Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est liberté d'expression. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est liberté d'expression. Afficher tous les articles

mardi 12 février 2013

bientôt 2 ans après le référendum et un an de gouvernement islamiste, où en sont les promesses ?



Promesses de réforme au Maroc affaiblies par la répression des dissidents



Des activists du mouvement “20 février” couvrent ses yeux en portent un drapeau qui dit “le mouvement du 20 février.” Ils participent à une manifestation pour demander la relâche des prisonniers politiques à Rabat le 20 janvier 2013
Des activistes du mouvement “20 février” couvrent leurs yeux en portant un drapeau qui dit “le mouvement du 20 février.” Ils participent à une manifestation pour demander la relâche des prisonniers politiques à Rabat le 20 janvier 2013
REUTERS/Stringer
Les Marocains attendent toujours une amélioration tangible de la situation des droits humains, un an après l'adoption d'une nouvelle constitution progressiste et l'élection d'un parlement et d'un gouvernement dominés par les islamistes, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui dans son Rapport mondial 2013.

En cette année 2012, alors qu'au gouvernement, les ministres parlaient de réformes, les tribunaux ont emprisonné des dissidents en vertu de lois répressives réduisant la liberté d'expression et suite à des procès inéquitables. Quant à la police, elle a utilisé une force excessive contre des manifestants et violé les droits de migrants, tandis que les partisans d'une auto-détermination du Sahara occidental ont continué à être réprimés.

"Si on en juge par le texte de la constitution adoptée en 2011, les dirigeants du Maroc reconnaissent qu'il est crucial de mieux respecter les droits humains pour satisfaire les aspirations populaires," a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. "Mais à en juger par les pratiques sur le terrain, ils doivent comprendre que les paroles, à elles seules, ne suffisent pas."

Dans son rapport de 665 pages, Human Rights Watch a évalué la progression des droits humains au cours de l'année écoulée dans plus de 90 pays, analysant notamment les répercussions des soulèvements du monde arabe. La volonté de respecter les droits, de la part des nouveaux gouvernements, déterminera si ces soulèvements vont donner naissance à de véritables démocraties ou simplement engendrer un autoritarisme déguisé sous de nouveaux atours, a déclaré Human Rights Watch.

Au Maroc, les personnes emprisonnées pour avoir exercé leur droit à s'exprimer librement comprennent* le journaliste Rachid Nini, qui a passé un an en prison pour ses écrits; le rappeur Mouad Belghouat, qui purge actuellement sa peine d'une année pour une chanson critiquant la police; et 22 Sahraouis qui ont déjà passé plus de deux ans en détention provisoire, loin de l'endroit où ils vivent, pour une affaire à coloration politique.

La police marocaine a laissé certaines contestations publiques se dérouler en paix, mais à d'autres occasions a usé d'une force excessive pour disperser des manifestations, que leur déroulement soit pacifique ou agité. Lors d'un événement récent, le 27 décembre 2012, les policiers ont frappé et traîné à terre un membre du Parlement, Abdessamad Idrissi, qui était intervenu alors qu'ils dispersaient violemment une manifestation de chômeurs en face du Parlement à Rabat.

Dans plusieurs cas, les tribunaux ont condamné des manifestants à des peines de prison lors de procès iniques, les reconnaissant coupables de délits tels que l'agression ou l'insulte envers des policiers. Par exemple, en janvier 2013, une cour d'appel a prononcé des peines de prison contre cinq manifestants soutenant le Mouvement du 20-Février, lancé en 2011 à l'époque des manifestations pour les réformes, en se basant sur des aveux que les inculpés ont dénoncés comme extorqués sous les coups, et sans que soit présenté au tribunal aucun témoignage ni autre preuve susceptibles de les relier aux délits dont on les accusait.

Les autorités restreignent sévèrement les droits de ceux qui plaident pour l'auto-détermination du Sahara occidental, un territoire placé de facto sous administration marocaine depuis 1975. Le Maroc refuse de laisser manifester les activistes indépendantistes au Sahara occidental ou de reconnaître légalement les associations dont les leaders sont connus comme partisans de l'indépendance.

