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jeudi 7 mars 2013

Acat : Appel urgent semaine 10 Maroc, lettre au roi

Actions en faveur des 22 prisonniers sahraouis emprisonnés à Salé

Maroc
Vous souhaitez intervenir en faveur des 22 prisonniers sahraouis emprisonnés :
  • Écrivez au Roi du Maroc
    [Par courrier : affranchir à 0,95 euros - Fax : 00.212.53.77.68.515]
  • Adressez une copie de votre lettre à l'Ambassade du Maroc
    [5 Rue Le Tasse - 75116 Paris- Fax : 01.45.20.22.58]




Sa Majesté le Roi Mohammed VI
Palais Royal
Rabat
MAROC
 
Sire,

Sur la base d’informations communiquées par l’ACAT-France, je vous exprime ma grande préoccupation concernant la condamnation à de très lourdes peines de prison de 24 militants sahraouis qui ont été arrêtés en lien avec le démantèlement du camp de Gdeim Izik.

Ce verdict a été prononcé à l’issue de neuf jours de procès inéquitable devant le tribunal militaire, malgré la qualité de civils des accusés.
Il n’y a eu aucune autopsie des neuf victimes des forces de sécurité et leur nom n’a même pas été mentionné. Aucune preuve n’a été présentée prouvant l’implication des accusés dans le meurtre des agents de sécurité. De plus, les juges se sont refusés à tenir compte des allégations de torture formulées par les accusés et de satisfaire à leur demande d’expertise médicale, en violation du droit marocain et du droit international.

Conformément à la Convention contre la torture et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques auxquels le Maroc est partie, je vous demande de :
·       ordonner la libération immédiate de 22 des 24 accusés qui sont encore en détention ;
·       si les poursuites à leur encontre n’ont pas été motivées uniquement par leurs opinions politiques et leur militantisme en faveur des droits de l’homme, les rejuger dans une juridiction civile ;
·       diligenter une enquête sur les allégations de torture et de mauvais traitements dont ils disent avoir été victimes.

Je vous prie d’agréer, Votre Majesté, l’expression de ma haute considération.

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Rappel : informations sur le procès :


Des peines très lourdes pour les militants Sahraouis

18 février 2013
Par
Détenus pour la plupart depuis novembre 2010, 24 militants civils ont été condamnés à de très lourdes peines par le tribunal militaire de Rabat. Un « procès vicié à la base », selon Amnesty International qui demande le 18 février que soient rejugés les prévenus.
(Article modifié le mardi 19 février)
A 3 h 30, dans la nuit de samedi à dimanche, l’avocat espagnol Juan Soroeta envoyait un message pour informer du verdict. Un verdict « terrible » selon l’observateur.  France Weyl, une avocate française membre de la mission d’observation juridique internationale, précisait le détail des peines dans la matinée :
Condamnés à perpétuité : Sidahmed Lemjayed, Abdeljalil lemghaimad, Ismaili Brahim, Mohamed Elbachir Boutenguisa, Abdelahi Lekhfawni, Abdelahi Abhah, Ahmed Sbai, Mohamed Bani, Hassana Aleya (par contumace)
Condamnés à 30 ans de prison : Naama Asfari, Chaikh Banga, Mohamed Bourial, Dah Hassan.
Condamnés à 25 ans : Daich Dafi, Mohamed Lamin Haddi, Mohamed Embarek Lefkir, Mohamedjuna Babait, Elbakay Larabi, Hossein Zaoui, Abdelahi Taoubali.
Condamnés à 20 ans : Mohamed Layoubi, Bachir Khadda, Mohamed Tahlil.
Condamnés à deux ans, ce qui correspond à la période de détention préventive subie : Sidi Abderrahman Zayou, Taki Elmachdoufi.
Jointe dans la soirée hier, Claude Mangin, qui voit son époux Naâma Asfari, leader de la mobilisation à Geim Izik, dit sobrement : « C’est un procès politique ! ».
Débuté le 8 février dernier, le procès a donc pris fin le 17 février.

