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samedi 1 janvier 2011

Suite de l'affaire Aïcha Mokhtari : son frère veut poursuivre l’Etat français en justice

La France lui a refusé le visa qui lui aurait permis de soigner son cancer

 PAR DJAMEL BELAYACHI, 31/12/2010


Abdelaziz Mokhtari est déterminé à obtenir justice pour sa sœur Aïcha, ressortissante marocaine décédée le 15 août 2009 des suites d’un cancer sans avoir pu obtenir un visa pour aller se faire soigner en France. Et ce à cause d’une erreur des services consulaires français.
Abdelaziz Mokhtari n’a pas encore fait le deuil de sa sœur Aïcha : il souhaite que justice soit faite. Cette citoyenne marocaine est décédée le 15 août 2009 des suites d’un cancer des os faute d’avoir pu obtenir un visa pour se soigner en France, au bout d’un an et demi de vaines procédures. Depuis la disparition de sa sœur, Abdelaziz Mokhtari poursuit un inlassable combat judiciaire pour que les responsables ne restent par impunis : les autorités françaises, qui lui ont refusé le visa à la suite d’une erreur administrative commise par les autorités consulaires de Fès et qu’ils se borneront à ne pas reconnaître malgré plusieurs recours ; l’Etat marocain, coupable de n’avoir pas fait grand-chose pour lui garantir l’accès aux soins. La famille Mokhtari a obtenu une première victoire fin septembre dernier devant le tribunal administratif de la ville d’Oujda (Est du Maroc) qui, grande première, a condamné l’Etat marocain, en la personne du Premier ministre Abbas El Fassi et la ministre de la Santé Yasmina Baddou, à verser une indemnité s’élevant à 45 000 DH aux ayant-droits d’Aïcha Mokhtari pour « négligence » et « non-assistance à personne en danger ». Mais Abdelaziz Mokhtari ne compte en rester là. « Ce n’est pas l’argent qui nous intéresse mais qu’ils reconnaissent leurs erreurs », affirme-t-il. Il envisage de poursuivre les deux ministres déjà incriminés en correctionnelle, mais aussi Lakhdar Haddouche et Omar Hjira, respectivement ancien et actuel maires d’Oujda.

« Un acte de racisme »
En France, où il souhaite également poursuivre l’administration en justice, Abdelaziz Mokhtari s’est attaché les services de Maîtres Léa Leforestier et William Bourdon, spécialisé dans la défense des droits de l’Homme. Ce dernier a adressé mi-novembre un courrier aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères leur demandant de faire amende honorable et d’indemniser la famille Mokhtari. Passé le délai légal de deux mois, si aucune suite n’est donnée à cette correspondance, « nous en tirerons les conséquences », prévient M. Mokhtari.
Les mésaventures d’Aïcha Mokhtari avec l’administration française commencent le 25 mars 2008 quand elle demande un visa pour soins médicaux auprès du consulat français de Fès, au Maroc. Pourtant complète, sa demande est rejetée le 2 avril 2008, sans aucun motif. Sollicité sur les raisons de ce refus, le ministère de l’Immigration indique dans un courrier un mois plus tard « qu’aucune demande au nom de Madame Mokhtari n’a été enregistrée (…) depuis la dernière demande de visa de court séjour pour visite familiale qui a fait l’objet d’un refus du consulat général de Fès le 10 avril 2007, l’intéressé ne satisfaisait pas à toutes les conditions requises pour la délivrance du visa sollicité ». A son étonnement, la famille Mokhtari apprend par cette correspondance qu’il s’agit d’une homonyme : l’objet et la date de la demande ne correspondent pas à Aïcha Mokhtari. Avertie, la sénatrice française Alima Boumediene-Thiery mène son enquête auprès de services consulaires d’Oran (Algérie), laquelle confirme la confusion avec une ressortissante algérienne dont la demande avait été rejetée près d’un an avant qu’Aïcha Mokhtari n’introduise la sienne. Il s’avère aussi que sa demande n’a même pas été enregistrée sur le fichier informatique des services consulaires. Résultat : elle a été purement et simplement ignorée. Une erreur que l’administration française n’admet toujours pas en dépit des nombreux recours. Entretemps, Aïcha Mokhtari est décédé sans avoir pu bénéficier de visa pour se soigner convenablement. « Un acte de racisme », dont Abdelaziz Mokhtari promet de ne pas laisser impuni.

