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lundi 6 juin 2011

Au Maroc, en 2011, mieux vaut militer pour Israël que pour la démocratie ou la Palestine

par ibnkafka, 27/5/2011
L’autocratie est un tout: elle étend ses tentacules dans l’économie, l’associatif, le religieux, le sécuritaire, la justice, la culture – il est donc normal qu’elle touche de manière encore plus affirmée le domaine de la politique étrangère.
L’autocratie est, contrairement à ce que l’on croit souvent, une faiblesse dans le domaine de la politique étrangère. Le monde arabe en offre l’exemple, avec ses régimes autocratiques le plus souvent – ces dernières années du moins – supplétifs des initiatives diplomatiques et militaires occidentales au Moyen-Orient. Il n’est pas anodin que le pays de la région ayant affirmé avec le plus de force son rôle et ses intérêts ces dernières années est la Turquie, en phase de démilitarisation et de démocratisation accélérée depuis l’arrivée au pouvoir de l’AKP en 2002 – c’est sur un vote de l’assemblée nationale turque que la Turquie refusa non seulement sa participation à la guerre d’agression étatsunienne contre l’Irak en 2003, mais aussi tout passage de troupes étatsuniennes et supplétives (OTAN et affiliés) sur son territoire. Les autocraties arabes dites modérées – parce que favorables aux Etats-Unis – en furent réduites à leur sempiternel chantage de la peur des « réactions de la rue » – la fameuse « rue arabe », terme orientaliste et méprisant (on n’a jamais entendu parler de la « rue israëlienne », de la « rue française » ou de la rue « étatsunienne » – dans les pays de haute civilisation, rue se dit opinion publique).
Le Maroc ne déroge pas à la règle. Alors que l’opinion publique marocaine est l’une des plus engagées en faveur de la cause palestinienne et des plus opposées aux interventions militaires occidentales dans le monde arabe – comme en témoignent d’ailleurs les manifestations géantes de 1991 (contre la première guerre d’Irak), 2002 (contre la répression sanglante de la deuxième intifada) et 2003 (contre l’invasion de l’Irak) qui regroupèrent des millions de manifestants – la politique gouvernementale marocaine a été d’une pusillanimité et d’un suivisme constants vis-à-vis de ses parrains étrangers – principalement les Etats-Unis, Israël, l’Arabie séoudite et les Emirats arabes unis. Envoi d’un contingent marocain au Shaba (République démocratique du Congo) en 1978, envois de contingents permanents des FAR pour protéger les régimes des Emirats arabes unis (6.000 soldats des FAR) et de la Guinée équatoriale (350 soldats des FAR formant la garde présidentielle) et participation symbolique d’un contingent des FAR à la guerre contre l’Irak en 1991; le Maroc a fidèlement continué à fournir des supplétifs – tels les goumiers se battant sous uniforme français sous le protectorat – à des entreprises étrangères à la défense du pays ou au maintien de la paix (à l’exception de la guerre contre l’Irak en 1991, couverte par le Conseil de sécurité de l’ONU). Jamais l’approbation populaire ou parlementaire n’a été recherchée.
Dans le domaine diplomatique, on ne relève qu’un seul cas où l’approbation populaire a été cherchée par le pouvoir: le traité d’union éphémère signé avec la Libye à Oujda le 13 août 1984 fut soumis à un de ces plébiscites de pure forme auquel le Maroc est habitué depuis 1962 – 99,97% des suffrages exprimés se portèrent officiellement en faveur de ce traité. Sinon, que ce soit pour les textes commerciaux – accords de libre-échange avec l’Union européenne ou les Etats-Unis – ou les décisions symboliques importantes – l’ouverture de bureaux de liaisons marocain à Tel Aviv et israëlien à Rabat – l’implication populaire est nulle, et celle du parlement (ou de ce qui en tient lieu au Maroc) sans conséquence – le parlement marocain a ainsi approuvé l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis dans sa seule version anglaise, langue dont la maîtrise par les honorables parlementaires marocains était un secret bien gardé jusque-là.
Jamais la thèse selon laquelle la politique étrangère serait distincte de la politique intérieure n’a été plus fallacieuse que dans le cas du Maroc de ces dernières années – les accords de libre-échange avec l’UE et les Etats-Unis produisent ainsi des effets économiques néfastes notamment pour la balance commerciale, sans que ces conséquences aient été largement discutées avec ceux qui auront à les subir, comme le souligne Najib Akesbi. Cette négation de la souveraineté populaire produit ses effets dans les domaines les plus divers – et les retournements de veste du pouvoir sont rapides: sous la présidence Bush, les autorités marocaines donnèrent leur accord à l’organisation d’un concert public évangélique à Marrakech en 2006 pour expulser manu militari des dizaines d’évangélistes en 2010 sous une présidence Obama beaucoup moins prosélyte que celle de son prédecesseur. Plus récemment, on a eu la spectaculaire rupture des relations diplomatiques avec le Vénézuela (prétexte officiel: contact officiel pris par le Vénézuela avec le Polisario – motif réel: se signaler au lobby pro-israëlien, Chavez venant alors juste de rompre avec Israël) ou avec l’Iran (motif officiel: ingérence iranienne dans les affaires intérieures marocaines – motif réel: complaire à Bahraïn, en pleine dispute diplomatique avec l’Iran, mais sans que cela aille jamais jusque la rupture, le Maroc se montrant plus catholique que le Pape).
C’est dans ses relations avec Israël que l’apesanteur totale du makhzen par rapport à son opinion publique est la plus flagrante. La cause palestinienne est chère au coeur du peuple marocain et de ses organisations militantes – nationalistes, progressistes, islamistes ou non-partisanes. Les différentes enquêtes d’opinion menées depuis le 11 septembre 2001 montrent l’opinion marocaine comme étant une des plus fermes sur la question palestinienne – et sur le refus de toute ingérence occidentale au Moyen-Orient - dans le monde arabe.
Il est peu de dire que la position officielle marocaine est aux antipodes de cet engagement, sans sombrer dans l’abjection dont fît montre Hosni Moubarak au temps de sa splendeur. La criminelle de guerre israélienne Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères lors de la guerre d’agression contre Gaza en 2008/2009, fut ainsi reçue tambour battant lors des MEDays à tanger organisés à Tanger en 2009 par l’Institut Amadeus de Brahim Fassi Fihri, fils de son père le ministre des affaires étrangères. Une véritable opération séduction est ainsi menée pour séduire l’exigeant partenaire israëlien, menée à coup de décorations royales et de cocktails diplomatiques.
