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lundi 11 avril 2016

Confrères expulsés du Maroc : le barreau de Paris condamne


Chronique

Le barreau de Paris est profondément choqué par l’expulsion mercredi 6 avril d'Ingrid Metton, avocate au barreau de Paris, membre d’un collectif de juristes et d’avocats français, espagnols et belges, venus défendre une vingtaine de prisonniers sahraouis.

Ce déplacement avait pour cadre les conditions de détention particulièrement difficiles de détenus sahraouis condamnés, dans le cadre du procès Gdeim Izik de février 2013, à de très lourdes peines de prison. Certains de ces détenus sont en grève de la faim depuis le 1er mars 2016.
Interpellés à leur hôtel, les membres du collectif seront retenus 4h30 au commissariat de Rabat sans pouvoir informer leurs autorités consulaires respectives, contacter un avocat ou tout simplement connaitre le motif d’interpellation. Il semblerait que pendant ce laps de temps leurs téléphones portables et ordinateurs aient été fouillés.
Ils ont été expulsés du Maroc dès le lendemain en l’absence de tout avis officiel.
Le barreau de Paris condamne fermement l’utilisation de telles pratiques par les autorités marocaines. Il apporte son entier soutien à notre consœur Ingrid Metton ainsi qu'à l'ensemble des membres de la délégation pour leur travail de défense des droits humains.  

dimanche 5 juillet 2015

Maroc : Le caricaturiste Khalid Gueddar condamné à trois mois de prison ferme

Par Mohammed Jaabouk, 5/7/2015 
Khalid Gueddar / Ph. Yassine Touimi
 
La cour d’appel de Kenitra a condamné, vendredi, le caricaturiste Khalid Gueddar à trois mois de prison ferme pour « état d’ébriété sur la voie publique » et « atteinte à un corps constitué », en l’occurrence des policiers. Cette affaire remonte au 26 mai 2012.

Le verdict de l’incarcération était prévisible. Khalid était, par ailleurs, sous le coup d'une condamnation de trois ans de prison avec sursis prononcée contre lui en février 2010, pour « outrage au drapeau national » et « manque de respect dû au Prince ».

Ce verdict clot une mauvaise semaine pour les professionnels des médias. Lundi, le tribunal de Casablanca a prononcé contre Hamid Mahdaoui, le directeur de publication du site badil.info, quatre mois de prison avec suris et une amende de 100.000 dh au profit de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).


Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/37205/maroc-caricaturiste-khalid-gueddar-condamne.html
 ************************

Radi Omar avec Khalid Gueddar

Suite à sa condamnation, en première instance, à trois mois de prison ferme, le caricaturiste Khalid Gueddar a décidé de ne pas se présenter devant le juge de la Cour d'appel pour la suite du procès. Ci-après le communiqué avec les explications :

======= COMMUNIQUÉ ========
Tout d’abord, je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont m’ont exprimé leur solidarité et leur soutien.

C’est par hasard que j’ai appris la nouvelle de ma condamnation à trois mois de prison ferme par le tribunal de première instance de Kenitra. Ni mes avocats ni moi n’avons été notifiés de la condamnation. Pire, aucune citation à comparaître ne m’a été adressée par ce tribunal.

J’ai en effet assisté à deux séances du procès qui avait démarré en 2012. J’ai par la suite décidé de ne plus me présenter devant le juge du tribunal. L’affaire a été reportée.

Trois ans se sont écoulés, et voilà qu’ils dépoussièrent le dossier. Je ne me fais aucune illusion quant à cette affaire : cette condamnation vise ma liberté d’expression. Elle tombe au moment où mes collègues Ali Lmrabet, Ahmed Senoussi et moi-même nous apprêtons à lancer un nouveau magazine satirique. Tant attendu par notre équipe, ce magazine allait marquer un nouveau départ pour mon collègue et ami Ali Lmrabet dans la presse papier, après que sa condamnation à l’interdiction d’exercer le journalisme pendant 10 ans (2005-2015) a pris fin.
Aussi, ce magazine offrira un espace de liberté à mon ami et collègue l’humoriste Ahmed Senoussi (Bziz), interdit de toutes les scènes et tribunes du pays.