http://www.afrik.com/article21611.html

dimanche 3 octobre 2010

Maroc- Affaire Aïcha Mokhtari : Le Premier ministre et la ministre de la Santé condamnés à Oujda

Par LARBI BOUHAMIDA, 25/9/2010
Oujda : Le Tribunal administratif de la ville d’Oujda vient de condamner l’Etat marocain en la personne du Premier Ministre Abbas El Fassi, et le ministère de la Santé, en la personne de Yasmina Baddou à indemniser les ayants droit de Aïcha Mokhtari décédée le 15 août 2009 des suites d’un cancer.
Dans son jugement, le tribunal qui a été convaincu de la responsabilité de l’Etat marocain dans ce drame a condamné les mis en cause à verser la somme de 45.000.000 DH aux héritiers de la défunte. Ces derniers avaient porté plainte pour négligence et non-assistance à personne en danger.
Rappel des faits :
Pour une histoire d’homonymie avec une Algérienne en délicatesse avec les services consulaires français d’Oran, Aïcha Mokhtari s’est vu refuser l’incontournable visa pour aller se faire soigner dans les hôpitaux de l’Hexagone. Et ce en dépit de l’intervention de l’intéressée et de sa famille auprès des autorités françaises dont des ministres et le Président Nicholas Sarkozy lui-même, l’erreur n’a pas été corrigée. Pour ce qui est des autorités marocaines, elles n’avaient rien entrepris pour garantir le droit aux soins à la défunte. Flash-back : 15 août 2009 à Oujda, Aïcha Mokhtari s’est éteinte après plus de deux ans de souffrance, faute de soins médicaux adéquats. La défunte souffrait d’un cancer osseux appelé selon le jargon médical «ostéosarcome du genou gauche avec métastases pulmonaires». La maladie a été dépistée en 2007 par des spécialistes marocains. La patiente suivait son traitement au centre d’oncologie Hassan II à Oujda, sans toutefois que son état de santé ne s’améliore.
Son médecin traitant lui conseille alors d’aller en France pour recevoir des soins adéquats. Aïcha Mokhtari dépose une demande de visa pour soins médicaux auprès du Consulat de France à Fès. Cependant, sa demande a été rejetée. La France refuse de reconnaître l’erreur administrative commise à Fès et de la rectifier.
Abdelaziz Mokhtari décide alors d’attaquer l’Etat marocain en la personne du Premier ministre et du ministère de la Santé en justice pour négligence. En juillet 2008, il saisit la Commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France dont le siège se trouve à Nantes. Sa revendication : réparation du préjudice subi.
En vain. Il revient à la charge en 2009. Cependant, la maladie a eu raison de Aïcha.
En France également Abdelaziz Mokhtari a intenté un procès au gouvernement de ce pays, au motif de non-assistance à personne en danger.
Son dossier est plaidé par Maîtres William Bourdon et Léa Leforestier. A rappeler que Maître William Bourdon du Barreau de Paris, ex-secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) est spécialisé en particulier dans la défense des droits de l’Homme, des victimes de la mondialisation et des crimes contre l’humanité. Il est également avocat de Transparency International.

dimanche 6 juin 2010

Scandale de la mort d'Aïcha Mokhtari : son frère Abdellaziz poursuit son combat.