« Nous sommes scandalisés par le verdict qui est tombé cette nuit pour nos camarades Sahraouis, dont mon co-président (NDLR : Naâma Asfari) qui a été arrêté la veille des faits qui leur sont reprochés. Bien entendu ce n’est qu’un exemple de la procédure d’exception qui s’est appliquée à tous les camarades Sahraouis, tous civils et pourtant jugés devant un tribunal militaire ! », a déclaré Aline Pailler, journaliste et présidente du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits humains au Sahara Occidental (Corelso).
De son côté, Michèle Decaster, militante de l’AFASPA et du Bureau International pour le Respect des Droits de l’Homme au Sahara Occidental, mandatée en tant qu’observatrice au procès, a dit ce qu’elle ressentait au lendemain du verdict :

« Il y a de quoi être abasourdi à l’énoncé de ce verdict, alors qu’aucune preuve, aucun témoignage de ces 9 policiers, sortis du chapeau du Procureur du roi à l’ouverture du procès, n’ont été produit à la Cour. Le Président a refusé des témoins demandés par la défense : l’ex-Ministre de l’Intérieur, les 2 walis avec qui le comité de dialogue était en rapport l’avant-veille de l’attaque du camp et une députée du Parlement, ancienne transfuge du Front Polisario. Trois témoins sahraouis ont affirmé qu’Enaama Asfari a été arrêté en leur présence dans la maison de l’un d’eux à Laayoune le 7 novembre 2010 en soirée et non le 8, date du PV de la police. Ce n’est d’ailleurs pas le seul PV falsifié en termes de dates et lieux d’arrestations : un chauffeur employé de la Région travaillait ce jour-là alors qu’il est accusé de meurtre au camp de Gdeim Izik…« 
La militante française rapporte le 18 février les paroles prononcés par Naâma Asfari, un des militants condamnés :

« Ce verdict du régime marocain est à usage interne. Il entend raconter à son opinion publique qu’il a rendu justice aux 11 victimes. (…) Ce verdict est une vengeance à l’égard peuple sahraoui qui s’est levé en masse durant presque un mois en octobre 2010, comme le feront les autres peuples du Maghreb pour défendre eux aussi leur dignité. Ce procès est une victoire pour nous, il nous a permis de témoigner. (…)
« Avec mes camarades, nous avons (aussi) pu exprimer notre idéal pacifique de vivre en harmonie avec le peuple marocain qui lui aussi souffre de ce régime et les autres peuples de la région. Nous avons dénoncé les conditions atroces et illégales de nos arrestations, les tortures et humiliations que nous avons subies dans les commissariats, gendarmeries, dans l’avion qui nous transportait à Rabat et jusque dans les tribunaux de Laayoune et Rabat avant d’être présentés aux juges d’instruction dans des états lamentables. Ils n’ont pas pris en compte ces tortures, de même que les plaintes déposées suite aux séances de torture durant les premiers mois à la prison de Salé2.
Nous avons clamé notre innocence des crimes dont nous sommes accusés car nous sommes des défenseurs des droits de l’homme et ne pouvons attenter à la vie d’autrui. »
« Juger des civils devant un tribunal militaire est contraire aux normes d’équité reconnues au plan international », avait déclaré le 1er février Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. En vain.
« La poursuite de civils devant une juridiction militaire est contraire non seulement aux standards internationaux mais également à la Constitution marocaine », a précisé la Fédération Internationale des Droits de l’Homme dans un communiqué le 18 février.
Malgré la demande d’Amnesty qu’une enquête soit menée quant aux allégations de torture formulées par les personnes détenues et que le tribunal écarte tout élément de preuve obtenu sous la torture, les juges ont refusé.
« Le tribunal a refusé de faire pratiquer des examens médicaux demandés par les accusés » (pour prouver les sévices subis), explique le Corelso dans un communiqué du 17 février.

« La Cour a failli à son obligation de diligenter une enquête et des expertises médicales suite aux allégations de torture formulées par plusieurs prévenus ce qui contrevient aux obligations du Maroc en vertu notamment de la Convention contre la torture », a déclaré Amina Bouayach, Vice-présidente de la FIDH qui a observé plusieurs audiences de cette procédure.
En outre, comme le rappelle l’observatoire international italien Per i diritti, « la Cour a prononcé un jugement non susceptible d’appel « . Ce que confirme Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH : « Les prévenus condamnés pour la plupart à de lourdes peines ne pourront faire appel de cette décision ». Pourtant, les avocats des prévenus auraient annoncé qu’ils comptaient se pourvoir en cassation.
Comme le rappelle Amnesty International, le Comité des Nations unies contre la torture avait estimé il y a quelques mois que le pays « devrait renforcer les mesures prises pour que des enquêtes approfondies, impartiales et efficaces soient menées rapidement sur les violences et les décès survenus à l’occasion du démantèlement du camp de Gdeim Izik, et que les responsables soient traduits en justice ». Selon le Comité toujours, le Maroc doit en outre « modifier sa législation afin de garantir à toutes les personnes civiles d’être jugées exclusivement par des juridictions civiles ».
Cela a-t-il été fait ? Non.
Enfin, lors de sa visite effectuée au Maroc et au Sahara occidental en septembre 2012, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Juan Méndez, a noté que les procureurs et les juges d’instruction n’ouvraient que rarement des enquêtes sur les allégations faisant état de l’utilisation de la torture dans les premières phases de l’enquête, pour obtenir des éléments de preuve ou des « aveux ».

