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jeudi 3 octobre 2013

Un cours de philo dans le plus beau pays du monde

Dans un petit square de la capitale marocaine, épargné par le béton, des lycéens et des collégiens ont eu la brillante idée d'improviser une Agora, afin de parler philosophie. Armés de leurs livres, de leur calepin et de leur stylo ou simplement de leurs oreilles, ils étaient venus en petit nombre. Une cinquantaine tout au plus, dont certains hauts comme trois pommes, n'avaient pas plus de treize ans.

Salah Elayoubi
A peine entamé, le cours est perturbé par l'arrivée d'une escouade d'intellectuels à képis et à visières, j'ai cité les forces auxiliaires, en salopettes vertes traditionnelles. -«La philo kessek ça ? Quesako ? Un nouveau mouvement politique ? Encore une invention de tous ces chevelus et ces bluejeaneux pour semer la « Siba », le désordre ! »
Quelqu'un filme subrepticement la scène qui s'enflamme soudain. Comme d'habitude, les jeunes étudiants ont droit aux pires insultes et aux menaces de Mokhaznis, très peu férus de mondanités, avec des interpellations sonores du style.
-"Noud jma3 rassek ! Dar dial bak hadi oulla ?! », ce qui, à peu de choses près, signifie : Lève-toi et dégage, tu te crois dans la maison de ton père ?
Un autre ordre fuse :
Yallah, sir tkaoued ! » Détournement sémantique dont la langue arabe a le secret et qui consiste à ordonner à son vis-à-vis de décamper, en l'invitant à aller jouer les entremetteurs ailleurs.
Nous sommes à mille lieux de la Grèce antique et de toute philosophie, vous en conviendrez.
Alors que les émules de Socrate ferraillent avec les sbires du Makhzen, pour les convaincre de l'innocence de la réunion, d'autres plus sarcastiques en invitent quelques uns, à profiter du cours gratuit. Soudain, ô divine surprise, à la minute 1:08, une vieille connaissance fait son apparition. Devinez qui ? Je vous le donne en mille, le voleur de sac de Younes Derraz qui continue de sévir en toute impunité. On savait « notre ami » prompt à être de tous les coups fourrés, chaque fois qu'il s'agit de bastonner et de disperser.
Pour rappel, l'homme, un officier de police en tenue avait, lors de la célébration par le « Mouvement du Vingt février », à sa manière, de la fête du trône, le 22 août 2012, à Rabat, face au parlement, arraché au célèbre militant, son sac contenant une caméra et quelques effets personnels avant de disparaître. Une scène filmée par nombre de photographes de presse, présents ce jour-là, sur place. Notre héros arbore la même moustache, le même air d'en avoir deux, les mêmes pommettes saillantes et le même talkie-walkie.
Important le talkie-walkie. Il permet entre deux crachotements, de recueillir les ordres de ses supérieurs, mais également de les répercuter à ses sous-fifres. Et puis sait-on jamais, il pourrait prendre à ces dangereux révolutionnaires l'idée de prendre d'assaut le Palais royal à quelques encablures de là, le parlement, la radio télévision, la préfecture de police et que sais-je encore ? Un coup d'Etat est si vite arrivé ! Alors vous pensez, un talkie-walkie c'est si utile. Ca peut alerter la Brigade Légère de Sécurité et ses chars, la gendarmerie et ses hélicoptères, sans oublier qu'on peut s'en servir pour marteler quelques têtes de militants !
De l'Agora à la "Hogra", il n'y avait qu'un pas que le Makhzen dans sa proverbiale stupidité n'a pas hésité à franchir ! Normal la philo, tout le monde vous le confirmera, c'est antinomique de la dictature. Trop dangereux !
Une fille hurle, un garçon proteste contre la bousculade. Les apprentis philosophes « récalcitrent », « locutent » entre eux et se concertent avant d'aller s'asseoir, quelques mètres plus loin, déterminés à en apprendre un peu plus, sur cette matière qui terrorise tant les tyrans et leurs appointés !
On entend l'un des étudiants interpeller les policiers :
-« De quel droit, je dois évacuer, dites-moi seulement de quel droit et en vertu de quelle décision écrite, je devrais m'en aller d'ici ? »
L'histoire ne se termine pas comme le moustachu de service ou ses supérieurs l'avaient imaginée, car nos jeunes, armés de leur seule détermination ont réussi à faire plier les MIG, les « Men In Green », dont on sait qu'ils sont à la philosophie ce que la soupe de fèves, la fameuse « Bissara », est à la conquête spatiale. Vaincus, ceux-ci battent en retraite. Pas trop loin, histoire de ne pas perdre la face. Les bras croisés ils regardent le cours reprendre. Pour une fois, force est restée à l'Agora !