Tout de suite après l’annonce du lancement de ce magazine, les autorités marocaines ont décidé de priver Ali Lmrabet de ses papiers qui lui permettront de renouveler sa pièce d’identité, et ainsi déposer le dossier légal du nouveau média. Aujourd’hui, il poursuit sa grève de la faim qu’il a entamée il y a quelques jours à Genève.

Ce n’est plus un secret : le régime marocain a peur de l’humour et du journalisme professionnel, et son animosité à l’encontre des journalistes prend de l’ampleur jours après jour.

Considérant qu’il n’y a aucune justice au Maroc, surtout pas dans les tribunaux, je déclare aujourd’hui que ne me présenterai pas aux séances du procès en appel, qui démarrera ce mercredi 15 juillet.

Qu’ils me jugent comme ils le souhaitent. Ils ne m’ôteront jamais ma liberté.

Khalid Gueddar
Dessinateur de presse
Dimanche 6 juillet 2015.

samedi 30 mai 2015

Confirmation de condamnation pour Hicham Mansouri


    Confirmation de condamnation pour Hicham Mansouri
    Hicham Mansouri. Crédit : DR
    28 mai 2015

    Le procès en appel de Hicham Mansouri s’est déroulé hier à Rabat. Un procès au cours duquel la Cour d’appel a confirmé la condamnation.

    Le militant Hicham Mansouri va purger 10 mois de prison ferme et 40 000 dirhams d’amende. Le jugement en première instance a été confirmé hier 27 mai par la Cour d’appel de Rabat.
    Hicham Mansouri a été accusé « d’adultère et préparation d’un local pour la prostitution » avant que la Cour n’abandonne la deuxième accusation. Mansouri a été arrêté chez lui. « La police est entrée par effraction dans son appartement et l’a interpellé de manière illégale », nous confiait alors Abdessamad Iach, journaliste et membre de l’AMJI. Un point que la préfecture de police de Rabat avait rejeté, les qualifiant d’« allégations gratuites qui sont bien loin de la réalité et de la vérité [...] d’une perquisition par la force et de violence à l’encontre du prévenu ».
    Pour Maâti Monjib, président de l’AMJI, son procès est « une vengeance des autorités » puisqu’il est « la cheville ouvrière d’AMJI » qui « ne peut marcher correctement sans lui ».
    Le procès de Hicham Mansouri, chef de projet de l’Association marocaine des journalistes d’investigation (AMJI), a été qualifié « d’arbitraire » par plusieurs ONG marocaines et internationales.

    Lire aussi

    jeudi 5 mars 2015

    Maroc : Deux hommes condamnés pour homosexualité

    Ils ont été poursuivis bien que la Constitution garantisse le droit à la protection de la vie privée
    4 mars 2015
    La combinaison de ces trois éléments – un État qui applique des lois sur la sodomie, un système judiciaire qui prive le prévenu d'un procès équitable et les préjugés sociaux liés à l'homosexualité – constitue une formule infaillible pour nuire à des vies humaines
    Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord

    (Rabat) – Deux hommes accusés d'activités homosexuelles consensuelles purgent actuellement des peines de prison au Maroc à l'issue d'un procès qui semble avoir été inéquitable, ont déclaré aujourd'hui Human Rights Watch et Aswat, une groupe marocain de défense des minorités sexuelles.
    Le Tribunal d'instance de la ville méditerranéenne d'Al-Hoceima a déclaré les deux accusés coupables de sodomie, à l'issue d'un procès très court qui s'est tenu cinq jours seulement après leur arrestation le 13 décembre 2014. Ils ont été jugés coupables sur la base d'« aveux » faits, selon la police, lors de leur détention mais qu'ils ont ensuite rétractés devant le juge. Le tribunal n'a appelé aucun témoin à la barre. Une Cour d'appel a confirmé le verdict le 30 décembre.

    samedi 23 août 2014

    ‎Ali Dabaj, en colère, prend la défense de Saïd Ziani...

