie, ignoraient tout du sort du patron du Comité olympique marocain.
Le juge français qui s’était pris à espérer voir enfin, le premier gendarme du royaume s’expliquer sur son rôle dans l’enlèvement de l’opposant de Hassan II, devant la brasserie LIPP,  le 29 octobre 1965, puis son assassinat dans la villa du truand français Boucheseiche, à Fontenay-Le-Vicomte, en sera donc pour ses frais !
Mais si l’homme a réussi à échapper à la justice, il n’en a pas moins, signé un aveu explicite d’implication dans les faits qui lui sont reprochés, éclairant, du même coup, ses contempteurs sur sa lâcheté.
La défense de son honneur, perdu depuis belle lurette, importe en effet, peu ou prou, à ce vieillard indigne de 77 ans, qui sévit depuis cinquante ans et dont le refus obstiné de passer la main,  dissimule mal la peur de se voir rattraper, un jour, par la justice et les nombreux crimes qu’il a sur la conscience. D’autant que sa présence dans le cabinet d’un juge d’instruction pourrait encourager ses anciennes victimes ou leurs familles à déclencher contre lui une avalanche de plaintes pour tortures et crimes contre l’humanité.
C’est pour épargner de pareils tortionnaires que le régime marocain a imaginé cette mise en scène grotesque, pompeusement baptisée  » Instance Equité et Réconcilation » et dont les recommandations n’ont jamais été suivies d’effet.
Un général indigne et incompétent
Benslimane est l’archétype même du militaire marocain. Il en est l’incarnation et la caricature:  bardé de décorations, de médailles et d’étoiles, sans avoir jamais quitté son fauteuil de l’Etat-major et sans avoir jamais mis le pied sur un théâtre d’opérations,  ni comptabilisé  un seul fait d’armes à son actif, autres que ceux d’avoir fait battre, enlever, arrêter, torturer et tuer ses malheureux compatriotes.
Ailleurs, ce genre de militaire sans compétence aucune, hormis peut-être celui de gardien de but qu’il fut dans l’équipe des FAR de Rabat de 1958 à 1961, ne trouverait ni droit de cité, ni employeurs. Tout au plus commanderait-il une sombre section où végéteraient des troufions, épluchant des pommes de terre.  Mais le Maroc, est un pays d’exception, et cette maxime,  distillée par le Makhzen et inscrite au fronton de la monarchie marocaine, n’est pas tombée dans les oreilles d’un sourd :
« Le silence tu observeras,  la tête tu baisseras, les mains tu baiseras, et  l’argent tu feras »
Contrairement à tous ceux qui l’ont précédé, Benslimane se tait depuis toujours. Il observe même un mutisme assourdissant, depuis le premier jour.
Discret et manipulateur tel un marionnettiste, il a placé à tous les rouages de l’armée, de la police et de l’administration publique, ses fidèles, ses amis et les membres de sa famille. Un maillage si fin et si étendu qu’il a rendu son concepteur indéboulonnable. Il est partout,  de la sécurité du palais, à l’organisation des festivités, cérémonie de l’allégeance, comprise.  A lui tout seul, l’homme a réussi le coup d’Etat parfait, au point qu’une espèce de Modus Vivendi s’est installé entre le palais et lui-même, une sorte de pacte, en vertu duquel,  le roi et son clan peuvent continuer de s’enrichir, pendant que le Général veille au grain, tout en échappant à la justice. Ce n’est pas pour rien qu’à chacune de ses entrevues avec le roi, on devine chez ce dernier, une gêne manifeste confinant à la timidité, voire à la crainte.
Patron discret de toutes les barbaries