Mais c’est au Maroc même qu’Israël parvient à marquer des points: entre le licenciement à Rabat d’un ingénieur marocain (Mohamed Benziane) ayant refusé de participer à un stage assuré – au Maroc (!) – par une société israélienne ou la persécution judiciaire de l’AMDH par l’étonnant restaurateur israëlien d’Essaouira et militant sioniste Noam Nir, il devient désormais risqué de militer pour la cause palestinienne au Maroc même.
Il est par contre beaucoup moins risqué de militer pour Israël et son idéologie d’Etat, le sionisme – et militer pour la Palestine fait parfois de vous un criminel, aux yeux de l’Etat marocain et des faiseurs d’opinion qui lui sont proches. C’est ainsi que l’on a appris que l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) organisera (?) sa convention nationale à Marrakech en juin (1), après l’avoir tenue à Jérusalem en 2002 (voir la vidéo de présentation ici). Pour un peu de détente, voici comment cette destination est vendue sur Facebook:
Convention nationale Uejf Maroc
Tu veux bronzer ?
Tu veux être recu (sic) comme un prince ou une princesse ?
Tu veux kiffer avec plus de 100 jeunes venus de toute la France ?
Tu veux parcourir la terre de tes ancêtres a dos de dromadaire ou de Jeep ?
Alors pour ces quatres (sic) raisons je t’invite a la La Convention Nationale de l’UEJF au Maroc
En soi, ça n’a rien de choquant: pas plus que le congrès des étudiants luthériens de Suède ou celui des étudiants bouddhistes du Népal s’il avait lieu dans la ville-phare des conférences internationales qu’est devenue Marrakech. Mais contrairement à ce que son nom indique, l’UEJF n’est pas seulement une association étudiante s’attelant à défendre les intérêts spécifiques des étudiants juifs – cette organisation est une pièce maîtresse dans le réseau des organisations pro-israëliennes françaises, groupées autour du CRIF, dont l’UEJF est membre par ailleurs. Elle est également membre du World Jewish Congress (« Around the world, Israel’s right to exist as a Jewish state is constantly questioned. The WJC and its affiliates actively defend the legitimacy of Israel on all levels and support the state against unfair and biased attacks » – « De par le monde, le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif est constamment remis en cause. Le Congrès juif mondial et ses affiliés défendent activement la légitimité d’Israël à tous les niveaux et soutiennent cet Etat contre les critiques injustes et biaisées« ) et de la Fédération des Organisations Sionistes de France. On ne peut pas accuser l’UEJF de cacher son jeu: sur son site, elle s’affirme ainsi un « soutien réfléchi et efficace de l’Etat d’Israël« .
Il est superflu de rappeler ce que signifie concrètement « soutenir Israël » – c’est soutenir la colonisation de la Palestine et sa litanie de crimes, de discrimination et de violations des droits de l’homme; c’est soutenir le « deux poids, deux mesures » au Moyen Orient; c’est enfin soutenir le baillonnement de toute critique d’Israël par l’odieux chantage à l’antisémitisme (2), chantage importé au Maroc depuis quelques temps.
Ce sont bien évidemment là des positions aux antipodes de celles d’une opinion publique marocaine acquise tant au soutien de la lutte du peuple palestinien dans ses différentes composantes – il appartient principalement aux Palestiniens de mener ce combat – qu’au refus de toute normalisation avec Israël – et avec ses supplétifs – tant que l’occupation, la colonisation et l’apartheid n’auront pas cessé en Palestine – et c’est là une lutte que le peuple marocain, comme tant d’autres peuples de par le monde, peut mener.
Mais ce peuple marocain, ignoré comme il l’est dans d’autres domaines réservés relevant de l’autocratie, l’est tout autant dans celui de la politique étrangère, et tout particulièrement dans la lutte du peuple palestinien pour sa libération. On conçoit mal en effet que l’UEJF ait eu l’idée d’organiser cette conférence fort peu discrète sans un minimum de contacts avec les autorités marocaines (s’agissant d’une réunion politique d’une association étrangère, s’est-elle mise en conformité avec le dahir de 1958 sur les réunions publiques?) – leur site indique d’ailleurs « sécurité assurée » – on peut présumer qu’elle est assurée notamment par les forces dites de l’ordre marocaines. On conçoit bien que le pouvoir marocain, tout à sa danse du ventre obsessionnelle vis-à-vis d’Israël, ait trouvé judicieux de montrer, encore une fois, combien il tient à l’amitié de militants sionistes.
Comme toujours, en l’absence de pouvoir politique répondant de ses actes devant l’électorat et rendant des comptes de sa politique – y compris étrangère – devant les institutions représentatives et devant l’opinion, c’est aux militants marocains qu’il est revenu de sauver l’honneur et de montrer qu’il existe un autre Maroc que celui de la soumission et de la compromission – le collectif associatif BDS Maroc (de même qu’en France les militants de l’Union juive française pour la paix et de l’Association des travailleurs maghrébins de France par le biais d’un appel à la société civile marocaine) a ainsi réagi pour protester contre la tenue de cette conférence, et cette mobilisation, avec la menace d’un sit-in de protestation, a suffi pour pousser l’UEJF à annoncer une annulation – non confirmée au demeurant - de cette convention. Il semblerait cependant, selon Samira Kinani et Sion Assidon, qu’elle aura lieu à l’Ecole supérieure de gestion (ESG) de Marrakech, qui ne s’en vante pas sur son site.
On peut se demander si les autorités marocaines auraient accepté la tenue d’une conférence d’EuroPalestine, de l’ISM, de Free Gaza ou du mouvement BDS, si jamais ces organisations auraient souhaité organiser une conférence à Marrakech. Visiblement, ce n’est pas seulement la Palestine qui a besoin d’être libérée…
(1) Après avoir annoncé la tenue de ce conseil national à Marrakech du 26 au 30 mai 2011, l’UEJF a publié sur son site un court message annonçant le report de ce conseil national au Maroc. Cette annonce est cependant démentie par l’AMDH et le militant pro-palestinien Sion Assidon, et j’aurais tendance à les croire, car il ne fait guère de sens, économiquement parlant, d’annuler une telle conférence la veille de son commencement – comme l’avance Sion Assidon, il s’agit plutôt d’une ruse pour tromper les militants marocains (la coordination BDS Maroc regroupant notamment l’Association de soutien à la lutte du peuple palestinien, des syndicats – UMT notamment - des ONG – Attac Maroc, AMDH, Adala - en passant par l’Ordre des avocats) qui se sont mobilisés contre la tenue de cette conférence sur le sol marocain.
(2) Le chantage consiste en l’assimilation de toute critique d’Israël et de son idéologie d’Etat, le sionisme, à de l’antisémitisme. Par contre, la lutte contre l’antisémitisme, phénomène réel au Maroc et ailleurs, n’est pas visée ici.