« Le système de plaintes relatives aux allégations de torture et de mauvais traitements, à de rares exceptions près, ne semble fonctionnel qu’en droit mais pas dans la pratique », avait alors indiqué Juan Méndez. « Cela semble également être le cas pour les enquêtes, les poursuites et peines prononcées à l’égard des auteurs. Cette lacune doit disparaître », avait-il conclu.
Pour aller plus loin :


jeudi 8 novembre 2012

Marche de « La Marocanité Du Sahara », où est la neutralité diplomatique d'un ambassadeur ?


2.jpgRéflexions sur la marche pour « La Marocanité Du Sahara » organisée par l'ambassade Marocaine à Bruxelles le 4 Novembre 2012 (extraits)

 

Par  Saïd Karaoui, Bruxelles, 6/11/2012


A première vue, il s’agit d’une marche (1) spontanée, des Marocains résidents en Belgique pour exprimer leur point de vue sur le Sahara Occidental en toute liberté dans la capitale de l’Europe, et surtout pour peser sur le travail de l’émissaire de l’ONU Christopher ROSS.
Manifester est un signe de maturité, de citoyenneté, et c’est une façon de tourner le regard médiatique pour défendre une cause qu’on croit juste et légitime.
Seulement, derrière ces considérations de principe, il y a la dure réalité qu’on ne peut cacher par de la désinformation, de la manipulation et des manœuvres politiciennes !
Cette marche a été téléguidée, par l’ambassade du Maroc en Belgique (...)
* Démarchage dans les commerces (cafés et magasins),
* Interventions dans les mosquées… de la communauté Marocaine en Belgique.
* le recours à certains élus issus de l’émigration Marocaine (connus pour leur subordination au pouvoir politique au Maroc) à l’image de Fouad Ahidar élu du parti socialiste flamand,
* expatriement des « Gnaouas » payés royalement, pour faire de l’ambiance et attirer la foule,
* l’invitation du grand rabbin de la communauté juive en Belgique, Albert Guigui,
* l’envoi de la femme de l’ambassadeur du Maroc en Belgique Madame Samira Sitaïl dans les quartiers de la communauté Marocaine à Bruxelles , pour faire de la propagande politique, y compris auprès des jeunes enfants, comme en témoigne les vidéos ! (2).

(...)
Parmi les marcheurs ou les manifestants, il y en a certainement beaucoup qui ont répondu favorablement à l’appel, par conviction respectable . D’autres sont venus uniquement par esprit opportuniste et pour montrer leur sourires et leurs beaux visages aux responsables de l’ambassade ou aux caméras de l’agence officielle Marocaine d’information-MAP (Maghreb Arabe Press)...
Et bien sûr, tout le service diplomatique était mobilisé et en grand nombre pour l’occasion…(...)
Mais derrière cette pseudo unanimité que cherchent à démontrer les services de l’ambassade des Marocains résidents en Belgique, il y a lieu de s’interroger sur l’opportunité et la légalité de la présence de certains participants à cette marche :

-L’ambassadeur du Maroc en Belgique peut- il descendre dans l’arène par sa propre personne (dans la vidéo, la personne tenant le micro, un drapeau Marocain, et un chapeau sur la tête), pour exhiber son patriotisme, ou alors il est censé observer une certaine retenue diplomatique, sachant qu’il est en principe et légalement, le représentant de tous les Marocains de Belgique en dépit de leurs opinions sur telle question ou tel problème ?
-La femme de l’ambassadeur doit-elle faire, et à quel titre, de la propagande de la position de son mari, « son excellence » l’ambassadeur du Maroc à Bruxelles?
Les élus Belges issus de l’immigration Marocaine représentent ils officiellement l’opinion de l’état de leur pays d’origine ou celle des citoyens du pays dans lequel ils ont été élus ?
D’ailleurs, leurs fonctions sont rémunérées par les deniers de leurs concitoyens belges ! (..)