 Cette politique est étayée par une législation qui interdit de "porter atteinte" à l'islam, à la monarchie ou à "l'intégrité territoriale" du Maroc. Cette dernière formule est interprétée de façon à signifier la revendication territoriale du Maroc sur le Sahara occidental et son annexion. L'abolition de telles lois devrait être une priorité au moment où le Maroc entreprend d'accorder sa législation à la constitution de 2011, a déclaré Human Rights Watch.

Tout au long de l'année, on a constaté une augmentation des signalements d'abus policiers contre des migrants subsahariens au Maroc. Entre autres abus, les policiers ont fait des descentes où ils ont arbitrairement détruit et confisqué des biens, emmené de force des migrants en bus jusqu'à la frontière algérienne, et abandonné beaucoup d'entre eux là-bas, en violant toutes les procédures légales.

Même si les réformes avancent lentement, certains développements positifs ont montré la voie à suivre à l'avenir, a déclaré Human Rights Watch. En particulier le gouvernement a permis au rapporteur spécial de l'ONU sur la torture à visiter le Maroc et le Sahara occidental en septembre. Quant au Conseil national des droits de l'Homme, un organisme financé par l'État placé sous l'autorité du roi, il a publié des rapports très novateurs critiquant les conditions dans les prisons du pays et dans les institutions psychiatriques publiques.

Concernant le problème de la liberté des médias, le ministère de la Communication a annoncé qu'Al Jazeera serait autorisée à rouvrir ses bureaux à Rabat. Le gouvernement avait ordonné leur fermeture en 2010, mécontent de la façon dont la chaîne couvrait les événements du pays.

"Au Maroc, les problèmes de droits humains sont discutés largement et ouvertement, ce qui est un point véritablement positif," a conclu Sarah Leah Whitson. "Cependant, au-delà de leurs délibérations et consultations sur le processus de réforme, les autorités devraient faire preuve de volonté politique pour refréner les violations persistantes des droits humains." 

*entre autres(ndlr)

jeudi 27 septembre 2012

J'étais au "Grand Journal" de Canal Plus : mon t-shirt Palestine, trop gênant ?

LE PLUS. Lundi, le journaliste indépendant Nadir Dendoune était invité au "Grand Journal" de Canal Plus, pour parler de son ascension de l'Everest. Il portait sa tenue du jour : jean et t-shirt siglé "Palestine". Quelle ne fut pas sa surprise de constater le malaise que cela a produit.


 C’est l’histoire d’une chaîne subversive. Tellement subversive qu’elle fut la première à avoir diffusé des films pornos. Une chaîne, briseuse de tabous, où tout est permis, où les animateurs débarquent sur les plateaux télé en jeans et en t-shirts, parfois même en tongs. Une chaîne qui invite à peu près tout le monde. A juste titre et toujours au nom de la liberté d’expression. Une liberté d’expression qui a tout de même ses limites dès qu’on prononce, qu’on chuchote même, le mot Palestine.

Nadir Dendoune au Grand Journal de Canal Plus le 24 septembre 2012 (Capture Le Plus)

 "Tenez, mettez cette veste"

Nous sommes lundi et je suis invité au "Grand Journal" de Canal Plus, une première et sans doute la dernière fois que j’y mets les pieds... Je suis invité pour parler de la mort de ses six Français disparus sur les pentes du Manaslu, huitième plus haut sommet du monde. J’ai été prévenu le jour même.

Dès le début, je sens la tension. Il y a les habitués de l’émission : Jean-Michel Aphatie, assis à ma gauche avec lequel je discute avant que le show ne débute, Michel Denisot, un peu plus loin. Daphné Bürki est en face de moi et elle me salue avec gentillesse. A sa gauche, le directeur du club alpin. Jean-François Copé se tient droit en face, légèrement sur ma gauche. Pas de sourire : son regard est froid.

L’émission commence. Je dois intervenir dans la deuxième partie de l’émission. Une fois la publicité lancée, deux assistants se ruent à mes côtés paniqués. La première : "Tenez, mettez cette veste". Une fois la veste sur moi, son collègue se rend compte : "Ça ne sert à rien, on verra toujours le t-shirt. En plus, ça ne sera pas raccord avec le début de l’émission". Ils repartent en stress.

Jean-Michel Apathie ne comprend pas. Jean-François Copé ressemble à quelqu’un qui vient de sortir d’un enterrement. Le show reprend.

