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mardi 13 novembre 2012
URGENT: Soutien à Alima Boumediene Thiery demain 14/11
Libellés :
Alima Boumediene-Thiery,
Ordre des Avocats du Val d'Oise,
TGI
samedi 1 janvier 2011
Suite de l'affaire Aïcha Mokhtari : son frère veut poursuivre l’Etat français en justice
La France lui a refusé le visa qui lui aurait permis de soigner son cancer
PAR DJAMEL BELAYACHI, 31/12/2010Abdelaziz Mokhtari est déterminé à obtenir justice pour sa sœur Aïcha, ressortissante marocaine décédée le 15 août 2009 des suites d’un cancer sans avoir pu obtenir un visa pour aller se faire soigner en France. Et ce à cause d’une erreur des services consulaires français.
Abdelaziz Mokhtari n’a pas encore fait le deuil de sa sœur Aïcha : il souhaite que justice soit faite. Cette citoyenne marocaine est décédée le 15 août 2009 des suites d’un cancer des os faute d’avoir pu obtenir un visa pour se soigner en France, au bout d’un an et demi de vaines procédures. Depuis la disparition de sa sœur, Abdelaziz Mokhtari poursuit un inlassable combat judiciaire pour que les responsables ne restent par impunis : les autorités françaises, qui lui ont refusé le visa à la suite d’une erreur administrative commise par les autorités consulaires de Fès et qu’ils se borneront à ne pas reconnaître malgré plusieurs recours ; l’Etat marocain, coupable de n’avoir pas fait grand-chose pour lui garantir l’accès aux soins. La famille Mokhtari a obtenu une première victoire fin septembre dernier devant le tribunal administratif de la ville d’Oujda (Est du Maroc) qui, grande première, a condamné l’Etat marocain, en la personne du Premier ministre Abbas El Fassi et la ministre de la Santé Yasmina Baddou, à verser une indemnité s’élevant à 45 000 DH aux ayant-droits d’Aïcha Mokhtari pour « négligence » et « non-assistance à personne en danger ». Mais Abdelaziz Mokhtari ne compte en rester là. « Ce n’est pas l’argent qui nous intéresse mais qu’ils reconnaissent leurs erreurs », affirme-t-il. Il envisage de poursuivre les deux ministres déjà incriminés en correctionnelle, mais aussi Lakhdar Haddouche et Omar Hjira, respectivement ancien et actuel maires d’Oujda.
« Un acte de racisme »
En France, où il souhaite également poursuivre l’administration en justice, Abdelaziz Mokhtari s’est attaché les services de Maîtres Léa Leforestier et William Bourdon, spécialisé dans la défense des droits de l’Homme. Ce dernier a adressé mi-novembre un courrier aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères leur demandant de faire amende honorable et d’indemniser la famille Mokhtari. Passé le délai légal de deux mois, si aucune suite n’est donnée à cette correspondance, « nous en tirerons les conséquences », prévient M. Mokhtari.
Les mésaventures d’Aïcha Mokhtari avec l’administration française commencent le 25 mars 2008 quand elle demande un visa pour soins médicaux auprès du consulat français de Fès, au Maroc. Pourtant complète, sa demande est rejetée le 2 avril 2008, sans aucun motif. Sollicité sur les raisons de ce refus, le ministère de l’Immigration indique dans un courrier un mois plus tard « qu’aucune demande au nom de Madame Mokhtari n’a été enregistrée (…) depuis la dernière demande de visa de court séjour pour visite familiale qui a fait l’objet d’un refus du consulat général de Fès le 10 avril 2007, l’intéressé ne satisfaisait pas à
toutes les conditions requises pour la délivrance du visa sollicité ». A son étonnement, la famille Mokhtari apprend par cette correspondance qu’il s’agit d’une homonyme : l’objet et la date de la demande ne correspondent pas à Aïcha Mokhtari. Avertie, la sénatrice française Alima Boumediene-Thiery mène son enquête auprès de services consulaires d’Oran (Algérie), laquelle confirme la confusion avec une ressortissante algérienne dont la demande avait été rejetée près d’un an avant qu’Aïcha Mokhtari n’introduise la sienne. Il s’avère aussi que sa demande n’a même pas été enregistrée sur le fichier informatique des services consulaires. Résultat : elle a été purement et simplement ignorée. Une erreur que l’administration française n’admet toujours pas en dépit des nombreux recours. Entretemps, Aïcha Mokhtari est décédé sans avoir pu bénéficier de visa pour se soigner convenablement. « Un acte de racisme », dont Abdelaziz Mokhtari promet de ne pas laisser impuni.