A la rubrique répression, on doit à cet homme retors, vicieux et  foncièrement méchant, tous les actes criminels à mettre au compte du régime marocain, depuis 1965, lorsqu’il est nommé à la tête des Compagnies Mobiles d’Intervention, les fameux CMI, de sinistre mémoire, dont la réputation est associée à leur brutalité légendaire. Il est de tous les mauvais coups de Tanger à Lagouira. Paradoxalement, ses apparitions sont rarissimes. Même lorsque les troupes de la gendarmerie, dont il devient le chef en 1972, mettent une ville à feu et à sang, comme ce fut le cas à Nador et à Fez, respectivement en janvier 1984 et décembre 1990, l’homme reste tapi dans l’ombre, s’arrangeant pour laisser aux seconds couteaux la responsabilité de signer les ordres de mission et d’accomplir les basses besognes : le massacre des manifestants et leur enterrement  furtif dans les fosses communes.
Dans la nuit du 17 juillet 1975, selon Ali Bouraquat, Benslimane assiste personnellement à l’exécution extrajudiciaire du Lieutenant-Colonel Ababou, du Capitaine Chellat,  de  l’Aspirant M’Zireg, ainsi que l’un de leurs geôliers Ali Fahim,  après leur évasion du « Point Fixe numéro deux » (PF2),  où ils étaient détenus, après le coup d’Etat de juillet 1971. Houcine Manouzi, célèbre contradicteur du régime, qui accompagnait les fuyards, est également porté disparu, depuis son arrestation à un barrage. Il y a fort à parier qu’il a subi un supplice similaire.
Pour toutes ces raisons, l’Association marocaine des droits humains ( AMDH), considère l’officier, comme celui qui a le plus violé les droits de l’homme dans notre pays.
La ruine du sport marocain 
Le baise-main, autre spécialité avérée du patron de la gendarmerie royale. C’est  à lui que l’on doit, pour l’essentiel, l’image indigne du militaire prosterné,  buste cassé, genoux à terre et baiser appuyé. C’est le seul moment d’ostentation, face caméra qu’on lui reconnaît. Une manière de marquer sa reconnaissance, au « parapluie » qui lui permet de s’enrichir en pillant les réserves halieutiques marocaines et le réservoir de terres de fermes et d’immeubles, appartenant au domaine de l’Etat marocain.
Après avoir ruiné les espoirs du football marocain, à la tête de la Fédération de football, Benslimane en est sorti, comme à son habitude, par la petite porte, discrètement après une passation de pouvoirs entre lui et  un autre courtisan notoirement incompétent,  Ali Fassi-Fihri.
A sa nomination  à la tête du Comité Olympique, Benslimane s’est attelé à l’une de ses spécialités, éliminer tous ses contradicteurs et placer ses fidèles aux postes clés. Sa première victime, Saïd Aouita qui, pour avoir tenu à l’homme, un langage de  vérité, n’a  du son salut qu’à un exil forcé.
L’indigence intellectuelle de l’équipe en charge du destin du sport marocain est tout simplement stupéfiante, tout comme sa propension à l’obséquiosité. Et le bilan est à l’avenant, entre un Président despotique, muet et affairiste,  une  Nawal El Moutaouakel, aux déclarations courtisanesques, qu’elle entame  et achève  par « Qala sahib al jalala », pour seul bilan et un Hicham El Guerrouj, cet ex Dieu du stade,  au quotient intellectuel inversement proportionnel à cette foulée magnifique, qui nous a tant fait  vibrer et aimer le drapeau qu’il brandissait  après chacun de ses triomphes.
A quelques jours de la clôture des jeux olympiques, mis à part l’exploit rocambolesque de Benslimane, qui a mis en lumière le côté sombre du régime marocain, l’espoir se réduit comme peau de chagrin, de voir notre pays engranger quelque hypothétique victoire. Un fiasco de plus à imputer au compte de la dictature marocaine qui accepte d’abriter sous ses lambris tout ce que le pays compte d’incompétents, pourvu qu’ils se taisent et de brutes, pourvu qu’ils répriment les amis de la liberté.
Mais il me suffit de me consoler en pensant, un instant que les médailles qui récompensent les vainqueurs, sont peut-être frappées de ce métal provenant de la mine d’Imider, cette région où mes  malheureux compatriotes endurent les affres de tellement de souffrances, d’injustices et d’ignominies  qu’il m’apparaîtrait plutôt indécent, que nos athlètes se les passent au cou !

