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lundi 6 juin 2011

Au Maroc, en 2011, mieux vaut militer pour Israël que pour la démocratie ou la Palestine

par ibnkafka, 27/5/2011
L’autocratie est un tout: elle étend ses tentacules dans l’économie, l’associatif, le religieux, le sécuritaire, la justice, la culture – il est donc normal qu’elle touche de manière encore plus affirmée le domaine de la politique étrangère.
L’autocratie est, contrairement à ce que l’on croit souvent, une faiblesse dans le domaine de la politique étrangère. Le monde arabe en offre l’exemple, avec ses régimes autocratiques le plus souvent – ces dernières années du moins – supplétifs des initiatives diplomatiques et militaires occidentales au Moyen-Orient. Il n’est pas anodin que le pays de la région ayant affirmé avec le plus de force son rôle et ses intérêts ces dernières années est la Turquie, en phase de démilitarisation et de démocratisation accélérée depuis l’arrivée au pouvoir de l’AKP en 2002 – c’est sur un vote de l’assemblée nationale turque que la Turquie refusa non seulement sa participation à la guerre d’agression étatsunienne contre l’Irak en 2003, mais aussi tout passage de troupes étatsuniennes et supplétives (OTAN et affiliés) sur son territoire. Les autocraties arabes dites modérées – parce que favorables aux Etats-Unis – en furent réduites à leur sempiternel chantage de la peur des « réactions de la rue » – la fameuse « rue arabe », terme orientaliste et méprisant (on n’a jamais entendu parler de la « rue israëlienne », de la « rue française » ou de la rue « étatsunienne » – dans les pays de haute civilisation, rue se dit opinion publique).
Le Maroc ne déroge pas à la règle. Alors que l’opinion publique marocaine est l’une des plus engagées en faveur de la cause palestinienne et des plus opposées aux interventions militaires occidentales dans le monde arabe – comme en témoignent d’ailleurs les manifestations géantes de 1991 (contre la première guerre d’Irak), 2002 (contre la répression sanglante de la deuxième intifada) et 2003 (contre l’invasion de l’Irak) qui regroupèrent des millions de manifestants – la politique gouvernementale marocaine a été d’une pusillanimité et d’un suivisme constants vis-à-vis de ses parrains étrangers – principalement les Etats-Unis, Israël, l’Arabie séoudite et les Emirats arabes unis. Envoi d’un contingent marocain au Shaba (République démocratique du Congo) en 1978, envois de contingents permanents des FAR pour protéger les régimes des Emirats arabes unis (6.000 soldats des FAR) et de la Guinée équatoriale (350 soldats des FAR formant la garde présidentielle) et participation symbolique d’un contingent des FAR à la guerre contre l’Irak en 1991; le Maroc a fidèlement continué à fournir des supplétifs – tels les goumiers se battant sous uniforme français sous le protectorat – à des entreprises étrangères à la défense du pays ou au maintien de la paix (à l’exception de la guerre contre l’Irak en 1991, couverte par le Conseil de sécurité de l’ONU). Jamais l’approbation populaire ou parlementaire n’a été recherchée.
Dans le domaine diplomatique, on ne relève qu’un seul cas où l’approbation populaire a été cherchée par le pouvoir: le traité d’union éphémère signé avec la Libye à Oujda le 13 août 1984 fut soumis à un de ces plébiscites de pure forme auquel le Maroc est habitué depuis 1962 – 99,97% des suffrages exprimés se portèrent officiellement en faveur de ce traité. Sinon, que ce soit pour les textes commerciaux – accords de libre-échange avec l’Union européenne ou les Etats-Unis – ou les décisions symboliques importantes – l’ouverture de bureaux de liaisons marocain à Tel Aviv et israëlien à Rabat – l’implication populaire est nulle, et celle du parlement (ou de ce qui en tient lieu au Maroc) sans conséquence – le parlement marocain a ainsi approuvé l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis dans sa seule version anglaise, langue dont la maîtrise par les honorables parlementaires marocains était un secret bien gardé jusque-là.