toutes les conditions requises pour la délivrance du visa sollicité ». A son étonnement, la famille Mokhtari apprend par cette correspondance qu’il s’agit d’une homonyme : l’objet et la date de la demande ne correspondent pas à Aïcha Mokhtari. Avertie, la sénatrice française Alima Boumediene-Thiery mène son enquête auprès de services consulaires d’Oran (Algérie), laquelle confirme la confusion avec une ressortissante algérienne dont la demande avait été rejetée près d’un an avant qu’Aïcha Mokhtari n’introduise la sienne. Il s’avère aussi que sa demande n’a même pas été enregistrée sur le fichier informatique des services consulaires. Résultat : elle a été purement et simplement ignorée. Une erreur que l’administration française n’admet toujours pas en dépit des nombreux recours. Entretemps, Aïcha Mokhtari est décédé sans avoir pu bénéficier de visa pour se soigner convenablement. « Un acte de racisme », dont Abdelaziz Mokhtari promet de ne pas laisser impuni.http://www.afrik.com/article21611.html
vendredi 15 octobre 2010
Solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et toutes les victimes de la répression
Pétition en ligne
Par AFPS, Paris, 10/10/2010
Vous trouverez ci-après le texte d'un appel très important lancé à l'initiative de Stéphane Hessel. Il a été publié en début de semaine, notamment sur le site de l'AFPS : http://france-palestine.org/article15741.html, et signé d'une première liste de grandes personnalités et d'autres signataires.
Toutes entendent défendre d'un même mouvement le droit des peuples et les libertés conquises par le nôtre.
Merci de le lire et, s'il vous paraît juste, signez-le et faites le signer à l'adresse suivante http://www.collectifpaixjustepalestine.org/ - le plus vite possible - afin d'arracher:
- la relaxe de militants injustement accusés de "provocation publique" à la "discrimination", et qui encourent de ce fait 45 000 euros d'amende et 5 ans de prison;
- l'annulation des directives répressives de la ministre de la Justice et de son administration.
Solidarité avec Stéphane Hessel,
Alima Boumediene-Thiery
et toutes les victimes de la répression
Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… : en ce mois d'octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » - y compris une sénatrice de la République, Alima Boumediene-Thiery. Ailleurs, d'autres sont convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type. Un ancien commissaire de police prétend même poursuivre... Stéphane Hessel, grand résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et ambassadeur de France ! Tous risqueraient jusqu’à 45 000 euros d’amende et trois ans de prison suivant la qualification des poursuites …
Quel crime ont donc commis ces citoyens, connus et inconnus, pour mériter une accusation aussi infamante et encourir des peines aussi lourdes ? S'être dressés contre l'occupation et la colonisation de la Palestine par Israël, et notamment contre les « crimes de guerre » voire « contre l'Humanité » que le rapport Goldstone accuse son armée – et, dans une proportion nettement moindre, des groupes armés palestiniens - d’avoir perpétrés pendant la guerre de 2008-2009 contre la bande de Gaza. S'être révoltés contre l'impunité dont jouit un État qui viole pourtant ouvertement le droit international et les résolutions des Nations unies. Et avoir décidé de prendre leurs responsabilités en appelant eux-mêmes au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre cette politique condamnée par la grande majorité des opinions française, européenne et mondiale.
Pour présenter, contre toute évidence, cette action citoyenne comme raciste, il aura fallu que la ministre de la Justice s’abaisse à inventer, en février 2010, un « boycott des produits casher » qu'aucun dirigeant, aucun groupe, aucun militant du mouvement de solidarité pour une paix juste et durable au Proche-Orient n'a jamais prôné. Puis qu’elle exige des Parquets qu’ils poursuivent les militant-e-s pour « provocation publique à la discrimination ». Et celle qui diffame et menace ainsi des innocents appartient à un gouvernement qui, toute honte bue, non seulement stigmatise une communauté entière en raison de son origine ethnique, mais expulse illégalement de la « patrie des Droits de l'homme », sur cette base, des milliers de ressortissants d'Etats membres de l'Union européenne.
C'est pourquoi nous disons à Michèle Alliot-Marie : « Pas ça et pas vous ! ». Certains d’entre nous appellent au boycott de tous les produits israéliens ; d’autres « ciblent » les seuls produits des colonies israéliennes ; d’autres encore choisissent des formes d’action différentes. Mais nous sommes tous unis pour refuser catégoriquement que les militant-e-s de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) soient accusés et jugés pour « provocation publique à la discrimination » alors qu’au contraire ils combattent contre toute forme de discrimination, pour le droit de tous les peuples à l'autodétermination, pour l'application à tous les États du droit international et des sanctions prévues lorsqu'ils le bafouent.
Tous ensemble, nous exigeons, à la fois au nom du droit international et des libertés : le retrait immédiat des directives envoyées par la ministre de la Justice et son administration aux Parquets et la relaxe immédiate de ces innocents. Honneur à celles et ceux qui font leur le combat pour la justice et la paix que les autorités françaises ont trahi.