Au nom de sa sœur refoulée vers la mort

Abdelaziz Mokhtari accuse l’État français d’avoir refusé un visa à Aïcha, atteinte d’un cancer et décédée au Maroc.
Par SONYA FAURE, Libération.fr, 31/5/2010
Il ouvre un énorme classeur et en sort une à une des pochettes de couleurs différentes : «Voilà Copé, voilà Kouchner, Rama Yade, et là Hortefeux…» Dans un espoir un peu fou, peut-être naïf, certainement désespéré, Abdelaziz Mokhtari a envoyé ses lettres à une dizaine de politiques français. Il les a alertés sur la situation ubuesque et tragique de sa sœur, marocaine comme lui, Aïcha. Aïcha Mokhtari souffrait d’une forme rare de tumeur au genou, elle est morte le 15 août 2009, à 52 ans. Faute d’avoir obtenu un visa pour venir se soigner en France, selon son frère. Il veut aujourd’hui amener l’administration française devant les tribunaux.
En 2008, des médecins informent Aïcha Mokhtari qu’elle ne peut être soignée dans les hôpitaux de sa région, Oujda. «Son état nécessite une prise en charge à l’étranger», écrit par exemple ce médecin, dont Abdelaziz Mokhtari sort la lettre d’attestation de son gros classeur. Aïcha décroche un rendez-vous à l’institut Gustave-Roussy à Villejuif, en France, pour avril 2008. Elle fait une demande de visa médical le 25 mars. Refusée, quelques jours plus tard.
Homonymes. 
Le frère, conseiller de clientèle à la BMCI, une filiale du groupe BNP Paribas, écrit alors au ministère de l’Immigration, et le chef de cabinet de Brice Hortefeux, Pierre Castoldi, lui fait une réponse curieuse :«Aucune demande de visa au nom de Mme Aïcha Mokhtari n’a été récemment enregistrée […] depuis la dernière demande de visa […] qui a fait l’objet d’un refus le 10 avril 2007.» Aïcha n’a pourtant jamais fait de demande de visa en 2007, selon sa famille, et le courrier signifierait que le consulat n’a pas gardé la trace de sa demande d’avril 2008.
Après enquête auprès des consulats d’Oran et d’Alger, les Mokhtari sont persuadés qu’il y a confusion entre deux homonymes : il existe une autre Aïcha Mokhtari, née en Algérie en 1932, dont une demande a par le passé été refusée. Le cabinet d’Hortefeux s’est-il pris les pieds dans le tapis ? Ou, bien plus grave, le consulat de Fès s’est-il trompé d’Aïcha, en lui refusant son visa ? C’est la thèse d’Abdelaziz Mokhtari et de la sénatrice française des Verts Alima Boumediene, qui l’a accompagné dans son combat.
Aïcha va de plus en plus mal, elle mange peu, ne dort plus. Elle est hospitalisée trois fois en réanimation. Les Mokhtari saisissent la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France. Plus de dix mois plus tard, en mai 2009, nouveau refus. Aïcha meurt cet été-là, après une bataille administrative d’un an et demi.
Effondré, déboussolé, son frère a pris contact avec l’avocat William Bourdon. Ils ont adressé le mois dernier un courrier au ministère des Affaires étrangères : «La responsabilité de l’administration des services consulaires et par conséquent de l’Etat me paraît indiscutablement engagée, écrit Me Bourdon. Merci de me confirmer que votre ministère partage cette analyse de sorte que puisse être envisagée l’indemnisation des préjudices subis par la famille Mokhtari.» Dans le cas contraire, ils attaqueront l’Etat devant le tribunal administratif, qui devra trancher : y a-t-il eu erreur des services du consulat ? Aïcha aurait-elle pu être sauvée en France ?
Contacté par Libération, le ministère de l’Immigration préfère le silence : «Nous ne pouvons commenter l’affaire puisqu’un recours en responsabilité est en cours.» Le Quai d’Orsay a sa propre lecture de l’affaire. Pour lui, pas d’erreur, pas d’homonymie. Après avoir rappelé que «427 visas médicaux ont été délivrés au Maroc en 2008, un taux de délivrance de près de 80%», le service de communication du ministère envoie par mail des «éléments de langage» déjà employés par l’ambassade de France à Rabat, devant les journalistes marocains. «La demande de visa de Mme Mokhtari a été traitée par le consulat général de France à Fès avec toute l’attention nécessaire. Comme son dossier comportait des insuffisances, principalement liées aux modalités de prise en charge financière de l’intéressée, celles-ci ont été signalées à plusieurs reprises à la famille.»
Abdelaziz Mokhtari et la sénatrice Alima Boumediene, qui a elle-même envoyé de multiples pièces aux ministères et consulats, assurent au contraire que le dossier était complet. Abdelaziz sort une feuille de son classeur : l’attestation d’Isaaf Mondial assistance témoignant de l’existence d’un contrat au nom d’Aïcha garantissant ses frais médicaux à hauteur de 30 000 euros. La commission de recours aurait également motivé son refus selon le principe que «les soins pouvaient être prodigués au Maroc». Aïcha n’a pourtant pas été soignée.
«Autisme».
 «Il est clairement établi qu’on a privé cette femme d’une possibilité de survivre, estime l’avocat William Bourdon. L’obsession sécuritaire adossée à l’interconnexion des fichiers conduit mécaniquement à ce genre d’erreurs, pour une affaire d’homonymie. Celle-ci était tellement évidente qu’elle était facile à corriger. C’est ce qui rend l’affaire encore plus révoltante.» «La politique migratoire est rentrée dans une forme d’autisme», poursuit la sénatrice Alima Boumediene.
Au Maroc, l’affaire a suscité de nombreux articles, «127 en tout, et 5 reportages télé», précise le frère d’Aïcha Mokhtari, qui a également déposé plainte contre plusieurs ministres marocains pour non-assistance à personne en danger.
«Il y a eu une campagne de presse largement injuste envers la France», estime le Quai d’Orsay. Dans les journaux, les mots sont durs : «Hortefeux, Aïcha et le racisme», titre le Journal hebdomadaire. Ce journal indépendant (qui a fermé depuis) qualifiait d’«ignoble» le comportement du ministre dans l’affaire Mokhtari. L’hebdomadaire Tel Quel, lui aussi indépendant, préférait braquer sa critique sur les institutions marocaines : «C’est bien plus facile de penser que la France doit être tenue pour responsable que de pointer la déficience du système de santé marocain et l’absence d’un système de couverture maladie universelle.»
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Ce que Abdellaziz Mokhtari a déjà obtenu par son combat (NDLR)
Les modalités des visa ont été modifiées depuis 2 Mois .
Le consul à Fès a été révoqué le 31.03.2009 par décret présidentiel .