Jamais la thèse selon laquelle la politique étrangère serait distincte de la politique intérieure n’a été plus fallacieuse que dans le cas du Maroc de ces dernières années – les accords de libre-échange avec l’UE et les Etats-Unis produisent ainsi des effets économiques néfastes notamment pour la balance commerciale, sans que ces conséquences aient été largement discutées avec ceux qui auront à les subir, comme le souligne Najib Akesbi. Cette négation de la souveraineté populaire produit ses effets dans les domaines les plus divers – et les retournements de veste du pouvoir sont rapides: sous la présidence Bush, les autorités marocaines donnèrent leur accord à l’organisation d’un concert public évangélique à Marrakech en 2006 pour expulser manu militari des dizaines d’évangélistes en 2010 sous une présidence Obama beaucoup moins prosélyte que celle de son prédecesseur. Plus récemment, on a eu la spectaculaire rupture des relations diplomatiques avec le Vénézuela (prétexte officiel: contact officiel pris par le Vénézuela avec le Polisario – motif réel: se signaler au lobby pro-israëlien, Chavez venant alors juste de rompre avec Israël) ou avec l’Iran (motif officiel: ingérence iranienne dans les affaires intérieures marocaines – motif réel: complaire à Bahraïn, en pleine dispute diplomatique avec l’Iran, mais sans que cela aille jamais jusque la rupture, le Maroc se montrant plus catholique que le Pape).
C’est dans ses relations avec Israël que l’apesanteur totale du makhzen par rapport à son opinion publique est la plus flagrante. La cause palestinienne est chère au coeur du peuple marocain et de ses organisations militantes – nationalistes, progressistes, islamistes ou non-partisanes. Les différentes enquêtes d’opinion menées depuis le 11 septembre 2001 montrent l’opinion marocaine comme étant une des plus fermes sur la question palestinienne – et sur le refus de toute ingérence occidentale au Moyen-Orient - dans le monde arabe.
Il est peu de dire que la position officielle marocaine est aux antipodes de cet engagement, sans sombrer dans l’abjection dont fît montre Hosni Moubarak au temps de sa splendeur. La criminelle de guerre israélienne Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères lors de la guerre d’agression contre Gaza en 2008/2009, fut ainsi reçue tambour battant lors des MEDays à tanger organisés à Tanger en 2009 par l’Institut Amadeus de Brahim Fassi Fihri, fils de son père le ministre des affaires étrangères. Une véritable opération séduction est ainsi menée pour séduire l’exigeant partenaire israëlien, menée à coup de décorations royales et de cocktails diplomatiques.
Mais c’est au Maroc même qu’Israël parvient à marquer des points: entre le licenciement à Rabat d’un ingénieur marocain (Mohamed Benziane) ayant refusé de participer à un stage assuré – au Maroc (!) – par une société israélienne ou la persécution judiciaire de l’AMDH par l’étonnant restaurateur israëlien d’Essaouira et militant sioniste Noam Nir, il devient désormais risqué de militer pour la cause palestinienne au Maroc même.
Il est par contre beaucoup moins risqué de militer pour Israël et son idéologie d’Etat, le sionisme – et militer pour la Palestine fait parfois de vous un criminel, aux yeux de l’Etat marocain et des faiseurs d’opinion qui lui sont proches. C’est ainsi que l’on a appris que l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) organisera (?) sa convention nationale à Marrakech en juin (1), après l’avoir tenue à Jérusalem en 2002 (voir la vidéo de présentation ici). Pour un peu de détente, voici comment cette destination est vendue sur Facebook:
Convention nationale Uejf Maroc
Tu veux bronzer ?
Tu veux être recu (sic) comme un prince ou une princesse ?
Tu veux kiffer avec plus de 100 jeunes venus de toute la France ?
Tu veux parcourir la terre de tes ancêtres a dos de dromadaire ou de Jeep ?
Alors pour ces quatres (sic) raisons je t’invite a la La Convention Nationale de l’UEJF au Maroc
En soi, ça n’a rien de choquant: pas plus que le congrès des étudiants luthériens de Suède ou celui des étudiants bouddhistes du Népal s’il avait lieu dans la ville-phare des conférences internationales qu’est devenue Marrakech. Mais contrairement à ce que son nom indique, l’UEJF n’est pas seulement une association étudiante s’attelant à défendre les intérêts spécifiques des étudiants juifs – cette organisation est une pièce maîtresse dans le réseau des organisations pro-israëliennes françaises, groupées autour du CRIF, dont l’UEJF est membre par ailleurs. Elle est également membre du World Jewish Congress (« Around the world, Israel’s right to exist as a Jewish state is constantly questioned. The WJC and its affiliates actively defend the legitimacy of Israel on all levels and support the state against unfair and biased attacks » – « De par le monde, le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif est constamment remis en cause. Le Congrès juif mondial et ses affiliés défendent activement la légitimité d’Israël à tous les niveaux et soutiennent cet Etat contre les critiques injustes et biaisées« ) et de la Fédération des Organisations Sionistes de France. On ne peut pas accuser l’UEJF de cacher son jeu: sur son site, elle s’affirme ainsi un « soutien réfléchi et efficace de l’Etat d’Israël« .