Premiers signataires :
Achcar Gilbert, Politologue, (Université de Londres et Paris 8)
Ackermann Houria, Militante de l'UJFP
Adler Laure, Écrivain et journaliste
Alliès Paul, Professeur (Faculté de Droit et de Science politique, Montpellier)
Alsoumi Omar, Président de Génération Palestine
Aron Jacques, Professeur honoraire, architecte et essayiste (Bruxelles)
Asquier Catherine, Professeure d'anglais (CPGE)
Attias Jean-Christophe, Directeur d'études (EPHE, Sorbonne)
Aubrac Raymond, Ancien résistant
Autain Clémentine, Directrice de Regards
Avran Isabelle, Journaliste
Badie Bertrand, Politologue, Professeur des Universités (Sciences Po), Chercheur associé au CERI
Balibar Etienne, Professeur émérite (Université de Paris-Ouest)
Barat Frank, Coordinateur du tribunal Russell sur la Palestine
Barthe Benjamin, Journaliste indépendant (Ramallah)
Baubérot Jean, Historien et sociologue, président d'honneur de l'EPHE (Sorbonne)
Bavay Francine, Conseillère régionale
Bédarida Renée, Historienne, ancienne résistante
Beaumale Michel, Maire de Stains
Belhassen Souhayr, Présidente de la FIDH
Belkaïd Akram, Journaliste indépendant
Benbassa Esther, Directeur d'études (EPHE, Sorbonne)
Ben Hiba Tarek, Président de la FTCR, ancien conseiller régional
Benslama Fethi, Psychanalyste, Professeur des Universités (Paris Diderot-Paris 7)
Besancenot Olivier, Porte-parole du NPA
Bianco Jean-Louis, Député, président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence
Billard Martine, Députée de Paris
Billion Didier , Chercheur (IRIS)
Bitton Simone, Cinéaste
Boniface Pascal, Universitaire
Bouexel Nicole, Responsable du groupe de travail Proche-Orient du Mouvement de la paix.
Bourdon William, Avocat à la cour de Paris, administrateur de la Fondation France Libertés
Bourdon William, Avocat à la cour de Paris, administrateur de la Fondation France Libertés
Boussois Sébastien, Chercheur postdoctorant (Université libre de Bruxelles)
Bras Gérard, Professeur de philosophie
Brauman Rony, Médecin, ancien président de Médecins sans frontières
Braun Henri, Avocat au barreau de Paris
Brousse Martine, Vice-présidente de la CNCDH
Brown Kenneth, Directeur de la revue Méditerranéennes
Brun Frédéric, Militant associatif et écologique
Brunswic Anne, Écrivain et journaliste
Brunswic Étienne, Ancien directeur de l'Unesco
Buffet Marie-George, Députée
Burch Noël, Ecrivain et cinéaste
Buttin Maurice, Avocat honoraire à la Cour
Cadiot Jean-Michel, journaliste
Cayrol Roland, Politologue
Cerisier-Ben Guigua Monique, Sénatrice
Chagnollaud Jean-Paul, Professeur de science politique (Cergy-Pontoise)
Chahal Nahla, Coordinatrice de la CCIPPP
Chebat Isabelle, Directrice de la communication Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
Chemillier-Gendreau Monique, Professeur émérite (Paris Diderot-Paris 7)
Chibani Ali, Doctorant
Cohn-Bendit Daniel, Député européen, coprésident du groupe Verts/ALE
Costaz Gilles, Écrivain
Coupé Annick, Porte-parole de l'Union syndicale Solidaires
Dayan-Herzbrun Sonia, Professeure émérite (Paris Diderot-Paris 7)
Debbash Hubert, P-DG de Témoignage chrétien et de « Terre entière »
Denis Arielle, Co-présidente du Mouvement de la paix,
De Véricourt Guillemette, Journaliste indépendante et écrivain, militante de la cause palestinienne
Diehlmann Françoise, Conseillère régionale
Doumandji Pierre Nadir, Ingénieur, ancien fonctionnaire (FAO / ONU)
Doze Étienne, Ancien magistrat
Doze Geneviève, Traductrice
Dubois Jean-Pierre, Président de la Ligue des Droits de l'Homme
Duclos Louis-Jean, Ancien chercheur (CERI-Sciences Po)
Duffour Michel, Ancien secrétaire d’État à la Décentralisation culturelle
Duflot Cécile, Secrétaire nationale des Verts
Elkadi Galila, Chercheuse (IRD), militante de la cause palestinienne
Endeweld Marc, Journaliste indépendant
Estrella Miguel Angel, Pianiste
Etienne Monique, Journaliste
Euvrard Janine, Déléguée générale du festival « Proche-Orient : que peut le cinéma ? »
Fassin Eric, Sociologue (ENS)
Fath Jacques, Responsable des relations internationales du PCF
Fiterman Charles, Ancien ministre des Transports
Garrido Raquel, Secrétaire nationale du Parti de gauche, chargée des relations internationales et européennes
Gèze François, Éditeur
Gigandet Alain, Enseignant-chercheur en histoire de la philosophie ancienne (Paris-Est Créteil)
Gillard Patrick, Historien, Bruxelles
Gleizes Jérôme, Responsable de la Commission transnationale des Verts français
Gruszow Larissa, Ingénieur diplômée de l'Université de Varsovie
Guenif Nacira, Sociologue
Guigou Elisabeth, Députée, ancienne ministre de la Justice
Halimi Gisèle, Avocate
Harbi Mohammed, Historien
Harmand Marie-Laure, Enseignante, membre du secrétariat du CAPRE Languedoc Roussillon
Héricher Jean-marie, Prêtre
Hugo Bernard, Maire honoraire de Trappes, ancien sénateur
Humblot Catherine, Journaliste indépendante
Jadot Yannick, Député européen