Vidéo de la scène, publiée sur Youtube samedi 28 septembre 2013 
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Rappel : http://www.demainonline.com/2012/08/24/le-policier-cambrioleur-identifie-grace-a-une-photo/
 

mardi 12 février 2013

Routine des forces du désordre et du vol

  • Par demainonline, 12/2/2013

Selon un rapport, les forces de l’ordre ont bien volé et pillé la ville de Beni Bouayach

Les "forces de l'ordre" lors des événements de Beni Bouayach (photo DR)
Les « forces de l’ordre » lors des événements de Beni Bouayach (photo DR)
Selon le quotidien Al Massae, la Commission régionale des droits de l’homme d’Al Hoceima, qui dépend du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a remis au président de ce dernier, Driss El Yazami, un rapport accablant qui prouve que les forces de l’ordre ont volé, cambriolé et pillé les commerces lors des événements de Beni Bouayach et des bourgs environnants de l’année dernière.
Le rapport parle de « dépassements dangereux ». Les forces de l’ordre, du désordre dans ce cas, auraient tout piqué sur leur passage, cassant du manifestant mais s’en prenant spécialement aux biens des commerçants qui étaient étrangers aux manifestations.

Ce comportement n’est pas accidentel. L’année dernière à Chlihat, près de Larache, des commerces avaient été pillés par les policiers, comme on peut le voir dans cette vidéo publiée par Demain. En août de la même année on a vu comment l’activiste pro-démocratie Younès Derraz était cambriolé dans l’avenue Mohamed V de Rabat par un policier dûment identifié, photo du larcin à l’appui.
L'officier de police s'enfuit avec le sac de Younes Derraz. Elle est belle la police marocaine (Photo DR)
L’officier de police s’enfuit avec le sac de Younès Derraz. Attrapez le voleur ! (Photo DR)
Quelques jours plus tard, le fondateur de Demain, Ali Lmrabet* était également agressé et cambriolé par trois policiers en pleine rue, à Tétouan. Les trois policiers qui sont connus et identifiés n’ont jamais été inquiétés par leur hiérarchie. Même après la promesse du ministre de la justice, Mustapha Ramid, d’enquêter à ce sujet…
Dans ce pays, l’information ce n’est pas que des policiers marocains volent ou cambriolent, c’est la coutume ici ; l’information serait que l’Etat ou sa boutique droithommiste, le CNDH, mettent de l’ordre dans cette écrurie d’Augias. Et c’est pas demain la veille que cela arrivera.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=25247   


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  Par Ali Lmrabet, demainonline

  *Comment j’ai été agressé, cambriolé et privé de ma CIN par des policiers marocains