    Ali Dabaj, en colère, 23/8/2014
    #‎M20F‬ : Le militant Said Ziani qui n'a jamais courbé l'échine a été condamné vendredi 22 août à 2 mois de prison ferme et 2000 Dh d'amende, dans une quasi-indifférence générale...
    Celui qui n'a jamais raté une manifestation de 20 Février ou de soutien aux autres militants n'a quant à lui été soutenu par presque personne.
    Comme ne faisant parti d’aucuns parti politique, il a été non seulement ignoré par tous, mais n'a même pas pu bénéficier de la présence d'un avocat !
    J'ai honte pour ceux qui se réclament militants de je ne sais quoi...
    ‪#‎ViveLePeuple‬

    vendredi 13 juin 2014

    Titres des articles publiés sur http://solidmar.blogspot.com, sur la situation au Maroc et au Sahara Occidental de la semaine dernière, du 1/6/2014 au 8/6/2014

    Cette semaine, plus que jamais, au Maroc comme au Sahara Occidental, les faits confirment le choix  persistant de la ligne de conduite  du roi et du makhzen, le triptique  : torture, aveux, condamnation après procès fabriqué.
    Et comme toujours, le mépris des pauvres. La mafia immobilière  soutenue par les “autorités” rase sans états d’âme  les  bidonvilles au nom du label “ville sans bidonville”. 
    Le roi des pauvres a beau se déguiser en pauvre, pour déambuler “seul” en Tunisie, le peuple des laissés pour compte commence à se méfier même si on lui demande crier “vive le roi”!
     
     
    Consulter aussi les autres informations sur "Pages :
     
                >>> À lire aujourd'hui aux 4 coins du ouèbe
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    vendredi 7 septembre 2012

    Dérision marocaine : Le ministère de l'Intérieur et de la police condamnés à 1dh pour violence envers un militant du M20F

     "Le tribunal administratif de Fès a condamné le ministère de l'intérieur et la police pour torture et usage de la violence vis à vis d'un militant du M20 (Ayoub Hajjouji) qui a été très salement amoché (tête et tout le corps avec un certificat médical de 25 jours d'arrêt) suite à une manif ... 
    La police a donc été condamnée à payer ........ 1 Dh symbolique !!!!! Merci la justice !!!!
     Allez la police, tabassez, torturez, cassez du citoyen !!! Ça ne vous coute qu'1 Dh par tête de Marocain khoroto, en plus, c'est l'administration de la police qui paye, ça veut dire nous !!! Parfois, le réalité dépasse la fiction !!!!"

    Signalons quand même le courage du médecin qui a délivré le certificat.

    jeudi 22 septembre 2011

    L'ambassade du Maroc à Paris refuse de recevoir le comité de soutien au boxeur Zakaria Moumni

    Par Ayad Ahram, 22/9/2011

    CherEs amiEs,

    J’aurai tant aimé pour une fois commencer mon message en disant qu’ « une délégation du comité de soutien a été reçu par monsieur l’ambassadeur du Maroc à Paris qui a montré beaucoup de compréhension quant au dossier de Zakaria Moumni, boxeur marocain condamné injustement à 3 ans de prison ferme, et a accepté de le transmettre aux autorités compétentes.»
    Sauf que cela, me semble-t-il, relève encore malheureusement du domaine du rêve. Nous ne sommes pas encore dans un Etat de droit et l’attitude de l’ambassadeur du Maroc en France vient le confirmer. Les Marocains ont du chemin à faire pour qu’arrive un jour où leurs responsables, censés les représenter, soient à la hauteur de leur mission.