Jennar Raoul Marc, Consultant en relations internationales
Joly Eva, Députée européenne, présidente de la Commission du développement
Joxe Alain, Chercheur (EHESS)
Joxe Pierre, Premier président honoraire de la Cour des comptes
Junqua Daniel, Journaliste,ancien directeur général du CFPJ
Junqua Michèle, Bibliothécaire
Kahn Marcel-Francis, Professeur de médecine
Kalifa Jacques, Ancien enseignant-chercheur (Paris-Sud)
Kiil-Nielsen Nicole, Députée européenne
Kissous Robert, Membre du comité organisateur du Tribunal Russel sur la Palestine
Koumba Faty, Juriste et criminologue
Krivine Alain, Membre de la direction du NPA
Laacher Smaïn, Sociologue
Labastie Claire, Professeur
Lacouture Jean, Journaliste, historien et écrivain français
Lamoure Marie-Claire, Journaliste
Laneres Jean-Louis, Ingénieur
Lannuzel Olivier, Journaliste
Laurent Pierre, Secrétaire national du PCF
Le Hyaric Patrick, Député européen
Lecoq Jean-Paul, Député
Lederer Pascal, Directeur de recherche émérite (CNRS), co-animateur d'Une autre Voix Juive
Lefort Jean-Claude, Député honoraire, président de l'AFPS
Léostic Claude, Vice-présidente de l'AFPS
Lewkowicz Jacques, Professeur d'Université
Liégeois Yonnel, Journaliste
Lipietz Alain, Ancien député européen
Löwy Michael, Directeur de recherche émérite (CNRS)
Maldavsky José, Réalisateur, journaliste
Mamère Noël, Député-maire
Manceaux Michèle, Écrivain
Manceron Gilles, Historien, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme
Marange Valérie, Philosophe, enseignante
Marcus Michel, Magistrat
Mardam Bey Farouk, Éditeur
Marlière Philippe, Professeur de science politique (University College London)
Martelli Roger, Historien et journaliste
Maspero François, Écrivain
Mecary Caroline, Avocate
Mélenchon Jean-Luc, Président du Parti de gauche
Merlin Aude, Chargée de cours (Université libre de Bruxelles)
Miller Catherine, Chercheuse (CNRS)
Mirti Florence, Ancienne journaliste
Mitterrand Danielle, Présidente de la fondation France Libertés
Mordillat Gérard, Romancier et cinéaste
Morin Edgar, Sociologue et philosophe
Moynot Jean-Louis, Syndicaliste, ancien conseiller d’État
Nahoum-Grappe Véronique, Anthropologue (EHESS)
Neyrat Frédéric, Philosophe
Olff-Rastegar Perrine, Porte-parole du Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix
Paris de Bollardière Simone
Pauly-Maillart Emmanuelle, Journaliste
Poilane Emmanuel, Directeur de la fondation France Libertés
Rajfus Maurice, Écrivain
Ravenel Bernard, Président de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Raz Adi, Coordinateur du comité Israël de l'UPJB
Ribiere Jean-Pierre, Photographe
Robin Titi, Musicien
Rocard Michel, Ancien Premier Ministre et député européen
Roman Joël, Philosophe
Ronai Ernestine, Psychologue, féministe
Rosevègue André, Co-président de l'UJFP
Saliby Hoda, Journaliste
Saly Pierre, Maître de conférences honoraire (Paris 1), président du CJPP5
Sellier Geneviève, Professeur en études cinématographiques (Michel de Montaigne, Bordeaux 3)
Sibony Michèle, Co-présidente de l'UJFP
Sieffert Denis, Journaliste
Sintomer Yves, Professeur des Universités en sociologie (CNRS – Paris 8)
Tahani Taoufiq, Universitaire
Talahite Fatiha, Chercheur (CNRS)
Tasca Catherine, Vice-présidente du Sénat
Tevanian Pierre, Écrivain
Texier Philippe, Conseiller honoraire à la Cour de cassation, expert à l'ONU, membre de la CNCDH
Tissot Sylvie, Sociologue
Toulouse Gérard, Physicien, (ENS-Paris)
Traverso Enzo, Professeur de science politique (Université de Picardie)
Tubiana Jérôme, Journaliste
Varikas Eleni , Professeure de science politique (Paris 8)
Veinstein Alain, Poète et écrivain
Vidal Dominique, Historien et journaliste
Voguet Daniel, Avocat
Voynet Dominique, Maire de Montreuil, sénatrice
Wajnblum Mady, Permanente de l'UPJB
Wurtz Francis, Député européen honoraire
Védrine Hubert n'a pas signé l'appel mais nous a écrit :
« Bien que je ne signe en principe aucun appel, je suis prêt à soutenir Stéphane Hessel. Les positions courageuses ou audacieuses qu’il prend doivent pouvoir, dans un état de droit, être librement défendues. Les amalgames dont on se sert pour l’accuser sont mensongers. Il est à la fois grotesque et choquant de s’en prendre à une figure telle que lui et de vouloir judiciariser pour l’étouffer un débat qui devrait rester politique. Comme le sujet est très compliqué je préférerais apporter –publiquement- mon soutien à Stéphane Hessel, indépendamment du texte. »
Lire aussi : Boycott : procès d'Alima Boumediene-Thiery, le 14 octobre à Pontoise
solidmar 13/10/2010
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lundi 27 septembre 2010
La sénatrice Alima Boumediene-Thiery, poursuivie en justice pour avoir appelé au boycott d'Israël
Connaissez-vous Alima Boumediene-Thiery, Sénatrice (Verts), qui se bat inlassablement contre toutes formes de discrimination et d'injustice,pour plus d'égalité au sein de notre société et dans le reste du monde ?