lundi 22 février 2010

Affaire Mokhtari : Une jurisprudence en marche


Un cas de jurisprudence à double titre 
Par Larbi Bouhamid, Libération,13/2/2010
A l'instar de l'arrêt Ronda ou d'autres jugements similaires, les étudiants des facultés de droit du Maroc et peut-être de France, verront figurer dans leurs cours de première année l'affaire Aïcha Mokhtari.
Pour une histoire d'homonymie avec une Algérienne en délicatesse avec les services consulaires français d'Oran, Aïcha Mokhtari qui s'est vu refuser l'incontournable visa pour aller se faire soigner dans les hôpitaux de l'Hexagone avait fini par rendre l'âme le 15 août dernier. En dépit de l'intervention de l'intéressée et de sa famille auprès des autorités françaises dont des ministres et le Président Nicolas Sarkozy lui-même, l'erreur n'a pas été corrigée. Pour ce qui est des autorités marocaines, elles n'ont pas levé le petit doigt pour garantir le droit aux soins à la défunte.
Son frère Abdelaziz qui n'a pu se faire à tant d'injustices, a déjà déposé une plainte contre l'Etat marocain en la personne du Premier ministre, de la ministre de la Santé publique et du ministre des Affaires étrangères ainsi que le wali de l'Oriental et le délégué du ministère de la Santé à Oujda.
Son frère Abdelaziz vient, en date du 5 janvier, de déposer un rectificatif auprès du tribunal administratif afin que les ayants droit au nombre de sept soient intégrés dans le dossier du procès. Comme souligné dans le rectificatif, les héritiers d'Aïcha Mokhtari annoncent leur décision de réclamer une indemnisation de 3 millions de DH à l'Etat pour non assistance à personne en danger.
Pour la même accusation, ils comptent également déposer une autre plainte bientôt à Oujda contre le wali, le délégué provincial de la Santé, le médecin et l'assistance sociale.
En France, la défense du dossier Mokhtari est assurée par Maîtres Willian Bourdon et Léa Leforestier. Maitre William Bourdon du Barreau de Paris, ex-secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) est spécialisé en particulier dans la défense des droits de l'Homme, des victimes de la mondialisation et des crimes contre l'humanité. Il est également avocat de Transparency International.

jeudi 17 décembre 2009

Demande d'aide solidaire

Par Abdelaziz Mokhtari, frère d'Aïcha, 18/12/2009
Moi, Abdelaziz , frère de feue Aicha Mokhtari décédée tragiquement le 15 Août 2009 suite au  visa refusé arbitrairement , injustement et de manière inhumaine par Mr le consul général de France à Fès , sollicite vivement une aide financière de la part de personnes sensibles au drame de ma famille,  bienfaiteurs et donateurs , pour faire face aux frais d'honoraires de l’avocat français chargé de ce dossier qui devait nous défendre auprès de la justice française et qui s’élève à 5.382 euros.
Par ce geste votre solidarité sera un très joli cadeau  en ces jours de Noël ...
Grand merci d’avance pour votre généreuse solidarité  .
Abdelaziz Mokhtari
Téléphone : 00.212.662.30.12.85 ou 00.212.660.46.07.15
Compte bancaire ( RIB ) : 013.570.01029.480051.001.76 . 17
Banque : Banque Marocaine Pour le Commerce et l’Industrie ( B.M.C.I )
Agence bancaire : OUJDA Succursale . Maroc
SWIFT : BMCI-MAMC
Lire ci-dessous le rappel de cet évènement inhumain et douloureux