    Au nom du comité « Libérez Zakaria Moumni », j’ai adressé le 13 septembre une demande d’audience à monsieur l’ambassadeur du Maroc à Paris (voir ci-dessous). Au jour d’aujourd’hui, jeudi 22 septembre, et à une heure du rendez-vous demandé, je n’ai toujours pas de réponse de la part de l’ambassade marocaine. Ce n’est pas faute de l’avoir relancée.

    Mardi 20 septembre, n’ayant reçu aucune réponse, j’ai téléphoné à monsieur le conseiller de l’ambassadeur pour lui rappeler le rendez-vous. Celui-ci m’a promis de « s’informer et de s’occuper de la question ». Il allait me recontacter pour me dire ce qu’il en est. J’attends toujours….

    Ce manque de correction et de respect est condamnable. Et ce n’est pas la première fois que l’ambassade refuse de nous recevoir. Elle l’a déjà fait le 13 mai au moment où le comité de soutien à Zakaria Moumni avait organisé un rassemblement pour interpeller l’ambassade.

    Cette attitude n’empêchera pas le comité de soutien de continuer son combat pour rendre justice à Zakaria et nous promettons à monsieur l’ambassadeur que nous ne lâcherons rien.

    Le comité « Libérez Zakaria Moumni »

    La famille Moumni, représentée par Mme Taline Moumni
    L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)
    L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH-Maroc)
    Les Amis de l’AMDH-Paris
    Le Forum Marocain Vérité et Justice-Section de France (FMVJ-France)
    L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
    L’Association des Marocains en France (AMF)
    La Voie Démocratique (VD)
    Le Parti de l’Avant-garde Démocratique et Socialiste (PADS)
    Le Forum pour la Solidarité et la Citoyenneté des Marocains à l’Etranger (FSCME)
    Le Parti Socialiste Unifié (PSU)
    AFD-France
    MRE International
    ---------------------------------------

    Comité « Libérez Zakaria Moumni » Paris, le 13 septembre 2011
    5, rue le Tasse 75016 Paris

    Objet : Demande d’audience Monsieur l’Ambassadeur

    Le Comité « Libérez Zakaria Moumni », constitué de plusieurs organisations des droits de l’Homme et de l’immigration marocaine, est très préoccupé de la situation faite au jeune marocain, Zakaria Moumni, champion du monde de Light Contact qui est incarcéré au Maroc après avoir été condamné le 4 octobre 2010 à 3 ans de prison ferme dans un procès monté de toutes pièces et où les droits élémentaires de la défense n’ont pas été respectés. Monsieur l’Ambassadeur, Le Comité de soutien vous prie de bien vouloir lui accorder une audience le jeudi 22 septembre 2011 à 15h. La délégation qui sera composée de Mme Taline Moumni, épouse de Zakaria Moumni, et de quelques représentants d’associations du comité souhaite vous faire part des éléments de ce dossier et vous exprimera sa préoccupation quant aux conditions de détention du champion marocain. Dans l’attente de votre réponse, veuillez croire, Monsieur l’Ambassadeur, en nos sentiments distingués.

    Pour le Comité Ayad AHRAM Secrétaire général de l’ASDHOM
    Tél. 06 03 67 79 47

    jeudi 27 janvier 2011

    Avocat, j'ai fait condamner la France pour ses prisons


    Ce jeudi, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France par deux fois pour l'indignité de la vie dans ses prisons. Un détenu protestait contre ses conditions de détention, l'autre pour des fouilles à nu « quatre à huit fois par jour », filmées au caméscope.
    La CEDH a considéré qu'il s'agissait là de traitements inhumains et dégradants. Elle en a profité pour regretter que le placement d'un détenu en cellule disciplinaire ne pouvait faire l'objet, en France, d'un « recours effectif ».
    Il y a un mois, Me Etienne Noël, avocat au barreau de Rouen, avait remporté une victoire importante sur ce terrain. Cette fois devant la justice administrative française : la cour administrative d'appel de Douai, le 9 décembre 2010, a considéré que 38 détenus enfermés à la maison d'arrêt de Rouen (Haute-Normandie) avaient été détenus dans des conditions portant atteinte à leur dignité, confirmant un jugement du tribunal administratif de Rouen.
    Rue89 a proposé à Me Etienne Noël de revenir sur cette bataille qu'il mène de longue date devant la justice française. Voici sa tribune.
    Chloé Leprince