URL Source : http://www.demainonline.com/?p=20043
 -------------------------------------------------------------------------------------------




La télévision française traite Hosni Benslimane de « criminel »

Casablanca.-
 Lors d’un journal télévisé de la chaîne de télévision publique française France3, le journaliste du reportage sur le général Hosni Benslimane l’a traité de « criminel ».

http://www.demainonline.com/2012/08/15/la-television-francaise-traite-hosni-benslimane-de-criminel/

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Benslimane s’était réfugié à l’ambassade du Maroc à Londres pour échapper à Scotland Yard

Par  Badr Soundouss, demain, 18/8/2012

Rabat.- Selon des sources journalistiques françaises, le général Hosni Benslimane s’est réfugié à l’ambassade du Maroc à Londres quand Demain a révélé qu’il se trouvait dans la capitale britannique en tant que président du Comité national olympique marocain.
Après la publication par Demain de cette information, le juge français, Patrick Ramaël, en charge du dossier de la disparition de Mehdi Ben Barka, et qui essaye depuis des années d’entendre ce général très protégé par les hautes autorités de l’Etat marocain, avait demandé à Scotland Yard de « retenir » le suspect.
La police anglaise a pris alors attache avec Amnesty International, dont le siège central se trouve à Londres. Les flics anglais, pas très au courant des crimes d’Etat marocains, voulaient savoir qui était ce général cinq étoiles qui dirige, à 77 ans, l’olympisme marocain.
Ils n’ont pas été déçus. Selon les mêmes sources, la réponse d’Amnesty a été on ne peu plus exhaustive. Il n’y avait pas que l’affaire de la disparition de Mehdi Ben Barka qui pesait sur la « conscience » du patron de la gendarmerie royale. L’ONG a fourni aux Anglais une liste complète des crimes reprochés au général, dont la mort violente de 2500 personnes, un chiffre digne d’un général alaouite syrien.
Finalement, Scotland Yard a opté par conseiller à Benslimane de quitter au plus vite le territoire britannique sous peine de l’arrêter comme un vulgaire malfrat. Ce qu’a fait le général.
Une fuite peu glorieuse pour un général de corps d’armée détenteur de cinq étoiles. Ya hasra !

mercredi 8 août 2012

Un juge français demande à Scotland Yard d’arrêter le général Hosni Benslimane


Le juge français Patrick Ramaël, chargé de l’enquête Ben Barka, a alerté mardi les autorités britanniques de la possible présence à Londres d général Hosni Benslimane, président du Comité national olympique marocain (CNOM) qu’il souhaite interroger.

Les autorités britanniques ont confirmé officieusement la présence de M. Benslimane à Londres, où il aurait été accrédité pour les Jeux olympiques. Comme l’avait révélé Demain il y a quelques jours.
Mehdi Ben Barka
Le juge Patrick Ramaël avait délivré en 2007 un mandat d’arrêt international contre M. Benslimane et trois autres anciens militaires marocains, dans le cadre de son enquête sur la disparition en 1965 à Paris de l’opposant au roi Hassan II, Mehdi Ben Barka. En raison notamment de l’opposition du parquet et d’Interpol, ce mandat d’arrêt n’est plus exécutoire depuis 2009, a affirmé une source judiciaire.
M. Benslimane, 77 ans, est recherché depuis « au moins une dizaine d’années » par la justice française, qui le soupçonne d’avoir pris part à la préparation de l’enlèvement de Mehdi Ben Barka à Paris en 1965, a précisé cette source. Il était alors capitaine dans l’armée marocaine. Il est devenu ensuite chef de la gendarmerie royale marocaine.
Malgré l’avis contraire du parquet, un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui en 2007 par le juge Patrick Ramaël. Deux ans plus tard, le ministère de la justice, suivant les demandes d’Interpol et du parquet, avait décidé de cesser la diffusion des mandats d’arrêt, les privant de tout effet, selon la source judiciaire. Le procureur de la République de l’époque, Jean-Claude Marin, une créature de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, avait estimé, ou plutôt on le lui avait fait « estimer », que les charges contre les quatre personnes n’étaient pas suffisamment détaillées dans le mandat d’arrêt.
Fin mai 2009, alors que M. Benslimane séjournait en Espagne, le juge Ramaël avait déjà demandé aux autorités espagnoles de l’interpeller mais s’était heurté à une fin de non-recevoir du président « démocrate » du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, un politicien qui provient de la même idéologie socialiste que Ben Barka. Ya hasra ! 
Figure du tiers-mondisme, Mehdi Ben Barka a disparu le 29 octobre 1965 à Paris lors d’une opération menée par les services  avec AFPmarocains avec la complicité de policiers et de truands français. L’affaire n’a jamais été totalement élucidée. Le corps de Ben Barka n’a jamais été découvert.
Reste maintenant la réponse que doit donner Scotland Yard au juge Ramaël. Va-t-il faire comme pour Pinochet et arrêter ce monsieur recherché par la justice française ou bien il va faire semblant de voir ailleurs ?
Les prochains jours nous donneront une réponse.
Demain avec AFP
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=19998