Il y a quatre mois décédait ma soeur Aïcha Mokhtari


Par Abdelaziz Mokhtari frère de feue Aicha, Oujda 14/12/2009
J’ai le regret de rappeler que le décès tragique de feue ma sœur Aicha Mokhtari , passé sous silence , est à imputer aux gouvernements français et marocain pour non assistance à personne en danger .
Rappel des faits : Feue ma sœur Aicha Mokhtari, très malade, est restée à Oujda sans aucun suivi médical à partir du 19.03.2008, jour de l’homologation de son dossier médical, assermenté le 09.03.2009. Les autorités françaises ont été interpellées avec insistance pour intervenir auprès du Consul français plus fasciné par l’argent que par la détresse humaine, lui demandant de réparer l’erreur grave, à savoir une confusion de noms à l’origine du drame, et lui fournissant le visa pour se rendre en France. Cette confusion de nom a d’ailleurs déjà été signalée dans le 2ème courrier du chef de cabinet de Brice HORTEFEUX, daté du 06.05.08 et, contre toute attente, confirmé par le consulat de France à ORAN/ Algérie. (courriel du 05.02.09)..
Par leur insouciance , les grands responsables français interpellés, en l’occurrence Nicolas SARKOZY , Bernard KOUCHNER , RAMA YADE , J.F.COPE et Brice HORTEFEUX , ont adopté une attitude ignoble , inhumaine , xénophobe. A cause de l’ entêtement à ne vouloir rien comprendre ni écouter, cette pauvre femme déjà meurtrie est devenue handicapée après 18 mois d’attente. Les autorités françaises ont jugé que dans le dossier médical présenté au consulat à Fès le 02.04.2008, manquaient le test ADN et sans doute aussi un fichier genre EDWIGE … Ils ont donc préféré la priver des soins urgents que seul pouvait lui donner un hôpital spécialisé français - les frais étant déjà payés de sa poche, la place réservée dans un hôpital en France-faisant preuve d'une attitude inhumaine, affichant clairement leur vraie identité et culture d’extrême droite.
La question qui se pose est de savoir qui commande réellement les ambassades et consulats français ? Pourquoi mes interlocuteurs français n’ont pas voulu intervenir ? Pourquoi par son courriel, Nicolas SARKOZY avait chargé Eric BESSON et Cédric COUBET, son chef de cabinet, à ouvrir un dossier sur cette affaire (S/Réf Nr SCP /UT/CO65130) en date du 29.04.2009, resté sans suite à ce jour à l’exception du limogeage du consul de France à Fès ce 30.09.2009 ?
S’agissant des responsables marocains interpellés, aucune suite n’a été donnée malgré mes divers recours, ce qui démontre fort bien aussi leur désintéressement total. Peut être à leurs yeux s’agissait-il d’un fait divers banal sans le moindre intérêt ? Chose que j’ai expliquée dans ma lettre ouverte datée du 05.11.2009 au Roi MOHAMMED VI , Roi du Maroc, avec un grand espoir que cette tragédie dans l’indifférence totale soit élucidée sous ses bonnes directives. La requête est restée sans suite. Il s’agit pourtant bien d’un décès non naturel grave, puisqu’elle est morte faute de soins appropriés : sa jambe avait doublé de volume à cause d'une poche grouillant de vers...
Ce fut un choc pour toute la famille, beaucoup de souffrance et une profonde tristesse qui a ému tous ceux qui ont eu connaissance de cette tragédie.
On ne peut rester indifférent devant un tel malheur, j’ai donc tenu à rendre hommage et susciter un peu d’écoute quant au triste destin de mon adorable sœur qui n’avait sollicité ni avantage ni privilège, simplement un droit légitime aux soins urgents et un droit à la vie. Elle avait pleine confiance en moi, malheureusement …
Manifestation de l'AMDH devant l'ambassade
Sur les pancartes :
"Pour que la mort d'Aïcha Mokhtari ne soit pas vaine"





 


dimanche 16 août 2009

Assassinée par l'arrogante rigidité administrative du pays des droits de l'Homme : Aicha Mokhtari est morte

par smirnova, 15/8/2009
Vous vous en souvenez peut -être??
C’est cette dame de Oujda qui devait être soignée en France
et à qui on a refusé le visa !!!
elle s'est éteinte hier dans la maladie
avec un sentiment de HOGRA..
Pourtant on a frappé à toutes les portes pour essayer de la sauver
Son frère s'est démené comme il pouvait et comme il ne pouvait pas!!