Eh bien, cette parlementaire comme nous en avons bien peu est traînée en justice parce qu'elle a osé demander des sanctions contre I'État d'Israël en raison de toutes ses violations des droits de l'homme et du droit international. Parce qu'elle appelle au boycott des produits israéliens, souvent produits sur des terres volées aux Palestiniens et exportés de manière illicite, elle est appelée à comparaître le 14 octobre prochain devant un tribunal pour "incitation à la haine raciale" !
Parce qu'un individu peu recommandable, spécialisé dans le chantage à l'antisémitisme, un dénommé Sammy Ghozlan, ami de Brice Hortefeux et tout aussi raciste que lui, a déposé une plainte invoquant la « discrimination contre Israël », la sénatrice Alima Boumediene-Thiery est traînée en justice et risque de ne pouvoir être réélue au Parlement !
Nous en avons assez de la collaboration de nos dirigeants avec l'occupant israélien. Quand le gouvernement et l'armée de cet État étranglent tout un peuple depuis plus de 60 ans, massacrent une population assiégée dans Gaza, la privent de nourriture, de soins, de liberté, quand la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est s'intensifie chaque jour sous couvert de négociations... on déroule le tapis rouge aux criminels de guerre.
CELA SUFFIT ! De plus en plus nombreux, depuis les massacres israéliens au Liban, à Gaza et sur la flottille humanitaire en route pour Gaza, des femmes et des hommes se lèvent dans le monde entier pour dire STOP ! La campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), lancée par la société civile palestinienne, nous appelle à ne plus verser un sou à l'occupant israélien.
Oui, nous boycottons, et nous continuerons à boycotter Israël, tant que cet État persécutera, boycottera le peuple palestinien.
ET CELA N'A AUCUN RAPPORT AVEC LA RELIGION.
Il y a d'ailleurs des juifs ainsi que des opposants israéliens qui participent à ce boycott, et qui appellent tous ceux qui ont une conscience, tous ceux qui n'ont pas une conception du droit à géométrie variable, à en faire autant.
On peut et on doit consommer de manière éthique : nous avons le devoir de regarder les étiquettes des produits que nous achetons et de veiller à ne pas encourager les crimes de guerre.
Nous disons "MOI AUSSI, JE BOYCOTTE" et nous demandons à être inculpés en même temps que la sénatrice Alima Boumediene-Thiery.
NOUS VIENDRONS EN MASSE AU TRIBUNAL DE PONTOISE, LE JEUDI 14 OCTOBRE À PARTIR DE 12 H, POUR SOUTENIR ALIMA BOUMEDIENE‑THIERY ET TOUTES LES PERSONNES POURSUIVIES PAR LES SUPPORTERS DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE ET DU NETTOYAGE ETHNIQUE DU PEUPLE PALESTINIEN
INFORMEZ-VOUS EN CONSULTANT LE SITE : WWW.EUROPALESTINE.COM RENDEZ-VOUS LE 14 OCTOBRE devant le TGI de Pontoise,
à la Cité judiciaire, 3 rue Victor Hugo, 95300 Pontoise
à la Cité judiciaire, 3 rue Victor Hugo, 95300 Pontoise
CAPJPO-EuroPalestine - Campagne BDS Ne pas jeter sur la voie publique
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dimanche 13 septembre 2009
A Paris manifestation pour que la mort d'Aïcha ne soit pas vaine

Par Khadija Ryadi, 13/9/2009
Pour que la mort d'Aïcha ne soit pas vaine luttons pour la démocratisation du système des visas.
Ci-dessous un article dans Libération par Narjis Rerhaye, sur la mort de Aicha Mokhtari et la lettre de l'AMDH adressée à Sarkozy.