    Par Etienne Noël, Avocat,Rue 89, 20/1/2011
    Le juge administratif estime dorénavant, de façon constante, que le fait d'être incarcéré à deux ou trois dans une cellule de 10 m2 aux murs dégradés, humides, ruisselants de condensation le matin et munie de toilettes non séparées du reste de la pièce et non dotées d'une aération spécifique (contraignant les occupants à les utiliser sous les yeux des codétenus en leur infligeant bruits et odeurs), constitue une atteinte non sérieusement contestable à la dignité inhérente à la personne humaine.
    Cette décision vient consolider un mouvement de fond qui a pris naissance, durant l'année 2004, lorsqu'il a été imaginé de faire rentrer un expert en prison afin de constater quelles étaient les conditions de détention des personnes détenues dans les maisons d'arrêt.
    Par la suite, d'autres procédures du même type ont été initiées en France, en particulier à Rouen, à la fin de l'année 2005, à l'initiative d'une personne détenue dans la maison d'arrêt Bonne Nouvelle.
    A cette époque, rares étaient les détenus, pourtant usagers du service public pénitentiaire (le seul, avec l'hôpital psychiatrique, que les usagers utilisent contre leur gré), qui acceptaient de se lancer dans une telle procédure ; en effet, ils craignaient de se heurter à la prison et de subir des représailles ou que leur dossier pénal en subisse les conséquences.
    Malgré cela, un détenu rouennais, incarcéré depuis plus de deux années, a osé faire déposer par son avocat une requête aux fins de constat de ses conditions de détention au sein de la maison d'arrêt de Rouen. 

    Les toilettes dans les cellules, une « humiliation »
    L'expertise, réalisée au mois de novembre 2005, a donné lieu à un rapport, rédigé par deux experts – un architecte et un médecin hygiéniste – faisant état de très importants risques sanitaires liés à l'utilisation commune des toilettes par les trois détenus enfermés dans les cellules, ainsi qu'une atteinte à la dignité inhérente à la personne humaine pour cette même raison.
    En l'espèce, les W.-C. présents dans les cellules, qu'ils soient munis d'une porte à double battant ou séparés de la cellule par un muret, laissent néanmoins passer bruits et odeurs, contribuant ainsi à une humiliation de la personne qui les utilise et à une gêne importante des codétenus.
    Le rapport a ainsi pointé un « risque de transmission interhumaine de germes pathogènes d'origine fécale (virus de l'hépatite C, B, salmonelles, virus des diarrhées épidémiques tels que la gastro-entérite, etc.), mais aussi, risque de transmission de pathogènes broncho-pulmonaires par transmission aérienne », d'autant plus important, en hiver, du fait de l'impossibilité d'ouvrir la fenêtre en raison du froid.
    L'utilisation d'appareils chauffants non contrôlés, non munis d'évacuation des gaz, expose au risque d'intoxication au monoxyde de carbone et au risque d'incendie. Le règlement sanitaire départemental s'applique bel et bien non seulement aux habitations individuelles mais aussi à tous les lieux de vie de l'homme.
    Le risque de contracter une infection digestive ou pulmonaire à partir d'un sujet malade est donc bien majoré dans les conditions actuelles de détention à la maison d'arrêt de Rouen, comparativement à la vie civile.
    Suite à ce rapport, un premier jugement a été rendu par le tribunal administratif de Rouen, le 27 mars 2008, condamnant l'Etat. Cette décision fut suivie de quelques autres, rendues par les tribunaux administratifs de Nantes et de Rouen, cette dernière décision étant confirmée en appel par la cour administrative d'appel de Douai, le 12 novembre 2009. Cette dernière juridiction a en effet considéré que la situation était inchangée au sein de la maison d'arrêt de Rouen quant à l'indignité des conditions de détention.