dimanche 23 janvier 2011

LDH Perpignan : rassemblement unitaire devant le tribunal

COMMUNIQUE :
La Ligue des Droits de l'Homme de Perpignan appelle à soutenir Bernard Cholet, Jeanne Rousseau, Yamina Tadjeur, militant-es du Collectif "Paix et Justice en Palestine" 66, dont l'audience en correctionnelle au Tribunal de Perpignan s'est déroulera le lundi 24 Janvier à 14 heures.
Ces personnes, parmi d'autres, ont mené une action pacifique en mai dernier dans un hypermarché de Perpignan, afin d'attirer l'attention des consommateurs sur l'étiquetage mensonger de certains produits estampillés "en provenance d'Israël", alors qu'ils sont le fruit de l'exploitation du travail des populations palestiniennes des territoires occupés.
Quel crime ont donc commis ces citoyen-nes pour mériter une accusation aussi infamante de «provocation publique à la discrimination» et encourir des peines lourdes? S'être dressés contre l'occupation et la colonisation accélérée de la Palestine par Israël. S'être révoltés contre l'impunité dont jouit un État qui viole pourtant ouvertement le droit international et les résolutions des Nations unies. Et avoir décidé de prendre leurs responsabilités en appelant eux-mêmes au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre cette politique condamnée par la grande majorité des opinions française, européenne et mondiale.
Nous devons réfuter haut et fort cette accusation basée sciemment sur un amalgame inacceptable, et défendre la liberté constitutionnelle d'expression, laquelle inclut à l'évidence la critique de la politique menée par un Etat étranger, quel qu'il soit.
La Ligue des Droits de l'Homme demande, avec 50 autres organisations, la relaxe immédiate de ces 3 militant-es, avec le soutien de Michel Warschawki, personnalité et auteur bien connu en Israël, et de Stéphane Hessel, lui aussi empêché dans sa liberté d'expression en France même à propos du boycott des produits issus des territoires palestiniens.
Nous appelons à rejoindre le grand rassemblement unitaire de soutien qui est organisé à partir de 13h le lundi 24 Janvier devant le Tribunal de Perpignan et Place Arago.
Ligue des Droits de l'Homme 66 – ldh66@ldh-france.org – 3, avenue de Belfort – 66000 PERPIGNAN

vendredi 21 janvier 2011

Appel BDS Maroc

Par BDS Maroc, 17/1/2011
APPEL (Pour ajouter votre signature)
Les citoyennes et citoyens, associations, syndicats, et individualités marocain(e)s signataires,
-Conscient(e)s de l’impasse à laquelle est arrivée en Palestine la communauté internationale des États en traitant par l’impunité la plus totale les violations répétées du Droit par l’Etat raciste d’Israël,
-Soucieux(ses) de contribuer à un avenir de justice et de paix, pour toute la région et pour le monde, avenir qui se joue en Palestine aujourd’hui,
-Inspiré(e)s par les succès historiques de la communauté citoyenne mondiale dans l’abolition du régime d’Apartheid en Afrique du Sud à laquelle ont largement contribué la campagne de Boycott et de Désinvestissement et l’application de Sanctions internationales.
Voir la suite : http://www.bdsmaroc.org

L’appel BDS Palestine
Depuis sa création en 1948, l’Etat d’Israël ne cesse d’enfreindre le droit international dans l’impunité la plus totale et d’ignorer les centaines de résolutions de l’ONU condamnant ses transgressions. Malgré cela, la communauté mondiale ferme les yeux sur les violations répétées de l’Etat sioniste.
La suite sur le site : http://www.bdsmaroc.org/
NDLR- Rappel :Le même commerce illégal est organisé par le Maroc qui vend comme provenant du Maroc des fruits et légumes cultivés à Dakhla, en territoire sahraoui occupé

jeudi 13 janvier 2011

Un appel de Ramallah : S’il vous plaît, boycottez mon pays!

S’il vous plaît, boycottez-nous ! S’il vous plaît, boycottez mon pays! S’il vous plaît, boycottez-nous !
Par anonyme , 24/12/2010