Sur le fond, le régime Marocain est dans une impasse politique totale dans le dossier du Sahara occidental.
(...) Le blocage de cette solution vient essentiellement du pouvoir Marocain qui est absolument sûr de sa défaite dans un tel schéma pour la résolution de ce problème qui dure depuis bientôt 40 ans. .
Du fait de sa gestion catastrophique du dossier du Sahara occidental, le pouvoir Marocain a réussi l’exploit de retourner pratiquement toute la population sahraouie contre lui ! Il est de notoriété publique –au Maroc même-que les Sahraouis perçoivent le Maroc comme une force d’occupation illégitime !

Pour rappel, Hassan II avait conclu –en 1975-un accord avec l’Espagne de franco pour partager le Sahara avec la Mauritanie. Mais vu l’incapacité de cette dernière à assumer son rôle néo colonial, et face à l’hostilité des Sahraouis, elle s’est retiré du territoire du Sahara en 1978 pour permettre à Hassan II de s’emparer de cette partie et déclarer qu’elle lui appartenait également !
Une incohérence politique totale qui explique, en partie, l’impasse du régime politique Marocain aujourd’hui.
Face aux échecs répétés de sa diplomatie, et ses contradictions vis-à-vis du droit international, Hassan II avait fini, contraint et forcé, par concéder dès 1981, lors du sommet de L’ OUA (organisation de l’unité africaine) à Nairobi au Kenya, le principe d’un référendum d’autodétermination pour régler l’épineux problème du Sahara occidental.
Mais Hassan II s’est vite ressaisi de cet échec , en trouvant une parade à son dilemme politique par une astuce qui veut que ce principe d’autodétermination impliquait selon lui la nécessité de faire participer au scrutin les 200 000 milles Marocains (considérés comme des colons par les Sahraouis) installés au Sahara après son occupation par le Maroc en 1975 !
Un chiffre qui retourne complètement la donne (à son avantage) de tout probable référendum, sachant que le dernier recensement de la population sahraouie effectué par l’Espagne (ancienne puissance coloniale),) juste avant son retrait, ne dépassait pas les 75 000 Sahraouis !
Hélas pour lui, cette astuce était de courte durée, et se révélera foireuse par la suite, ayant été rejetée par les Sahraouis, et n’ayant pas acquis l’adhésion des nations unies, malgré tout l’effort de la diplomatie marocaine !
Pris au mot d’organiser un référendum, Hassan II abusera –jusqu’à sa mort en 1999-du statut quo prétextant et inventant à chaque fois un énième problème qui empêche la tenue du référendum.

Avec l’avènement de Mohamed VI, on change le vocabulaire et la rhétorique et même la sémantique.
Plus question d’un référendum, mais plutôt d’une autonomie sous le drapeau Marocain.
Ce plan a été refusé par une très large majorité des Sahraouis, et par leur représentant légitime le front Polisario.
Aux Nations Unies et au conseil de sécurité, seule la France - pour des raisons géopolitiques et d’intérêts économiques propre à la France et ses relations étroites avec le régime marocain –approuve ce plan.

A ce jour la 4ème commission des nations unies a inscrit le Sahara Occidental sur la liste des territoires à décoloniser. L’ONU prône l’autodétermination par référendum, mais toutes les solutions proposées par la communauté internationale se sont vu refusées par l’état Marocain.
Par manque d’informations sur le sujet, par répression, et par une exploitation à outrance de l’état Marocain (qui s’accapare tous les espaces d’information et d’expression au Maroc) de la fibre nationaliste et chauvine pour détourner les Marocains des vrais enjeux et des problèmes du pays, la majorité de la population Marocaine –immigrés compris-baigne dans une ignorance presque totale de cette question.(...)

Un flagrant paradoxe !
Ce conflit sert d’abord et avant tout, le pouvoir politique Marocain et la monarchie Marocaine. Faire semblant, dans la capitale de l’Europe, de montrer une unanimité de façade, mensongère, et hypocrite, est une façon de légitimer un régime policier et une dictature tout court, aux yeux de l’Europe, et de l’opinion internationale
C’est une falsification de l’histoire et de la réalité.

La controverse autour du personnage de Christophe Ross -l’émissaire américain du secrétaire général des nations unis Ban Ki Moon - à qui l’état marocain avait  retiré sa confiance pour finalement courber l’échine et le recevoir -sous la pression et la colère - de la communauté internationale et des Etats Unis –Madame Clinton en tête-montre clairement l’impasse du régime marocain.

