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mercredi 28 septembre 2016

Szymon Perski ou le crime à visage humain
En guise de nécrologie pour Shimon Peres

par Fausto Giudice, Basta Yekfi !, 28/9/2016
La mort attendue de Shimon Peres ce 28 septembre, à l'âge respectable de 93 ans, suscite évidemment un concert unanime de louanges à "l'artisan de la paix". Il faut malheureusement casser cet unanimisme. Szymon Perski fut dès sa prime jeunesse un chien de guerre, mais un chien rusé, un vrai renard, qui eut toujours l'art de revêtir les défroques de l'agneau et de transformer ses défaites en victoires.


Cet éternel immigré qui garda toute sa vie durant son accent yiddish faisait partie de la génération des plus jeunes des "pères fondateurs" de l'État sioniste (il avait 37 ans de moins que David Grün, alias Ben Gourion, et 25 de moins que Golda Mabovich, alias Meir). Né en Pologne et arrivé en Palestine à l'âge de 11 ans, en 1934, Szymon s'engage dans la Haganah, le groupe armé clandestin relevant de l'Agence juive, considéré comme terroriste par les uns et comme groupe de libération par les autres (les sionistes), qui sera le pilier de l'armée officielle d'Israël.

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dimanche 27 juillet 2014

Le Hamas responsable de la mort des trois ados israéliens ? Plus si sûr


Rue89
Partenaire

Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89,
 27/07/2014

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou lors des funérailles des trois adolescents, à Modiin le 1er juillet 2014 (BAZ RATNER/POOL)
« Le Hamas est responsable, le Hamas paiera. »
Ces mots durs, prononcés fin juin par le premier ministre Netanyahou, le soir de l’annonce de la découverte de trois cadavres d’Israéliens, annonçaient les combats actuels.
Naftali Fraenkel, 16 ans, Gilad Shaer, 16 ans, et Eyal Yifrah, 19 ans, avaient été enlevés le 12 juin dans une colonie au sud de Jérusalem. Deux semaines plus tard, la police retrouvait leurs corps dans un terrain vague au nord d’Hébron.

Le Hamas niait

Ce triple assassinat a été le principal déclencheur des hostilités entre Israël et Gaza – qui ont déjà fait plus de 1 000 morts côté gazaoui –, le gouvernement israélien ayant rapidement considéré le Hamas comme son commanditaire.
Sauf que ça n’a sans doute jamais été le cas. En deux semaines d’investigation – qu’on ne peut que qualifier de brutales (400 Palestiniens arrêtés, dix tués) –, aucune preuve n’est venue étayer la piste de cette responsabilité.
Pendant ce temps, non seulement tous les cadres du Mouvement de résistance islamique niaient son implication, mais la plupart des experts interrogés par les journalistes sur place soulignaient à quel point ce geste aurait été stupide de la part du Hamas, notamment au regard du processus de réconciliation avec le Fatah, amorcé plus tôt dans le mois.

L’œuvre d’une « cellule indépendante » ?

Tout pointe en réalité vers la piste d’une cellule indépendante du Hamas.
Cette théorie est maintenant soutenue par des journalistes sur place, dont Sheera Frenkel, reporter pour Buzzfeed, qui a été l’une des premières à s’interroger sur la solidité de la ligne tenue par Israël.
« Après que les responsables israéliens ont accusé sans relâche le Hamas du rapt des trois ados, ils ont maintenant admis que les tueurs avaient agi comme une “cellule indépendante”. »
Une information défendue par son confrère de la BBC Jon Donnison, qui cite le porte-parole de la police israélienne :
« Micky Rosenfeld de la police israélienne me dit que les hommes qui ont tué les trois ados israéliens étaient une cellule indépendante, affiliée au Hamas mais n’agissant sous aucun ordre direct. »

Israël au courant depuis le début ?

Les autorités israéliennes ont-elles été aveuglées par l’émotion ? Pas si sûr. Une autre phrase lâchée par le porte-parole de la police semble contredire la thèse d’une réaction fondée sur un malentendu.
« Le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld a également déclaré que si le rapt avait été commandité par le Hamas, ils l’auraient su à l’avance. »
Ce qui a amené de nombreux journalistes de la presse arabe (mais pas que) à analyser l’attitude d’Israël comme une manœuvre politique calculée et destinée à attirer le Hamas dans un nouveau conflit – pour détruire le processus de réconciliation avec le Fatah.
De l’opportunisme, donc. Mais d’autres journalistes, comme Musa al-Gharbi pour Al Jazeera America, y voient une manipulation politique :
« Un autre fait, moins connu mais peut-être plus important, est que dans les heures qui ont suivi la disparition des trois adolescents le 12 juin, les responsables israéliens savaient qu’ils étaient morts. […]
Sachant [cela], le gouvernement israélien a même envoyé les mères des kidnappés au Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour attirer l’attention internationale et plaider pour le retour de leurs garçons. »

    Traduction d’après l’article de El Ciudadano par Fabio Coelho et note d’Astu Bardamu pour Croah.fr

    vendredi 25 juillet 2014

    Trois adolescents Israéliens tués par qui ? FAUSSE RUMEUR ? Pas sûr !