L’auteur a choisi de ne pas divulguer son nom de crainte des répercussions contre sa famille. La menace est réelle. Qu’il suffise d’indiquer que l’auteur est un universitaire israélien en sciences sociales. Bien que l’auteur soit totalement prêt à payer le prix de ses opinions, il n’y a aucune raison pour que sa famille en souffre. L’auteur peut être contacté à l’adresse : pleaseboycottus@gmail.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .
Pendant des années, j’ai été plutôt ambivalent sur la sagesse du boycott d’Israël. Bien qu’un boycott de tout ce qui a trait aux colonies illégales en Cisjordanie, - qui sont un dérivé manifeste d’une occupation brutale - soit d’une nécessité absolue, et que j’ai totalement soutenu, j’étais toujours resté réservé quant à un boycott d’Israël lui-même. Aujourd’hui, je sens qu’il n’y a pas d’autre choix que d’appeler à un boycott sans réserve et global à l’encontre d’Israël - Boycotts, Désinvestissements, Sanctions (BDS). 
 Pour le bien d’Israël et dans l’espoir qu’une pression réelle depuis l’étranger, visant principalement l’économie israélienne, suffira pour éviter à Israël ce que Thomas Friedman, dans un récent éditorial, appelait « la dépendance d’Israël au crack ». C’est le seul moyen de sortir les Israéliens de leur chimère (de leur crack) du « business as usual » (les affaires continuent) et de leur enlever la possibilité de maintenir un statu quo désastreux qui ne fait que conduire à plus de vols de terres, plus de violences et de guerres, mettant en définitive Israël lui-même en péril. C’est le seul moyen de convaincre les gouvernements actuels et futurs que la situation présente est insoutenable et non viable. C’est le seul moyen de nous sauver de nous-mêmes. Là où ils en sont aujourd’hui, les Israéliens sont incapables de peser pour changer les choses de l’intérieur. L’atmosphère est devenue tellement empoisonnée que les tentatives au niveau du peuple pour apporter un changement politique sont, au mieux, dérisoires, particulièrement quand on observe celles des législateurs pour délégitimer les initiatives populaires et criminaliser les ONG qui cherchent à encourager un changement politique.
Le gouvernement israélien actuel (tout comme les gouvernements du passé, qu’ils soient du Parti travailliste, du Likoud ou du Kadima) n’a aucune intention de faire avancer les négociations avec les Palestiniens. Il préfère « gérer » le conflit plutôt que de rechercher une solution véritablement juste. La poursuite de l’occupation a un effet catastrophique sur la société israélienne dans son ensemble. On y fait bon marché aujourd’hui de la vie humaine, une forme de judéo-fascisme se développe ici, dirigé par les rabbins, les politiciens d’extrême droite à la Knesset et les chefs dans les territoires palestiniens occupés. Une législation Jim Crow a été présentée à la Knesset, les rabbins ont signé des appels à ne pas louer ou vendre des biens aux Israéliens arabes, des centaines manifestent contre les quartiers israéliens arabes et récemment, un groupe de mineurs ont été arrêtés pour avoir dirigé ce que l’on ne peut qu’appeler des pogroms contre des citoyens arabes innocents dans le centre de Jérusalem. Le poison de l’occupation a infecté la société israélienne tout entière à un niveau où le seul diagnostic possible est la gangrène. Le seul moyen de convaincre les Israéliens que le statu quo actuel ne peut se poursuivre est d’attacher un coût réel et important à la poursuite de l’occupation et, oui, d’obliger les dirigeants politiques nationaux à assumer leurs responsabilités, à diriger plutôt que gérer, à s’engager plutôt que se cacher derrière des « spin doctors » (conseillers en communication et marketing politique) ou les mensonges éhontés du Premier ministre Netanyahu.
Quiconque justifie encore la non-action à l’encontre d’Israël ne fait que conduire à se servir du seul autre outil que l’histoire du monde a fourni pour un changement social et politique : la violence !
S’il vous plaît, boycottez mon pays, maintenant, vous êtes notre seul espoir !..

mercredi 13 octobre 2010

Boycott : procès d'Alima Boumediene-Thiery, le 14 octobre à Pontoise

Communiqué
Appel du Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens
Solidarité BDS -
Rassemblement jeudi 14 octobre 2010 à 12h00 devant le tribunal de Pontoise.

Soumis par Paris , 12/10/2010 -
C'est la colonisation israélienne qu'il faut inculper, pas ceux qui militent pour le respect des Droits de l'Homme!
Conformément à son appel de septembre 2009, le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens rappelle qu'il « soutient la demande de la société civile et politique palestinienne pour que des sanctions soient appliquées à Israël, dans le cadre de l'initiative non-violente Boycott, Désinvestissement, Sanctions, jusqu'à ce qu'il respecte le droit international et les principes universels des droits de l'Homme. »
Alors que la coalition gouvernementale israélienne refuse impunément de cesser la colonisation en Cisjordanie notamment à Jérusalem-Est, et de mettre un terme au siège de la Bande de Gaza, ce sont les militants mobilisés pour le respect du droit international qui sont attaqués. Le gouvernement français, dont la politique actuelle est loin d'être irréprochable en matière de respect des droits humains, prône la sévérité à l'encontre de ceux qui participent à la campagne pacifique et non-violente BDS. Dans ce contexte, encouragés de surcroît par le soutien du CRIF et de l'ambassade d'Israël, les inconditionnels de la colonisation, en particulier Sammy Ghozlan, le président du BNVCA (bureau national de vigilance contre l'antisémitisme), multiplient les procès et vont jusqu'à menacer de poursuivre l'Ambassadeur Stéphane Hessel, résistant contre l'occupation nazie, rescapé du camp de Buchenwald, et co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.
Nos organisations, investies dans cette campagne contre l'impunité d'Israël, dénoncent ces pressions intolérables. Elle affirment leur solidarité et leur soutien aux défenseurs du droit et de la paix qui subissent l'infamie des accusations de « provocation à la discrimination ».
De nombreux procès s'annoncent. Le prochain est celui d'Alima Boumediene-Thiery (Sénatrice, les Verts) et Omar Slaouti (tête de liste NPA aux dernières élections régionales), le 14 octobre 2010 à Pontoise. La justice française est mise à rude épreuve. Elle a l'occasion d'affirmer son indépendance et son rôle de garante du droit et des libertés fondamentales.
Nous saluons et soutenons toutes les initiatives unitaires visant à préserver le droit d'exprimer notre solidarité avec le peuple palestinien, de condamner les violations des droits de l'Homme commises par l'État d'Israël, et d'œuvrer activement pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.
Un départ collectif en car est organisé par la Campagne BDS France, à 9h45, place de la Nation (en face du magasin Casino), pour un retour dans l'après midi sur paris. Selon le nombre d' inscrits, le prix variera entre 5 et 9 euros. L'inscription se fait en envoyant un mail à : solidariteprocesbds@yahoo.fr
Premiers signataires :
Agir contre le Colonialisme Aujourd’hui
Alliance For Freedom And Dignity (AFD),
Association des travailleurs maghrébins de France ( ATMF)
Association des Tunisiens en France (ATF)
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR)
Association pour les jumelages entre les camps de réfugies palestiniens et les villes françaises (A.J.P.F.)
Association républicaine des anciens Combattants (ARAC)
Association pour la Taxation des Transactions et pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC)
Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP)
Cedetim
CICUP
CJPP5
Collectif Faty Koumba
Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix
Collectif des musulmans de France (CMF)
Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO)
CPPI Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël)
Droit-Solidarité
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives (FTCR)
Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)
Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
Gauche Unitaire
Génération Palestine
GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine
La Courneuve-Palestine
Les Alternatifs
Les Femmes en Noir
Les Verts
LIPFL (section française de la Women International League for Peace and Liberty)
Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)
Mouvement de la Paix
Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
Organisation de Femmes Egalité
Parti Communiste Français (PCF)
Parti communiste des ouvriers de France (PCOF)
Parti de Gauche (PG)
Participation et spiritualité musulmanes (PSM)
Respaix conscience musulmane
Solidarité Palestine 18°
Une Autre Voix Juive (UAVJ)
Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT)
Union Juive Française Pour la Paix (UJFP)
Union syndicale Solidaires