Opinion. Je vous le disais (hier), avec cette histoire d’ivrogne et de police qui refuse de venir constater une agression chez moi, des choses bizarres me tombent dessus depuis quelques mois sans que, jusqu’à aujourd’hui, je ne comprenne le sens.
reportage.Ces précisions peuvent paraître futiles, mais elles sont im
Des décisions incompréhensibles de l’administration, dont je raconterai plus tard les détails, puis, aujourd’hui, une agression caractérisée par trois membres de la police en civil qui m’ont non seulement frappé gratuitement et jeté par terre (quel courage ! Se mettre à trois pour agresser une seule personne) mais ils m’ont cambriolé emportant 200 DH (moins de 20 euros) et ma carte d’identité nationale.
Que s’est-il passé ? Vers 1H30 du matin, je suis sorti pour faire ma promenade habituelle. A un moment, je me suis arrêté près du marché central de Tétouan, à quelques mètres de chez moi, devant l’étalage d’un vendeur ambulant de fruits. Je voulais acheter des pommes.
Je n’étais pas « sekrane » (ivre). Manque de pot pour ceux qui manient ces ficelles, on est en plein mois de Ramadan ; et puis je ne bois pas (demandez au patron de la DST, Abdellatif Hammouchi, qui a l’habitude de fouiller dans mes poubelles). Je n’étais pas non plus accompagné d’une pute ou d’un petit garçon. Je n’étais pas en train de cambrioler ou d’agresser quiconque. J’étais seul et j’achetais des pommes. C’est tout. J’ai oublié de préciser que je ne manifestais pas dans la rue, l’heure tardive ne s’y prêtait pas vraiment et je n’étais pas en train de faire un
portantes pour couper court à toute postérieure justification de ces voyous qui se cachent derrière l’uniforme de la police.
Pour une raison dont je ne suis pas en mesure d’en expliquer les contours, trois policiers qui cassaient violemment les étals des vendeurs ambulants se sont approchés et sans crier gare se sont balancés sur moi. Insultes, coups de poing au ventre, prise d’étranglement etc…. Avec les habituels « din mouk », « din bouk », « zamel » (pédé), « on va t’éclater la gueule », etc.
Sur la centaine de personnes présente, je suis le seul à avoir été cogné…
J’ai crié : « mais pourquoi vous me frappez ? ». En guise de réponse un policier m’a fait un coup de ciseaux qui m’a fait tomber par terre. Puis il a introduit sa main dans les poches de mon pantalon et les a vidées. Il a pris un petit trousseau de clefs, mon portable, ma CIN et un billet de 200 DH, de l’argent que je prends sur moi au cas où.
Pas content pour le maigre magot, le policier qui m’a fait le coup de ciseaux a violemment jeté le portable qui a rebondi sur mes parties génitales puis s’est débarrassé des clefs. Mais il a gardé ma CIN et surtout les 200 DH.
Alors que j’étais par terre, un autre policier a essayé de me frapper au visage, puis il m’a traîné plus loin et m’a plaqué au mur. Comme ces flics voyous vivent constamment dans le marigot, je ne peux reproduire le nombre d’insultes qu’ils ont déversé sur moi.
A la fin, sûrement rassasiés, les trois membres des « forces de l’ordre » sont partis. Comme si de rien n’était.
L’agression et le cambriolage ont été vus par des dizaines de personnes. Et toute cette scène a eu lieu devant leur officier, un monsieur bedonnant et en uniforme blanc. Je l’ai alors interpellé : « Vous avez tout vu et vous n’êtes pas intervenu. Pourquoi et pour quelle raison vos hommes m’ont agressé ». J’ai répété quatre ou cinq fois la même question. Sa réponse : « Tu cherches des problèmes toi ».
« Mais vous devez faire un PV de police pour expliquer cette agression, vous auriez dû m’arrêter », lui ai-je lancé. Rien. L’officier est monté dans une voiture de service de la police portant l’immatriculation 181873, et il est parti.
J’ai cherché mes courageux agresseurs parmi la foule. Je les ai vite repérés. Je me suis dirigé vers le flic voleur qui m’a piqué ma CIN et mes 200 DH. J’ai exigé qu’il me les rende. Il a fait un geste avec la main comme s’il voulait m’abattre, son copain est venu me voir et m’a lancé d’autres « din mouk », m’a menacé de mort, m’a traité encore de « pédé » et m’a conseillé d’aller « voir Benkirane pour récupérer ta CIN ».
J’ai alors commencé à hurler.  Si j’avais commis un délit, la police devait m’arrêter sur le champ et faire un PV d’audition, leur ai-je lancé. Comme j’insistais, les trois policiers accompagnés d’autres collègues sont partis pressant le pas vers le cinéma Monumental. Je les ai suivis pour mémoriser leurs visages.
Puis, j’ai pris un taxi et je me suis rendu à la préfecture de police pour déposer plainte.