C’est en regardant le replay de l’émission que je me rends compte que pendant toute mon intervention, les cadreurs, donc le réalisateur, n’ont proposé que des plans serrés sur moi, donc sans possibilité d'apercevoir le t-shirt en entier, ce qui ne fut pas le cas pour les autres invités, qui ont aussi été filmés en plan large.


Et sur cette séquence, à 1'53, je relève un brusque plan de coupe :

Un t-shirt Palestine, comme on porte un t-shirt "I love New-York"

Surtout ne pas montrer le fameux t-shirt, que je porte pourtant depuis ce matin. Issu de ma garde robe habituelle, sans jamais penser que ceci aurait pu être un problème, même s’il est de notoriété publique que j’ai une sympathie pour le peuple palestinien (ce qui explique que j’ai pléthore de t-shirts achetés lors de mes voyages en Palestine).

Un t-shirt avec écrit dessus le mot Palestine, pas un T-shirt appelant au "terrorisme". Un t-shirt Palestine, comme on porte un t-shirt "I love New-York", Rome ou Paris. Même pas un t-shirt Nike ou Adidas. Même pas un t-shirt "free Palestine", ou "Boycott Israël". Juste un t-shirt noir avec écrit dessus le mot Palestine…

Que se passe-t-il chez Canal Plus ? 
 Pourquoi une telle crainte ? D’où vient cette gêne ? Comment en est-on arrivé là ? Voilà une semaine qu’on nous bassine avec la liberté d’expression et là un petit t-shirt siglé Palestine met le feu à la chaine la plus "subversive" du Paf français. C’est à mourir de rire. J’en ris encore ?



A lire : Un tocard sur le toit du monde

samedi 2 juin 2012

Au Maroc, un coup de crayon de Khalid Gueddar lui vaut encore la prison

 Par Xavier Monnier? Bakchich»médias» 26/05/2012 

 L'ancien dessinateur de Bakchich Khalid Gueddar a été de nouveau arrêté samedi matin au Maroc. Il attend son jugement pour ce dimanche. 
Sa très précieuse et gracieuse Majesté Mohammed VI a été le premier chef d’État reçu à l’Élysée par le nouvel occupant des lieux François Hollande. 
 
Une visite privée ce week end à Paris, assortie d'une rencontre informelle. A cette occasion, il n'est pas sûr que les discussions se soient trop appesanties sur la démocratie marocaine. Pourtant, la défense des libertés demeure un combat quotidien dans le royaume chérifien. En particulier la liberté d'expression. Bakchich a eu à en faire l'amère expérience, quand Khalid Gueddar, l'un de nos dessinateurs, a été enfermé au Maroc puis jugé et condamné à 3 ans de prison avec sursis et 270 000 euros d'amende en 2009. Etait alors officiellement reproché à Khalid d'oser caricaturer les membres de la famille royale, dont le roi, commandeur des croyants. La bande dessinée Mohammed VI, le roi qui ne voulait plus être roi, a également beaucoup agacé le Makhzen. Malgré l'acharnement judiciaire, Khalid n'a jamais renoncé à son art, ni au journalisme, qu'il exerce dans divers journaux marocains depuis 2011.

vendredi 20 avril 2012

Le 25 avril procès pour "lèse-policier" du rappeur Al-Haqed


par TV5MONDE, 19/4/2012

Le rappeur "indigné" (Al-Haqed signifie indigné, enragé, en marocain), Mouad Belghouat, arrêté en septembre dernier puis libéré en janvier a été de nouveau mis en prison fin mars. Il doit être jugé le 25 avril

Son délit ? Critiquer la police et les dérives des institutions marocaines, en chansons. Des milliers de personnes, entre autres à travers les réseaux sociaux, se mobilisent pour la défense du jeune artiste de 24 ans, connu pour être l'un des fers de lance du mouvement marocain de contestation du 20 février.
  