Date:  Jeudi, 14 Octobre, 2010 - 10:00 - 15:00
Lieu:
Tribunal de Pontoise
Rue Victor Hugo
Pontoise
France
| Plu

samedi 9 octobre 2010

BDS: Appel de personnalités pour la liberté d’expression

Par des opérations non-violentes et symboliques, des élu-e-s et militant-e-s, dont une parlementaire, ont souhaité attirer l’attention de l’opinion publique sur le refus de l’Etat d’Israël de se conformer aux principes inscrits dans les traités européens et dans les accords d’associations qu’ils ont signés, à savoir le respect des Droits Humains et celui de la traçabilité des produits à l’exportation.
Par la même occasion, ils dénoncent l’impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, impunité qui cautionne ces violations répétées du droit international et l’injustice que subit au quotidien le peuple palestinien du fait de l’occupation coloniale.
Pour avoir osé user de leur liberté d’expression dans le respect des principes républicains, ces élu-e-s et militant-e-s sont aujourd’hui poursuivi-e-s devant la justice pour provocation à la discrimination raciale, voire pour antisémitisme. Il s’agit d’un chantage fondé sur un amalgame inacceptable !
La critique de la politique du gouvernement israélien relève du débat d’idées et s’exerce dans le respect des grands principes fondamentaux de notre droit, dont celui de la liberté d’expression. En aucun cas, les actions menées par ces élu-e-s et militant-e-s ne peuvent être considérées comme des actes, paroles ou propos « discriminatoires à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, à raison de son origine ou de son appartenance ou non appartenance à une nation ».
Nous dénonçons cet amalgame qui voudrait nous faire taire devant cette injustice qui heurte nos valeurs universelles.

Premiers signataires :
Stéphane Hessel, Ambassadeur honoraire
Catherine Tasca, Vice-Présidente du Sénat (PS)
Eva Joly, députée européenne, Députée européenne - Présidente de la Commission du Développement (Europe Ecologie)
Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice (PS)
Adrien Gouteyron, sénateur (UMP)
Yael Lerer, éditrice et membre du groupe de citoyens israéliens « Boycott de l’intérieur »
Nourredine Abdi, socio-économiste, chercheur CNRS
Gilbert Achcar, politologue, Universités de Londres et de Paris-8
Patricia Adam, députée (PS)
Françoise Alamartine
Lysiane Alezard, conseillère municipale d'Issy les Moulineaux
Laurent Alcini, conseiller municipal de Taverny (PCF) et syndicaliste
Jean Claude Amara, président de Droits Devant
Sylvette Amestoy, Adjointe à la mairie de Courdimanche
Eliane Assassi, sénatrice de la Seine Saint-Denis
Jean-Baptiste Ayrault, président du DAL
Francine Bavay, conseillère régionale Europe Ecologie
Nejiba Bakhtri, responsable du Parti "TUNISIE VERTE"
Olivier Besancenot, porte parole du NPA
Jean-Paul Besset, député européen (Europe Ecologie)
Malika Benarab-Attou, députée européenne (Europe Ecologie)
Tarek Ben Hiba, président de la FTCR
Amar Benoun, Président du CIVIC
John Berger, écrivain
Michel Billout, sénateur de Seine et Marne
Marie Blandin, sénatrice (Les Verts)
Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice de Paris
Liliane Boudia, conseillère municipale - Adjointe au Maire d’Aubagne
Michel Bourguain, maire de l'Ile st Denis
José Bové, député européen (Europe Ecologie)
Patrick Braouezec, député (communistes unitaires et citoyens)
Henri Braun, avocat au barreau de Paris
Robert Bret, sénateur
Jean Brafman, ancien conseiller régional et membre de la FASE
Jean Paul Boré, conseiller Régional
Maurice Buttin, avocat honoraire (Président du CVPR PO)
Nahla Chahal, coordinatrice nationale de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP)
Abdelaziz Chaambi, Coordination contre le Racisme et l'Islamophobie
Mohieddine Cherbib, président de la Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)
Viviane Cohen, UJFP
Eric Coquerel, Secrétaire national du Parti de Gauche, Conseiller régional d'Ile de France
Monique Crinon, sociologue, philosophe
Patrice Crunil, Conseiller municipal Lutte Ouvrière d’Argenteuil
Violette Daguerre, présidente ACHR
Véronique De Keyser, députée européenne (Vice présidente du Parlement européen)
Guy Delcourt, Député-Maire de Lens (PS)
Karima Delli, députée européenne (Europe Ecologie)
Christine Delphy, auteur, chercheuse au CNRS
Jean Desessard, sénateur de Paris (Les Verts)
Sylvain Desmets, conseiller régional (Europe Ecologie)
Bernard Dreano, président CEDETIM
Isabelle Durant, députée européenne, Vice-Présidente du Parlement européen
Françoise Duthu, ancienne députée européenne
Ali El Baz, coordinateur de l’ATMF
Driis El Kherchi, president national de l’ATMF
Mireille Fanon-Mendès France
Jacques Fath, Membre du Comité exécutif national du PCF, Responsable des relations internationales
Sonia Fayman, sociologue
Hélène Flautre, députée européenne (Europe Ecologie)
Jacques Gaillot
Bernard Garzon, Maître de conférences honoraire
Ali Gedikoglu, Président de Cojep International
Jérôme Gleizes, Responsable de la commission transnationale des Verts français
Nathalie Goulet, sénatrice (UC)
Maxime Gremetz, député de la Somme (PCF)
Abdelhamid Haimeur, journaliste politique
Djilali Harfouche, journaliste
Bertrand Heilbronn, Président d'Evry Palestine
Catherine Grèze, députée européenne (Europe Ecologie)
Yannick Jadot, députée européenne (Europe Ecologie)
Serge Janquin, député du Pas de Calais (PS)
Kamel Jendoubi président du Réseau Euro Méditerranéen des Droits de l’Homme
Alain Joxe sociologue, directeur d'études à l'EHESS, président du CIRPES
Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne (Europe Ecologie)
Alain Krivine
Barbara La Barbera, conseillère municipale Aubagne
Mehdi Lallaoui, réalisateur
Carlos Latuff, dessinateur BD
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Conseiller régional de l' Ile de France
Olivier Lecour-Grandmaison, universitaire
Patrick Le Hyaric, député européen (Front de Gauche)
Gilles Lemaire, ATTAC
Dominique Lesparre, Vice Président du Conseil Général du Val d'Oise, Maire de Bezons
Michèle Loup, syndicaliste, ex conseillère régionale (Les Verts)
Zohra Mahi, avocate
Noël Mamère, député (Les Verts)
Dominique Mariette, Conseiller municipal Lutte Ouvrière d’Argenteuil
Caroline Mécary, avocate, conseillère régionale (Europe Ecologie)
Akli Mellouli (PS)
Jean-Pierre Michel, sénateur (PS)
Mostafa Motia, Ingénieur
Jacques Muller, sénateur (Les Verts)
Christophe Oberlin, professeur en médecine, chirurgien
Roger Ouvrard, ancien maire d’Argenteuil, ex-conseiller général Val d’Oise
Jean-Jacques Paris, secrétaire général de l’Association nationale des élus communistes et républicains
Roger Parmentier, Pasteur Eglise réformée de France
Jean Christophe Poulet, maire de Bessancourt
Annie Poursinoff, députée (Europe Ecologie)
Marc Prunier, conseiller municipal (NPA)
Michèle Rivasi, députée européenne (Europe Ecologie)
Ali Romdhane, Porte parole d'Etre de Gauche 95
André Rozevègue, Co-président de l’UJFP
Jean-Michel Ruiz, Secrétaire départemental du PCF Val d'Oise
Catherine Samary, Maître de conférence (Université Paris Dauphine)
Aharon Shabtai, poète et universitaire israélien
Yoav Shemer, représentant de l’organisation israélienne "Le courage de refuser"
Michèle Sibony, Co-présidente de l’UJFP, enseignante
Boualem Snaoui, Président du REseau SOlidaire et CItoyen - RESOCI -
Djamila Sonzogni, porte parole Europe Ecologie – Les Verts, conseillère régionale
Odile Tobner, Présidente de Survie
Michel Vampouille, Ancien Vice-président du Conseil Régional Ile-de-France
Patrick Vassallo, conseiller municipal délégué de Saint-Denis
Marie-Christine Vergiat, députée européenne (Front de gauche)
Dominique Voynet, sénatrice (Les Verts)
Jean Pierre Zolotareff, psychothérapeute, directeur général d’un réseau de Lutte contre l’exclusion sur l’Ile de France, Président du Collectif
Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris
Omar Alsoumi, président de Génération Palestine 

