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mercredi 16 février 2011

Marche du 20 février au Maroc : Les associations de défense des droits de l’Homme entrent dans la danse


Par Oumar Baldé, Yabiladi, 16.02.2011

Un soutien de taille aux organisateurs de la marche du 20 février. Vingt associations marocaines de défense des droits de l’Homme disent les soutenir et demandent même des modifications dans la constitution du Royaume.
Les partisans de la marche prévue ce 20 février dans les différentes villes du Maroc se renforcent. Dans un communiqué (en arabe) parvenu à notre rédaction, 20 associations marocaines de défense des droits de l’Homme font savoir leur soutien à cette manifestation. Une manifestation dont les principales revendications des jeunes organisateurs sont : « la liberté, la dignité, la démocratie, les droits humains et la justice sociale ».
L’Etat appelé au civisme
Ces ONG des droits de l’Homme appellent l’Etat marocain à « respecter la volonté des citoyennes et des citoyens à manifester pacifiquement ». Ainsi qu’à leur « garantir de manière civilisée leur droit d’exprimer leurs aspirations » à l’instar des autres peuples du monde arabe. Dans ce sens, les révoltes des peuples tunisien et égyptien qui ont fait chuter leurs dirigeants sont considérées comme des « victoires » par les organismes marocains.
Modifier la constitution marocaine
Dans ce même sillage, les associations signataires de ce communiqué appellent à la « réforme de la constitution marocaine ». Selon elles, la loi fondamentale du pays doit évoluer vers une « constitution démocratique » consacrant la « fondation d’un Etat de droit » dans le Royaume.
En attendant le 20 février, ce soutien à la marche devra être réaffirmé demain (jeudi 17 février) lors de la conférence de presse prévue au siège de l’Association marocaine de défense des droits humains à Rabat.
Parmi les associations soutenant la marche du 20 février
- La Ligue marocaine pour la défense des droits de l’Homme,
- L’Association marocaine de défense des droits Humains,
- Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice,
- Amnesty International - Maroc,
- L’Observatoire marocain des prisons,
- L’Association démocratique des femmes marocaines,
- Forum des femmes marocaines (Joussour),
- Observatoire marocain des libertés publiques,
- L’Association marocaine des femmes progressistes
- Société Maroc pour défendre l'indépendance de la magistrature,
- Adala,
- L’Association marocaine de lutte contre la corruption,
- Le Centre marocain des droits de l'homme,
- Le Forum Karama pour les droits de l'homme,
- L’Association marocaine pour la citoyenneté et des droits de l'homme,
- Organisation pour la liberté d’information et d'expression,
- Forum des alternatives Maroc,
- Le forum des citoyens.

lundi 14 février 2011

20 février au Maroc : inquiétude du gouvernement qui ne pourra plus avancer à coup de mensonges !