Les activistes de l’Association marocaine des droits humains ne sont pas prêts de décolérer. Et hier, dans la matinée de mardi, ils l’ont fait savoir. Depuis le décès tragique de Aïcha Mokhtari, cette citoyenne résidant à Oujda qui a succombé à un cancer des os, la mobilisation des défenseurs des droits de l’Homme est à son paroxysme. Aïcha Mokhtari, la nouvelle icône des activistes, est décédée le 15 août dernier parce que les autorités consulaires françaises, à Fès, lui ont refusé le visa pour aller se faire soigner en France, dans un institut d’oncologie parisien. « Pourtant le dossier de Mme Mokhtari offrait toutes les garanties, y compris financières », rappelle L'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) organise un rassemblement le lundi 14 septembre à 18H30 à la place du Trocadéro sous le thème « pour que la vie de Aicha Mokhtari avec amertume un membre de l’AMDH. Plus grave encore, Aïcha Mokhtari a été victime d’une erreur fatale : les services du consulat de France à Fès ont refusé de lui octroyer son visa à cause d’une homonymie. Une autre Aïcha Mokhtari, de nationalité algérienne et établie à Oran, avait eu maille à partir avec les autorités françaises pour cause d’un visa demandé dans le cadre d’une visite familiale. Une erreur fatale que le consulat s’est toujours refusé de réparer malgré les interpellations de la famille mais aussi de la députée européenne Alima Boumedienne-Thierry qui ont saisi plusieurs ministres français dont celui des Affaires étrangères et celui de l’immigration et de l’identité nationale. En vain. C’est d’ailleurs le même silence radio qui a été observé côté marocain. L’affaire Aïcha Mokhtari avait été abondamment commentée par la presse. Les officiels marocains n’ont visiblement pas cru nécessaire de se mobiliser pour un visa dont le refus a, au final, a coûté la vie à celle qui l’a demandé.
Ce mardi matin, au siège de l’AMDH, l’ombre de Aïcha Mokhtari n’en finissait pas de planer. « Il ne faut pas que la mort de Aïcha soit vaine. Il ne faut pas qu’elle soit décédée pour rien ». La phrase revient comme une prière chez les activistes qui ont décrété la mobilisation à l’occasion d’une conférence de presse donnée hier. Le mot d’ordre est partout, sur les murs et dans toutes les bouches : « Pour que la mort de Aïcha Mokhtari ne soit pas vaine. Oeuvrons pour humaniser les conditions d’octroi de visas aux Marocains ». La condamnation n’est jamais loin. Et ceux et celles de l’association marocaine des droits humains ne s’en privent pas. Condamnation du « refus criminel de délivrer le visa à la citoyenne Aïcha Mokhtari par le consulat français de Fès, dénonciation de « l’attitude des autorités françaises qui ont appuyé l’attitude du consulat au lieu de corriger l’erreur fatale, colère contre le gouvernement marocain qui a « manqué à son devoir de garantir les droits de la citoyenne Aïcha Mokhtari ».
Et si le droit à la vie –l’un des principes fondamentaux de la déclaration universelle des droits de l’Homme- est au cœur de la campagne de mobilisation décrétée par l’AMDH, le système de délivrance de visas aux citoyens marocains désirant voyager vers la France et les autres pays occidentaux en général et caractérisé par des conditions dures, aléatoires et humiliantes ».
Une campagne militante et citoyenne va donc être lancée. Plusieurs actions seront donc menées pour briser le silence sur les conditions d’octroi de visas au Maroc et mettre sans cesse en relief les causes véritables du décès de Aïcha Mokhtari. Deux sit in vont être organisés devant le consulat de France à Fès et l’ambassade de France à Rabat. Un colloque sur les droits humains et la hogra du visa est également à l’ordre du jour. Les défenseurs des droits humains comptent aussi adresser des lettres au président français Nicolas Sarkozy et au premier ministre Abbas El Fassi. Une pétition est enfin au programme pour inviter toutes les organisations démocratiques à joindre ce combat

Rabat le 31/08/2009
A son Excellence Mr Nicolas Sarkozy
Président de la République Française
(lettre ouverte)
Pour que la mort d'Aïcha ne soit pas vaine luttons pour la démocratisation du système des visas.
Ci-dessous un article dans Libération par Narjis Rerhaye, sur la mort de Aicha Mokhtari et la lettre de l'AMDH adressée à Sarkozy.
Les activistes de l’Association marocaine des droits humains ne sont pas prêts de décolérer. Et hier, dans la matinée de mardi, ils l’ont fait savoir. Depuis le décès tragique de Aïcha Mokhtari, cette citoyenne résidant à Oujda qui a succombé à un cancer des os, la mobilisation des défenseurs des droits de l’Homme est à son paroxysme. Aïcha Mokhtari, la nouvelle icône des activistes, est décédée le 15 août dernier parce que les autorités consulaires françaises, à Fès, lui ont refusé le visa pour aller se faire soigner en France, dans un institut d’oncologie parisien. « Pourtant le dossier de Mme Mokhtari offrait toutes les garanties, y compris financières », rappelle L'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) organise un rassemblement le lundi 14 septembre à 18H30 à la place du Trocadéro sous le thème « pour que la vie de Aicha Mokhtari avec amertume un membre de l’AMDH. Plus grave encore, Aïcha Mokhtari a été victime d’une erreur fatale : les services du consulat de France à Fès ont refusé de lui octroyer son visa à cause d’une homonymie. Une autre Aïcha Mokhtari, de nationalité algérienne et établie à Oran, avait eu maille à partir avec les autorités françaises pour cause d’un visa demandé dans le cadre d’une visite familiale. Une erreur fatale que le consulat s’est toujours refusé de réparer malgré les interpellations de la famille mais aussi de la députée européenne Alima Boumedienne-Thierry qui ont saisi plusieurs ministres français dont celui des Affaires étrangères et celui de l’immigration et de l’identité nationale. En vain. C’est d’ailleurs le même silence radio qui a été observé côté marocain. L’affaire Aïcha Mokhtari avait été abondamment commentée par la presse. Les officiels marocains n’ont visiblement pas cru nécessaire de se mobiliser pour un visa dont le refus a, au final, a coûté la vie à celle qui l’a demandé.