Zoom : Manifestation pour demander la libération du jeune rappeur à l'automne 2011 
Par Pascal Hérard, 19/4/2012

Le rappeur Al-Haqed cumule plusieurs défauts aux yeux du pouvoir royal marocain : il est un activiste très engagé du M20 (mouvement du 20 février demandant des réformes profondes du régime, dans la foulée du printemps arabe) doublé d'un artiste très populaire mais qui dénonce les travers du pouvoir monarchique et ses forces de police, dans la plupart de ses chansons. C'est ainsi que le 9 septembre 2011, le rappeur, après avoir voulu déposer plainte à la police contre un militant "anti-M20" après un accrochage, s'est vu arrêté le lendemain suite à une plainte de ce même militant. Selon son comité de soutien et l'Office marocain des droits de l'homme (OMDH), aucune procédure n'a été respectée et le chanteur Al-Haqed, emprisonné quatre mois, officiellement pour «agression avec coups et blessures contre un manifestant pro-régime» , n'a pu sortir le 12 janvier dernier que grâce à une mobilisation de soutien très importante dénonçant son incarcération comme un délit d'opinion.

 La dernière arrestation du 29 mars dernier fait suite au clip vidéo monté et posté sur Youtube par un anonyme à partir de l'une de ses chansons :

Interview Maître Omar Bendjelloun, avocat d'Al-Haqed . Propos recueillis par Pascal Hérard  

Quels sont les chefs d’accusation exacts du pouvoir marocain à l’encontre du rappeur Al-Haqed, et que risque-t-il ? 
 Omar Bendjelloun : C’est la direction générale de la sûreté nationale, donc la police nationale qui se constitue en tant que partie civile et qui porte plainte à l’encontre de Mouad Belghouat, pour outrage à agent, outrage à corps constitué. Il risque donc une peine d’un an de prison au maximum, sachant qu’il y a récidive par rapport à un premier procès dans lequel un voyou à la solde des anti-révolutionnaires avait porté plainte contre lui pour coups et blessures. Al-Haqed est en prison pour un clip qu’il n’a pas personnellement créé, ni posté sur Youtube 

Comment la loi marocaine justifie-t-elle son arrestation ? 
On a l’impression que c’est une volonté de faire taire l’activisme culturel, et bien évidemment politique, de Mouad Belghouat, en fomentant des qualifications pénales qui sont plus ou moins proches de la réalité. Parce que pour qu’il y ait outrage à agent, il faut qu’il y ait un lien direct entre la personne et l’agent outragé. Là, il y a outrage indirectement, via un vidéo-clip et une chanson. La poursuite va se concentrer plutôt sur les paroles de la chanson plutôt que sur les images du vidéo clip où une tête d’âne a été placée sur le corps d’un policier.

  Le rappeur est très soutenu par la jeunesse, jeunesse qui est nombreuse au Maroc : la monarchie ne craint pas de se mettre à dos autant de ses sujets ? 
 En sciences-politiques, on a une équation qui nous dit que le pouvoir d’influence est alternatif au pouvoir d’injonction : c’est-à-dire que le pouvoir a la capacité de lever les armées et l’impôt, et les « têtes de réseaux », qui participent par leur intellect ou leur activité culturelle, ont ce que l’on appelle un pouvoir d’influence. Lorsqu’il y a un équilibre pareil, le pouvoir d’injonction peut s’inquiéter. Mais en France, les groupes NTM ou Ministère a.m.e.r ont carrément appelé à l’assassinat de policiers. La République française les a condamnés à 3000 ou 3500 francs à l’époque. Mais qu’une « maison » comme celle de la sûreté nationale soit inquiète d’une chanson de rap est un indicateur d’instabilité au Maroc. J’espère que ce n’est pas un indicateur d’instabilité de tout un régime. Par rapport à une réaction des jeunes vis-à-vis d’une condamnation de Mouad, je ne peux pas m’avancer là-dessus, mais je sais que Mouad est très populaire dans les jeunes générations, notamment celles des milieux défavorisés, qui d’un point de vue démographique constitue la majorité du pays. 

 L’expression artistique contestataire, par le rap, est-elle en progression au Maroc, Al-Haqed fait-il des émules ? 
 Oui, nous avons des exemples concrets, notamment Hoba Hoba Spirit qui avait déjà pointé du doigt différents dysfonctionnements sociaux et l’approche sécuritaire de la 
 gouvernance, et puis plusieurs groupes de rap qui se sont inscrits dans cette ligne plus ou moins contestataire. Mais bien évidemment avec le printemps arabe, le mouvement du 20 février, il y a vigilance de l’Etat, j’ai envie de dire.

