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dimanche 26 avril 2015

HISTOIRE : Été 1973 : procès des marxistes léninistes marocains



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Le 20 heures, 23/4/2015
A la une

Politique migratoire : le Maroc, un « nouveau modèle à suivre » par l’Europe  

La politique migratoire marocaine, constitue aujourd’hui un « nouveau modèle à suivre », en vue de résoudre la crise migratoire à laquelle fait face l’Europe, écrit, mercredi, la fameuse publication américaine « Christian Science Monitor ». « SM Le Roi Mohammed VI avait si justement appelé à une nouvelle vision en matière de politique migratoire qui serait plus inclusive », rappelle la publication américaine dans une contribution signée par son conseil éditorial sous le titre : « Une solution marocaine pour la crise migratoire en Europe ». 
Après que des centaines de migrants, qui voulaient gagner l’Europe à bord d’embarcations de fortune, ont trouvé la mort en Méditerranée, les pays européens ont entamé une nécessaire réflexion pour mieux appréhender cette question épineuse. « Ils n’ont pas à regarder si loin pour trouver un nouveau modèle (marocain), qui est à même de remplacer l’approche actuelle qu’on qualifie de +Forteresse Europe+ », estime le conseil éditorial du journal américain.
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Tellement exemplaire ?

Les récits de migrants victimes de violences continuent d’affluer de plus belle


Par Hassan Bentaleb, Libération.ma, 29/4/2015


​La nouvelle politique migratoire du  Maroc, un pas en  avant, deux pas en arrière



Alors que le Maroc vante les avancées de sa nouvelle politique de migration lancée depuis une année, un rapport du Comité anti-torture du Conseil de l’Europe vient de remettre les compteurs à zéro. Il révèle que les migrants irréguliers continuent d’être victimes de violations des droits de l’Homme de la part des forces de l’ordre marocaines notamment les membres des Forces auxiliaires accusés par certains migrants de mauvais traitements physiques subis après leur arrestation ou lorsqu’ils sont  renvoyés au Maroc par des agents de la Guardia civil. 

L’Espagne n’a pas été épargnée non plus. Le rapport a dénoncé le recours excessif à la force de la part d’agents de la Guardia civil contre ces migrants tentant d’accéder à Sebta et à Mellilia. 


Du déjà-vu… 
Pourtant, le rapport en question ne révèle rien de nouveau.  Les récits de migrants victimes de violences continuent d’affluer de plus belle. Ces exactions ont même fait l’objet d’un autre rapport plus détaillé et qui est passé inaperçu, notamment celui de l’Association marocaine des droits humains.  


samedi 7 décembre 2013

7 décembre : Sit-in International de solidarité aux prisonniers politiques au Maroc


                             Samedi 7 Décembre 2013
                                 de 15 h00 à 17h30
Avenue Stalingrad (à la hauteur du Cornet) Mégaphone  géant

                           Bruxelles 1000,
              Près de la Gare du Midi (Station Lemonnier)
                               Tram 51, 4, 3

الحرية لكافة المعتقلين السياسين بالمغرب
Libérez tous les détenus politiques au Maroc!
Libertad para pasa politico en Marruecos!
Liberta per tutti prigionieri politici in Marocco!
Freedom For the political prisoners in Morocco

samedi 18 mai 2013

FreeKoulchi projet de base de données sur les prisonniers politiques au Maroc

Par L'équipe FreeKoulchi.