    Younes Benkirane a partagé un lien via Nadia Dupuis.

    Une bombe ! la chaîne de télévision ZDF dévoile la manipulation des services israéliens quant à l'enlèvement des 3 adolescents israéliens. Nullement enlevés. Tués par un sniper avec un silencieux. En territoire israélien. Par le Mossad ?! Netanyahu, Hollande, Valls : vous rendrez compte de vos crimes, de votre silence et de votre complicité !!

    voir le commentairesur solidmar
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    Les trois ados israéliens auraient été assassinés par un autre Israélien !

    1. Le corbeau déchaîné,25/7/2014

    Le journaliste allemand Christian Sievers, au bout d’une enquête minutieuse, a dévoilé lors de l’émission Auslands Journal de la chaîne allemande ZDF que l’assassinat des trois jeunes Israéliens le 12 juin dernier n’a pas été commis par des Palestiniens.


    Les trois ados israéliens auraient été assassinés par un autre Israélien !Selon ce journaliste allemand, il s’agit d’un crime civil commis par un citoyen de confession juive pour des raisons d’ordre économique. Les jeunes gens ont été assassinés un jour après leur enlèvement, et après avoir brûlé leur voiture, leurs corps ont été abandonnés près de la ville d’Hébron.
    Conformément au rapport présenté par Sievers, le service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet, était au courant de tous les détails de l’appel passé par un des garçons durant leur séquestration, mais a été obligé par Netanyahou à cacher cette information afin que l’assassinat puisse être utilisé comme prétexte pour débuter une nouvelle offensive contre Gaza.
    Le journaliste a accusé le gouvernement israélien de conspiration et de manipulation de la population civile dans le but de commettre des crimes de guerre contre le peuple palestinien.

    Note de la rédaction de Croah

    Grands adeptes des attaques sous faux drapeaux depuis la nuit des temps, Israël fait honneur à l’histoire de son peuple en continuant cette pratique afin d’accuser ses ennemis, et ainsi légitimer toute attaque.
    Le chef du Mossad s’était d’ailleurs lui aussi fait remarquer une semaine avant que ne se produise cette histoire de triple meurtre, en « prédisant » purement et simplement ce qui allait se passer.
    Une aubaine pour l’entité sioniste. Eux qui sont si prompts et si doués pour faire fructifier les cadavres encore fumants des membres de leur communauté, qu’ils n’hésitent pas à sacrifier pour servir leur cause et parvenir à leur fin, manipulation qu’ils gèrent de main de maître également depuis plus de 60 ans pour la Shoah.
    Encore un « mini 11-Septembre » qui aura eu exactement les mêmes effets : légitimer des invasions dans les territoires convoités en y massacrant les populations, et, cerise sur le gâteau, en se faisant passer pour la victime qui se défend.
    Traduction d’après l’article de El Ciudadano par Fabio Coelho et note d’Astu Bardamu pour Croah.fr
    Source : El Ciudadano
    http://croah.fr/corbeau-dechaine/les-trois-ados-israeliens-auraient-ete-assassines-par-un-autre-israelien/

    vendredi 24 janvier 2014

    Dieudonné, la censure et la quenelle. Le soutien et le rejet.

    Depuis plus de 10 ans, un des humoristes les plus populaires de France, Dieudonné M’Bala M’Bala, fait l’objet d’attaques répétées. En cause ? Les prises de positions et les provocations répétées de l’humoriste qui ont pris un contenu de plus en plus politique et controversé. Ces trois dernières semaines, la répression qu’il subit a pris un caractère extrêmement grave du point de e démocratique.

      Le président de la République française, le socialiste François Hollande, et son ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, sont prêts à tout pour interdire ses spectacles. Y compris bafouer leurs propres lois. Un avocat renommé et ardent partisan de la politique israélienne, Me Klarsfeld, appelle à créer des troubles à l’ordre public pour justifier leur interdiction. On menace d’utiliser des alertes à la bombe. Des patrons de grands groupes de presse appellent explicitement à « censurer internet » et faire pression sur les directeurs de salle pour qu’ils décident de ne plus mettre l’humoriste à l’affiche. Il existe aujourd’hui un consensus politique en France parmi les partis politiques traditionnels pour lutter contre Dieudonné au travers de la censure, des peines judiciaires ou d’interdictions administratives.
     