Il est superflu de rappeler ce que signifie concrètement « soutenir Israël » – c’est soutenir la colonisation de la Palestine et sa litanie de crimes, de discrimination et de violations des droits de l’homme; c’est soutenir le « deux poids, deux mesures » au Moyen Orient; c’est enfin soutenir le baillonnement de toute critique d’Israël par l’odieux chantage à l’antisémitisme (2), chantage importé au Maroc depuis quelques temps.
Ce sont bien évidemment là des positions aux antipodes de celles d’une opinion publique marocaine acquise tant au soutien de la lutte du peuple palestinien dans ses différentes composantes – il appartient principalement aux Palestiniens de mener ce combat – qu’au refus de toute normalisation avec Israël – et avec ses supplétifs – tant que l’occupation, la colonisation et l’apartheid n’auront pas cessé en Palestine – et c’est là une lutte que le peuple marocain, comme tant d’autres peuples de par le monde, peut mener.
Mais ce peuple marocain, ignoré comme il l’est dans d’autres domaines réservés relevant de l’autocratie, l’est tout autant dans celui de la politique étrangère, et tout particulièrement dans la lutte du peuple palestinien pour sa libération. On conçoit mal en effet que l’UEJF ait eu l’idée d’organiser cette conférence fort peu discrète sans un minimum de contacts avec les autorités marocaines (s’agissant d’une réunion politique d’une association étrangère, s’est-elle mise en conformité avec le dahir de 1958 sur les réunions publiques?) – leur site indique d’ailleurs « sécurité assurée » – on peut présumer qu’elle est assurée notamment par les forces dites de l’ordre marocaines. On conçoit bien que le pouvoir marocain, tout à sa danse du ventre obsessionnelle vis-à-vis d’Israël, ait trouvé judicieux de montrer, encore une fois, combien il tient à l’amitié de militants sionistes.
Comme toujours, en l’absence de pouvoir politique répondant de ses actes devant l’électorat et rendant des comptes de sa politique – y compris étrangère – devant les institutions représentatives et devant l’opinion, c’est aux militants marocains qu’il est revenu de sauver l’honneur et de montrer qu’il existe un autre Maroc que celui de la soumission et de la compromission – le collectif associatif BDS Maroc (de même qu’en France les militants de l’Union juive française pour la paix et de l’Association des travailleurs maghrébins de France par le biais d’un appel à la société civile marocaine) a ainsi réagi pour protester contre la tenue de cette conférence, et cette mobilisation, avec la menace d’un sit-in de protestation, a suffi pour pousser l’UEJF à annoncer une annulation – non confirmée au demeurant - de cette convention. Il semblerait cependant, selon Samira Kinani et Sion Assidon, qu’elle aura lieu à l’Ecole supérieure de gestion (ESG) de Marrakech, qui ne s’en vante pas sur son site.
On peut se demander si les autorités marocaines auraient accepté la tenue d’une conférence d’EuroPalestine, de l’ISM, de Free Gaza ou du mouvement BDS, si jamais ces organisations auraient souhaité organiser une conférence à Marrakech. Visiblement, ce n’est pas seulement la Palestine qui a besoin d’être libérée…
(1) Après avoir annoncé la tenue de ce conseil national à Marrakech du 26 au 30 mai 2011, l’UEJF a publié sur son site un court message annonçant le report de ce conseil national au Maroc. Cette annonce est cependant démentie par l’AMDH et le militant pro-palestinien Sion Assidon, et j’aurais tendance à les croire, car il ne fait guère de sens, économiquement parlant, d’annuler une telle conférence la veille de son commencement – comme l’avance Sion Assidon, il s’agit plutôt d’une ruse pour tromper les militants marocains (la coordination BDS Maroc regroupant notamment l’Association de soutien à la lutte du peuple palestinien, des syndicats – UMT notamment - des ONG – Attac Maroc, AMDH, Adala - en passant par l’Ordre des avocats) qui se sont mobilisés contre la tenue de cette conférence sur le sol marocain.
(2) Le chantage consiste en l’assimilation de toute critique d’Israël et de son idéologie d’Etat, le sionisme, à de l’antisémitisme. Par contre, la lutte contre l’antisémitisme, phénomène réel au Maroc et ailleurs, n’est pas visée ici.