Suite au lancement de la première version de la base de données FreeKoulchi, nous avons reçu beaucoup de messages d'encouragement et de remarques extrêmement pertinentes. Ce qui prouve que notre initiative a un sérieux potentiel et nous motive pour continuer à développer notre base de données.
Nous mettons donc en suspens pour quelques jours le site le temps d'intégrer les différentes remarques et nous reviendrons bientôt avec une version du site plus aboutie.
A très bientôt !
L'équipe FreeKoulchi.

mardi 19 février 2013

La Conférence de presse Organisée par l' AMDH Belgique/Europe

Par AMDH Belgique/Europe, au 5/7 rue du Miroir, Bruxelles, 16/2/2013

 Tout indique que la situation des droits humains ne cesse de se dégrader lamentablement au Maroc. Lors de son passage d’inspection au Maroc, l’émissaire de l’ONU, Juan Mendez affirme que « l’usage de la torture est systématique au Maroc pour les cas impliquant des manifestants anti-gouvernementaux et ceux qui sont accusés de terrorisme » ; alors que le CNDH (Conseil National des Droits de l’Homme), pourtant un organisme officiel de l’Etat, ne peut plus cacher que la situation dans les prisons marocaines est effroyable, où les détenus subissent torture et autres « traitements cruels, inhumains ou dégradants ». 

Tout est verrouillé au Maroc, au moment où les peuples se révoltent au Maghreb et en Orient, à la recherche d’un changement significatif où se conjuguent démocratie et prospérité. Les atteintes à la liberté d’expression sont dévastatrices. Censure et interdictions des journaux ont mis nombre de journalistes sur les chemins de l’exil. Les libertés syndicales sont gravement barricadées. Et les militants des droits humains sont le point de mire de l’Etat qui ne souffre point de contrepouvoir. 
De même pour les contestataires du Mouvement du 20 février qui sont intimidés, arrêtés, torturés et exposés à de lourdes condamnations de prison, quand ils ne sont pas assassinés, pour le seul motif d’aspirer à la construction de l’Etat de Droit.

 Dans cette conférence de presse, un panel de citoyens et de militants des droits humains, ainsi que des familles de prisonniers et des témoins de la répression, auront l’occasion de vous étaler l’étendue des violations subies, et d’informer l’opinion nationale et internationale sur les atteintes coercitives et extrajudiciaires, qui curieusement, restent sous une chape de silence généralisé, sans précédent. Notre but est d’exiger du Maroc de respecter les principes des chartes dont il est signataire, tout en dénonçant l’impunité dans tous les domaines, dont jouissent, durant des décennies, les tortionnaires et les responsables.
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 Greta Alegre
La Section de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) vient d'être fondée à Bruxelles. Le 16 février 2013, s'est tenue sa conférence de presse. Intervenants : Mohamed Belmaïzi et Aboubakr Jamaï.
Voici l'extrait n° 1 de cette conférence :
https://vimeo.com/60011092https://vimeo.com/60011092


mardi 12 février 2013

bientôt 2 ans après le référendum et un an de gouvernement islamiste, où en sont les promesses ?



Promesses de réforme au Maroc affaiblies par la répression des dissidents



Des activists du mouvement “20 février” couvrent ses yeux en portent un drapeau qui dit “le mouvement du 20 février.” Ils participent à une manifestation pour demander la relâche des prisonniers politiques à Rabat le 20 janvier 2013
Des activistes du mouvement “20 février” couvrent leurs yeux en portant un drapeau qui dit “le mouvement du 20 février.” Ils participent à une manifestation pour demander la relâche des prisonniers politiques à Rabat le 20 janvier 2013
REUTERS/Stringer
Les Marocains attendent toujours une amélioration tangible de la situation des droits humains, un an après l'adoption d'une nouvelle constitution progressiste et l'élection d'un parlement et d'un gouvernement dominés par les islamistes, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui dans son Rapport mondial 2013.

En cette année 2012, alors qu'au gouvernement, les ministres parlaient de réformes, les tribunaux ont emprisonné des dissidents en vertu de lois répressives réduisant la liberté d'expression et suite à des procès inéquitables. Quant à la police, elle a utilisé une force excessive contre des manifestants et violé les droits de migrants, tandis que les partisans d'une auto-détermination du Sahara occidental ont continué à être réprimés.