    Censure inacceptable
    Ces attaques et appels à la censure sont à combattre avec la plus grande fermeté pour deux raisons essentielles.
    Tout d’abord, il ne fait aucun doute que de telles mesures constitueront un dangereux précédent pour justifier la censure de toute idée considérée comme dérangeante par l’establishment. Le capitalisme (où une petite minorité continue à s’enrichir pendant que la majorité est en train de se serrer la ceinture) ne peut donner lieu qu’à des critiques et des réactions de plus en plus virulentes. Est-ce que ces critiques seront elles aussi interdites, réprimées ou censurées ?
    Ensuite, l’affaire Dieudonné n’est plus l’affaire d’une personne. « La quenelle », geste inventé par Dieudonné, est reprise par des milliers de jeunes pour exprimer un espèce de « fuck » moderne, un geste « anti » pour faire part d’un ras-le-bol général. Aujourd’hui, par des attaques disproportionnées contre Dieudonné et contre la quenelle, ces jeunes sont traités comme des parias mais aussi comme des « antisémites ». Un député français annonce le dépôt d’une proposition de loi en vue d’interdire ce geste. Des groupes ultra radicaux n’ont aucun problème en France à s’attaquer physiquement à ceux qui ont fait le signe de la quenelle. Sans susciter beaucoup d’indignation.
    Considérer tous ceux qui font une quenelle comme des gens dangereux ou des antisémites, c’est ne rien comprendre à la diversité d’expression que ce geste symbolise pour ces auteurs. Il y a de toute évidence une série de personnes qui y ont mis un contenu antisémite et raciste (des photos circulant sur internet sont explicites) mais généraliser et stigmatiser l’ensemble des auteurs de quenelles, c’est ne rien comprendre à ce que cela exprime vraiment : un dégout extrêmement divers vis-à-vis d’un système ou d’une élite politique, médiatique et économique qui veut imposer sa pensée unique. « C’est même très contreproductif, rajoute Michel Staszewski de l’UPJB (Union Progressiste des Juifs de Belgique). Que celles et ceux qui veulent réellement combattre l’antisémitisme, se concentrent sur ses véritables manifestations sans voir de l’antisémitisme partout. »
    L’acharnement contre Dieudonné et la stigmatisation de cette jeunesse qui fait la quenelle a un message précis : « vous n’avez pas le droit de penser différemment. »
    En réalité, l’acharnement contre Dieudonné et la stigmatisation de cette jeunesse qui fait la quenelle a un message précis : « vous n’avez pas le droit de penser différemment. » Et ceux qui dévient seront considérés comme des parias, des gens à faire taire, même violemment.
    Quenelle, pour aller vers où ? 
    La quenelle est donc l’expression d’une rupture de la jeunesse avec la pensée unique. Il y a un sens positif à cela. Le système du tout au profit qu’est le capitalisme, les profondes inégalités sociales qu’il crée, le racisme et les discriminations quotidiennes qu’il génère mérite bien un geste de rejet. Mais est-ce le sens que ses deux propagateurs actuels, Dieudonné et Alain Soral (cet ancien cadre du FN français), veulent réellement lui donner ? Certainement pas. L’évolution politique de Dieudonné le démontre.
    Dieudonné n’est plus un simple humoriste attaqué par le système, qui cible les événements de l’actualité, qui mène un combat pour le droit de rire de tout, y compris des juifs. Le point de départ des attaques fut un sketch réalisé en direct sur France 3, où Dieudonné s’était déguisé en colon extrémiste israélien et avait mimé un salut hitlérien. Une hystérie totalement injustifiée s’en est suivie : interdiction de télé, de promotions, annulations de spectacles, menaces de mort, procès. Il s’est défendu à l’époque comme il pouvait, en refusant à raison de présenter ses excuses.
    Force est de constater que trop peu de personnalités ont eu le courage de prendre sa défense alors qu’il le méritait sans aucun doute. L’affaire Dieudonné a mis en évidence l’existence d’un lobby qui défend de manière acharnée les intérêts de l’État d’Israël et l’extrême complaisance des autorités françaises à son égard. Pour beaucoup, il est alors devenu le symbole du combat pour la liberté d’expression, un héros anti-système qui montre l’hypocrisie du pouvoir et le deux poids-deux mesures des autorités françaises.