jeudi 31 mars 2011

Lettre ouverte à monsieur le directeur de L’AGENCE MAGHREB ARABE PRESSE «MAP»

Par Mohamed Jaite, coordinateur du groupe de soutien AMDH-Paris, 30/3/2011           


الجمعـية الـمغربية لحــقـوق الإنــــسان
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Association Marocaine des Droits Humains
جـمعــيـة غير حكومية، تأسست يوم 24 يونيه 1979،  معترف لها بصفة الـمـنـفـعــة العـامــة (مرسوم رقم 2.00.405 أبريل 2000)
ONG constituée le 24 juin1979- reconnue d’utilité publique (décret n° 2.00.405 du 24 Avril 2000)

         
A propos de la prétendue participation de l’AMDH à une conférence à BRUXELLES
Monsieur le directeur,
Le 25/03/2011, votre agence (MAP) s’est faite l’écho d’un communiqué d’un supposé « COLLECTIF DES ASSOCIATIONS MAROCAINES EN EUROPE » qui s’est donné à cœur joie d’insulter et de dénigrer l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS (AMDH).
L’AMDH a décidé de ne pas répondre aux mensonges, insanités que recèle le communiqué et qui n’honorent en rien le ou les rédacteurs de ce charabia mais la trame de fonds du communiqué est « l’information !!!!! » selon laquelle l’AMDH aurait participé à une conférence au siège du parlement Européen à BRUXELLES ; cette « information !!! » a été reprise par plusieurs plumitifs à l’affut de tout prétexte pour attaquer l’AMDH.
Malheureusement pour nos détracteurs, l’AMDH n’a pas participé et n’a mandaté aucune personne pour la représenter à cette conférence ; « l’information !!! » est donc totalement fausse.

Mais si l’on peut comprendre que des personnes, aux intentions malveillantes, puissent recourir à des mensonges aussi éhontés nous sommes fort étonnés qu’une agence de presse, telle que la vôtre, et dont le souci devrait être d’informer honnêtement les citoyens/citoyennes, puissent reproduire un tel mensonge sans se donner la peine de vérifier si « l’information !!! » est vraie ou fausse ; pourtant il suffisait de contacter l’AMDH ou l’un des organisateurs de la rencontre de BRUXELLES pour savoir si l’AMDH a participé ou non.
De deux choses l’une : ou bien vous étiez au courant que l’AMDH n’a pas participé à la conférence et avez diffusé l’information ou bien vous n’étiez pas au courant que l’AMDH n’a pas participé et l’avez diffusé sans prendre le soin de vérifier la véracité « de l’information !!! ». Dans le premier cas vous vous êtes rendu complice de dénigrements et de mensonges ; dans le second cas vous avez fait preuve d’incompétence ; et on comprend dès lors pourquoi certains s’insurgent contre la politique médiatique menée par votre agence.