"Si on en juge par le texte de la constitution adoptée en 2011, les dirigeants du Maroc reconnaissent qu'il est crucial de mieux respecter les droits humains pour satisfaire les aspirations populaires," a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. "Mais à en juger par les pratiques sur le terrain, ils doivent comprendre que les paroles, à elles seules, ne suffisent pas."

Dans son rapport de 665 pages, Human Rights Watch a évalué la progression des droits humains au cours de l'année écoulée dans plus de 90 pays, analysant notamment les répercussions des soulèvements du monde arabe. La volonté de respecter les droits, de la part des nouveaux gouvernements, déterminera si ces soulèvements vont donner naissance à de véritables démocraties ou simplement engendrer un autoritarisme déguisé sous de nouveaux atours, a déclaré Human Rights Watch.

Au Maroc, les personnes emprisonnées pour avoir exercé leur droit à s'exprimer librement comprennent* le journaliste Rachid Nini, qui a passé un an en prison pour ses écrits; le rappeur Mouad Belghouat, qui purge actuellement sa peine d'une année pour une chanson critiquant la police; et 22 Sahraouis qui ont déjà passé plus de deux ans en détention provisoire, loin de l'endroit où ils vivent, pour une affaire à coloration politique.

La police marocaine a laissé certaines contestations publiques se dérouler en paix, mais à d'autres occasions a usé d'une force excessive pour disperser des manifestations, que leur déroulement soit pacifique ou agité. Lors d'un événement récent, le 27 décembre 2012, les policiers ont frappé et traîné à terre un membre du Parlement, Abdessamad Idrissi, qui était intervenu alors qu'ils dispersaient violemment une manifestation de chômeurs en face du Parlement à Rabat.

Dans plusieurs cas, les tribunaux ont condamné des manifestants à des peines de prison lors de procès iniques, les reconnaissant coupables de délits tels que l'agression ou l'insulte envers des policiers. Par exemple, en janvier 2013, une cour d'appel a prononcé des peines de prison contre cinq manifestants soutenant le Mouvement du 20-Février, lancé en 2011 à l'époque des manifestations pour les réformes, en se basant sur des aveux que les inculpés ont dénoncés comme extorqués sous les coups, et sans que soit présenté au tribunal aucun témoignage ni autre preuve susceptibles de les relier aux délits dont on les accusait.

Les autorités restreignent sévèrement les droits de ceux qui plaident pour l'auto-détermination du Sahara occidental, un territoire placé de facto sous administration marocaine depuis 1975. Le Maroc refuse de laisser manifester les activistes indépendantistes au Sahara occidental ou de reconnaître légalement les associations dont les leaders sont connus comme partisans de l'indépendance.

 Cette politique est étayée par une législation qui interdit de "porter atteinte" à l'islam, à la monarchie ou à "l'intégrité territoriale" du Maroc. Cette dernière formule est interprétée de façon à signifier la revendication territoriale du Maroc sur le Sahara occidental et son annexion. L'abolition de telles lois devrait être une priorité au moment où le Maroc entreprend d'accorder sa législation à la constitution de 2011, a déclaré Human Rights Watch.

Tout au long de l'année, on a constaté une augmentation des signalements d'abus policiers contre des migrants subsahariens au Maroc. Entre autres abus, les policiers ont fait des descentes où ils ont arbitrairement détruit et confisqué des biens, emmené de force des migrants en bus jusqu'à la frontière algérienne, et abandonné beaucoup d'entre eux là-bas, en violant toutes les procédures légales.

Même si les réformes avancent lentement, certains développements positifs ont montré la voie à suivre à l'avenir, a déclaré Human Rights Watch. En particulier le gouvernement a permis au rapporteur spécial de l'ONU sur la torture à visiter le Maroc et le Sahara occidental en septembre. Quant au Conseil national des droits de l'Homme, un organisme financé par l'État placé sous l'autorité du roi, il a publié des rapports très novateurs critiquant les conditions dans les prisons du pays et dans les institutions psychiatriques publiques.