Je passe des péripéties pour que la police accepte de faire un procès verbal d’un citoyen accusant d’autres policiers d’agression et de vol. Le plus rigolo c’est la question pressante du préfet de police, arrivé sur les lieux, qui m’a demandé avec insistance si je n’avais pas perdu ma CIN et mes 200 DH « en tombant ». Je lui ai répondu  que cela aurait été possible si son policier n’avait pas introduit auparavant sa main dans ma poche.
Finalement, le préfet a consenti à faire un PV. Une décision apparemment difficile.
Mais, durant mon audition l’inspecteur chargé de prendre mes déclarations s’est levé à plusieurs reprises, fâché par la crudité de mes propos (il fallait bien reproduire que ses collègues m’ont traité de « zamel », ont insulté ma défunte mère et mon vieux père avec des mots orduriers), ou parce que je n’étais pas d’accord avec l’interprétation qu’il donnait à mes propos.
Cet inspecteur a bien essayé de trouver des contradictions dans ma version, mais il a vite déchanté. Il n’y en avait pas. C’est pas aux vieux singes qu’on va apprendre à faire la grimace.
Et ce n’était pas fini. A la fin de mon audition, l’imprimante du commissariat a refusé d’imprimer le procès verbal. Deux officiers de police ont dû s’y prendre à plusieurs reprises, et durant longtemps, avant que, miraculeusement, le texte ne soit finalement imprimé. Une vieille ficelle policière pour permettre à des personnes occultées derrière d’autres bureaux du commissariat de relire tranquillement le texte avant la signature de la victime.
Pour preuve, avant que l’imprimante ne se mette à fonctionner, l’inspecteur-auditeur qui avait quitté les lieux est revenu pour rajouter une phrase : je ne vois aucun signe de violence, a-t-il écrit. Voulez-vous que je me déshabille pour que vous puissiez constater les coups ? lui ai-je demandé. Réponse : non.
A la fin, ultime contrariété, alors que la loi l’y oblige, le policier n’a pas voulu me donner le numéro de la plainte. L’inspecteur en charge de la permanence étant parti. « Revenez plus tard », m’a-t-il conseillé. J’ai répondu : « Faites ce que vous voulez avec ce PV. D’ailleurs tout cela c’est du cinéma ». Et je suis parti.
Maintenant, les policiers de Charki Draiss, digne héritier de Driss Basri (pourtant je n’ai jamais été agressé du temps de Basri) peuvent dire ce qu’ils veulent, trouver toutes les justifications possibles et imaginables, mais du moment qu’ils ont refusé de m’embarquer quand ils m’ont agressé, et de faire un PV de police par la suite, ils se sont privés de toute justification postérieure. Certes, ils peuvent nier ou chercher des témoins « providentiels » qui diront ce qu’ils leur voudront qu’ils disent, mais ces trois flics voyous en civil et leur complice de chef en uniforme sont dans la merde.
Si j’avais commis un crime ou un délit ou si je les avais insultés, si j’avais refusé de présenter une pièce d’identité pour m’identifier lors d’un contrôle d’identité, un « motif » d’arrestation comme ils disent dans le jargon policier, ils m’auraient embarqué et leur agression aurait été en partie justifiée. Mais je n’ai commis aucun impair, aucun délit et je connais trop cette racaille corrompue, pour la voir à l’oeuvre chaque jour dans mon pays, pour être sur mes gardes tout le temps.
Je sais, nous savons que ces trois policiers voyous et leur chef ne vont pas être punis ou même admonestés. Le préfet et ses supérieurs vont trouver la bonne solution, la « hila », pour dédouaner leurs hommes. Je ne me fais aucune illusion à ce sujet. Mais cette histoire démontre qu’avec ou sans nouvelle constitution, qu’avec ou sans gouvernement « issu », zaâma !, des urnes, ce pays est resté le même. Une dictature couronnée. Des citoyens peuvent se faire arrêter, violenter, et maintenant cambrioler, en toute impunité, par ceux-là même qui ont la charge de lutter contre le crime.
Et qu’on ne me dise pas que les forces de l’ordre ne cambriolent pas. Nous savons tous comment les habitants de Laâyoune, Dakhla, Smara, Taza et Beni Bouayach ont été volés, cambriolés et massacrés par les forces de l’ordre lors des récents troubles dans ces régions.
Dans les prochains jours, on va voir comment dans ce pays, où existe un ministère de la « justice et des libertés », la justice va traiter cette affaire.
Hier, un baltagi ivrogne, bouteille de vin en main (en plein mois de Ramadan !), a attaqué ma maison vers 1h00 du matin. En dépit de mes plaintes réitérées auprès de la préfecture de police, aucun élément des forces de l’ordre n’a daigné se présenter chez moi.
Coïncidence ?