Monsieur le directeur
Ce n’est pas la première fois que votre agence se comporte de la sorte, c'est-à-dire de manière non professionnelle ; nous vous rappelons la fois où vous avez publié un communiqué de notre « honorable parlement » où il est dit que notre association a adopté une position de soutien au Polisario alors que notre position de «solution démocratique au conflit du Sahara » n’a pas changé sur le sujet depuis des années. C’est à croire que la MAP ne ménage rien pour se discréditer auprès de l’opinion publique en véhiculant de fausses informations

Monsieur le directeur
Vous devez sans doute savoir que l’AMDH n’attend le feu vert de quiconque pour participer à des activités ou émettre des avis ou des positions et que ce ne sont pas les insultes ou les dénigrements qui nous ont poussés à vous écrire, l’AMDH est au dessus de toutes ces bassesses, mais nous vous écrivons pour le salut de votre âme ou plutôt de l’agence MAP que de tels mensonges décrédibilisent de plus en plus.

Monsieur le directeur,
Vérifiez les informations avant de les diffuser car c’est votre crédibilité qui est en jeu.

Veuillez agréer monsieur le directeur nos salutations distinguées.
Le bureau central de l’Association Marocaine des Droits Humains
Coordinateur du groupe de soutien AMDH-Paris
Tél : 06.12.84.33.64

lundi 14 février 2011

20 février au Maroc : inquiétude du gouvernement qui ne pourra plus avancer à coup de mensonges !