Ce mardi matin, au siège de l’AMDH, l’ombre de Aïcha Mokhtari n’en finissait pas de planer. « Il ne faut pas que la mort de Aïcha soit vaine. Il ne faut pas qu’elle soit décédée pour rien ». La phrase revient comme une prière chez les activistes qui ont décrété la mobilisation à l’occasion d’une conférence de presse donnée hier. Le mot d’ordre est partout, sur les murs et dans toutes les bouches : « Pour que la mort de Aïcha Mokhtari ne soit pas vaine. Oeuvrons pour humaniser les conditions d’octroi de visas aux Marocains ». La condamnation n’est jamais loin. Et ceux et celles de l’association marocaine des droits humains ne s’en privent pas. Condamnation du « refus criminel de délivrer le visa à la citoyenne Aïcha Mokhtari par le consulat français de Fès, dénonciation de « l’attitude des autorités françaises qui ont appuyé l’attitude du consulat au lieu de corriger l’erreur fatale, colère contre le gouvernement marocain qui a « manqué à son devoir de garantir les droits de la citoyenne Aïcha Mokhtari ».
Et si le droit à la vie –l’un des principes fondamentaux de la déclaration universelle des droits de l’Homme- est au cœur de la campagne de mobilisation décrétée par l’AMDH, le système de délivrance de visas aux citoyens marocains désirant voyager vers la France et les autres pays occidentaux en général et caractérisé par des conditions dures, aléatoires et humiliantes ».
Une campagne militante et citoyenne va donc être lancée. Plusieurs actions seront donc menées pour briser le silence sur les conditions d’octroi de visas au Maroc et mettre sans cesse en relief les causes véritables du décès de Aïcha Mokhtari. Deux sit in vont être organisés devant le consulat de France à Fès et l’ambassade de France à Rabat. Un colloque sur les droits humains et la hogra du visa est également à l’ordre du jour. Les défenseurs des droits humains comptent aussi adresser des lettres au président français Nicolas Sarkozy et au premier ministre Abbas El Fassi. Une pétition est enfin au programme pour inviter toutes les organisations démocratiques à joindre ce combat

Rabat le 31/08/2009
A son Excellence Mr Nicolas Sarkozy
Président de la République Française
(lettre ouverte)
Objet : Mort dans la détresse de notre concitoyenne Aicha Mokhtari et conditions injustes d’octroi du visa aux MarocainEs.
Monsieur le Président
En tant que présidente de l’AMDH (Association Marocaine des Droits Humains) et au nom de son Bureau Central, j’ai l’honneur de vous écrire pour vous dire notre douleur et notre indignation suite à la mort dramatique, mais combien évitable, de notre concitoyenne Aicha Mokhtari survenue le 15 août 2009 à Oujda, au Maroc, suite à un cancer osseux.
Je m’adresse à vous en tant que président de la République Française, parce que nous pensons à l’AMDH, que les autorités représentant votre pays au Maroc, ainsi que votre gouvernement ont une responsabilité dans ce décès.
Tout d’abord les faits : Mme Aicha Mokhtari née à Oujda en 1957 a été atteinte d’un cancer osseux (un ostéosarcome du fémur ) depuis un peu plus de deux ans ; les médecins qui la traitaient se sont aperçus qu’elle ne pouvait être soignée au Maroc et qu’elle devait impérativement être examinée et traitée dans un hôpital spécialisé en Europe et de préférence en France.
L’Institut Gustave Roussy a été contacté et a accepté de la prendre en charge aux frais de la famille. Il ne restait plus qu’a obtenir un visa pour soins médicaux. Un dossier complet fut établi avec à l’appui un dossier médical, dument certifié par les services concernés du ministère de la santé du Maroc, et présenté au consul de France à Fès.
Mais, à la stupeur des concernés, le visa a été refusé le 02 avril 2008 à cause, semble-t-il, d’une erreur du consulat provenant d’une homonymie malencontreuse avec une citoyenne algérienne interdite d’entrée en France. Et c’est là que le calvaire a commencé.
Abdelaziz, frère de Aicha a remué ciel et terre pour obtenir la révision de la décision du consulat français à Fès ; il vous a écrit ainsi qu’a bon nombre de ministres, aux responsables gouvernementaux marocains. En vain !