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=20034

samedi 12 janvier 2013

Appel à manifester dans tout le Maroc le 13 Janvier نداء يوم 13 يناير 2013 للتظاهر بكل المدن المغربية

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Des affiches pour la manifestation générale du 13 janvier 2013 au Maroc.
Dénonçons la dictature de Mohamed 6 et sa médiocre Mafia.
Des affiches pour la manifestation générale du 13 janvier 2013 au Maroc.
Dénonçons la dictature de Mohamed 6 et sa médiocre Mafia.
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Un appel à manifester dans tout le Maroc est lancé pour le 13 Janvier.
J'adhère, je soutiens, je suis solidaire ... avec tous les appels à manifester anti régime makhzénien dictateur et pour l'instauration d'un véritable régime démocratique respectant les droits humains des citoyens.
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أرجــو دعــم الصفحة يا أحــــرار
http://www.facebook.com/MarocRevolutionGeneralCommission
ثـورة الـحـريـة 13 يـنـايـر في المغرب

Je soutiens la page y a une révolution de résolution
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Enver Ben Abdallah fb


Collectif des militants du Maroc de l’Immigration d’Action et de Lutte !


Appel à la mobilisation pour la manifestation générale de soutien au soulèvement populaire pour le 13 Janvier 2013.


Nous militants de la communauté marocaines nous appelons nos ressortissants à sortir partout pour soutenir la cause du peuple marocain !


Notre solidarité avec les prisonniers politiques progressistes, révolutionnaires, syndicalistes : du Mouvement du 20 Février, du Mouvement Etudiants UNEM, de l’ANDCM !


Nous dénonçons avec vigueur le Régime National, anti Démocratique, anti Populaire comme classe dominante, dépendante de l’Impérialisme.


1.) Nous soutenons les luttes de masses populaires et leur aspiration au changement minimal qu’est la chute du Régime en place !


2.) Le Mouvement de masse populaire : Mouvement du 20 Février, 13 Janvier, Association Nationale des chômeurs, le Mouvement Etudiant et son légitime organisme, UNEM (autonome, de masse, progressistes, démocratique, militante, résistant ), comité de soutien de bases syndicale,


3.) L’arrêt de la répression de la torture et la poursuites des instances criminels,


4.) Dissolutions des Partis politiques et entre autres le PAM


5.) Fin de l’ingérence de l’Impérialisme au Maroc !


Nous somme pour un nouveau régime, National Démocratique Populaire : Démocratie Populaire directe des conseils des ouvriers et paysans, participation des consultations des masses populaires à la gouvernance du pays !
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Hier, j'ai discuté avec des amis 20fevristes à propos de l'appel du 13 Janvier. Ce que je retiens :

1) Qu'on le veuille ou pas cet appel a créé l'évènement. On en parle, en bien ou en mal mais on en parle
2) Tout citoyen ou groupe de citoyens a le droit de faire des appels à manifester pour une cause juste
3) Certains reprochent à cet appel un certain manque de clarté à propos de l'objectif de la manif et des personnes qui portent le projet. Ça se discute ...
4) Le même jour, le M20 Casa organise une manif à Sbata à 16h00

Bref, bon courage à toutes les initiatives qui ont pour objectif d'en finir avec le régime makhzen et d'instaurer la démocratie au Maroc. Nous serons présents à la manif du M20 Casa de Sbata le 13 janvier. De plus, ça coïncide avec le nouvel an Amazigh. Excellent.
Le M20 n'est pas mort, il va même, peut être, faire des petits !
 