Le pouvoir marocain ne peut se dérober à assumer sa responsabilité écrasante dans cette question, et il ne peut compter éternellement sur l’hypocrisie occidentale pour maintenir une situation de non droit dans le territoire du Sahara occidental. Il va falloir accepter et assumer politiquement la tenue d’un référendum libre et honnête, pour régler définitivement ce dossier et jeter les bases d’une solution pacifique qui contribue à la 
construction du grand Maghreb des peuples. (...) 

 Le Sahara occidental coûte aux Marocains entre 3 et 5% de leur PIB annuellement, et les dépenses militaires avoisinent les 36 milliards de dirhams (360 millions de dollars environ), soit 100 millions de Dhs par jour !!(Chiffres de 2009)(3)
Le Maroc se ruine pour entretenir le Sahara occidental !
Ces montants peuvent aisément couvrir les intérêts et les commissions payées annuellement pour la dette publique marocaine que le régime a contractée.

Le Sahara occidental est un mirage devenu un véritable fardeau pour l’économie et pour le contribuable marocain, qu’on fait saigner à blanc.
Tôt ou tard, les Marocains demanderont des comptes, et ce serait aux responsables de ce fiasco d’en assumer les conséquences.


- (1) (Marche pour le Sahara Marocain organisée le Dimanche 4 Novembre 2012 à Bruxelles)
- (2) L’épouse de l’ambassadeur, Samira Sitaïl se mobilise pour le Sahara à Bruxelles
http://www.youtube.com/watch?v=B_xNY0zL2LA&feature=plcp

L’ambassadeur du Maroc à Bruxelles à la tête de la Marche (avec le Micro et le drapeau Marocain sur le dos)