dimanche 17 octobre 2010

Exode des Saharouis hors des villes, blocus des autorités : ni eau, ni nourriture, ni médicaments...

 Par : Merzak Tigrine,liberté Algérie, 17/10/2010
Suite au discours du président sahraoui encourageant la résistance pacifique contre l’occupant marocain, la contestation civile prend de l’ampleur au Sahara occidental avec l’installation de près de sept mille Sahraouis hors de la ville d’El-Ayoun en signe de protestation contre les conditions socio-économiques précaires dans lesquelles ils vivent.
  Les populations sahraouies n’acceptent plus la répression des forces d’occupation marocaines, comme en témoigne cette vague de protestation sous forme de “résistance civile”, telle que cela avait été  recommandé par le secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, dans son discours mercredi passé. Ils étaient quelque 7 000 Sahraouis à s’être installés dans des campements de fortune à 18 km à l'est de la ville d'El-Ayoun en signe de protestation contre les conditions socio-économiques précaires dans lesquelles ils vivent et contre l'occupation de leur pays, le Sahara occidental, par le Maroc. Selon une source diplomatique sahraouie, qui a révélé l’information, “les populations sahraouies dans les territoires occupés ont opté, depuis trois jours, pour une autre forme de résistance pacifique, en s'exilant massivement en dehors des villes et en dressant des campements de fortune”.
“La réaction des autorités marocaines ne s'est pas fait attendre puisqu'elles ont dépêché, en plus de l'inspecteur général des forces armées marocaines, Abdelaziz Benani, du patron de la gendarmerie, Hosni Benslimane, et de hauts gradés de l'armée, des unités des forces armées royales, de la gendarmerie et des forces auxiliaires qui ont procédé à l'encerclement des dites populations par des fils barbelés et en leur refusant tout approvisionnement en eau, nourriture et médicaments”
Bensliman
ajoute la même source.
Ce mouvement de protestation est motivé par la généralisation de la répression marocaine féroce. “Les descentes punitives des services secrets marocains, notamment à Boujdour, dont les populations se sont solidarisées avec celles d'El-Ayoun et Smara, ont fait 70 blessés et débouché sur des centaines d'arrestations et des violations massives des droits de l’homme”, indiquent les témoignages en provenance du Sahara occidental. Ceux-ci font état d'une “pratique généralisée de la torture”. À partir de là, les autorités sahraouies ont tiré la sonnette d'alarme sur la gravité de la situation dans les territoires occupés du Sahara occidental, notamment celle de ces populations.
Les dirigeants sahraouis exigent un “engagement réel de la part de toute la communauté internationale, d'autant que leur protection (populations sahraouies, ndlr) ne peut plus attendre et que chaque retard apportera inéluctablement de nouvelles souffrances”, souligne la même source. En effet, le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique et la direction du Front Polisario dénoncent énergiquement “la réaction brutale des forces d'occupation marocaines, lesquelles doivent respecter les obligations qui leur incombent en matière de droit humanitaire international, relatif à la protection des populations civiles en temps de guerre”.
Ils lancent un appel pressant à la communauté internationale, notamment le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, “pour mettre en application, sans délai, la quatrième Convention de Genève de 1949”. Il ne fait aucun doute que “ce mouvement de protestation, qui interpelle la communauté internationale pour trouver une issue urgente au conflit du Sahara occidental, basée sur la justice et le droit, intervient à la veille de la visite de M. Christopher Ross et démontre, de manière on ne peut clair, la frustration du peuple sahraoui devant l'impasse et l'échec des Nations unies dans la mise en application des résolutions pertinentes quant à la décolonisation du Sahara occidental”, a notamment souligné la source diplomatique sahraouie.