Le 17 juin 2008, le chef de votre cabinet lui écrit : « je dois vous indiquer qu’il ne m’est pas possible de répondre à votre attente dès lors que les services compétents, auquel la présidence de la République ne peut se substituer, se sont prononcés ».
Ce fut pratiquement un verdict de mort lente et douloureuse qui était prononcé contre Aicha, qui s’est éteinte dans des conditions inhumaines de souffrance et de détresse, faute d’obtention du visa qui pouvait lui ouvrir les portes de l’espoir.
A l’AMDH, fidèles à notre attachement sans réserve aux droits humains universels – « sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation » – nous avons, suite à ce malheur franchement et clairement :
- Dénoncé la décision arbitraire du consulat Français de Fès privant Aicha Mokhtari du visa ainsi d’ailleurs que l’homologation de cette décision assassine par d’autres autorités gouvernementales et étatiques françaises.
- Critiqué les autorités marocaines qui n’ont pas pris leur responsabilité pour défendre le droit à la santé et à la vie de Aicha auprès des autorités françaises.
- Dénoncé le régime d’octroi du visa par la France et les autres pays du Nord, caractérisé par des conditions draconiennes, opaques mais surtout bafouant la dignité humaine, alors que le citoyen du Nord n’a besoin tout au plus que du passeport pour accéder à notre pays.
- Décidé de mener une campagne pour dévoiler les causes et les responsabilités dans le décès de notre concitoyenne Aicha et de coopérer avec tous les démocrates et défenseurs des droits humains ici au Maroc, chez vous en France et ailleurs dans le monde pour dévoiler les tares du régime français et européen d’octroi du visa qui est bien conforme au concept de « l’émigration choisie », mais en totale contradiction avec les droits humains universels que la France démocratique n’a cessé de défendre de 1789 à nos jours.
Cette campagne, nous avons décidé de la mener sous le mot d’ordre : « Pour que la mort de Aicha Mokhtari ne soit pas vaine, luttons pour humaniser les conditions d’octroi du visa ».
Monsieur le Président,
A la mort de Aicha, la famille de la défunte ainsi que nous défenseurs des droits humains, avons ressenti une terrible HOGRA, un terme de chez nous autres maghrébins, pour parler de l’humiliation ou de la dignité bafouée.
C’est pour cela que nous ne pouvons terminer cette lettre sans demander justice et réparation :
- Nous demandons d’abord que le ou les responsables du refus fatal d’accorder le visa soient jugés ; nous espérons également que les responsables administratifs et politiques qui ont couvert cet acte soient sanctionnés.
- Nous demandons l’équité et la réparation pour la famille de la défunte qui a droit au moins à des excuses publiques de la part de l’Etat français.
- Mais la véritable réparation – et pour que la mort de Aicha ne soit pas vaine ainsi d’ailleurs que celle de ces centaines de « harragas » qui faute de visa finissent leur vie noyés dans la mer – c’est l’humanisation et la démocratisation du système du visa que nous subissons et que nous n’avons nullement choisi ; il faudra bien que les Etats du Nord cessent de bafouer la dignité des peuples du sud à travers ce système ségrégationniste contraire aux droits humains.
Nous n’osons pas, par crainte d’être taxés de rêveurs impénitents, revendiquer l’abolition pure et simple du système de visa alors même qu’elle est en parfaite conformité avec les engagements étatiques dans le domaine des droits humains et qu’il n’y a pas si longtemps nos peuples du Sud comme du Nord n’étaient soumis à aucune contrainte de ce genre.
Mais nous, défenseurs des droits humains, nous pensons et nous œuvrons pour que les êtres humains, sans distinction d’aucune sorte, redeviennent frères et sœurs.
Monsieur le Président,
Nous pensons avoir posé en toute sincérité et franchise un grave problème et nous osons espérer une réponse et une réaction positives à notre missive.
En attendant, veuillez agréer l’expression de nos sentiments les plus sincères.
Pour le Bureau Central de l’AMDH
La Présidente : Khadija RYADI
Copies à Messieurs/dame :
- Le Premier Ministre du gouvernement marocain
- Le Président de la Commission Européenne.
- Le Ministre des Affaires étrangères.
- Le Ministre de l’Emigration.
- La Secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’Homme.
- L’ambassadeur de France au Maroc.
- Le Consul de France à Fès
Commentaire à la lettre ouverte de la sénatrice des Verts Alima Boumediene-Thieryje suis bien au courant de cette affaire que je suis depuis plus d'un an, (...), j'ai fait plusieurs interventions auprès du consulat et du ministère des AE, qui sont restées vaines, j'ai envoyé mon assistant (à ma charge) sur place pour qu'il aille voir le wali, le consul, et la presse... mais toujours rien !
j'ai saisi le conseil d'état sur ce refus et j'attends encore...
c'est malheureux, inadmissible... mais voià ce qu'est la France aujourd'hui dans sa phobie de l'immigration clandestine !
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