Concernant le problème de la liberté des médias, le ministère de la Communication a annoncé qu'Al Jazeera serait autorisée à rouvrir ses bureaux à Rabat. Le gouvernement avait ordonné leur fermeture en 2010, mécontent de la façon dont la chaîne couvrait les événements du pays.

"Au Maroc, les problèmes de droits humains sont discutés largement et ouvertement, ce qui est un point véritablement positif," a conclu Sarah Leah Whitson. "Cependant, au-delà de leurs délibérations et consultations sur le processus de réforme, les autorités devraient faire preuve de volonté politique pour refréner les violations persistantes des droits humains." 

*entre autres(ndlr)

lundi 26 novembre 2012

Communiqué du NPA : Maroc, la matraque et le budget royal


NPA Montreuil, 23/11/2012


Dimanche 18 novembre, une manifestation appelée à Rabat contre la loi budgétaire 2013 par le Mouvement du 20 Février a été sauvagement réprimée. Alors que le gouvernement marocain exige de la population de fournir toujours plus d'efforts et de se serrer la ceinture face à la crise, le palais s’accorde gratis pas moins de 234 millions d’euros comme redevance que les sujets de sa majesté doivent payer, après une « discussion » qui a duré moins de dix minutes en présence de …8 parlementaires !

Comme ailleurs les politiques ultra libérales aboutissent à une explosion des prix, des licenciements de masse, l’augmentation du chômage des diplômés, la marginalisation de régions entières. Pendant ce temps, l’Etat policier défend la sacralité du monarque et de ses profits, les intérêts des prédateurs locaux, exonérés quasiment de tout impôt, et qui ont placé plus de 220 milliards de dirhams dans les banques étrangères pour la seule année 2011 !

Un vaste tournant répressif se développe comme en témoignent les dizaines d’arrestations et de condamnations arbitraires souvent à de lourdes peines. La liste s’allonge jour après jour avec les détenus du Rif, Taza, Chlihat, Imider, Sidi Ifni, Kenitra, Tanger, Agadir, Casa, sans parler de la répression qui s’abat sur les mineurs du consortium des sociétés minières, propriété de la famille royale, ou la chasse à l’homme à l’encontre des migrants, ou des militants du peuple sahraoui.

Cette répression se fait avec la complicité des gouvernements occidentaux qui ne cessent de conseiller, d’équiper et de financer le bras répressif de la dictature. La palme d’or en revient à l’Etat français soucieux de maintenir les profits juteux de ses entreprises du CAC 40 installées au Maroc, sous Hollande comme sous Sarkozy.

Le NPA condamne la répression et apporte tout son soutien aux militants démocratiques et de la gauche radicale, à ceux et celles, nombreux, qui résistent avec détermination dans les prisons, à ceux et celles qui disent tout haut que leur seule allégeance va au peuple pour reprendre un des slogans des manifestants.

 Il appelle l’ensemble des organisations démocratiques et sociales en France à amplifier la campagne de solidarité internationale pour la libération et l’amnistie générale des prisonniers politiques, et à exiger la fin de toute bienveillance envers la dictature de Mohammed 6.
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Des exemples à suivre
Par Fouad Abdelmoumni
 "Le Président français a baissé son salaire de 30%, le roi d'Espagne a demandé qu'on applique la baisse de 7,1% à son traitement, le président tunisien a vendu tous les palais et s'est contenté e moins de 20.000 DH de salaire, le président égyptien a décidé de se contenter de son maigre salaire d'enseignant universitaire égyptien...". Ça ne vous rappelle pas la bastonnade de dimanche passé, pour les rares personnes qui ont demandé la remise en cause de l'ampleur de la liste civile et du coût de la cour royale au Maroc ??

mardi 20 novembre 2012

La Violence, l’Univers Carcéral et les Prisonniers Politiques au Maroc



  • Conférence/Débat sous le thème :
    « La Violence, l’Univers Carcéral et les Prisonniers Politiques au Maroc »
    Suivie d’une projection et d’une soirée artistique, dédiées aux prisonniers politiques au Maroc.
    Le 01 Décembre à 18H, au 33, Rue des Vignoles
    Le combat du Mouvement marocain du 20 Février pour la liberté, la dignité, l’égalité et la justice sociale ne saurait faiblir. La mobilisation n’a pas cessé malgré les intimidations, la répression et l’emprisonnement des militantes et des militants qui manifestent pacifiquement pour leur liberté et leur dignité.