    On pourrait trouver cela positif. Mais les choses ont largement dérapé depuis. De provocation en provocation, le Dieudonné d’aujourd’hui fait objectivement de la politique et, hélas, dans une perspective très précise : semer la confusion parmi la jeunesse qui ne croit plus au système, légitimer l’extrême-droite et communautariser les contradictions de la société en propageant l’idée complètement fausse qu’un complot judéo-maçonnique domine le monde.
    La confusion au service de l’extrême-droite
    Dieudonné se profile comme un rebelle anti-système. Mais quel système ? Il n’a aucune critique du capitalisme. Et être rebelle pour Dieudonné revient à provoquer, faire des quenelles et faire du politiquement incorrect. Dieudonné partage en fait avec Alain Soral, cet ancien cadre du Front National avec lequel il est en alliance de fait, la même doctrine de résistance : « Le politiquement incorrect n’est en rien un inutile jeu de provocations. C’est même la doctrine de résistance au mondialisme. […] nous pouvons, nous nationaux, en tant que seuls critiques efficients, devenir les maîtres à penser de demain et incarner, nous et nous seuls, le renouveau du Génie français ! ».
    En pratique, cette doctrine du politiquement incorrect amène Dieudonné à légitimer l’extrême-droite et ne légitimer que celle-ci. En s’affichant auprès du négationniste Robert Faurisson, en faisant de Jean-Marie Le Pen le parrain de sa fille, en serrant la main de Serge Ayoub, dirigeant d’une milice d’extrême-droite responsable du décès d’un militant anti-fasciste… Dieudonné réussit l’exploit de légitimer les fascistes aux yeux de beaucoup de jeunes de milieu populaire, y compris les enfants issus de l’immigration, qui n’auraient jamais pu se rapprocher de l’extrême-droite autrement.
    Le confusionnisme de Dieudonné l’amène à soutenir en Belgique le parlementaire ex-PP, ex-MLD, ex-Islam, Laurent Louis. Dans une réunion publique, devant des centaines de jeunes surchauffés, Dieudonné affirme : « Je te soutiens. Je suis 100 % derrière toi. Tu vas être élu. » Dans sa dernière vidéo 2014, année de la quenelle, il en fait encore la promotion. Laurent Louis en profite bien, lui qui a décidé d’adopter le même style (la provocation et la victimisation comme action politique), et qui est passé d’un discours ouvertement raciste et d’extrême-droite « classique » quand il était au PP à un discours plus Soralien sur le « complot des élites perverses soumises au lobby juif ».
    L’antisémitisme et le « complot des élites soumises au lobby sioniste »
    Dieudonné s’est toujours défendu d’être antisémite et beaucoup de ses sketchs ont été accusés à tort d’antisémitisme, car ils n’exprimaient en réalité qu’une critique du sionisme et de la politique d’Israël. Mais ce n’est clairement plus le cas aujourd’hui. Dans ses vœux de 2014, il affirme : « je ne suis pas antisémite. Aujourd’hui, je ne le suis pas. Mais je ne dis pas que je ne pourrais pas le devenir un jour. »
    Quand Dieudonné prend des positions politiques, elles ne concernent plus que la communauté juive. L’humoriste minimise le génocide juif et se mêle à des personnalités qui estiment que le génocide est exagéré ou n’a pas eu lieu (comme le négationniste Robert Faurisson). En 2009, il crée sa liste « Anti-sioniste » avec des personnalités comme Alain Soral, qui venait juste de quitter le FN. Depuis, ils sont deux compagnons de route, unis sur une seule obsession : faire du sionisme la cause fondamentale de toutes les injustices qui minent la société et l’idée que les élites françaises sont complètement soumises au lobby sioniste. Les divisions dans notre société ne seraient alors plus des contradictions entre classes sociales ayant des intérêts opposés, le clivage devient communautaire « sionistes-establishment » contre « musulmans anti-système ». Et le déchaînement médiatique, la répression de Dieudonné et le manque de réaction de la gauche ne fait que renforcer l’extrême droite.
    Aujourd’hui, on ne peut plus être contre la répression que subit Dieudonné sans également prendre ses distances avec ses idées. Et on ne peut plus lutter contre ses idées sans s’opposer fermement à la répression qu’il subit. Il ne faut céder ni sur l’un ni sur l’autre terrain.
    Pour aller plus loin :

