Ils ont été poursuivis bien que la Constitution garantisse le droit à la protection de la vie privée
La combinaison de ces trois éléments – un État qui
applique des lois sur la sodomie, un système judiciaire qui prive le
prévenu d'un procès équitable et les préjugés sociaux liés à
l'homosexualité – constitue une formule infaillible pour nuire à des
vies humaines
(Rabat) – Deux hommes accusés d'activités homosexuelles consensuelles purgent actuellement des peines de prison au Maroc à l'issue d'un procès qui semble avoir été inéquitable, ont déclaré aujourd'hui Human Rights Watch et Aswat, une groupe marocain de défense des minorités sexuelles.
Le Tribunal d'instance de la ville méditerranéenne d'Al-Hoceima a déclaré les deux accusés coupables de sodomie, à l'issue d'un procès très court qui s'est tenu cinq jours seulement après leur arrestation le 13 décembre 2014. Ils ont été jugés coupables sur la base d'« aveux » faits, selon la police, lors de leur détention mais qu'ils ont ensuite rétractés devant le juge. Le tribunal n'a appelé aucun témoin à la barre. Une Cour d'appel a confirmé le verdict le 30 décembre.