Je suis M20, c'est inscrit dans mes gènes avant le M20, l'esprit M20 est en moi, le mythe M20 est désormais inscrit dans l'histoire du Maroc. Je suis fier de faire partie de ce mythe, je suis fier de porter l'esprit M20 en moi. Et après ? Et ensuite ? Et la suite à tout cela ? La suite sans toi n'a pas de sens. Le M20 sans chacun de nous n'est rien. Chacun de nous doit donner un plus pour recevoir beaucoup plus ... notre liberté et notre dignité.
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vendredi 30 novembre 2012

Younes Derraz a retrouvé son policier-voleur

Par Salah Elayoubi, 


L’activiste Younes Derraz jeté par terre par les policiers et le policier-voleur qui s’enfuit avec le butin. C’était lors de la manifestation du du 23 août 2012 (Photo DR) !
Qui n’a pas assisté à la première partie de la confrontation entre forces de l’ordre et militants du vingt février,  le dimanche 18 novembre, où il s’agissait de dénoncer l’enveloppe budgétaire du palais royal, aura raté un grand moment d’hilarité.

Afin de prévenir tout rassemblement devant le parlement, les policiers avaient fait de la prévention une priorité. Tous les rassemblements de plus de deux personnes ou ceux  des militants connus devaient être dispersés.
Sur la terrasse du BALIMA, le célèbre hôtel, le gérant, obéissant aux instructions de la maréchaussée, n’ a dressé qu’un minimum vital de tables et de chaises. La curiosité de nos compatriotes étant légendaire,  les autorités redoutaient de laisser derrière elles les témoins gênants de leurs exactions et de leur sauvagerie habituelle.
La scène s’ouvre sur cinq militants debout,  à l’ombre des splendides frondaisons des « Ficus Benjamina » de la terrasse du BALIMA. On reconnaît Younes Derraz et Hamza Mahfoud, entourés de trois autres militants inconnus. Un officier de police en grand uniforme s’approche, le talkie-walkie  crachotant. Il ordonne sèchement aux quatre militants de se disperser. On l’entend crier avec la délicatesse qui sied à notre police.
-         «  Sir Bhalek ! Yalla oua sir bhalek ! »
L’un des militants ne se le fait pas redire. Il bat en retraite. Impassible, Younes ne bouge pas. Hamza esquisse un mouvement de rotation puis se ravise. Le pandore qui devient carrément menaçant s’avance alors vers Younes. Pour toute réponse celui-ci, d’un calme olympien, a ces mots :
-         « Tu te souviens de moi ? »
   La conversation prend des allures surréalistes :


Younes Derraz affrontant le policier-voleur (Photo prise d’écran
« Non qui es-tu ? » demande le policier devenu  soudain prudent.