    Le pouvoir marocain, fidèle à sa politique anti-populaire et anti-démocratique, continue à museler les voix libres des militantes et des militants et à étouffer toute aspiration à la liberté et au changement démocratique.

    Le Mouvement marocain du 20 Février Paris/IDF :

    Réaffirme son soutien et exprime sa totale solidarité avec les prisonnièr(e)s politiques au Maroc et condamne la répression systématique du régime marocain,

    -  Dénonce les jugements préfabriqués par l’appareil judiciaire marocain qui cherche à briser la détermination des militantes et militants libres qui luttent pour un Etat de droit.

    Dans le cadre de la campagne d'information et de sensibilisation, pour la libération des détenu(e)s politiques, nous appelons toutes les militantes et tous les militants, engagé(e)s à exprimer pacifiquement leur indignation face à l'injustice que subissent plus de 170 détenu(e)s politiques, dont 70 emprisonnés depuis le 20 Février 2011, victimes de leurs engagements pour la démocratie au Maroc et contre la dictature opprimante du Makhzen.

    A cet effet, nous vous invitons à une conférence/débat sur les détenu(e)s politiques suivie d’une projection et d’une soirée artistique le 01 Décembre 2012 à 18H au 33 Rue des Vignoles 75020 Paris.

    Mobilisons-nous, pour soutenir la lutte du peuple marocain pour le droit de vivre dans un pays de dignité, d’égalité, de liberté et de justice sociale.

    Vive le mouvement du 20 Février, vive la lutte du peuple Marocain.

    mvt20fevrierparisidf@gmail.com

    Premiers signataires :

    Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) – Confédération nationale du travail (CNT)- La Voie démocratique Paris -

vendredi 26 octobre 2012

Excellente fête à tous les prisonniers !...

 Par Salah Elayoubi,  26/10/2012
http://www.natureculture.org/wiki/images/8/87/RTEmagicP_Homo-erectus_Ryan-Somma-Flickr-cc-by-sa-2.0_txdam26385_dffb6e.jpg
Une pensée particulière, en ce jour de fête, à nos militants emprisonnés et que les ennemis de la liberté continuent de poursuivre de leurs assiduités criminelles jusque sur le lieu de leur détention.
Une pensée à tous ces prisonniers politiques, dont les adeptes de la servitude volontaire et de la dignité bridée prétendent qu'ils n'existent pas !
http://www.natureculture.org/wiki/images/e/e6/Les_2_sont_en_prison_aujourd%E2%80%99huio.jpg
Une pensée pleine de solidarité à tous les innocents qui végètent dans les prisons moyenâgeuses du Makhzen et à leurs familles privées de leur affection !
Une pensée solidaire aux laissés pour compte, aux misérables, aux exclus et à ceux que l'on a privés de leur dignité !
Il ne sera de véritable Aïd al-Kebir que le jour où nous nous serons débarrassés à tout jamais de la dictature !