    Plusieurs maisons d'arrêt entament des procédures
    Toutefois, ce n'est que depuis le début de l'année 2010 que, véritablement, la mise en cause de la responsabilité de l'Etat en raison des conditions de détention va exploser. En effet, outre Rouen où se met place une procédure massive regroupant, dans un premier temps, 38 détenus, anciens ou actuels, de la maison d'arrêt Bonne Nouvelle (qui seront par la suite beaucoup plus nombreux), d'autres procédures sont initiées à Caen, Grenoble, Clermont-Ferrand, Liancourt, etc. afin de dénoncer l'indignité des conditions de détention.
    Les maisons d'arrêt parisiennes n'échappent pas à cette vague de recours. Ainsi, la maison d'arrêt de Fresnes a fait l'objet d'une expertise entre les mois d'octobre et novembre 2010, visant plus particulièrement les cellules destinées à recevoir des détenus handicapés.
    Une procédure similaire concernant des détenus valides est en cours, visant la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis ; il s'agit ici de dénoncer les conditions de détention des personnes incarcérées dans cet établissement, pourtant récent mais qui se trouve d'ores et déjà dans un état de dégradation avancé.

    Peu importe le nombre de places dans les prisons
    Cet exemple est symptomatique : en effet, Fleury-Mérogis est l'illustration même de l'absurdité que représente la construction de grands ensembles pénitentiaires destinés à multiplier le nombre de places de prison, toujours plus, encore et encore…
    Quel que soit le nombre de places de prison qui seront construites, il y a gros à parier qu'à terme, celles-ci seront remplies au-delà des capacités, tellement la logique de l'enfermement est dominante en France, depuis de très nombreuses années, jusqu'au paroxysme actuel.
    Les maisons d'arrêt neuves, ouvertes vers 2005 (Liancourt, Meaux-Chauconin, etc.) sont déjà pleines au-delà de leurs capacités, alors que les cellules ont été conçues, à l'origine, pour un encellulement individuel !
    Quoiqu'il en soit, plus d'une centaine d'autres personnes actuellement détenues au sein de la maison d'arrêt de Rouen ou l'ayant été récemment, ont également saisi le juge administratif afin d'être indemnisées du préjudice moral subi du fait de leur enfermement dans de telles conditions ; gageons que le mouvement amorcé ne s'arrêtera pas de sitôt !
    A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
    ► Mort en prison, Justin, 77 ans, ne savait plus pourquoi il était là
    ► Rouen : l'Etat condamné pour les cellules indignes de sa prison
    ► Tous nos articles sur les prisons
    http://www.rue89.com/2011/01/20/des-detenus-se-retournent-contre-les-indignes-prisons-francaises-186607