http://www.youtube.com/watch?v=gXaNZ-SMEIQ

- (3) Tel Quel Exclusif: Cher, très cher Sahara

http://www.westelijkesahara.be/a113x1121


mercredi 15 août 2012

Hosni Benslimane, tortionnaire attitré du royaume et général de l’esquive

Par Salah Elayoubi, demainonline

Le général Benslimane avec l’ancien ministre de l’intérieur Taieb Cherqaoui (Photo DR)
Opinion. En dix-neuf secondes et trente-deux centièmes (19’32’’), Usain Bolt a proprement satellisé ses concurrents, les reléguant au rôle de figurants, à la finale du 200 mètres, où se bousculait, pourtant, le gratin mondial de la discipline. Que peut faire le commun des mortels en moins de vingt secondes ?
Rien ! Ou pas grand-chose, sinon échanger un regard, émettre une pensée ou encore se gratter une partie de l’anatomie. Sauf lorsqu’il se nomme Hosni Benslimane. Car dans la catégorie des fugaces, notre homme est un champion qui  a assurément raté sa vocation.
Une fuite vaut mieux que deux tu l’auras
En moins de temps qu’il n’aura fallu au fantasque jamaïcain, pour survoler le demi-tour du stade olympique, le général s’est déguisé en courant d’air.
Plus question de réception, de cocktail ou de parade dans les salons VIP du complexe olympique londonien.
Mis au parfum,  par ses réseaux, de la demande d’assistance du juge français, Patrick Ramaël, en charge de l’affaire Ben Barka, à la justice anglaise,  l’homme s’est tout simplement évaporé, et la plupart des « Huiles rances » qui l’accompagnaient dans ce périple, dont notre pays aurait pu faire l’économie, ignoraient tout du sort du patron du Comité olympique marocain.
Le juge français qui s’était pris à espérer voir enfin, le premier gendarme du royaume s’expliquer sur son rôle dans l’enlèvement de l’opposant de Hassan II, devant la brasserie LIPP,  le 29 octobre 1965, puis son assassinat dans la villa du truand français Boucheseiche, à Fontenay-Le-Vicomte, en sera donc pour ses frais !
Mais si l’homme a réussi à échapper à la justice, il n’en a pas moins, signé un aveu explicite d’implication dans les faits qui lui sont reprochés, éclairant, du même coup, ses contempteurs sur sa lâcheté.
La défense de son honneur, perdu depuis belle lurette, importe en effet, peu ou prou, à ce vieillard indigne de 77 ans, qui sévit depuis cinquante ans et dont le refus obstiné de passer la main,  dissimule mal la peur de se voir rattraper, un jour, par la justice et les nombreux crimes qu’il a sur la conscience. D’autant que sa présence dans le cabinet d’un juge d’instruction pourrait encourager ses anciennes victimes ou leurs familles à déclencher contre lui une avalanche de plaintes pour tortures et crimes contre l’humanité.
C’est pour épargner de pareils tortionnaires que le régime marocain a imaginé cette mise en scène grotesque, pompeusement baptisée  » Instance Equité et Réconcilation » et dont les recommandations n’ont jamais été suivies d’effet.
Un général indigne et incompétent
Benslimane est l’archétype même du militaire marocain. Il en est l’incarnation et la caricature:  bardé de décorations, de médailles et d’étoiles, sans avoir jamais quitté son fauteuil de l’Etat-major et sans avoir jamais mis le pied sur un théâtre d’opérations,  ni comptabilisé  un seul fait d’armes à son actif, autres que ceux d’avoir fait battre, enlever, arrêter, torturer et tuer ses malheureux compatriotes.
Ailleurs, ce genre de militaire sans compétence aucune, hormis peut-être celui de gardien de but qu’il fut dans l’équipe des FAR de Rabat de 1958 à 1961, ne trouverait ni droit de cité, ni employeurs. Tout au plus commanderait-il une sombre section où végéteraient des troufions, épluchant des pommes de terre.  Mais le Maroc, est un pays d’exception, et cette maxime,  distillée par le Makhzen et inscrite au fronton de la monarchie marocaine, n’est pas tombée dans les oreilles d’un sourd :
« Le silence tu observeras,  la tête tu baisseras, les mains tu baiseras, et  l’argent tu feras »
Contrairement à tous ceux qui l’ont précédé, Benslimane se tait depuis toujours. Il observe même un mutisme assourdissant, depuis le premier jour.
Discret et manipulateur tel un marionnettiste, il a placé à tous les rouages de l’armée, de la police et de l’administration publique, ses fidèles, ses amis et les membres de sa famille. Un maillage si fin et si étendu qu’il a rendu son concepteur indéboulonnable. Il est partout,  de la sécurité du palais, à l’organisation des festivités, cérémonie de l’allégeance, comprise.  A lui tout seul, l’homme a réussi le coup d’Etat parfait, au point qu’une espèce de Modus Vivendi s’est installé entre le palais et lui-même, une sorte de pacte, en vertu duquel,  le roi et son clan peuvent continuer de s’enrichir, pendant que le Général veille au grain, tout en échappant à la justice. Ce n’est pas pour rien qu’à chacune de ses entrevues avec le roi, on devine chez ce dernier, une gêne manifeste confinant à la timidité, voire à la crainte.
Patron discret de toutes les barbaries
A la rubrique répression, on doit à cet homme retors, vicieux et  foncièrement méchant, tous les actes criminels à mettre au compte du régime marocain, depuis 1965, lorsqu’il est nommé à la tête des Compagnies Mobiles d’Intervention, les fameux CMI, de sinistre mémoire, dont la réputation est associée à leur brutalité légendaire. Il est de tous les mauvais coups de Tanger à Lagouira. Paradoxalement, ses apparitions sont rarissimes. Même lorsque les troupes de la gendarmerie, dont il devient le chef en 1972, mettent une ville à feu et à sang, comme ce fut le cas à Nador et à Fez, respectivement en janvier 1984 et décembre 1990, l’homme reste tapi dans l’ombre, s’arrangeant pour laisser aux seconds couteaux la responsabilité de signer les ordres de mission et d’accomplir les basses besognes : le massacre des manifestants et leur enterrement  furtif dans les fosses communes.
Dans la nuit du 17 juillet 1975, selon Ali Bouraquat, Benslimane assiste personnellement à l’exécution extrajudiciaire du Lieutenant-Colonel Ababou, du Capitaine Chellat,  de  l’Aspirant M’Zireg, ainsi que l’un de leurs geôliers Ali Fahim,  après leur évasion du « Point Fixe numéro deux » (PF2),  où ils étaient détenus, après le coup d’Etat de juillet 1971. Houcine Manouzi, célèbre contradicteur du régime, qui accompagnait les fuyards, est également porté disparu, depuis son arrestation à un barrage. Il y a fort à parier qu’il a subi un supplice similaire.
Pour toutes ces raisons, l’Association marocaine des droits humains ( AMDH), considère l’officier, comme celui qui a le plus violé les droits de l’homme dans notre pays.
La ruine du sport marocain 
Le baise-main, autre spécialité avérée du patron de la gendarmerie royale. C’est  à lui que l’on doit, pour l’essentiel, l’image indigne du militaire prosterné,  buste cassé, genoux à terre et baiser appuyé. C’est le seul moment d’ostentation, face caméra qu’on lui reconnaît. Une manière de marquer sa reconnaissance, au « parapluie » qui lui permet de s’enrichir en pillant les réserves halieutiques marocaines et le réservoir de terres de fermes et d’immeubles, appartenant au domaine de l’Etat marocain.
Après avoir ruiné les espoirs du football marocain, à la tête de la Fédération de football, Benslimane en est sorti, comme à son habitude, par la petite porte, discrètement après une passation de pouvoirs entre lui et  un autre courtisan notoirement incompétent,  Ali Fassi-Fihri.
A sa nomination  à la tête du Comité Olympique, Benslimane s’est attelé à l’une de ses spécialités, éliminer tous ses contradicteurs et placer ses fidèles aux postes clés. Sa première victime, Saïd Aouita qui, pour avoir tenu à l’homme, un langage de  vérité, n’a  du son salut qu’à un exil forcé.
L’indigence intellectuelle de l’équipe en charge du destin du sport marocain est tout simplement stupéfiante, tout comme sa propension à l’obséquiosité. Et le bilan est à l’avenant, entre un Président despotique, muet et affairiste,  une  Nawal El Moutaouakel, aux déclarations courtisanesques, qu’elle entame  et achève  par « Qala sahib al jalala », pour seul bilan et un Hicham El Guerrouj, cet ex Dieu du stade,  au quotient intellectuel inversement proportionnel à cette foulée magnifique, qui nous a tant fait  vibrer et aimer le drapeau qu’il brandissait  après chacun de ses triomphes.
A quelques jours de la clôture des jeux olympiques, mis à part l’exploit rocambolesque de Benslimane, qui a mis en lumière le côté sombre du régime marocain, l’espoir se réduit comme peau de chagrin, de voir notre pays engranger quelque hypothétique victoire. Un fiasco de plus à imputer au compte de la dictature marocaine qui accepte d’abriter sous ses lambris tout ce que le pays compte d’incompétents, pourvu qu’ils se taisent et de brutes, pourvu qu’ils répriment les amis de la liberté.
Mais il me suffit de me consoler en pensant, un instant que les médailles qui récompensent les vainqueurs, sont peut-être frappées de ce métal provenant de la mine d’Imider, cette région où mes  malheureux compatriotes endurent les affres de tellement de souffrances, d’injustices et d’ignominies  qu’il m’apparaîtrait plutôt indécent, que nos athlètes se les passent au cou !