Aicha est morte

Aicha a été assassinée!!! par l'arrogance de ce voisin du nord
par l'arrogance d'un consul qui
bien que son erreur fut prouvée n'a pas voulu revoir sa position!!
quelle position??

De quel droit empêche-t-on les gens de circuler??
empêche-t-on les gens d'être sauvés!!!!!
et rendez vous compte, malgré toutes les portes frappées, notre État, notre gouvernement n' pas bougé le petit doigt pour la sauver Aicha !

et je crie : faudra les poursuivre, les responsables, pour non-assistance à personne en danger !
les nôtres, les autres, ceux du nord, du pays des « droits de l’Homme »

***

SOLIDMAR publie un SOS lancé il y a plus d 'un an :

Besoin urgent de votre aide !

Une femme, Aicha Mokhtari, gravement malade, est privée de visa par le consul de Fès. Pourtant l'hôpital, les médecins, tout le monde l'attend…

Réagissez ! écrivez ! frappez à toutes les portes ! C
'est sa vie qu'elle risque…


Solidarité Maroc 05 avait alors écrit :


Solidarité Maroc 05
05000 GAP
France


A Monsieur le Consul de France à Fès

L’association Solidarité Maroc 05 a été informée de la dramatique situation dans laquelle se trouve Madame Aïcha Mokhtari, née en 1957, femme au foyer à Oujda..
Malade depuis deux ans, elle ne comprend pas pourquoi le sort s’acharne sur elle. Malgré ses souffrances, et en dépit de toutes les pièces administratives dont elle s’est armée, elle n’a toujours pas l’autorisation d’aller se faire soigner en France.
Atteinte d’un cancer, elle nourrissait, tout comme les membres de sa famille, un grand espoir de guérison, après que l’institut de cancérologie Gustave Roussy - situé à Villejuif dans le Val-de-Marne - ait accepté de l’admettre dans ses services. En vain.
Malgré deux opérations chirurgicales et plusieurs séances de chimiothérapie, son cancer a continué de se développer. Son frère, Abdelaziz Mokhtari, cadre à la BMCI Oujda, a produit toutes les garanties demandées pour appuyer son dossier auprès du consulat de France à Fès. Le paiement des frais de l’hôpital a été effectué par Abdelhadi, un autre membre de la famille Mokhtari, vivant en France.
Malheureusement, à Fès, tout semble verrouillé. Le refus est catégorique de la part des services consulaires. Aucune explication n’a été donnée à l’intéressée.
Après des semaines de recherches, Abdelaziz est parvenu à un début de réponse, une malencontreuse homonymie : D’après lui, «il existe deux Aïcha Mokhtari, l’une née le 27 avril 1942 est algérienne; et l’autre, née le 1er novembre 1957, est marocaine. La première ayant eu des problèmes de visa pour visite familiale déposé au consulat de France à Oran, la seconde en a payé les frais à Fès». Plusieurs ministres français ont été saisis ( Bernard Kouchner, Brice Hortefeu, Fadela Amara ). En vain…
Face à ces refus injustifiés, la sénatrice française, Alima Boumediene Thiery, a écrit au même Brice Hortefeux, une réponse où elle a notamment écrit: “Certes, vous avez le droit de refuser sa demande de visa, mais nous regrettons que le pays des droits de l’Homme utilise de faux prétextes pour justifier son refus...”
De son côté M. Mokhtari a contacté des députés de la région et le cabinet du ministre de la Santé. En vain également.
Nous ne comprenons pas cet acharnement injustifié et injuste envers cette personne qui meurt à petit feu alors qu’elle pourrait être soignée
tant qu’il n’est pas trop tard.
Aussi vous demandons-nous de faire d’urgence tout ce qui est en votre pouvoir , dans un esprit humanitaire, pour régulariser la situation de Madame Mokhtari et lui permettre d’aller se faire soigner en France .
Pour Solidarité Maroc 05
La Présidente