    vendredi 7 janvier 2011

    COMITÉ DE SOUTIEN À CHRISTIAN JACQUIAU : UN COMBAT POUR LA LIBERTÉ D’INFORMER

     MOBILISATION CITOYENNE CONTRE LES POURSUITES DE MAX HAVELAAR FRANCE
    Par le comité de soutien à Christian Jacquiau,
    Appel à solidarité
    L’association Max Havelaar France a assigné Christian Jacquiau, économiste, journaliste et écrivain (Les coulisses de la grande distribution, 2000 – Les coulisses du commerce équitable, 2006), pour diffamation suite à la publication d’un article titré « Commerce équitable : un attrape-bobo ? » publié dans l’Echo des savanes en juin 2008.
    Dans cette interview Daniel Audion, qui se révélera être la fausse identité derrière laquelle s’est dissimulé un faux journaliste se présentant lui-même comme imposteur professionnel, prête à Christian Jacquiau des propos (« Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves ») qu’il n’a jamais tenus. Ni dans ses livres, ni lors des nombreuses interviews qu’il a accordées sur le sujet, ni lors de ses nombreuses conférences, débats ou forums auxquels il a participé.
    Max Havelaar a obtenu sa condamnation le 21 juin 2010.
    Homme de convictions, de débats, de dialogue et de liberté, Christian Jacquiau a décidé de faire appel, car il n’est pas question pour lui d’accepter une sentence rendue dans un tel contexte.
    Mais faire appel coûte financièrement très cher face aux moyens dont dispose l’association Max Havelaar France, dotée ces dernières années par l’État français de très confortables subventions.
    En appel, Max Havelaar France demande au Tribunal de confirmer la condamnation de Christian Jacquiau et de le débouter de toutes ses demandes. Comme en première instance, Max Havelaar France lui réclame 100 000 € de dommages et intérêts, des publications, des frais de justice… auxquels l’association de commerce équitable ajoute une demande de condamnation aux entiers dépens de la première instance et de l’appel.
    En tout, Christian Jacquiau risque actuellement d’avoir à débourser près de 150 000 € , frais d’avocats compris !
     UN COMBAT POUR LA LIBERTÉ D’INFORMER
    Sur son site Christian Jacquiau explique sa motivation à mener ce combat jusqu’au bout :
    « On sait comment la rumeur, le discrédit, l’intimidation, la pression financière alimentent l’auto-censure, la plus efficace des censures. Les sommes astronomiques qui me sont réclamées, l’exécution provisoire exigée aujourd’hui par Max Havelaar sont autant d’arguments qui auraient pu m’amener à jeter l’éponge.
    Je suis prêt à débattre, à répondre de mon livre, de son contenu, à expliquer, à justifier, à commenter, à argumenter, à reconnaître la moindre erreur si quelqu’un me démontre qu’il en contient une, mais je n’accepterai jamais d’être condamné dans un tel contexte, reposant sur une interview totalement bidonnée.
    Condamné au moment même où des journalistes sont cloués au pilori et se font traiter de « trotsko-fascistes » pour avoir déplu aux puissants en tentant d’exercer leur métier tout simplement, je mènerai jusqu’au bout ce combat pour la liberté de la presse, la libre expression des individus, contre la censure des puissants et du pouvoir de l’argent, pour le droit à l’information des citoyens et à la critique ».

    CRÉATION D’UN COMITÉ DE SOUTIEN
    Nous connaissons Christian Jacquiau. Durant ces dernières années, nombre d’entre nous ont travaillé avec lui après la parution de ses deux livres, au cours de nombreuses interventions publiques, dans le cadre de l’éducation populaire notamment.
    Christian Jacquiau n’a jamais tenu de propos calomnieux.
    Nous sommes scandalisés d’une part par le déroulement de cette affaire et d’autre part par sa condamnation.
    Nous avons constitué un « Comité de soutien à Christian Jacquiau » afin de diffuser l’information, susciter le maximum de signatures et de soutiens et de demander l’arrêt immédiat des poursuites de la part de Max Havelaar.
    Nous agirons sans relâche jusqu’à ce que la vérité soit établie et que soit reconnue la probité de Christian Jacquiau.