Je vous invite vous aussi à SIGNER L'appel SUR http://www.urgence-gaza.net Vous pouvez ensuite participer à la campagne en transmettant comme moi ce message à l'ensemble de vos ami-e-s.

jeudi 30 septembre 2010

Mohamed Al Durrah in memoriam

par Agustín Velloso, 30/9/2010. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala 
Il y a dix ans, jour pour jour, le 30 septembre 2000, l'enfant palestinien Mohamed Al Durrah était tué par un sniper de l'armée israélienne.

Les sionistes ont fait des milliers de victimes palestiniennes comme ce garçon de douze ans, certains plus jeunes (y compris dans le ventre de leur mère), d'autres plus âgés (y compris dans leur lit), et tous méritent qu'on s'en souvienne.
Sans aucun doute, la mort d'Al Durrah, qui survint au second jour de la seconde Intifada,  peut être vue ajourd'hui, en ces temps de conversations de paix à coup de "oui, mais" et sans nouvelles intifadas, comme un condensé de la situation des Palestiniens dix ans après l'événement.
Peu importent combien de conversations similaires auront lieu, quelle sera la contribution de la "communauté internationale" à la solution du conflit du Moyen-Orient, ce que dit l'Autorité palestinienne de Ramallah,  puisque les sionistes continueront à tuer, à mutiler,  à détruire, à voler, bref, à pratiquer le génocide rampant à Gaza et le nettoyage ethnique en Cisjordanie avec tous les moyens à leur disposition.
Combien d'autres Mohamd Al Durrah connaîtront-ils le même sort dans les dix années à venir ?
Depuis le début de la seconde Intifada en septembre 2000 jusquà la fin de ce mois de septembre 2010, Israel a tué 1859, mille-huit-cent-cinquante-neuf enfants de moins de 18 ans.
Même si les chifres à venir se monteront à plusieurs milliers, seuls leurs êtres chers se souviendront des victimes. Les autres, s'ils arrivent à chercher à s'informer, ne sauront que ce racontent les wikipédias du moment et les autres médias prosionistes et proimpérialistes : ce qu'ils appellent “l'incident de "Mohamed Al Durrah", qui “fut pris dans un tir croisé entre des soldats israéliens et les forces de sécurité palestiniennes", disculpant l'armée israélienne : "une enquête de l'armée israélienne d'octobre 2000 a conclu que celle-ci n'avait probablement pas tiré sur Al Durrah", ou encore : "il s'agissait d'une mise en scène des manifestants palestiniens", pour ne pas parler de ceci :  "les communautés juives et israéliennes ont déclaré que les allégations palestiniennes ne sont que l'actualisation d'une vieille difffamation, la vieille accusation antisémite de sacrifices d'enfants par les juifs".
Grace à l'amitié US, Israël retourne ainsi le couteau dans la plaie.
Espérons que la résistance inversera la vapeur avant que cette situation se prolonge dix ans de plus.
 Carlos Latuff

jeudi 3 juin 2010

MANIFESTATIONS contre le blocus et contre agrexco !

MANIFESTATIONS contre le blocus et contre agrexco !