L'ére des fusibles est révolue

Ben Ali et Moubarak ont rendu un mauvais service à leurs grands amis, Mohamed VI et Abdallah II de Jordanie. Non seulement leur politique sociale a été minable, mais aussi leur diplomatie. Tous les quatre, en plus de l'Arabie Saoudite, ont tellement servi les intérêts des USA qu'ils ont fini par se rapprocher de l'État sioniste au détriment des droits du peuple palestinien. Curieusement, ce sont ces États qui sont menacés par la tourmente de la révolte arabe.
Ces régimes avaient l'habitude de prendre leurs gouvernement comme des fusibles pour justifier leur stratégie. Au Maroc, qui n'a pas entendu que le roi a tout fait pour sortir le pays des problèmes qui l'étouffent? Que c'est la faute de son entourage? Lui, toujours blanchi, au point que l'on essaie de montrer le mouvement du 20 février comme une menace pour la monarchie, "garant de la stabilité du pays". Le Makhzen aura tout fait pour empêcher cette manifestation qui ne conteste point le régime monarchique, mais sa complaisance avec la mafia qui gère le pays. Cette mafia qui se bat avec acharnement pour sauver le système de corruption et de pauvreté qui gangrène le pays.
Aujourd'hui, la jeunesse cible la monarchie comme représentante du système. Cette monarchie qui affiche une arrogance impardonnable envers un peuple qui l’a élevée au rang de divinité. Le temps est venu d'enlever tous les pouvoirs de la main du roi et les déposer dans la main du peuple représenté par ses élus sortis d'élections démocratiques et transparentes. Le gouvernements et les partis ne peuvent plus servir de fusibles du roi et du système mis en place depuis l'indépendance du pays. C'est cette réalité qui annonce une nouvelle ère au Maroc, l'ère du peuple et du véritable changement. Un changement radical, seul garant de justice et du bien-être pour les marocains lambda.
La révolution victorieuse en Tunisie et en Égypte est une nouvelle histoire concoctée par des jeunes manifestants qui sera reprise, le 20 février, par des voix marocaines assoiffées de liberté et de démocratie. Une histoire dont l'acteur principal est le pain, le travail et les droits de l'homme. Un nouveau roman écrit par des nouvelles générations décidés à créer un nouveau Maroc.
Mohamed VI peut, maintenant, dire à son peuple que son élite lui a fait beaucoup de tort et qu'il n'aurait pas dû l'écouter et la laisser faire. Surtout, il doit s'éloigner de parler de "manipulation", de "main étrangère" et de "ennemis du Maroc". Revenir à ce discours serait faire deux pas en arrière. Le Sahara Occidental ne doit plus servir de bouclier pour museler le peuple et ses aspirations. Mais comme à chaque fois, le roi Mohamed VI ne saura pas tirer les leçons nécessaires de la situation et de la chute des deux dictateurs en se disant que lui est "gentil" avec son peuple et qu'il a "déjà fait sa révolution d'argan"
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Le gouvernement marocain ne dit jamais la vérité 
à son peuple
Le gouvernement marocain a menti à son peuple en ce qui concerne la raison derrière la rupture de ses relations avec l'Iran. Selon le communiqué du palais royal, l'Iran agit sur le territoire marocain pour répandre la confession chiïte parmi la population du Maroc et à cause de sa reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique.
Les révélations de wikileaks assurent que le Maroc a coupé ses relations avec l'Iran au milieu de l'année 2009 à la demande de l'Arabie Saoudite. Celle-ci est un des principaux soutiens logistiques du Maroc dans sa guerre contre les Sahraouis.
Les documents de Wikileaks ajoutent que le Maroc a exprimé sa préoccupation si l'Iran arrivait à développer l'arme atomique. Rabat a demandé à Washington de faire usage de tous ses moyens pour empêcher l'Iran de se doter d'une bombe atomique "parce que cela encouragerait l'Algérie pour l'avoir aussi".
Donc, les autorités marocaines ont menti au peuple marocain dans ce dossier. Comme ils mentent toujours dans un autre dossier très sensible : Le Sahara Occidental.
Un exemple : ils ne cessent d'appeler les réfugiés sahraouis en Algérie "séquestrés" et que le pays qui les accueille les empêche de quitter les camps de Tindouf, alors que la dernière réunion célébrée à Genève, le 9 et 10 février 2011, entre les parties et présidée par le Haut commissaire des Nations Unies a sorti à la lumière que les véritables séquestrés sont les Sahraouis qui se trouvent dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Les autorités marocaines empêchaient le HCR de prendre contact direct avec les familles qui voulaient se rendre à Tindouf dans le cadre de l'inter-change des visites familiales des deux côtés. D'ailleurs, le Front Polisario a exprimé sa satisfaction de ce résultat et de la décision d'augmenter le nombre de personnes bénéficiaires de ce programme onusien qui vise à renforcer les mesures de confiance.
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2011/02/le-gouvernement-marocain-ne-dit-jamais.html

lundi 7 février 2011

Sahara Occidental : Une page nouvelle s’ouvre dans la lutte des Sahraouis pour leur indépendance