URL Source : http://www.demainonline.com/?p=20043
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La télévision française traite Hosni Benslimane de « criminel »

Casablanca.-
 Lors d’un journal télévisé de la chaîne de télévision publique française France3, le journaliste du reportage sur le général Hosni Benslimane l’a traité de « criminel ».

http://www.demainonline.com/2012/08/15/la-television-francaise-traite-hosni-benslimane-de-criminel/

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Benslimane s’était réfugié à l’ambassade du Maroc à Londres pour échapper à Scotland Yard

Par  Badr Soundouss, demain, 18/8/2012

Rabat.- Selon des sources journalistiques françaises, le général Hosni Benslimane s’est réfugié à l’ambassade du Maroc à Londres quand Demain a révélé qu’il se trouvait dans la capitale britannique en tant que président du Comité national olympique marocain.
Après la publication par Demain de cette information, le juge français, Patrick Ramaël, en charge du dossier de la disparition de Mehdi Ben Barka, et qui essaye depuis des années d’entendre ce général très protégé par les hautes autorités de l’Etat marocain, avait demandé à Scotland Yard de « retenir » le suspect.
La police anglaise a pris alors attache avec Amnesty International, dont le siège central se trouve à Londres. Les flics anglais, pas très au courant des crimes d’Etat marocains, voulaient savoir qui était ce général cinq étoiles qui dirige, à 77 ans, l’olympisme marocain.
Ils n’ont pas été déçus. Selon les mêmes sources, la réponse d’Amnesty a été on ne peu plus exhaustive. Il n’y avait pas que l’affaire de la disparition de Mehdi Ben Barka qui pesait sur la « conscience » du patron de la gendarmerie royale. L’ONG a fourni aux Anglais une liste complète des crimes reprochés au général, dont la mort violente de 2500 personnes, un chiffre digne d’un général alaouite syrien.
Finalement, Scotland Yard a opté par conseiller à Benslimane de quitter au plus vite le territoire britannique sous peine de l’arrêter comme un vulgaire malfrat. Ce qu’a fait le général.
Une fuite peu glorieuse pour un général de corps d’armée détenteur de cinq étoiles. Ya hasra !