 Si Al-Haqed est condamné, quelle peut –être la réaction populaire ? 
 Il y a une mobilisation internationale, le communiqué de Human Rights Watch, tombé avant-hier, condamne cette arrestation, les médias internationaux font pression sur l’opinion publique pour que Mouad soit libéré, la profession des avocats fait pression à la barre, mais il est évident que fermer une bouche en incite d’autres à s’ouvrir, empêcher un espace d’expression pousse à ce que d’autres veuillent se créer.

 Qu'allez-vous plaider le 25 ? 
 Je plaide la relaxe et l'innocence de Mouad évidemment ! Il n'y a pas de culpabilité en l'espèce, avec la nouvelle constitution, l'article 25 est très clair : la liberté d'expression est garantie par l'Etat. Ce même Etat qui essaye d'étouffer la liberté d'expression ! Il y a donc contradiction notoire entre les textes et l'application
 des textes.

lundi 5 mars 2012

Maroc : appel de journalistes en faveur de la manif du 20 février

Par le Collectif de journalistes marocains indépendants, février 2012
 
Un vent de liberté souffle sur la région d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Une révolution au cours de laquelle les peuples se sont insurgés pour recouvrir leur liberté et leur dignité et reprendre leurs destinées en main. Les victorieuses révolutions des peuples tunisien et égyptien ont fait prendre conscience à la rue de son pouvoir à déchoir les dictatures pour sortir des prisons à ciel ouvert que sont devenus les pays de la région.

Jamais la liberté et la victoire de nos peuples n'a été si proche !

C'est pour ces raisons que nous, journalistes indépendants marocains, signataires de ce communiqué, félicitons les peuples égyptien et tunisien pour leur victoire contre la dictature et l'autocratie, et en particulier nos confrères ayant recouvré leur liberté de parole et d'expression et de la presse, et rappelons que la répression de ces libertés fondamentales pour la démocratie, est toujours dans l'agenda du pouvoir au Maroc.

Face au silence assourdissant du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), nous soussignés, journalistes marocains, annonçons notre soutien inconditionnel aux revendications du mouvement du 20 février que nous rejoindrons dans la rue en ce jour de manifestation.

Ainsi, nous nous solidarisons avec toutes les forces démocratiques du Maroc qui militent pour l'instauration d'une véritable démocratie et une rupture avec l'autoritarisme makhzanien.

En outre, nous dénonçons la campagne de diffamation et dénigrement à l'encontre des jeunes du mouvement du 20 février, par les médias proches du pouvoir et sur internet.

Ainsi, nous réclamons :

-  De permettre aux journalistes marocains et étrangers de faire leur travail d'information et de suivi des événements qui s'annoncent.
- Le respect du droit à l'information pour toutes les composantes de la société marocaine.
-  L'arrêt immédiat de la manipulation médiatique menée par les télévisions publiques, l'Agence officielle, et les journaux proches du pouvoir.

Nous exhortons également les intellectuels du pays à prendre position afin que les revendications démocratiques du peuple marocain soient accompagnées.

Signataires :

Khalid Gueddar, Omar Radi, Aziz El Yaakoubi, Najib Chaouki, Zineb El Rhazoui, Aboubakr Jamaï, Ali Lmrabet, Kenza Sefrioui, Khalid Jamaï, Aida Alami, Amal Baba Ali, Maâti Monjib, Ali Amar, Driss Ksikes, Sami Lakmahri, Sami El Moudni, Ahmed Najim, Hicham Houdaïfa, Ali Anouzla, Smail Bella Ouali, Ghassan Wail, Salaheddine Lemaizi, Abdou Berrada, Mustapha Hairane, Adil Semmar, Abdelilah Sakhir, Abderrahim Tafnout, Mehdi Michbal, Abdessamad Aitaicha, Fedoua Tounassi, Mohamed Hafid, Houssine El Majdoubi, Mohamed El Khadiri, Souleiman Bencheikh, Mounir ELKTAOUI, Youssef KHATIB, Mehdi Ghazal, Jamal Hafsi, Hasna Belmekki, Majdouline Benkhraba, Ahmed Réda Benchemsi, Nadia Lamlili