Par El MOUDJAHID.  Quotidien national d'information,   07/1/ 2011
Un responsable sahraoui a indiqué lundi à Dakar qu’une "nouvelle page" s’ouvrait dans la lutte du peuple du Sahara occidental pour l’indépendance, affirmant que le soutien à cette cause s’élargit à travers le monde entier ainsi qu’au Maroc, même si "la liberté d’expression, vis-à-vis de cette question, est systématiquement muselée" dans ce pays.
"La mobilisation est beaucoup plus grande aujourd’hui en faveur du peuple sahraoui. Il y a aussi des organisations marocaines qui soutiennent le droit du peuple sahraoui à l’indépendance à travers des positions exprimées par des opposants et de grands journalistes, soutenant le droit à l’autodétermination", a déclaré à l'APS M. Radhi Segheir Bachir, conseiller à la présidence de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).M. Radhi Bachir, qui est également conseiller en charge des Affaires des droits de l’homme, s’exprimait en marge du Forum social mondial (FSM) ouvert la veille dans la capitale sénégalaise. "La marche du peuple sahraoui vers l’indépendance est sereine. Même si le Maroc ne veut pas aller droit vers notre objectif qui est l’indépendance, il arrivera le jour où il cédera sous la pression internationale et acceptera le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui", a notamment dit M. Radhi Bachir.
Affirmant que des militants marocains participants au FSM de Dakar "sont venus féliciter la délégation sahraouie pour la résistance qui ne faiblit pas dans les territoires occupés", le même responsable a dénoncé la pression que subie l’élite marocaine de la part du makhzen en vue de l’empêcher de parler de l’indépendance du Sahara occidental et maintenir +le caractère tabou et criminel+ sur ce sujet". Il a notamment rappelé, dans ce sens, que cette importante frange de la société marocaine a condamné "la répression contre les civils sahraouis et l’usage disproportionné de la force par les services de sécurité du Maroc lors du démantèlement du camp de Gdim Izik à El-Ayoun". "Il y a un soutien qui s’intensifie au profit du Polisario, et ce de la part de plusieurs organisations africaines et mondiales. C’est important pour notre cause. Le soulèvement populaire à El-Ayoun a été massivement soutenu", a-t-il notamment ajouté. M. Radhi Bachir a, dans le même ordre d’idées, constaté que cet élan de solidarité et de sympathie a suscité l’unanimité parmi les organisations défendant les droits de l’homme et la justice à travers le monde. Après avoir rappelé le soutien affiché à travers le monde à la cause sahraouie, notamment en Espagne, ancien pays colonisateur, M. Radhi Bachir s’est notamment félicité de "la solidarité qui ne cesse d’augmenter avec le peuple sahraoui en France". "Beaucoup d’associations françaises soutiennent actuellement notre combat. C’est quelque chose de très positif. Ces organisations ont un grand impact sur l’opinion publique au Maroc", a-t-il conclu.
(APS)Source: Sahara occidental

mardi 30 juin 2009

Paris : les bonnes affaires immobilières du Consul du Maroc

par Catherine Graciet, bakchich.info, 5/5/2009

Homme à tout faire de la famille royale à Paris, le Consul général du Maroc, M. Jaïdi, a réussi un tour de passe-passe : convaincre le Royaume d’acheter l’appartement parisien où il réside.

Le Consul général du royaume enchanté du Maroc à Paris, Abderrazak Jaïdi, qui a rang d’ambassadeur, se fait du mouron pour son logement de fonction dans la capitale française. Il occupe actuellement un somptueux 203m agrémenté d’une terrasse de 16m, de deux parkings, de deux box, de quatre chambres de service de 13m chacune et d’une cave. Le tout en location à Neuilly-sur- Seine et pour un loyer de 8 300 euros par mois.



Hélas, le sieur Jaïdi a eu une mauvaise surprise en mars dernier. Il s’en est ouvert le 26 mars par écrit (cf. doc 1) à son ministre de tutelle, Taïeb Fassi Fihri : « J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que ce Consulat a été avisé par lettre recommandée par le biais d’un huissier de justice, représentant légal de la société Foncière du Rond Point demandant de rendre libre les lieux de toute occupation en date du 28 février 2010, fin du bail de l’appartement servant de résidence à S.E. l’Ambassadeur chargé du Consulat Général du Royaume du Maroc ». L’heure est grave mais le Consul a plus d’un tour dans sa manche .


Le Consul général invoque des excuses bidon

Trop occupé à acheter des savonnettes
Dans ce même courrier, Abderrazak Jaïdi, précise que « depuis la réception de la “notification” de quitter les lieux, a commencé la recherche d’un nouvel appartement en location ». Las ! La tâche semble insurmontable pour le Consul qui, il est vrai, passe l’essentiel de son temps (cf. encadré) à acheter des parfums et autres savonnettes pour la famille royale. À moins qu’il ne renâcle à fureter comme il se doit pour se dénicher un toit en location.