    « La pensée d’Alain Soral » par Maxence Staquet dans Études marxistes n° 97.
    « Au-delà des quenelles, il faut remettre du politique », interview de Julien Salingue, membre de l’observatoire des médias, Acrimed, et docteur en sciences politique à l’Université de Paris 8.
    « La Chronique du blédard : De la quenelle, de Dieudonné et de la liberté d’expression » par Akram Belkaïd.
      http://www.michelcollon.info/Dieudonne-la-censure-et-la.html

    Source : solidaire.org

    lundi 6 juin 2011

    Au Maroc, en 2011, mieux vaut militer pour Israël que pour la démocratie ou la Palestine

    par ibnkafka, 27/5/2011
    L’autocratie est un tout: elle étend ses tentacules dans l’économie, l’associatif, le religieux, le sécuritaire, la justice, la culture – il est donc normal qu’elle touche de manière encore plus affirmée le domaine de la politique étrangère.
    L’autocratie est, contrairement à ce que l’on croit souvent, une faiblesse dans le domaine de la politique étrangère. Le monde arabe en offre l’exemple, avec ses régimes autocratiques le plus souvent – ces dernières années du moins – supplétifs des initiatives diplomatiques et militaires occidentales au Moyen-Orient. Il n’est pas anodin que le pays de la région ayant affirmé avec le plus de force son rôle et ses intérêts ces dernières années est la Turquie, en phase de démilitarisation et de démocratisation accélérée depuis l’arrivée au pouvoir de l’AKP en 2002 – c’est sur un vote de l’assemblée nationale turque que la Turquie refusa non seulement sa participation à la guerre d’agression étatsunienne contre l’Irak en 2003, mais aussi tout passage de troupes étatsuniennes et supplétives (OTAN et affiliés) sur son territoire. Les autocraties arabes dites modérées – parce que favorables aux Etats-Unis – en furent réduites à leur sempiternel chantage de la peur des « réactions de la rue » – la fameuse « rue arabe », terme orientaliste et méprisant (on n’a jamais entendu parler de la « rue israëlienne », de la « rue française » ou de la rue « étatsunienne » – dans les pays de haute civilisation, rue se dit opinion publique).
    Le Maroc ne déroge pas à la règle. Alors que l’opinion publique marocaine est l’une des plus engagées en faveur de la cause palestinienne et des plus opposées aux interventions militaires occidentales dans le monde arabe – comme en témoignent d’ailleurs les manifestations géantes de 1991 (contre la première guerre d’Irak), 2002 (contre la répression sanglante de la deuxième intifada) et 2003 (contre l’invasion de l’Irak) qui regroupèrent des millions de manifestants – la politique gouvernementale marocaine a été d’une pusillanimité et d’un suivisme constants vis-à-vis de ses parrains étrangers – principalement les Etats-Unis, Israël, l’Arabie séoudite et les Emirats arabes unis. Envoi d’un contingent marocain au Shaba (République démocratique du Congo) en 1978, envois de contingents permanents des FAR pour protéger les régimes des Emirats arabes unis (6.000 soldats des FAR) et de la Guinée équatoriale (350 soldats des FAR formant la garde présidentielle) et participation symbolique d’un contingent des FAR à la guerre contre l’Irak en 1991; le Maroc a fidèlement continué à fournir des supplétifs – tels les goumiers se battant sous uniforme français sous le protectorat – à des entreprises étrangères à la défense du pays ou au maintien de la paix (à l’exception de la guerre contre l’Irak en 1991, couverte par le Conseil de sécurité de l’ONU). Jamais l’approbation populaire ou parlementaire n’a été recherchée.
    Dans le domaine diplomatique, on ne relève qu’un seul cas où l’approbation populaire a été cherchée par le pouvoir: le traité d’union éphémère signé avec la Libye à Oujda le 13 août 1984 fut soumis à un de ces plébiscites de pure forme auquel le Maroc est habitué depuis 1962 – 99,97% des suffrages exprimés se portèrent officiellement en faveur de ce traité. Sinon, que ce soit pour les textes commerciaux – accords de libre-échange avec l’Union européenne ou les Etats-Unis – ou les décisions symboliques importantes – l’ouverture de bureaux de liaisons marocain à Tel Aviv et israëlien à Rabat – l’implication populaire est nulle, et celle du parlement (ou de ce qui en tient lieu au Maroc) sans conséquence – le parlement marocain a ainsi approuvé l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis dans sa seule version anglaise, langue dont la maîtrise par les honorables parlementaires marocains était un secret bien gardé jusque-là.