-         « Je suis celui à qui tu as pris le sac l’autre jour à la manifestation ! »
-         «  Non, non non ! tu dois faire erreur ! »
-         «  Si si ! insiste Younes,  j’ai même la photo ! Ne pourrais-tu me le rendre, à présent ?  »
Le policier qui bombait le torse jusque-là, histoire de distiller la peur, perd alors toute contenance. Il a la visière qui le démange. Il la gratte, soulève sa casquette pour s’aérer le front qui transpire. Plus question d’avancer, mais plutôt de battre en retraite, en se drapant d’un semblant de dignité. L’officier se retourne. Il aperçoit la caméra qui a tout saisi. Il est abattu !
-         «  Non non non tu te trompes ! »
Younes enfonce le clou, alors que le pandore pivote sur lui-même pour battre gentiment en retraite :
-         «  Tu vas me le rendre ? Dis ! »
-         «  Non non ! Tu fais erreur, ce n’est pas de moi qu’il s’agit ! »
-         « Si si ! Ta photo est parue dans les journaux »
Vidé de toute substance, l’homme en uniforme décide de tourner les talons, alors que Younès continue de le titiller et lui rappeler les faits qui ont valu à l’intéressé sa célébrité. Le bonhomme se retourne encore une fois et soulève la casquette qui lui enserre décidément bien trop fort la tête. Un dernier coup d’œil aux militants qui se sont regroupés, confortés par la confusion qu’ils ont semée dans l’esprit du voleur de sac.
Hamza  intervient à son tour, pour réclamer le retour de la musette. Espiègle et rieur, il lance :
-         «  Ta photo a paru dans les journaux ! elle a même paru dans les journaux français ! Une Chouha 3alamiya ! (Une honte internationale) »
On voit le policier redescendre, penaud, les quatre marches, qu’il avait gravies fièrement quelques minutes auparavant, investi de la mission de terroriser ses semblables. Il marmonne misérablement dans sa moustache.
Une centaine d’yeux ont suivi la scène. La caméra ne le montre pas, mais le policier bat piteusement en retraite, sous les quolibets des militants complètement hilares. Les  consommateurs et les quelques policiers en tenue d’intervention, médusés n’ont pas perdu une miette du spectacle. Notre homme disparaît en se grattant le derrière.
- «  Nous ne te battons pas de gaieté de cœur ! »


La suite est connue. Une chasse à l’homme impitoyable dans les rues avoisinantes avec des blessures à déplorer dans les rangs des militants. Au passage, quelques citoyens qui se trouvaient, par inadvertance,  sur la route de la charge policière, subiront également les foudres de la répression. Hamza s’en tirera avec de graves écorchures à la jambe ainsi que des contusions multiples qu’il doit, en partie à l’esprit revanchard du représentant du désordre, le policier-voleur !
Blessures au pied de l’activiste Hamza Mahfoud (Photo prise d’écran)
Salah Elayoubi
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=23108http://www.demainonline.com/?p=23108
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Le Maroc de "la force imbécile"
Cet homme sur la photo est un tortionnaire attitré ! A chaque manifestation qui se déroule dans la capitale ou les environs, il est de la partie. 
Ici, on le voit gifler violemment Hamza Mahfoud et lui maintenir la tête baissée, alors que l'officier de police lui assène des coups de talkie-walkie sur l'épaule et le crâne ! 
Sur le cliché de gauche, il contemple son oeuvre, après avoir participé à la bastonnade de Younes Derraz.
Les deux photos ont été prises, lors de la parodie de l'allégeance face au parlement !
Pourtant rien dans ses fonctions n'oblige cet ignoble individu, ce suppôt de la torture à procéder ainsi, son rôle devant se limiter à donner des ordres à ses forces auxiliaires !
Le peuple se souviendra !!!!
Cet homme sur la photo est un tortionnaire attitré ! A chaque manifestation qui se déroule dans la capitale ou les environs, il est de la partie.
Ici, on le voit gifler violemment Hamza Mahfoud et lui maintenir la tête baissée, alors que l'officier de police lui assène des coups de talkie-walkie sur l'épaule et le crâne !
Sur le cliché de gauche, il contemple son oeuvre, après avoir participé à la bastonnade de Younes Derraz.
Les deux photos ont été prises, lors de la parodie de l'allégeance face au parlement !
Pourtant rien dans ses fonctions n'oblige cet ignoble individu, ce suppôt de la torture à procéder ainsi, son rôle devant se limiter à donner des ordres à ses forces auxiliaires !
Le peuple se souviendra !!!!

vendredi 26 octobre 2012

Excellente fête à tous les prisonniers !...