►Mis à jour le 19/2/11 à 16h00 avec une liste plus complète de signataires.
Nouvel Obs', Rue 89

samedi 9 octobre 2010

BDS: Appel de personnalités pour la liberté d’expression

Par des opérations non-violentes et symboliques, des élu-e-s et militant-e-s, dont une parlementaire, ont souhaité attirer l’attention de l’opinion publique sur le refus de l’Etat d’Israël de se conformer aux principes inscrits dans les traités européens et dans les accords d’associations qu’ils ont signés, à savoir le respect des Droits Humains et celui de la traçabilité des produits à l’exportation.
Par la même occasion, ils dénoncent l’impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, impunité qui cautionne ces violations répétées du droit international et l’injustice que subit au quotidien le peuple palestinien du fait de l’occupation coloniale.
Pour avoir osé user de leur liberté d’expression dans le respect des principes républicains, ces élu-e-s et militant-e-s sont aujourd’hui poursuivi-e-s devant la justice pour provocation à la discrimination raciale, voire pour antisémitisme. Il s’agit d’un chantage fondé sur un amalgame inacceptable !
La critique de la politique du gouvernement israélien relève du débat d’idées et s’exerce dans le respect des grands principes fondamentaux de notre droit, dont celui de la liberté d’expression. En aucun cas, les actions menées par ces élu-e-s et militant-e-s ne peuvent être considérées comme des actes, paroles ou propos « discriminatoires à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, à raison de son origine ou de son appartenance ou non appartenance à une nation ».
Nous dénonçons cet amalgame qui voudrait nous faire taire devant cette injustice qui heurte nos valeurs universelles.