    Jamais la thèse selon laquelle la politique étrangère serait distincte de la politique intérieure n’a été plus fallacieuse que dans le cas du Maroc de ces dernières années – les accords de libre-échange avec l’UE et les Etats-Unis produisent ainsi des effets économiques néfastes notamment pour la balance commerciale, sans que ces conséquences aient été largement discutées avec ceux qui auront à les subir, comme le souligne Najib Akesbi. Cette négation de la souveraineté populaire produit ses effets dans les domaines les plus divers – et les retournements de veste du pouvoir sont rapides: sous la présidence Bush, les autorités marocaines donnèrent leur accord à l’organisation d’un concert public évangélique à Marrakech en 2006 pour expulser manu militari des dizaines d’évangélistes en 2010 sous une présidence Obama beaucoup moins prosélyte que celle de son prédecesseur. Plus récemment, on a eu la spectaculaire rupture des relations diplomatiques avec le Vénézuela (prétexte officiel: contact officiel pris par le Vénézuela avec le Polisario – motif réel: se signaler au lobby pro-israëlien, Chavez venant alors juste de rompre avec Israël) ou avec l’Iran (motif officiel: ingérence iranienne dans les affaires intérieures marocaines – motif réel: complaire à Bahraïn, en pleine dispute diplomatique avec l’Iran, mais sans que cela aille jamais jusque la rupture, le Maroc se montrant plus catholique que le Pape).
    C’est dans ses relations avec Israël que l’apesanteur totale du makhzen par rapport à son opinion publique est la plus flagrante. La cause palestinienne est chère au coeur du peuple marocain et de ses organisations militantes – nationalistes, progressistes, islamistes ou non-partisanes. Les différentes enquêtes d’opinion menées depuis le 11 septembre 2001 montrent l’opinion marocaine comme étant une des plus fermes sur la question palestinienne – et sur le refus de toute ingérence occidentale au Moyen-Orient - dans le monde arabe.
    Il est peu de dire que la position officielle marocaine est aux antipodes de cet engagement, sans sombrer dans l’abjection dont fît montre Hosni Moubarak au temps de sa splendeur. La criminelle de guerre israélienne Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères lors de la guerre d’agression contre Gaza en 2008/2009, fut ainsi reçue tambour battant lors des MEDays à tanger organisés à Tanger en 2009 par l’Institut Amadeus de Brahim Fassi Fihri, fils de son père le ministre des affaires étrangères. Une véritable opération séduction est ainsi menée pour séduire l’exigeant partenaire israëlien, menée à coup de décorations royales et de cocktails diplomatiques.
    Mais c’est au Maroc même qu’Israël parvient à marquer des points: entre le licenciement à Rabat d’un ingénieur marocain (Mohamed Benziane) ayant refusé de participer à un stage assuré – au Maroc (!) – par une société israélienne ou la persécution judiciaire de l’AMDH par l’étonnant restaurateur israëlien d’Essaouira et militant sioniste Noam Nir, il devient désormais risqué de militer pour la cause palestinienne au Maroc même.
    Il est par contre beaucoup moins risqué de militer pour Israël et son idéologie d’Etat, le sionisme – et militer pour la Palestine fait parfois de vous un criminel, aux yeux de l’Etat marocain et des faiseurs d’opinion qui lui sont proches. C’est ainsi que l’on a appris que l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) organisera (?) sa convention nationale à Marrakech en juin (1), après l’avoir tenue à Jérusalem en 2002 (voir la vidéo de présentation ici). Pour un peu de détente, voici comment cette destination est vendue sur Facebook:
    Convention nationale Uejf Maroc
    Tu veux bronzer ?
    Tu veux être recu (sic) comme un prince ou une princesse ?
    Tu veux kiffer avec plus de 100 jeunes venus de toute la France ?
    Tu veux parcourir la terre de tes ancêtres a dos de dromadaire ou de Jeep ?
    Alors pour ces quatres (sic) raisons je t’invite a la La Convention Nationale de l’UEJF au Maroc
    En soi, ça n’a rien de choquant: pas plus que le congrès des étudiants luthériens de Suède ou celui des étudiants bouddhistes du Népal s’il avait lieu dans la ville-phare des conférences internationales qu’est devenue Marrakech. Mais contrairement à ce que son nom indique, l’UEJF n’est pas seulement une association étudiante s’attelant à défendre les intérêts spécifiques des étudiants juifs – cette organisation est une pièce maîtresse dans le réseau des organisations pro-israëliennes françaises, groupées autour du CRIF, dont l’UEJF est membre par ailleurs. Elle est également membre du World Jewish Congress (« Around the world, Israel’s right to exist as a Jewish state is constantly questioned. The WJC and its affiliates actively defend the legitimacy of Israel on all levels and support the state against unfair and biased attacks » – « De par le monde, le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif est constamment remis en cause. Le Congrès juif mondial et ses affiliés défendent activement la légitimité d’Israël à tous les niveaux et soutiennent cet Etat contre les critiques injustes et biaisées« ) et de la Fédération des Organisations Sionistes de France. On ne peut pas accuser l’UEJF de cacher son jeu: sur son site, elle s’affirme ainsi un « soutien réfléchi et efficace de l’Etat d’Israël« .