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J'entame une grève de la faim de 24 heures en solidarité avec Samir Bradley, Tarik Rochdi et Youness Belkhdim, les 3 militants pacifiques du M20 Casa qui ont décidé de faire la grève de la faim en prison le jour même de l'Aïd, en solidarité également avec tous les prisonniers politiques et d'opinion au Maroc, avec tous ceux qui sont injustement dans les prisons makhzéniennes, privés de l'Aïd avec leurs familles. Plusieurs autres personnes que je connaisse font la grève de la faim aujourd'hui au Maroc ou à l'étranger pour la cause des prisonniers politiques et d'opinion au Maroc
Grand chapeau et grand bravo à Samir Bradley, Tarik Rochdi et Youness Belkhdim, les 3 militants pacifiques du M20 Casa qui ont eu l'idée de lancer une grève de la faim de 24 heures en solidarité avec les autres détenus le jour de l'Aïd. J'arrête ma grève bientôt. Cette grève ne m'a pas empêché de vivre joyeusement, avec ma famille, cette journée merveilleuse de fête. 
Je suis horrifié par l'injustice d'un régime qui détient en prison ces dizaines de jeunes. Ces jeunes là, doivent avoir des médailles d'honneur et non pas être en prison !!! Ils ont crié pour la justice, la liberté et l'égalité, ils ont offert leur jeunesse, leurs plus belles années pour compenser notre silence et notre peur !!! Ils se sont exprimé pacifiquement pour une cause juste !! Malgré mon extrême indignation et ma haine profonde de cette injustice, je ne permets pas à ce régime rétrograde de gâcher mes fêtes.
Il y a un an, jour pour jour, le militant du Mouvement démocratique du 20 février Kamal Hassani tombait. Repose-toi là où tu es. On ne t'a pas oublié.

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Farida Aarrass
  • Ali vient de m'appeler!!! ♥♥<3Il était 16h:19 son appel à duré 4 minutes.
    Il tenait à souhaiter une excellente fête à tout le monde.
    Il vous aime et l'a répété encore et encore!
    Je lui ai demandé comment il va moralement, il a répondu que son moral c'est du béton! :-)
    Je lui ai aussi demandé s'ils avaient droit à festoyer et il m'a dit qu'on a égorgé un mouton ce matin, mais qu'il restait à voir s'ils recevraient de la viande ou pas. Que l'année dernière on avait égorgé deux moutons mais qu'il n'avait rien reçu. Il dit ça en éclatant de rire. Son moral semble bon en effet.

    Il m'a informé qu'il reçoit les lettres qu'il se fait une énorme de joie de lire une par une et que c'est magnifique d'être ainsi soutenu.
    Ouais! Il faut continuer!

    À Stef il m'a chargé de te dire que tu l'as trop touché,que le fait que tu ne sois pas musulmane ne fait que t'estimer encore plus. Il te dit de ne plus faire ce genre de remarque que pour lui cela n'est pas le critère de valeur humaine. Il te remercie énormément et moi je te demanderai de lui réécrire. (...)
    Je vous aime moi aussi mes très chers! ♥
    Farida Aarrass.

samedi 15 septembre 2012

LETTRE PUBLIQUE ADRESSEE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE, PALAIS DE L’ELYSEE

par Salah Elayoubi, 14/9/2012


LETTRE PUBLIQUE ADRESSEE 
A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE FRANCOIS HOLLANDE
PAR DEUX MAROCAINS DE  SUISSE
PALAIS DE L’ELYSEE

Monsieur Le Président

Mercredi 12 septembre 2012, après un procès injuste, cinq de nos compatriotes, des militants du mouvement du vingt février ont été condamnés à des peines de prison ferme. Une militante qui faisait partie de cette fournée-là, n’a du le sursis qu’à sa condition de femme. Leur crime, avoir manifesté pacifiquement au soir du 22 juillet de la même année, dans un quartier de Casablanca, pour protester contre la répression et la cherté de la vie, tout en revendiquant, ce qui est parfaitement légitime, un « Maroc de liberté, de dignité et de justice ». 
 Les cinq accusés qui comparaissaient en détention provisoire, ont fait état de tortures abominables infligées au cours de leur interrogatoire, et que la décence nous interdit d’évoquer ici, dans le seul but de les intimider, d’attenter à leur dignité et leur extorquer des aveux. La suite de leur détention, jusqu’au procès n’est qu’un long calvaire, dont ils n’ont pas manqué de faire état devant la cour. En vain.
 D’autres indignés, militants ou simples citoyens qui ont osé manifester contre les méthodes du régime croupissent en prison où ils subissent humiliations et sévices de toutes sortes, quand il ne s’agit pas d’actes de barbaries insupportables, listés de façon exhaustive, par toutes les organisations de défense des droits de l’homme dans leurs rapports. Hier encore, la coalition nationale des organes de droits de l'homme qui ne compte pas moins d’une quinzaine d’associations a publié ses conclusions. Elles sont accablantes pour le régime et témoignent d’une dégradation avérée des droits de l'homme, dans notre pays.