    Pour soutenir Christian Jacquiau :
    -> Vous pouvez rejoindre le Comité de soutien et signer ici la pétition qui réclame l’abandon des poursuites de Max Havelaar France contre Christian Jacquiau.
    -> Vous pouvez contribuer aux dépenses juridiques engagées par Christian Jacquiau en envoyant un chèque au Comité de soutien. Instructions à télécharger ici.
    Signer la pétition
    Pour signer et voir les noms des signataires, et avoir d'autres informations, cliquez ici..

    mercredi 9 juin 2010

    SMESI : Tairi condamne les emprisonnements

    Condamnation, des ouvriers à de la prison ferme au 07/06/2010
    nous soutenons sans faiblir leur combat
    jusqu'à une alternative décente et acceptable de leur situation
    et quant au suivi de leurs revendications et trajectoire juridictionnelle
    esp/Tairi
    Libertés Culture
    Collectif Solidarité Militants21

    lundi 31 mai 2010

    Communiqué du collectif national pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens

    31/5/ 2010 – Pour diffusion immédiate
    Gaza assiégée, pacifistes assassinés… Israël, criminel !
    Dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée israélienne a attaqué sauvagement la « Flottille de la liberté » pour Gaza, à bord de laquelle 700 militants internationaux et qui convoyaient 10 000 tonnes d’aide pour la Bande de Gaza sous blocus israélien. Selon les informations à notre disposition, plus de 19 militants ont été tués lors de l’attaque et des dizaines on été blessés.
    Le Collectif National pour une Paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens condamne fermement cet acte odieux qualifiable de « crime de guerre ». Contrairement aux mensonges véhiculés par les autorités israéliennes, les militants étaient désarmés, pacifiques, l’ensemble de la cargaison et des passagers ayant été inspectés par les services maritimes. Qui plus est les bateaux étaient dans les eaux internationales. Israël s’est comporté de manière criminelle et s’est rendu coupable d’un nouveau crime de guerre.
    Le Collectif National exige des autorités françaises qu’elles prennent une position à la mesure de la gravité des actes commis par Israël. A l’instar de ce qui se passe dans de nombreux pays européens, la France doit convoquer l’ambassadeur d’Israël en France pour l’informer des mesures de rétorsion prises par la France tandis que 7 Français sont à bord. Les autorités françaises doivent en outre exiger la libération de l’ensemble des passagers arrêtés et le libre accès de la cargaison humanitaire à Gaza.
    Le Collectif partage la douleur et l’inquiétude des familles des passagers, à propos desquels Israël refuse de donner la moindre information. Le Collectif rappelle sa solidarité avec la population de Gaza soumise à un siège inhumain et réaffirme son exigence de la levée immédiate du blocus illégal qui dure depuis plus de trois ans. D’une façon plus générale la preuve est apportée que les « leviers positifs » en direction d’Israël (comme sont admission au sein de l’OCDE il y a une semaine) l’encourage dans sa politique dévastatrice de la paix et du droit. Seule la fin de son impunité peut permettre d’amener Israël à la raison. Plus que jamais la suspension de l’accord d’association UE-Israël s’impose.
    En France et dans le monde, de multiples initiatives de protestation s'organisent. Nous appelons à
    Les organisations du collectif signataires :
    AFD
    AFPS
    Les Alternatifs
    Alternative Libertaire
    Américains contre la Guerre - AAW France
    Anecr (association nationale des élus communistes et républicains)
    ATMF
    Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix
    CBSP
    Cedetim/IPAM
    CICUP
    CCIPPP
    Collectif Faty KOUMBA : Association des Libertés, Droits de l'Homme et non-violence
    La Courneuve-Palestine
    CJPP5
    CMF
    CNT
    CPPI
    Les Femmes en Noir
    FSU
    Génération Palestine
    GUPS - Union Générale des étudiants de Palestine
    LIFPL
    MPEP
    MRAP
    NPA
    Organisation Femmes Egalité
    PSM
    PCF
    Parti de Gauche
    PCOF
    UJFP
    Union syndicale Solidaires
    Les Verts
    Organisation appelant au rassemblement : FSU
    Les autres organisations signataires :
    Collectif iranien contre la guerre, Tadamon, Collectif Palestine Paris 8, Collectif Palestine Paris 13, Collectif Palestine Paris 7, Collectif Palestine Paris UPMC, ACORT, AJPI