Premiers signataires :
Stéphane Hessel, Ambassadeur honoraire
Catherine Tasca, Vice-Présidente du Sénat (PS)
Eva Joly, députée européenne, Députée européenne - Présidente de la Commission du Développement (Europe Ecologie)
Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice (PS)
Adrien Gouteyron, sénateur (UMP)
Yael Lerer, éditrice et membre du groupe de citoyens israéliens « Boycott de l’intérieur »
Nourredine Abdi, socio-économiste, chercheur CNRS
Gilbert Achcar, politologue, Universités de Londres et de Paris-8
Patricia Adam, députée (PS)
Françoise Alamartine
Lysiane Alezard, conseillère municipale d'Issy les Moulineaux
Laurent Alcini, conseiller municipal de Taverny (PCF) et syndicaliste
Jean Claude Amara, président de Droits Devant
Sylvette Amestoy, Adjointe à la mairie de Courdimanche
Eliane Assassi, sénatrice de la Seine Saint-Denis
Jean-Baptiste Ayrault, président du DAL
Francine Bavay, conseillère régionale Europe Ecologie
Nejiba Bakhtri, responsable du Parti "TUNISIE VERTE"
Olivier Besancenot, porte parole du NPA
Jean-Paul Besset, député européen (Europe Ecologie)
Malika Benarab-Attou, députée européenne (Europe Ecologie)
Tarek Ben Hiba, président de la FTCR
Amar Benoun, Président du CIVIC
John Berger, écrivain
Michel Billout, sénateur de Seine et Marne
Marie Blandin, sénatrice (Les Verts)
Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice de Paris
Liliane Boudia, conseillère municipale - Adjointe au Maire d’Aubagne
Michel Bourguain, maire de l'Ile st Denis
José Bové, député européen (Europe Ecologie)
Patrick Braouezec, député (communistes unitaires et citoyens)
Henri Braun, avocat au barreau de Paris
Robert Bret, sénateur
Jean Brafman, ancien conseiller régional et membre de la FASE
Jean Paul Boré, conseiller Régional
Maurice Buttin, avocat honoraire (Président du CVPR PO)
Nahla Chahal, coordinatrice nationale de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP)
Abdelaziz Chaambi, Coordination contre le Racisme et l'Islamophobie
Mohieddine Cherbib, président de la Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)
Viviane Cohen, UJFP
Eric Coquerel, Secrétaire national du Parti de Gauche, Conseiller régional d'Ile de France
Monique Crinon, sociologue, philosophe
Patrice Crunil, Conseiller municipal Lutte Ouvrière d’Argenteuil
Violette Daguerre, présidente ACHR
Véronique De Keyser, députée européenne (Vice présidente du Parlement européen)
Guy Delcourt, Député-Maire de Lens (PS)
Karima Delli, députée européenne (Europe Ecologie)
Christine Delphy, auteur, chercheuse au CNRS
Jean Desessard, sénateur de Paris (Les Verts)
Sylvain Desmets, conseiller régional (Europe Ecologie)
Bernard Dreano, président CEDETIM
Isabelle Durant, députée européenne, Vice-Présidente du Parlement européen
Françoise Duthu, ancienne députée européenne
Ali El Baz, coordinateur de l’ATMF
Driis El Kherchi, president national de l’ATMF
Mireille Fanon-Mendès France
Jacques Fath, Membre du Comité exécutif national du PCF, Responsable des relations internationales
Sonia Fayman, sociologue
Hélène Flautre, députée européenne (Europe Ecologie)
Jacques Gaillot
Bernard Garzon, Maître de conférences honoraire
Ali Gedikoglu, Président de Cojep International
Jérôme Gleizes, Responsable de la commission transnationale des Verts français
Nathalie Goulet, sénatrice (UC)
Maxime Gremetz, député de la Somme (PCF)
Abdelhamid Haimeur, journaliste politique
Djilali Harfouche, journaliste
Bertrand Heilbronn, Président d'Evry Palestine
Catherine Grèze, députée européenne (Europe Ecologie)
Yannick Jadot, députée européenne (Europe Ecologie)
Serge Janquin, député du Pas de Calais (PS)
Kamel Jendoubi président du Réseau Euro Méditerranéen des Droits de l’Homme
Alain Joxe sociologue, directeur d'études à l'EHESS, président du CIRPES
Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne (Europe Ecologie)
Alain Krivine
Barbara La Barbera, conseillère municipale Aubagne
Mehdi Lallaoui, réalisateur
Carlos Latuff, dessinateur BD
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Conseiller régional de l' Ile de France
Olivier Lecour-Grandmaison, universitaire
Patrick Le Hyaric, député européen (Front de Gauche)
Gilles Lemaire, ATTAC
Dominique Lesparre, Vice Président du Conseil Général du Val d'Oise, Maire de Bezons
Michèle Loup, syndicaliste, ex conseillère régionale (Les Verts)
Zohra Mahi, avocate
Noël Mamère, député (Les Verts)
Dominique Mariette, Conseiller municipal Lutte Ouvrière d’Argenteuil
Caroline Mécary, avocate, conseillère régionale (Europe Ecologie)
Akli Mellouli (PS)
Jean-Pierre Michel, sénateur (PS)
Mostafa Motia, Ingénieur
Jacques Muller, sénateur (Les Verts)
Christophe Oberlin, professeur en médecine, chirurgien
Roger Ouvrard, ancien maire d’Argenteuil, ex-conseiller général Val d’Oise
Jean-Jacques Paris, secrétaire général de l’Association nationale des élus communistes et républicains
Roger Parmentier, Pasteur Eglise réformée de France
Jean Christophe Poulet, maire de Bessancourt
Annie Poursinoff, députée (Europe Ecologie)
Marc Prunier, conseiller municipal (NPA)
Michèle Rivasi, députée européenne (Europe Ecologie)
Ali Romdhane, Porte parole d'Etre de Gauche 95
André Rozevègue, Co-président de l’UJFP
Jean-Michel Ruiz, Secrétaire départemental du PCF Val d'Oise
Catherine Samary, Maître de conférence (Université Paris Dauphine)
Aharon Shabtai, poète et universitaire israélien
Yoav Shemer, représentant de l’organisation israélienne "Le courage de refuser"
Michèle Sibony, Co-présidente de l’UJFP, enseignante
Boualem Snaoui, Président du REseau SOlidaire et CItoyen - RESOCI -
Djamila Sonzogni, porte parole Europe Ecologie – Les Verts, conseillère régionale
Odile Tobner, Présidente de Survie
Michel Vampouille, Ancien Vice-président du Conseil Régional Ile-de-France
Patrick Vassallo, conseiller municipal délégué de Saint-Denis
Marie-Christine Vergiat, députée européenne (Front de gauche)
Dominique Voynet, sénatrice (Les Verts)
Jean Pierre Zolotareff, psychothérapeute, directeur général d’un réseau de Lutte contre l’exclusion sur l’Ile de France, Président du Collectif
Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris
Omar Alsoumi, président de Génération Palestine 

Je vous invite vous aussi à SIGNER L'appel SUR http://www.urgence-gaza.net Vous pouvez ensuite participer à la campagne en transmettant comme moi ce message à l'ensemble de vos ami-e-s.