L'ére des fusibles est révolue

Ben Ali et Moubarak ont rendu un mauvais service à leurs grands amis, Mohamed VI et Abdallah II de Jordanie. Non seulement leur politique sociale a été minable, mais aussi leur diplomatie. Tous les quatre, en plus de l'Arabie Saoudite, ont tellement servi les intérêts des USA qu'ils ont fini par se rapprocher de l'État sioniste au détriment des droits du peuple palestinien. Curieusement, ce sont ces États qui sont menacés par la tourmente de la révolte arabe.
Ces régimes avaient l'habitude de prendre leurs gouvernement comme des fusibles pour justifier leur stratégie. Au Maroc, qui n'a pas entendu que le roi a tout fait pour sortir le pays des problèmes qui l'étouffent? Que c'est la faute de son entourage? Lui, toujours blanchi, au point que l'on essaie de montrer le mouvement du 20 février comme une menace pour la monarchie, "garant de la stabilité du pays". Le Makhzen aura tout fait pour empêcher cette manifestation qui ne conteste point le régime monarchique, mais sa complaisance avec la mafia qui gère le pays. Cette mafia qui se bat avec acharnement pour sauver le système de corruption et de pauvreté qui gangrène le pays.
Aujourd'hui, la jeunesse cible la monarchie comme représentante du système. Cette monarchie qui affiche une arrogance impardonnable envers un peuple qui l’a élevée au rang de divinité. Le temps est venu d'enlever tous les pouvoirs de la main du roi et les déposer dans la main du peuple représenté par ses élus sortis d'élections démocratiques et transparentes. Le gouvernements et les partis ne peuvent plus servir de fusibles du roi et du système mis en place depuis l'indépendance du pays. C'est cette réalité qui annonce une nouvelle ère au Maroc, l'ère du peuple et du véritable changement. Un changement radical, seul garant de justice et du bien-être pour les marocains lambda.
La révolution victorieuse en Tunisie et en Égypte est une nouvelle histoire concoctée par des jeunes manifestants qui sera reprise, le 20 février, par des voix marocaines assoiffées de liberté et de démocratie. Une histoire dont l'acteur principal est le pain, le travail et les droits de l'homme. Un nouveau roman écrit par des nouvelles générations décidés à créer un nouveau Maroc.
Mohamed VI peut, maintenant, dire à son peuple que son élite lui a fait beaucoup de tort et qu'il n'aurait pas dû l'écouter et la laisser faire. Surtout, il doit s'éloigner de parler de "manipulation", de "main étrangère" et de "ennemis du Maroc". Revenir à ce discours serait faire deux pas en arrière. Le Sahara Occidental ne doit plus servir de bouclier pour museler le peuple et ses aspirations. Mais comme à chaque fois, le roi Mohamed VI ne saura pas tirer les leçons nécessaires de la situation et de la chute des deux dictateurs en se disant que lui est "gentil" avec son peuple et qu'il a "déjà fait sa révolution d'argan"
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Le gouvernement marocain ne dit jamais la vérité 
à son peuple
Le gouvernement marocain a menti à son peuple en ce qui concerne la raison derrière la rupture de ses relations avec l'Iran. Selon le communiqué du palais royal, l'Iran agit sur le territoire marocain pour répandre la confession chiïte parmi la population du Maroc et à cause de sa reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique.
Les révélations de wikileaks assurent que le Maroc a coupé ses relations avec l'Iran au milieu de l'année 2009 à la demande de l'Arabie Saoudite. Celle-ci est un des principaux soutiens logistiques du Maroc dans sa guerre contre les Sahraouis.
Les documents de Wikileaks ajoutent que le Maroc a exprimé sa préoccupation si l'Iran arrivait à développer l'arme atomique. Rabat a demandé à Washington de faire usage de tous ses moyens pour empêcher l'Iran de se doter d'une bombe atomique "parce que cela encouragerait l'Algérie pour l'avoir aussi".
Donc, les autorités marocaines ont menti au peuple marocain dans ce dossier. Comme ils mentent toujours dans un autre dossier très sensible : Le Sahara Occidental.
Un exemple : ils ne cessent d'appeler les réfugiés sahraouis en Algérie "séquestrés" et que le pays qui les accueille les empêche de quitter les camps de Tindouf, alors que la dernière réunion célébrée à Genève, le 9 et 10 février 2011, entre les parties et présidée par le Haut commissaire des Nations Unies a sorti à la lumière que les véritables séquestrés sont les Sahraouis qui se trouvent dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Les autorités marocaines empêchaient le HCR de prendre contact direct avec les familles qui voulaient se rendre à Tindouf dans le cadre de l'inter-change des visites familiales des deux côtés. D'ailleurs, le Front Polisario a exprimé sa satisfaction de ce résultat et de la décision d'augmenter le nombre de personnes bénéficiaires de ce programme onusien qui vise à renforcer les mesures de confiance.
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2011/02/le-gouvernement-marocain-ne-dit-jamais.html