    Il est superflu de rappeler ce que signifie concrètement « soutenir Israël » – c’est soutenir la colonisation de la Palestine et sa litanie de crimes, de discrimination et de violations des droits de l’homme; c’est soutenir le « deux poids, deux mesures » au Moyen Orient; c’est enfin soutenir le baillonnement de toute critique d’Israël par l’odieux chantage à l’antisémitisme (2), chantage importé au Maroc depuis quelques temps.
    Ce sont bien évidemment là des positions aux antipodes de celles d’une opinion publique marocaine acquise tant au soutien de la lutte du peuple palestinien dans ses différentes composantes – il appartient principalement aux Palestiniens de mener ce combat – qu’au refus de toute normalisation avec Israël – et avec ses supplétifs – tant que l’occupation, la colonisation et l’apartheid n’auront pas cessé en Palestine – et c’est là une lutte que le peuple marocain, comme tant d’autres peuples de par le monde, peut mener.
    Mais ce peuple marocain, ignoré comme il l’est dans d’autres domaines réservés relevant de l’autocratie, l’est tout autant dans celui de la politique étrangère, et tout particulièrement dans la lutte du peuple palestinien pour sa libération. On conçoit mal en effet que l’UEJF ait eu l’idée d’organiser cette conférence fort peu discrète sans un minimum de contacts avec les autorités marocaines (s’agissant d’une réunion politique d’une association étrangère, s’est-elle mise en conformité avec le dahir de 1958 sur les réunions publiques?) – leur site indique d’ailleurs « sécurité assurée » – on peut présumer qu’elle est assurée notamment par les forces dites de l’ordre marocaines. On conçoit bien que le pouvoir marocain, tout à sa danse du ventre obsessionnelle vis-à-vis d’Israël, ait trouvé judicieux de montrer, encore une fois, combien il tient à l’amitié de militants sionistes.
    Comme toujours, en l’absence de pouvoir politique répondant de ses actes devant l’électorat et rendant des comptes de sa politique – y compris étrangère – devant les institutions représentatives et devant l’opinion, c’est aux militants marocains qu’il est revenu de sauver l’honneur et de montrer qu’il existe un autre Maroc que celui de la soumission et de la compromission – le collectif associatif BDS Maroc (de même qu’en France les militants de l’Union juive française pour la paix et de l’Association des travailleurs maghrébins de France par le biais d’un appel à la société civile marocaine) a ainsi réagi pour protester contre la tenue de cette conférence, et cette mobilisation, avec la menace d’un sit-in de protestation, a suffi pour pousser l’UEJF à annoncer une annulation – non confirmée au demeurant - de cette convention. Il semblerait cependant, selon Samira Kinani et Sion Assidon, qu’elle aura lieu à l’Ecole supérieure de gestion (ESG) de Marrakech, qui ne s’en vante pas sur son site.
    On peut se demander si les autorités marocaines auraient accepté la tenue d’une conférence d’EuroPalestine, de l’ISM, de Free Gaza ou du mouvement BDS, si jamais ces organisations auraient souhaité organiser une conférence à Marrakech. Visiblement, ce n’est pas seulement la Palestine qui a besoin d’être libérée…
    (1) Après avoir annoncé la tenue de ce conseil national à Marrakech du 26 au 30 mai 2011, l’UEJF a publié sur son site un court message annonçant le report de ce conseil national au Maroc. Cette annonce est cependant démentie par l’AMDH et le militant pro-palestinien Sion Assidon, et j’aurais tendance à les croire, car il ne fait guère de sens, économiquement parlant, d’annuler une telle conférence la veille de son commencement – comme l’avance Sion Assidon, il s’agit plutôt d’une ruse pour tromper les militants marocains (la coordination BDS Maroc regroupant notamment l’Association de soutien à la lutte du peuple palestinien, des syndicats – UMT notamment - des ONG – Attac Maroc, AMDH, Adala - en passant par l’Ordre des avocats) qui se sont mobilisés contre la tenue de cette conférence sur le sol marocain.
    (2) Le chantage consiste en l’assimilation de toute critique d’Israël et de son idéologie d’Etat, le sionisme, à de l’antisémitisme. Par contre, la lutte contre l’antisémitisme, phénomène réel au Maroc et ailleurs, n’est pas visée ici.