Toujours est-il que Jaïdi se justifie en ces termes larmoyants auprès de son ministre de tutelle : « 1. Le loyer des appartements visités jusqu’à ce jour tourne autour de 12 000,00 et 15 500,00 euros. 2. Les Agences à Paris imposent des critères de garantie presque impossibles (prélèvement automatique sur le compte du consulat…) ». Rien, en réalité, que le royaume enchanté du Maroc ne pourrait surmonter, mais Jaïdi a une autre idée en tête : « l’opportunité d’achat de l’actuelle résidence est fort possible si votre Département donne son accord. La Société gérante vient de nous confirmer par lettre du 20 mars 2009 son souhait de passer cette transaction immobilière avec le Royaume du Maroc ». Elle en a eu du flair, l’agence immobilière…

Le ministère des Affaires étrangères est grand prince : 2,2 millions d’euros pour l’appartement du Consul


Le Maroc ne mégotte pas sur les prix
Le 28 avril dernier, le chef de la Division du budget et des affaires financières du ministère marocain des Affaires étrangères, Nour Eddine El Alaloui, écrivait en effet à son copain le Consul Jaïdi (cf. doc 2) : « j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir négocier le prix d’achat du bâtiment, des dépendances et des parkings à partir de 2.200.000,00 euros ».
Le ministère des Affaires étrangères est grand prince : 2,2 millions d’euros pour l’appartement du Consul


Accord de principe décroché en 20 jours
Des clients qui fixent un prix plancher aussi élevé pour entamer des négociations ne courent pas les rues par ces temps de disette. Dans une lettre envoyée au Consul Jaïdi et en date du 20 mars 2009 (cf. doc 3), la Foncière du Rond-Point, qui se dit très honorée de vendre cette propriété au Maroc, en évalue le prix de vente « occupé » à 2,78 millions d’euros. Dépendances incluses.
Une chose est sûre, les Affaires étrangères se sont empressées de satisfaire le caprice du Consul. Alors que la dépense conséquente liée à l’achat de ce nid douillet n’était sûrement pas budgétée, il a obtenu gain de cause auprès de sa hiérarchie en vingt jours top chrono.
Horaires et honoraires du consul marocain à Paris
Si le Consul Abderrazak Jaïdi sait faire acheter des appartements au ministère des Affaires étrangères marocains, il est un peu moins prompt à remplir ses missions de consul. Bakchich ne résiste pas au plaisir de republier un article sur le bonhomme paru en juin 2006.
« Rien ne va plus entre les autorités marocaines et la Préfecture de police de Paris, où siègent les commissions chargées de décider de l’éventuelle reconduite à la frontière des étrangers indésirables.
Les flics français reprochent à leurs homologues marocains de ne pas délivrer les précieux laissez passer qui rendront l’expulsion possible. « Les Algériens, eux, jouent parfaitement le jeu, comme le faisaient les Marocains au début des années 90, explique-t-on à la PP (diminutif de la Préfecture de Police), on a le sentiment que du côté des autorités consulaires marocaines, rien ne va plus ». Au point d’ailleurs que le service du protocole des affaires étrangères a transmis une note à ce sujet à l’Ambassade du Marc à Paris.
Fournir cravates, parfums, costumes : un travail de consul
Gabegie… Corruption… Ces mots reviennent dans la bouche des employés des services marocains à Paris quand ils évoquent la mission du consulat général. À la tête de ce dernier, Abderrazzah Jaidi, qui a rang d’ambassadeur, est l’homme à tout faire du Palais royal à Paris, tout comme son frère qui a les mêmes fonctions aux États-Unis. À lui de fournir aux proches de sa Majesté les cravates, parfums et autres costumes dont ces derniers peuvent avoir besoin. À en croire ses vantardises, il est beaucoup plus prompt à aider les puissants de Rabat pour leurs menus emplettes qu’à coopérer avec le ministère français de l’Intérieur.
C’est à lui que revient aussi la mission humanitaire de trouver de bons hôpitaux à Paris pour les amis du pouvoir, alors que la situation sanitaire marocaine, elle, confine au désastre. »