A l’heure où il est question que vous vous rendiez en visite officielle dans notre pays, permettez-nous de vous rappeler que malgré les allégations du régime marocain et les déclarations de ses responsables, rien n’a fondamentalement changé au Maroc. La liberté d’expression, d’opinion et de réunion, y sont toujours assimilées à de la sédition. Tous les pouvoirs politiques, économiques, religieux, et toutes les décisions qui engagent l’avenir du pays, demeurent aux mains d’un seul homme, le gouvernement n’ayant droit de cité qu’à bien plaire au monarque, "Commandeur des croyants".
Pendant que nos compatriotes subissent les affres de la torture et de l’emprisonnement, leurs bourreaux coulent des existences paisibles, sans risque d’être inquiétés par une justice dont on sait qu’elle est exclusivement le bras séculier du pouvoir.
 Nous fêterons au cours de votre quinquennat, le cinquantenaire de la disparition de Mehdi Ben Barka, célèbre leader de la "Tricontinentale" et opposant à la dictature de Hassan II, enlevé le 29 octobre 1965 dans la capitale française. On connaît désormais une grande partie de la vérité, mais le secret défense derrière lequel se retranche votre pays pour empêcher l’ouverture des archives de cette affaire, occulte une grande partie de la vérité et contribue à l’impunité des coupables.
Les responsables de l’enlèvement et de l’assassinat de l’opposant, côté marocain bénéficient de la protection et de la bienveillance du régime marocain. Bien pire, ils continuent d’occuper des fonctions centrales dans l’appareil répressif et de sévir impunément, contre leurs compatriotes, alors qu’il est question de nouvelle ère, de lutte contre les injustices et d’autres chimères !

Monsieur Le Président
Vous feriez votre honneur, celui de la France et celui de votre famille politique, si vous preniez, au cours de votre mandat, les dispositions nécessaires, afin que soit enfin levé le secret sur cette tragédie et pour que la justice française puisse enfin travailler dans la transparence et la dignité qui seyent aux grandes démocraties.
 En agissant ainsi, vous donneriez aux marocains des raisons d’intégrer l’espoir que la France se range désormais, à leur côté, dans leur lutte pour un Maroc meilleur. Vous enverriez, également, par la même occasion, un signal très fort de votre rejet de la dictature et votre attachement aux valeurs qui fondent la Nation française et ornent les frontons de sa république : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Ils sont, à peu de choses près, les mêmes que reprend notre mouvement, depuis le bourgeonnement du printemps arabe et amazigh.

Nous pourrions alors, nourrir l’espoir de voir enfin, rattrapés par leur crime, les auteurs de la disparition de l’une des figures les plus emblématiques de la lutte contre la dictature marocaine, Mehdi Ben Barka, mais aussi les responsables de tant de tragédies et d’atrocités, avant qu’ils ne s’éteignent tranquillement dans leur lit. Ce serait l’occasion de les voir expier pour tous les crimes commis à l’encontre du peuple marocain, pendant plus d’un demi-siècle.
Nous formulons le vœu que cette requête légitime trouvera, auprès de vous, l’écho qu’elle n’a pu trouver, après tant d’années, auprès de ceux qui vous ont précédé dans l’exercice de la fonction présidentielle.

Respectueusement

Lausanne le 14 septembre 2012
Ahmed Benani
Salah Elayoubi