    lundi 27 septembre 2010

    La sénatrice Alima Boumediene-Thiery, poursuivie en justice pour avoir appelé au boycott d'Israël

     Connaissez-vous Alima Boumediene-Thiery, Sénatrice (Verts), qui se bat inlassablement contre toutes formes de discrimination et d'injustice,pour plus d'égalité au sein de notre société et dans le reste du monde ?
    Eh bien, cette parlementaire comme nous en avons bien peu est  traînée en justice parce qu'elle a osé demander des sanctions contre I'État d'Israël en raison de toutes ses violations des droits de l'homme et du droit international. Parce qu'elle appelle au boycott des produits israéliens, souvent produits sur des terres volées aux Palestiniens et exportés de manière illicite, elle est appelée à comparaître le 14 octobre prochain devant un tribunal pour "incitation à la haine raciale" !
    Parce qu'un individu peu recommandable, spécialisé dans le chantage à l'antisémitisme, un dénommé Sammy Ghozlan, ami de Brice Hortefeux et tout aussi raciste que lui, a déposé une plainte invoquant la « discrimination contre Israël », la sénatrice Alima Boumediene-Thiery est traînée en justice et risque de ne pouvoir être réélue au Parlement !
    Nous en avons assez de la collaboration de nos dirigeants avec l'occupant israélien. Quand le gouvernement et l'armée de cet État étranglent tout un peuple depuis plus de 60 ans, massacrent une population assiégée dans Gaza, la privent de nourriture, de soins, de liberté, quand la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est s'intensifie chaque jour sous couvert de négociations... on déroule le tapis rouge aux criminels de guerre.
    CELA SUFFIT ! De plus en plus nombreux, depuis les massacres israéliens au Liban, à Gaza et sur la flottille humanitaire en route pour Gaza, des femmes et des hommes se lèvent dans le monde entier pour dire STOP ! La campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), lancée par la société civile palestinienne, nous appelle à ne plus verser un sou à l'occupant israélien.
    Oui, nous boycottons, et nous continuerons à boycotter Israël, tant que cet État persécutera, boycottera le peuple palestinien.
    ET CELA N'A AUCUN RAPPORT AVEC LA RELIGION. 
    Il y a d'ailleurs des juifs ainsi que des opposants israéliens qui participent à ce boycott, et qui appellent tous ceux qui ont une conscience, tous ceux qui n'ont pas une conception du droit à géométrie variable, à en faire autant.
    On peut et on doit consommer de manière éthique : nous avons le devoir de regarder les étiquettes des produits que nous achetons et de veiller à ne pas encourager les crimes de guerre.
    Nous disons "MOI AUSSI, JE BOYCOTTE" et nous demandons à être inculpés en même temps que la sénatrice Alima Boumediene-Thiery.
    NOUS VIENDRONS EN MASSE AU TRIBUNAL DE PONTOISE, LE JEUDI 14 OCTOBRE À PARTIR DE 12 H, POUR SOUTENIR ALIMA BOUMEDIENE‑THIERY ET TOUTES LES PERSONNES POURSUIVIES PAR LES SUPPORTERS DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE ET DU NETTOYAGE ETHNIQUE DU PEUPLE PALESTINIEN
    RENDEZ-VOUS LE 14 OCTOBRE devant le TGI de Pontoise,
    à la Cité judiciaire, 3 rue Victor Hugo, 95300 Pontoise
    INFORMEZ-VOUS EN CONSULTANT LE SITE : WWW.EUROPALESTINE.COM
    CAPJPO-EuroPalestine - Campagne BDS Ne pas jeter sur la voie publique

    lundi 7 juin 2010

    Un nouveau drapeau pour Israël علم جديد لإسرائيل

    A new flag for Israel/דגל חדש לישראל /İsrail'in yeni bayrağı/Una nueva bandera para Israel/Eine neue Fahne für Israel/Una nuova bandiera per Israele/پرچم جدیدی برای اسرائیل


    Juan Kalvellido, Espagne  جوان كلبييدو، إسبانيا

    Emad Hajjaj, alias Mahjoob, Jordanie عماد حجاج (محجوب)، الأردن

    Luis Sánchez Verdeguer, Espagne



    Nedal Hashem, Palestine  
    نضال هاشم ، فلسطين

    Mohamed Alafia, Maroc محمد العافية، المغرب


    Abdul Aziz Al Adwan, Saudi Arabia عبد العزيز العدوان، السعودية

    Mohamed Abo Afefa, Palestine


    Nabeel Al Hasanat, Jordan الاردن نبيل الحسنات،


    Amer Shomali, Palestine عامر شومالي، فلسطين
     Osama bo Seba, Soudan/Égypte أسامة بو صبا، السودان/مص

    Netanyahu Bloodthirsty Pirate, Netanyahou, le pirate assoiffé de sang
    Carlos Latuff
    , Brasil/Brésil 
    نتنياهو القرصان المتعطش للدماء،
    كارلوس لطوف ،البرازيل



    Baker Alhashki, Jordan  بـكر الحشــكـي، الاردن

    Tamer Youssef, USA تامر يوسف، الولايات المتحدة


       هناء حجار،المملكة العربية السعوديةHana Hajjar, Arabie saoudite   

     Fuad Ayyach,  Palestine/Syrie فؤاد عياش،  فلسطين/سوريا



    El doblez de la bandera/Le pli du drapeau/ حظيرة العلم
    Raúl Sánchez, España  راؤول سانشيز ، اسبانيا

     احمد نعيم، مصرAhmed Naeem, Egypt  


    Moussa Ajawi, Palestine/Jordan موسى عجاوي،  فلسطين/ الاردن



    Kamal Sharf
    , Yemen  كمال شرف، اليمن

    Hamza Abou Ayyash, Palestine حمزة أبوعياش، فلسطين

    Hussein Al Farra, Palestine  حسين الفرا، فلسطين