jeudi 22 septembre 2011

L'ambassade du Maroc à Paris refuse de recevoir le comité de soutien au boxeur Zakaria Moumni

Par Ayad Ahram, 22/9/2011

CherEs amiEs,

J’aurai tant aimé pour une fois commencer mon message en disant qu’ « une délégation du comité de soutien a été reçu par monsieur l’ambassadeur du Maroc à Paris qui a montré beaucoup de compréhension quant au dossier de Zakaria Moumni, boxeur marocain condamné injustement à 3 ans de prison ferme, et a accepté de le transmettre aux autorités compétentes.»
Sauf que cela, me semble-t-il, relève encore malheureusement du domaine du rêve. Nous ne sommes pas encore dans un Etat de droit et l’attitude de l’ambassadeur du Maroc en France vient le confirmer. Les Marocains ont du chemin à faire pour qu’arrive un jour où leurs responsables, censés les représenter, soient à la hauteur de leur mission.

Au nom du comité « Libérez Zakaria Moumni », j’ai adressé le 13 septembre une demande d’audience à monsieur l’ambassadeur du Maroc à Paris (voir ci-dessous). Au jour d’aujourd’hui, jeudi 22 septembre, et à une heure du rendez-vous demandé, je n’ai toujours pas de réponse de la part de l’ambassade marocaine. Ce n’est pas faute de l’avoir relancée.

Mardi 20 septembre, n’ayant reçu aucune réponse, j’ai téléphoné à monsieur le conseiller de l’ambassadeur pour lui rappeler le rendez-vous. Celui-ci m’a promis de « s’informer et de s’occuper de la question ». Il allait me recontacter pour me dire ce qu’il en est. J’attends toujours….

Ce manque de correction et de respect est condamnable. Et ce n’est pas la première fois que l’ambassade refuse de nous recevoir. Elle l’a déjà fait le 13 mai au moment où le comité de soutien à Zakaria Moumni avait organisé un rassemblement pour interpeller l’ambassade.

Cette attitude n’empêchera pas le comité de soutien de continuer son combat pour rendre justice à Zakaria et nous promettons à monsieur l’ambassadeur que nous ne lâcherons rien.

Le comité « Libérez Zakaria Moumni »

La famille Moumni, représentée par Mme Taline Moumni
L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)
L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH-Maroc)
Les Amis de l’AMDH-Paris
Le Forum Marocain Vérité et Justice-Section de France (FMVJ-France)
L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
L’Association des Marocains en France (AMF)
La Voie Démocratique (VD)
Le Parti de l’Avant-garde Démocratique et Socialiste (PADS)
Le Forum pour la Solidarité et la Citoyenneté des Marocains à l’Etranger (FSCME)
Le Parti Socialiste Unifié (PSU)
AFD-France
MRE International
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Comité « Libérez Zakaria Moumni » Paris, le 13 septembre 2011
5, rue le Tasse 75016 Paris

Objet : Demande d’audience Monsieur l’Ambassadeur

Le Comité « Libérez Zakaria Moumni », constitué de plusieurs organisations des droits de l’Homme et de l’immigration marocaine, est très préoccupé de la situation faite au jeune marocain, Zakaria Moumni, champion du monde de Light Contact qui est incarcéré au Maroc après avoir été condamné le 4 octobre 2010 à 3 ans de prison ferme dans un procès monté de toutes pièces et où les droits élémentaires de la défense n’ont pas été respectés. Monsieur l’Ambassadeur, Le Comité de soutien vous prie de bien vouloir lui accorder une audience le jeudi 22 septembre 2011 à 15h. La délégation qui sera composée de Mme Taline Moumni, épouse de Zakaria Moumni, et de quelques représentants d’associations du comité souhaite vous faire part des éléments de ce dossier et vous exprimera sa préoccupation quant aux conditions de détention du champion marocain. Dans l’attente de votre réponse, veuillez croire, Monsieur l’Ambassadeur, en nos sentiments distingués.

Pour le Comité Ayad AHRAM Secrétaire général de l’ASDHOM
Tél. 06 03 67 79 47