A ALES, vendredi 4 juin, à 17h30, devant la sous-préfecture
A NÎMES, vendredi 4 juin, à 18h, devant le Carré d'Art
MONTPELLIER :Place de la Comédie Samedi 5 juin à 12h
Marche sur le Conseil Régional L.R.
PERPIGNAN: samedi 15h Place Catalogne
NARBONNE : Samedi 11h

HALTE A L’IMPUNITE D’ISRAËL !
NON A AGREXCO/Carmel A SÈTE !

UNE NOUVELLE VIOLATION MEURTRIERE DU DROIT PAR ISRAEL

Avec l’abordage sauvage et meurtrier qui s’est produit dans les eaux internationales contre la flottille humanitaire et qui s'est soldé par 9 assassinats et plus de 50 blessés, Israël a commis une nouvelle violation grave du Droit International. Par cet acte Israël adresse un message de menace à la communauté internationale, ainsi qu'aux sociétés civiles palestiniennes, arabes, turques et occidentales : quiconque défend la Palestine et les droits du peuple palestinien est désormais un ennemi potentiel, contre lequel s’exerce et s’exercera la violence de l'État israélien. Fort de son impunité Israël n’obéit qu’à sa propre logique criminelle au mépris des lois internationales et des sociétés civiles du monde entier ! C’est pourquoi nous exigeons la protection internationale du « Rachel Corrie » qui navigue vers Gaza !
STOP A L’IMPUNITE D’ISRAEL : DES SANCTIONS CONTRE ISRAËL
Alors qu’il faudrait par des sanctions stopper le bras meurtrier d’Israël, non seulement l’U.E refuse de sanctionner les violations et crimes de guerre israéliens mais toutes ses décisions constituent des encouragements à les poursuivre. Ainsi l’intégration d’Israël au sein de l'OCDE lui a accordé le blanc-seing pour ses crimes et a permis cet assaut meurtrier. Il en fut de même pour l'opération « plomb durci » en décembre 2008. En effet, quelques jours avant l'agression israélienne de Gaza qui a fait 1400 morts, l'UE récompensait Israël en rehaussant ses accords d'association la liant à cet État. Jamais Israël n'aurait déployé cette violence s'il n'avait bénéficié de la collaboration de nombreux responsables occidentaux.
Preuve est faite que l’impunité d’Israël est un encouragement au crime. Il faut se rendre à l’évidence, Israël ne veut pas la Paix et n’appliquera le droit que sous la contrainte. C’est pourquoi nous exigeons que la condamnation de l'attaque israélienne par notre gouvernement et l’U.E soit accompagnée de mesures de sanctions contre Israël et en premier lieu la suspension des « accords d’association » (économiques, militaires, scientifiques et culturels) votée par le parlement européen en 2003.
DES SANCTIONS REGIONALES : NON A AGREXCO/Carmel
Ce nouveau crime de guerre israélien confirme la justesse et la légitimité du combat contre l’accueil d’Agrexco dans le port de Sète ! L’entreprise d’état israélienne Agrexco/Carmel participe directement à la colonisation de la Palestine. Spécialisée dans les fleurs, fruits et légumes elle exporte 70% des produits des colonies israéliennes agricoles implantées notamment dans la vallée du Jourdain où l’armée et les 7000 colons ont confisqué 95% des terres et contrôlent 98% des ressources en eau. Les paysans palestiniens spoliés sont contraints de travailler dans les colonies à des salaires de misère. A cela s’ajoute une violation du droit commercial puisque Agrexco exporte ses produits venant des colonies sous le label « produit d’israël » et plus grave, violation de la 4ème convention de Genève car l’exploitation économique des territoires occupés est interdite ! Cette entreprise fraude et viole le droit et ses produits sont entachés du sang de la colonisation, c’est le premier motif de notre refus d’Agrexco. Nous refusons de commercer avec des criminels, des voleurs et des fraudeurs.
En cultivant sur des terres volées, avec de l’eau volée et une main d’œuvre presque gratuite il est facile d’inonder à des prix de dumping le marché des fruits et légumes. Le conseil Régional L.R. qui au mépris de la morale et de l’éthique s’obstine à défendre l’implantation de cette entreprise à Sète annonce qu’elle va déverser 200000t au début puis 500000t par an de fruits et légumes. La conséquence directe en sera la faillite des paysans locaux et de l’agriculture régionale sans compter l’aberration écologique et énergétique qui consiste à faire venir depuis des milliers de Km des produits cultivés dans la région ! Et Agrexco va utiliser des infrastructures coûteuses pour lesquelles il n’aura pas déboursé un seul euro ! C’est le second motif de notre refus d’Agrexco. Nous voulons un autre type de développement pour la région.
Liste des 93 organisations membres de la Coalition contre Agrexco :
AC! 34 ACEM AFD France AFPS A.I.P.P.P AL ALPG AES AJEA Alternatifs APJ AP-LR APTI ASDIPL ADOC Salam (66) ASTI ATAF ADM ATTAC FRANCE ATU 93 CAPJPO CCIPPP CDTM34 CIMADE,Civimed CJACP CMF Comité BDS Montpellier) CCPP CoLL. Palestine Aubenas COLL. PALESTINE 13 Coll. Palestine Narbonne, Coll. f Palestine Marseille COLL. PALESTINE 69 CPP 25 CCPM Confédération Paysanne,Construire Un Monde Solidaire Couserana-Palestine CREF66 CRI CUALs EUROPE ECOLOGIE Expression Musulmane (66) Farrah-France FEDERATION 34 FEDERATION ARTISANS DU MONDE Fédération SUD Education. FEMMES SOLIDAIRES 66 France-El Djazaïr LR GENERATION PALESTINE Identité Plurielle (66) Handicap Solidarités IJAN IPAM JMF Le PHILISTIN (12) Les Femmes en Noir (Caen) Les Verts, LDH Montpellier, Béziers, Alès, Uzès, Sainte Anastasie, 66)LISTE EGALITE MAN MCD MDPL MPEP MIB MIR MdlP MOTIVES 34 MRAP NPA Palestine Porte Voix (11) Palestine 12 PARASOL PCF PG PCM Pôle Ethique (66) RCM R&D Résistance 30 RESISTANCE PALESTINE (69) Solidarité Féminine 66 STOP APARTHEID (31) UCCFMM (30) UCDR 30 Union Syndicale SOLIDAIRES UJFP UJM 69) Vivre en Paix

lundi 10 mai 2010

A Paris : Rassemblement pour faire barrage à l’entrée d’Israël à l’OCDE

Par le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens
A l'occasion du rassemblement qui aura lieu le
lundi 10 mai 2010 à 18h30, au 2 rue André Pascal Paris 16è
(Métro La Muette ligne 9), entrée du siège de l’OCDE
Nous vous invitons à une conférence de presse :