 Par Salah Elayoubi,  26/10/2012
http://www.natureculture.org/wiki/images/8/87/RTEmagicP_Homo-erectus_Ryan-Somma-Flickr-cc-by-sa-2.0_txdam26385_dffb6e.jpg
Une pensée particulière, en ce jour de fête, à nos militants emprisonnés et que les ennemis de la liberté continuent de poursuivre de leurs assiduités criminelles jusque sur le lieu de leur détention.
Une pensée à tous ces prisonniers politiques, dont les adeptes de la servitude volontaire et de la dignité bridée prétendent qu'ils n'existent pas !
http://www.natureculture.org/wiki/images/e/e6/Les_2_sont_en_prison_aujourd%E2%80%99huio.jpg
Une pensée pleine de solidarité à tous les innocents qui végètent dans les prisons moyenâgeuses du Makhzen et à leurs familles privées de leur affection !
Une pensée solidaire aux laissés pour compte, aux misérables, aux exclus et à ceux que l'on a privés de leur dignité !
Il ne sera de véritable Aïd al-Kebir que le jour où nous nous serons débarrassés à tout jamais de la dictature !

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J'entame une grève de la faim de 24 heures en solidarité avec Samir Bradley, Tarik Rochdi et Youness Belkhdim, les 3 militants pacifiques du M20 Casa qui ont décidé de faire la grève de la faim en prison le jour même de l'Aïd, en solidarité également avec tous les prisonniers politiques et d'opinion au Maroc, avec tous ceux qui sont injustement dans les prisons makhzéniennes, privés de l'Aïd avec leurs familles. Plusieurs autres personnes que je connaisse font la grève de la faim aujourd'hui au Maroc ou à l'étranger pour la cause des prisonniers politiques et d'opinion au Maroc
Grand chapeau et grand bravo à Samir Bradley, Tarik Rochdi et Youness Belkhdim, les 3 militants pacifiques du M20 Casa qui ont eu l'idée de lancer une grève de la faim de 24 heures en solidarité avec les autres détenus le jour de l'Aïd. J'arrête ma grève bientôt. Cette grève ne m'a pas empêché de vivre joyeusement, avec ma famille, cette journée merveilleuse de fête. 
Je suis horrifié par l'injustice d'un régime qui détient en prison ces dizaines de jeunes. Ces jeunes là, doivent avoir des médailles d'honneur et non pas être en prison !!! Ils ont crié pour la justice, la liberté et l'égalité, ils ont offert leur jeunesse, leurs plus belles années pour compenser notre silence et notre peur !!! Ils se sont exprimé pacifiquement pour une cause juste !! Malgré mon extrême indignation et ma haine profonde de cette injustice, je ne permets pas à ce régime rétrograde de gâcher mes fêtes.
Il y a un an, jour pour jour, le militant du Mouvement démocratique du 20 février Kamal Hassani tombait. Repose-toi là où tu es. On ne t'a pas oublié.

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Farida Aarrass
  • Ali vient de m'appeler!!! ♥♥<3Il était 16h:19 son appel à duré 4 minutes.
    Il tenait à souhaiter une excellente fête à tout le monde.
    Il vous aime et l'a répété encore et encore!
    Je lui ai demandé comment il va moralement, il a répondu que son moral c'est du béton! :-)
    Je lui ai aussi demandé s'ils avaient droit à festoyer et il m'a dit qu'on a égorgé un mouton ce matin, mais qu'il restait à voir s'ils recevraient de la viande ou pas. Que l'année dernière on avait égorgé deux moutons mais qu'il n'avait rien reçu. Il dit ça en éclatant de rire. Son moral semble bon en effet.

    Il m'a informé qu'il reçoit les lettres qu'il se fait une énorme de joie de lire une par une et que c'est magnifique d'être ainsi soutenu.
    Ouais! Il faut continuer!

    À Stef il m'a chargé de te dire que tu l'as trop touché,que le fait que tu ne sois pas musulmane ne fait que t'estimer encore plus. Il te dit de ne plus faire ce genre de remarque que pour lui cela n'est pas le critère de valeur humaine. Il te remercie énormément et moi je te demanderai de lui réécrire. (...)
    Je vous aime moi aussi mes très chers! ♥
    Farida Aarrass.