En présence de :
- Jean-Claude Lefort (président de l'Association France Palestine Solidarité)
- Jacques Fath (membre de l'éxécutif national du PCF)
- Philippe Castel (secrétariat national de la FSU)
- Mouloud Aounit ( membre du Collège de la Présidence du MRAP)
- Myriam Martin (membre l'exécutif national du NPA)
- Nahla Chahal (Coordinatrice des missions civiles internationales pour la protection du peuple palestinien)
En acceptant son adhésion à L'OCDE, les état membres de cette organisation blanchissent de fait toutes les violations du droit international qu'Israël commet envers les Palestiniens. Mais plus grave encore peut-être, l’OCDE, organisation de développement et de coopération économique, définit un « territoire économique israélien » qui inclut le Golan syrien occupé, les territoires palestiniens de Cisjordanie occupés et Jérusalem Est illégalement annexée. Elle prend ainsi l’extraordinaire responsabilité, hors de son champ de compétence, d’entériner les annexions pures et simples d’Israël et de prédéterminer ses frontières politiques contre toutes les règles et les normes de la législation internationale.
Contacts: Adnane Ben Youssef - 06 67 00 04 32
Renée Prangé - 06 87 68 80 22

Le Collectif National appelle les citoyens à adresser en nombre la lettre
ci-annexée aux représentants des pays membres auprès de l'OCDE dont les
adresses électroniques jointes, ainsi qu'au Ministère des Affaires Etrangères.

l'agenda :
le 10 mai, lundi donc, chaque état membre prend la décision dans sa
capitale. (une mobilisation internationale culminera ce jour ci)
le 16 mai, réunion en conseil au siège de l'OCDE à Paris, chaque état
membre informe de sa décision
fin du mois de mai, si, et nous ne l'espérons pas, l'adhésion d'Israël
est accepté, Netanyahou viendra à Paris l'avaliser. Notre collectif se
prépare à réagir de la manière la plus adéquate.
merci d'adresser cette lettre à partir de maintenant aux adresses
mentionnées ci-bas.
France Représentant auprès de l'OCDE
dfra.ocde-paris@diplomatie.gouv.fr
Telephone : +33 (0)1 43 17 57 50
Fax : +33 (0)1 43 17 58 02 MAE
Belgique
parisocde@diplobel.fed.be
Telephone : + 33 (0)1 56 75 34 50
Fax : +33 (0)1 56 75 34 70
oecd.paris@mfa.no
Telephone : +33 (0)1 45 24 97 84
Fax : +33 (0)1 45 20 08 82
Fax : +33 (0)1 45 51 01 49
Turkey  
turkdel.oecd@mfa.gov.tr
Telephone : +33 (0)1 42 88 50 02
Fax : +33 (0)1 45 27 28 24

Monsieur l'Ambassadeur,
Ce mois-ci, l'Organisation de Coopération et de Développement Économique
doit se prononcer sur la candidature d'Israël. Or le manque total de
respect de l'Etat israélien pour les droits humains et le droit
international ainsi que son obstruction à tout processus de paix ont fait
l'objet de nombreuses critiques internationales. Cependant, cet Etat a
montré de façon répétée qu'il n'a en rien modifié pour autant sa
politique malgré ces critiques. Tout au contraire il poursuit sa politique
illégale sans avoir à affronter aucune conséquence réelle qui soit
concrète. Par contraste avec les résolutions et les condamnations
verbales dont il fait l'objet, Israël reçoit donc un « traitement
spécial » sur le plan de la politique, un traitement que rien ne
justifie. Lui offrir de devenir membre de l'OCDE serait un exemple de plus
de ce traitement spécial, et une façon de l'encourager dans son déni du
droit et de la paix.
A ces raisons majeures nous pensons qu'il en existe de nombreuses autres
pour refuser l'adhésion d'Israël à l'OCDE, parmi lesquelles :
La prise en compte de la production dans les territoires occupés viole le
droit international, et pas plus tard qu'en février dernier, la Cour de
Justice des Communautés Européennes a rappelé clairement que les
produits des colonies ne peuvent en aucun cas être considérés comme des
produits israéliens. Dans les chiffres qui servent de fondement à lademande d'adhésion, il n'y a aucune distinction en fonction de la zone de
production : ces paramètres économiques incluent les territoires
palestiniens occupés de Cisjordanie et du plateau du Golan syrien.
Accepter cette adhésion, dans ces conditions, ce serait accepter de fait
l'idée du « Grand Israël ». Ce n'est pas concevable pour quiconque veut
la paix par le droit.
D'après la convention de l'OCDE, les Etats membres doivent partager un
même engagement à respecter le droit international et le respect des
droits de l'homme. Plusieurs des membres actuels de l'OCDE ont exprimé de
façon répétée que cet engagement n'est pas partagé par les dirigeants
israéliens.
Dans le texte de la convention on peut lire que la coopération est une
contribution majeure aux relations pacifiques et harmonieuses entre les
peuples du monde. Les Etats membres ont, à plusieurs reprises, critiqué
les actions d'Israël au motif qu'elles sont contre-productives vis-à-vis
du développement de telles relations. Pas plus tard qu'en mars, les
Etats-Unis, l'Union Européenne, la Russie et les Nations Unies ont publié
une condamnation commune de la politique israélienne à Jérusalem. Les
dirigeants de ce pays ignorent ces déclarations en toute impunité.
Nous vous prions donc instamment d'agir de façon à inverser la réponse
positive attendue à la demande d'adhésion d'Israël qui serait comprise
comme un encouragement à ses entreprises qui tournent le dos à la paix.
Chaque pays membre de l'OCDE dispose en la matière d'un droit de veto
concernant ce type de décision. Nous vous demandons de l’utiliser, si
possible avec d'autres Etats membres.
Dans l'attente de votre réponse, que nous espérons positive, et dont nous
tiendrons nos militants informés, nous vous prions de croire en nos
salutations distinguées.
signature